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 Le Clan des Fearghas

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Parthalan
Souverain
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Peuple : Lycanthrope, Maëldanais.
Second(s) Métier(s) : Guerrier, chef de meute et de clan des Fearghas.
Nombre de messages : 45
Localisation : Préoccupé, autant par son royaume, que par son épouse
Date d'inscription : 01/09/2007

MessageSujet: Le Clan des Fearghas   Lun 1 Juin - 18:19

I - Identité :

Nom, prénom : Parthalan fils de Kentigern, des Fearghas.
*Age : 49 ans, bien qu'il paraisse plus proche de la quarantaine que de la cinquantaine.
*Caste (métier) :Souverain du Maëldan, chef de Clan des Fearghas, et également guerrier.
*Peuple :Lycanthrope, possédant une deuxième forme, acquise comme bénédiction divine à son couronnement.
*Sexe : Mâle.


II - Physique :
La première chose qu'on remarque chez Parthalan, est que son physique est profondément marqué par sa partie animale. Le cadeau que les dieux lui ont fait après son couronnement, est un cadeau empoisonné. Maîtrisant très mal sa deuxième transformation, le roi a passé de longues périodes sous cette forme, et lorsque Parthalan a enfin réussi à se contrôler, il était déjà trop tard, son aspect physique était déjà changé. Ce genre d'incident arrive plus souvent qu'on le pense, et certains préfèrent même rester sous leur forme animal, choisissant une forme hybride entre la forme humaine et animale.
Pour ce qui est de Parthalan, lorsqu'il se tient sur ses deux jambes, son coté animal transparait d'abord sur son visage. Ses yeux sont d'un rouge mordoré, brillant au milieu d'un visage aux traits taillés à coup de serpe. Son visage est long, avec un nez aquilin, une bouche large, exprimant souvent une moue sérieuse. Ses sourcils sont toujours légèrement froncés, comme s'il était toujours préoccupé. L'implantation de la crinière qui lui sert de cheveux, et en V sur son front. Sa chevelure est épaisse et tombe jusqu'à ses reins. Noire, des cheveux gris s'y sont entremêlés avec le temps. Ses oreilles sont pointures, assez longues, ressemblant à celle des elfes, mais elles suffisent à peine à retenir ses cheveux. Un peu au dessus des tempes, deux cornes noires et recourbées ont poussées de chaque coté de sa tête, après les longues périodes passées sous sa seconde forme. L'autre inconvénient vient de sa dentition, ses canines ont tendance à dépasser, et sa dentition, même sous forme humaine, ressemble à celle du loup, ou bien de sa deuxième forme. Fort heureusement, avec sa maitrise, il parvient à éviter que ses canines ne dépassent un peu trop souvent.
Parthalan est évidemment taillé comme un Maëldanais, autrement dit, il est grand et musclé. Sa musculature s'est d'autant plus développée, qu'elle fut mise à contribution depuis son adolescence, et encore aujourd'hui, car Parthalan est non seulement un guerrier, mais également un loup, qui apprécie les grands espaces et les longues distances, et la chasse. Ses muscles roulent sous sa peau brune à chacun de ses mouvements. Parthalan n'est pas naturellement bronzé, là encore, c'est sa forme animale qui lui donna cette couleur. Ses mains n'ont pas d'ongles, mais des griffes, qu'il se doit de tailler pour éviter de faire mal à qui que se soit, et pour pouvoir mettre ses pieds dans ses bottes, sans finir par les percer.
Le style vestimentaire de ce roi n'a rien d'opulent, et Parthalan est avant tout un chef de clan guerrier, et déteste les tenues trop sophistiquées, ou trop chères pour pouvoir les déchirer sans scrupules lorsqu'il doit se transformer.
Généralement, des pantalons de peaux ou de cuir font comme une seconde peau à ses jambes, dévoilant sa puissante musculature et comme sa sœur se plait à le dire, se moquant allégrement, son extrème virilité, sa puissance toute masculine. Et sa masculinité est en effet, indéniable. Vêtu également de simples chemises tissées, et peu importe à la couleur, à l'exception de couleurs trop vives, il n'en ferme jamais les cols, lorsqu'ils peuvent être fermés. C'est plus pratique pour retirer la dite chemise en cas de transformation. Il passe généralement une veste ou un manteau, et complète toujours sa tenue par le tartan du clan, noir et gris, qu'il fait tenir sur sa poitrine, grâce à une broche en bronze ou en argent, à l'effigie du loup bondissant des Fearghas, ou bien son propre blason, une tête de loup ornée de cornes. En tant que souverain, on pourrait penser qu'il lui arrive de devoir faire des efforts, et se vêtir un peu plus comme un roi, avec de riches habits, mais ce n'est jamais le cas. A l'exception d'un manteau long, d'un rouge sang profond, fait avec un tissus venu de l'Empire de Morna, et brodé d'or sur le col et le poignets.

Sa première forme animale est évidemment celle d'un loup. Son pelage est fait de plusieurs gris, allant de l'anthracite sur son dos jusqu'à un gris clair sous son ventre. Puisque c'est un Lycan, et un alpha de surcroit, sa taille et sa masse sont supérieures à celle d'un loup ordinaire. En général, les loups des Fearghas ne sont pas petits, et Parthalan ne déroge pas cette règle. Comme tous les thérianthropes qui se maitrisent, il est capable de prendre une forme intermédiaire, autrement dit, d'être un loup tenant sur ses pattes arrières, qui ont alors encore la forme de jambes, et d'avoir des mains à cinq doigts griffus. Sa forme Thérianthrope est affectée par la forme bestiale accordée par les dieux, et deux cornes poussent alors sur le haut de son crâne.

La deuxième forme est plus massive, beaucoup plus massive. Le museau du loup s'écrase et s'épate, et les deux cornes deviennent plus massives et prennent une forme torsadée, tandis que ses canines s’allongent. Sous cette forme, Parthalan est au moins deux fois plus grand que sous forme humaine. Sa masse musculaire est donc conséquente à sa taille. Deux ailes gigantesques faites de plumes poussent alors dans son dos, tandis que ses jambes deviennent des pattes, sur lesquelles il tient debout. Ses pattes deviennent un mélange entre des pattes de lézard et d'oiseau. Sur son dos, toute son épine dorsale se couvre d'une crête de piquants et son dos se couvre d'une peau dure, presque écailleuse. Sa queue de loup devient alors semblable à celle d'un lézard ou d'un dragon, avec une touffe de poils au bout. Le pelage est du même camaïeu de gris, bien que la dominance soit au gris clair, à l'exception de son dos, de ses pattes, et du dessous de ses ailes, qui ont une couleur plus foncée.



III - Historique, personnalité, armement :

o Histoire :
Depuis sa fondation, le Maëldan est occupé par des clans, chacun portant fièrement ses couleurs, son nom, et son emblème. Les rivalités entre ces clans ont longtemps affaibli le Maëldan, et les guerres intestines incessantes finirent par mettre en colère les Dieux. Le propre des clans Maëldanais est que chaque clan semble être le représentant d'un peuple, bien que naturellement, les métissages soient extrêmement courants. Toujours est-il que les Dieux décidèrent de mettre fin à ces querelles, en désignant un Roi, ou une Reine, qui aurait autorité sur les autres clans. Cette autorité prend effet dès son couronnement, et cesse d'être exercée à sa mort.
Le sacre du souverain se fait à l'issue d'un long tournois, celui-ci dure trois et trois nuits. Appelé très simplement, le Tournois du Roi, les participants, généralement, un clan envoie trois de ses éléments y participer, doivent subir une série d'épreuves. La dernière se passant dans le temple de Moor, où on raconte que se sont les Dieux eux-même que les participants restants rencontrent. Un seul souverain, couronné par les Dieux, ressort du temple à l'aube, devant tous les clans assemblés dans la lande, devant l'entrée de la maison principale du temple de Moor.
Le tournois évite que les clans s'affrontent en détruisant le Maëldan, pour que l'un obtienne l'ascendant sur tous les autres. Et il évite aussi les problèmes de succession, puisque le défunt souverain ne peut pas nommer de successeur valide, si celui-ci n'a pas gagné le tournois. Cela n'empêcha pas certains de défier l'autorité établie comme en témoigne l'histoire du Maëldan, ou les clans de s'affronter en dehors des tournois, jusqu'au règne de Siothrun du clan Dairine, et d'Aiguishor prêtre de Ceallach, qui parvinrent à plus ou moins mettre fin aux querelles entre clans, en instaurant un système d'apprentissage.
Les Fearghas sont un clan lycanthrope et guerrier, ils se sont souvent imposés par la force, tout comme les Alaric. Clan nomade, ils n'ont d'autre fief que les camps qu'ils établissent dans les landes. Autarcique, les Fearghas élèvent leurs propres troupeaux, et font dans la défense des troupeaux des autres clans, louant ainsi leurs services. Ils font aussi dans la récupération de biens, généralement, cela consiste à courir après des bandes de voleurs, ou d'hommes et femmes sans clan, qui volent le bétail. Leurs activités se limitent au Nord d'Inwilis, à savoir, le Maëldan, le Falassost et l'Inwerin. Certains d'entre eux se sont lancés dans d'autres activités, comme l'importation de vins du Sud et d'épices, qui sont une source de revenus considérables pour le clan. D'autres se sont engagés dans l'armée du Maëldan, d'autres sont entrés à Aeguishor pour y obtenir un titre de combattant. Bref, les Fearghas sont un ancien clan, et ils sont un peu partout en Maëldan. La majorité d'entre eux sont des lycans, cette majorité est donc capable de prendre une forme de loup, généralement plus grands que les autres loup-garous. Ils s'illustrent dans les tournois, et lors du dernier tournois du roi, c'est un des leurs qui l'a remporté. Parthalan des Fearghas fut sacré roi du Maëldan, un poste qu'il occupera jusqu'à sa mort.

