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 Discussion en terrasse

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Sararegui
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MessageSujet: Discussion en terrasse   Dim 11 Avr - 21:52

Il était rare que Pwyll et lui ne petit déjeunent pas ensemble, et une des rares exeptions avait eu lieu aujourd'hui. Les premières lueures de l'aube l'avaient retrouvées endormit dans son lit. Le soir il n'avait pas réussit à trouver suffisament de calme pour se coucher "tôt", ce qui pour lui était vers les minuit-une heure du matin, la découverte de Toutou plus tôt dans la journée ainsi que l'escapade en ville l'ayant exité. Aussi avait-il continué l'aquarelle sur laquelle il travaillait en nocturne depuis quelques semaines. Elle représentait une femme de dos, vêtue de vêtements bleus argentés avec de long cheveux platines, et baignée par la lumière de la lune, portant dans ses bras un enfant en bas-âge. Il ne s'était arrêté que peu de temps avant l'aube, quand il avait commencé à ressentir un peu de fatigue.
Endormit, il n'avait même pas remarqué que son homme lige avait entr'ouvert la porte quand l'aube artificielle était passée depuis au moins deux bonnes heures, et que celui-ci s'étonnait de ne pas voir le souverain arpenter déjà les couloirs, alors qu'il était toujours le dernier couché et le premier levé par habitude.

Ce fut donc un petit déjeuner sur la table basse de son salon pour le roi, qui était lui même assez étonné de la grasse-matinée qu'il avait faite. Par la suite, il s'était rendu à son bureau, et avait planché sur son travail de gestion de la ville.
La reprise des voyages d'aéronefs pour Hitokage était une affaire encore délicate, beaucoup de pilotes hésitaient ou refusaient même d'aller jusque là bas, compte tenu du coup d'état mené assez récemment. Heureusement, quelques uns avaient acceptés de reprendre ces voyages, et certains, en voyant qu'ils revenaient sains et sauf, leur emboîtaient le pas. Les départs étaient loin d'être aussi nombreux qu'avant, mais d'après les estimation, d'ici un mois ou deux, tout serait comme avant. Les caravanes repartaient elles aussi, avec leur lots de marchandises pour la Morna. Après il y avait eu des choses assez, routinières, des exploitations qui demandaient un renouvellement de leur permit, des travaux à faire dans la ville, quelques différents entre commerçants...
Il avait fait envoyer un mot à sa soeur pour lui demander de déjeuner avec lui sur son balcon, il avait à lui parler, et puis ils avaient également un petit déjeuner à ratrapper. Toutou aussi était invité, bien sur, il faisait à présent partit de la famille.

Quand Pwyll et Toutou arrivèrent, Toutou ne dégageant plus d'exquises odeurs de poubelles et autres crasses et ayant donc eu le droit à un câlin de la part du souverain, le déjeuner était déjà là, n'attendant plus que eux.
Au menu, saumon à la crème et riz, suivit de fromage frais et fruit confits, puis de tarte aux pommes pour les souverains, et beau morceau de viande d'Earthae et une gamelle d'eau pour Toutou. Au cour du repas, le frère et la soeur parlèrent surtout du nouveau venu, d'un peut-être autre nom pour Toutou, qu'il s'adaptait assez bien au château alors qu'il y mettait les pattes pour la première fois, le roi offusqua sa soeur en évoquant le fait de le faire stériliser, mais il lui expliqua rapidement qu'il plaisantait, il ne ferait jamais ça à un pauvre animal. Il oubliait très souvent que le second degré n'était pas forcément le point fort de sa soeur. Sararegui termina sa part de tarte et s'essyua la bouche, avant de reprendre la parole.
-Plus sérieusement Pwyll, en mettant de coté mr Toutou, ça fait quelques temps que j'y songe. Même si nous vivons encore longtemps, vu notre ascendance, il va bien finir un moment, où nous ne serons plus de ce monde, ou alors, où nous ne seront plus en état de diriger Nargothrond, et pour l'instant, nous n'avons personne à qui léger le trône pour être sur qu'il soit entre de bonnes mains. Je pense, qu'il serait temps que l'un de nous, ou que tous deux, nous songions à nous marier et à avoir des enfants.


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Pwyll
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Lun 12 Avr - 18:31

Pwyll était descendue pour son entrainement matinal, avec un des membres de la garde. Un différent tous les jours, ainsi, elle avait appris à connaitre tout le monde, au moins de vue. En suite, elle avait passé une petite heure, avec le capitaine de la garde, qui lui avait remis les quelques questions concernant la garde, et la sécurité de la ville. Quelques murs s'étaient écroulés du coté des vieux quartiers condamnés, bien sûr, il y avait aussi la question de la solde, les positions à tenir, la fréquence des relèves près des Portes... Et bien entendu, le contrôle et la surveillance des autres passages menant aux cavernes.
Entre temps, elle reçu une note de son frère, l'invitant à venir déjeuner avec lui, sur son balcon. Elle termina par régler quelques problèmes d'équipements, et rejoignit son frère après être allée prendre une douche. Le tout, avec Toutou sur ses talons. Elle avait dû le repousser pour qu'il reste derrière la porte de la salle d'eau. Elle avait passé sa tenue habituelle, un pantalon bleu sombre, un léger débardeur noir, et pardessus, une veste jaune, brodée de perles sur le col et les manches. Elle avait enfilé des ballerines noires, ornées d'un petit ruban en satin bleu pâle.

Pwyll déjeuna donc en compagnie de son frère, sous le soleil artificiel de Nargothrond. Ce fut un moment agréablement, ponctué par un Toutou qui s'était placé comme l'aurait fait un humain, les pattes avant sur la rambarde, debout sur les pattes arrières. Une légère brise venant de dessus soufflait dans les cavernes. Un moment agréable, qui se solda pourtant par une Pwyll complétement prise au dépourvu.
Son frère venait d'aborder la question de l'héritier. Et elle ne pouvait pas y échapper, si elle avait un enfant, il serait considérer comme héritier légitime. Elle referma la bouche. Incapable de répondre directement.
"Évidemment, si tu étais libre, tu pourrais échapper à ce monde, courir et voler au dehors, chasser comme bon te semble..."
Pwyll fit taire sa moitié eldarin. Et se décida à répondre.
-Pour avoir un héritier encore faut-il que l'un de nous deux ait quelqu'un pour faire cet enfant. Et ne compte pas sur moi pour demander à Mokosh de bien vouloir.
La reine secoua la tête.
-Honnêtement... Je ne sais même pas si je ferais une bonne mère. Je suis déjà à peine capable de m'occuper de moi même.

"Bien sûr, puisque tu ne te laisses jamais aller, tu pourrais me laisser faire, et ce problème d'héritier disparaitrait. Comme tous tes autres problèmes. Et tu serais libre." Pwyll dissimula son trouble. La voix était plus que cohérente, qu'une impulsion, ou un instinct enfouit, ou sa colère qui prenait le dessus quand elle n'était pas d'accord, quand elle voyait quelque chose qui lui déplaisait... au point de jeter des gens en tenue d'apparat par dessus des balustrades, ou d'exploser les murs alors qu'elle avait des écailles qui perçaient sa peau. Elle aurait aimé rencontrer un de ses semblables qui lui aurait appris à se contrôler, à accepter sa moitié.
-Mais j'imagine que si tu en parles... c'est parce que tu as réfléchi à la question.



