AccueilPortailGalerieFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Dosiän Damador
Artificier
avatar

Peuple : Aérial
Grade : Général
Armée/Guilde/Institution : 1e Légion de Cémenwin
Nombre de messages : 105
Date d'inscription : 13/05/2010

MessageSujet: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 0:09

IDENTITÉ



NOM, PRÉNOM : Del’Nor, Dösian
ÂGE : 52
CASTE, MÉTIERS : Général de la Première Légion de Cemenwin
PEUPLE : Aérial
SEXE : Homme


DESCRIPTION



PHYSIQUE :

Originaire d’un petit village au sud de l’Eredmorn, Dösian est semblable à un Mornien typique : cheveux noirs, peau pâle et atteignant sans mal les deux mètres de haut, il ne se démarque que grâce à ses ailes. D’un noir des plus somptueux, elles font la jalousie de ses amis qui en sont dépourvus.
Vu la force qu’il doit rassembler pour simplement parvenir à déployer ces appendices – qui font tout de même plus de cinq mètres d’envergure – il est pourvu d’une forte musculature pectorale. L’entrainement militaire l’a tout simplement forcé à développer le reste.

Ses yeux gris et parsemés de taches noires sont entourés par une chevelure mi-longue, noire et parsemée de blanc ici et là. Sa barbe est, elle aussi, aux prises avec un problème de décoloration, mais ce ne sont que deux lignes verticales et parfaitement bien définies de chaque côté de sa bouche. Courte et bien entretenue, cette barbe n’entoure que sa bouche et ne mange ni sa gorge ou ses joues.
Les marques blanches et caractéristiques démontrent son âge avancé, mais se sont bien les seules qui se font visibles, car son visage est prompt et parcourut de peu de rides. Son corps aussi dément cet âge, car il est très aléthique et il n’a aucun maux de corps. De nombreuses cicatrices le parcourent cependant, preuve de sa vie militaire et de ces débuts maladroits sur le front.

Ses vêtements sont généralement sobres, dans les tons de noirs ou de bleus foncés. Il préfère cependant son uniforme de la Légion à tout autre vêtement lors des soirées mondaines où il accepte rarement d’aller. Pour ce qui est des bijoux, il n’en a que deux : une bague en or à son annulaire gauche et, sur l’auriculaire de la même main, une autre en argent parée de trois pierres de couleurs différentes – noire, blanche et rouge. Une inscription dans la langue des Citées Aériennes est gravée sur sa face intérieure.

CARACTÈRE :

Dösian a toujours eu la fibre autoritaire. C’était lui qui menait les jeux étant enfants et il en est venu à diriger une Légion toute entière. Vindicatif, il sait se faire entendre et s’attend à obtenir les résultats recherchés lorsqu’il donne un ordre.
Vu sa forme physique, il paraît imposant, mais Dösian n’est pas de ceux qui vont chercher à avoir l’attention ou bien à se montrer arrogant. Il obtient facilement crainte et respect de la part de ses subalternes et ce, même s’il n’a jamais levé la main ou ses lames sur qui que soit. Généralement, un simple haussement de la voix et un regard de biais suffissent.

Même s’il est un militaire accompli, il préfère de loin les paroles aux actes. Il n’utilise la violence qu’en tout dernier recourt, allant même jusqu’à accepter les coups sans répliquer. Il n’a atteint l’étape suivante qu’à deux reprises et ses ennemis ne s’en sont pas sorti indemnes.

À la suite de l’incident qui lui a couté sa mémoire, ces traits de caractères se sont viciés, car personne ne pouvait l’aider ou lui dire qui il était. Abattu, il accepta son anonymat, mais ce manque le rongea de l’intérieur et la colère le gagna. Elle devint violence puis misanthropie.
Il refuse désormais qu’on l’approche et repousse toute aide extérieure, car il en veut au monde entier. Il en veut à ceux qui n’ont rien fait pour le retrouver. Il en veut à ceux qui l’ont oublié.

ARMEMENT :

Ses ailes sont de très bons outils lorsque vient de temps de se battre. Leur envergure et leur force en font de très bonnes armes secondaires, autant pour se battre que pour fuir. Sinon il porte deux épées à sa ceinture.
La première – qu’il manie de sa main gauche – est courte, droite et plutôt lourde. Elle porte de plus trois petites pierres vertes décoratives sur sa garde torsadée. La seconde – qu'il manie de la droite évidement – est longue et en forme de feuille. Taillée dans un métal enchanté, elle ne peut se casser et l’énorme rubis qui pare le sommet de sa garde est un réservoir d’énergie. Décorant la lame, un tracé courbe et fait d’or la rend plus magnifique encore.
Ne manquant pas de ressource, il cache dans les nombreuses poches de son manteau de petites boules de couleurs diverses. Fruits de son passé d’artificier, ce sont des distracteurs miniaturisés, conçues pour créer des explosions lorsqu’elles sont cassées, lui octroyant ainsi le loisir de fuir ou de surprendre son ennemi.

POUVOIRS :

Comme tous les Aérials dignes de ce nom, Dösian est doté d’un sens de l’orientation à toute épreuve ainsi que d’une mémoire visuelle et spatiale très poussée. Il peut mémoriser une carte sans aucun problème.
Sinon, il arrive que, lorsqu'il perd le contrôle sur sa colère, sa peau se pare de stigmates noirs et mouvants, tels des frissons. Ses yeux quant à eux deviennent entièrement noirs et des marques en partent pour orner son front et ses joues. Il perd alors tout sens commun et peut détruire une maison… sans même avoir à bouger. Il est aussi plus fort, ressent les choses avec une sorte de sixième sens et le temps lui semble perdre de sa consistance.
La colère n’est cependant pas dissociable de cet état et il est très difficile de le raisonner.
Il est heureusement parvenu à s’auto-médicamenter en brouillant ces sens étrangers dans l’alcool, mais ça n’est peut-être pas la meilleure méthode…

PASSIONS, PHOBIES :

Il a toujours aimé les explosions ce qui a, dès son tout jeune âge, fait penser à ses parents qu'il en ferait une carrière. Sinon, le vol est un plaisir de tout instant.
Depuis qu’il s’est réveillé sans avoir le moindre souvenir de sa vie passée, il craint de découvrir qui il était et surtout de savoir ce qui a bien pu lui arriver pour qu’il perde ainsi une part de lui-même. Il est de plus convaincu que l’étrange manifestation qui le prend lorsqu'il est sobre ne l'affectait pas auparavant.