Parthalan est le fils de Kentigern, l'ancien chef des Fearghas, aujourd'hui passé dans le Royaume de Dämons, et de Moiraine des Alaric, une femme guerrière à la chevelure et au tempérament de feu. Enfant, il vouait une véritable admiration à son père, un sentiment qui n'a jamais faibli avec les années. L'image forte qu'il garde de lui, est celle d'une homme de haute stature, debout, la tête haute, cheveux au vent, emprunt de fierté, le dos bien droit, les deux pieds bien ancrés dans le sol, les mains dans son dos. Et des yeux bleus pétillants. Kentigern était un chef de clan respecté par son intégrité, et le respect qui caractérisait toute ses relations, même envers des étrangers ou des ennemis. Enfant, Parthalan a beaucoup appris auprès de lui, notamment la patience, l'équité, rendre un jugement sans avoir à en douter, savoir écouter, respecter son interlocuteur, ne jamais céder à la colère et à la violence pour mettre fin à une dispute, et ne jamais rabaisser ou humilier son semblable, frère ou étranger. Le contrôle est très important, pour maîtriser la nature agressive du loup dominant, qui ne manque jamais de surgir lorsque l'autre est en position d'infériorité, ou tremblant de peur. L'odeur de la peur est un des soucis principaux pour les thérianthropes prédateurs, puisqu'elle excite l'instinct de chasse. Mais l'alpha d'une meute se doit aussi de protéger celle-ci, et même les plus faibles sont utiles à la meute. Il en va de même dans un clan, les plus fragiles, les souffreteux ne sont pas rejetés, chez les Fearghas tant qu'on peut se servir de ses mains, de sa tête, alors on peut être mis à contribution. Tous les Fearghas ne sont pas des guerriers féroces. C'est ce que Moiraine, sa mère lui répétait souvent, appuyant son mari, chacun a son utilité, sa fonction, pour que le clan puisse tourner. Mais sa mère était une Alaric, et dans ce clan, les faibles n'ont pas leur place, pas dans la partie nomade des Alaric. Moiraine était une guerrière, et comme le veut la tradition Alaric, elle s'était choisi un prénom en M, comme tous les guerriers de ce clan. Sauf que lorsqu'on se bat, les blessures sont inévitables. Parthalan a toujours connu sa mère boiteuse, s'appuyant sur une canne pour marcher, mais toujours belle, et la chevelure rutilant au soleil. Elle avait fini par dire oui, après que Kentigern lui ait fait une cour assidue, sans que sa dureté, son franc parler, et son impulsivité ne disparaissent. Kentigern se plaisait à dire qu'elle était sa colère, lorsque lui restait calme, alors qu'elle, la situation la mettait hors d'elle. Parthalan se souvient parfaitement de l'expressivité du visage de sa mère, et de son sourire.
Parthalan a pris un peu de ses parents, mais également des gens de son clan, qui sont un peu comme une grande famille pour le fils de chef de clan qu'il était alors. Parmi les Fearghas, on peut s'étonner de les entendre s'appeler frère, cousin, sœur ou cousine, mais les relations sont fortes autant entre les membres de la meute - et là, c'est plus une affaire de hiérarchie lupin- qu'entre tous les membres du Clan, thérianthropes et non thérianthropes. Nullement favorisé par son statu, Parthalan s'est pris autant de rouste que n'importe quel enfant Fearghas, même si sa jeune sœur Eileen, doit détenir le record du nombre de roustes dans toute l'histoire du clan. Eileen et lui ont huit ans de différence, et lorsque Parthalan maniait déjà les armes, sa jeune soeur, au caractère déjà bien trempé -comme celui de leur mère- essayait encore et toujours de l'affronter, dans l'espoir de le supplanter, et de devenir reine. Même si titre de reine il n'y avait pas. Et évidemment, à chaque fois qu'il participait à un tournois, lutte amicale entre clans, Eileen voulait absolument y participer également. Évidemment, frapper une femme, ce n'est pas être un homme, mais quand on reçoit des coups d'épée en bois, là, on est bien obligé de se défendre.
Ce qui ne l'empêche pas d'aimer sa sœur, peut être plus maintenant qu'ils sont adultes tous les deux.
Lors des tournois Parthalan est connu pour les duels à l'épée, notamment les épées lourdes, et parfois quelques joutes en lices, bien que ça ne soit pas ce qu'il préfère. Les épreuves de tir à l'arc ne laissaient pas indifférent, mais il n'est qu'un archer moyen. Et après les tournois, les festins et danses font parties de la tradition Maëldanaise, et il ne déroge pas à la tradition, étant plus qu'un excellent danseur. Danses qu'il pratique depuis son plus jeune âge, les Fearghas étant des joueurs, et peu importe le jeu, c'est toujours un prétexte à bien manger et danser. Le jeu développe l'esprit tactique, et comme la plupart des Fearghas, Parthalan n'a pas échappé à la fièvre du Conquérant, jeu Inwilissien par excellence, qui consiste à conquérir les royaumes d'Inwilis, et de défaire ses adversaires, qui peuvent être un ou deux, qui ont le même but que vous, conquérir. En somme toute, Parthalan avait une vie tranquille, grandissant parmi les Fearghas pour en devenir un dans toute sa splendeur. Guerrier du clan, il fit partie des groupes mandatés pour traquer, chasser et récupérer les bestiaux volés par les hors la loi, des sans clans, ou encore des clans. Les voleurs sont en général livrés à la justice du royaume, et pas par les hommes qui les ont attrapé, un point sur lequel les Fearghas insistent particulièrement, ils ne sont pas des bourreaux, et n'ont pas pour mission d'exécuter des pauvres bougres qui n'ont parfois d'autre choix que le vol et la rapine. Il arrive qu'ils doivent tuer lorsqu'il y a affrontement, mais le plus souvent, les plus misérables se rendent dès la première goûte de sang versé. Des leçons de vie qui ont également forgé Parthalan, lui ouvrant les yeux sur le monde, qui n'est jamais vraiment distinct, mais nuancé. Une notion importante, mais qu'il faut savoir passer outre lorsqu'on a sa propre vie en jeu. Apprécié par ses pairs, on ne peut pas dire qu'il n'était pas populaire, peut être un peu jeune au début, et peut être trop fougueux. Avec l'âge, Parthalan a, évidemment, gagné en maturité, et en gravité. Modeste, il refusa une première fois, lorsqu'il fut invité à participer au Tournoi du Roi, désigné comme un des trois guerriers, il n'avait alors qu'une vingtaine d'années. Il jugea que sa jeunesse ne ferait que le desservir, et qu'il n'était certainement pas prêt à gouverner un royaume.

Son enfance fut définitivement enterrée avec ses parents, Kentigern et Moiraine passèrent dans le Royaume de Dämons à quelques jours d’intervalle. Moiraine mourut la première, d'une mauvaise fièvre, qui s'était alors étendue à tout le clan. Kentigern rejoignit son épouse, se laissant mourir de chagrin. Parthalan succéda à son père à la tête du clan, après un vote unanime. En deuil, mais également fier, il fit la promesse d'être à la hauteur, même s'il n'était pas Kentigern. A vint cinq ans, Parthalan devint un des plus jeunes chef de clan, épaulé par les conseillers de son père. Il se retrouva alors à faire de la politique, allant à chaque conseil des clans, une assiduité remarquable, tandis que certains sièges restaient vide à chaque conseil. Il découvrit alors une autre vie que celle de nomade, celle de citadin dans la capitale, ou à Miervaldis. Profitant des échoppes, bibliothèques, spectacles, Parthalan commença à apprécier la vie citadine, faisant des rencontres, et retrouvant un vieux roublard de cousin, Balthir, marchand, dont les revenus étaient scandaleux, mais drôlement utile au clan, qui profitait également des vins et épices qu'il fait importé des royaumes du Sud. Royaumes du Sud où Parthalan n'avait jamais mis les pieds. Il ne fallait pas le dire deux fois à Balthir, pour qu'il embarque le chef de clan pour un voyage qui dura plusieurs mois, pendant lequel Parthalan délégua ses responsabilités, faisant suffisamment confiance à sa sœur pour ne pas mettre le clan par terre en son absence. Son retour du Sud fut un peu précipité, puisque lui et Balthir apprirent la mort de la reine du Maëldan. Ils arrivèrent à Armenelos à quelques jours de la date du Tournoi du Roi. Parthalan accepta cette fois d'y participer. C'est là qu'il rencontra de très près Mavrag des Alaric. Celui-ci n'était pas un participant, mais d'autres voulaient tenter d’accéder au trône, comme leurs illustres ancêtres. Non, Mavrag assurait le service d'ordre avec les Alaric, dont la seule présence incite au calme. Le Tournoi ne commençant pas avant que tous les participants soient présents, Parthalan eut amplement le temps de lier connaissance avec Mavrag. Les deux s'entendirent bien immédiatement, puisque partageant les mêmes valeurs, et cette même stature et aura, qui font d'eux des meneurs. A trente six ans, il s'estima prêt pour tenter sa chance. Et celle-ci lui sourit, il passa les premières épreuves sans mal, s'en tira avec un peu plus d'efforts lors du deuxième jour, et à la fin du troisième, il était de ceux qui pénétrèrent dans le Temple de Moor. A l'aube, il était le seul à en ressortir debout et couronné. Le secret du Tournoi réside dans dernière épreuve, dont il ne dit jamais rien, sauf une chose : les Dieux lui avaient fait un don. A partir de ce jour, la chance ne quitta presque jamais le souverain du Maëldan, et sa deuxième forme animale non plus. Monstrueuse serait plus exacte, en terme de proportions. Il passait des semaines enfermés, sans voir personne d'autre que sa sœur, lorsqu'il ne pouvait plus redevenir humain. Lorsqu'il y parvint, il était déjà trop tard. Son physique devait en resté marqué à jamais. Lui qui n'avait jamais été très beau, dans le sens où les jeunes femmes n'avaient jamais été très pressantes, voire entreprenante. Et sa méfiance vis à vis du sexe opposé ne fit que s'accroitre, lorsque même marqué par sa nature animale, elles furent de plus en plus nombreuses à avoir des petites ou de grandes attentions pour lui. Parfois même un peu trop. Ce qui le conduisit à fuir ses demoiselles avides de pouvoir, et plutôt enthousiastes à l'idée de devenir reine, plutôt que de l'épouser lui. Durant les premières années de son règne, cela ne posa guère de problème, et la succession n'est jamais un problème lorsqu'on parle du trône du Maëldan. Il n'avait en principe, pas à s'en faire, et avait juste à refuser chaque proposition de lairs de clans, voulant marier leurs filles, et à fuir chaque prétendante. Ce qui le conduisit à penser que toutes les femmes qui l'approchaient, ou presque, le faisaient dans le seul but d'avoir une couronne sur la tête.

Ce ne fut pas le cas pour Iseabel des Beathan, une jeune femme d'une vingtaine d'années qui arriva un petit matin à la Cour, accompagnant son père, Belisarius, chef de clan, à une des réunions du Conseil des Clans. Le séjour lui plut tellement qu'elle décida de rester. Parthalan s'en fit une amie, puisqu'elle ne semblait pas s'intéresser à lui parce qu'il était roi, mais pour lui. Elle partagea des parties de Conquérant avec lui, et de longues sorties à cheval, et parfois même, jusqu'à faire partie de son escorte lorsqu'il se rendait dans un clan ou un autre. Tout allait pour le mieux, jusqu'à ce que Belisarius ne lui propose la main de sa fille, qui l'aimait beaucoup, selon ses propres dires. Se marier à une Beathan, fille d'un clan puissant, attiserait la colère des autres, notamment celle des Alaric, qui vouent une haine sans borne aux Beathan, qui le leur rendent bien. Et d'autres petits clans auraient pu se sentir lésés, et quand la nouvelle se répandit, les propositions affluèrent, et Parthalan n'eut d'autre choix que de se marier pour mettre fin aux harassantes demandes des clans.
Le choix de son épouse se fit de façon délibérée, réfléchie, épaulé par sa sœur et sa belle-sœur, Parthalan accepta d'épouser Nueonia des Fingal. Les Fingal ne sont pas un clan de guerrier, ni même un clan à première vue très important. Ce sont essentiellement des fermiers, qui savent aussi se défendre, mais leur activité et source de revenus principales est l'agriculture. La situation de Nueonia fit pencher la balance en sa faveur, orpheline, et pupille du laird du clan, Parthalan n'aurait pas à subir d'éventuelles pressions d'une belle famille agaçante. Le clan Fingal gagnait également une alliance, profitant de prix bas sur les importations de Balthir, et les tarifs des guerriers Fearghas pour les protéger, ou escorter les chariots de légumes qui traversent parfois le Maëldan tout entier. En retour, il gagnait une épouse, le retour de la tranquillité, et évitait une guerre entre clans puissants, et surtout, surtout, il aurait la paix. Il vexa sans doute Iseabel, mais la jeune femme ne sembla pas lui tenir rigueur. Quand à Nueonia, la seule à déplorer dans ce mariage, c'est qu'elle n'a pas eu son mot à dire. Justement parce qu'elle était pupille du chef du clan, elle n'eut d'autre choix que d'être mise sur le devant de la scène. Parthalan ne la rencontra qu'une fois avant le mariage, ce qui ne facilitait pas les choses. Bien conscient qu'il n'y avait pas d'amour entre eux, et qu'il n'y en aurait peut être jamais, Parthalan resta assis dans un fauteuil durant la nuit de noces, tandis qu'elle dormait, juste pour garder les apparences. Avoir un héritier n'étant pas une obligation, ni même une question vitale pour le royaume, il ne la toucha pas. Cela n'aurait fait qu'empirer la situation, et il serait devenu un de ces vrais monstres qui prennent les femmes comme si elles étaient juste là pour ça, et qu'après, il suffisait de les jeter. Combien de femmes seules et amochées étaient venues trouver son père, ou sa mère, parfois encore des enfants... Parthalan avait déjà l'apparence d'un monstre, inutile d'en rajouter. Apparence à laquelle il a fini par s'y faire. Rendant d'autant plus simple les refus, lorsque le roi dit non, personne ne conteste. Un autre effet de son couronnement, son pouvoir d'Alpha s'est considérablement renforcé, et fonctionne parfois sur les autres, qui s'écrasent devant lui, rien qu'avec un seul regard. Au départ peiné, d'être craint, Parthalan a finalement trouvé ça utile, et bien pratique, lorsqu'il était harcelé par des clans vendant presque leurs filles pour qu'il prenne une reine. Ce qui n'empêche pas Parthalan d'être apprécié de son peuple, puisqu'il n'étale ni faste, ni opulence. C'est un roi simple, qui supporte d'ailleurs assez mal le peu d'étiquette qu'à la Cour, et reste proche du peuple, traitant chacun comme un frère. Ou presque. Ceux qui lui tapent sur les nerfs finissent toujours par repartir la queue entre les jambes.