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Sararegui
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Lun 12 Avr - 22:16

Sararegui écouta attentivement sa soeur, entendant des paroles qu'il avait prévu. Bien sur qu'il y avait réfléchit, et ce pas qu'une seule fois. Le royaume demandait un héritier, et ce depuis quelques temps déjà. Au début il avait fait la sourde oreille, ne songeant pas lemoins du monde à devenir oncle, ou même père.
Car bien qu'étant le roi "légitime", Pwyll étant l'aînée, ses enfants seraient considéés comme héritiers directs. Alors s'il fallait offrir un héritier au trône, il fallait plus que ça vienne de sa soeur.
-Je ne te demanderais jamais d'aller voir Mokosh afin d'avoir un enfant de lui, non. Oui, j'y ai refléchit. Mais, il y a ici, pas mal de jeunes gens de la noblesse, ou même des moins jeunes, qui te portent de l'interêt. Au lieu de te rebuter directement quand ils t'abordent, tu pourrais essayer de mieux les connaitre. Et ne me dit pas que tous sont plus ou moins incorrect avec toi, je sais que certains ne disent ou ne font rien de déplacé, et pourtant tu t'enfuis comme s'ils avaient la peste, et quelques fois tu les envois valser physiquement.

Il prit une gorgée de café, avant de reprendre la parole, souhaitant finir de tout dire avant que sa soeur ne réplique quoi que ce soit. Toutou lui, avait l'air absorbé par leur conversation, comme s'il comprenait tout.
-Pour ce qui est d'être une bonne mère... Tu sais très bien que tu ne serais pas seule a élever cet enfant, tu pourras en confier l'éducation à une nourrice, partiellement, ou totalement. Regarde nous, c'est une nourrice qui nous a élevés, et nous nous portons bien. Et tu serais toujours sa mère pour autant.
Il songea qu'il devait passer pour... Pour il ne savait pas trop quoi, à dire que si Pwyll ne se sentait pas capable d'élever un enfant, elle pourrait toujours le laisser à quelqu'un et être tout simplement la mère de l'enfant sans l'élever.
Pour quelqu'un n'ayant pas de coeur, peut-être.


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Pwyll
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Mar 13 Avr - 16:06

Pwyll resta bouche bée. Puis sa mâchoire se referma. Elle repoussa son assiette, et s'enfonça dans son siège. Elle dévisagea son frère, comme si elle le voyait pour la première fois.
-Ma mère à moi m'a toujours manquée, finit-elle par dire doucement.

La souveraine serra les poings, ses yeux se mirent à lancer des éclairs. La tempête faisait rage sous son crâne. Sa main se referma sur son contrôleur qui prenait une jolie teinte cramoisie.
-Si j'ai bien compris... Tu me demandes d'épouser quelqu'un, et de faire un enfant pour le bien d'une couronne qui m'a rejetée pour que tu sois roi. Je n'ai jamais demandé à être reine, et tu me demandes te donner un héritier au trône. Et en suite de ne pas m'en occuper, mais je serais toujours sa mère... On voit bien que tu n'as jamais connu le moindre amour maternel pour dire une chose pareille.

La colère balaya toute retenue. Pwyll se leva, toisant son frère de haut, une main sur la hanche, l'autre le pointant du doigt.
-Tu me demandes à moi de remplir l'obligation qui TE reviens ! C'est TOI le Roi, pas moi. TU m'as fait reine. A TOI d'assumer TES responsabilités de souverain. Je ne me sacrifierais pas pour une couronne qui m'a pris ma mère ! Quand à ces jeunes et moins jeunes dont tu parles, ils n'ont aucun attrait pour moi. TU es roi, trouve TOI une épouse qui mettra au monde un héritier pour ton maudit trône. Tu me dégoûtes ! Et si j'avais su, je serai partie dès ton couronnement pour vivre libre. Et n'essaies pas de me dire que je ne suis pas raisonnable, que je devrais faire un effort. Je suis fatiguée d'en faire des efforts, de tous ces banquets, et fêtes qui m'obligent à être ce que je ne suis pas ! Tu ne marieras à personne, et je n'aurai pas d'enfant. Ce trône ne m'enlèvera pas le peu de liberté qui me reste !

Pwyll tapa du poing sur la table. Elle sentais les écailles poindre sous sa peau. Furieuse. Elle était furieuse.
"Ils finiront par t'enfermer. Tu dois sortir d'ici. Laisse moi faire. Nous pourrions être libre, et courir dans les plaines, chasser dans les forêts, vivre. Tu en rêves depuis toujours. Laisse moi prendre le rel-" Pwyll fit taire l'eldarin en elle qui s'y mettait aussi.
-Débrouille toi avec tes problèmes de royauté. Ce ne sont pas mes affaires.
Elle repoussa son siège, et quitta le balcon, les dents serrées. Elle entendit Toutou la suivre. Elle claqua la porte des appartements de son frère, et s'arrangea pour le semer. Ce qui n'était pas un problème. Elle devait se calmer, avant de provoquer une catastrophe.
"Mais c'est déjà fait voyons."
Cette fois, elle ne pouvait pas dire qu'elle avait tort. Pwyll avait dans l'idée de quitter le palais, peut être pas définitivement, mais pour un certain temps.





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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Mer 21 Avr - 18:48

Serri avait bien dormi, il avait passé la nuit sur le lit de sa nouvelle maitresse les pattes en l’air et la gueule entrouverte. C’était quand la reine se leva qu’il se réveilla et grogna un peu dérangé…avant de se rouler dans la couverture encore chaude avec un presque ronronnement.
Plus tard Pwyll l’appela, le secoua en agrippant une poignée de fourrure quand il fit le mort. Serri fut bien obligé de se lever. Il la suivit toute la matinée comme un bon toutou garde du corps. Pour un peu il aurait bombé le poitrail avec fierté s’il n’avait pas été vraiment conscient du fait qu’il aurait l’air particulièrement ridicule. Comparé aux autres animaux de compagnie qui se baladaient au palais il faisait un peu…sauvage en apparence. Il opta donc pour s’allonger, les pattes avant étendues devant lui et les oreilles en avant : tout attentif au moindre geste de sa maitresse. Sauf qu’il se mit à s’ennuyer très vite. Quand Pwyll ne profitait pas d’une allée et venue pour lui faire une petite caresse entre les oreilles c’était d’autres qui s’y aventuraient. Serri grondait à chaque fois, les poils de la nuque tout hérissés. Il avait beau s’appeler ‘Toutou’ il n’en avait ni l’apparence, ni le caractère. Sauf avec Pwyll. Et qui il voudrait.