HISTOIRE



Il naît dans un petit village au sud de l’Eredmorn, au nord de Cemenwin, la cité-État qui tentait, à l'époque, d'obtenir son indépendance.
Son village n’est pas touché par la guerre et il a tout de même une enfance agréable… enfin c'est ce qui lui semblait, car pour ses parents il était un problème. Turbulent et joueur de tours, il aimait cacher des pétards un peu partout dans la maison. Les punitions étaient rarement efficaces et ne faisaient que l'encourager à devenir plus inventif.
Étant, avec ses parents, les seuls Aérials du village, il fut rapidement mit à part et brutalisé pour sa différence, mais il parvint étonnement à renverser la vapeur et à devenir en quelque sorte le chef de la petite bande de voyou du coin. Explosions diverses et saccages devinrent donc rapidement le pain quotidien des habitants. Organisant son groupe, il semblait avoir décidé de faire du village son propre champ de bataille.
Et les missives qui arrivaient pour informer les gens sur la guerre ne faisaient qu'alimenter son imagination… déjà trop débordante aux goûts de ses parents.

La goutte qui fit déborder le vase fut lorsqu'il passa près de tuer l'un de ses amis. Le minutage avait mal été calibré et le paquet lui avait explosé au visage. Ce fut suffisant pour que ses parents décident de le corriger d'une manière un peu plus drastique que d'ordinaire.

Cemenwin cherchait constamment de nouvelles recrues pour sa Légion et elles étaient reçues à un très jeune âge. À dix ans il serrait des plus jeunes, mais, même si cela brisa le cœur de sa mère, elle comprenait que seule une véritable discipline le forcerait à se dompter de ces mauvaises habitudes.
Il en fut tout autre. La vie aux baraquements paraissait être un enfer pour certains d'entre eux, mais pas pour lui. Il prenait plaisir aux entrainements et la discipline, quoi que très présente, ne fut pour lui pas un mal à assimiler. Il avait cependant toujours ce problème d'autorité et son dos s'est pris plusieurs coups de fouets pour son insubordination.
Le baraquement s'est cependant lui aussi paré de marques laissées par le jeune Aérial : des murs couverts de suie, des fenêtres brisées, des charriots détruits et – son plus notable à son avis – l’explosion dans les bains qui causa un petit raz-de-marée et mit à mal les installations.

Cette dernière n'était, malheureusement pour lui, pas restée sans conséquences, et le Capitaine s’en était assuré en le menant lui-même aux cachots pour une « petite semaine au frais ». Sans eau, nourriture ou lumière, il refusa pourtant de les réclamer et subit son châtiment sans se plaindre.
Lorsqu'il en émergea enfin, le Capitaine offrit un spectacle en l'humiliant, le faisant fouetter sur la plus grande place des baraquements, et ce, jusqu’à ce qu'il en pleure, délaissant ainsi sa fierté mal placée.

À la suite de cet événement, il s'avéra être la recrue la plus performante de son peloton, exécutant les ordres avec une discipline de fer sans jamais se plaindre ou contredire son supérieur. Il cessa toute activité contraire aux préceptes de sa Légion et fit même part d'une certaine autorité envers ses camarades, devenant en quelque sorte leur sergent non officiel. Il dirigeait les expéditions, servait d’intermédiaire lors des conflits et organisait « ses troupes ».
Entrainé en vue de devenir un simple Légionnaire, il fit face à plusieurs épreuves toutes plus différentes les unes que les autres. Les deux seules où il s’avéra avoir un réel talent furent, bien évidemment, la création et l’utilisation d’artifices, mais aussi l’escrime.

Sept ans après son entrée, il devint officiellement un Légionnaire, un bleu comme sont d’ordinaires surnommés les nouveaux, et il fut affecté à la première Légion en tant qu’Artificier.
Il n’avait pas fallu grand temps à ses supérieurs pour savoir où orienter sa carrière et il se retrouva sous les ordres du Sergent de la Troisième Phalange de la Cohorte des Artificiers Éllhuot, Artificier de renoms et un homme qu’idolâtra la jeune recrue qu’il était. Quatre ans durant il parcourut le territoire qu’avait acquis Cemenwin en remportant la guerre, protégeant ses frontières et apprenant des meilleurs. Il s’y récolta son lot de cicatrices, mais vécu aussi deux événements majeurs.

Lors d’une escarmouche, tout ce qu’il y avait de plus banal, il perdit la maîtrise de son artifice et il alla exploser dans les rangs de l’infanterie alliée. Bon nombre de ses compères furent blessés, certains sérieusement, mais personne ne perdit la vie, car l’explosif avait détonné avant de toucher le sol. Il fut jugé et reçu sentence et amende sans même chercher à se discréditer.