A la suite de son mariage, une période d'apprivoisement mutuel a commencé entre lui et son épouse. Poussé par sa sœur, Parthalan a entrepris de mettre Nueonia à l'aise en sa présence. Le point faible de son épouse : les histoires. Friande d'histoires et d'anecdotes, Parthalan l'en régale dès que s'est possible. Il l'initie également progressivement au rôle de souverain, aidé pour cela de Noorah, sa belle-sœur. Ah oui, Noorah. Noorah est l'épouse d'Eileen, qui s'est mariée avant lui donc. Eileen a également profité des navires de Balthir, et a visité les royaumes du Sud, participant à un échange entre Aeguishor et l'Arène. Elle est revenue de ce long voyage avec une lourde hache à double tranchant, et une femme, Noorah, qu'elle a épousé à peine revenue. Parthalan ne s'étonnant plus de rien avec sa sœur, fut on ne peut plus content de trouver une amie en la personne de Noorah, qui a autant le goût du jeu que les Fearghas, et qui a apporté une touche exotique au clan, avec sa culture, faisant découvrir le monde, son monde, aux autres Fearghas. Lorsque Parthalan fut couronné, il nomma Noorah intendante, sa sœur n'ayant pas eu besoin de lui pour monter en grade, et devenir général. Noorah fut une révolution culinaire à Helmet Hall, apportant aux plats les chaudes saveurs de son pays natal, voire même plats traditionnels, comme la queue de lézard en croûte de feu, ou le délicieux dessert aux noisettes et au miel... Mais Noorah est également pragmatique, efficace, et de bons conseils. Parthalan apprit à se reposer sur elle, pour tout ce qui concerne la gérance de Helmet Hall, il lui laisse le soin de parler ouvertement avec Nueonia de ce qu'elle peut ou ne peut pas faire. Lui, se doit aussi de lui apprendre les noms, blasons, et historiques des différents clans qu'il gouverne. Un travail titanesque et demandant du temps, ce qu'Eileen et Noorah considèrent comme une aubaine pour le couple royal d'apprendre à ce connaitre. A ce moment là, Parthalan s'était peut être vite avancé lorsqu'il pensait avoir retrouvé la paix en se mariant...

o Caractère :
Plutôt posé et calme, Parthalan est ce qu'on appelle un roi sage, ce qui est en contraste avec son physique. On aurait plutôt tendance à penser à le voir, que c'est une brute, capable de tordre des cous et des épées à mains nues. Ce qui est le cas, mais il n'en fait pas étalage. La modestie est une autre de ses caractéristiques, même s'il lui arrive de rouler des mécaniques, après tout, c'est un Alpha, un mâle dominant, et il doit parfois en remontrer. Il possède une autorité naturelle, dont il n'abuse pas. Les abus et excès ne sont d'ailleurs pas les bienvenus, sauf peut être les longues heures de veille pour le bien de son royaume, ou les éreintants voyages à travers le Maëldan, ou jusque à Fainros, pour le Conseil Annuel de l'Alliance du Nord. Juste, Parthalan ne jugera jamais personne sur son apparence, ou sur des rumeurs s’avérant souvent sans fondement, seuls les actes et paroles permettent de juger un homme ou une femme. Loyal, Parthalan est un Fearghas dans le cœur, et entretient de bonnes relations, basées sur le respect et la confiance. Il en va de même pour ses amis, notamment Mavrag des Alaric, qu'il ne voit que rarement, mais en qui il retrouve une personne de confiance. Il lui arrive de se mettre en colère, supportant difficilement la trahison ou l'injustice, le manque de respect. Et ses colères sont terribles, à la mesure de sa puissance vocale également. Méfiant, prudent, Parthalan est réfléchi, ce qui lui évite de commettre des bourdes monumentales. Il aurait très bien pu dire oui à Iseabel, mais le résultat aurait été catastrophique. Quelque peu introverti en ce qui concerne ses sentiments et ses pensées, il ne les révèle qu'à ceux qu'il sait digne de sa confiance, autrement dit sa sœur - qui devine toujours quand il cherche lui cacher quelque chose - et Noorah, autrement plus subtile que sa sœur. En parlant de subtilité et de tact, Parthalan pourrait en user, faire preuve de diplomatie, mais généralement, il n'en a pas besoin, et préfère dire le fond de sa pensée lorsque cela concerne les Fearghas, les affaires avec les clans, et celles de son royaume. Il n'y a que pour ce qui le touche personnellement que Parthalan se tait, ne sachant parfois, pas comment s'y prendre pour s'exprimer. Ce que ne fut pas le cas lors de sa nuit de noce, puisqu'il avait eu le temps d'y réfléchir avant le mariage.

o Passions, phobies :
Parthalan est connu pour n'avoir peur de rien. Seulement en son fort intérieur, le souverain du Maëldan craint toujours de ne pouvoir redevenir lui même à chaque transformation. Pour être plus léger, on peut dire que s'il n'apprécie pas particulièrement les cérémonies et réunions officielles, il fait son devoir de souverain. Grand chanceux, Parthalan gagne toujours au jeu, bien qu'il ne doive pas toutes ses victoires à la chance. Son jeu favori est celui de nombreux Inwilissiens, le Conquérant. Et si on peut croire que ce souverain à la large carrure manque de grâce, ce n'est pas le cas, puisqu'il pratique les danses Maëldanaises depuis son enfance, notamment celle qui consiste à devoir danser en cercle, évitant les épées des participants, préalablement disposées en en étoile au sol. Comme c'est un prédateur, Parthalan apprécie particulièrement la chasse, une activité qui le distrait, et qui assouvit son instinct animal. Évidemment, lorsqu'il s'agit de faire une démonstration de ces capacités physiques, Parthalan est comme tous les mâles, il n'hésite pas, bien qu'il reste modeste en tous les cas. En roi calme et réfléchi, les livres, et peu importe leur sujet, sont un autre de ses passes temps. Et n'oublions pas de mentionner qu'il fait parfois des promenades nocturnes, sous sa deuxième forme, puisqu'il peut voler, et ainsi, ne pas être vu s'il le souhaite, tout en pouvait être à l'extérieur.


o Armes :
Guerrier, et bien qu'il ne porte apparemment pas d'armes lorsqu'il se trouve entre les murs d'Helmet Hall, Parthalan possède comme sa soeur Eileen, une collection de couteaux, et il y en a toujours un quelque part sur lui. Il manie la hache, mais il la délaisse plus volontiers pour la claymore, épée à double tranchant que les clans Maëldanais affectionnent particulièrement. La garde est sculptée selon son blason personnel, la tête de loup cornue.

o Pouvoirs :
Lycanthrope, Parthalan maitrise évidemment sa transformation en loup, suivant les phases de la Lune, et bien sûr, comme tout bon thérianthrope, la forme intermédiaire, lui permettant de tenir sur deux pattes. Quand à sa deuxième forme, il l'utilise aussi peu souvent qu'il le peut, puisque redevenir humain est toujours problématique.


Dernière édition par Parthalan le Mer 28 Juil - 22:22, édité 1 fois
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Eileen
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Peuple : Lycanthrope
Second(s) Métier(s) : Chasseur
Armée/Guilde/Institution : Clan des Fearghas
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Date d'inscription : 01/09/2007

MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Lun 1 Juin - 18:23

I - Identité :

Nom, prénom : Eileen, fille de Kentigern, des Fearghas.
*Age : 41 ans, mais son physique la rapproche plus de la trentaine.
*Caste (métier) :Guerrière du clan Fearghas.
*Peuple :Lycanthrope.
*Sexe : Féminin.


II - Physique :
Eileen n'a rien à envier aux grands guerriers du Maëldan, elle est aussi grande son frère. Et par grande, il faut savoir qu'elle mesure un mètre quatre vingt cinq. Du genre élancée, Eileen possède pourtant une musculature digne de ce nom, bien qu'elle soit toute en finesse, ce qui la distingue de son frère Parthalan, qui a lui une musculature massive. Guerrière, mais femme, Eileen a des hanches marquées, et une poitrine tout à fait décente, souvent mise en valeur par ses vêtements, qui laissent souvent sa gorge à découvert.
Sa peau est blanche, voire pâle, mais nacrée, une peau qui correspondrait plus à une noble dame n'ayant jamais manié de hache à double tranchant. Son visage à cette même dureté des traits qu'on retrouve chez les Fearghas. Le fait qu'elle soit une femme atténue un peu cette caractéristique. Son opulente et ondoyante chevelure rousse encadre son visage, l'adoucissant encore. On pourrait aussi qualifier ses cheveux de crinière vu leur épaisseur. Pour la longueur, Eileen ne les laisse pas aller plus loin que ses épaules. Eileen peint quotidiennement sa bouche en rouge, vif écho de la couleur de ses cheveux. Le rouge rend ses lèvres plus pulpeuses. Pour son nez, elle a hérité du nez droit de sa mère, Moiraine des Alaric. Ses yeux, lorsqu'elle est sous forme humaine, sont d'un vert étincelant, et prennent une couleur mordorée lorsqu'elle se change louve.
Militaire et guerrière, Eileen est peu souvent en robe, la seule exception fut le mariage de son frère, car même au sien, elle n'avait pas fait de concessions. Son style vestimentaire est proche de celui de son souverain de frère, pantalon de peaux ou de cuir faisant comme une seconde peau, enfoncé dans ses grandes bottes. Bottes qu'elle adore, elles sont à talons, mais Eileen parvient à courir et crapahuter dans la gadoue avec. A large rebord, retombant, elle peut donc en modifier la hauteur, puis qu'elle peut les fermer avec deux ceintures à larges boucles, qu'elle positionne ou elle veut sur ses jambes. Elle porte des bustiers de tissus, renforcé par des pièces de cuir ou de métal lorsqu'elle est en service. Lorsqu'elle ne l'est pas, et bien... Elle les porte aussi. L'autre élément vestimentaire qui ne la quitte pratiquement jamais est un genre de protection, faisant comme un genre de boléro, sauf que sur ses épaules, elle porte de la fourrure, grise, et que les manches sont ouvertes, et servent simplement à protéger l'extérieur de ses bras, avec du cuir, et ce jusque sur le dessus et dessous de ses mains. Elle ajoutera des bracelets de protections en métal sur ses avant-bras. Eileen s'habille léger, parce qu'elle est à la tête de la cavalerie. Une ceinture de cuir souligne ses hanches, une dague y pend toujours.

Sa forme de louve est typique d'une lycanthrope du clan des Fearghas. Elle est imposante, bien que plus fine que celle des mâles de sa meute. Son pelage arbore des nuances de gris avec des touches de brun. Ses yeux sont donc mordorés, d'un or proche du cuivre. Cette apparence ne laisse aucune trace sur son physique, puisque Eileen a été prévenue dès son enfance, comme tous les thérianthropes et autres métamorphes, lorsqu'on passe trop de temps sous une forme animale, elle finit par vous marquer à jamais. Elle accepte bien sûr sa nature de louve, et n'a jamais eu de problème avec, puisqu'elle a grandi avec. Lorsqu'elle est une louve, son comportement ne change pas de lorsqu'elle se tient sur ses jambes. Comme son frère, et ceux qui se contrôlent, elle est capable de prendre une forme intermédiaire, entre louve et humaine. Le plus drôle, est que parfois, dans ce cas là, sa chevelure rousse reste jusqu'à ce qu'elle se transforme complètement.


III - Historique, personnalité, armement :

o Histoire :
Les Fearghas, la majorité du clan est composée de lycanthropes. Ce qui fait qu'une majorité du clan a le même comportement social que celui d'une meute, tous obéissent à l'Alpha, doivent le respect à sa compagne, et chacun sait sa place dans la hiérarchie. Les non-lycans sont plus ou moins intégré au système de meute, et la vie humaine se mélange à celle de la meute. Si  aujourd'hui les Fearghas élèvent du bétail, au départ, ils étaient surtout des guerriers, et les loups terrorisaient le peu de bétail qu'ils avaient. Ce n'est que lorsque le clan acquit d'autres membres, des non-lycans, qu'il put développer l'élevage. Les vaches sont généralement ce qui fait la fierté d'un clan. Elles fournissent le lait, la viande, le cuir, et leurs os servent à confectionner des bijoux, des outils. Les Fearghas n'ont cependant rien perdu de leur férocité, et ils devinrent un clan redouté des voleurs de bétails, puisqu'ils étaient capable de les traquer jusque par delà la Mer du Milieu. Ils sont aussi présent dans l'armée du Maëldan, et dans le commerce, où certains d'entre eux excellent, comme Balthir, le cousin du souverain actuel. Ah oui, la souveraineté fait également partie de leur fierté. Il y a déjà treize ans de cela, Parthalan des Fearghas accédait au trône du Maëldan, sacré par le Tournoi des Rois, lorsqu'il sortit du temple de Moor à l'aube, couronné par Aelius se levant.

