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 Dans les rues.

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MessageSujet: Dans les rues.   Ven 30 Oct - 20:55

J'étais revenu quelques fois dans l'auberge d'Hitokage, où j'avais fait escale il n'y a pas si longtemps. Mais comme d'habitude je ne m'étais pas attardé, ratrappé très rapidement par la culpabilité de profiter de la gentille aubergiste, et de Tresse noire, qui s'était avéré un peu plus chaleureux qu'au premier abord. Je me sentais si coupable, que quand j'étais dans ma forme normale, je n'osais pas entrer et j'emmenais ceux qui me payais, dans une autre auberge. Je ne me sentais pas assez hypocrite pour jouer le nouveau venu dans l'auberge, et sourire à la propriétaire, comme si de rien était. J'avais pas mal économisé, faisant une croix sur les vêtements, et sur certains produits un peu trop luxueux à mon goût comme les potions de préventions pour certaines maladies, et j'avais laissé un peu d'argent à Skye, près de la coupelle de crème qu'elle me laissais dans la cuisine pour quand je revenais d'une "promenade".
Et j'avais aussi fait quelques réserves, de mon addiction. Je savais que dans toutes les villes, y comprit celles du nord, je trouverais quelqu'un en vendant, mais souvent, dans le nord, ils ne s'affichaient pas en plein jour et à tous le monde, alors j'en avais acheté d'avance à Cemenwin lors d'une halte de deux semaines. J'espérais trouver un revendeur rapidement à mon arrivée, ou un ou deux jours après.

A chaque temple croisé, qu'il soit plus tourné vers le coté sombre des dieux, ou vers la lumière, j'avais envie de courir à l'interieur et de me jeter aux pieds des prêtres pour qu'ils me débarrassent de mon addiction à la drogue, de cette chose qui, je le savais parfaitement, me rongeait de l'intérieur et finirait par me tuer... Je n'avais pas encore fait d'overdose, mais plus d'une fois, j'ai vu des gens de la rue comme moi, en mourir. Et même si ma vie n'était pas la meilleure du monde, je voulais vivre, pour la rendre meilleure, et être un jour, fier de moi même, de ce que j'étais. Mais j'étais aussi trop faible et lâche pour m'engager pleinement dans cette voie, je ne voulais pas souffrir du sevrage, et surtout, je voulais garder l'illusion que m'offrait chaque prise, celle que mes problèmes, ma vie pourrie, ne l'était pas tant que ça, et que je me sentais léger.
Mais comme d'habitude, j'essayais timidement dans mon coin. Je n'en avait pas pris depuis avant hier, et je savais que bientôt j'en aurais de nouveau besoin.
Quand j'étais sorti de la grande caverne, la blancheur de la grande citée qui s'offrait devant mes yeux me fit presque mal aux yeux. Mêlé à la foule sans vraiment lui ressembler avec mon manteau blanc avec une sorte de fausse fourrure noire cousue au col, passant par la boutonnière et finissant sur l'ourlet du bas, sans compter au bout des manches, j'observais autour de moi. J'avais l'intention de faire comme d'habitude, de trouver un endroit sur pour on sac, puis de visiter la ville, pour trouver là, où je devrais aller, pour me faire de l'argent. Un manque se fit entendre dans mon esprit, et mes mains commençaient à trembler.

Je ne regardais pas vraiment devant moi, cherchant plus un coin sombre, une ruelle discrète où aller, tout en me dégoutant moi même de ma pitoyable absence de résistance. Et c'était alors que j'avais la tête tournée, que je me pris de plein fouet quelqu'un qui, au vu du choc, devait courir. Aterrissant rudement sur mon arrière train, je me pris par la suite celui que j'avais percuté, en pleine figure. Visiblement, il n'avait pas réussit à ne pas tomber.
On devait avoir l'air malin, moi couché par terre, ayant assez mal aux fesses, mais surtout aux omoplates et à l'arrière de la tête, avec quelqu'un de couché sur moi. Ouvrant un oeil, je put aisément remarquer une masse de cheveux noirs légèrement ondulés, et qui appartenaient à un homme qui, même couché, était bien plus grand, et musclé que moi.
J'essayais de me sortir de sous lui, tentant de ne pas trop grimacer en sentant des élancements violent à l'arrière de ma tête, et surtout de ne pas prendre en compte le sol qui semblait tanguer.
-Ex-excusez moi, je ne voulais.. Je ne regardais pas devant moi, je...
Une de mes mains tremblante se posa sur ma tempe, et je fermais les yeux, essayant de reprendre le contrôle de ma vision.
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MessageSujet: Re: Dans les rues.   Mar 3 Nov - 1:27

