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 Au clair de Lune

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MessageSujet: Au clair de Lune   Mar 3 Aoû - 0:11

Un décor aquatique, de quoi faire rêver n'importe quel poète, avec les jeux de lumières faisant danser les coraux, le rythme de la mer, si doux et pourtant s'imposant à chacun. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu une telle fresque. Elle se savait dans son ancienne patrie, celle qui l'avait enfermée mais qui l'avait toujours aimée, elle fit donc le tour de la ville engloutie, connaissant chacun de ses recoins. Tout d'un coup, horreur, il n'y avait que la désolation, mort, destruction et abandon. Au coin d'une rue, dans une maison, ou même dans son lit ... chaque personne qu'elle connaissait agonisaient ou avaient déjà passé l'arme à gauche. Mortifié par tant de malheur, horrifiée par tant de cruauté, elle sortie en pleurs dans la nuit où la lumière blafarde de la lune montrait ce ballet de mort. C'est alors que dans la rue, un monceau de cadavres, encore frais de l'attaque des monstres marins, où tous se mélangeaient, ou chair, sang, et cerveau ne laissait voir qu'un infâme travail de boucher. Ce qui la fit comprendre que ceci n'était qu'un rêve et qui donna corps à son cri déchirant de désespoir fut la vision de son bébé, mutilé au sommet de la montagne de sang, appelant à l'aide tout en rejetant ses derniers souffles.

Elle se réveilla en sursaut, étouffant le cri qui lui arrachait la gorge. Tâtonnant dans l'obscurité, elle se rassura avec la présence de son conjoint, qui lui respirait calmement, dormant du sommeil du juste. Cela lui donna la force de se lever et de reprendre ses esprits.

*Qu'est ce qui m'arrive? Je fais toujours le même rêve, et toujours mon enfant y est agonisant ... pourquoi, la seule fois où je l'ai vu, il était déjà mort. Il faut que je prenne l'air, mais surtout ne pas réveiller les autres, ça risquerai de les inquiéter pour rien. Je vais aller boire un peu d'eau à la fontaine, ça me fera passer le gout du sang et me changera les idées.*

Elle se dirigea alors vers le ruisseau choisi pour faire le bivouac, elle se passa de l'eau sur le visage et bu doucement. L'eau était claire et douce, souvent remuée et donc froide. Elle eu alors envie de jouer avec, de prendre cette eau si cristalline afin de pouvoir la recréer plus tard. Elle plaça donc sa main à quelques centimètres de l'eau et se concentra sur la masse luminescente qui courait à ses pieds. Un filet jalli alors, mû par une volonté propre. Un serpentin se tortillant se transforma en sphère parfaite au dessus de sa main. Elle la fit tourner, se tordre, se mouvoir dans son champs de contrôle, rentrer en elle pour la rendre ensuite à sa liberté dans l'air. D'un coup elle se retourne, lançant ce joyau liquide vers une destination précise. Deux minute plus tard, un elfe brillant de milles feux apparait quoique ayant pris une douche. Il approcha doucement riant silencieusement tout en rassurant Naya, qui l'engeula:

"Imbécile !! Tu m'a fait peur ... qu'est ce que tu fais la à cette heure-ci? Tu devrais dormir, on a tous eu une rude journée hier, et demain on repart vers Celebalda pour une nouvelle tournée ..."
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Amthril Filumière
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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Mar 3 Aoû - 11:26

Allongé de tout son long dans le lit de sa roulotte, Ziggilys roulé en boule sur son ventre, Amthril dormait tout à fait tranquillement, avec un léger sourire étirant ses lèvres. Ses rêves n'étaient pas très réalistes, ni très équilibré dans un certain sens.
Il était assit sur un tonneau vide, habillé avec une jupe brillante de couleur bleue, mais sans aucun haut, et devait convaincre un Eldarin de se joindre à lui pour une valse dans un chateau, parce que lui même ne savait pas la danser, et avait donc peur d'être ridicule. Mais une petite voix dans son rêve, celle de sa raison apparament, lui disait que de toute manière, Eldarin ou non, il était ridicule vêtu uniquement d'une jupe. En plus, il ne pourrait jamais danser sans chaussons alors... Et ce fut à ce moment là que Ziggilys décida de s'étirer sur son ventre, et à lui enfoncer légèrement ses griffes dans une cuisse. Il étouffa un léger cri de surprise, et un peu de douleur.

-Na-Mmmh, Ziggy, si tu pouvais éviter de faire ça à l'avenir, ma cuisse et moi t'en remercierons...

Le jeune elfe se massa les yeux, et voulu se détendre pour retourner à ses cours de danse en chausson, quand Ziggilys fit venir quelques images à son esprit. Naya sortant de sa roulotte, l'air pas très bien. Puis la jeune femme près de l'eau. Et enfin l'image de Tiémen prenant Séira dans ses bras. Cette dernière image, le chamelien s'en servait pour parler de gestes d'affections, d'apaisement, ou même la réconciliation.
Amthril soupira doucement, et caressa la petite tête de celui qui avait décider de rester avec lui -au plaisir de l'elfe bien sur-. La teinte du pelage de l'animal vira doucement à l'or.

-J'ai compris. Je vais voir ce qu'elle a, mais réveilles moi en douceur les prochaines fois, hein Crapidou.

Le contorsionniste s'était étiré, avait passé une tunique longue par dessus son pyjama, et était sortit de sa roulotte -en évitant les épées, ses accessoires, ceux de ses collègues de troupe-. Une fois dehors il frissona. L'air était frais, et seul le bruit de l'eau et de quelques animaux perçait le silence. Trottinant doucement vers le ruisseau, usant de son pouvoir pour éviter de marcher sur tout et n'importe quoi, Amthril eu le droit à une douche glacée en guise d'accueil. Mais il ne le prit pas mal, et du même un peu attendre avant de pouvoir continuer à marcher, tant il s'empêchait de rire fort.
Une fois la Mer'ai en vu, il essaya de parler distinctement et doucement, pour la rassurer et ne pas partir dans de grands éclats de rire qui le feraient en plus briller presque aussi fort qu'Aélius lui même. Et donc de réveiller tout le monde avec le son et la lumière.

-C'est moi Naya, je ne suis pas une luciole mutante et je te promets que je ne vais pas te manger.

En l'entendant le disputer, l'elfe ne tint plus, et se posa sur le sol, le temps de pouvoir ouvrir la bouche sans être secoué de rire. Il était trempé de la tête aux pieds, frissonnait de froid, mais avait l'air de s'en moquer. Une fois totalement calmé, il sourit avec douceur à Naya.