Eileen, elle, a toujours été fière d'être une Fearghas, libre, indépendante, entêtée dès sa plus tendre enfance, on peut dire qu'elle tenait plus de sa mère, Moiraine des Alaric, que de Kentigern son père. Si ce n'est qu'Eileen possède le même sens de la droiture et de la justice de Kentigern, qui alors, était un des chefs de clan les plus respectés du Maëldan. Sa parole avait force de loi, et lorsqu'il promettait, il tenait, jamais, il ne se parjura. Elle vouait alors une admiration sans borne à son père, comme son frère d'ailleurs. Petite, Eileen voulait suivre Parthalan, elle voulait apprendre tout vite, pour pouvoir être grande, et se battre. Elle s'entêtait à vouloir participer aux entrainements, depuis l'âge de ses six ans. Elle se jura d'ailleurs, de ne jamais être une princesse, ou une de ses filles précieuses ayant trop peur de se salir. Ce qui lui plaisait, c'était se battre, manier des armes, chevaucher, se changer en louve et chasser. Des activités, que haute comme trois pommes, elle ne pouvait faire correctement, malgré tous ses efforts. Et oui, Eileen était très petite, et elle attendit longtemps, avant que ses pieds puissent toucher le sol, lorsqu'elle était assise sur une chaise. Se hisser sur le dos d'un cheval était alors toute une épreuve. Mais avait-elle réellement besoin d'une monture, lorsqu'elle pouvait prendre sa forme à quatre pattes, et courir pendant des heures, voire des journées et nuits entières ? Lorsqu'elle bougonnait, elle se faisait rabattre le caquet par son frère, qui l'appelait alors petit louveteau écervelé. Il lui rappelait qu'elle risquait de ne pas tenir, même une heure, à courir. Aller, peut être deux, si elle avait mangé. Eileen finissait toujours pas être à court d'arguments, et elle décidait alors d'en venir aux mains. Et là aussi, elle se retrouvait souvent sur les fesses. Dédaignant les activités féminines, Eileen passait son temps à crapahuter dans le camp, et à se fourrer dans les jambes des adultes. L'un deux eut le malheur de lui dire d'aller voir sur le dos d'une vache brune, s'il y était. Ce qu'elle vérifia. La vache prit peur, et Eileen cavala sur son dos, traversant la moitié du camp, avant de tomber. Elle s'en tira avec une cheville foulée, et quelques égratignures. Elle devint le fléau des Fearghas. La plupart des guerriers roulaient des yeux lorsqu'elle les provoquait en duel, pour l'avoir traité de gamine, de puce, ou pire, de jeune fille. En grandissant, Eileen ne perdit rien de son tempérament enflammé, bien qu'elle apprit à tourner sept fois sa langue dans sa bouche, plutôt que de proférer des bêtises aussi grosses qu'elle. Son père le lui avait conseillé, sous peine de se retrouver de corvée d'épluchages de légumes. Ou de ramassage de crottins. Et si non, son père aurait bien trouvé une punition inventive. Outre ses chamailleries quotidiennes avec à peu près tout le monde, en grandissant, Eileen tenta de se rendre utile. Elle aidait les autres avec leurs corvées, en plus de faire les siennes. N'aimant pas beaucoup l'inaction, elle désertait souvent les bancs de la tente, qui servaient d'école. Elle ne comprenait d'ailleurs pas ce que son frère trouvait aux livres, jusqu'à ce qu'il lui en offre un, sur la Reine Marah, qui avait fondé l'Alliance du Nord. Eileen comprit alors l'importance de l'éducation. Le savoir, c'est le pouvoir. Bien que parfois, la force, ça aide aussi. Bagarreuse, Eileen ne s'en laissait remontrer par personne, et surtout par les blanc-becs, qui parce qu'ils avaient reçu une épée, se prenaient pour des guerriers accomplis. Il fallait bien plus que trois poils sur le menton, pour être un homme. Surtout quand on se fait battre par une fillette.
Ses premières parties de chasses avec la meute furent un délice, et elle entra alors en compétition avec son frère, c'était à celui qui ramenait la plus grosse proie. Eileen mit quelques semaines à comprendre que parfois, deux carcasses étaient trop lourdes à porter jusqu'au camp, et que la deuxième pouvait disparaitre, durant le laps de temps, qui constituait l'aller et le retour depuis le camp. Étrangement, la cuisine est une activité lui plait, un peu. Surtout quand on peut savourer ce qu'on a fait de ses mains, là c'est autrement plus satisfaisant d'avoir le ventre plein.
Avec l'adolescence, vint le temps des questions. Son frère avait un avenir tout tracé, il succèderait à son père. Ses parents moururent, elle vit sa mère agoniser, emportée par la fièvre, qui décima alors une partie du clan. Elle vit son père dépérir, le chagrin causé par la mort de son épouse devait être ce qui le détruirait. De l'homme fort, qui se tenait droit, il devint voûté, le regard hanté par les images du passé, ce qui ne l'empêcha pas de mourir le sourire aux lèvres. Son corps, comme celui de Moiraine, fut donné aux flammes, et leurs cendres furent mélangées, et dispersées. Elle avait presque dix-sept ans. Son frère prit la tête du clan, démontrant sa puissance de mâle alpha aux mâles plus âgés. C'est également durant cette période de transition, et de reconstruction, que Balthir s'en alla tenter sa chance dans le commerce. Le bétail avait lui aussi souffert de la fièvre, et les Fearghas avaient besoin d'une autre source de revenus. Eileen partit aussi, du haut de ses seize ans, elle s'engagea à Aeguishor, ayant suivit son cousin jusqu'à Armenelos. Elle choisit la voie de l'armée, certaine que si elle montait en grade, sa solde pourrait apporter de l'argent supplémentaire aux Fearghas. Elève déterminée, pour ne pas dire tête de pioche, refusant l'échec, au point de s'abrutir à lire des livres de tactiques militaires, et autres manuels de survie, jusque tard dans la nuit, sans jamais omettre un seul entrainement. Elle fut rapidement affectée à un clan, après un an passée en tant que nouvelle recrue. Eileen fut affectée au Clan du Nord. Car oui, l'armée du Maëldan se divise en clan, selon les points cardinaux. Le Clan du Nord est affecté à la surveillance des landes, des frontières avec les deux autres royaumes de l'Alliance, et de la traque des hors la loi. Une fois intégrée, Eileen était toujours une bleue, mais ou moins, elle faisait maintenant partie des patrouilles. Habituée à traquer ses proies, la traque de hors la loi et criminels fut facile pour elle, sa nature de prédateur devenant un atout. Elle acquit son endurance à cette période, et effectivement, elle devint capable de courir sous sa forme de louve pendant des jours et des nuits entier, sans se fatiguer.  Sa persévérance paya, et elle monta en grade.

Cette montée en grade, lui fit atteindre le rang de capitaine dans le Clan du Nord. Elle effectuait alors des missions plus dangereuses, traquant les criminels, voire des bandes entières, de celles qui sévissaient sur les routes, et pillaient les caravanes, les plus dangereuses. L'année du couronnement de son frère, la bande du Sous-Bois la contraignit à les suivre jusque dans le Sud. Son escouade traversa la Mer du Milieu, bien décidé à mettre la main sur ces hors la loi. Ces types là, enlevaient des gens, et demandaient des rançons. Si le délais était écoulé, il n'avait aucune pitié, ils tuaient leur otage. Pendant les derniers mois, Eileen et ses compagnons, Rhisiart, Alasdair, Rhiannon, Flick, Orage Noir, et la Muette, furent sans relâche, sur les talons de la Bande du Sous-Bois. Ils les rattrapèrent près d'Emaine Macha, mettant fin, une fois pour toute, à leurs exactions. Ils furent accueilli dans la citée suspendue en qualité d'ambassadeurs, en attendant de pouvoir reprendre un aéronef en partance pour le Nord. Invités à un banquet, donné pour célébrer l'annonce d'un mariage entre deux familles, Eileen fit la connaissance de Noorah. Au premier regard, et Noorah en attirait beaucoup, Eileen pensa qu'elle était noble, jusqu'à ce qu'elle voit le bracelet doré à sa cheville, ainsi que ses pieds nus, dont l'état était déplorable.  Elle apprit vite que la jeune femme aux cheveux noirs et au port de reine, était en fait une esclave. Elle apprit également son nom, Noorah, et celui de son maître, Khakn. Un personnage arrogant, et certain que sa richesse lui permettait tout. Finalement, à la fin de la soirée, les fiançailles furent rompues, et l'homme blâma l'esclave d'avoir ruiner ses chances. D'après Eileen,  il n'avait eu besoin de personne pour saboter ce mariage. Lorsqu'il traina la pauvre par ses cheveux, l'insultant copieusement, s'en fut trop pour Eileen. Elle se saisit de la hache à double tranchant, qui était devenu son arme favorite, depuis ses premiers entrainement, et elle l'abattit, ruinant le beau carrelage de la maison. Un long silence suivit le choc de la hache dans le sol, et maître et esclave la regardaient bouche bée. Le maître fut le premier à se ressaisir, et il l'invectiva, la provoquant en duel, devant témoins.
Duel il y eut, et Eileen le gagna sans peine, faisant décoller sa tête de son cou. Khakn fut renvoyé à sa famille, avec sa tête dans un panier à coté de son corps. Pour avoir manqué aux lois de l'hospitalité, et avoir agressé un invité dans la maison de ses hôtes, -entre autres forfaits- l'invité en question aurait réparation, en prenant avec elle, un des biens de Khakn. Eileen se retrouva donc avec Noorah, qu'elle emmena avec elle dans le Nord. Dès le départ, ses intentions furent très claires, Eileen ne se cachait pas de bien aimer Noorah. Elle appréciait d'ailleurs autant les hommes que les femmes, et Noorah attisait autant son désir que sa curiosité. Elle lui accorda sa liberté, elle n'aurait su que faire d'une esclave. En revanche, son frère avait besoin d'aide, de gens à qui, il pourrait faire confiance. Et quelqu'un devait gérer Helmet Hall. Elle était certaine, que l'ancienne esclave, en aurait les compétences. Elle ne protesta pas lorsqu'elle se rasa le crâne, s'amusant plutôt à l'appeler tête de lune, et à passer sa main dessus, appréciant la douceur de la peau. Son frère accorda le poste à Noorah, qui ne sembla pas s'étonner de son apparence. Son frère passait alors son temps sous sa seconde forme, incapable de retrouver forme humaine, se terrant dans ses appartements, qui étaient devenus trop petits, et dans lesquels, il était obligé de plié, pour pouvoir tenir. Eileen était impressionnée par cette forme, peut être même un peu effrayée. Parthalan n'avait alors plus rien du loup, il ressemblait à un mélange d'animaux, et pourtant, une apparence comme celle-ci pourrait être courante, et Eileen pensait qu'en cherchant bien, son frère n'était pas le seul à être comme ça, les Feys, peuple surprenant, avaient ce genre de physique, que eux savaient dissimuler, contrairement à son frère, qui alors, ne maîtrisait rien du tout. Et même après, l'animal avait marqué à jamais son physique, les rendant encore plus dissemblables elle et lui. Noorah quand à elle, parlait à son frère comme si elle tenait en face d'un homme, et pas d'une créature capable de la casser en deux. Eileen décela alors tout le courage et toute la force de la femme qu'elle avait amené dans le Nord. Elle garda d'ailleurs un oeil sur elle, jusqu'à ce qu'elle constate que Noorah savait se débrouiller sans elle, et qu'elle avait gagné le respect, pour ne pas dire l'affection du personnel tout entier de Helmet Hall, ainsi que de certains nobles, qui trouvaient en Noorah, une intendante efficace, répondant à leurs besoins.