Comment j'avais pu me laisser tomber dans un pétrin pareil, encore une fois. Haruka s'était faite la malle une fois mon dos tourné et avec le tripoteur de jambes avec ça. Elle ne se meffiait donc pas ? Il avait beau avoir demandé gentiment de l'aide et avoir été bien habillé ça ne voulait pas dire que ça pouvait être un violeur ou quoique ce soit d'autre d'ailleurs. Nan, c'était probablement juste un pauvre gars pommé qui s'était fait courser par quelques thons parce qu'il était beau gosse ou qu'il avait essayer de les dissuader un peu trop gentiment. Mais toujours est-il qu'Haruka m'avait laissé en plan sans me dire où elle allait, et en plus avec une énorme pile de livres à ramener chez elle parce que justement elle avait filé à la Tolcelegienne. Vu que je devais retrouver Haruka j'ouvrais une communication avec sa nourrice -devenue dame de chambre- Akeginu lui demandant de bien vouloir envoyer quelqu'un chercher les livres parce qu'on avait un petit contretemps. Auquel elle émit un bruit pensif et amusé avant de fermer la communication. Je savais très bien ce qui se tramait dans la tête de cette femme un brin fleur bleue. Elle avait toujours espérée qu'à défaut d'épouser un des nobles qui se tuaient à essayer de l'intéresser, qu'Haruka et moi nous nous tomberions dans les bras un jour ou l'autre. Ce n'est pas que ma lignée n'est pas acceptable, à peu de choses près elle l'est, mais je ne voyais absolument pas Haruka comme ça. Il y avait bien eu un peu d'admiration de sa part quand elle avait été un peu plus jeune mais ça s'était vite évaporé en quelques années, je n'étais pas le seul homme dans son entourage après tout...N'est ce pas Günther xD Et quand bien même je savais qu'au fond Haruka attendait "le bon" d'où il puisse venir, si jamais il arrivait. Septique, moi ?

Je courrais dans les rues cherchant à tout hasard deux têtes un peu blondes au lieu d'une, le nez en l'air pour mieux voir. Je ne faisais pas trop attention à où j'allais vu que je regardais derrière moi tout en courant à moitié. Je percutais quelque chose, enfin quelqu'un qui vola littéralement, et l'absence de force que celle-ci me fit partir en avant avec. Et avec l'exclamation la moins flatteuse aussi. Par chance je pu mettre mes bras en avant, enfin un peu difficilement et en écorchant un peu mes manches et mes genoux au passage, évitant ainsi d'écraser la dite personne. Je me retrouvais nez-à-nez avec un garçon, non un jeune homme, un peu sonné. Me relevant doucement, et d'une façon qui était apparemment inappropriée vu le regard d'une certaine dame et les rires d'un groupe de jeunes, j'aidais le neko apparemment sonné à se remettre sur ses pieds et l'entrainait sur le côté l'aidant à s'assoir sur un sac de grains.
-Je suis vraiment navré, je ne regardais pas où j'allais. Je peux vous appeler un soigneur ou ça va aller ?
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MessageSujet: Re: Dans les rues.   Mar 3 Nov - 10:23

Je pris la main tendue et laissait l'homme au cheveux noirs m'aider à me relever. Une fois debout, je tanguais quelques secondes, avant de secouer douloureusement la tête, pour reprendreun peu de stabilité. Ce qui fonctionna, le sol ne tangait plus, mais mes mains continuaient de vouloir trembler. Les mettant dans les manches de mon manteau, je replaçait bien la sangle de mon sac sur mon épaule, et j'essayais d'éviter les yeux de la personne en face de moi. Qui j'étais pour oser regarder les gens dans les yeux après tout ?
L'homme m'emmena à l'écart et me fit assoir, ayant certainment vu que je ne tenait pas extrèmement bien sur mes jambes. Sac sur les genoux, je l'écoutais s'inquiéter de moi, même si je ne méritais pas qu'on se fasse le moindre soucis pour moi.
-Ne vous inquiétez pas pour moi, ça va. Un peu bousculé, mais c'est tout, je, je n'ai besoin de rien vraiment.