-Je pourrais te retourner la question. Toi aussi tu devrais être dans les bras du sommeil à attendre que demain on reprenne la route... Mais Ziggy t'as vue sortir de ta roulotte, tu n'avais pas l'air bien, quand il me l'a montré, alors je suis venu voir, comment ça allait.






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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Mer 4 Aoû - 4:52

Les rêves... un royaume bien étrange, de sens caché où non, d'illusions, d'évidences, d'espoirs et de cauchemars... tant de questions ou de réponses pouvaient naitre dans les brumes du sommeil... et le jeune Dryade insouciante, Solan, n'échappait pas à la règle, et, comme à son habitude, il avait plongé dans un doux sommeil des plus réparateur, s'enfonçant délicatement dans le royaume des songes, bercé par la douce présence de celle qu'il aimait...
Cependant, dans ses rêves, Naya n'était pas présente... car être avec elle était en soit un rêve, alors il fallait bien que ses songes reflètent autre chose que la réalité... Et si la plupart du temps il ne gardait pas en mémoire ce qu'il voyait... certaines nuits il s'en souvenait...
Un ciel azuré, une légère brise murmurant dans les feuilles, les rayons du soleil perçant à travers les branches du cerisier... oui, il était sous un cerisier -son cerisier-, allongé, comme autrefois, somnoler doucement... un rêve récurrent, qui revenait de temps en temps, lui rappelant son passé...
Il fleurait bon le parfum délicat du cerisier dont les bourgeons avait éclos... tout était parfait, c'était si agréable... mais... quelque chose troubla Solan... une légère odeur de... sang ?... Il leva les yeux vers le ciel, vers le cerisier au-dessus de lui, et il les vit... les fleurs... les pétales... elles n'avaient plus leur couleur rose pâle au profit d'une teinte qui fit paniquer le jeune homme... rouge... rouge sang...
Le Dryade paniqua, essayant de se relever mais dérapant à moitié sur le sol... il se retrouva à moitié allongé sur le dos, face à l'arbre, et une bourrasque souffla et toutes les pétales se détachèrent, comme une pluie ensanglantée qui empli d'horreur Solan...

Il se réveilla en sueur, paniqué, et le jeune homme dut mettre un peu de temps avant de calmer sa respiration et son cœur... avant de remarquer, ce qui ne manqua pas d'accélérer à nouveau son rythme cardiaque, que Naya n'était plus là... À en juger par l'absence de lumière par la fenêtre et la température relativement fraiche, il en déduisit qu'elle avait, comme lui, fait un mauvais rêve, comme lui, et devait avoir chercher du réconfort ailleurs pour laisser son compagnon dormir...
Et il savait où elle était allé. Le Dryade sortit sous le ciel étoilé. La nuit était superbe, et il se sentit un peu... troublé de voir que, dans cet endroit si charmant, sous un ciel splendide éclairé de poussière d'argent... et la lune, si belle, qui éclairait tout d'une lueur... irréel, qui lui donnait l'impression d'être à nouveau dans un rêve... Solan avança lentement, encore un peu engourdi par son éveil un peu brusque, une légère brise agita un peu ses cheveux d'un noir de jais, et le fit un peu frissonner...
Une lueur venait du cours d'eau qui avait contribué au choix de l'emplacement qui avait été arrêté pour le repos de la troupe, et il semblait qu'en plus d'y trouver sa belle compagne le jeune Elfe à la peau luminescente...
Et en effet, la belle Mer'ai était là, apparemment pas très contente de voir Amthril, qui était trempée et semblait se retenir de rire, assit sur le sol... Avec un léger sourire il approcha, venant s'asseoir entre Naya et Amtrhil, de façon parfaitement naturel et comme s'ils n'étaient pas éveillés en pleine nuit alors qu'ils devraient dormir, puis, avant de dire quoi que ce soit, il s'allongea dans l'herbe, les yeux fermés, et le jeune poète resta un instant sans rien dire avant d'énoncer avec simplicité :

-Un décor de rêve, un clair de lune des plus beau... n'importe quel poète aurait été enchanté par ce spectacle splendide, mais... il faut croire que je suis loin d'en être un parce que je ne vois que ton doux visage illuminer la nuit... et toi aussi Amthril, mais on va dire que, pour cette fois, ça ne compte pas...

Puis il resta ainsi, yeux fermés et détendu dans l'herbe, attendant une réaction de la part de sa belle amie ou du jeune contorsionniste...
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Tiémen Diermn
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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Mer 4 Aoû - 15:43

Tiémen était partit. Au beau milieu de la nuit, il s’était réveillé, avait doucement glissé hors de la roulotte et était partit.
Sans faire de bruit, il avait contourné le campement, s’assurant que tous dormait profondément et avait regardé le ciel. Trois heures avant le lever du soleil. Il avait le temps. Il avait alors enlevé son chandail, s’était assuré que ses bottes et son pantalon étaient bien attaché et avait fait comme à tous les matins depuis qu’il avait sept ans; il s’était mit à courir.
Lentement au début pour laisser le temps à son corps de s’habituer au mouvement et à l’effort qu’il exigeait de lui. Depuis le temps cependant, son corps s’était accoutumé à cette discipline. Tellement que le Thuatann ne pensait même plus au mouvement rapide et vivifiant, laissant son esprit vagabonder sans plus se préoccuper de la route à prendre.
Il suivait la rivière, alors à moins d’être vraiment trop nul en orientation, il n’aurait pas trop de mal à retrouver son chemin.
Il fallu qu’il se retrouve dans une zone trop marécageuse pour ses pieds habitué au sol dure pour finalement se décider à faire demi-tour. Le chemin du retour sembla plus court que l’aller, en tout cas pour son esprit, car il avait oublié qu’il courrait.
Il pensait à autre chose. Des choses diverses. Leur voyage de la veille, l’affûtage de ses épées, l’achat de ses nouvelles bottes – car les anciennes avaient commencé à parler – le ménage de la roulotte qui était sans cesse reportée au lendemain… et aux rochers qui se dressaient sur sa route de temps en temps, l’obligeant à faire un détour.
Deux heures après être partit, il fit son apparition dans le campement. Il ne voulait pas arrêter de courir. Son corps s’était habitué à sa respiration saccadée et ses mouvements rapides et il se sentait capable de courir toute la journée durant. Mais il n’eut pas le choix et ralentit, marchant le long de la rive.
Ses poumons furent les premiers à protester. Il y avait trop d’air qui entrait et il bombait le torse pour lentement expirer l’air par le nez et obligé son diaphragme à ralentir sa cadence. Son cœur battait fort selon lui, mais s’entrainant depuis son enfance, son rythme cardiaque actuel s’apparentait à la normalité des gens. Ses jambes tremblaient doucement et il trouvait étrange la sensation de lenteur qu’elles lui faisaient ressentir. Il avait l’impression de marcher dans l’eau.
Il finit par s’arrêter, complètement remis. Il suait un peu, mais pas beaucoup et s’agenouilla sur le bord de l’eau pour s’asperger le visage et boire la rivière au complet.
Il se redressa vivement quand il entendit du bruit. Il localisa une branche basse, s’y accrocha et monta rapidement dans l’arbre avant de s’installer contre le tronc, les deux jambes de chaque côté d’une grosse branche et les mains appuyées sur celle-ci.
Il regarda en bas, cherchant la provenance… des bruits de pas. Quelqu’un approchait. Il n’attendit pas longtemps avant de voir apparaître Naya. Elle ne semblait pas bien. Sans doute un cauchemar encore. Il eut envie de descendre, mais la soudain e douche qu’elle fit prendre à Amthril lui fit changer d’avis. De justesse, il retint son fou rire, mais il se trouva désobligeant envers Naya.
Il ne fit pas valoir sa présence tout de suite, préférant garder sa présence secrète pour l’instant.
Au bout d’un moment, le Dryade arriva aussi et s’assit près d’Amthril. Il parla, comme à son habitude, un peu trop romantique à son goût et à côté de la plaque. Il y a des limites quand même. C’est vrai que c’était joli, mais… c’était clairement pas le moment!
Ne voyait-il pas que sa belle n’allait pas bien? Non, lui il arrive, s’assit, regarde le ciel comme un bel illuminé, sort une jolie tirade et s’attend presque à ce que les autres en fasse autant. Parfois, il le trouvait étrange.
Un sourire malintentionné étira son visage. Il resta caché encore un moment, ses vêtements verts et noirs ainsi que sa peau foncée le camouflant dans le feuillage, puis s’avança doucement sur sa branche épaisse, ne faisant pas le moindre bruit. Il se leva ensuite, en parfait équilibre et regarda en bas… avant de se jeter dans le vide et d’atterrir les deux pieds de chaque côté du Dryade.