Le second événement avait deux épisodes : le premier était la mort du Sergent Éllhuot lorsque leur phalange a été prise à revers et se retrouva au corps à corps avec l’ennemi. Affecté à l’arrière de la phalange depuis l’incident de l’artifice, Dösian vit l’ennemi se jeter sur leur flanc droit.
Avec un Sergent qui n’avait aucune aptitude pour faire face à ce genre d’attaque et des Légionnaires pour la plupart dépourvu d’une quelconque habileté à l’escrime, ils furent impitoyablement massacrés.
La phalange fut rapidement scindée en deux et Dösian fut des premiers à bondir vers l’ennemi qui disséminait lentement, mais surement la phalange de l’intérieur. Sur son chemin, il donna des ordres aux Légionnaires qui s’organisèrent rapidement et firent front commun. Son autorité innée et sa capacité à rallier les hommes portèrent leurs fruits et ils parvinrent à repousser l’ennemi et à se réfugier auprès du reste de la Légion. L’infanterie dissuada l’ennemi de les poursuivre.
L’autre moitié de la phalange n’eut pas autant de chance. Seuls quelques blessés furent récupérés ainsi que les corps qui pouvaient encore être reconnaissables. Celui du Sergent fut retrouvé entouré d’une dizaine de cadavres.
Les répercussions de cet événement bouleversèrent complètement l’organisation de la phalange. Plus de la moitié des Légionnaires avaient péri, soit une soixantaine d’hommes, comptant non seulement des soldats, mais aussi bons nombres d’officiers, ce qui causa tout un branle-bas de combat au sein de la Légion Administrative. Nommer de nouveaux gradés en se fiant aux états de services fut un véritable calvaire et une chasse au trésor.
C’est là que Dösian connu le second épisode de cet événement : aux vues de ses antécédents de leadership et de ses actes qui ont, à n’en pas douté, sauvé le reste de la phalange, il fut gradé en tant que Sergent, succédant ainsi à Éllhuot.

L’expérience fut gratifiante et il prouva à maintes reprises avoir mérité cette promotion. Attaques éclairs, presque suicidaires, mais toujours couronné de succès, stratégies innovantes, qualités d’organisations et une poigne de fer exercée sur ses hommes firent grandir sa renom.
Mais, malgré ce nouveau poste, il refusait de rester à l’arrière, cacher derrière ses hommes et de les regarder mourir comme sur un échiquier. Il était devant et accueillait l’ennemi dans les règles de l’art : à coups de canons, de distracteurs, de faucheurs, et au fil de son épée lorsque ça ne suffisait pas. Une épée qui se mérita une sœur lorsqu’il décida d’apprendre le maniement ambidextre. Ces lames devinrent le symbole même de son autorité.

Ce poste lui valut non seulement d'obtenir ce qu'il voulait – pouvoir diriger un groupe – mais aussi d'avoir enfin le temps de s'attarder aux femmes. De s'y attarder vraiment et pas seulement dans un but sexuel, mais d’engagement. À vingt-trois ans et encore célibataire, il se trouva pathétique de n'avoir jusqu’alors eu en tête que sa carrière militaire.
Les seules femmes qu’il côtoyait cependant étaient Légionnaires et, malgré qu’elles soient de bonne compagnie, elles ne faisaient pas, à son sens, parti des partenaires possibles. C'était comme de se marier à sa propre sœur et l'image ne l'enchantait guère. Il refusait même de coucher avec elles, même si ce n'était que pour une nuit, et ce, malgré toutes leurs avances toutes plus tentantes les unes que les autres.

L’une d'elles y arriva pourtant. Norrah était l'un de ses caporaux et profita d’un soir où il était seul aux bains pour l'y rejoindre. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait une Légionnaire nue, mais en comprenant qu’elle n'était pas venue pour prendre un bain, il se trouva soudainement pudique. Il dut rassembler toute sa volonté pour résister, mais il n'y arriva pas lorsqu’elle vint se mettre à califourchon sur lui. Quel homme y arriverait?
Cette nuit se répéta à maintes reprises jusqu'à ce qu'il accepte que Norrah l'intéressait plus qu'il ne le laissait croire et arrête de la repousser. Malgré tout, Norrah n'était pas satisfaite, car son Sergent était catégorique : il n'était pas question pour lui de fréquenter sérieusement une Légionnaire et surtout pas l’une de ses subalternes.
Qu'importe, Norrah était entêtée et bien décidée à le faire changer d'avis. Il lui fallut attendre un an avant qu’il ne la considère comme une partenaire potentielle et deux ans de plus pour qu’il la demande en mariage.
Dösian n’avait pas cru que de travailler avec sa femme serrait possible, mais il se rendit bien vite compte qu’il s'était trompé. Ils se connaissaient maintenant si bien, possédaient une telle complicité, qu'elle obéissait à ses ordres avant même qu'il ne les ai prononcés et positionnait sa section là où il la voulait sans même qu'il ne lui ai fait le moindre signe.
Sa vie était enfin comblée.

Les années et opportunités se succédèrent et c’est ainsi, qu’à trente-six ans, il devint le Général de la Première Légion. Son leadership et son sang-froid étaient maintenant de notoriété publique, mais il n’en a pas profité pour se défaire de ses responsabilités, comme son prédécesseur l’avait fait.
Il ne rechignait toujours pas à aller au front et à perdre du sang. Ces actes eurent même des effets bénéfiques pour ce qui était de l’image qu’il véhiculait. Un combattant féroce et fidèle à son engagement, tel que la Légion Noire se devait d’être perçue aux yeux du monde. Un homme très difficile à approcher et encore plus à abattre. Un homme qui tuerait n’importe qui osant défier sa souveraine.
Un homme qui mourrait volontiers pour elle.
Sa relation avec Norrah quant à elle n’avait guère changé malgré ses promotions. Elle avait mérité son poste de Sergent de la Phalange lorsqu'il avait été promu et obéissait au Capitaine de la Cohorte comme elle l'avait fait avec lui. Aucun d’eux n’avait en tête de fonder une famille. Leur carrière militaire prenait tout leur temps et ça les satisfaisait.