Je tournais un peu la tête, regardant le sac sous moi.
Serrant d'une main la sangle de mon sac, j'espérais qu'il me laisse partir facilement, ce qui risquait d'être difficile si je paraissais trop... Suspect ou mal en point. Mais comment paraître en bon état, alors que je sentais le manque grandir de plus en plus, et qu'il me rendais plus fébrile, et me faisais ressentir une certaine panique nerveuse.
-B-bon, il va falloir que, que j'y aille, et vous aussi, vous couriez, c'est que vous, vous devez aller quelque part rapidement. Merci, de, de votre inquiétude hein.
Je me levais du sac, resserant mes mains sur les sangles, et souriant de manière un peu crispée et sans regarder mon percuteur.
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MessageSujet: Re: Dans les rues.   Jeu 5 Nov - 12:25

Ce n’était pas mon rôle de m’occuper des pauvres haires d’Emaine-Macha, non je laissais ça à Gun-Gun, mais quand j’en percutais un mal en point, là ça devenait mon problème. Je regardais le pauvre neko que quelque part j’avais l’impression d’avoir cassé et notait les mains qui tremblait infiniment, la posture déconfite et le fait qu’il ne voulait pas me regarder dans les yeux ou au moins faire semblant. J’étais si terrifiant que ça ?
-Je n’ai pas l’impression que ça va aussi bien que tu le prétend, mais je ne vais pas te forcer. Et tu n’as pas tord je cherche en effet quelqu’un. Ecoute, tu vas certainement avoir une belle bosse à l’arrière du crâne et je suis sûr que tu as mal à la tête aussi. Je connais quelqu’un qui pourrait y remédier, il est un peu austère aux premiers abords mais il te soignera ça en moins de deux secondes. Dis lui que tu viens de la part de Lochiel et je me chargerais des frais plus tard d’accord ? Il habite dans la ruelle en face de l’Oldriver, tu ne peux pas rater sa maison c’est la plus austère de toute la rue.
J’avais noté un léger spasme dans ses épaules et le crispement de ses doigts sur la bandoulière de son sac quand j’avais parlé d’un soigneur. Je transférais mon poids sur mon autre jambe et soupirait légèrement en me grattant le front.
-C’est un soigneur, il est tenu au secret -hasardais-je- il ne répètera rien de ce que tu pourras lui dire.
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MessageSujet: Re: Dans les rues.   Ven 6 Nov - 8:13

J'écoutais l'homme aux cheveux noirs dire qu'il n'allait pas me forcer, et qu'il était pressé. Mais il tenait en même temps un autre discours en me proposant un guérrisseur à ses frais. Je savais que je devais faire un peu pitié, mais pas à ce point...
Je soupirais légèrement, je n'avais l'impression que d'inspirer deux choses, pitié et désir sexuel. On pouvait se demander comment je faisais pour vivre en sachant cela.
L'homme continuait, j'écoutais un peu sans trop écouter. Je n'avais aucune intention d'aller voir un soigneur, aussi tenu au secret qu'il soit, mais si je ne voulais pas que cet homme s'attarde trop sur des choses sans importances comme moi au lieu de retourner courir après la personne qu'il cherchait, et bien je lui ferais croire que son idée était géniale, et que je lui était reconnaissant d'avoir noté mes problèmes d'argent et de confidentialité.
-V-vraiment vous... Vous prendriez mes soins, en, en charge ? M-mais c'est trop je ne peux pas, enfin, ne gachez pas votre argent pour, moi...

Une de mes mains glissa sur l'autre et la grata nerveusement, comme si j'étais gêné de ce qu'il voulait faire, et je pris une moue montrant que j'y reflechissait, puis en déglutissant j'osais un regard dans les yeux de l'homme. Je ne pu que constater qu'il n'avait pas l'air pauvre, ou dans la difficulté, qu'il respirait la santé et surtout qu'il était assez beau.
-Je veux bien... M-mais si, si je peux faire quelque chose pour vous rendre service, L-Lochiel c'est ça ? Merci Lochiel.
Je fis quelques pas de coté, me préparant pour ma sortie de manière hésitante. Je ne savais pas où se trouvait cet Oldriver, mais je m'en fichais, je m'inclinais quelques fois, en le remerciant encore, et profita d'un groupe de personnes passant près de moi, pour me mêler à eux. Une fois éloigné de l'homme je regardais un peu partout, et m'enfonçais dans une petite ruelle déserte.
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MessageSujet: Re: Dans les rues.   Sam 14 Nov - 1:23

Le neko avait l'air très mal à l'aise quand je lui proposais d'aller se faire soigner à mes frais, comme s'il ne valait pas la peine que je me préoccupe de lui. Et presque aussi vite que je lui était rentré dedans il s'engouffra dans la foule et comme un imbécile je le perdait de vue. Merde, je savais pertinemment qu'il avait baratiné pour que je lui fiche la paix. Bon ça ne me plaisait pas trop qu'il s'en aille comme ça quand il avait visiblement besoin d'un bon coup de main, mais en attendant ce n'était pas vraiment mon problème.

Deux bonnes heures plus tard et toujours aucune tête blonde en vue je retournais pour la énième fois sur mes pas. Les auberges étaient toutes pleines à craquer en même temps c'était l'heure, elle devait certainement être dans l'une d'elles mais je ne les y avaient pas vu. Bon avec le monde qu'il y avait et vu qu'elle n'était pas bête je savais qu'elle avait dû faire attention à ce que je ne la voie pas, justement.
Je descendit la rue en pestant, contre moi-même et Haruka comme souvent, quand quelque chose attira mon attention. Un gamin des rues s’était planqué dans un coin avec un sac qu’il avait l’air de fouiller avec excitation. En temps normal j’aurais pas réagis, en même temps ce n’était pas mon boulot de surveiller la ville et les choses qui se passaient dans les rues un peu moins recommandables, mais le sac attira mon attention. J’en aurais mit ma main à couper que c’était le même sac auquel le neko que j’avais renversé un peu plus tôt s’était accroché avec…un peu trop de ferveur. Merde, je savais que j’aurais dû insister un peu plus !
En moins de deux j’avais récupéré le sac. Rien de plus facile que quelques pièces d’argent agité sous un nez attentif. Je scannais le contenu du sac et attrapait très soudainement le gamin, que j’avais dégagé, par le col le secouant dangereusement.
-Il est où le gamin à qui tu as prit le sac ?
-Euh…par là.
Je m’engouffrais dans l’allée indiqué comme un beau diable, entendant le crash d’une étale. Je l’avais peut-être balancé de nouveau un peu trop loin et un peu trop fort. Oups, tant pis pour lui. Je trouvais le neko allongé au pied d’un mur avec les jambes et les bras de travers.
-Hé ! Hé ! Putain… Hé, répond moi ! Et merde !
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MessageSujet: Re: Dans les rues.   Sam 14 Nov - 11:06

J'avais réussis à semer l'homme, sans vraiment savoir s'il m'avait suivit ou non. Nerveux, j'avais un peu tourné en rond, pour être sur de l'endroit où j'allais le faire, prit de panique à l'idée qu'il me retrouve ou de le croiser.
C'était bien moi ça, à l'intérieur, j'hurlais à l'aide, voulant qu'on me tire la tête de l'eau, qu'on me dise comment m'en sortir et qu'on me soutienne pour que j'y arrive, mais en réalité, dès que quelqu'un commençait à s'interresser à moi et à me proposer son aide, je fuyais loin et mourais presque de peur que la personne me retrouve. J'avais honte de vouloir accaparer le temps des gens simplement pour mes problèmes personnels, aussi oppressants, graves et handicapant soient-ils, et surtout j'avais honte de ce que j'étais et je ne voulais pas qu'on me voit totalement sous mon vrai jour.
Je m'étais enfoncé profondément dans une ruelle, dans le fond presque, là où ça ne sentait pas très bon et où peu de gens souheteraient passer ou aller. Là où seul quelqu'un tombé très bas pouvait venir chercher refuge, entre la saleté et les détritus. Ce serait parfait. M'appuyant contre le mur, j'ouvrais mon sac à fond magique, et je fouillais dedans en m'asseyant au sol.

Maîtrisant les tremblements de mes mains au mieux, je sortais un petit récipient, un flacon d'eau, un briquet, un sachet de poudre, ainsi qu'un élastique et une seringue. Je procédais à mon petit mélange, que j'avais appris lors de ma fuite quand j'étais venu supplier à genoux un revendeur pour qu'il me fournisse et qu'il m'apprenne parce qu'avant on me l'injectais sans me montrer. J'avais du me traîner, pleurer et supplier pendant une bonne demi heure sous ses yeux amusés pour qu'il consente à m'aider un peu.
Après avoir fait bouillir le tout en me brûlant aussi le bout des doigts, j'aspirais le liquide avec l'aide la seringue. La tenant avec précaution entre mes dents, je relevais ma manche et serrais fort l'élastique au dessus de mon coude. Voyant après quelques secondes, ma veine bleue qui pulsait doucement, avec les bleus et le traces de mes précédentes piqures, je prenais ce que je tenais entre mes dents, et me crispais un peu avant de glisser l'aiguille sous ma peau.
Je rangeais la poudre, le briquet, l'élastique, l'eau et le récipient, et mit la seringue dans une poubelle, puis debout contre le mur, j'attendais de sentir les effets appaisant qu'avait toujours eu la mixture. Ca ne se fit pas attendre. D'un seul coup une sensation soudaine et irradiante de chaleur se fit sentir, suivit immédiatement d'une sensation de confort, de bien être, presque de flottement.

Plus rien n'était grave, mes membres étaient totalement relâchés et détendus, je me laissais glisser de nouveau contre le mur, goutant à une paix intérieure profonde. Mais pas autant que d'habitude. Ressortant de nouveau mes accessoirs et allant rechercher ma seringues, je renouvelais l'opération avec un peu plus de précipitation. Je ne pris pas la peine de remettre l'élastique, j'y allais en visant là où je venais de m'injecter. La chaleur se fit sentir encore plus forte, mais de manière un peu opressante, endormante.
Je commençais à voir un peu flou, et gris. Secouant la tête, je ne m'appercevais presque pas que je commeçais à m'endormir. La chaleur qui m'avait envahie, semblait me quitter peu à peu, laissant le bout de mes doigts de mes orteils et mon visage un peu froids. Dans le trouble de ma vision, quelqu'un, un gamin peut-être, s'avança et agita la main, puis s'empara de la courroie de mon sac. La main qui le tenait ne pu le retenir, et avec la bouche engourdie et une voix endormie, j'essayais de l'arrêter.
-Ends moi, msac...

Le temps de dire ça, le gamin était loin, et moi je n'arrivais presque plus à comprendre ce que je voyais. Les yeux encore à demi ouverts, je ne bougeais plus, peinant à réspirer. Le visage pâle, les oreilles et les doigts glacés, les lèvres devenant bleues, je ne pouvais plus réagir à ce monde que je voyais en flou et sans couleurs. Je me sentais simplement,lourd, en pateux. Quelqu'un d'autre arriva et cria, m'adressant la parole ou non, peut importait, c'était comme frapper sur un membre insensible.
Une main atrappa mon col et on me secoua vivement.
Je levais à peine les yeux sur ce qui me perturbais. Une gifle me fut administrée, ayant le mérite de m'arracher une vague plainte. Je me sentais un peu partir, et revenir quand j'étais secoué.
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