- Bon matin!


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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Sam 7 Aoû - 21:58

Amthril était à la limite du fou rire, cela se sentait. Naya, elle, ne trouvait pas ça drôle … la nuit était fraîche à cette période de l’année et elle s’inquiétait que l’elfe ne prenne froid. Tout en réfléchissant, elle continuait de jouer avec l’eau, cela la rassurait et l’apaisait. Elle allait lui dire d’aller se sécher tout de suite au lieu de sourire bêtement mais son conjoint ne lui en laissa pas le temps. Il arrivait, toujours égal à lui-même, insouciant et nonchalant. Le premier mouvement de la Mer’mai fut de s’inquiéter car elle eu peur e l’avoir réveillé, mais elle sentit autre chose, une sorte de nostalgie et de peur sous-jacente. Elle en déduit donc que son amant avait lui aussi subi les affres des cauchemars. Elle espéra donc qu’ils fussent seulement plus doux ou du moins, moins réels que les siens. Mais malgré cela, elle vint à ses côtés, et ayant encore une fois entendu avec amusement une des fameuses tirades de son dryade préféré, s’agenouilla derrière ce dernier et lui posa délicatement la tête sur ses genoux. Elle dit alors tendrement :

« Je ne suis peut-être pas aussi créative que toi,
Mais ma poésie a enchanté des rois.
Je te dis alors que si la nature est belle,
La vision de celui qui me sauva et me fis comme telle,
M’apporte beaucoup plus de sérénité
Qu’un ciel noir et infini quoiqu’étoilé. »

Contente de sa tirade et s’amusant de la tête que fis son compagnon, à qui elle n’avait jamais énoncé de vers ; elle fit, sans s’en rendre compte, apparaître sur son visage sombre un sourire timide, en coin, qui s’élargissait de minutes en minutes pour devenir un sourire éclatant. Ayant senti la présence de Tiémen en hauteur, elle commença alors à jouer avec les cheveux de son conjoint, orientant donc l’attention de celui-ci sur elle. Cela permis à l’avaleur de sabre d’apparaître, comme à son habitude, de façon inattendue, ce qui provoqua en elle un rire cristallin rappelant la pluie. Les gens de la troupe comptaient tellement pour elle, eux seuls arrivaient à la faire rire quand elle se sentait mal. Elle ne pourrait pas vivre sans eux et faisait tout pour les rendre aussi heureux qu’elle. Elle avait enfin trouvé sa famille. C’était bientôt le matin, mais finalement, cette nuit ne fut pas si terrible.

«Bien le bonjour à toi Tiémen, ta balade matinal s’est bien passée ? Et maintenant Amthril, tu va me faire le plaisir d’aller te sécher avant d’attraper ce que tu n’a pas … quand à nous » dit-elle en caressant doucement la joue de Solan « allons nous préparer à reprendre la route … et tu me dira aussi ce qui ne va pas » rajouta-t-elle une fois les autres éloignés.
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Séira Diermn
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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Lun 9 Aoû - 20:19

Elle sentait l'aube poindre, bientôt les rayon de l'astre de lumière émergerait et viendrait réchauffé la terre. En attendant elle avait toute les peine du monde a se réchauffé elle. D'instinct elle attrapa un oreiller et le jeta en direction de l'endroit ou devait se trouver le lit de son frère. Le bruit mat de l'oreiller fut suivi d'un silence. Tiémen était donc déjà partit, l'aube ne tarderait pas, il était temps d'émergé. La jeune femme émis un grognement et tout en s'étirant, glissa hors des couvertures.
Elle prit la peine de se vêtir un minimum, enfila ses sandales et sortit.

Elle passa près du feu qui s'embrasa aussitôt. Soient il dormaient tous comme des marmottes soient il était déjà réveiller. Séira eu une moue, elle avait horreur d'être la dernière levée, mais il fallait dire qu'elle avait du mal a émergé tant que Tiémen n'était pas sortit, le rythme lent de la respiration de son frère la berçait de la plus merveilleuse des manières. La jeune femme ouvrit la porte de la cahute de sont amis l'acrobate et constata qu'il n'était plus la. Zig' en revanche si. Le Chamelien jaillit de la roulotte et se dirigea vers la rivière. Séira souri, Amthril était trahi quant à l'endroit ou il s'était dirigé. Elle attrapa une malle et la sortit de la roulotte. La jeune femme en sortit tout ce dont elle avait besoin pour préparer un petit déjeuner festif. Sans trop savoir pourquoi elle estimait que la troupe en aurait besoin ce matin.

Elle posa la casserole sur de feu qui intensément adopta l'intensité voulue.
Avant d'attraper une bouteille vide qui serait parfaite pour récupérer l'eau à la rivière, elle y retrouverait probablement tout le monde au vue des éclats de voix qu'elle entendait.
Elle prit la peine de récupérer un châle dans sa roulotte et de s'en envelopper les épaules.