Ce poste le rapprocha indéniablement de leur souveraine et Dösian se trouvait choyer de pouvoir la côtoyer. C’est même lors de sa première réunion d’État-Major qu’il comprit à quel point elle méritait qu’il se sacrifie si le besoin s’en faisait sentir. Elle était belle certes, comme toutes les chansons le clamaient, mais ce n’était assurément pas pour cela qu’il l’admirait. Elle avait toutes les qualités d’une souveraine, dirigeait sa ville et ses gens de façon juste et assumait toutes les responsabilités que son poste lui réclamait.
Elle méritait amplement la protection qu’il lui octroyait.
Il prit aussi connaissance de ses mœurs. Sans amour véritable, elle avait pourtant bon nombre d’amant et la majorité d’entre eux se comptait parmi les membres haut-gradé de sa Légion. Et il n’échappa pas à son intérêt.
Depuis qu’il avait uni sa vie à celle de Norrah, l’adultère n’avait jamais été un sujet de conversation, car il n’était pas question pour lui de penser à une autre femme que la sienne – il n’en avait pas le temps de toute façon. Il ne refusa cependant jamais les avances de Marquise.
D’abord parce qu’elle était plus que désirable, mais avant tout, Dösian cédait parce que, selon ses préceptes, vouer aux désirs de sa souveraine supplantait tout le reste. Que ce soit sur la frontière ou dans son lit, il obéissait comme tout bon Général se devait de faire et s’assurait qu’elle soit pleinement satisfaite de ses actes.
Et puis Norrah n’en fut pas outrée lorsqu’elle en prit connaissance. Elle se trouvait même flattée que Marquise le trouve de son goût.

Ce n’est qu’à l’aube de ses cinquante ans que sa vie prit un virage drastique. Lui qui, d’ordinaire, passait le plus clair de son temps sur la frontière – qu’il y ait combat ou pas – reçu une mission qui était habituellement menée par la Septième. Aux dires de la missive, il n’y avait que lui qui pouvait résoudre le problème, car cela concernait un groupe de déserteurs, peut-être une cinquantaine d’hommes, trop pour que la Septième s’en occupe. Ils avaient été localisés tout près de sa position et, s’il n’intervenait pas rapidement, ils allaient traverser la frontière et se retrouver hors de portée de toutes les juridictions de Cemenwin.
Ce que Dösian trouva louche cependant est que, selon la missive, on lui demandait de n'envoyer qu’une centaine d’hommes et, plus étrange encore, on voulait qu’il mène lui-même la mission à bien. Il ne comprit qu’à la fin de la lettre où un petit paragraphe l’informait que Norrah faisait partit des dissidents.
À n’en pas douter, on voulait vérifier jusqu’où allait sa loyauté, voir s’il était capable de mettre sa propre femme à mort pour protéger sa souveraine. De plus, le sceau était incontestablement celui de la Huitième et les ordres venaient directement du Secrétaire Général.
Il ne pouvait pas douter de l’authenticité de cette mission.
Rassemblant une centaine de Légionnaires de l’Infanterie, il partit donc sur les traces des déserteurs.

Ce fut un piège. Dès qu’il était entré dans les bois, il l’avait su, mais, berner par sa foi envers la droiture des Administrateurs, il avait refusé de voir les signes et ses Légionnaires, prit à découvert dans une cuvette et au milieu de la piste, ne purent que mourir sous la pluie des flèches et de l'assaut de l'ennemi qui, à n'en pas douter, était bien plus qu’une petite cinquantaine.
Dösian avait dégainé ses lames et, bondissant vers eux, enjoint ses hommes à briser les rangs, mais ce fut bien inutile. Surpassé en nombre et dans une position peu défendable, ses hommes moururent les uns après les autres.
Se retrouvant seul face à vingt hommes, acculé contre un arbre et couvert de sang, Dösian les invita à approcher, ses lames bien en vue. Des cris se firent alors entendre et deux hommes s’avancèrent et forcèrent quelqu’un à s’agenouiller entre eux. La colère s’empara de lui lorsqu’il reconnut Norrah.
Tout lui paraissait clair désormais : ce piège avait clairement été monté pour le capturer. Une petite troupe pour l’accompagner afin de tromper sa vigilance, la forêt pour l’empêcher de s’envoler et, plus que tout, la disparition de Norrah afin de justifier le fait que sa présence était réclamée. Et aux vues des coups qu’elle recevait, elle n’était clairement pas là de son plein gré. Ils voulaient l’utiliser comme otage.

C'était oublié à qui il avait vraiment fait serment de donner sa vie et il avait bondit à l’attaque. Quatre hommes moururent au fil de ses épées avant qu’ils ne réagissent. Un coup à la tête mit finalement fin à sa combativité et il fut enfin maîtrisé. Ils lui retirèrent ses lames, attachèrent solidement ses ailes contre son corps, le bâillonnèrent et lièrent ses poignets dans son dos avec un dispositif sophistiqué qui forçait ses mains à rester en poing.
Et Norrah était étendue au sol plus loin… et ne bougeait plus.
La suite fut si douloureuse qu’il était certain de s'être momentanément évanoui. Ne trouvant pas que de lui mettre des chaînes aux poignets était suffisant, ils avaient passé quatre anneaux au travers ses ailes. Étant bien plus fragile qu’elles n’en avaient l’air, il avait l’impression que des fers chauffés à blanc remplaçaient les muscles auxquels les anneaux se raccrochaient. À ces anneaux, ils attachèrent des chaînes et quatre hommes en fixèrent une à eux.
Il lui était ainsi impossible de fuir ou de les attaquer sans se blesser sérieusement, car arracher un anneau signifierait casser son aile.