Vint l’heure du déjeuner. Serri tourna autour de lui-même et aboya quand Pwyll l’appela. Il ne se ferrait pas à ce nom, décidément. Mais il ferrait comme si, pour elle. Sararegui les attendait, il lui donna même une petite caresse en même temps qu’un petit compliment sur comment il sentait meilleur et était beaucoup plus beau. Il lui lécha rapidement la main rien que pour ça, au grand dégout du jeune roi qui grimaça de la manière la plus particulière qui soit.
Un gros bol d’eau et un autre de viande l’attendait. Serri vida la moitié de l’eau avant de picorer tranquillement de son bol. Il avait plus d’intérêt pour ce que les deux jeunes gents se disaient que pour sa nourriture. C’était comme regarder un jeu de paume, ses yeux dardaient entre les deux, Sararegui lui lança un ou deux fois un regard étrange avant que leur conversation n’escalade en haut de hurlements. Façon de parler. Serri avait abandonné sa viande, mâchouillant celui dans sa gueule quand on le regardait pour sauver les apparences, mais il avait plus envie de le recracher. Sararegui s’y prenait horriblement mal alors que ça partait d’un bon sentiment, à la base. Mais il ne savait vraiment pas y mettre les mots pour ne pas blesser sa sœur, résultat des courses il la blessait plus qu’autre chose. Et plus ça allait plus Serri sentait ses poils se hérisser, Pwyll dégageait un incroyable puissance plus elle s’énervaient; maintenant il comprenait pourquoi il avait été assigné ici.
La dernière tirade de la jeune femme fut ponctuée d’un coup de poing sur la table si puissant qu’il se demanda comme le chêne massif pu tenir le choc. Elle allait bien trop loin dans ses actions à son goût, mais il ne savait pas comment intervenir correctement sous cette forme. Aussi quand Pwyll partit furieusement Serri darda derrière elle. S’arrêta dans son mouvement et donna un coup de museau dans le bras de Sararegui.

Pwyll ne courrait pas, pourtant il dû galoper derrière elle en glissant sur les sols pour la rattraper. Il fallait qu’elle se calme, et vite. Son odeur était particulièrement entêtante, comme si elle était à fleur de peau. Le loup fonça, droit dans ses jambes, et la renversa dans la cour du palais. Les deux gardes en faction parurent choqués et prêts à intervenir, Serri leur grogna dessus le poil tout hérissé. Puis ronfla par les naseaux et se tourna vers Pwyll.
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Sararegui
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Dim 25 Avr - 21:32

Sararegui s’était attendue à une réaction vive de la part de sa sœur. Mais pas à une tempête de colère furieuse. Il savait qu’il n’avait pas été très diplomate cette fois, qu’il n’y avait pas non plus mit trop les formes, et ça avait été une action délibérée et très risquée. Mais Pwyll ayant beaucoup de mal avec les allusions, le second degré, il n’avait pas voulu qu’elle réponde alors qu’elle n’avait peut-être pas comprit de quoi il parlait. Il avait joué à quitte ou double en utilisant cette méthode… Et il avait tout gagné. Sa sœur le détestait à présent, et le prenait pour un irresponsable sans cœur, et au second plan, mais très loin derrière, il n’y aurait pas d’héritier du coté de Pwyll.
Le regard qu’elle lui avait porté, lui avait fait mal. Et le discours qui l’avait suivit encore plus.
Il ne s’était pas douté une seule seconde, du fait que sa véritable mère lui manque. Lui n’avait connu que l’amour que leur portait leur nourrice, il lui avait toujours suffit et avait toujours été convaincu qu’a Pwyll aussi. Première désillusion. Enfants elle et lui étaient aussi inséparable que s’ils étaient jumeaux, et avec le temps, il avait acquit la certitude que même sans l’être biologiquement, ils l’étaient et avaient envie des même choses, et qu’ils visaient les même buts. Seconde désillusion. La troisième concernait le titre même de Pwyll. Quand on l’avait couronné, il avait réfléchit à sa relation avec sa sœur. Être roi allait impliquer qu’il aurait un emploi du temps souvent chargé, qu’il aurait moins de temps à consacrer à sa sœur, et surtout, qu’ils ne seraient plus sur un pied d’égalité tout les deux.
Alors il avait décidé de partager le trône avec elle, après tout s’il n’avait pas été là ça aurait été elle la reine, et il ne voulait aucune différence entre eux, hormis la différence physique.

Et c’était pour pouvoir conserver cette égalité entre eux qu’il avait voulu que ce soit Pwyll qui se marie et donne au trône son héritier, parce que si Sararegui se mariait, son épouse deviendrait alors officiellement la nouvelle reine, et Pwyll aurait été détrônée et serait devenue, au mieux, intendante. Elle et lui n’aurait pas été égaux.
Mais il s’était planté, et ce sur toute la ligne. Pwyll détestait être reine et tout ce que ça impliquait, banquets, bals, réunions officielles. Il savait qu’elle n’appréciait pas trop, mais il avait juste pensé au fait qu’elle n’aimait pas trop les robes, et les idiots qui tentaient leur chance dès que possible. Elle avait le sentiment d’être prisonnière, et de ne pas être elle. Elle avait même maudit le trône. La question de la nourrice lui donnait l’image d’un frère sans cœur, sans aucun respect pour la vie, voulant simplement transmettre la besogne à quelqu’un d’autre. Il la dégoûtait. Il la dégoutait…
Le souverain déglutit, il était resté figé durant toute l’intervention de sa sœur, même quand celle-ci avait donné un coup de poing à en casser la table, il n’eu aucune autre réaction que celle de regarder sa grande sœur. Un léger coup de museau le ramena pourtant à la réalité. Toutou se précipita à la suite de Pwyll, lui resta encore quelques secondes à regarder la porte par où le chien était sortit. Tjaar montra sa tête rousse par la porte, le regardant de manière inquiète, et ne cessant de jeter des regards vers là où était partie Pwyll.

Le roi avait très bien remarqué les regards que portait Tjaar à Pwyll depuis plusieurs mois, même si cette dernière ne semblait pas l’avoir remarqué –déjà qu’elle ne remarquait pas que la mamie bodybuilder était un peu trop lisse pour être vraie-. Il admirait le fait que l’homme lige sache rester à sa place et qu’à aucun moment ses sentiments n’empiétaient sur son travail.

Sararegui se leva d’un bond, et s’en alla en courant, suivant Pwyll, enfin allant par où elle était allée en espérant la rattraper au plus vite… Pour quoi faire aussi ? S’excuser ? Elle ne voudrait peut-être jamais le pardonner des mots qu’il avait prononcés, et le mal qu’il avait causé serait toujours là, mais il ne voulait pas perdre sa sœur, c’était pour cela qu’il avait accumulé tant de fautes, il voulait au moins tenter de les rattraper…
Une pointe de douleur naquit près de son cœur, devenant de plus en plus grande alors qu’il continuait de courir. Le roi savait qu’il devait éviter les efforts, à cause de ce qui était resté dans son torse lors de la tentative d’assassinat qu’il avait subit, mais là, il n’eu avait cure. Tjaar derrière lui, il arriva dans la cour pour voir un Toutou grondant surplombant sa sœur qui était à terre. Le souffle court, une main agrippant ses vêtements à l’endroit de son cœur, grimaçant de douleur, il se trouva figé pour la seconde fois de la journée.




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Tjaar
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Dim 25 Avr - 21:33

L’homme lige avait été surpris de vois que le roi était encore endormit alors que l’aube pointait. Tjaar avait laissé Sararegui dormir alors, sans vraiment savoir quoi faire le temps que son altesse sorte du sommeil. Il était alors partit assister à l’entrainement de la reine Pwyll. Un ancien de la garde lui servait de partenaire, et avait lutté au mieux pour finalement perdre face à Pwyll. Absorbé par les mouvements de la reine qui se défendait comme une dragonne protégeant ses œufs, l’homme lige en avait presque oublié le roi qu’il avait retrouvé le nez dans les papiers.
Tjaar avait transmit lui-même l’invitation solennel du roi à venir déjeuner sur son balcon à la reine, et à son royal animal de compagnie. L’homme lige ne savait pas trop quoi penser de cet animal. Certes, il était tout doux tout gentil avec la reine, mais il avait remarqué ses grognements et hérissements de poil quand quelqu’un l’approchait de trop près. Il était sauvage, et tôt ou tard, les forêts, l’extérieur, la vie au grand air lui manquerait, et son instinct reprendrait le dessus. Bien sur le brun espérait pour la reine que ça n’arrive pas, elle avait l’air tellement éprise de ce loup, mais il savait qu’il n’y avait qu’une chance sur mille que ça n’arrive pas.

Au déjeuner alors, il alla manger avec les autres gardes. Ils avaient parlés de beaucoup de choses, surtout d’armes, et de femmes, bien sur. Depuis le temps que Tjaar arpentait les couloirs, ils se demandaient tous pourquoi le brun n’avait pas de femme, ou de petites amies pendues à son bras. Tjaar les ignora superbement, et retourna devant la porte des appartements du roi.
Et à peine il arriva qu’il entendit un grand coup frappé sur la table, et Pwyll s’éloigna à grands pas, visiblement plus que furieuse. Toutou lui couru après, et le garde s’attendit à voir le roi faire de même. Il jeta un œil par la porte et le vit regarder l’ouverture, le regard vide, et l’air mortifié. Le garde regarda alternativement la direction qu’avait prise Pwyll, puis Sararegui qui restait simplement là. Et d’un seul coup une tornade de cheveux dorés passa devant ses yeux. Emboîtant rapidement le pas au souverain, Tjaar ne prit même pas la peine de demander ce qui se passait, plus inquiet par le fait que Sara ne devait absolument pas courir. Quand ils arrivèrent dans la cour, le brun analysa rapidement la situation.
Pwyll était à terre, Toutou grondant face à elle, les deux gardes de la porte ne bougeaient pas n’ayant pas l’air de savoir quoi faire, et le roi, main sur le cœur, ne bougeait plus de nouveau.
Le sang de Tjaar ne fit qu’un tour, et il se plaça entre le loup noir et la reine, main sur son épée un peu découverte, près à s’en servir contre le loup s’il le fallait.




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Pwyll
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Dim 25 Avr - 23:30

Pwyll fut taclée par... Toutou.
Surprise, elle perdit réellement l'équilibre, et se ramassa face contre terre, dans les gravillons de la Cour royale, sous les yeux médusés des gardes, qui n'avaient pas vraiment tout compris. Sa colère retomba, pour laisser place à la confusion. Elle s'était fait mal. Le poignet qui portait son contrôleur était douloureux. Son coude aussi. Et la douleur résonnait un peu dans ses genoux, et surtout dans ses paumes, sur lesquelles elle s'était rattrapée.
Toutou grogna. Pwyll se secoua, elle leva la tête. Ses yeux croisèrent ceux du loup. Elle y lu comme du reproche ? Ou de l'énervement ? De l'exaspération ? Elle cligna des yeux, et cette fois, elle avait vue sur les bottes de Yozak. Son poignet lui faisait mal. Elle se redressa, grimaçant de douleur. Quand elle posa son regard sur son avant bras, elle vit les écailles grises aux reflets rouges qui commençaient déjà à former une armure impénétrable. Sa main était recouverte entièrement, et son coude commençait à l'être. Son bracelet s'était intégré dans l'armure, la pierre rouge flamboyait toujours, signe que le contrôleur fonctionnait toujours. Pourtant, les écailles percèrent au dessus de son coude, la faisant frémir et gémir de douleur.
Elle se plia sur elle même, à genoux sur le sol. Elle savait que l'armure d'écailles commençaient à pousser ailleurs. Elle ferma les yeux, cherchant à se contrôler, quand un nouveau pic de douleur l'en empêcha.

Pwyll rouvrit les yeux pour voir son frère, qui grimaçait de douleur, la main sur le cœur. Ce fut la douche froide. Les écailles ne disparurent pas, mais leur avancement cessa immédiatement. Sararegui ne devait pas courir, ni même forcer. Depuis la tentative d'assassinat, ses médecins lui avaient interdit les gros efforts. Pwyll était là pour suppléer, la force n'était alors pas un problème. La souveraine se chargeait de la partie physique, elle participait aux tournois, et remportaient bien souvent la partie.
-Sara !
Voir son frère dans cet état la ramena à la réalité, et sa colère s'envola. Elle se remit sur ses pieds, et sans trébucher, et malgré son bras dragonnifié, Pwyll se précipita pour l'aider. La mort dans l'âme, elle releva son frère, dont la main se crispait sur sa poitrine.
-Tu sais bien qu'il ne faut pas que tu fasses trop d'efforts... Tu...

Elle secoua la tête. Son frère était pratiquement aussi grand qu'elle, mais elle n'eut aucun mal à le soutenir. C'était de sa faute s'il avait mal. Elle s'était emportée, inutilement. Son père aurait sans doute aimé qu'elle assume sa royauté. Et sa mère... sa mère aurait sans doute voulu la voir avec des enfants. Mais surtout, ni l'un ni l'autre n'auraient voulu ce qui arrivait maintenant.
Pwyll pouvait sentir le cœur de Sararegui qui s'emballait. Sa respiration difficile, elle l'entendait. Elle le fit rentrer, et s'assoir sur un des bancs qui jalonnaient l'entrée gigantesque du palais creusé dans la roche.
-Je... je suis désolée, c'est à cause de moi que tu... Respire doucement, ça va passer, il suffit de calmer ton rythme cardiaque.
Pwyll ne cacha pas sa main écailleuse, mais si lisse. Elle évita pourtant de toucher son frère avec. Peut être comprendrait-il pourquoi elle ne voulait pas d'enfant ? Elle était déjà incapable de se contrôler, elle ne voulait pas transmettre un tel fléau à ses enfants.
C'était sans doute ça, la véritable raison. Ou peut être sa lâcheté ? Pwyll était effrayée par tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un amour qui n'avait rien de fraternel, ou lié à l'amitié. Elle fermait les yeux, se contentant de faire l'autruche, et de se comporter comme la dernière des cruches, faisant croire à tout le monde qu'elle était assez bête et naïve pour ne rien voir.
Avec ce qu'elle avait hérité de sa mère, c'était impossible. Ses sens constamment aiguisés lui permettaient de tout deviner, ou presque, de sentir, de flairer... L'intelligence de sa moitié dragon, eldarin, ne lui laissait souvent aucun répit. Elle ne voyait pas forcément le monde de la même façon. Les dragons n'avaient pas le même humour et les même conceptions que les deux pattes.




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Sararegui
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Lun 26 Avr - 23:17

La respiration difficile et rauque, Sararegui ne lâcha pas pour autant le loup des yeux, jusqu’à ce qu’il voit Yozak se mettre entre lui et Pwyll, prêt à servir de bouclier humain à la reine si l’animal faisait autre chose que grogner. Une nouvelle pointe de douleur lui fit mettre un genou à terre pendant qu’il se repliait sur lui-même. Chaque battement de son cœur lui donnait l’impression qu’un millier d’aiguilles brûlantes se plantaient dans son muscle qui battait de plus en plus vite, n’arrivant pas à se stabiliser. Mordant l’intérieur d’une de ses joues, il essaya de se concentrer sur cette douleur là, pour se calmer. Il jeta un œil rapide vers sa sœur qui semblait souffrir elle aussi. Le souverain s’en inquiéta, Pwyll n’avait jamais mal, même durant les entraînements les plus intensifs auquel il avait pu assister, elle n’avait jamais eu l’air de souffrir, en tout cas pas à ce point.
Ses yeux se fermèrent alors que de nouveau, un poignard sembla transpercer son cœur. La voix de sa sœur résonna, et il pu la sentir le soutenir. Il s’agrippa d’une main à elle, et la laissa le guider jusqu’à un banc où il s’affala.
De la sueur glacée coula sur ses tempes, lui se concentrait sur sa respiration, et sur la voix de sa sœur. Calmant sa respiration, et commençant à maîtriser les battements de son cœur, il rouvrit les yeux. Il vit une main et un bras écailleux à la place du bras droit de Pwyll. Il n’avait pas eu une hallucination quand il avait regardé quand elle le transportait vers le banc. Il n’arrivait pas à détacher son regard de ce qu’il avait sous les yeux. Il n’avait aucune idée de ce que c’était, de ce que ça faisait là, sur sa sœur, de ce que c’était… Son cœur reprit doucement sa course folle. Clignant fort des yeux pour qu’ils ne restent pas sur ça, Sararegui regarda alors les yeux de sa sœur.

Bien sur qu’il voulait savoir ce que c’était que cette chose sur son bras, si c’était la cause de sa douleur tout à l’heure, si c’était nouveau, une maladie, ou quelque chose qu’elle avait toujours eu et donc qu’elle lui avait caché. Mais avant de lui faire subir un interrogatoire, il avait des excuses à faire, et qui passaient en priorité…
-C-C’est moi qui m’excuse, pas toi… Je n’aurais pas du te dire, toutes ces choses… P-pas comme ça, j’aurais du tout t’expliquer, tout… Ce que je pensais. Avant de…
Soufflant doucement avec la bouche, il laissa sa tête se renverser en arrière. Cette fois ça commençait à aller mieux, le cœur ralentissait doucement, et ne faisait que quelques pointes de temps en temps, quand il avait de nouveau l’image du bras métamorphosé de Pwyll.
-Je ne savais pas… Que tu détestais être reine, et que ta mère te manquait… Tu ne me l’avais jamais dis, sinon j’aurais, j’aurais annulé ce que j’avais fais. Depuis longtemps… Et je ne t’aurais jamais imposé, tout ça… Je pensais… Juste les idiots qui te tournaient, autours qui t’ennuyait… Pas que tu pensais être… Dans, une prison… Obligée d’être une autre. Je suis désolé, vraiment.
Le cœur avait reprit son rythme normal, et tout le corps de Sararegui se relâcha. Des larmes s’écoulèrent de ses yeux, bloquées par la crispation générale du souverain, évacuant les restes de douleur.

Secoué de très légers soubresauts évacuant en totalité la tension qu’il avait eu, Sararegui releva la tête pour regarder sa sœur dans les yeux, même s’il y voyait un peu flou.
-Je voulais juste, qu’on reste toujours ensemble, pareil, pas l’un souverain et l’autre simple intendant, ou même rien. J’avais peur que ça finisse par nous séparer de ne plus être sur un pied d’égalité, mais c’est l’inverse, c’est ce que j’ai fais qui a donné ce qui vient de se passer.
Il prit la main –celle qui était normale, bien sur- de sa sœur dans les siennes.
-Je t’en prie, reste. Je te retirais ton titre de reine si tu le veux, je te nommerais simplement intendante, ou ce que tu voudras peu importe. Tu n’iras plus jamais dans les bals et les baquets comme ça. Je ne t’obligerais jamais à te marier, ni a avoir des enfants, surtout pas pour la couronne. Je veux juste, qu’on ne soit jamais séparés, même si je dois changer toutes mes habitudes pour ça. Je te demande juste de rester toujours près de moi…


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Pwyll
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Ven 21 Mai - 18:12

Pwyll tenta de dissimuler son bras, c'était peine perdue, le tissus de sa manche n'était plus que des lambeaux jaunes. Dommage, elle aimait beaucoup cette veste. Elle regarda son frère se calmer. Elle pouvait voir le rythme cardiaque rien qu'en regardant son cou. La veine pulsait, ralentissant un peu. Elle soupira de soulagement. Dans la cour, Toutou et Yozak se regardaient en chien de faïence, et finalement, le garde du corps fit demi-tour, pour venir les rejoindre. Elle écouta ce que son frère disait, elle allait lui demander d'arrêter de parler, mais... Ce qu'il disait, c'était important. Et pourtant, elle baissa tristement la tête. Il ne comprenait pas. Il ne pourrait jamais comprendre ce qu'elle ressentait. Il n'avait pas cette moitié sauvage qui réclamait de grandes étendues à corps et à cris, qui parfois prenait le dessus. Si elle en envoyait dans le décor, c'était parce qu'ils étaient faibles, sa moitié dragon refusait d'être courtisée par quelqu'un de faible, qui ne saurait pas lui tenir tête.
Et il ne pourrait pas comprendre. La preuve, ce qu'il disait montrait qu'il n'avait pas compris. Pwyll devrait sans doute tenter de lui expliquer... mais là encore, il ne pourrait pas saisir totalement ce qu'elle pourrait lui dire. Il la regarderait comme si elle venait de lui raconter une jolie histoire, comme bien souvent, parce que pour lui, elle restait sa soeur, un peu simplette. Seulement, elle était loin de l'être, elle masquait ce qu'elle percevait, fuyant cette moitié à l'acuité trop élevée pour elle...
"Ah bien... tu commences à comprendre." Pwyll s'énerva, et cria un : "oh vous ta gueule" mental qui fit fermer son clapet à l'eldarin qui eut un sursaut de surprise.

Elle releva la tête, et s'assit à coté de son frère. Pwyll soupira.
-Tu ne comprends pas Sara. Je ne voudrai pas non plus du titre d'intendante, et on prendra ça pour une punition. Malgré tout ce que tu pourrais fournir comme explication. Et peu importe que tu sois roi ou mendiant, tu restes mon frère, peut importe le titre qu'on porte. Si j'avais pu choisir, je serais partie voir le vaste monde. On... on ne pourra pas toujours être ensemble. Tu le sais. Je ne pourrai pas toujours rester près de toi. C'est égoïste ce que tu me demandes là.
Il était sans doute temps d'être honnête. Elle lui colla son bras écailleux sous le nez, consciente des efforts qu'il faisait pour ne pas le voir.
-Voila ce que je suis Sara, comme ma mère. Voila pourquoi je ne veux pas d'enfant, ni même d'un... époux, Pwyll cracha presque le mot, ce que je suis m'empêche de faire ce que toi tu as voulu que je fasse. Je ne me maitrise pas. Je vais semblant de ne rien voir, de ne rien comprendre, pour repousser ce que je devrai être. Ni toi ni moi ne pouvons changer ce que nous sommes. C'est comme ça.
Pwyll eut un léger sourire, un peu désabusé.
-On me prend pour une idiote, même toi, et ne dit pas le contraire. Mais je me prive de quelque chose, pour éviter d'être... de voir trop de chose justement, d'en entendre trop. Je peux par exemple, savoir quand les gens mentent, rien qu'à leur odeur... Tu ne peux pas savoir à quel point c'est difficile.
Elle serra la main qui était dans la sienne.
-Je ne veux pas non plus te faire de mal, ou te causer de la peine. Et je ne peux pas abandonner tous ces gens qui comptent sur moi. J'ai des responsabilités dont je n'ai pas voulu, mais cela fait des années que je m'en accommode, je peux pas laisser tout ça. Tu es incapable de soulever une masse d'armes, et moi de comprendre un traité de politique. Nargothrond fonctionne parce que... parce qu'on est deux. Enfin j'espère. Je ne veux pas non plus dire que je suis aussi importante que toi. Des muscles il y en a pour me remplacer.



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Tjaar
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Sam 29 Mai - 23:27

Le loup et lui se regardaient, se jaugeaient. L'animal était tendu et le regardait tout crocs dehors, lui était certes sur la défensive, mais pas aussi tendu que l'animal, lui faisant comprendre qu'il ne faisait que défendre ses souverains. Finalement, le loup se détendit visiblement, et Tjaar retourna auprès des souverains. L'animal n'avait plus l'air d'humeur à sauter sur qui que ce soit et à attaquer, et lui même n'avait pas non plus envie de passer toute la journée à le regarder. Surtout si la bête s'était calmée. Sararegui s'était sentit mal, il avait pu entendre son souffle d'ici, mais aussi que la reine était allé à sa rescousse et l'avait aidé.
Il retrouva Pwyll qui s'occupait de Sararegui, qui avait retrouvé un peu de couleur et qui semblait bien moins crispé que tout à l'heure. L'homme lige souffla un peu, il avait eu quand même assez peur pour le blond qu'il connaissait depuis l'enfance, et qui ne pouvait plus faire de gros efforts par sa faute.
Il pu entendre tout ce que Sararegui disait et comprenait alors tout ce qui s'était passé avant. Le roi avait décidé de parler du fait qu'un héritier manquait au trône, et avait visiblement demandé à Pwyll de "s'en charger" grossièrement parlant. Plus d'une fois alors que le roi était occupé à lire, et à lui parler en même temps sans pour autant mélanger sa lecture et sa conversation, il lui avait fait par du fait qu'il ne désirait pas de marier, de peur de perdre Pwyll et leur égalité. Il n'avait rien dit, mais pensait que la réction de la souveraine ne serait pas de dire "oui, d'accord" ou même "quelle merveilleuse idée", mais Sara ignorait qu'elle était plus complexe qu'elle laissait paraître.

Le roi avait tendance à penser à sa soeur comme la fillette qu'elle avait été, à vivre avec le passé, et donc à avoir beaucoup d'habitudes qu'il répugnait à changer.
Et Tjaar pu égalment remarquer que si le souverain essayait de se ratrapper, il n'y arrivait pas, en voyant la tête atristée de Pwyll, l'homme lige eu un pincement au coeur, pour la soeur qui n'était pas vraiment comprise par Sararegui. Lui même ne devait pas totalement comprendre ce qu'elle voulait, même s'il savait pour ce qu'elle était au fond d'elle, il ne pouvait pas ressentir ce qu'elle ressentait, mais il se doutait que cette part d'elle voulait pouvoir faire ce qu'elle voulait, et ne pas être coincée entre quatre murs et un protocole.

Et elle le lui expliqua, lui parlant de sa demande égoïste, et lui montrant ce qu'il ne voulait visiblement pas voir. Le blond avait l'air prit au piège face à ce bras. Et lui resentit un resserrement dans sa poirtine quand la brune cracha presque le mot époux.
Et avec ce qu'elle disait, il n'avait pas beaucoup de doute sur le fait qu'elle sache des choses, que beaucoup de gens ne pensaient pas qu'elle pouvait savoir. Elle avait beau dire, elle parlait plutôt bien, expliquant les choses clairement, Tjaar se plaça de coté, se poster juste devant eux les perrtuberait sûrement, de sa place, il pouvait tout voir, mais ne se borna qu'à ses yeux, ses yeux bruns, brillants et beaux...


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Sararegui
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Sam 26 Juin - 16:49

Sararegui écouta sa soeur lui expliquer comment elle, voyait les choses. Il comprit également qu'il faisait encore fausse route, et qu'il la connaissait bien moins que ce qu'il aurait cru. Pour lui, elle était sa grande soeur, avec un coté très simplette sur les bords, capable de mettre au tapis pas mal de gardes lors des entrainement, et n'aimant pas les avances des nobles lors des bals. Pwyll souligna le fait qu'il était égoiste de demander à ce qu'ils restent toujours ensemble, car ils ne le seraient pas à jamais. Lui aurait voulu que ce soit le cas, étrangement, l'inconstance et le changement, étaient deux choses qu'il n'aimait pas du tout. On pourrait presque parler de peur. L'élément de prédilection de sa mère, était quelque chose qu'il ne voulait pas posséder.
Quand elle lui mit son bras sous le nez, Sararegui ne pu rien faire d'autre que de le regarder. Il n'arrivait pas à voir ce bras comme faisant partit intégrante de sa soeur. Il n'avait jamais vu ça sur elle, pas d'écailles, de griffes, comment avait-elle pu cacher quelque chose d'aussi évident. Sauf s'il avait refusé de voir, ce qui n'était pas impossible.

Tjaar se plaça à coté d'eux, et malgré ça, il n'arrivait pas à se sentir autre chose qu'un enfant ayant dit n'importe quoi à une fille de sa classe, et l'ayant blessé, pour ensuite se prendre toute la vérité à la figure. Sauf que c'était plus qu'une amie de classe qu'il avait blessé, et que pour tout avouer, il ne savait pas quoi répondre. Tout était dit, sur un ton calme, mais une gifle lui aurait fait le même effet. Il trouva la politique bien plus simple que de répondre à sa soeur.
Sauf quand elle eu finit sa phrase après lui avoir serré la main, là il se redressa, et la regarda comme si elle avait dit la plus grosse bêtise du monde.
-Physiquement peut-être, mais Nargthrond ne fionctionne que parce que c'est nous deux qui la dirigeons oui. Si quelqu'un d'autre prenait ta place, ou quelqu'un la mienne, ça ne fonctionnerais pas aussi bien. C'est parce qu'on s'entend bien et qu'on se comprend-Comprenn... Que ça fonctionne. On forme une bonne équipe.

Il avait faillit dire, comprennait, mais il ne pensait pas que cette discussion, ou petite dispute -peut importe le nom-, change beaucoup de chose tout deux même. Ce n'était pas parce que sa soeur venait de lui avouer qu'elle voyait plus de chose qu'elle le laissait paraitre, et qu'elle avait une partie d'elle écailleuse presque incontrôlable, que d'un seul coup, l'un et l'autre n'arriveraient plus à s'entendre, à se parler. Il y aurait sans doute des changements, surtout venant de lui, mais pas plus... Pour l'instant.
Sararegui soupira et ferma les yeux. Une grande fatigue s'abattit sur lui. La crise était passée, totalement, et les efforts l'ayant ammené à la faire, et à la calmer, faisaient que son corps réclamait du repos.
-Je ferais mieux, d'aller me reposer...


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Pwyll
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Lun 5 Juil - 12:02

-Bien sûr, je suis désolée de t'avoir fait du mal.

Pwyll se redressa, et laissa son frère se lever du banc où elle l'avait fait s'assoir. Les gardes avaient vu son bras également. Les écailles étaient toujours là, brillantes, rappel constant de ce qu'elle était véritablement. Un grand vide s'abattit, alors qu'elle regardait le dos de son frère, qui s'éloignait pour se rendre dans ses appartements.
Elle resta debout jusqu'à ce qu'il soit hors de vue. Accompagné par un garde, prêt à le soutenir, ou chercher de l'aide si Sara avait de nouveau une crise.
Le vide qu'elle ressentait, était dû à cette étrange impression que... elle ne pouvait pas faire marche à arrière maintenant. Au moins, il connaissait son secret. Comme tout le palais demain.
Elle se laissa tomber sur le banc, un soupir s'échappant de ses lèvres. Finalement, ça avait été plus facile, que s'il l'avait appris autrement. De manière plus brutale, en la voyant complétement transformée.

Les yeux de Pwyll se posèrent son avant-bras complétement transformé. Elle regarda ses griffes sortirent, puis se rétracter. Un mouvement naturel, qui avait le bruit d'une épée qu'on dégaine, ou rengaine dans un fourreau. Un bruit un peu métallique. Les écailles étaient son armure. Grises, anthracites même, avec des reflets pourpres. Son bras redeviendrait humain quand... quand elle serait calmée pour de bon. Parce qu'il lui semblait que son frère avait du mal à se faire à l'idée que c'était comme ça. Et qu'il faudrait peut être, à l'avenir, éviter de la prendre pour une gamine.
La souveraine se frotta le front, avec sa main griffue. Pour l'instant, cet incident lui permettrait de se maitriser un peu mieux. Son autre moitié cesserait peut être de la harceler pour qu'elle mange des gens, et sème la terreur et le chaos. Elle se demanda comment sa mère avait pour supporter ça ? Pwyll songea tristement qu'à la fin, elle n'avait rien supporter du tout sans son père. Un étrange sentiment de rage s'empara d'elle. Pwyll l'étouffa aussitôt, avant que d'autres écailles ne fassent leur apparition.
A coté d'elle, Tjaar n'avait pas bougé. Elle leva la tête vers lui. La jeune femme grimaça comiquement.

-Tu crois que j'ai été un peu trop... dure ? Abrupte...

Son regard se porta sur le couloir où Sararegui avait disparu. Pwyll se demanda si cette vision n'annonçait pas quelque chose. Du fond de ses tripes, elle sentait que si. Que ce qu'elle venait de voir était annonciateur.

-Mais... il ne voit jamais rien. Et ne conçoit pas les autres de la même façon que moi. Quand nous étions petits, ni lui ni moi n'aurions songé que nous pouvions être si différents. Nous pensions que rien ne pourrait nous séparer. En grandissant, je me suis aperçu que ça n'était qu'un rêve. Une illusion d'enfant. Pas lui... on dirait. J'ai peur d'être trop brutale, mais...



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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Jeu 8 Juil - 18:37

Serri n’avait pas bougé, il avait simplement laissé le garde brun -Tjaar- s’immiscer entre Pwyll et lui. Il s’était posé sur son arrière-train et avait ronflé par les naseaux comme s’il trouvait tout ce remue-ménage vraiment trop extrême. Puis le battement frénétique d’un cœur emballé le fit se lever et pointer du nez d’inquiétude. Pwyll n’avait pas regagné tout contrôle comme il l’avait espéré, mais suffisamment pour ne pas se transformer complètement. Et Sararegui semblait sur le point de s’écrouler.
Le loup assista à la confrontation du frère et de la sœur de la même façon que Tjaar, aux pieds duquel il se posa, en silence. Il garda son rôle de toutou jusqu’au bout en se grattant derrière une oreille avec une patte arrière, et laissa sa langue dodeliner hors de sa gueule ouverte. Mais il écoutait attentivement quand même.

Serri s’avança une fois que Sararegui fut parti, suivi par une ribambelle de gardes aux aguets. Sans réellement capter l’attention de la souveraine il poussa son nez sous sa main griffue et y frotta sa tête, content pour le moment de se laisser caresser pour l’aider à se calmer, et se contrôler. Quelle sophrologie ! Il garda néanmoins un œil brun liquide sur l’homme lige en s’allongeant, l’air porta jusqu’à son nez son odeur musquée mélangée à celle du fort et simple savon qu’il utilisait. Et celle à peine palpable de son désir qu’il n’arrivait pas à masquer avec son professionnalisme.
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Ven 9 Juil - 22:22

Sararegui avait choisit une méthode de replis qui ne pouvait se discuter, car vraie -même si elle l'arrangeait certainement-. Un des gardes qui étaient postés à l'entrée c'était avancé sur un signe de l'homme lige, et accompagnait donc le roi jusqu'à sa chambre. On ne savait jamais quand le roi referait une crise à la suite de celle qu'il venait d'avoir, en général il en avait une autre peu de temps après. Ses médecins devaient déjà être convoqués par l'autre garde qui était en faction. Tjaar soupira. Même si la méthode était un peu radicales, il valait mieux qu'il l'aprenne maintenant pour sa soeur. L'homme lige avait dit à la reine de lui en parler avant -en fait, dès que lui même fut au courant de la situation- mais elle n'avait pas voulu.
Le temps passant, le roi était resté bien ancré dans son envie de réalité, celle qu'il avait connu autrefois, et aujourd'hui la chute avait été rude. Mais le brun ne s'en faisait pas trop, une fois le chos de son roi passé, ce dernier ferait sûrement tout pour tenter d'allier ses habitudes à ce qu'il venait d'apprendre. Enfin il l'espérait. Pour détendre l'atmosphère, il sourit sincèrement à Pwyll qui l'avait regardé avec une grimace.
-Je ne pense pas, non. Il valait mieux comme ça, aujourd'hui, que bien plus tard, et parce que tu n'aurais pas pu en supporter plus. Je suppose que tu sais que si tu avais essayé de le lui dire calmement, il aurait eu beaucoup de mal à te croire.

L'homme lige regarda rapidement Toutou, gentiment allongé, la tête sous a main griffue de la reine. L'animal avait du comprendre que ce n'était plus vraiment le moment de grogner et gronder, et que Pwyll n'était pas une menace -c'est ce qui avait du le pousser à agir comme cela. Le brun alla s'assoir à coté de Pwyll, là où s'était tenu Sararegui quelques instants plus tôt. Il la regarda dans les yeux.
-Il fallait qu'un jour ou l'autre, il soit mit au courant. C'est ton frère, il t'aime, tu l'aime aussi, chacun d'entre vous, vous vous ètes efforcé de vous conserver. Son moyen était de ne rien changer au passé, le tien était de l'encourager passivement dans cette voie pour lui cacher ce qu'il y a en toi. Tu n'es pas brutale, simplement réaliste. Enfin, c'est mon avis.

Il posa une main sur l'avant bras lisse et écailleux de Pwyll, tout aussi naturellement que si sa main avait étéit rose et en peau. Il avait depuis longtemps accepté cette partie sauvage de sa souveraine, qui faisait totalement partie d'elle, même refoulée très loin à l'intérieur.
-Tu ne lui a pas fait de mal.
L'homme lige eu une rapide expression mélancolique alors qu'il se rappelait des paroles de sa souveraines, et surtout d'un passage ou elle avait craché d'une manière mauvaise un mot. Puis il sourit un peu plus joyeux.
-Vois le bon coté des choses, les bals et les banquets ne seront peut-être plus obligatoires pour toi. Ou s'ils le sont, les nobles arrêteront de te touner autour.


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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Jeu 2 Sep - 16:41

Serri n’avait aucune envie de bouger, Pwyll lui grattouillait le haut de la tête de manière distraite. Sür, il aurait préféré qu’elle s’adonne vraiment au plaisir partagé d’une bonne séance de calin et de gratouilles mais la dispute et par conséquent le sujet de la conversation qu’elle tenait avec Tjaar l’empêchait de se détendre, et aussi de retrouver l’apparence humaine de son bras. Serri toussa, sa langue dodelinant ensuite hors de sa bouche de manière très lasse, il était complètement avachi sur le sol et il n’avait pas la moindre envie de bouger, même s’il savait qu’il allait le devoir.
Avec un autre bâillement le loup se leva, et entreprit de s’étirer. D’abord en étendant ses pattes avants devant lui et s’accroupissant, ensuite en avançant un peu et étirant ses pattes arrières derrière lui. Il se retourna ensuite vers sa maitresse et lui mit le museau sous la main, sans trop de succès. Il aurait bien roulé les yeux au ciel, mais anatomiquement parlant c’était impossible pour le grand canidé qu’il était. Il procéda à faire de même avec Tjaar, un peu surprenant mais son motif était bien moins innocent que quelques demandes de câlins. Il ouvrit légèrement sa gueule et happa la main libre du soldat, sans y enfoncer les dents, mais en bavant allègrement dessus, avant de prendre ses pattes à son cou bien sûr.

Serri galopa à l’intérieur du palais langue pendant hors de sa gueule, celle-ci fendue d’un rictus très canin. Il vola dans les jupes de quelques servantes ça et là, juste pour le plaisir bien-sûr et s’arrêta seulement une fois arrivé aux portes des appartements de Pwyll. Sauf si on fermait les portes à clé, il passait partout, et cette fois ne fut pas une exception. D’un coup de patte bien placé et ouvrit la porte et la poussa avec le bout de son nez. Ses jouets, autrement dit sa balle, son bâton et son bout de corde, avaient soigneusement étés placés à côté de son tapis -il avait dédaigné le panier- par une servante méticuleuse. Serri s’empara du bâton et repassa par la porte, la refermer étaient vraiment casse-pieds par contre, il pourrait y passer un bon moment et ça se solderait très certainement par de nombreux échecs. Serri se posa sur ses fesses, laissa tomber son bâton et aboya. Plusieurs fois.
Une servante fit irruption très vite, tentant de le faire taire par des ‘vilaine bête’ et des ‘vas-tu te taire’ avant de voir la porte ouverte de la chambre de sa maitresse et de le regarder curieusement. Puis elle secoua la tête et referma fermement la porte en lui disant qu’elle ‘ne comprendrais jamais cet animal’ et ‘pourquoi elle lui parlait puisqu’il était peut-être plus intelligent qu’un autre mais pas tant que ça’. Serri récupéra son bâton en secouant sa grosse queue touffue et lui passa délibérément dans les jambes pour la faire trébucher. Si seulement ils savaient !
Il fit le sens inverse en galopant encore une fois, et une fois arrivé dehors se rua vers Pwyll et Tjaar. Serri laissa tomber le bâton devant les pieds de Pwyll, et chouina un peu pour indiquer son envie de jouer. Sûr il aurait préféré chasser du gibier, mais le bâton ferrait bien l’affaire. Et ça changerait peut-être les idées de la jeune reine pendant quelques temps
.
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Pwyll
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MessageSujet: Re: Discussion en terrasse   Jeu 2 Sep - 22:41

-Dommage... C'était assez drôle de les jeter, et de mesurer la distance entre chaque lancers.

Pwyll avait dit cela avec le plus grand sérieux. En vérité, elle n'attendait que ça, que ses jeunots ou vieux péquenots viennent, lui tournent autour, jusqu'à ce qu'elle soit assez énervée, pour les jeter. C'était drôle de les voir tous chamboulés, et renversés, tentant vainement de se relever. Le dernier, "salade de fruits" avait été le plus drôle, avec son habit à la mode certes, mais de quelle époque ? Elle eut un léger sourire, à mi-chemin entre le sourire carnassier d'alligator, et celui malicieux du chat.
Elle regarda Toutou faire des siennes, riant de bon coeur, en entendant les servantes crier sur le passage du chien-loup. Pwyll disait que c'était un chien-loup, pour éviter de faire peur aux membres les plus craintifs du palais, en réalité, Toutou ressemblait juste à un gros loup mal léché. Il adorait se rouler dans la poussière, et se secouer sur les bottes de Tjaar. Il semblait que le loup avait un truc qui le poussait à se montrer parfois odieux avec le capitaine de la garde.

Pwyll attendit qu'il revienne. S'il revenait, elle ne savait jamais vraiment ce qu'il faisait, et où il allait. Elle réfléchit un instant, à ce qu'avait dit Tjaar. Elle eut un autre sourire, un peu désabusé.
-Tu dis : c'est ton frère, il t'aime. Comme si... Comme si le fait qu'il soit mon frère, suffisait pour qu'il m'aime. J'ai trouvé ça drôle. Il aurait pu me détester, et moi aussi, contenu de ce qui s'est passé à sa naissance. Enfin, notre père a fait en sorte que ça n'arrive pas. Et j'en suis heureuse.

Pwyll cligna des yeux. Et cette fois, son sourire habituelle réapparut. Elle se dandina un peu sur le banc. Les écailles disparurent progressivement, son avant-bras redevenant lisse. Elle regarda le processus, toujours fascinée. C'était génétique. Mais aucun scientifique n'expliquait comment des écailles, toute une armure, pouvaient sortir de sous une peau lisse. La magie de la race Eldarin. De la magie de dragons. Tout en regardant son bras redevenir normal, elle se demanda à voix haute.
-Je devrais peut être l'appeler autrement que Toutou... ?

Le susnommé déboula, ses griffes raclant le sol, bâton dans la gueule, pour mieux le couvrir de bave.
-Toutou !
Le bâton atterrit à ses pieds, et sans attendre, la souveraine se leva, et le lança de toutes ses forces. Autrement dit, le projectile décolla de sa main, pour s'envoler, décrivant un superbe arc de cercle, vers le milieu de la Cour du palais. Le chien démarra au quart de tour, tellement vite, qu'il fit un peu de surplace, pour finalement foncer, manquant de rentrer dans une patrouille de gardes. Pwyll bien campée sur ses jambes, s'attendait à un retour en force de Toutou.



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