Elle croisa un Amthril trempé, accompagné de Tiémen.

"Bonjour vous deux! Qu'est-ce que je vous fais ce matin?"

Le regard de la jeune femme se posa sur l'homme aux cheveux verts, elle lui tira la langue avant de se détourner un sourire mutin sur les lèvres.
Elle retrouva Naya et Solan un peu plus loin. Ils auraient pu la réveiller tout de même!
Elle passa près d'eux, leur adressant un sourire chaleureux. Elle ne dit rien, mais son châle glissa de ses épaules pour rejoindre celles de Dansécume, Séira se permit même de déposer un baiser sur la joue de la demoiselle en guise de bonjour.

"N'oubliez pas de remonter pour manger, la journée sera longue. Et puis ne dit on pas qu'un sac vide ne tient pas debout?"

Elle récupéra l'eau et alla regagner le campement, laissant les deux tourtereaux entre eux. Ils avaient l'air d'en avoir besoin, peut-être à cause d'une nuit mouvementée.
Et elle avait un petit déjeuner à préparer.


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Amthril Filumière
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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Lun 9 Aoû - 22:11

La Mer'ai face à lui ne semblait pas avoir envie de rire de la situation, et il perçu dans ses yeux la lueure inquiète -presque maternelle- qu'elle avait dès que quelqu'un pouvait se brûler, attraper froid etc, etc. En l'occurence, c'était le fait d'attraper froid qu'elle devait lui reprocher et elle semblait sur le point de le dire à Amthril quand Solan arriva. Ayant l'air un peu en transe, comme à son habitude, le dryade s'assit, puis s'allongea sur le sol avant de dire que la nuit était jolie, mais qu'il n'arrivait à voir que Naya, lui l'elfe, ne comptait pas. Une réponse lui traversa l'esprit, le faisant rire, mais il ne la dit pas à voix haute. Il s'imagina main sur le coeur, regarder le joueur de flûte avec tristesse, et dire d'une voix émue que son coeur saignait de ne pas être plus considéré que cela.
Mais il s'abstint de le faire, Solan ne voyait toujours que Naya, et quelque fois Naya ne voyait que Sola. Ils étaient tout deux dans leur bulle quelque fois, et il était dur de la percer. Mais ils savaient heureusement faire preuve d'ouverture aux autres, enfin surtout à eux. Si ça n'avait pas été le cas, la troupe ne serait pas restée telle qu'elle. En parlant de bulle, Naya vint à elle même déclamer un peu.

-Oh, jolie poésie Naya, Solan commence à déteindre sur toi on dirait. Un peu plus et nous aurons une remplaçante pour Solan quand il sera malade. Ce n'est pas moi qui saurait faire ça, je ne brille pas vraiment par les mots...

Il émit une lueure bien plus forte, mais très peu de temps, quand d'un seul coup Tiémen sauta d'une branche, et le fit sursauter. L'elfe garda ses yeux grands ouverts en voyant que si Solan avait bougé un peu la tête, elle se serait retrouvé sous une botte d'avaleur de sabre.
Mais ce n'était pas le cas, et le rire de Naya ramena son rire récent dans sa propre gorge. Puis en se faisant commander d'aller se sécher, il fit le salut de l'armée de Cemenwin, un coup de poing sur le torse bombé, en y ajoutant un grand sourire personnel. Il l'avait vu faire par des soldats dans la ville quand ils étaient remontés dans le nord avec Tiémen et Séira, et avait tout de suite adoré cette manière de saluer, même si fait trop fort c'était douloureux.

-A tes ordres Naya. En tout cas, je suis bien réveillé maintenant !

Il s'en alla avec Tiémen qui avait lui aussi compris que les deux amoureux avaient besoin de se parler seuls à seuls. Il agita vivement la tête pour se débarrasser du maximum d'eau dans les cheveux, et eu le malheur de se baisser pour enlever un caillou qui commençait à entre dans la sandale qu'il avait à peine lacé. Le malheur, parce que Ziggilys lui sauta sur le dos, et alla royalement s'intaller sur son épaule.
Le tout en prenant bien son temps pour monter, obligeant donc l'elfe à se redresser doucement, sous le regarde de Tiémen qui aurait même pas levé le petit doigt pour l'aider. Une fois debout et droit de nouveau, ce fut Séira qu'ils rencontrèrent.

-Oh, moi je prendrais bien une omelette aux champignons avec un gros bout de pain de seigle noir. Et du thé jasmin bien chaud, merci Séira. Tiém' je t'abandonnes, j'vais aller me sécher et mettre des vêtements chauds et secs. Chabidou, j'veux pas de tes fesses dans ma figure.

D'une main tout en se dirigeant vers sa roulotte, Amthril plia la queue du petit Chamelien qui avait un peu levé le postérieur en voyant Séira, réclamant des caresses. Il s'engouffra dans la roulotte, et se mit en quête d'une serviette pour se sécher et de ses habits elfiques gardant le corps au chaud quand il fait froid, et au frais quand il fait chaud.






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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Mar 10 Aoû - 17:12

Alors Solan n'était pas le seul à savoir faire rimer les mots avec subtilité ? Le Dryade découvrit avec un sourire et un brin de surprise sur le visage ce petit talent qu'avait sa compagne... Il avait sa tête sur les genoux, et son regard posé sur le sien avec admiration... Les paroles qui suivirent de la part du jeune Elfe le firent un peu plus sourire. C'est à peu près ce qu'il allait dire, qu'il commençait à déteindre sur elle... Puis la suite le fit doucement rire... ce serait moins amusant si tout le monde savait faire des rimes, les choses sont mieux comme elles étaient ; chacun avait son talent, chacun brillait à sa manière... même si le jeune Elfe brillait au sens propre...
Un sourire, voila ce qu'il espérait voir sur le visage de sa compagne, qui sourie à mesure que la bonne humeur regagnait son cœur. Elle lui caressa les cheveux, et ses yeux, qui ne regardaient déjà qu'elle, n'eurent d'attention que pour son beau visage et ce sourire qu'il était content de voir... Puis soudainement il sursauta, le regard un peu paniqué venant se poser sur celui qui venait de sauter sur lui, du moins au-dessus de lui... son cœur s'accéléra, on put lire la crainte et la surprise sur son visage... et à la voix de l'avaleur de sabre il se détendit, expirant tout l'air de ses poumons avec soulagement... et il ne se plaint pas de la légère frayeur qu'il eut, car sa belle Naya ria, un rire si agréable que le jeune Dryade ne se lassait jamais d'entendre...
Solan aimait bien Tiémen, même si sur plusieurs points ils ne se rejoignaient pas. Le jeune Dryade était un poète et un musicien, un homme d'art qui voyait le monde avec insouciance... et l'avaleur de sabre était un combattant, qui voyait bien souvent le monde et tout ce qui l'entourait tels qu'ils étaient. Mais ces divergences de regard porté ne les empêchait pas de s'apprécier. Ils étaient une famille après tout, et ils devaient bien se supporter... et à force de voyager ensemble, tous avait appris à se connaitre, à faire avec l'opinion de chacun, leurs convictions, leurs point de vue... Cela les avait rapprochés, tous, et ils étaient vraiment comme une famille. Une famille un peu étrange, certes, mais unie.