Une fois assuré qu’il était bien attaché, le groupe se mit en marche et s’enfonça dans les bois. Des jours durant ils marchèrent et Dösian prit conscience que leur plan avait été soigneusement planifié. Jamais ils ne se retrouvèrent à découvert, jamais ses chaines ne furent lâchées et ils prenaient soins de taire des informations concernant leur position, employeur et destination.
Il savait néanmoins qu’ils voyageaient vers le Nord-est et trouva cela étrange, car à cet endroit il n’y avait que des propriétés privées.

Ils atteignirent finalement leur destination sans le moindre encombre, ce qui confirma à Dösian la potentialité d’une trahison à l’interne : il est impossible de voyager au travers les terres de Cemenwin sans, ne serait-ce qu’une seule fois, croiser une patrouille et c'est pourtant ce qu'ils avaient fait.
Sans grande surprise, il fut emmené aux sous-sols et c’est là qu’il découvrit qui avait orchestré tout ça. Un vampire qu’il connaissait de réputation. Un sadique qui, à n’en douter, n’en avait rien à faire qu’il soit Général. Et cela l’inquiéta d’autant plus, car, face à un bourreau et de la torture, il savait y faire, mais lorsqu’il lui dit qu’il faisait partie de « l’avancée médicale du siècle » Dösian ne sut comment réagir.
Il fut ensuite emmené dans une cellule des plus confortables – lit matelassé, quatre murs blancs et les commodités sanitaires – mais ça n’en restait pas moins une cellule à ses yeux.
Là, il fut enfin libéré de toutes ses chaînes. Les anneaux cependant, restèrent en lui, les bracelets à ses poignets et le harnais à ses ailes. Il lui était impossible de les retirer, car un sortilège électrifié l'attaquait à toutes les fois où cette idée lui venait.
Il ne pouvait cependant pas réfuter le fait qu'il était confortable : s'il voulait quelque chose, il l'obtenait en autant que ça ne servirait pas à une éventuelle évasion ou détérioration de son état de santé.

Ce n’est que le lendemain que l’enfer commença.
Il avait déjà été électrocuté par le passé, mais cette torture-là dépassait de loin toutes les autres. Aucune parcelle de son corps n'y échappa. Ses muscles se contractaient involontairement pour combattre la douleur alors que son esprit paru se retirer pour y échapper. Il ignora combien de temps ça dura, mais il béni le ciel lorsque ça prit fin.
On le ramena ensuite, amorphe, à sa cellule et il ne se fit pas prier pour rejoindre son lit.
Et le lendemain ça recommença.
Des semaines durant il subit la torture de ce désaxé sans même comprendre où cela menait. Rares furent les fois où il revint lui parler – et si ce n’était pas pour lui poser des questions en rapport à son état de santé, il ne lui disait absolument rien – et ses assistants paraissaient être muets.
Ce manque de compréhension le poussa à renier ses propres principes. Au départ, il s'était montré coopératif, car il savait comment y faire avec un ennemi qui cherchait à avoir des informations… mais celui-là n’en voulait pas. Sa passivité disparue donc et il se montra agressif envers toute personne qui osait l'approcher. Évidemment, après chaque séance, il n'était mentalement pas apte à se défendre et les suivait sans mal jusqu'à sa cellule… mais cela leur prenait toutes leurs forces et ingéniosités pour l'amener à la salle « d’Opération ».
Un trajet de quinze mètres qui ne leur prenait que quelques secondes à traverser le soir, devenait généralement un véritable champ de bataille pendant près de dix minutes le lendemain matin.

Une seule fois, il parvint à se défaire de leur prise, mais le Scientomage usa d’un dispositif particulier qui lui brouilla les sens. Il trouva étrange les veines noires qui étaient apparues sur ses bras, mais il n’eut pas le temps de s’interroger sur leurs origines, car elles le torturèrent presque autant que les électrochocs qu’il subissait à tous les jours et il s’effondra, laissant ainsi à ses geôliers toute l’opportunité de remettre la main sur lui. L’attaque avait été si soudaine et violente qu’il se laissa trainer jusqu’à destination.

Mais cela ne l’avait pas pour autant découragé à continuer de combattre pour sa liberté. Il en détruisit sa cellule, blessa bon nombre des employés, passa près de se casser une aile et ses poignets n’étaient plus que des plaies sanglantes. S’ils se félicitaient de sa coopération au début, ils maudissaient maintenant sa combativité.
Ils tentèrent de lui trouver quelque chose pour qu’il se calme, mais il refusa de se laisser amadouer, et ce, même lorsqu’ils lui envoyèrent une femme. Elle avait signalé n’être là que pour veiller à son hygiène – car ils avaient décidé de lui retirer ses lames de rasoirs par prévention – mais il la traita comme il traitait tous les autres : en lui hurlant de partir et, heureusement pour elle qu’elle était accompagné de gardes, parce qu’il l’aurait violentée s’ils ne l’avaient pas retenu. Bien décidés à lui retirer cette vieille barbe, ils durent l’attacher afin qu’elle puisse procéder sans encombre.
Elle revint le lendemain pour lui apporter son repas et le surlendemain et le jour d’après. Il l’invectiva à toutes les fois, mais elle s’obstina. Une fois, elle vint même avec deux plateaux de repas et il lui en demanda la raison. Elle avoua sans détour qu’elle était elle aussi prisonnière de cet énergumène et qu’elle n’avait pas le choix. Il voulait qu’ils familiarisent. Elle non plus n’en connaissait pas la raison exacte, mais elle aussi se doutait que c’était pour qu’il se calme. Elle poursuivit sa défense en affirmant qu’elle non plus n’avait pas envie d’être là.
Elle alla ensuite s’asseoir à la table et se mise à manger sans plus lui porter attention. Dösian hésita longtemps, l’observant tenter de l’ignorer, mais il se décida finalement à la rejoindre. Ils mangèrent en silence, mais la tension régnait. Comme il avait déjà fait mine de l’attaquer, les gardes restèrent afin de s’assurer de sa coopération.