Quand à ses besoins à elle, Eileen dut attendre sept années, et d'avoir été entre temps, promu générale du Clan du Nord. Durant ce laps de temps, elle fit tout son possible pour soutenir son frère, malgré le fait que l'armée du Maëldan soit quelque peu indépendante de la couronne, et le règne de celui-ci se déroula sans réel problème, à part ceux que rencontre un souverain. Du fait de sa fonction de Général, Eileen se retrouvait maintenant plus souvent derrière un bureau dans les baraques d'Aeguishor, qu'à chevaucher dans les landes, mais son prédécesseur était mort de vieillesse. Le général Oengus avait admirablement servi Aeguishor et le Maëldan, malgré un caractère irascible à la fin de sa vie, et sa tendance à appeler tout le monde, sans exception, "jeune homme". Bien qu'elle ne puisse plus participer activement aux patrouilles comme avant, le temps passé à Armenelos fut bien employé. D'abord parce qu'elle put retourner visiter son clan, car les Fearghas ne s'étaient pas tous installé à Armenelos après le couronnement de Parthalan, elle profita également des plaisirs de la ville portuaire, de vieux amis, et de Noorah, qu'elle apprit à connaitre de plus en plus. Jusqu'à ce qu'elles se marient au Temple de Moor. La cérémonie fut splendide, et la seule chose qu'elle eut à faire, fut de remettre sa liste d'invités, et de profiter de la mariée. Les murs d'Helmet Hall retentir de musiques et de rires toute la nuit. Le lendemain, elle se souvint que la moitié de la forteresse avait la gueule de bois, et qu'en cas d'attaque, ils auraient fait de piètres défenseurs. Mais cela importait peu à Eileen, traçait alors des dessins sur la peau lisse du crâne de Noorah. Le dos de celle-ci était zébré de cicatrices, signes de son ancienne vie. Mais d'un autre coté, sans cette vie, elles ne se seraient peut être jamais rencontrées. Et elle avait abattu celui qui lui avait fait le plus du mal. Elle se souvient encore des cicatrices des pieds de Noorah, qu'il avait fallu rouvrir pour les désinfecter à nouveau, et les bander correctement. Le premier cadeau  qu'elle fit à Noorah, fut une paire de chaussons fourrés, pour soulager ses pieds, et les protégés. Pour le mariage, elle lui avait offert une paire de souliers de la couleur vert d'eau de sa robe, orné de perles blanches et bleues, et brodées de fil d'argent. Noorah avait été resplendissante, et Eileen chérissait le sourire qui s'était épanoui sur son visage.
Quelques semaines après leur mariage, elle conduisit personnellement un couple d'étranger à l'intendante d'Helmet Hall, après que Orage Noir, qui connaissait l'histoire de Noorah, ait retrouvé deux membres de sa tribu. Eileen n’oublierait pas non plus l'espoir, la joie, qu'avait exprimé le visage de Noorah. Noorah, tout tournait autour d'elle, presque. La réalité la rappela lorsque Iseabel des Beathan, jeune femme, belle, intelligente, se rapprocha de son frère. Eileen vit la chose d'un mauvais oeil, certaine que la Beathan tenterait de profiter de son frère, mais sans doute avait-elle des préjugés... Elle n'était pas sans se rappeler les histoires racontées par sa mère. Moiraine était une Alaric, et les Alaric et les Beathan se vouent une haine mutuelle depuis des années. Peut être même depuis la fondation du Maëldan. Au final, Iseabel des Beathan se révéla être une véritable amie pour son frère, mais ce qui devait arriver, arriva. La présence d'une Beathan au coté du roi, agita les clans, et les dissensions ressurgirent. Et Parthalan n'eut d'autre choix que de se trouver une épouse. Eileen, sur les conseils avisés - comme toujours- de Noorah, prit la route des landes, et alla à la rencontre de tous les clans, des plus grands, au plus petit, à la recherche de la future reine. Elle avait une liste de critères que les candidates se devaient de respecter, et elle revint avec une liste de prétendantes aux trônes. Dame Iseabel des Beathan, n'en faisait pas partie. Son frère jeta son dévolu, sur Nueonia des Fingal. Elle le sentait réticent, mais il n'avait d'autre choix pour apaiser les clans. Ce qui rebutait son frère, n'était ni la jeune femme, ni le mariage, mais lui même. Eileen le regarda se torturer, se demandant si la pauvre fille qui allait l'épouser, méritait un tel sort.
Le mariage eut lieu, et tous furent invités, du seigneur au paysan, à célébrer la noce. Noorah se surpassa, et Eileen put profiter, sans pour autant tomber dans l'oisiveté, puisqu'un soldat, reste toujours un soldat, et qu'en présence d'une telle foule, Eileen préféra garder un œil ouvert. Elle n'eut pas vraiment l'occasion de connaitre un peu mieux sa belle-sœur, et elle n'était arrivée que la veille de la noce, pour pouvoir être sur place, car Armenelos était plus près du temple, que le fief des Fingal. Mais elle fit des efforts pour pousser son frère à au moins, se faire une amie de son épouse. Surtout après une courte nuit de noces, où elle apprit qu'il s'était contenté de rester assis, jusqu'à que Nueonia dorme, et qu'il soit suffisamment tard, pour que lui même retourne à ses appartements, sans risque d'être vu. Eileen savait Nueonia entre de bonnes mains, autant celles de son frère, que celle de Noorah, qui faisait tout pour lui faciliter la tâche.

o Caractère :
Impulsive, un adjectif qui caractérise Eileen, bien qu'avec le temps, elle s'assagisse. Dure à cuire, c'est une vraie tête de mule, doublée d'une emmerdeuse professionnelle. Tenace, elle ne laissera jamais sa proie lui échapper, et quand un sujet ou une affaire, lui tient à cœur, elle se montre plus que passionnée. On dit souvent que son caractère est l'égal de ses cheveux : flamboyant. Elle est, en effet, un officier charismatique, apprécié des hommes et femmes qu'elle a sous son commandement. Juste, et proche d'eux, Eileen restera toujours, au fond d'elle, cette nouvelle recrue, qui persévéra, montrant de quoi elle était capable. Fière et indépendante, Eileen sait qu'elle peut quand même compter sur les Fearghas, en cas de coup dur, comme sur ses hommes, notamment le groupe parti avec elle, pour neutraliser la bande du Sous-Bois. En amitié, comme en amour, elle est fidèle, loyale, et protectrice. Son tempérament effraye souvent les gros durs, enfin, les faux, les vrais ne s'émeuvent pas d'une femme au regard jetant des flammes. Ses colères passent aussi vite qu'elles sont arrivées. Elle se plait à penser qu'elle n'est pas rancunière pour deux sous, mais elle l'est un peu quand même. Plutôt prompte à l'action qu'à la réflexion, ce qui ne l'empêche pas d'avoir un peu de jugeote, et de savoir se poser, et réfléchir. Parfois. Généreuse, Eileen est généreuse, en émotion, dans les gestes, les paroles, c'est un personnage qui prend parfois beaucoup de place, mais qui sait aussi écouter les autres.

o Passions, phobies :
Noorah. Eileen se plait à dire que si elle perdait sa compagne, elle n'y survivrait pas. Ce qui ne doit pas être très loin de la vérité, si cela devait se produire. Comme son frère, Eileen apprécie la chasse, et surtout, être la première à attraper une proie. De même qu'elle adore martyriser les nouvelles recrues, et les soldats rôdés du clan de l'armée qu'elle dirige. Elle ne dira jamais non à un bon combat, sans doute est-ce une habitude prise, lorsqu'on doit évoluer parmi des mâles, qui n'ont qu'une chose en tête : attraper de la femelle. Forte tête, elle déteste perdre, mais joue quand même aux jeux, Conquérant, cartes, et autres jeux de plateaux. Elle n'aime pas beaucoup la lecture, mais elle préfère écouter Noorah lui la faire. Eileen aime également les matinées où elle peut se prélasser avec Noorah, profitant de quelques instants de répit. La bonne chaire est un de ses pêchés mignons, avec une petite préférence pour les viandes rouges saignantes, et les vins du Sud - que son cousin Balthir importe en Maëldan-, et les Bellicornes au rhum, qui sont les seules sucreries qu'elle veut bien manger. A part ça, elle aime quand même faire partie des patrouilles qui sillonnent les landes pendant des semaines, afin de garantir paix et sécurité aux clans. Elle prend ses devoirs très à cœur, et sa sociabilité naturelle lui permet d'avoir des connaissances dans chaque clan, village, hameaux et villes qu'elle a traversé. Eileen adore les rencontres, et les voyages, et c'est lors d'un voyage qu'elle a rencontré Noorah, ce qui est sans doute la vraie raison de sa passion.


o Armes :
Armée jusqu'aux dents, Eileen se trimballe avec un véritable arsenal. Deux couteaux, un dans chacune de ses bottes, une dague, et parfois une épée à sa ceinture. Sans compter les extra qu'elle emporte lorsqu'elle chevauche à travers les landes du Maëldan : arbalète, ou un arc long, des couteaux supplémentaires... Et surtout, son arme favorite, une hache à double tranchants, qu'elle manie comme une virtuose.

o Pouvoirs :
Eileen est donc capable de se transformer en louve, et bien évidemment, ses transformations, comme pour la plupart des lycanthropes, suivent les fluctuations de la Lune. Elle est capable de prendre une forme intermédiaire, entre l'animal et l'humain. A part ça, Eileen ne maitrise aucune magie.

*Choses particulières à votre personnage :




Dernière édition par Eileen le Mer 30 Avr - 23:50, édité 6 fois
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Noorah
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MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Lun 1 Juin - 18:25

I - Identité :

Nom, prénom : Noorah, des Fearghas. (Prononcez Nour-ah.)
*Age : Trente six ans.
*Caste (métier) :Intendante de Helmet Hall, magicienne.
*Peuple :Hybride, mi-Lios, mi-Taltos.
*Sexe : Femme.

II - Physique :
Mi-Lios mi-Taltos, Noorah est aussi grande que les Fearghas, bien qu'elle ne soit pas née dans le clan. Mesurant un mètre quatre vingt dix, elle dépasse pas mal de monde. Emprunte de grâce et d'une majesté propre à ces deux peuples, Noorah est, on pourrait dire, sculpturale. Ses traits sont fins : un nez droit, une bouche peut être un peu large, mais pulpeuse, des sourcils fins et bien dessinés surmontant des yeux aux iris changeant...
Son crâne est bien rond, lisse, et visible, car Noorah se rase les cheveux, pour des raisons que nous évoqueront plus tard. Elle prend soin d'elle, et sa peau à la teinte café au lait est satinée, douce et lisse. La couleur de sa peau s'explique par le fait que Noorah est originaire de l'Esgaleithel.A l'exception de son dos. Noorah ne montre jamais son dos, à qui que se soit, sauf à Eileen, pour des raisons évidentes. Son dos est zébré de cicatrices, faites par des coups de fouet répétés. Le reste de sa personne a été épargnée, si bien qu'elle fait en sorte que personne d'autre qu'elle, et les quelques personnes dans la confidence, le sachent.
Elle ne se maquille que très légèrement, avec des teintes naturelles, qui se voient à peine, même si parfois sa peau est pailletée d'or ou de cuivre avec les produits qu'elle applique. Ce qui ne fait qu'ajouter à son charme exotique au milieu de ces Maëldanais, bien qu'elle ne soit pas la seule personne à Armenelos, qui vienne du Sud, bien évidemment.
Contrairement à Eileen, son épouse, et à son beau-frère, Noorah n'a rien d'une guerrière, et ces vêtements le reflètent bien, d'autant qu'elle porte souvent des tenues qui sont plutôt portées en Andanorië ou en Esgaleithel. Ce sont généralement des vêtements amples, plus ou moins colorés, et généralement rehaussés de borderies en fils d'or, cuivre ou encore argent. Ce style de vêtements s'approche également de certaines tenues typiques de l'Inwerin, et évidemment, Noorah ne se prive pas pour les porter. On la verra souvent vêtue d'une robe assez ample, en tissus de qualité, souvent d'une même couleur. Sans manches, l'échancrure varie d'une robe à l'autre, sans pour autant que son dos soit visible. Lorsqu'il fait vraiment chaud, le décolleté descend jusqu'à son nombril, la robe s'ouvre donc sur sa poitrine, qui est alors à à peine dissimulée par le tissus. Elle ajoute une ceinture ou plusieurs ceintures de tissus pour resserrer ses robes à la taille, et ajouter de la couleur, et des motifs. Et pour être sûre que son dos ne sera jamais à découvert, elle portera toujours une veste longue, généralement à capuche. Celle qu'elle préfère, cadeau de Parthalan, vient de l'Inwerin, elle est brune, mais le pourtour sur la capuche et jusque sur la poitrine, est brodé de motifs Inweriniens en fils d'or. Ces broderies se retrouvent également sur les poignets, et le bas de la veste. Le tissus est aérien et souple, suffisamment opaque pour qu'elle puisse être certaine qu'on ne verra pas ses cicatrices. Ni trop chaud ni trop froid, Noorah peut se permettre de le porter à n'importe quelle saison, et quel que soit le temps.
Comme elle n'a pas de cheveux, Noorah se permet de porter d'imposantes boucles d'oreilles, sa paire favorite étant composées de disques dorés de différentes tailles, qui soulignent autant son visage que sa gorge gracile. Ayant une haine farouche des grosses bottes, Noorah ne porte que des sandales, et par temps froids, des bottines souples et courtes. En hiver, elle adore porter des bottines fourrées, et porter des fourrures pour être bien au chaud, lorsqu'elle sait qu'elle devra sortir d'Helmet Hall, ce qui arrive, aussi souvent qu'elle le peut.

III - Historique, personnalité, armement :

o Histoire :
Noorah est née entre Fendassë et Emaine Macha, dans les plaines de Sables, au sein d'une tribu nomade, dont il ne reste plus rien aujourd'hui, les Ra-jakilhyn. Noorah a grandi dans le désert, se déplaçant avec son clan, apprenant à vivre avec la chaleur, à ériger des barrières et à se protéger des abominations la nuit, à trouver de l'eau. Son clan vivait de la fabrication d'un sucre, fait à partir de sève de cactus, de l'agave. Son clan se déplaçait de plantations en plantations. La particularité de son clan, était qu'il était essentiellement composé de Lios, ses Lios du Sud, à la peau dorée, aux corps et visages sculpturaux. Le père de Noorah est un Taltos, mais elle ne l'a jamais connu. Elle est née d'une union de passage, entre sa mère et un voyageur de caravane. Cela n'a pas vraiment affectée la petite fille qu'elle était, le clan comptait suffisamment d'hommes, dont le frère de sa mère, un oncle qui lui servit de père. Une enfance heureuse, au milieu des chameaux, lézards, et gros garmans, dont le lait servait à faire des fromages, dont elle se goinfrait avec allégresse. Elle se souvient du sable chaud entre ses doigts, du cliquetis des perles dans les cheveux tressés de sa mère, des ses paumes engourdies à force de taper dans ses mains au rythme de la musique, les flammes qui s'élevaient dans le ciel nocturne... Noorah chérit ses souvenirs, mais préfère les reléguer dans un coin de sa mémoire, et ne pas y penser. Son clan s'est fait massacré à la lisière de la forêt de Kétih par des hommes en armes. Trop petite pour se souvenir exactement des blasons, ou même de l'uniforme, Noorah se souvient juste de la tâche sombre qui s'est étendu, inexorablement, sur le tissus bleu pâle de la robe de sa mère. Elle se souvient avoir beaucoup pleuré, crié, à tel point que ses souvenirs de ce moment ne sont que des images brouillées. En suite, la confusion, la terreur, et des bras qui la soulève.
Lorsqu'elle reprit enfin ses esprits, la petite fille était enchainée à un anneau de métal fixé au plancher du chariot, qui la trimballait, avec les rescapées de sa tribu. Avec elle, les autres filles, des garçons aussi, tous jeunes comme elle, d'autres plus vieux, entassés comme elle, enchainés. La route fut longue, et ils étaient ballotés au rythme des sentiers en terre, aux ornières et pierres saillantes, avant de gagner une route pavée, et du bruit infernal des roues sur les pavés. Le voyage dura, ce qui lui sembla être une éternité, où la monotonie du voyage était seulement perturbée par les arrêts pour leur permettre d'aller se soulager et de manger. Au début, beaucoup pleurait, gémissait, et puis ceux qui pleuraient se mirent simplement à geindre, avant que les geignements ne deviennent que de simples couinements où reniflements. Elle ne sait plus si pour elle, ça a été le cas aussi. Elle se souvient des cliquetis des chaines, de la froideur des nuits, qu'elle a passé à se serrer contre son voisin.
Et un matin, elle se redressa pour voir, sans se mettre debout, d'abord parce qu'elle ne pouvait pas, et que tous ceux qui avaient eu des gestes suspects s'étaient fait sévèrement corrigés. Devant le convois qui la transportait, elle, et d'autres, qui n'étaient pas tous de son clan, se dressaient des remparts, une muraille, d'où dépassaient le toit d'édifices si grands, qu'elle garderaient l'image imprimé dans sa rétine toute sa vie. Même encore maintenant. Ils passèrent des portes, de larges portes. Et puis il y eut le bruit, comme si, après des journées presque silencieuse, les bruits de la ville étaient trop. En suite, des quartiers puants, des barreaux, et des gens hagards, désorientés, résignés. Enchainés eux aussi. Elle fut débarquée, descendue du chariot. Un des hommes dut la porter pour la faire descendre, ses pieds touchèrent des pavés froids et humides, et quand elle marchait, les bruits étaient différents de ceux qu'elle faisait en marchant dans le sable.
Noorah attendit avec les autres, derrière des grilles, chaines aux pieds, fixées à un anneau dans le mur. L'effroi, l'appréhension, l'angoisse, se disputaient au chagrin, à cette tristesse qui ne la quitterait pas avant longtemps. Aujourd'hui, la cicatrice reste douloureuse, mais elle n'éprouve plus que de la mélancolie, voire une certaine indifférence face à ses souvenirs. Et puis comme les autres, on la laissa se laver, se faire belle, et on lui mit des chaînes en or aux poignets et aux pieds, reliées à l'anneau qu'on avait passé autour de son petit cou. Elle était belle comme un cœur, lui confia l'homme qui l'aida à monter sur l'estrade. Elle en resta pétrifiée, la gorge nouée. Sous ses yeux s'étendaient une foule, des visages inconnus, des yeux pleins de choses, qu'elle ne savait pas encore identifié. Elle fut franchement terrorisée quand elle dut dire son nom, d'où elle venait, et pire encore, elle cria quand elle dut se déshabiller. Mortifiée, honteuse, Noorah tenait ses vêtements contre elle, quand le prix fut annoncé, et qu'elle fut vendu à un homme. Elle fut rhabillée une fois descendue de l'estrade. L'homme vient la chercher, et l'extrémité de la chaîne en or passa dans ses mains. Noorah lui suivit jusqu'à une luxueuse voiture, tirée par quatre chevaux. Il l'aida à grimper à l'intérieur. Il s'appelait Dusan Hugleikr, et il était riche, et des esclaves, il en avait beaucoup. Mais, de la marchandise, on en avait jamais assez. Elle était jeune, et en bonne santé. Le voyage ne l'avait pas abîmé. Et à voir son regard vif, et les promesses que recelaient son corps, Noorah était un véritable investissement, qu'il devait faire fructifier. En suite, il pourrait la revendre à un prix indécent, rien à voir avec le peu qu'il venait de payer pour elle maintenant. Noorah n'était pas la seule dans la litière, trois autres enfants s'y trouvaient, une autre fille, et deux garçons. Eux aussi, ils étaient des investissements.

Alors la vie de Noorah prit un tournant auquel elle ne s'attendait pas. Bien traitée, on lui enseigna l'écriture, la lecture, elle apprit même par cœur des centaines de poèmes, et chansons. On lui enseigna les arts, la musique, la calligraphie, la peinture, les croquis... Et puis la danse, se déplacer avec le port de tête d'une reine. Une véritable impératrice du désert. Mais il y eut aussi la cuisine, les achats, la confection de vêtements, l'entretient d'une maison. Et surtout, le comportement, elle devrait se montrer obéissante, respectueuse avec ses maîtres. En somme, elle ne fut pas à plaindre, elle grandit dans une riche demeure, traitée comme une princesse. Entourée, aimée peut être, qui sait... Jamais elle ne fut mal traitée. Mais l'anneau en or à sa cheville, la marquait comme esclave, et peut importait ce qu'elle était à l'intérieur des murs de la demeure de Dusan Hugleikr, elle restait une esclave. Noorah grandit, autant d'esprit que de corps. Sa moitié Taltos lui conféra une haute taille, une silhouette souple, svelte, aérienne, dotée des courbes alléchantes innées aux femmes Lios. Elle était douée pour tout ce qu'elle faisait, et en grandissant, à ses leçons habituelles s'en ajoutèrent d'autres. Elle apprit à être divertissante. Elle apprit à jouer à de nombreux jeux, à avoir de l'humour, de la répartie, sans qu'elle encoure de punition, et elle fut initié aux jeux du plaisir. Et si Noorah était douée, elle l'était aussi pour la magie. Hugleikr descella son don pour la magie, Noorah ne serait jamais très puissante, mais sa valeur pouvait tripler rien qu'avec des sorts mineurs. Et elle apprit jusqu'aux sorts les plus compliqués, et comment les exécuter correctement, dotés des bons moyens. Évidemment, les sorts qu'ellevapprit ont pour but de défendre ses maîtres, en cas de danger. A seize ans, Noorah était une esclave accomplie, et lors d'une soirée donnée par son actuel maître, elle fut mise en vente, et son prix de vente fit jaser pendant des semaines. Un prix exorbitant, mais qui valait bien ce qu'elle était. Un bel objet, en vérité. Noorah avait été achetée par , cadeau pour la fille ainée de la maisonnée de Isaac Erlantz. Aloadia était une jeune fille au prime abord agréable, et qui se plaisait à coiffer les longs cheveux noirs et soyeux de Noorah, qu'elle disait préféré à ses cheveux bruns, sans éclats, et secs. Elle voulait être comme elle, disait-elle. Noorah répétait invariablement que la maîtresse serait bien mieux que ça. Elle l'amusait avec quelques tours de magie, comme par exemple faire prendre des formes aux flammes d'un feu, ou à de l'eau, produire des étincelles colorées... Elle l'accompagnait, comme une ombre fidèle dans ses sorties, bien que lors des fêtes mondaines, Noorah se retrouvait reléguée dans une autre salle, avec les autres esclaves, se rendant aux cotés de sa petite maîtresse uniquement lorsqu'elle l'appelait. En général, elle servait à divertir les amis de sa maîtresse, usant de ses nombreux talents. Le reste de temps, la présence de Noorah était comme invisible, ses maîtres ne semblant même pas faire attention à elle. Certains qu'elle ne répèterait jamais rien de ce qu'ils pourraient dire. Elle n'était pas malheureuse, et évoluait dans la haute société, bien qu'elle n'en soit que spectatrice, comme un fantôme au milieu de grandes gens. Jusqu'à ce que sa beauté la fasse remarquer, et qu'elle doive se comporter comme un fantôme pour éviter les "invitations" insistantes, des amis de ses maîtres, et parfois de sa petite maîtresse, à qui on proposa souvent de racheter Noorah. Mais la vie sociale d'une esclave ne se limite pas à faire profil bas devant les maîtres. A force de côtoyer les soirées mondaines, Noorah fit connaissance avec d'autres esclaves, au service de ces beaux seigneurs et belles dames. Pendant que ces derniers s’empiffraient en riant, dansant sur de la musique, admirant leurs belles tenues, les premiers attendaient patiemment, discutant entre eux. Avec un peu de chance, le personnel de la maisonnée leur offraient les restes des plats qui revenaient en salle, si non, ils devaient attendre d'être rentrer pour pouvoir manger. Ils devaient se tenir prêts à répondre à la moindre réclamation, mais en attendant d'être appelé, lier connaissance fut facile. Les plus jeunes cherchant souvent conseil auprès des plus vieux. Quand Noorah approcha des vingt quatre ans, elle faisait partie des plus expérimentés. Ce qui ne l'empêcha pas de se faire durement fouetter pour avoir aider une autre esclave à se relever, après qu'elle ait été battue par son maître, parce qu'elle n'était pas arrivée assez vite. Sa maîtresse lui répéta que ce n'était pas contre elle, elle n'était pas en colère, mais Noorah devait comprendre qu'elle était sa place. Elle était privilégié, parce qu'elle l'aimait beaucoup, mais elle restait une esclave, et s'interposer entre un maître et son esclave, surtout lors d'une punition. Et puis tout bascula lorsque la petite maîtresse ne rentra pas un soir avec elle, et qu'elle rentra entre des planches de bois. La mort de Aloadia retomba sur Noorah, qui aurait dû rester avec elle, elle serait peut être encore en vie. Elle fut même accusée de ne pas être morte à sa place. Après une longue série de coup de fouet, Noorah fut revendue, et cette fois, elle eut moins de chance. Son nouveau maître Khakn était un nouveau riche, un fils de marchand, bénéficiant d'une fortune considérable. Il prit un plaisir particulier à la punir pour la moindre petite chose, jusqu'à une boucle de cheveux indisciplinée, qui faisait d'elle une souillon. Et il ne pouvait pas être accompagnée d'une souillon. Elle ne méritait pas les attentions qu'il lui accordait. Les coups devinrent fréquents, et il prenait un malin plaisir à la faire marcher derrière sa litière, lorsqu'il faisait de long voyage, jusqu'à que ses pieds se couvrent de cloques sanguinolentes. Et le pire, s'était les nuits, où pour se divertir, il demandait à un de ses gardes de baiser la sale chienne qu'elle était, elle ne méritait pas qu'il répande sa semence en elle. Et puis vinrent les noces. Dans l'intérêt de sa famille et son affaire, il devait épouser la fille d'une autre riche famille marchande. Noorah plaignait la future épouse. Mais elle fut secrètement enchantée lorsqu'elle apprit qu'elle l'accompagnerait. Son épouse était originaire d'Emaine Macha. Noorah quitterait Freyr, pour revoir les paysages de son enfance, depuis la première fois depuis ses six ans. Depuis le massacre de son clan.

Emaine Macha signa la fin de son calvaire. A vingt cinq ans, Noorah rencontra Eileen des Fearghas. Officier à la chevelure flamboyante, en mission à Emaine Macha, pour rattraper un clan de Hors la Loi, qui avait réussi à quitter le Nord, avec un butin conséquent. Les nordiques qui accompagnaient Eileen, étaient grands et fiers, comme Eileen, dont l'allure respirait la puissance et l'assurance. Noorah n'avait jamais vu de gens venus du Nord, et encore moins des cheveux aussi roux. Le plus étrange et intimidant, était la hache à double tranchant qu'elle portait tout le temps, la hampe appuyée contre son épaule. Même pendant les nombreuses soirées en prévision du mariage. Mariage qu'elle ne vit jamais, et n'eut jamais lieu. Tirée par les cheveux au milieu de la pièce pleine de monde, son maître colérique l'abreuvait d'insultes, l'accusant d'avoir ruiner ses chances avec sa future épouse, qui ne voulait plus de lui. Elle pensa que ça n'avait rien d'étonnant, mais se tut. Elle s'attendait à se faire battre comme plâtre, lorsqu'elle vit la hache s'abattre. Noorah se retrouva en suite assis sur le sol, entre deux Maëldanais particulièrement remontés. Devant elle, sur le col, une énorme marque, et des boucles de cheveux noirs. Eileen avait tranché ses cheveux. Son maître en tenait encore des cheveux dans sa main, et son ahuri se mua en masque de colère. Hurlant au scandale, il provoqua l'officier en duel. Devant témoins. Sur le champ. Un tel acte devait être puni. Elle serait châtié comme il se devait. Il y perdit la tête, et Noorah y gagna sa liberté. Elle ne pouvait pas retourner à Freyr, et elle n'avait plus de maître, mais elle n'était pas libre pour autant... Du moins le pensait-elle. En un rien de temps, elle se retrouva en route pour le Nord, en compagnie d'une Eileen exubérante, et de ses hommes au cœur d'or. Elle traversa le désert, en le survolant, terrorisée par l'altitude, ce fut son premier et dernier voyage en Aéronef. Et puis, elle découvrit la mer, cette étendue d'eau salée, brillante sous le soleil, grise sous les nuages, et noire pendant les tempêtes. Un air frai et vivifiant, qui rafraichissait le visage, chassant la chaleur ambiante, et imprégnant les rues de l'odeur des algues et du sel. Et elle redécouvrit Fendassë, superposant ses nouveaux souvenirs aux anciens, ceux-là même qui étaient devenus flous après toutes ces années. Une merveille, dont elle profita pendant les quelques jours de battement, avant d'embarquer pour le Nord. La traversée lui fit un peu peur, mais moins que celle en Aéronef, parce qu'elle savait qu'au bout, il y avait la tête. Et la mer, ça n'était pas le vide. Eileen, Rhisiart, Alasdair, Rhiannon, et surtout le taciturne Orage Noir, la régalèrent d'histoires de pirates, mais aussi d'informations sur les us et coutumes du Maëldan, lui parlant beaucoup de leur clan, celui des Fearghas. Ils parlèrent aussi des paysages, des odeurs, des fêtes, de leurs familles, de la nourriture, et des légendes des pays du Nord, dont celle de cette femme, qui a parcouru tout Inwilis, dans le seul but d'avoir un enfant. Son vœux fut exaucé par un dieu, et elle donna naissance à un Andain, qui devint leur seigneur, Galadan. Noorah en avait entendu parler, elle était férue de ce genre d'histoires, et de l'Histoire, qui lui avaient souvent permis de s'évader, de penser à autre chose, lorsqu'elle apprenait encore à surmonter la mort de sa mère, de sa famille. Ici, dans le navire à destination d'Armenelos, elle sentait qu'elle disait adieu à cette vie, qui n'avait jamais vraiment été la sienne. L'air était différent, elle quittait la chaleur de l'Andanorië, pour la froide humidité du Nord. Enfin, ça n'était pas toujours le cas. Le Maëldan bénéficiait d'une douce température, la plupart du temps, contrairement à l'Inwerin, qui beaucoup plus au Nord, avait un climat plus froid. Tout ça, elle l'avait appris. Mais le sentir, c'était complètement autre chose.

Noorah posa le pied à Armenelos au milieu de l’automne, et le feuillage des arbres avaient déjà commencé depuis longtemps à tomber. Elle fut accueillie par les effluves du port, un vent froid et mordant, qui agita sa chevelure. Ses yeux se posaient sur des bâtiments nouveaux, des gens aux visages inconnus, son nez sentait des odeurs auxquelles elles n'étaient pas habituées, ses oreilles entendaient des bruits, qui sonnaient comme ceux de la liberté. Elle avait regardé Eileen, et lui avait sourit. Lorsqu'elle pénétra à l'intérieur de Helmet Hall, Eileen lui apprit que son frère était le Roi actuel du Maëldan, il venait d’accéder au trône, à peine un an avant. Eileen quand à elle, s'était enrôlée dans l'armée, depuis ses seize ans. Elle avait gravi les échelons. Noorah elle, était intelligente, et son frère, selon Eileen, avait besoin de gens intelligents, ne serait-ce que pour s'occuper des affaires de la forteresse. Avant de le rencontrer, Noorah prit une décision. Elle se rasa le crâne. Sa chevelure pleine de perles, bien qu'abîmée par la coupe faite par Eileen, était pour elle, le signe de son esclavage. Elle décida qu'elle ne porterait plus les cheveux longs, pas tant qu'elle serait libre, dans tous les sens du termes, et bien sûr, libre de se raser le crâne. Cela n'enlève rien à la beauté de Noorah, lui donnant même une certaine noblesse. Elle passa des vêtements venus de l'Inwerin, qu'elle aime porter depuis, parce qu'ils ressemblent un peu à ceux de l'Andanorië. Elle déteste les vêtements venus de Freyr, ils lui rappellent trop son ancienne vie. Elle rencontra donc Parthalan, et pensa au départ, que lui et Eileen ne pouvait être frère et sœur. Jusqu'à ce qu'il lui explique. Et Noorah fit alors face à une malédiction aussi terrible que celle d'être esclave. Une autre forme d'asservissement, contre laquelle Parthalan essayait de lutter. Elle comprit pourquoi, il avait besoin de gens intelligents, capables de ne pas s'effrayer de son apparence. Noorah obtint le poste d'Intendante, une lourde responsabilité, puisqu'il retournait de toute la mécanique de Helmet Hall. Elle fit la connaissance du personnel de cuisine, des chambres, des serviteurs, lavandières, de tous ceux qui étaient déjà rodés au fonctionnement de la forteresse. Noorah s'adapta facilement, acceptée par tous sans la moindre hésitation. Elle apporta les épices du Sud avec elle, qui fit un malheur en cuisine, c'est d'ailleurs cela qui lui fit gagner l'approbation et l'enthousiasme général du personnel. Au départ, son malaise vint plutôt du statut des serviteurs, avant qu'on lui apprenne, qu'ils étaient payés pour chaque journée de travail dans la forteresse. La confiance s’établit mutuellement, mais pas seulement.

Les années du règne de Parthalan passaient, sans autres anicroches que les habituelles querelles de clans, et les vols de bétails par les hors la loi, sans compter les problèmes liés à Armenelos, vols, agressions, meurtre... Comme partout ailleurs, le Nord n'échappait pas aux fléaux qui gangrénaient le Sud, à part peut être l'esclavage. Noorah ne vit que de rare esclaves à Armenelos. Les peuples du Nord étaient trop fiers pour se laisser asservir, et trop dignes pour en asservir d'autres. Du moins, c'est ce qu'Eileen se plaisait à lui dire. Eileen devint un des piliers de l'existence de Noorah, c'était elle, qui l'avait libéré, et qui lui avait donné une vie, qu'elle pouvait vivre, sans contrainte. Elle n'était plus un objet, elle était Noorah. Elle détonnait sans doute, au milieu de ces gens du Nord, mais elle était loin d'être la seule étrangère dans la citée portuaire, et les feys sont autrement plus haut en couleurs qu'elle. Et au coté de la flamboyante Eileen, elle paraissait parfois presque pâle. Ce qui ne l'empêcha pas d'en hypnotiser certains lorsqu'elle put faire montre de ses talents de danseuses, elle en laissa bouche bée, lorsqu'elle battit Parthalan et Eileen au Conquérant. Mais Eileen comptait, de plus en plus. Des regards furtifs, le sourire aux lèvres en sa présence, de longues discussions assises à regarder le soleil se coucher, avec une bonne bouteille venue des caves du château. Noorah n'aimant pas vraiment les alcools du Nord, elle buvait alors plus volontiers des bouteilles venues des vignes du Sud. Au bout de sept ans, Noorah épousa Eileen. La cérémonie fut très sobre, elle compta seulement les proches, amis ou de la famille. Pour Noorah, ses proches étaient filles de cuisines, serviteurs, palefreniers... Pour Eileen, des soldats, et des membres de son clan. On donna un petit banquet, mais la fête dura jusque tard dans la nuit, par cette chaude nuit d'été, où les esprits échauffés dansèrent toute la nuit. Une troupe de cheminants avaient été invitée pour animer la soirée. Ils s'en tirèrent à merveille, accompagnée par un autre groupe, des musiciens venus de l'Empire, qui furent capables de jouer les rythmes endiablés de l'Esgaleithel. La cour avait été décorée de globes en papiers de couleurs ou blancs, illuminés de l'intérieur par des bougies, donnant à Helmet Hall des allures de forteresse étoilée. Eileen s'était mariée dans sa tenue d'officier, elle avait été promu Général, et Noorah avait porté des vêtements appartenant à sa tribu disparue, cousus pour l'occasion. Cette soirée restera gravée à tout jamais comme le plus beau de ses souvenirs. L'amour qu'elle éprouve pour Eileen est venu naturellement, sans qu'aucune des deux ne s'en rende compte. Noorah a toujours le cœur qui bat plus fort lorsque la général est près d'elle, ce sentiment d'être submergée par cette vague d'excitation, de bonheur, qui soulève le cœur, à chaque regard, chaque geste. Elle s'était rendu compte, qu'elle avait dépassé le stade de l'amitié, et de l'admiration. Bien qu'elle se demanda longtemps, si elle ne confondait pas tout ça. Au final, c'était Eileen qui l'avait embrassée. Et le baiser avait eu goût des vins sucrés produit en Andanorië. Difficile alors d'avoir du discernement, et de faire la part des choses, au milieu de ses sentiments confus, et ses impressions qui lui laissaient le cerveau en ébullition. Au final, elle s'était laissé passer la bague au doigt. Bien que son beau-frère l'eut mise en garde, il ne pourrait plus rien pour elle, si elle avait dit oui. C'était une blague qui revint souvent entre eux, se moquant du caractère emporté d'Eileen, un tempérament de feu, à l'image de sa chevelure. Le bonheur de Noorah fut complet, lorsqu'elle retrouva deux membres de sa tribu. Comme elle, ils avaient été vendu, mais ils avaient racheté leur liberté, et aujourd'hui, ils partaient s'installer. La femme, qui avait été une de ses camarades de jeu, attendait un heureux évènement, enfin deux, puisque son mari, qui avait fait parti des garçons plus vieux, lui dit qu'ils attendaient des jumeaux. Les Ra-jakilhyn avaient finalement survécu après toutes ses années, et le massacre à la lisière de la Forêt de Kétih. Ils avaient même eu la chance de pouvoir renaître. Et ce couple n'était sans doute pas le seul à être encore vie, parmi tous les enfants qui avaient été pris avec elle.

Dans le même temps, arriva à Helmet Hall, Iseabel des Beathan, une jeune fille presque femme, à l'esprit vif et au physique ravageur. Noorah les garda à l’œil, elle et son père, lorsqu'elle vit qu'Iseabel s'intéressait à son royal beau-frère. Protectrice, Noorah savait pourtant rester à sa place, comme elle l'avait appris dans le Sud, et se contentait de pincer les lèvres, en prenant une mine réprobatrice. Elle comprit quand même que son beau-frère appréciait la compagnie de la jeune Beathan, qui était charmante, en plus d'avoir de l'esprit, une intelligence, qui en fit une redoutable adversaire au Conquérant. Elle partageait aussi le plaisir des longues chevauchées dans les landes. Il aurait été presque naturel, que Parthalan épouse Iseabel, mais les Beathan étaient un clan puissant, et les dissensions ne manquèrent pas de se raviver, avec la rumeur d'un éventuel mariage. Dans le choix de l'épouse, Noorah envoya Eileen à la recherche d'une jeune femme qui devait remplir plusieurs conditions. D'abord, elle se devait d'avoir un minimum d'esprit, d'être humble, et surtout, d'appartenir à un clan de moindre puissance, et de ne pas avoir de famille directe, qui pourraient user de pressions sur elle. Eileen revint avec une liste de plusieurs candidates, que Noorah soumit à Parthalan. Après les avoir toutes rencontrées, Noorah pencha pour Nueonia des Fingal, orpheline, et pupille du chef de clan. Et quel clan, les Fingal étaient les moins prompt à la colère, sédentaires, ils gardaient farouchement leurs terres, et cultivaient celle-ci. Ils n'auraient donc pas et, n'avaient eu, de prétentions politiques. La politique, un jeu auquel ne Noorah ne participait pas ouvertement, elle avait mieux à faire, et souvent peu de temps pour s'en préoccuper. Mais le choix de la reine, et bien, après tout, Noorah ne voulait pas d'une reine qu'elle ne pourrait pas apprécié dans son palais. Et Iseabel n'était pas une femme qu'elle appréciait, bien que le choix final avait été fait par son beau-frère. Lorsque la date du mariage fut annoncée, Noorah se lança à corps perdu dans les préparatifs, cela commença par la liste des invités, sans compter les petites gens qui viendraient au banquet, et pour lesquels, il fallait dresser des tables dans la cour. Il avait fallu préparer toutes les chambres, suffisamment de provisions pour la réalisation des plats, et bien sûr, la décoration. La fête fut réussie, et chacun devrait pouvoir en garder un beau souvenir. Les danses avaient duré jusque tard dans la nuit.
Les lendemains qui suivirent, Noorah retrouva la tranquillité quotidienne, sans pour autant lâcher la nouvelle reine. Nueonia n'avait visiblement pas reçu de préparation dans son clan d'origine. Et le protocole et l'étiquette, bien que Helmet Hall ne soit pas très pointilleux, ne disaient rien à la jeune souveraine. La grandeur de la forteresse pouvait aussi être un problème pour Nueonia, qui risquait de se perdre. Fort heureuse, la jeune héritière du clan Huntingtons, Nimue, se proposa pour être la première suivante du Nueonia. Nimue des Huntingtons ne séjournait pas à Helmet Hall, mais au temple de Moor, dans la lande, où elle faisait partie des prêtresses de Cùan, le dieu des Animaux. Nimue vivait dans l'attente d'un mariage, dont elle ne voudrait probablement pas, mais qui servirait plutôt son clan, en vue d'une alliance. Les Huntingtons était un clan diminué, qui n'avait jamais réussi à retrouver son ancien prestige. Un mariage pourrait changer la donne. Nimue avait figuré au nombre des futurs épouses possibles pour Parthalan. Elle n'avait pas été choisie, et Noorah ignorait alors qui son père, Aldaraban lui ferait épouser. Elle aimait bien la petite prêtresse, qui venait souvent bénir les chasses, et elle supposait qu'être suivante, lui octroierait un répit, et qui sait, si elle ne trouvait pas un mari qui lui plairait, et qui apporterait une alliance bénéfique. Quoi qu'il en soit, Noorah garde l'oeil sur son petit monde, dans oublier d'être là, à chaque retour des Landes d'Eileen, pour lui souhaiter la bienvenue chez elle.

o Caractère :
Observatrice, elle prend le temps de tout analyser, si bien que Noorah est également dotée d'une mémoire d'éléphant, ou digne de la déesse Hikmat elle même, particularité hérité de son père Taltos. Calme et organisée, elle est un parangon de tempérance, et également de prudence. On ne la verra jamais s'élancer sans avoir réfléchi avant, à toutes les possibilités. Elle semble souvent plongée dans un monde qui n'appartient qu'à elle, notamment lorsqu'elle se penche sur les livres de comptes, ou qu'elle cuisine. La concentration intense dont elle peut parfois faire preuve, la fait oublier le reste du monde. Amoureuse de la liberté, elle n'oublie pas son passé, et aime encore moins les injustices, et la tyrannie, bien qu'elle même soit un véritable tyran en matière de gestion de Helmet Hall. Avisée, elle donne de bons conseils, et tente souvent de contenter tout le monde, en trouvant une solution appropriée à chaque problème. Rarement pressée, elle ne résiste pourtant pas aux sucreries, notamment aux baklava noisettes, dont elle raffole. Elle est également une victime de la coquetterie, et adore les vêtements, bijoux, et s'occuper d'elle. C'est un moyen pour elle de se divertir et de se détendre, après avoir couru d'une aile à autre de la forteresse toute la journée. Elle ne s'énerve que rarement, elle ne craque pas. Noorah est une dure à cuire, habituer à réprimer ses émotions, bien que celles-ci puissent sortir lorsqu'elle est à bout de nerfs. Ce qui n'arrive pas souvent, car Noorah aime autant le contrôle que n'importe quel Alpha dans une meute. Son esprit vif fait d'elle une adversaire redoutable aux jeux de tactiques, mais également en diplomatie, ce qui fait d'elle la personne adéquat, lorsque l'on vient faire des réclamations au personnel d'Helmet Hall.


o Passions, phobies :
Lorsqu'on est magicienne, il faut s'attendre à devoir lire, beaucoup. Et ça tombe bien, parce que Noorah adore lire, et que des livres de sorts et autres traités de magies et biographies de grands mages, elle lit tout ce qui lui passe sous la main. Une passion qu'elle partage avec son beau-frère. Le seul inconvénient vient de sa nature de Taltos, une fois qu'elle a lu un livre, Noorah s'en souvient, et est capable d'en réciter des passages entier, même lorsqu'il s'agit d'une recette de cuisine, ou de la façon dont on construit une maison immergée à Fendassë. La cuisine est un plaisir qu'elle découvert lorsque l'intendance de Helmet Hall lui a été confiée. Noorah pratique une cuisine qui mélange savamment plats traditionnels Maëldanais, et les plats de son Esgaleithel natal. Le jardinage la calme, et elle ressent un profond sentiment de satisfaction lorsqu'elle peut manger sa propre production. Activité typiquement féminine, Noorah adore faire du lèche-vitrine, et adore porter de beaux atours. Avec les Fearghas, Noorah a appris à jouer à tous les jeux Nordiques, et a apporté des jeux du Sud, comme l'Awale, le Mehen, ou Yote et Wali... Des jeux qui se jouent souvent à deux.

o Armes :
Noorah dispose d'un bâton en bois de la forêt de Kétih, cadeau fait par Eileen, qui lui apprit à se défendre avec. La magicienne s'est permise d'y faire incruster quelques éléments supplémentaires, comme des pierres précieuses, ou des plumes, et également des petits flacons contenant des mélanges dont les propriétés sont diverses. A part ça, Noorah n'utilise pas d'arme, mais elle sait servir de lames, et sait où frapper pour que le coup soit mortel.

o Pouvoirs :
Noorah est donc une magicienne, la version longue de mage en fait. Elle n'est pas très puissante, mais avec du temps, et des catalyseurs corrects, elle est capable de réaliser des sorts complexes. Elle ne s'en sert pas tous les jours, de ces sorts là. Elle se sert de la magie pour des sorts domestiques, allumer un feu, lévitation d'objets, quelques coups de pouce pour aider les plantes, réparer des objets rapidement, même si la magie ne remplacera jamais un vrai travail pour combler un trou dans un chaudron, ou une marmite. Bref, le genre de sortilèges utiles, surtout pour récurer rapidement une baignoire, lorsque Eileen en a fini, après trois semaines sans avoir pris de véritable bain...

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Isil
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MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Lun 1 Juin - 18:28

Bonsoir et bienvenue !

Et hop, des rangs !
J'ai hâte de voir la fiancée !
Bon jeu !
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MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Lun 1 Juin - 18:41

Bienvenue à sa Majesté et sa famille.

Bon jeu.
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Pwyll
Souverain
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Peuple : Métisse, Mi-Eldarin Mi-Lios
Second(s) Métier(s) : Guerrière
Nombre de messages : 30
Localisation : En train de te regarder mordre la poussière.
Date d'inscription : 01/09/2007

MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Lun 1 Juin - 19:07

Bienvenue !


Hey, Sara ! Tu as vu, y'a des nouveaux souverains !



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Lindir
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Nombre de messages : 54
Localisation : Dans mon auberge Hosa'ana !
Date d'inscription : 27/06/2007

MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Mar 2 Juin - 1:00

La Fatrie Cynricsri vous souhaite la bienvenue !
Pour ma part, je trouve le chef de clan très beau, mais mon frère aîné à toujours dit que j'avais de drôles de goûts...


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Nivarel
Chaman
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Peuple : Elfe blonde.
Nombre de messages : 301
Localisation : Cernée par des fous, et une montagne à clochette borgne et brute.
Date d'inscription : 15/04/2007

MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Mer 3 Juin - 8:30

Bienvenue !
T'as pas de drôle de goûts Lindir, je trouve qu'il à un je-ne-sais-quoi moi aussi.

Bon jeu à vous trois, et félicitation pour le mariage !


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Parthalan
Souverain
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Peuple : Lycanthrope, Maëldanais.
Second(s) Métier(s) : Guerrier, chef de meute et de clan des Fearghas.
Nombre de messages : 45
Localisation : Préoccupé, autant par son royaume, que par son épouse
Date d'inscription : 01/09/2007

MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Sam 6 Juin - 15:07

Les Fearghas vous remercient pour votre accueil.

Eileen me dit de remercier plus particulièrement les damoiselles... Aussi, merci mesdames.
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Densham
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Peuple : Sidhe
Second(s) Métier(s) : Régent du royaume du Falast
Nombre de messages : 56
Localisation : Fainros
Date d'inscription : 22/06/2008

MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Lun 8 Juin - 11:09

Bienvenue à nos trois nouveaux habitants.
Que votre mariage soit toujours heureux Eileen et Norah, et que le votre se passe sans encombre Parthalan.
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Rhys
Artisan
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Peuple : Fils de Dämons
Second(s) Métier(s) : Père Indigne
Grade : Forgeron
Nombre de messages : 252
Date d'inscription : 21/06/2007

MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Mer 10 Juin - 23:54

Le premier same-sex mariage en Inwilis tout de même, une première je crois ! Bienvenue ladies, et toi aussi Parthalan, lucky sod.


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Eileen
Guerrier
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Peuple : Lycanthrope
Second(s) Métier(s) : Chasseur
Armée/Guilde/Institution : Clan des Fearghas
Nombre de messages : 17
Localisation : A Helmet Hall ou bien dans les landes maëldanaises
Date d'inscription : 01/09/2007

MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Ven 6 Avr - 16:28

Nous nous sommes édités, et je dois dire, que nous sommes fiers du résultat.

Bonne lecture à tous.


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Nivarel
Chaman
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Peuple : Elfe blonde.
Nombre de messages : 301
Localisation : Cernée par des fous, et une montagne à clochette borgne et brute.
Date d'inscription : 15/04/2007

MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Ven 6 Avr - 23:41

Wahou !!
C'est long, mais c'est bon !!

Vous pouvez êre fiers oui !!

Un grand re-bienvenue !!

(Ca fait beaucoup d'exclamation)


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Morwen Nil'Dae
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Peuple : Sang mêlé, dominante Vampirique.
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Localisation : Mordant à pleines dents dans le délicieux dessert que tu es.
Date d'inscription : 08/10/2006

MessageSujet: Re: Le Clan des Fearghas   Dim 8 Avr - 21:37

Eh bien, trois fiches longues comme le bras... Intéressant.

Bonne continuation à vous trois.


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Le Clan des Fearghas

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