-Tu ne te lasses pas de tes entrées remarqués, hein ? Dit le Dryade avec un ton de reproche clairement exagéré.

Naya prit ensuite les devants, saluant aussi leur ami puis demandant à Amthril d'aller se sécher, et ils partirent tout deux en direction de leur petit campement provisoire, mais avant que Solan puisse répondre à la question de sa belle qui fut précédé d'une douce caresse qui le fit frissonner tant elle savait si bien toucher sa peau délicate, la dernière membre de la troupe fit son apparition, saluant Naya au passage avant d'aller prendre de l'eau en leur rappelant qu'il fallait avaler quelque chose en prévision de leurs futurs péripéties...
Séira et Naya étaient assez proche, et c'était bien normal, entre fille. Solan aimait bien la danseuse, et c'était la seule fille qu'il côtoyait en plus de sa compagne, et cette dernière n'avait rien à craindre de l'habitude qu'avait Séira de charmer les hommes qui passaient -chose qui agaçait un peu Tiémen- car le Dryade, malgré son amitié avec elle, avait une instinctive peur de Danseflamme, et elle ne pouvait pas le toucher sans qu'il ait peur de se brûler... mais il s'entendait quand même très bien avec elle, même si elle ne pouvait pas le toucher...
Ils étaient seul maintenant, le Dryade et sa compagne pouvaient maintenant parler de leur nuit... Il soupira, son regard, d'habitude si insouciant, maintenant animé d'une pointe de tristesse, se posa sur ceux de sa belle, et il déclara, un peu amèrement :

-Je me rend compte, de plus en plus, que les choses pour moi ne seront plus comme avant. Je voyais toujours les fleurs comme elles étaient, belles, avec un parfum enivrant, mais je me vois désormais qu'elles fanent. Je n'avais jamais réalisé que les fruits pouvaient être mangé par des insectes avant qu'ils ne donnent naissance à un arbrisseau, ou qu'un jeune arbre ne pourrait jamais fleurir. La nature est toujours aussi belle qu'avant, mais... je me rend compte que mon regard que je pose sur le monde a changé. Je... je me dis que... que notre enfant n'a pas pu vivre parce que la nature a fait une erreur, que c'était un moyen pour elle de nous dire que ce n'était pas censé marcher cette fois-ci, et peut-être aurons-nous un enfant dans l'avenir, mais... je n'arrive pas à l'accepter, à me dire... que nous l'avons perdu...

Solan se redressa. Il avait l'air encore plus abattu qu'il ne l'était quand il avait commencé à parler... Oui, voir son enfant mort l'avait profondément marqué, plus encore qu'il n'aurait voulu l'admettre. Ça avait changé son regard sur le monde, et il n'aimait pas vraiment certaines choses qu'il voyait. Mais il ne devait pas désespérer. Le jeune Dryade avait encore foi en la nature. La prochaine fois, leur enfant ne mourra pas... il aimait Naya, et ne laisserait pas une telle tragédie la blesser encore une fois...
Il se tourna face à elle, et vint l'enlacer. Ils s'aimaient... et surmonterait la douleur de cette épreuve qui les avait marqué. Il laissa quelques larmes perler le long de sa joue, puis ferma les yeux, pour ne plus sentir que sa belle compagne dans ses bras, qu'il réconfortait du mieux qu'il pouvait...

-Je t'aime Naya... de tout mon cœur, et de toute mon âme...


Dernière édition par Solan Kali le Mer 11 Aoû - 0:37, édité 1 fois
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Tiémen Diermn
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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Mer 11 Aoû - 0:02

Tiémen fut content du résultat. Le Dryade n’eut pas peur au point de crier, mais il vit tout de même la crainte dans son regard. Un immense sourire étira son visage. Et quand il entendit Naya rire il s’étira encore plus.

- Non, pas du tout, j’adore te faire peur, c’est toujours hilarant. (Naya parla et il déporta son regard vers elle, toujours aussi souriant.) Oui, parfaitement, merci. Avec ces nouvelles bottes, je n’ai aucune chance de finir les pieds trempés.

Ce ne fut qu’à cet instant qu’il se décida à s’éloigner de Solan. Il marcha vers l’elfe, écoutant Naya lui ordonner de se sécher avant de poser sa main sur son épaule pour l’entrainer à l’écart. Ils étaient en chemin vers le campement quand Amthril décida qu’il s’arrêtait pour rattacher sa sandale… laissant toute l’opportunité au chamelien pour lui monter sur le dos.
Tiémen ne retint pas son fou-rire et regarda l’elfe se démener pour se redresser, le chamelien montant lentement vers son épaule. À cet instant, une voix qu’il reconnaîtrait entre toutes résonna et il se retourna pour voir arriver sa sœur. Il sourit encore et, à sa question, il répondit.


- Des gaufres et des saucisses ce serait délicieux non?

Elle lui tira la langue et il ricana. Avec Amthril, il continua son chemin vers le campement. Les deux hommes allèrent alors vers leur propre roulotte. Une fois à l’intérieur, l’avaleur changea de vêtements, revêtant son pull sans manche et son pantalon épaix.
Ayant grandit dans le désert, l’air frais du nord le faisait parfois frissonner. Il mit ses mitaines, attacha ses ceintures et resserra les sangles de ses bottes. Il ne mit pas immédiatement ses épées dans leur anneau, préférant attendre leur départ. Il se regarda ensuite dans un petit miroir et décida que sa teinture pouvait encore attendre quelques jours.
Une fois tout beau, il sortit et avança vers le feu, près duquel sa sœur était déjà. Il s’approcha d’elle, dans son dos, et se pencha au-dessus de son épaule. Il lui donna un baiser sur la joue avant d’inspirer profondément.


- Humm… ça sent vachement bon. Tu as toujours été la meilleure cuisinière ma sœur.

D’un geste rapide, il piqua une saucisse et s’éloigna, faisant sauter la viande chaude d’une main à l’autre tout en tentant de la manger.