Ces repas devinrent routiniers et, au final, Dösian finit par en apprécier la jeune femme. Bien malgré lui, il dut avouer que le plan du Scientomage fonctionnait. Il était toujours combatif, mais il ne l’était plus au point de s’en blesser ou au point d’attaquer la moindre personne qui entrait dans sa cellule. Seuls les gardes se méritaient encore des coups lorsqu’ils l’entrainaient vers la salle le matin, mais ils étaient là pour ça non?
À force de la fréquenter, Ilory était devenue pour lui une complice potentielle. Il lui en parlait souvent même, car, elle, elle était libre d’aller où bon lui semblait dans le complexe, mais elle refusait de participer à un quelconque plan d’évasion. Lorsqu’elle lui avoua qu’elle n’avait plus le moindre contact avec son Compagnon de Lien, il comprit. Son Lié était ses chaînes.
Rien au monde ne la forcerait à désobéir au vampire.
Elle se permit néanmoins quelques petits écarts pardonnables. Le premier fut de lui retirer son harnais. Depuis plus d’un mois que ses ailes étaient ainsi contraintes et leur libération fut, pour lui, plus que satisfaisante. Il put les étendre, les étirer et les faire battre, retrouvant enfin un peu de mobilité. Ses muscles firent part de leurs protestations, mais même les crampes douloureuses lui semblaient plaisantes.
Il se trouva irrité cependant lorsqu’il comprit qu’elle avait l’intention de le lui remettre lorsqu’elle partirait. La lueur qu’il vit dans ses yeux lui fit néanmoins comprendre qu’elle craignait d’être allé trop loin et que son Lié allait en pâtir. Pourquoi plia-t-il à ce simple regard? Il n’en avait pas la moindre idée.

Plus les semaines passaient et plus Dösian se sentait étrange. La torture était toujours aussi violente, mais elle lui semblait étonnement moins douloureuse, comme si son corps avait fini par s’y habitué. Son esprit quant à lui, lui jouait des tours, car parfois il avait des pertes de mémoires assez importantes, allant de quelques heures à des jours entiers. Il refusa de la croire lorsqu’Ilory lui affirma que cela faisait plus de trois mois qu’il était ici.
Et, à voir le regard qu’elle lui jeta lorsqu’il lui en parla, il comprit que c’était plus que de simples pertes de mémoires. Il lui demanda la raison de son malaise et elle peina à répondre tant cela semblait la troubler. Elle ne put lui répondre avec précision, mais affirma que, pendant ces laps de temps, il devenait violent. Plus que d’ordinaire, car ils devaient l’enchainer, contraindre au maximum ses mouvements. Et qu’il continuait malgré tout à hurler et à se débattre. À sa façon de parler, il comprit qu’elle l’avait vu et que ça lui avait paru terrifiant.

Avec le temps, les pertes de mémoires semblèrent se multipliées et les altérations que cela occasionna sur sa perception ne firent que le perturber mentalement. Car ce n’était plus seulement que des souvenirs à court terme qui disparaissaient, mais aussi les autres.
Il devait se battre avec son esprit pour parvenir à se rappeler de sa vie passée et fut atterré lorsqu’il se rendit compte qu’il ne se souvenait même plus du nom de sa femme… ou même s’il avait déjà été marié. Sa vie se dissipait lentement dans les méandres de son esprit, se mélangeant à d’autres souvenirs, pensées et images dont il arrivait à peine à comprendre le sens ou d’en mesurer l’étendue. Et il finit par ne plus parvenir à faire la différence entre le siens et ceux qui s’étaient rajouté… ou bien y en avait-il seulement qui étaient de son propre fait, qui étaient vraiment à lui?
Un soir il peina même à reconnaître le vampire et ne comprit rien à ses paroles lorsqu’il lui dit qu’Ilory ne viendrait plus le voir. D’abord il ignorait totalement de qui il parlait et ensuite il ne comprit pas pourquoi il lui disait que c’était de sa faute. Qu’avait-il bien pu faire alors qu’il n’était jamais sorti de cette pièce? Il le lui expliqua, mais les mots, même s’ils étaient clairs, ne semblaient pas trouver le chemin de sa compréhension.
Et puis un jour plus rien. Il se retrouva soudainement dans le noir le plus total… face à un homme qui ne marche pas.

~ ¤¤¤ ~
La douleur n’était maintenant plus un état, mais une partie de lui. Elle emplissait chacune des parcelles de sa peau, chacun de ses membres, chacun de ses organes et chacune de ses pensées. Elle le rongeait de l'intérieur et la seule façon qu’elle trouvait pour s’exprimer était par sa gorge.
Le hurlement était long, puissant, mais Ô combien satisfaisant. Son corps – oui le sien – tremblait telles les feuilles d’automne en plein ouragan. Un ouragan qui était de son propre fait. Les chaines étaient nombreuses et solides, mais rien ne pouvait rivaliser avec lui. Reprendre conscience avait été difficile, mais maintenant qu’il était en pleine possession de ses moyens, il avait bien l’intention de faire payer le monstre qui lui avait fait ça.

Ce soir, un vampire allait mourir.

Combien de temps hurla-t-il? Combien de sang perdit-il? Cela lui importa peu lorsque les chaines cédèrent enfin. Au même moment, de Grands Hommes firent irruption dans la pièce sombre et tentèrent de se saisirent de ses liens. Mal leur en prit. La colère était le moteur de sa folie et il tua sans le moindre remord tout homme qui osait le toucher.
Combien moururent de ses mains? Combien moururent des Siennes? Aucun d'eux n'avait compté et ça leur importait peu. Il devait sortir et dès que la première ouverture se fit invitante, il s'y jeta sans attendre.
Des couloirs. Des mètres ou des kilomètres? Le temps et les distances n'existaient plus. Des portes, des gens et puis des marches. Beaucoup de marche. Encore des couloirs et enfin il le trouva.

Assis dans un fauteuil, un livre à la main, il ne semblait pas craindre celles qui allaient s'enrouler autour de sa gorge. Ne pas craindre le monstre qu'il avait créé et qui se retournait maintenant contre lui.
La colère monta en flèche et il voulu se jeter sur lui, mais une pensée étrange l’effleura soudain. Comprenant rapidement qu’elle était du fait du vampire, il tenta de la chasser de son esprit, mais en vain. L’envie de le tuer venait de lui passer.
Du vacarme dans son dos lui fit comprendre que les Grands Hommes arrivaient. Qu'ils étaient tout proches. Il devait remettre sa vengeance à plus tard et le vampire le savait clairement, car il lui sourit.
Trouvant la seule issue possible, il bondit vers le balcon et se jeta en bas. Il n’atteignit jamais le sol cependant, car ses ailes s'ouvrirent et il s’envola.

~ ¤¤¤ ~
Confusion. C'était le seul mot capable de décrire son état d’esprit. Le seul mot qui définissait clairement la scission qu'il subissait. La douleur quant à elle se faisait toujours présente. Parfois amoindrit et transformée en battement sourd au fond de son crâne, mais parfois si intense qu’elle lui donnait l'impression qu'il allait se fendre en deux.
Elle était toujours affreusement présente.

Elle restait néanmoins mentale et partiellement sous contrôle, mais une fois, étrangement, elle se fit physique. Et le sol lui avait brutalement fait réaliser qu'il avait aussi une enveloppe charnelle. Souffrances et entraves reprirent de plus belles, mais il parvint à nouveau à fuir, détruisant au passage le lieu de sa nouvelle captivité. Une explosion de colère qui avait réduit la maison à l'état de cendre.

Le temps quant à lui ne semblait plus avoir d'emprise sur son être, car, à la suite de cette nouvelle évasion, il vola aussi longtemps que son corps pu l'endurer et aussi loin que ses ailes purent le porter. Quand se retrouva-t-il à l'eau et combien de temps y resta-t-il? Il n'en avait pas la moindre idée. Ses membres étaient perclus de fatigues et il n'avait même pas la force de nager. Quelle providence décida de faire passer un bateau près de son corps offert aux eaux? Il n'en avait pas non plus la moindre idée.
Il fut arraché à la mer et remit aux bons soins d’une femme. Lentement, mais surement, il récupéra de son mauvais voyage. La douleur refusait malgré tout de le quitter, et ce, peu importe les soins qu'elle pouvait lui prodiguer. Il en eut des crises de colère qui mirent le navire à mal.

À quel moment découvrit-il que le rhum la faisait disparaître? Il l'ignorait, mais son esprit sembla enfin se décider à focaliser. Le temps reprit son cours, des idées prenaient racines et sa force lui revint… mais sa mémoire avait disparu. Qui était-il et d’où venait-il? Personne ne put lui répondre.

Une fois sur pied, il décida de payer son voyage à l'homme qui l'avait repêché et lui proposa ses services. Il fut affecté à l'entretien des canons et il découvrit qu'il s'y connaissait étonnement bien. On voulu lui montrer comment faire, mais c'est plutôt lui qui en apprit au matelot. Il réorganisa leurs positions, répara les défauts et, mieux encore, démontra un savoir-faire très poussé lors d'une attaque.

Le capitaine fut même déçu lorsqu’il décida de ne pas remonter sur son navire après leur escale à Tolceleg. Myrdanos – puisque c’était ainsi qu’il avait décidé qu’il s’appellerait désormais – savait que la vie en mer n'était pas pour lui. Il décida donc de faire dans le commerce d’artifice. Comme il semblait s’y connaître, ça lui avait paru logique.
De fils en aiguille – ou plutôt de vol en escroquerie – il réussi presque miraculeusement à se monter un petit commerce en un an à peine, s'étant même rallier les Treize comme client majeur. Il ne vivait pas en homme riche, mais il vivait au moins.

En revenant à lui, il avait cru pouvoir se créer une vie normale malgré ses souvenirs qui brillaient de leur absence, mais les douleurs qui le prenaient lorsqu'il était sobre n'avaient toujours pas disparues et la colère ne paraissait pas pouvoir en être dissociée. L'incompréhension et son incapacité à se contrôler durant ces crises le poussèrent vers l'alcoolisme, autant pour retrouver un semblant de lucidité que pour tenter de les oublier.

Ce manque finit cependant par le ronger de l'intérieur et il refusait maintenant de voir quiconque excepté ses clients ou ses fournisseurs. Tous les autres étaient, pour lui, des gênes, des imbéciles et… absolument tout ce qui pouvait qualifier quelqu'un qu'il n'aimait pas. La colère avait finit par le gagner lui aussi.

Une colère qu’une jeune femme à couette parvint étonnement à dompter.


Dernière édition par Myrdanos le Sam 13 Juil - 5:07, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nivarel
Chaman
avatar

Peuple : Elfe blonde.
Localisation : Cernée par des fous, et une montagne à clochette borgne et brute.
Nombre de messages : 301
Date d'inscription : 15/04/2007

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 0:16

Qu'une chose à dire.
Ouaho.
J'dirais même plus, Ouaho ouaho !
Superbe ta présentation Myrdanos ! Bienvenue sur ces terres où tu seras, artificiers, vu qu'apparament tu en fait actuellement la contrebande.