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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Ven 20 Aoû - 23:12

La petite danseuse, autre fille de la troupe était levée et se dirigeait vers le couple. On allait bientôt déjeuner ... et ça promettait d'être bon comme chaque matin. Après l'avoir saluée affectueusement sa sœur de cœur, Naya resta avec Solan afin de clarifier le problème de cette nuit agitée. Elle ne supportait pas cette sensation de tristesse et de colère qui se mélangeaient à l'intérieur de son compagnon. Il lui expliqua enfin la raison de ce tourment, et elle sentit que cette blessure, si profonde ne pourrai sans doute, comme pour elle, se refermer. Mais elle décida au final qu'elle ferait tout pour redonner à cet être qui lui était plus précieux que sa propre vie, son insouciance et sa joie. Après la tirade de son amant, il la pris doucement dans ses bras, comme si elle pouvait à tout moment disparaitre et cela lui fit sentir en elle monter les larmes, autant pour elle que pour Solan - qui ne pleure jamais ou presque. Elle s'accrocha plus fort à cette barrière inébranlable qui l'as toujours sauvée et cacha son visage dans le creux de son épaule, ayant honte de ses larmes. Elle lui avoua alors la terrible nuit qu'elle a vécu, ayant pourtant voulu au début lui cacher ce rêves qui la hantaient depuis bientôt trois ans.

"Tu sais, il y a trois ans, depuis la ... le ... l'évènement qui s'est produit, le soir même j'ai fait un rêve, je te l'avait raconté non? - elle continua après l'acquiescement de son conjoint - Eh bien, toutes les nuits ou presque, je le refais, avec toujours les même sensations, les même odeurs, la même réalité, et les même scènes d'horreurs à la fin. Tout est si bien ressenti que même en sachant que c'est un rêve, le doute subsiste ... et puis, je le vois tout en haut - crise de sanglots - mais il y a un problème, et ce matin il était plus flagrant qu'avant, il est encore vivant et ... grandit, il a l'age qu'il ... devrait avoir si il était ... encore la. Tu crois aux fantômes toi? Tu crois que c'est un reproche? Moi qui l'ai toujours aimé ... qui l'ai pleuré ... je ne sais plus quoi penser, pour une fois, je suis ... perdue..."

Elle retomba alors sur l'épaule, si accueillante et si rassurante, de Solan, qui avait l'air un peu désemparé que sa tirade ai déclenché un tel flot de larmes. Et elle-même sentait qu'elle était à la limite de ne plus pouvoir se contrôler. Elle se sera encore plus et réussi à endiguer le flot d'eau qui risquait à tout moment de jaillir et de blesser celui pour qui elle ferait n'importe quoi. S'étant reprise, elle lui fit un de ses sourires qui le faisait à chaque fois chavirer, elle le savait et décida qu'il fallait se préparer, premièrement cacher aux autres cet excès d'émotion puis être en forme pour le voyage et bien sur pour le petit déjeuné!!

"Bon allons-y, il faut s'habiller pour le voyage et prendre notre petit déjeuné qui sera surement délicieux ... - criant à Séira - Tu sais ce que tu fais pour moi hein? Comme d'habitude, j'ai une faim de loup!!"

Elle pris Solan par la main et le conduit doucement à leur roulotte, et lui dit calmement qu'il ne fallait pas qu'il s'inquiète, qu'elle allait très bien. Elle essaya de le rassurer tant bien que mal et fini pas l'enlacer encore une fois, car elle sentait en lui aussi ce besoin de soutien affectif. Puis elle le laissa se préparer et alla vers le petit-dejeuner, suivant à la trace son odeur délicieuse.
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Séira Diermn
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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Mar 24 Aoû - 21:30

La jeune femme jonglait avec les casseroles avec une dextérité étonnante, comme chaque matin ou presque, c'était un de ses petits jeux auquels elle aurait put s'adonner les yeux fermés. Pourtant quand sont frère vint déposer un baiser sur sa joue, elle faillit provoquer un accident, rattrapant la casserole de justesse et du bout des doigts. Elle se tourna vers lui, un regard réprobateur, avant de lui tirer la langue, le regard mutin quand elle s'aperçu qu'il se brûlait allegrementles doigts. Elle, elle n'avait pas ce genre de problèmes, c'était d'ailleurs se qui lui permettait de jongler avec des torches sans aucun risques.

Elle acheva de préparer le déjeuner. Puis servit ses amis dans des assiettes décentes, sauf son frère, qui eu le droit à la casserole, et un: "Tient puisque tu es si pressé, mange les donc dans le plat, ça seras plus rapide !" suivi d'une moue faussement dédaigneuse.

On ne tarderait pas a lever le camp. Pour tracer la route. Mais pour l'heure on dégustait le premier repas de la journée entre amis.

Séira, assise sur le sol aux cotés de son frère, mangeait en silence, non sans donner quelques coups de coude à son voisin quand il mangeait vraiment trop goulûment a sont goût… Comme chaque matin en somme. Elle attendait que Solan parle du déroulement de la journée, ce qui donnerait sûrement le signe du départ comme d'habitude.



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Amthril Filumière
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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Ven 27 Aoû - 19:16

Une fois vêtu, l'elfe sortit. L'aube commençait doucement à pointer le bout de son nez à l'horizon. Bientôt l'astra d'Aélius illuminerait leur pas et leur chemin. Avant de manger quoi que ce soit, l'elfe alla toucher le bout de ses orteils, avec une main, puis l'autre, puis les deux mains. Amthril alla enrouler ses mains, puis ses bras autour de ses chevilles, tout doucement. Il s'échauffait dès qu'il se levait, pour éviter de se faire un claquage, et surtout pour entretenir et conserver ce qu'il considérait comme un don. Ziggylis le regardait faire attentivement, sans pour autant le déranger. Après qu'il ai fini par passer le haut de son corps en dessous de lui, l'elfe alla rejoindre les autres quelques pas plus loin pour petit déjeuner.
Son omelette était prête, et Séira la lui servit dans une assiette, comme à tout le monde sauf son pauvre frère qui avait le droit à des saucisses et autres, directement dans leur plat de cuisson. Comme d'habitude Zig' fit son petit tour entre les membres de la troupe. Il était rare que le chamelien soit câlin lorsque ce n'était pas celui qu'il avait décidé de coller, surtout avec Tiémen et Solan -pour d'obscures raisons, trop de mâles peut-être ?-, mais le petit déjeuner voyait défiler un petit animal poilu, qui affichait des couleur gaies et chatoyantes comme du rouge, du orange et du jaune, et qui faisait du charme à tous pour obtenir un bout d'omelette, de lard, un peu de tartine.
C'était un vrai ventre sur patte quand il s'y mettait, mais les instructions d'Amthril avait été claires dès le début, pas de gavage de son Choubibou, sinon il deviendrait un chamelien à rouler.

Une jambe passa derrière son oreille pendant le repas, puis la seconde. La bouilloire sur le feu siffla, et Séira qui ne craignait pas le fey, la prit et servit l'elfe luminescent qui plonge dans l'eau bien chaude un sachet de thé. Les volutes de vapeur condensées s'échappèrent de son verre, et une senteur de jasmin commença à se faire sentir. Agitant les pieds -ses oreilles bougeant en même temps vu qu'ils étaient toujours derrière elles-, et s'impatientant quelque peu de la suite des choses, se fut lui qui prit la parole avant Solan qui était généralement le premier à se soucier de ce qu'ils allaient faire dans la journée.
-Je pense qu'on devrait être ce soir en vu de Celebalda si on ne traîne pas trop enroute. D'après la carte il nous reste peu de distance à faire... Enfin à vol d'oiseau parce qu'à pied c'est plus ardu bien sur. Personnellement, je ne serais pas contre un petit arrêt dans un village sur la route, le peu qu'ils pourront nous offrir serait déjà bien, et les enfants des villages doivent pas trop avoir de spectacles de ce genre qui passent.

Il donnait son avis, car la troupe avait un crédo depuis le début. Pas de "Chef". Tiémen n'aurait jamais voulu obéir à Solan, Séira aurait pas supporté être sous l'autorité de son frère, lui n'avait en rien l'étoffe d'un chef, Naya non plus, et Séira si elle avait prit les décisions n'aurait pas forcément été approuvé par son frère et Solan. Alors chacun disait ce qu'il pensait sur tel ou tel sujet. Naya tenait les comptes monnétaire de la troupe, Séira cuisinait et gérait la nourriture, lui entretenait le matériel, exeption faite des épées de Tiémen, qui lui assurait la protection, et Solan se chargeait des itinéraires et du spectacle en lui même. Et Ziggy, lui était leur mascote.
-Après faut peut-être voir niveau nourriture si on a encore assez.






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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Ven 3 Sep - 1:44

Le jeune Dryade savait sa compagne troublé à ses mots, il le sentait, autant qu'il se savait... impuissant face à cette peine qui les tenaillait tout deux, ce drame qu'ils avaient traversé, et à sa belle qui était en proie à la tristesse... mais il savait que sa présence aidait sa belle à tenir, quand elle l'enlaça Solan était conscient qu'elle ne demandait que du soutien, et il lui offrit ce qu'elle désirait pour calmer cette sensation qu'il n'aimait pas voir chez sa belle Naya, qui, quand elle fut prête, lui fit part de ces craintes...
Cauchemars... comment ne pas en faire après un tel évènement ?... Cela disparaitra avec le temps... peut-être... le jeune homme était lui même marqué au plus profond de son être... Guérir... on ne guérit jamais, on apprend juste avec ses blessures, et dans leur mélancolie, ils se soutenaient, tout les deux, pour espérer vivre avec cette blessure qui leur était commune... ça les rapprochait, même si Solan aurait préféré qu'il ne soit pas plus soudé par cela, bien au contraire...
Des larmes, de la tristesse, puis... cette volonté... de guérir... de faire s'apaiser la douleur, pour que personne ne la voit, pour que les gens qui l'aimaient ne soit pas blessé de la voir si mal... Une famille, ils étaient une famille, et ils se seraient inquiété, et elle ne le voulait pas. Le Dryade fit de même, de toute manière son sourire ne put que le pousser à lui répondre de la même manière. Ils se levèrent tout les deux, Solan encore un peu mélancolique, mais sa compagne le ramena bien vite à la réalité en le prenant par la main. Il l'avait apaisé, c'était à son tour.
Quelques mots, pour qu'il ne s'inquiète pas, un échange de regard qui en disait plus long que des paroles, puis une étreinte qui leur fit du bien à tout les deux. Naya se sentait responsable de ce qui était arrivé. Solan avait perdu de son innocence par peur pour sa belle. Mais ils avaient besoin de la même chose : la présence de l'autre pour calmer leur tourment.

La Mer'ai qui semblait avoir tout de même faim laissa son compagnon là pour aller rejoindre les autres. Pour elle, refouler ses sentiments était assez naturel, Solan le savait, et le déplorait en un sens, mais alors qu'il se retrouvait là, en proie à tout ses troubles... il aurait aimé être comme elle pour une fois. Il eut l'impression que le silence se faisait... pesant... son esprit n'arrivait pas à penser, à réagir, à savoir quoi faire... c'était si déconcertant... il se sentait mal depuis longtemps mais ce n'avait jamais été aussi... intense...
Tout était toujours pareil, dans cette roulotte, dans leur vie, tout était si... habituel... pourtant ça n'aurait pas dû l'être, il y aurait du y avoir les cris d'un enfant, il y aurait du y avoir une place en plus dans cette roulotte, et surtout dans leur cœur, au lieu e ce vide gênant et si douloureux ! Le Dryade fit un peu en avant, mais il chancela un peu, et se main droite vint se poser contre le mur en bois. Il avait mal. Son autre main se posa sur le cœur, sa tête bascula lentement vers l'avant, son regard planté sur le sol, masquant un visage troublé que les autres n'avait jamais vu, pas même Naya...

*Je ne supporte pas de la savoir si mal... Pourquoi devons-nous autant souffrir ?... Je... nous...*

Il ferma brusquement les yeux. Il serra le poing contre son cœur. Il n'était pas responsable de ça. Il faisait tout pour l'aider, pour que sa compagne oublie cette tragédie et ce sente mieux, ou du moins qu'elle ait moins mal, et souffrir, se torturer, ne servirait à rien... Il se ressaisit, inspirant profondément, avant de se décider à aller prendre des vêtements, en se forçant à penser à autre chose.

Une tunique et un pantalon en tissu simple et du même vert un peu clair, avec une veste sans manche marron clair, il voulait faire simple, la journée allait être belle il le sentait, et après les émotions qui avait secoué ce début de matinée il voulait essayé de repartir du bon pied avec son éternelle insouciance ; qui n'était peut-être pas si éternelle que cela, mais cela inquièterai les autres de le voir trop soucieux...
Encore une grande inspiration, un léger sourire sur le visage, de son pas allègre qui donnait toujours plus ou moins l'impression qu'il était dans la lune le jeune poète rejoint ses amis, alors qu'Amthril anticipait une question qu'il allait poser, et il écouta attentivement les réflexions assez juste du jeune Elfe.
Quand ce dernier eut fini, Solan réfléchit un instant, avant de dire simplement :

-Tu as raison, il serait judicieux de s'arrêter en route pour se reposer, la route est assez longue ; mais d'un autre côté on peut faire ce trajet en une seule fois... Il faut voir, vu le temps qu'il fait on pourrait atteindre Celebalda sans trop peiner en route, à moins qu'il ne fasse plus chaud, ce serait plus éreintant qu'autre chose... Il marqua une pause, avant de demander : Il reste quoi comme fruit Séira ?
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Tiémen Diermn
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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Mar 7 Sep - 22:37

Manger. Hmmm, ça c’était une activité à laquelle il aimait s’adonner. Sauf lorsque sa sœur s’amusait à lui rendre la tâche difficile. Quand elle servit les autres, elle s’amusa à ne pas lui donner de plat. Juste la casserole avec son petit-déjeuner dedans. Il lui rendit un regard faussement outré et déposa sa casserole sur le sol, le temps qu’elle refroidisse. Il ne s’empêcha cependant pas à y prendre les saucisses du bout des doigts et à les amener à sa bouche pour les manger du bout des dents.
Le chamelien s’amena près de lui et il lui en donna un morceau. Il s’amusa à le voir essayer de manger la saucisse encore chaude.
Amthril parla et il leva la tête pour l’écouter. Il ne s’empêcha cependant pas de manger quand même, sa nourriture ayant enfin refroidit, mais pas trop, la cuisson était juste parfaite. Il repoussa d’un doux revers de main le chamelien qui tenta de venir lui voler un bout.
Il acquiesça à la proposition de l’elfe, tout à fait d’accord avec sa proposition. Le Dryade répondit à l'elfe, mais sa proposition lui plaisait moins.


- Pas que je ne veux pas atteindre rapidement Celebalda, mais on est pas pressé. On a toute la vie pour s'y rendre. Et si on passait par les gorges de Dragica?Plaisanta-t-il. Non sérieusement, je crois qu'on peut se permettre de ralentir un peu. Et puis passer dans les petits villages nous ferait du bien. Les gens sont plus généreux et respectueux dans ces endroits isolés. Au pire on atteindra la ville dans une semaine. C'est pas urgent.

Il trouva soudain que le chamelien insistait beaucoup trop. Il est vrai qu’il aimait lui donner un truc à grignoter, mais de là à lui donner toute son assiette, pas question. Il était sur le point de l'éloigner à nouveau quand il feinta et lui vola un gros bout de saucisse avant de filler comme un renard vers un arbre.

- Mon petit voleur va! Lança-t-il en brandissant le poing vers la petite bête que se souciait peu de la menace. Tu n’en auras pas demain matin!

Malheureusement pour lui, il savait qu'il se mentait à lui-même. Il ne saurait résister à lui en filler encore. Il le trouvait trop mignon avec ses gros yeux ronds et son air piteux. Trop mignon.
Il regarda les autres qui le regardaient justement.


- Bah quoi? C'était ma saucisse.


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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Jeu 23 Sep - 0:32

Le repas du matin était toujours un bon moment dont on devait profiter…planifier les événements de la journée, regarder les éternels combats entre Tiémen et le chatmelien, sans oublier de savourer la bonne cuisine de Séira, surtout que ce matin elle a fait pour la mermai’ un de ses plats favoris, du poisson grillé comme il faut ! C’est ce qu’elle chérit le plus dans sa vie actuelle, les petits moments passés avec sa famille, riant de tout et de rien, pouvant enfin devenir insouciante, laissant ses soucis derrière elle et allant de l’avant. Les propositions des autres étaient plutôt équivalentes, mais les caisses étaient vides…voire on creusait encore même en ayant atteint le fond du tiroir alors on pouvait toujours vivre de la chasse et de la pêche. Mais pour nourrir les bouches affamées de la troupe, il en faudrait beaucoup plus. Elle sourit à cette idée tout en regardant Tiémen râlant contre le chamelien puis se décida à donner son avis, mettant souvent tout le monde d’accord car l’argent est une valeur universelle…

« Si je peux rajouter un point essentiel, les caisses sont vides et comme l’a si bien dit Tiémen, les petits villages nous donnent de bon cœur car les saltimbanques ne passent pas par chez eux, et je ne me sens pas de devoir supporter dès demain les quolibets des passants qui n’aiment pas l’art des rues… Je propose donc un compromis, on passe par les petits villages le temps de se remettre à flot afin de pouvoir tenir le rythme de la grande ville. Comme ça tout le monde est satisfait, on ne reste pas trop longtemps sur les routes et on fait quand même le plaisir des gens du peuple… si ça vous va, il ne reste plus qu’à y aller… »

Elle se leva, rangea ses affaires, et en disant qu’elle reviendrait quand tout le monde avait fini, elle alla dans sa roulotte, finir de s’habiller et faire de ses cernes et de ses peurs qu’un mauvais rêve de plus. Elle pleura encore un bon coup, finissant de faire partir son stress et ses émotions pouvant à tout moment faire capoter sa représentation puis revint au niveau du « coin déjeuner » , se glissa derrière Solan et le pris doucement entre ses bras tout en demandant :

« Alors on fait quoi ? »
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Séira Diermn
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MessageSujet: Re: Au clair de Lune   Dim 3 Oct - 21:33

Séira battis des paupière. Et posa ses yeux sombre tour a tour sur chacun des membres de la troupe. S'assurant qu'elle captait bien toute l'attention.

"Je peu vous nourrir encore une semaine sans problème. Après on mangera du Tiémen en cocote. Mais je vous préviens c'est probablement indigeste!"

Pour appuyer ses dire elle tata son voisin dont les avant bras était aussi dure que l'acier des armes qu'il portait a la ceinture.

"Je propose donc que ce soir on fasse du porte a porte, ou du village a village comme vous préférez quelques jours…Entre trois et cinq. Avant de repartir tranquillement. Comme ça, si jamais il y a un problème on a quand même un peu de marge"

N'ayant rien a ajouté elle se leva et entreprit de débarrassé. On convint que l'on arpenterai la région quatre jours. En s'arrêtant dans a chaque village traverser, pour une représentation.

Les derniers détailles réglé on ce prépara au départ. Chacun exécutant avec une précision d'orfèvre les taches qui lui était assignés.

Séira de son coter attela le cheval a la roulotte qu'elle occupait avec son frère. Fessant jouer ses doigts sur les lanières en chantonnant une chanson au rythme clairement guerrier.
Il y était question d'un homme arpentant le désert a la recherche d'un armé fantôme, dans le but de mourir en l'affrontant. Le cœur plein de colère et de haine, l'âme meurtrie au point de l'incité au suicide. La chanson honorait sa persévérance en contant sa traque et sa mort glorieuse face au "roi des morts".
Quand les dernière note résonnèrent dans l'aire, la caravane était prête au départ.

Séira esquissa quelques pas de danse avant d'aller ce hissé au coter de son frère. Un appelle de langue plus tard le convois s'ébranlait.


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