C'est moi, Letty ^o^


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Balafre
Guerrier
avatar

Peuple : Métisse : mi-orc mi-humain.
Second(s) Métier(s) : Légionnaire. Légion Noire.
Localisation : En mission pour sa suzeraine.
Nombre de messages : 58
Date d'inscription : 01/09/2007

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 0:23

Eh ben vieux, t'es mal tombé.
Bienvenue, au plaisir de te croise lors d'une de mes expéditions.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morwen Nil'Dae
Souverain
avatar

Peuple : Sang mêlé, dominante Vampirique.
Localisation : Mordant à pleines dents dans le délicieux dessert que tu es.
Nombre de messages : 160
Date d'inscription : 08/10/2006

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 0:26

Oh, quel afflux de nouveaux joueurs, j'en suis toute émoustillée.

Bienvenue mon cher, je pense que nous ne nous croiserons peut être pas, mais sait-on jamais...
Prenez du plaisir à jouer. Bienvenue.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isil
Guérisseur
avatar

Peuple : Humaine. Myope.
Second(s) Métier(s) : Samildanach
Localisation : Dans le Sud, avec les psychopathes de l'Arène.
Nombre de messages : 601
Date d'inscription : 01/10/2006

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 0:41

Bienvenue !
Eh bé, Tolceleg accueille du monde en ce moment !

Bon jeu en Inwilis !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://inwilis.heavenforum.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 1:14

Shocked Shocked Shocked

C'est de la présentation, ça ...

Bienvenue chère confère et comme sur Tolceleg toute les routes se croise, à un de ces jours l'ami ...
Revenir en haut Aller en bas
Dosiän Damador
Artificier
avatar

Peuple : Aérial
Grade : Général
Armée/Guilde/Institution : 1e Légion de Cémenwin
Nombre de messages : 105
Date d'inscription : 13/05/2010

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 3:39

Merci à vous de cet accueil chaleureux, mais je me demande... est-ce mon personnage ou ma façon d'écrire qui vous fait autant réagir?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nivarel
Chaman
avatar

Peuple : Elfe blonde.
Localisation : Cernée par des fous, et une montagne à clochette borgne et brute.
Nombre de messages : 301
Date d'inscription : 15/04/2007

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 14:53

Personnellement, c'est les deux, la façon d'écrire est très belle, et le personnage est très interressant.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rhys
Artisan
avatar

Peuple : Fils de Dämons
Second(s) Métier(s) : Père Indigne
Grade : Forgeron
Nombre de messages : 252
Date d'inscription : 21/06/2007

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 19:06

Waouh ! Un grand grand welcome ! *fait péter le champagne encore une fois* Avec tous les nouveaux arrivages on va être complètement bourrés !
J'aime vraiment beaucoup, bon jeu !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Faer'
Capitaine de Navire
avatar

Nombre de messages : 61
Date d'inscription : 19/04/2010

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 20:49

Bienvenue!
Bon jeu!


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Valas
Mercenaire
avatar

Peuple : Eldarin
Localisation : Vous saurez où me trouvez quand vous aurez besoin de mes services...
Nombre de messages : 345
Date d'inscription : 02/05/2010

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 14 Mai - 22:27

Ouah !

(C'est le seul truc qui me vient à l'esprit XD)


*Donne une tape amical au nouveau venu* Bienvenue, et bon jeu !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dosiän Damador
Artificier
avatar

Peuple : Aérial
Grade : Général
Armée/Guilde/Institution : 1e Légion de Cémenwin
Nombre de messages : 105
Date d'inscription : 13/05/2010

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Ven 12 Juil - 4:21

Je me suis dit qu'elle méritait un petit rafraichissement, mais attention, j'espère pour vous que vous avez beaucoup (beaucoup) de temps devant vous, car je n'ai pas lésiné sur les détails.

Elle en manquait cruellement... et maintenant elle en a peut-être trop.

Bon plaisir à vous.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Valas
Mercenaire
avatar

Peuple : Eldarin
Localisation : Vous saurez où me trouvez quand vous aurez besoin de mes services...
Nombre de messages : 345
Date d'inscription : 02/05/2010

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Lun 15 Juil - 2:28

Et bin, ça c'est d'la prez' ! Une refont intégrale, pour le plaisir des mirettes !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morwen Nil'Dae
Souverain
avatar

Peuple : Sang mêlé, dominante Vampirique.
Localisation : Mordant à pleines dents dans le délicieux dessert que tu es.
Nombre de messages : 160
Date d'inscription : 08/10/2006

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Mar 16 Juil - 14:25

Très cher, je suis plus que ravie de cette édition, qui en effet, apporte nombre d'informations supplémentaires.

Au plaisir.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dosiän Damador
Artificier
avatar

Peuple : Aérial
Grade : Général
Armée/Guilde/Institution : 1e Légion de Cémenwin
Nombre de messages : 105
Date d'inscription : 13/05/2010

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Mer 17 Juil - 1:22

Merci bien ma Dame. Et moi je suis ravi par la beauté de votre nouvel avatar. Au plaisir de vous revoir.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morwen Nil'Dae
Souverain
avatar

Peuple : Sang mêlé, dominante Vampirique.
Localisation : Mordant à pleines dents dans le délicieux dessert que tu es.
Nombre de messages : 160
Date d'inscription : 08/10/2006

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Mer 17 Juil - 17:45

Vil flatteur.
En espérant que le plaisir d'une entrevue arrive rapidement.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nivarel
Chaman
avatar

Peuple : Elfe blonde.
Localisation : Cernée par des fous, et une montagne à clochette borgne et brute.
Nombre de messages : 301
Date d'inscription : 15/04/2007

MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   Jeu 18 Juil - 8:48

Jolie ré-édition mon cher Myr !

Rebienvenue donc !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience   

Revenir en haut Aller en bas
 

Myrdanos, la Conscience de l'Inconscience

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Inwilis :: Hors Jeu :: Le Hall de Présentation :: Inwilissiens Initiés-
Sauter vers: