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 La fratrie Fardale.

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Haldamir
Gardien
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Peuple : Serviteur de Mordorun
Nombre de messages : 96
Localisation : Un pied dans la tombe. Sans rire.
Date d'inscription : 02/06/2007

MessageSujet: La fratrie Fardale.   Ven 1 Mai - 0:46

I - Identité :

Nom, prénom : Haldamir. Autrefois, il était Karaj de la Marche, mais aussi Valorn Fardale.
*Age : Sans âge. Karaj est mort à 57 ans, et Valorn Fardale aurait aujourd'hui près de 43 ans.
*Caste (métier) : Il est le Gardien d'Altare
*Peuple : Il est un serviteur du Dieu de la Mort, qu'il appelle le plus souvent pas son nom Nordique, Mordorun, réminiscence de Valorn. Son essence même n'a plus rien de commun avec les autres races mortelles. Karaj était un Drow, et Valorn un Versipellis.
*Sexe : Il se définit comme étant un homme, puisque son corps en possède les attributs.


II - Physique :
Karaj de la Marche était un guerrier, de taille moyenne mais à la carrure imposante, à la peau noire, et aux cheveux l'étant tout autant. De son corps physique, il ne reste rien, puisque le Gardien ne doit sa forme physique qu'au corps de Valorn Fardale. Valorn, était grand et svelte, doté d'une fine musculature. Sa peau était pâle et ses longs cheveux noirs. Ses yeux d'améthystes, sertis dans un visage aux traits fins et ciselés, en faisait un bel homme. Lorsqu'il devint le Gardien, son corps changea, et outre la découverte qu'il était capable de se dématérialiser, de ne devenir qu'une flaque d'ombre, ou un nuage de fumée de noire, son corps changea sous le toucher du dieu de la Mort. Marqué par Mordorun, son corps subit quelques transformations, bien qu'il garde une forme humanoïde. Avant de devenir le gardien, la malédiction qui pesait sur Valorn Fardale faisait pourrir son corps, et de ce temps, Haldamir en a gardé la peau grisâtre, l'absence de lèvres, et des lambeaux de peau en moins, notamment sur le visage. Du physique de Valorn, il a également gardé sa grande taille, bien qu'il soit devenu plus grand encore, ayant sans doute atteint voire dépassé les deux mètres. Sa longue chevelure sombre et soyeuse est toujours là, n'ayant subit aucun changement. De son magnifique visage, il ne reste que des vestiges d'une beauté passée. Son visage émacié, osseux, présente une bouche dépourvue de lèvres donc, et assorties de dents pointues, dont deux énormes canines sur sa mâchoire du bas. De chaque coté de son visage, des appendices osseux ont poussés, partant de sa mâchoire, s'élevant jusqu'à son crâne, recouvrant l'endroit où il y aurait dû avoir ses oreilles. Son nez aquilin et devenu simplement pointu et crochu. Ses yeux n'ont plus ni pupilles ni iris, ils brillent simplement d'une étrange lueur.  Pour son corps, Haldamir possède la fine musculature de Valorn Fardale, et elle est d'autant plus ciselée de part ses membres qui semblent plus étirés, faisant d'Haldamir une silhouette longiligne, et de part l'absence de la moindre graisse sous sa peau grisâtre.
Le corps d'Haldamir peut osciller entre le royaume de Thuata, celui des vivants, et le royaume de Mordorun, celui des morts. D'où cette faculté de pouvoir changer la matière de son corps. Dépendant du temps qu'il passe dans le royaume des morts, son apparence sera plus ou moins altérée, plus cadavérique, et portant parfois des cornes, de chaque côté de son crâne, prolongement des appendices osseux. Ses cornes signent la marque de Mordorun, qui est souvent représenté portant cornes et autres appendices osseux sur le haut de son crâne. Par ailleurs, Haldamir n'a plus que quatre doigts à chaque mains, un pouce et trois autres doigts, particularité qu'il n'a pas aux pieds. Outre cela, le corps d'Haldamir est en tout point semblable à celui d'un autre, malgré quelques petites différences, et une certaine faculté à étendre ses longs membres.

Le corps d'Haldamir est drapé dans un ample et long manteau noir. Le vêtement semble à première vue fait de tissus, bien que le manteau disparaisse lui aussi lorsque Haldamir change son corps en cette espèce de nuage de fumée noire, ou bien d'ombre, lui permettant d'aller plus vite, de se dissimuler, ou de passer le moindre obstacle. Le manteau laisse entrevoir, lorsque Haldamir bouge, ses jambes et pieds nus, aux chevilles ornées de bracelets de couleur bronze, mais aussi ses avant-bras et ses longues mains, aux poignets eux aussi ornés de bracelets. Le col du manteau monte haut derrière sa nuque, jusqu'au haut de son crâne. Son bord est couvert d'ornements de la même couleur bronze que ses bracelets, dont la matière n'est pas sans rappeler celle de os. Les ornements courent sur tout le pourtour du haut col, et s'arrête sur sa poitrine, se terminant par des ornements faits de crins, ou bien de cheveux, selon la perception que l'on peut en avoir. Ce grand manteau flottant est généralement fait pour impressionner les individus du genre pillards qui entrent parfois dans la cité d'Altare.  Lorsqu'il n'a pas besoin d'impressionner quiconque, Haldamir portera des vêtements simples, qui sont eux de tissus, le manteau semblant disparaitre et apparaitre selon sa volonté. Tuniques longues et pantalons amples de style Esgaléen seront alors ce qu'il choisira pour se couvrir, bien que la nudité ne le dérange guère. Lorsque Haldamir doit quitter Altare, comme cela peut lui arriver lorsqu'il accompagne Ulrike, la haute prêtresse de Mei qui cohabite avec lui, pour aller chercher des vivres, Haldamir se dissimulera sous un manteau semblable à celui qu'il porte habituellement, excepté qu'il aura un large capuchon et une écharpe pour dissimuler son visage, à défaut de pouvoir cacher ses yeux lumineux. Il ne portera jamais de chaussures, quel que soit le genre. Haldamir est toujours pieds nus, quand... il a des pieds et que son corps ne se termine pas par d'épaisses et impénétrables volutes de fumée noire...

III - Historique, personnalité, armement :


o Histoire :

De Karaj de la Marche, premier gardien d'Altare, il ne reste que des souvenirs dans la mémoire d'Haldamir. Karaj est né et a vécu sa vie entière dans le royaume de l'Esgal. Né dans une des nombreuses cités qui bordaient autrefois le littoral du royaume, Karaj est issu d'une famille de roturiers. Il s'éleva au rang de chevalier de la Marche, après avoir passé les différents stades d'initiation au sein du prestigieux ordre disparu. Il commença sa longue formation de chevalier à un jeune âge, recevant les enseignements pratiques et intellectuels de la Marche. Son assiduité et son sérieux furent récompensés le jour il fut adoubé par un de ses paires. Karaj était un guerrier droit et vertueux, ayant consacré sa vie à la Marche du Sanctuaire, ordre créé afin d'éviter que des évènements comme ceux de la Purge ne puissent se reproduire. Presque fanatique, suivant à la lettre les préceptes de la Marche, il était parfois un peu rigide, manquant aussi de compassion. Il n'eut jamais ni femme, ni enfant, ne vivant que pour sa mission au sein de l'ordre. En tant que chevalier, Karaj fut amené à côtoyer les gens du commun comme ceux de la haute société. Ses missions se résumaient à enquêter sur des débuts de culte suspects, ou bien des pratiques suspectes au sein d'un culte déjà existant, mais également de rendre la justice dans les villages les plus petits, de d'aider ceux lui réclamaient son aide, ou bien ceux qu'il jugeait nécessiteux. Karaj périt durant la Chute d'Altare, dans la ville même. Si Mordorun choisit l'inflexible Karaj, c'est parce que dans son entêtement, ou bien parce qu'il était doté d'une puissante volonté, le chevalier tenta de résister jusqu'au bout à la corruption de la magie, refusant de devenir une Abomination. Karaj résista longtemps, il ne fut pas le seul, mais il fut le dernier. Au milieu des figés et des monstres, le chevalier chercha une issue, mais la magie corrompue ne cessait de faire rage, ne lui laissant aucune issue. Pour échapper aux morts, le chevalier se réfugia dans le temple de Mordorun, sa propre transformation étant déjà bien entamée. Mordorun le toucha, et Karaj devint le premier Gardien. Une création qui se révéla par la suite imparfaite, car Karaj devint un cerbère, éliminant la plupart des vivants qui croisèrent son chemin, Abominations comprises.... Altare était un tombeau, et nulle vie ne pouvait y subsister. Pourtant, il arrivait parfois que Karaj se souvienne qu'il avait été un jour  vivant, et que les pillards et les curieux qui tentèrent leur chance à Altare arrivent à en réchapper.

Valorn Fardale est né il y a trente neuf ans, près de la cité de Borghild en Maëldan. Fils de Aren et Myriade Fardale, des Versipellis, il est l'ainé de quatre enfants, et le seul garçon de la fratrie. Ses sœurs viennent dans cet ordre : Mogweed, Liadan et Dierdre. Mogweed est née alors qu'il avait cinq ans, et il apprécia moyennement la petite chose braillarde qui vint agrandir la famille. En grandissant, sa sœur et lui présentèrent un caractère similaire, source de bien de heurts entre eux, allant de la simple crise d'énervement aux bagarres. Même lorsqu'ils furent plus âgés, il continuèrent de se chamailler, voir de se déchirer, l'un désapprouvant toujours les décisions ou les choix de l'autre. Pour Liadan se fut différent, elle vint au monde quand il avait douze ans, et elle différa en tout point de Mogweed. Liadan prit d'ailleurs un malin plaisir à se servir de ses pouvoirs innés, marquant sa différence en fonçant sa peau. Intrépide, téméraire, parfois inconsciente et sans gêne, elle se mit à le suivre partout dès qu'elle put marcher. Valorn l'emmena partout avec lui, lui apprenant tout ce qu'il savait. Et enfin, vint Dierdre, la petite dernière, qu'il n'eut pas le temps de connaitre aussi bien que ses deux autres sœurs. En effet, un an après la naissance de Dierdre, Aren et Myriade Fardale périrent durant une épidémie. La maladie les affaiblit et finit par les emporter. Elle faillit également prendre Dierdre, mais la petite fille survécut. Valorn se retrouva chef de famille, avec ses trois sieurs à charge. A dix sept ans, il n'avait pas pour projet d'avoir à élever une famille. Valorn se voyait plutôt faire de longues études afin de devenir professeur à l'université d'Armenelos, ou dans une des guildes du Nord, ou au Collège de Valin par exemple. Afin de subvenir aux besoins de ses sœurs, Valorn abandonna ses études, et chercha du travail. Il effectua des boulots de saisonnier, travaux des champs, ramassage du bois, veilleur de nuit... Tandis qu'il gagnait de l'argent, Mogweed avait la garde de Dierdre, tandis qu'il envoyait Liadan à l'école, malgré ses protestations. Borghild n'eut bientôt plus rien à offrir à Valorn, qui continua son métier de saisonnier en voyageant avec ses sœurs, allant de villages en villes, afin de gagner sa vie. Il finit par gagner Armenelos, les offres de la capitale étaient plus nombreuses et plus diverses. Là bas, il put même faire enrôler Mogweed dans la Guilde d'Aeguishor, bien qu'elle n'y soit que pour être fille de cuisine. Quant à Liadan, elle rechignait toujours pour aller à l'école, mais Valorn n'en démordait pas, elle devait apprendre. Dierdre aussi aurait droit au même traitement.

A la veille de ses vingt et deux ans, Valorn s'engagea dans une expédition à destination de l'Esgal. Un noble Falastois, chasseur de trésor, souhaitait explorer les régions dévastées du royaume, et pourquoi pas, y déterrer et rapporter des reliques du passé qui valaient une fortune. Le rôle de Valorn se résumerait simplement à porter des caisses, mais c'était suffisamment dangereux pour être bien payé. En dépit des protestations de Mogweed et Liadan, il accepta l'offre, autant d'argent permettrait de mettre ses sœurs à l’abri du besoin. Valorn embarqua alors et traversa la mer du milieu. A Iskandar, l'expédition s'arrêta, prenant le pouls de la région, là, le noble engagea des mercenaires supplémentaires, afin de se protéger des Abominations. Valorn découvrit l'Esgal, et ses ruines à moitié enfouies sous le sable, mais aussi les immondes créatures qu'elles renfermaient. Pourtant, ils furent en mesure de remplir les caisses du noble de vieilles jarres, coupes, mais rien de très grande valeur. Le voyage se compliqua lorsque le Falastois voulut visiter Altare. Leur expédition se divisa alors en deux, ceux qui auraient le cran d'accompagner le noble verraient leur paie doublée. Valorn hésita, mais l'appât du gain fut plus fort. Avec une telle somme, il pourrait louer plus qu'une petite maisonnette pour lui et ses sœurs. Altare s’avéra pire encore que les petites ruines autour de l'ancienne capitale qu'ils avaient pillées. A première vue, les rues semblaient désertes, vides, à l'exception des gens figés dans la mort qui ponctuaient parfois le pavé, des expressions de terreur et de souffrance pures sur le visage. Ils purent s'emparer d'objets, bijoux, vaisselles, miroirs antiques, parchemins, gravures, en toute impunité. Ce ne fut que sur le chemin du retour, que la ville s'anima, et que certains de ses camarades partirent en hurlant quand les morts se mirent à les poursuivre. Valorn ne demanda pas son reste. Ils s'en sortirent pourtant, gagnant Iskandar sain et sauf. C'est du moins ce qu'il pensait alors, car ils ramenèrent avec eux autre chose que de simples reliques. Les hommes de l'expédition tombèrent comme des mouches, pourrissants de l'intérieur, le noble falastois le premier. Valorn pensait échapper à cette malédiction, mais quand sa peau commença à partir en lambeaux, il sut qu'il ne pourrait jamais retourner à Armenelos. Il chercha de l'aide, et partout, on lui signifia qu'il n'y aurait rien pour le sauver. Il ne fallait simplement pas prendre à Altare ce qui lui appartenait. Ses lèvres pourrirent, sa dentition fut mise à nue, il commença par perdre des dents, sa peau prit une teinte maladive, et toute nourriture ingurgitée finissait par ressortir, pourrie elle aussi. Valorn décida alors d'aller chercher une solution à Altare, de rapporter ce qu'il pensait être la source du mal, une sorte de gemme à la couleur noire. Nombreux furent ceux qui lui dirent que sa quête était vaine, et qu'il ne trouverait que Mordorun là bas. Valorn se mit pourtant en route, après avoir envoyé une lettre à ses soeurs, les informant de la situation. Et pour être honnête, il ne pensait pas survivre. Ce voyage fut peuplé de rêves comme de cauchemars, la fièvre le prit, la soif aussi, mais rien ne restait plus dans son corps qui se décharnait peu à peu. Il voyagea en compagnie de ses souvenirs, puis d'hallucinations, des gens lui montraient le chemin, le soulevaient lorsqu'il tombait. Sa monture creva sous lui, mais Valorn regagna Altare. Là, il essaya d'aller implorer Vallide le guérir, arguant qu'il avait rendu la pierre. Qu'il ne reviendrait plus jamais. Il ne reçut aucune autre réponse qu'une attaque d'Abominations, qui le força à fuir. Puis, il alla trouver Mordorun, puisqu'à Iskandar, on lui avait dit qu'il ne trouverait que la mort au bout de son voyage. Le dieu cornu trônait dans son temple, et Valorn l'implora de mettre fin à ses souffrances. Mordorun lui répondit, mais pas de la manière qu'il attendait.

Le premier Gardien d'Altare se pencha sur la carcasse agonisante de Valorn Fardale. Le réceptacle du Gardien, Karaj de la Marche avait fini par se déliter de plus en plus, sous l'effet de la magie corruptrice de la Chute d'Altare. Le Gardien devenait une abomination, et ne cessait de lutter contre cet effet, et ce depuis le premier jour de sa renaissance en tant que serviteur de Mordorun. Le corps de Valorn était un cadeau inespéré, malgré la maladie qui le rongeait. Le Gardien prit alors possession du corps de Valorn, et ce qui restait de Karaj fusionna avec le Versipellis. Mordorun se pencha à nouveau sur son serviteur, lui accordant une seconde vie, avec un nouveau corps. Haldamir était né, mais il lui fallut quelques temps avant de se donner un nom et d’interagir avec des vivants pour la première fois. Haldamir éprouvait plus de sentiments, semblait plus vivant, et se souvenait des usages de la vie des mortels, bien qu'il lui arrive d'être sans pitié. Succédant au premier gardien, il reprit ses tâches, celle de garder Altare, de préserver la cité d'elle-même, se découvrant un fort lien avec elle, puisque Karaj avait fait partie de ceux qui l'avaient habitée, il devait l'empêcher d'exercer sa vengeance sur les vivants qui osaient entrer en son sein. De même, Haldamir est toujours en guerre contre les Abominations, qui ont soif de vengeance, rejetons maudits de la cité. Et bien sûr, il empêche également les pillards et les curieux de s'aventurer dans l'ancienne capitale... Il les sauve parfois, les expulsant loin de la cité, mais il lui arrive parfois de les laisser se faire dévorer. Une fois, il dut même déloger un culte perverti, glorifiant les Abominations, tentant de les apaiser en offrant aux créatures des sacrifices humains. Haldamir vécut alors seul dans Altare, s'installant dans une des maisons abandonnées, comme pour garder un semblant de vie, continuant de vivre avec les habitudes de Valorn Fardale. Longtemps, le Gardien arpenta seul les rues d'Altare, celles-ci prenant vie sur son passage, lui rappelant une vie qui n'avait pas été la sienne, et qui en même temps, avait été sienne. Étrangement, les gens, ou plutôt les fantômes de la cité, l'appelaient par son nom lorsqu'ils le saluaient, réagissant à sa présence.

Chaque jour, le Gardien se rendait au temple de son maître, sans faillir. Jusqu'à ce qu'un jour les portes lui soient fermées. Celle du temple de Thuata étaient, elles, grandes ouvertes, l'appelant. Haldamir les passa, pensant trouver des intrus, qui s'imaginant le couper de son maître, pourraient parvenir à le vaincre et à piller impunément Altare. Pourtant, la cité ne criait pas, silencieuse, même joyeuse et fredonnant des airs de fêtes. La place des temples prit vie, comme lors des célébrations de jadis. En entrant dans le temple de Thuata, la vie continuait de palpiter. Là, Haldamir eut la vision d'une prêtresse célébrant le culte de la déesse de la vie, de joyeux bambins courant partout, des rubans colorés dans leurs mains. La statue pointa son doigt vers le Nord, et prononça quelques paroles, lui donnant l'ordre d'aller chercher celle qui l'aiderait dans sa tâche, car là où il y a la mort, la vie il y a aussi. Haldamir dut alors quitter Altare, et voyager loin, pour Iskandar. La ville où la fin de Valorn avait commencé. Là bas, il ne lui fut pas difficile de trouver celle qu'il cherchait, mais il ne s'attendait pas à trouver deux soeurs, et deux enfants. Ulrike et Kallen Staola. Haldamir devrait trouver la seconde particulièrement fatigante et effrontée, la première charmante et bien élevée. Ulrike était la prêtresse qu'il cherchait, mais elle en ressemblait pas à la jeune femme qu'il avait vu officier dans la vision offerte par Thuata. Enfant, elle semblait âgée d'une dizaine d'années, peut être un peu plus. Leur première rencontre fut un peu particulière, puisque Ulrike tentait de plaider la cause de sa sœur, qui s'était fait prendre la main dans le sac, volant l'étal d'un marchand. L'homme ne cessait de geindre, de vociférer, tandis que Ulrike tentait de contrer ses arguments, et c'était d'autant plus dérangeant qu'elle avait une apparence de petite fille. Elle offrit sa bourse au marchand, en dédommagement, mais l'homme n'en démordait pas. La foule autour prenait parti pour l'un ou pour l'autre, bruyante, agaçante. La présence d'Haldamir causa soudain un vent de panique au sein de la populace, lorsqu'il retira l'épais et profond capuchon ainsi que l'écharpe qui dissimulaient son visage. Sa réputation le précéda alors, les pilleurs d'Altare et de ses environs n'ayant pas manqué de le décrire. Le marchand se mit à bégayer, avant de s'arrêter de parler, ses yeux lui sortant presque de la tête. Haldamir dit alors simplement que les deux jeunes femmes appartenaient à Altare, bien que cela ne soit vrai que pour une seule d'entre elles. L'homme se répandit alors en excuses, s'inclinant bien bas. Ses excuses sonnaient comme le bourdonnement d'un insecte aux oreilles du gardien. Il ne se concentra que sur celle qu'il était venu chercher. Elle aussi tremblait de peur devant lui, et peut-être en fut-il un peu meurtri... La foule se dispersa alors sans demander son reste, et le marchand se réfugia dans sa boutique, chaque passant les évitèrent, le temps qu'Haldamir, agenouillé devant Ulrike, ne se présente, et ne lui explique la raison de sa présence ici. Thuata ayant bien fait les choses, la prêtresse était au courant, sa déesse lui avait parlé. Elle était aussi une chasseresse de Cùan et une Main-verte de Valli, tout le contraire de ce qu'était Haldamir qui tenait plus du rejeton infâme de Mordorun et Feardorcha. Le parasite qui servait de soeur à Ulrike tenta de s'interposer, de l'empêcher de le suivre. La petite prêtresse explosa alors, déversant sa colère sur sa sœur, qui n'eut alors plus son mot à dire. Haldamir apprit alors pourquoi il avait trouvé deux fillettes au lieu d'une jeune femme. Kallen était une voleuse, et n'était visiblement pas son premier coup d'essai, bien qu'elle semblait avoir perdu la main en ce jour. La voleuse avait dérobé un artefact à la mauvaise personne. Le mage l'avait traquée, et l'avait retrouvée, et avec Ulrike. Comme aujourd'hui, Ulrike avait tenté de défendre sa soeur, et elle fut punie elle aussi. De jeunes femmes, elles devinrent enfants, et le maléfice ne put être levé malgré toutes leurs tentatives. Une expérience qui rappela à Haldamir les souffrances de la malédiction de Valorn. Et la fin de Karaj, dévoré par la corruption.

Le Gardien ramena les deux soeurs à Altare, les installant avec lui. Sa bicoque délabrée n'était pas véritablement accueillante, et il dut travailler, sous la direction et avec l'aide des soeurs, à remettre en état la maison, ainsi que le jardin, où Ulrike se mit à cultiver ce dont elle avait besoin. Régulièrement, Haldamir l'escortait jusqu'à Iskandar ou bien Dhaval, ou dans une des tribus nomades, afin d'acheter ce qui lui manquait, Ulrike refusant de se servir dans les objets présents dans la cité. Ulrike lui permit aussi de revenir à des habitudes de mortels, comme manger ou boire, ou même se laver, chose qu'il ne faisait pas ou plus, mais dont Valorn et Karaj se souvenaient. Elle mit un point d'honneur à ce qu'il se comporte comme un véritable être vivant. Elle eut la surprise de découvrir que la ville n'était pas si vide, et qu'elle semblait être une entité consciente, douée d'une volonté propre et de vie. Ulrike put alors marcher dans des rues animées, certes par des illusions, des souvenirs, mais animées. Et là encore, les souvenirs finirent par la saluer par son nom. Autour de la maison du Gardien, la cité devint plus accueillante, et les Abominations se mirent à éviter l'endroit, comme repoussées par la nouvelle et soudaine vie qui y avait pris racine. Ulrike s’accommoda de cette vie, bien qu'un peu gênée de devoir toujours sortir en compagnie d'Haldamir. Elle remit également une partie du temple de Mei en état, et là encore, les Abominations évitèrent de s'en approcher. Ulrike se fit une place à Altare, et aussi dans le cœur du Gardien qui s'attacha rapidement à la prêtresse. L'affaire fut tout autre pour Kallen. L'insupportable gamine donna le change quelques temps, respectant les règles, à savoir ne pas sortir dans la cité sans être accompagnée du Gardien. Ce qu'elle finit par faire, manquant de se faire dévorer. Kallen ne respectait qu'elle, son insolence et son insubordination n'ayant pas de limite. Haldamir pria plusieurs fois Mordorun de s'en occuper, ou par Feardorcha, il finirait par commettre l'irréparable... Cela n'arriva jamais, et Ulrike se chargea de corriger elle-même sa sœur.

La présence d'une prêtresse de Mei, d'êtres vivants dans Altare sembla influencer les Figés. Depuis l'apparition du Gardien, les Figés s'éveillaient parfois, sortant du cocon de magie qui les avait emprisonnés mais aussi préservés du temps passé. Les premiers Éveillés ne reçurent aucune aide, et ils furent corrompus, devenant des Abominations que le Gardien élimina par la suite. Puis le Gardien les élimina dès leur réveil. Certains l'implorèrent, le supplièrent, mais le Gardien ne fit montre d'aucune pitié. Nul vie ne pouvait subsister à Altare. Puis quand vint Valorn, les Éveillés eurent plus de chance, bien qu'il ne puisse rien faire lorsque ceux-ci, apprenant ce qui leur était arrivé, devenaient fous, instables, et finissaient par rejoindre les rangs des Abominations. Avec Ulrike, les Éveillés avaient moitié plus de chance de pouvoir rester eux-même. Elle les stabilisait, les accompagnait du mieux qu'elle le pouvait dans ce retour à la vie. Une tâche qu'Haldamir ne pouvait effectuer, n'ayant aucun lien avec Thuata. Haldamir se contentait en suite d'emmener l’Éveillé stable à Iskandar ou bien Dhaval. Certains ne se firent jamais à leur nouvelle vie, incapable de sortir d'un passé qu'ils semblaient revivre encore et encore. D'autres s'adaptèrent, et reprirent le courant de leur vie, poursuivant celle-ci. Ils répandirent les histoires qui circulent toujours sur le Gardien et sa prêtresse, et sur le diablotin qui les suit parfois... Le Gardien n'aime guère les Éveillés car ils perturbent sa ville, perturbent sa vie, et s'immiscent entre lui et Ulrike. Un peu comme Kallen. Celle-ci finit par désobéir encore et encore, prenant l'habitude d'entrer et de sortir d'Altare comme d'un moulin. Malgré son apparence d'enfant, elle continua ses activités de voleuse, profitant même des atouts d'un tel physique. Kallen disparaissait ainsi pendant des mois, avant de revenir, lorsque les autorités ou une victime en colère lui collait au train de trop près... Les périodes d'absence de Kallen ne déplurent pas à Haldamir, qui profita de ses longues journées en compagnie d'Ulrike. La vie à Altare s'écoule lentement, car mis à part le jardin, l'entretient de la maison et celui des temples, quelques voyages de ravitaillements à Iskandar ou Dhaval, et l'élimination de quelques Abominations, rien ne vient perturber la tranquillité qui règne ici. Haldamir s'y plait, et aime se sentiment de sérénité.


o Caractère : Haldamir est un mélange entre les personnalités de Karaj et de Valorn, mais aussi le résultat de ses propres expériences de vie, pour ainsi dire. Plutôt misanthrope, ce trait de caractère est assez naturel pour quelqu'un qui garde une cité morte, et repousse les Abominations qui pullulent dans l'ancienne capitale de l'Esgal. Haldamir n'est donc pas un modèle de sociabilité, et il n'est généralement jamais très aimable, sauf avec Ulrike. Il arbore pour le monde des vivants, une indifférence polie, et parfois un comportement un peu abrupte, n'aimant pas qu'on perturbe sa chère ville, et aimant encore moins les lieux peuplés, bien qu'il n'y puisse y couper, lorsque Ulrike a besoin de vivres. A l'égard des pilleurs, il est plutôt blasé, mais il peut aussi être prompt à la colère, selon le degrés de profanation... Il est également assez possessif en ce qui concerne Altare. La cité fantôme est son territoire, et il n'apprécie pas que l'on y rentre. Il arrive pourtant que des prêtres de Mordorun s'y rendent pour apaiser les âmes des défunts, ou bien simplement pour le voir. Les prêtres du dieu ne sont pas les seuls à venir, bien que les visites des religieux soient peu nombreuses et peu fréquentes. Face aux abominations, Haldamir fait preuve d'un calme mortel, il sait ce qu'elles étaient avant d'être des créatures prédatrices, et il comprend leur soif de vengeance, leur agressivité. Pourtant, cela ne l'empêche pas de les tenir à distance des lieux peuplés, et de veiller à ce qu'elles ne s'éloignent pas trop d'Altare, du moins pour celles qui sont dans son champ d'action, pour les autres, affectées par le cataclysme, il ne peut rien faire. Quant aux Éveillés, ces gens qui sortent de la stase dans laquelle ils ont été plongés depuis la guerre, Haldamir se comporte différemment selon l'individu, allant de la compassion, jusqu'à l'indifférence, son travail s'arrêtant lorsqu'ils sont stabilisés, après cela, c'est à Ulrike de gérer. Le Gardien parait généralement distant, froid, et calculateur, comme s'il n'avait pas tout le panel des sentiments, des émotions des vivants. Pourtant, s'il ne supporte guère la présence des vivants, il supporte très bien celle d'Ulrike, la prêtresse de Mei, envoyée à lui par les Dieux pour l'aider dans sa tâche. Malheureusement, Ulrike a une soeur, une voleuse un peu trop culottée pour son propre bien, mais Haldamir apprécie tout de même Kallen, bien qu'il a considère comme un genre d'insecte au bourdonnement agaçant. Avec Ulrike, Haldamir se montre prévenant, affectueux, et il adore la taquiner, rien que pour voir ses réactions. Cet aspect là de sa personnalité est le reflet de ce qui fut Valorn, tandis que le calme et le pragmatisme dont il fait preuve lui viennent de Karaj.

o Passions, phobies : Haldamir aime sa tranquillité, et qu'on laisse Altare en paix. Il aime Altare, pour lui, la cité n'est pas un simple champ de ruines. En tant que Gardien, il évolue à travers ses souvenirs, et le plus étrange et qu'il en fait partie, comme s'il était connu de tous les habitants sans exception, laissant à penser qu'Altare est une entité vivante, capable d'agir comme de réagir. Sur son passage, il arrive souvent que les rues s'animent, et que, comme autrefois, elles s'emplissent de gens et grouillent d'activité. Il ressent toujours peine et amertume lorsque la cité meure à nouveau. Les Abominations éveillent en lui ses instincts de Gardien, et il n'hésite pas à les blesser ou les tuer, bien que cela le peine toujours, malgré une indifférence apparente. Kallen lui tape sur les nerfs, surtout lorsque la voleuse prétexte une visite familiale pour échapper à des poursuivants, après qu'une rapine ait mal tourné. Ulrike, elle, a une place spéciale dans son monde, elle est le seul lien véritable qui le retient au monde des vivants, et lui permet de ne pas oublier qu'il fut vivant lui aussi, avant de devenir un gardien. Il aime qu'elle prenne le temps de cuisiner, même pour lui, bien qu'il n'ait pas franchement besoin de se nourrir, qu'elle lui parle normalement, sans la moindre trace de servilité, ou de peur. Ulrike est non seulement sa partenaire, une aide précieuse à sa tâche de gardien, mais également une amie, et plus encore, preuve qu'Haldamir est encore capable de ressentir, et de vivre.

o Armes : Armé de longues griffes, elles semblent être faites d'os, ou bien de métal. Particulièrement longues, elles sont acérées, et manquent rarement leur cible. Elles sont également sculptées, faisant échos aux ornements sur le col de son manteau et à ses bracelets. Les griffes n'apparaissent que sur trois de ses doigts. Si Haldamir ne s'en sert pas, il fait apparaître une sorte de lance à double lames larges, faites elles aussi, de cette étrange matière. Vestige des vies de Karaj et Valorn, Haldamir manie parfaitement n'importe quelle lame.

o Pouvoirs : Le Gardien est capable de changer la matière même son corps, muscles, os, et peau se transforment pour devenir une sorte de brume noire, ou bien un nuage empli de volutes sombres, ou encore une ombre. Ce changement d'état, permet à Haldamir de franchir n'importe quel obstacle. Cette faculté semble venir des gênes Versipellis de son corps. Autre faculté physique, Haldamir peut étirer, jusqu'à un certain point, ses membres pour atteindre sa cible. Il est également capable d'utiliser un grand nombre de sortilèges, mais Haldamir n'en a généralement pas l'utilité, il laisse la magie à Ulrike. Autre point, le Gardien est capable d'évoluer dans le monde des morts, dans le monde des souvenirs d'Altare et de la zone du champ de bataille. Il peut y emmener des vivants, et le traverser, ou bien y chercher des vivants pour les ramener. A l'intérieur du monde des morts, Haldamir est capable de se déplacer plus que rapidement, parcourant de grandes distances en de très courts laps de temps. Sa puissance est également supérieure dans ce monde, et ses pouvoirs de Gardien beaucoup plus effectifs. En dehors de cette zone, Haldamir doit se contenter de se déplacer comme tout autre être vivant. Ses autres pouvoirs sont affectés, mais sur une échelle moindre.


*Choses particulières à votre personnage :




Dernière édition par Haldamir le Lun 26 Oct - 22:22, édité 2 fois
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Mogweed Fardale
Aubergiste
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Peuple : Versipellis
Second(s) Métier(s) : Cuisinière et magicienne
Armée/Guilde/Institution : Ancienne d'Aeguishor
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Localisation : Derrière le bar ou en salle mon p'tit chou.
Date d'inscription : 02/10/2006

MessageSujet: Re: La fratrie Fardale.   Ven 1 Mai - 0:50

I - Identité :

Nom, prénom : Mogweed Fardale.

*Age : 38 ans.
*Caste (métier) : Aubergiste du Cercle des Fées à Armenelos, ancienne combattante, maître au sein d'Aeguishor.
*Peuple : Versipellis.
*Sexe : Femme.


II - Physique :

Mogweed Fardale est une Versipellis dans la fleur de l'âge. Son corps est encore façonné par les exercices relatifs à son ancienne profession de combattante. Musclée, elle a néanmoins de superbes formes, qui enveloppent ses muscles, surtout depuis qu'elle ne fait plus de combats, et cela fait un peu plus de quinze ans maintenant. Cela n'empêche pas Mogweed d'avoir une sacrée poigne, et d'avoir des courbes délicieuses, formées par une taille creusée, des hanches un peu larges et une poitrine opulente. Sa peau est légèrement rosée, et elle donne l'impression de briller sous l'effet de quelque lait pour le corps pailleté qu'elle aurait appliqué. Il faut y voir là, une coquetterie de Versipellis. Ses cheveux, d'un noir de jais, cascadent et ondulent en boucles épaisses et soyeuses jusqu'à ses reins. Là aussi, coquetterie de Versipellis, des étincelles, paillettes colorées et lumineuses, sortent parfois de sa chevelure, lorsqu'elle bouge, lui donnant un petit air festif. Le visage de Mogweed est ciselé, mais ses traits sont doux, adoucis par ses grands yeux de biche et ses lèvres pulpeuses. Son nez est droit, mais pas très fin. Ses sourcils sont parfaitement dessinés, quoi qu'un peu épais. Ils surmontent des yeux couronnés de longs cils recourbés, et au regard chaud. Ses iris ont la couleur fauve des feuilles d'automne, et sont embellis par un maquillage parfaitement appliqué, car oui, vous l'aurez compris, Mogweed est coquette, et elle aime mettre sa personne en valeur. Ses lèvres sont peintes d'un simple baume qui les rend brillantes, leur couleur rosée ne vient que de sa nature de Versipellis. Nature qu'elle utilise parfois pour accentuer les reflets dans ses cheveux, lorsqu'elle ne veut plus de paillettes, ou encore pour changer la couleur de ses yeux. Elle ne change que rarement d'apparence, sa clientèle étant habituée à la voir ainsi. De plus, étant une Versipellis adulte, Mogweed s'est fixée sur cette apparence depuis son adolescence, choisissant de vieillir naturellement.

Les vêtements de l'aubergiste seront avant tout pratiques, afin qu'elle puisse être libre de ses mouvements. Cependant, elle n'est jamais contre une petite touche féminine et des tissus de qualité. Mogweed aime les couleurs, il ne sera donc pas rare de la voir porter des jupons rouges, violets, bleus, qu'elle associera avec des chemisiers ou tuniques courtes de couleur plus neutre, le plus souvent blancs, parfois noir. Sa taille sera alors marquée par un large ceinturon de cuir brun, ou par des serres tailles, qu'elle portera sans qu'elle soit comprimée, juste pour souligner ses hanches. Lorsqu'elle porte ses robes, elle soulignera plutôt sa taille en nouant un châle colorés et généralement à motifs autour de ses hanches. Broderies, liserés de soie ou de dentelles, ornent ses vêtements, leur donnant une touche fantaisie quand leur coupe est plutôt simple. Il lui arrive bien sûr de porter des chausses et autres pantalons, mais Mogweed préfère ses jupes et ses robes. Elle est aussi friande de foulards et de châles. Les premiers orneront sa gorge, ou bien orneront ses cheveux, retenant ses lourdes boucles brunes. Les derniers pourront être noués autour de ses hanches, ou être jetés sur ses épaules quand la saison s'y prête, lorsque la neige ou la pluie tombent sur Armenelos. De même, manteau de laine à capuche et écharpes épaisses s'ajouteront à sa tenue durant le règne d'Athanasius. Chaussées de bottines et de sandales, Mogweed aimera les troquer contre bottes et chaussons fourrés durant les saisons froides. N'étant jamais contre un peu de coquetterie supplémentaire, des bracelets orneront ses poignets et ses chevilles, et des boucles ses oreilles. Elle ne portera pas de colliers, surtout ceux aux chaînes plutôt longues qui risqueraient de tremper dans ses plats. Quant aux bagues, elle ne porte qu'un anneau simple d'or blanc à son annulaire droit, souvenir de son père.


III - Historique, personnalité, armement :


o Histoire :

Avant de devenir la célèbre aubergiste du Cercle des Fées à Armenelos, Mogweed Fardale a eu bien des vies en ces trente cinq petites années d'existence. Elle est née à Borghild, cité proche de la forêt d'Orlaith. Ses parents, Aren et Myriade, étaient tous deux des Versipellis, et Mogweed, tout comme son frère Valorn, en est une. Elle est de cinq ans la cadette de Valorn. Elle ne s'est jamais vraiment entendue avec son frère, leurs caractères similaires faisant souvent des étincelles, et ce même lorsqu'elle était encore une petite enfant. Mogweed voua une admiration sans borne à son père, chasseur et cuisinier à ses heures. Son père fut le premier à lui faire découvrir la cuisine, et lorsqu'elle n'allait pas l'école, elle passait la majeure partie de son temps libre avec lui. Souvent, elle était perchée, assise sur une table, ou sur le rebord de son chariot, le regardant cuisiner les produits de sa chasse, les transformant en ragoûts ou en tourtes, en pâtés ou simplement en viande grillées. Quant elle fut suffisamment grande, vers l'âge de six ans, elle se plut à prendre l'argent que lui tendaient les clients et à leur donner leurs repas en échange. Son père se plaçait sur la route menant à Orlaith, et ceux qui venaient manger sa cuisine étaient d'autres chasseurs, des bûcherons, des forestiers, et parfois quelques voyageurs. Loin d'être timide, Mogweed leur faisait la conversation, apprenant à connaître ceux qui venaient régulièrement. Sa mère était tanneuse et vendait les peaux des animaux que son père chassait, et ne s'éloignait de la maison familiale, qui était aussi son atelier, que pour aller vendre le fruit de son labeur. Avec elle, Mogweed apprit l'art de tanner les peaux, mais aussi celui de la couture, bien qu'elle n'y prit guère de goût, n'aimant pas rester assise enfermée. Quand son père ne chassait pas, il l'emmenait en forêt, mais aussi dans les champs et les landes autour de Borghild, lui apprenant à reconnaitre les animaux, les plantes. Valorn, lui, était plus porté sur le commerce. Et quand, Mogweed eut sept ans, et que leur mère donna naissance à leur soeur Liadan, Valorn était déjà entré en apprentissage chez un boutiquier. Valorn était en extase devant leur petite sœur, qui ne cessait d'user de ses pouvoirs de versipellis, même au berceau, pour se faire remarquer. Liadan était espiègle, un peu turbulente, et le pire commença quand elle sut marcher. Elle la suivait elle ou Valorn partout où ils allaient, hurlant et pleurant quand l'un ou l'autre ne voulait pas d'elle. Il se passa quatre ans avant la naissance de Dierdre, que Liadan prit assez mal, avant de se laisser convaincre par Valorn qu'elle ne devait pas être jalouse. Mogweed vécut l'arrivée de cette seconde soeur comme un bonheur supplémentaire, tout en redoutant qu'elle ne devienne aussi pénible que Liadan, qui à quatre ans, était déjà une véritable terreur. Mogweed, elle, à onze ans, devait alors se trouver un maître d'apprentissage. Elle devait déjà s'orienter vers la cuisine, préparant maintenant les tourtes et ragoûts qu'elle vendait avec son père. La maladie s'abattit dans l'année qui suivit la naissance de Dierdre. Elle atteignit sa sœur d'à peine un an, et ses parents. Mogweed et Valorn restèrent à leur chevet, s'occupant aussi de Liadan. Aren et Myriade ne survécurent pas, et Dierdre ne s'en sortit que de justesse. Valorn se retrouva alors chef de famille à dix sept ans, et Mogweed eut très vite la garde et la responsabilité de ses soeurs. Elle n'entra pas en apprentissage, se retrouvant à veiller Dierdre encore faible et à tenir la maison. Valorn quitta son apprentissage pour des boulots de saisonnier, bûcherons, charpentier, mais aussi cueilleur... Mogweed fit son possible pour l'aider à subvenir à leurs besoins, prenant des travaux d'aiguille.

A la fin de l'année qui suivit, elle s'opposa fermement à la décision de Valorn. Partir sur les routes était insensé, surtout avec une enfant en bas âge. Elle n'eut cependant pas d'autre choix que de se résigner, ne pouvant subvenir seule aux besoins de ses deux soeurs et tenir la maison. Elle n'accepta pourtant de partir que lorsque Valorn promit qu'ils ne resteraient pas longtemps nomades, puisqu'il avait la ferme intention de s'établir à Armenelos, où il leur serait plus facile de trouver du travail. Ils voyagèrent et s'arrêtèrent à chaque fois que Valorn acceptait un travail, moissonneur, cueilleur... Mogweed prenait alors part à son activité, portant sa sœur Dierdre sur son dos, tandis que Liadan gambadait autour d'eux. A la fin de l'automne, ils s'installèrent à Armenelos, les champs n'offrant alors plus assez d'opportunité. A quatorze ans, Mogweed fut embauchée comme fille de cuisine par la guilde d'Aeguishor, tandis que son frère était embauché comme pêcheur ou vendeur à la sauvette. Ils purent louer une minuscule maison, à la devanture battue par les embruns et le vents. Liadan fut envoyée à l'école, pour son plus grand déplaisir, ayant pris l'habitude de n'avoir aucune autre façon de vivre que celle de suivre Valorn partout, en lui posant plein de questions. Mogweed emmenait Dierdre avec elle, et sa soeur faisait s'extasier les autres filles de cuisines, et craquer le vieux chef cuisinier de la guilde. Pourtant, leur vie était loin d'être aussi facile que ce que Valorn avait prévu. Louer la maison, si minuscule soit-elle, coûtait cher, et se nourrir était parfois difficile. Alors sans en parler à son frère, Mogweed se tourna vers Orion, un vétéran et maître au sein d'Aeguishor. Elle avait quinze ans quand elle commença les entrainements pour devenir une combattante, pour apprendre à jouter correctement dans les tournois. Car il faut savoir que si Aeguishor est une guilde centrée sur l'apprentissage et l'échange entre les clans, la guilde est aussi friande de festivals et de tournois, où ses membres peuvent démontrer leur adresse, habilité, et leur savoir faire. Mogweed savait aussi que si elle apprenait à devenir une combattante, une jouteuse, elle pourrait, à condition d'être bonne, gagner rapidement et beaucoup d'argent. Jusqu'au départ de son frère pour l'Esgal, elle jongla entre son métier de fille de cuisine, et les entrainements d'Orion.

Au départ de Valorn, Orion la confia à Katasha, une orc, qui contrairement à lui, participait activement au moindre tournois ou fête où des joutes étaient organisées. Mogweed quitta alors le service des cuisines, n'ayant plus besoin de surveiller Dierdre durant la journée, sa jeune sœur ayant l'âge d'aller à l'école. Avec Dierdre, Mogweed n'eut jamais le moindre problème, ce qui ne fut pas le cas avec Liadan. Dès le départ de leur frère, Liadan n'eut de cesse que de défier l'autorité de Mogweed, ne se rendant pas toujours à l'école, commençant à trainer en route, et à vadrouiller les dieux seuls savaient où. Cela ne fit qu'empirer quand elles reçurent la dernière lettre de Valorn. Liadan voulut partir à la recherche de leur frère pour le secourir, à onze ans, c'était infaisable. Et même si Mogweed l'avait voulu, le prix de la traversée pour trois personnes n'étaient pas de leur moyen, et qu'auraient-elles fait une fois là bas ? Sa relation avec Liadan devait en pâtir pour longtemps. Mogweed, malgré la phase rebelle de Liadan, réussit à suivre les enseignements de Katasha, qui n'était pas tendre avec elle. Depuis qu'elle travaillait avec l'orc, Mogweed découvrait des muscles dont elle avait, jusque là, ignoré l'existence. Orion avait été plutôt prévenant avec elle, ce qui n'était pas le cas de Katasha, qui n'avait qu'un but : former une excellente jouteuse. Mogweed participa aux fêtes à Armenelos et autour de la capitale, commençant à se faire connaître, et remportant quelques prix. Cette année là, Liadan et elle eurent une longue discussion lorsque sa soeur lui annonça qu'elle voulait devenir messagère pour Aériaplume. Mogweed accepta, pensant que la distance finirait par la calmer, et lui faire oublier son idée que Valorn était toujours vivant, et qu'elle le retrouverait. Pourtant, elle ne fut pas dupe, devenir messagère permettrait à Liadan de voyager, et sans doute de se rendre dans les royaumes du Sud. Elle espérait pourtant que les années qu'elle avait devant elle, avant qu'elle ne devienne une messagère confirmée, finissent par lui faire entendre raison. Liadan partie, Mogweed n'eut plus que Dierdre à s'occuper. Sa sœur était une enfant calme, sérieuse, et qui passait des heures entières à lire. Elle n'avait pas à craindre le même genre de frasques qu'avec Liadan.
Le printemps de l'année de ses vingt ans, Katasha lui proposa de la suivre à travers les royaumes du Nord. Du printemps à l'automne, les villes, les villages organisaient plus de fêtes, le temps le permettant. Mogweed accepta, emmenant Dierdre avec elle. Les deux soeurs firent le tour du Maëldan, se redirent en Falast, puis en Inwerin, poussant même jusqu'à l'Archipel Galaedor, où la neige ne recouvrait presque pas tout pendant deux mois de l'année, où les habitants s'en donnaient à cœur joie quand il s'agissait de faire la fête en plein air. Mogweed commença alors à se bâtir une petite réputation, celle de la Versipellis qui par égard et respect ne jouait jamais de ses dons contre ses adversaires, et par pouvoir mettre un peu d'argent de coté. Après qu'elle ait pris son indépendance, quittant le giron de Katasha, sa réputation ne cessa de croitre, tout comme les cicatrices et les bleus sur corps, qui disparaissaient lorsqu'elle le voulait, grâce à sa nature de Versipellis. Dierdre profitait autant qu'elle de ses voyages, aimant rencontrer du monde, discutant avec tous ceux qui croisaient son chemin, apprenant des histoires des anciens, des chansons. Elle finit un jour par lui avouer timidement qu'elle aimerait bien être barde. Mogweed la garda encore avec elle, le temps de lui trouver un bon maître. Dierdre fut celle qui le choisit, restant à Celebalda auprès de Finarfin, ancien barde et aubergiste de son état. L'elfe jouissait d'une réputation qui n'était plus à faire, et elle ne valait pas son talent. De plus, Liadan se trouvait dans la capitale de l'Inwerin, et elle n'avait rien contre Dierdre. Mogweed continua alors à voyager seule, allant là où des joutes, des fêtes étaient annoncées. Elle portait fièrement les couleurs d'Aeguishor, envoyant des jeunes gens à la guilde. Elle finit par visiter et séjourner quelques temps dans les même cités et villages au fil des ans. Mogweed noua des relations ça et là, et pas seulement avec les autres participants.

A Dangweth, elle fit la connaissance des Cynric, une fratrie semblable à la sienne, sauf qu'au lieu de trois soeurs, il y avait deux frères, Hart l'ainé, et Thallys le petit dernier, et au milieu, la seule et unique femme, Lindir. Comme Mogweed, ceux là étaient des nomades, faisant partie d'un clan, qui venaient honorer Cùan à l'occasion des fêtes régulières données en l'honneur du dieu des Animaux. Et pour cause, leur clan tout entier était composé de Compagnons de Cùan, tous étant liés à des animaux très différents. Mogweed découvrit une culture qu'elle n'avait vu que dans l'Archipel Galaedor où chez les trappeurs, ou les rangers liés à un Compagnon animalier. Elle se prit d'affection pour Thallys, le plus jeune, qui n'était pas sans lui rappeler Dierdre, sa jeune sœur, de part son amour des livres et des histoires. Avec Lindir, elle s'entendit bien immédiatement, ayant l'amour de la bonne cuisine et des choses bien faites. Et avec Hart... Et bien Lyuben qui ne s'était, jusque là, jamais intéressé à elle, avait fini par lui tomber dessus. Mogweed était attirée part Hart. Elle ne s'en rendit pas immédiatement compte. Ce n'est que lorsqu'elle reprit la route qu'elle réalisa que son cœur était lourd. Durant le temps qu'elle avait passé avec lui, elle s'était ouverte et confiée comme jamais. Elle lui avait confié son rêve, celui d'acheter la vieille bâtisse qu'elle avait vu à Armenelos, et d'en faire son auberge. Elle avait volé avec lui et avec son Compagnon de Lien, Lorn, un faucon magnifique et à l'esprit aussi aiguisé que sa vue.

Durant les huit années où Mogweed concourut dans les tournois, elle revit plusieurs fois Hart, toujours en Inwerin. Elle n'osa jamais franchir le pas avec lui. Elle ignorait si ce qu'elle ressentait était partagé. Et leurs modes de vie semblaient incompatibles. Les trois dernières années où elle jouta, elle ne quitta pas le Maëldan et ne le revit donc pas. Elle se fit une raison, c'était mieux ainsi. Et au bout de huit ans, elle avait amassé suffisamment d'argent pour pouvoir acheter son fond de commerce. Ses relations lui servirent aussi, lorsque la combattante quitta Aeguishor, ayant enfin acheté la bâtisse de ses rêves, se mit à monter son affaire. Il lui fallut quelques mois pour mettre sur pied le Cercle des Fées. Son auberge. Sa plus grande fierté en dehors d'avoir élevé à peu près convenablement ses soeurs. Son auberge était une petite bâtisse coincée entre deux autres, et au début, elle la meubla modestement, et proposa une cuisine tout aussi modeste mais de qualité. Son ancienne renommée n'avait pas encore faibli, et une partie de sa clientèle venait voir, avec curiosité, ce que l'ancienne combattante avait fait de sa vie. Son chaleureux accueil et sa cuisine simple mais savoureuse finirent par porter leurs fruits, et très vite, le Cercle des Fées se remplit, sans presque jamais de désemplir. Elle avait la chance d'avoir la moitié de la guilde d'Aeguishor midi et soir, puis les commerçants du Marché d'Hossë qui se trouvait à deux pas de son auberge, et enfin, des curieux, qui devinrent des habitués. Sa cuisine ne cessa de s'améliorer, et Mogweed se rendit compte qu'elle se plaisait vraiment dans ce métier, quelque soit son aspect, et malgré un certain degré de fatigue. Elle aimait voir les mines réjouies à l'approche de ses plats, entendre les rires et baigner dans une ambiance parfois survoltée. Un soutient inattendu lui parvint sous forme de lettre. Lindir Cynric avait retrouvé sa trace, Mogweed n'ayant fait aucun mystère de sa vie. Lindir s'était installée à Dangweth, se séparant de son clan, et elle avait, elle aussi, monté sa propre affaire. Mogweed échangea alors avec elle de nombreuses missives, partageant toutes les deux leur expérience, ayant le plaisir d'avoir quelqu'un qui comprenait ce par quoi elle passait. Elles devinrent très proches, malgré la distance, et Mogweed put alors régulièrement prendre des nouvelles de Thallys et Hart, jusqu'à ce que ce dernier ne vienne lui-même les lui apporter.

En douze ans, sa petite auberge prit de l'ampleur. Elle acheta les deux bâtiments voisins, agrandissant ainsi sa salle, augmentant le nombre de ses chambres et se dotant d'une écurie, ce qui amena une clientèle de voyageurs, de marchands, à fréquenter son établissement. Son mobilier modeste devint un mobilier plus riche, certes sans trop de fioritures, restant simple, mais de meilleure qualité. Le Cercle des Fées devint un lieu incontournable à Armenelos. Mogweed eut le temps de bâtir sa nouvelle renommée sur sa cuisine, typiquement Maëldanaise, bien qu'elle ait quelques influences de ses voyages et de ce que les ventres pleins des navires déversent depuis les quais. Elle confectionna par hasard ses premières bellicornes, voulant au départ créer un dessert original. Les bellicornes ont bien sûr été perfectionnées jusqu'à ce qu'elles aient le succès qu'elles ont aujourd'hui. En forme de croissant de lune, plus ou moins grand, elles sont faites d'une pâte neutre, blanche ou bien recouverte de sucre, fourrées d'une pâte plus moelleuse et crémeuse. Le parfum du fourrage varie, amandes, pistaches, noisettes, mais aussi pomme-caramel, cannelle ou encore vanille. Ce ne sont là bien sûr que des exemples, puisque Mogweed ne cesse de produire des nouveautés. Elle envoie, à quelques privilégiés, quelques paquets de Bellicornes, qui se vendent généralement très rapidement. L'avantage de ses confiseries, est que non seulement elles ont un gout fantastique, mais elles se conservent longtemps bien à l'abri dans leurs sachets. Le succès de Mogweed lui permet de s’épanouir, mais elle ne fut pas la seule personne à y contribuer. Dierdre était devenue une barde accomplie, et lors de chacun de ses passages, elle ne manquait pas d'animer les soirées ou les longues après midi, contant épopées et légendes, chantant ballades ou chansons à boire. Quant à Liadan, les années l'assagirent un peu, et elles firent la paix. Liadan n'avait jamais retrouvé Valorn, même après deux ans de recherches. Mogweed ferma une fois, le Cercle des Fées, laissant orphelins mangeurs et buveurs, le temps de se rendre, avec ses soeurs, sur la tombe de leur frère. Ce voyage acheva de les réconcilier, et Liadan devrait alors passer chacune de ses permissions à paresser au Cercle des Fées.  Elle continua de correspondre avec Lindir, ne s'envoyant plus seulement des lettres, mais aussi des paquets et petits colis. Mogweed envoyait ainsi ses bellicornes, quelques autres spécialités Maëldanaises, pour que Lindir puisse y gouter, des adresses de fournisseurs. Elle eut aussi le plaisir d'accueillir Thallys, qui régala sa salle de chansons Inweriennes, ou Galaedoranes. Les visites de Hart n'étaient pas forcément régulières, mais elle accueillait chacune d'entre elles avec bonheur. Il lui fallut du temps avant qu'elle n'ose aller plus loin avec lui, ayant bien compris que si la vie ne leur permettrait pas d'être toujours ensemble, elle leur permettrait quand même de s'aimer. Hart fit le premier pas, et elle put alors enfin laisser libre cour à ses sentiments. Et ils se comprenaient suffisamment pour savoir que la distance n'influerait pas sur leurs sentiments. Peut-être en viendraient-ils un jour à remettre leur relation en question, mais cela ne devrait pas se faire avant des années.

L'ancienne renommée de Mogweed est maintenant presque tombée dans l'oubli, et certains apprennent à leur dépend, qu'elle fut jadis une combattante hors pair, raflant souvent les premiers prix lors des tournois. Elle s'occupe elle-même des clients gênants, n'ayant peur de rien, et surtout pas des Maëldanais trop éméchés. Six ou sept ans après l'ouverture de son auberge, alors que celle-ci prenait sa place au sein d'Armenelos, Mogweed réintégra Aeguishor, non plus en tant qu'apprentie, mais en tant que maître. Inscrite dans la liste, elle propose à ceux qui le désirent, d'apprendre les ficelles du métier, offrant également le gîte et le couvert. Elle accueille également les invités de la guilde, et prépare parfois les banquets pour celle-ci, moyennant finances. A trente cinq ans, Mogweed est une Versipellis épanouie, bien qu'elle ait parfois la nostalgie des voyages. Une nostalgie que ses soeurs compensent avec leurs propres histoires. Bien ancrée dans son voisinage, elle est connue comme le loup blanc dans tout Armenelos, et plus particulièrement dans le quartier de son auberge, mais aussi dans celui du Marché d'Hossë, et sur le port, des endroits qu'elle fréquente régulièrement pour les besoins de son affaire. Elle se donne corps et âme à la gestion du Cercle, mais, elle garde toujours du temps pour ses proches. Dernièrement, c'est Dierdre qui a eu le plus besoin d'elle. Sa jeune sœur s'étant fourrée dans un sacré pétrin, en tombant follement amoureuse d'un lycanthrope mercenaire, nommé Sithys. Mogweed se retrouva avec un gendre, mais également avec une nièce, Maëlle. Fille adoptive de Sithys, Maëlle montre un caractère assez proche de celui de Dierdre enfant, si ce n'est avec plus d'enthousiaste et de curiosité. Mogweed adopta tout de suite la nouvelle venue, et bien lui en prit, puisque le passé sombre de Sithys le rattrapa. Dierdre en pâtit, battue par ceux qui cherchaient à mettre la main sur Sithys, fort heureusement, sa sœur avait réussi à protéger Maëlle, la faisant s'enfuir. Depuis, Sithys a disparu, et Dierdre se remet lentement du choc en séjournant au Cercle des Fées avec celle qui est devenue sa fille adoptive. Mogweed s'occupe de Maëlle comme elle s'est occupée de ses soeurs, la maternant un peu, et lui apprenant ce qu'elle sait, puisque Maëlle participe activement au bon fonctionnement de l'auberge, et à veiller sur Reineen, le loup de Sithys, qui se comporte d'ailleurs plus comme un gros chien qu'autre chose. L'arrivée de Maëlle a provoqué une déferlante de questions chez Mogweed. Bien qu'elle soit avec Hart depuis des années, elle avait toujours pris soin de ne pas tomber enceinte, ne voulant pas s'encombrer d'un enfant, en ayant déjà élevé deux. Pourtant... l'arrivée de Maëlle a fait réfléchir Mogweed sur une possible maternité. L'absence de Hart rend les choses un peu difficile, ne lui permettant pas de lui faire par de ses questions dans  l'immédiat. Elle-même, n'était pas vraiment sûre, qu'elle avait envie d'avoir un enfant, sa vie lui convient bien ainsi, ayant tout ce dont elle a besoin pour se sentir heureuse. L'histoire de Dierdre et Sithys a relégué ses questions au second plan, tandis qu'elle s'efforce de veiller à nouveau sur sa jeune sœur, et d'être un bon modèle pour Maëlle.


o Caractère :

Avenante et chaleureuse, Mogweed est généralement très appréciée. Enjouée, ouverte d'esprit, elle accueille tout le monde de la même façon. A l'exception des troubles fêtes qui se heurteront à un mur et qui se prendront un coup dans le fondement, car si Mogweed est capable d'une grande chaleur, elle est aussi capable d'être de glace. Et elle peut parfois se montrer quelque peu violente lorsque l'on dérange le bon déroulement de ses affaires. Ses anciennes habitudes de combattante revenant souvent à la charge dans ces cas là. Elle est pourtant du genre à se tempérer, ayant acquis sagesse et expérience au cours de sa vie, bien qu'elle ne prétende pas égaler les ainés qui fréquentent son auberge. Elle est plutôt de bon conseil, surtout quand on lui soumet un problème d'ordre domestique, récurer un sol difficile, raccommoder une robe, ou bien concocter un petit plat facile mais délicieux ? Mogweed s'y connait. Elle ne s'avancera pas sur un sujet dont elle est ignorante. Sociable et aimable, l'aubergiste est pourtant loin d'être naïve, et elle garde un œil sur chacun de ses clients, étant quelque peu méfiante, mais elle n'est pas non plus du genre à se monter là tête jusqu'à friser la paranoïa, mais il est bon d'avoir du discernement dans son métier. Avec sa famille, elle se comportera comme une mère poule, puisqu'elle a pratiquement élevé ses deux soeurs, surtout Dierdre, après la mort de leurs parents. Elle sera câline et affectueuse, mais elle se montrera dure et intransigeante si elle désapprouve ce que font ses ses soeurs. Avec Hart, Mogweed ne sait jamais vraiment comment se comporter, oscillant entre retenue et passion. Avec les autres, elle sera plutôt sympathique. Compatissante, elle n'hésite que rarement à tendre la main à quelqu'un qui serait dans le besoin. Pourtant elle a ses défauts, elle peut se montrer un peu bornée, surtout lorsqu'elle a une idée en tête. Il lui arrive parfois d'être sujette à la mélancolie et son humeur s'en ressent. Sa dureté peut se traduire en une démonstration de franchise un peu brutale. Et sous une apparence avenante, Mogweed ne s'ouvre pas facilement, choisissant souvent de tout garder pour elle, ne voulant pas être fardeau. Elle pense qu'elle se doit d'être forte, une attitude qu'elle a adoptée après le décès de ses parents et la disparition de son frère, quitte à n'en plus pouvoir. Elle peut aussi se montrer autoritaire abusant de son autorité naturelle...


o Passions, phobies :

La passion de la cuisine la tient depuis son plus jeune âge. Mitonner des petits comme de grands plats lui occupant l'esprit et les mains, c'est une tâche qu'elle apprécie. Et elle l'apprécie d'autant plus lorsqu'elle voit la mine réjouie de ceux qui goutent à sa cuisine. Elle déplore parfois le manque de raffinement de ses plats, mais elle compense en choisissant des ingrédients de bonne qualité et en y mettant tout son cœur. Elle aime aussi innover, cela lui profite généralement, comme avec les Bellicornes, qui sont le fruit de ses explorations culinaires. Son auberge occupe une grande place dans la vie de Mogweed, puisqu'elle n'a cessé de mettre de coté pour pouvoir se la payer. Ses soeurs ont longtemps occupé toute la place dans son coeur, n'ayant plus qu'elles. Liadan et Dierdre devinrent la prunelle de ses yeux, et elle les fit souvent passer avant elle. Maëlle, sa nièce, est une petite nouvelle, mais Mogweed adore la petite fille qui fait toujours preuve de bonne volonté et ayant bon caractère en général. Hart Cynric... Hart est sans doute l'homme de sa vie, mais leurs vies actuelles les empêchent de vivre ensemble. Pourtant, cette relation lui convient. Ils sont attachés l'un à l'autre, et n'ont nul besoin d'être constamment l'un sous les yeux de l'autre pour avoir confiance. Chacune de ses visites est comme une fête pour elle, et lorsqu'il est là ou que son arrivée est annoncée, elle peut parfois se comporter comme une adolescente excitée. Elle partage avec Lindir, une longue amitié, teintée d'une complicité presque sans borne, Lindir occupant presque la même position maternant dans sa propre famille. Avec Thallys, le dernier des Cynric, elle s'entend bien, mais le jeune barde se montrant réservé et discret, et ne l'ayant que peu côtoyé, Mogweed ne le connait pas très bien, bien qu'elle l'apprécie. Dans ses relations, Mogweed entretient des amitiés avec certains membres d'Aeguishor, certains de ses habitués et avec d'autres commerçants d'Armenelos.


o Armes :

Mogweed est capable de manier le balais comme s'il s'agissait d'un bâton de combat. Pour se défendre, elle garde quand même un véritable bâton sous son comptoir, et un autre dans sa cuisine. Des petits poignards Maëldanais sont dissimulés dans ses bottes. Elle peut potentiellement utiliser les autres couteaux présents dans sa cuisine. En général, Mogweed n'a pas besoin de s'en servir, mais elle préfère être prudente.

o Pouvoirs :

En tant que Versipellis, Mogweed peut modifier son apparence physique, et se changer en animal. Elle n'utilise guère ses pouvoirs innés, n'en ayant pas l'utilité, outre le fait qu'elle les utilise pour se donner un petit coté féérique, et masquer ses cicatrices. Il lui arrive pourtant parfois, de se changer en geai au corps d'un bleu intense et à la tête noire, pour se déplacer plus vite, ou pour voler dans les cieux du Maëldan avec Hart. Lorsqu'elle était combattante, elle aimait se changer en ours noire, ce qui correspondait à son état d'esprit d'alors. Elle connait quelques petits sorts utiles, protection, réparation et nettoyage... Et connait aussi des sorts plus compliqués, mais là aussi, elle ne les utilise pas non plus, laissant la magie à Dierdre.


*Choses particulières à votre personnage : Ses liens avec ses soeurs qui n'ont jamais faiblis, malgré la distance.


Dernière édition par Mogweed Fardale le Ven 20 Juin - 16:27, édité 2 fois
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Liadan Fardale
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MessageSujet: Re: La fratrie Fardale.   Ven 1 Mai - 0:58

I - Identité :

Nom, prénom : Liadan Fardale

*Age : 31 ans.
*Caste (métier) : Messagère, elle est aussi une bonne bretteuse et une grosse mangeuse.
*Peuple : Versipellis.
*Sexe : Femme.


II - Physique :

Des trois soeurs, Liadan Fardale est celle qui ressemble le moins à une Maëldanaise, ayant plutôt le physique d'une femme des tribus humaines de l'Inwerin. De taille moyenne, elle atteint quand même le mètre soixante dix. Plutôt athlétique, elle possède une musculature fine et noueuse, due à sa formation de messagère, et parce qu'elle peut se montrer ainsi, étant une Versipellis. Elle possède une silhouette fine, avec une taille fine et une poitrine modeste comparée à celles de Mogweed ou Dierdre, mais elle compense avec ses jambes fuselées. Sa peau est mate, d'un brun soyeux. Elle a quelques petites cicatrices ça et là, vestiges d'une enfance mouvementées pour les plus anciennes, et souvenirs d'accidents ou de combats pour les plus récentes. Sa peau est aussi ornée de tatouages, qui ne sont pas l'oeuvre de ses dons de métamorphe, mais de véritables tatouages. Des motifs nordiques sont dessinés sur sa gorge, ses avant-bras, mais aussi son bas-ventre. Les lignes sont uniquement de couleur bleue, finement et délicatement imprimées dans sa peau. Lorsqu'elle se transforme en animal, les tatouages sont conservés sur son pelage ou ses écailles, selon la forme qu'elle emprunte. Cependant, leur emplacement change. Sous sa forme d'hermine, celle qu'elle préfère et utilise presque tout le temps, les tatouages seront sur son dos. Ses tatouages sont ses seuls ornements, bien qu'il lui arrive de porter des bracelets de cuir piqueté de dessins animaliers, ou simplement de cuir tressés. Plus rarement, elle portera des bracelets cuivré ou argenté, rapportés de son voyage en Esgal.

Les traits de Liadan sont plutôt anguleux, mais heureusement fins. Ses yeux sont d'un brun chaud, ressemblant à ceux d'une biche, ou ayant parfois une teinte plus sombre, comme l'oeil de l'hermine. Son nez est droit et fin, et il surmonte une bouche fine aux lèvres carmin, souvent étirées en sourire tantôt rieur et joyeux, tantôt enjôleur et séducteur. Son visage est encadré par une riche chevelure, noire aux reflets acajou, qui tombe, ondoyante, sur ses épaules et descend jusqu'à frôler ses reins. Une longueur qui pourrait être assez peu pratique, mais Liadan à l'habitude de les laisser libre, bien qu'il lui arrive de les attacher, les tressant ou les rassemblant en un chignon lâche. Elle les discipline lorsqu'il pleut, ou qu'elle passe des chemins où ils sont susceptibles de s'accrocher à des branchages. Au besoin, elle les raccourcit d'un coup de magie Versipellis.

En tant que messagère, et parce que ce métier lui fait passer la moitié de son temps sur les routes, ou à battre la campagne, elle ne portera que des vêtements pratiques. Braies ou pantalons plus ou moins amples, le plus souvent brun ou noir, enfoncés dans ses bottes de voyage. Ces dernières sont en cuir brun, souple, parfaitement ajustées à ses pieds, pour un confort optimal, qui n'est pas un luxe quand on en arrive forcément à user de ses pieds. En haut, elle portera des tuniques, là aussi plus ou moins amples, et plutôt de couleurs claires, créant un contraste agréable à l'oeil, avec sa peau mate. Sa taille sera marquée par un ceinturon, ou par une ceinture de tissus. En général, elle porte une simple veste de cuir par dessus, piquetée de clous formant des ailes dans son dos, symbole de Aériaplume. Lorsque la saison est froide, elle portera des pourpoints fourrés, et une quantité impressionnante d'écharpes colorées, dans lesquelles elle enfouira son cou et la moitié de son visage. Un manteau de laine à large capuchon et des bottes fourrées compléteront l'ensemble, ajouté à une pelisse en fourrure qu'elle jetera en plus sur ses épaules. Lorsqu'elle n'est pas sur les routes... et bien elle s'habillera de la même façon, mais avec des vêtements propres, exents de boue et ayant l'air moins défraîchis que sa tenue de messagère.


III - Historique, personnalité, armement :

o Histoire :

Liadan n'a que peu de souvenirs de ses parents ou de la maison qu'elle habitait à Borghild. Elle se souvient surtout de son frère Valorn, qui fut comme un père pour elle, jusqu'à ce qu'il disparaisse l'année de ses onze ans. Elle s'est aussi très vite raccrochée à sa sœur Mogweed, qui celle qui l'a véritablement élevée, bien qu'elle ait été plus encline, enfant, à obéir à son frère. Esprit libre et indépendant, Liadan fait preuve d'espièglerie et d'effronterie dès son plus jeune âge. Elle aime aussi se démarquer, ayant très vite usé de ses dons de Versipellis pour se faire remarquer, notamment pour attirer l'attention de Valorn. De la mort de ses parents, elle n'en a que peu de souvenirs, elle se souvient surtout de la maladie, et des pleurs de Dierdre, qui alors encore un bébé, souffrait atrocement de la fièvre qui s'était abattue sur elle aussi. Son frère prend alors les choses en main, et elle se souvient l'avoir suivi partout, manquant même l'école, pour l'accompagner en forêt ou dans les champs. Liadan a toujours aimé suivre Valorn, mais aussi profiter du grand air, des grands espaces, et faire tout un tas de bêtises, comme lancer une bataille de boules de bouses, foncer sous forme de renard au milieu des poules du voisin... Elle se souvient que Mogweed et son frère, s'était surtout sa sœur qui la grondait. Valorn avait tendance à éclater de rires, et à lui demander d'éviter de recommencer. Ce qui permit à Liadan de développer un sens incroyable de l'innovation en matière de bêtises. Lorsque leur famille prit la route, suivant son frère à travers le Maëldan, jamais Liadan ne fut plus heureuse. Elle pouvait suivre Valorn, ils voyageaient, et sa sœur Dierdre commençait à se remettre des conséquences de la maladie, qui avaient fait d'elle une enfant chétive et maladive. Elle devient alors proche de sa plus jeune sœur, l'entrainant avec elle dans ses aventures. En échange, Dierdre la couvrait lorsque Mogweed découvrait sa dernière bêtise en date. Mais la vie sur les routes ne fut pas toujours heureuse, surtout lorsque la pluie s'abattait, violente sur le toit de toile de leur chariot, ou que la boue rendait toute progression difficile, et l'hiver, le froid ne voulait presque jamais partir. Valorn prit alors la décision de s'établir à Armenelos.

Liadan ne devrait jamais beaucoup aimer la capitale, la voyant plus comme une prison. Adieu les grands espaces et le plein air, et bienvenue à l'odeur de varech, la puanteur des rues et des gens, et l'école. Armenelos fut prison puis un terrain de jeu. Elle s'ennuyait quand même, et Valorn ne passait plus autant de temps avec elle. Au sortir de l'école, Liadan décidait souvent d'aller explorer un peu la capitale, le port, les rues, les remparts. Son attitude devint pire lorsque l'année de ses dix ans, Valorn s'embarqua pour le Sud, lui promettant de revenir avec des souvenirs, et suffisamment d'argent pour leur offrir une autre vie. Le départ de son frère fut un choc, et sans lui, elle se mit à défier chacun des décisions de sa sœur Mogweed, disparaissant des heures durant, commençant à avoir de mauvaises fréquentations, et les petites bêtises faites à la campagne, se transformèrent en petits larcins. L'année d'après, la lettre d'adieu de Valorn devrait déclencher la guerre entre elle et Mogweed. Liadan lui reprocha, et ce pendant longtemps, de n'avoir pas voulu aller secourir leur frère, de n'avoir penser qu'à elle en voulant devenir une combattante. Elle reporta sur elle, l'absence de leur frère, en faisant un bouc émissaire dans son esprit. Leur relation devint houleuse, et Liadan continua de trainer dans les rues, se faisant souvent raccompagner par la milice. C'est lors d'une de ses errances, qu'elle essaya de subtiliser la bourse de la mauvaise personne. Le messager d'Aériaplume la prit la main dans le sac. Elle se fit passer un savon, et elle finit par éclater en sanglot en plein milieu de la rue, sous l’œil atterré du messager et les regards désapprobateurs des passants. Garrett, le messager, la consola en lui offrant son mouchoir et du poisson grillé sur les quais. Elle raconta, à cet homme qu'elle connaissait à peine, son histoire. En échange, il lui raconta la sienne. Liadan fut rapidement fascinée par les récits de ses voyages, et dans sa tête, un plan se forma. Il lui faudrait pourtant encore deux ans, et de multiples rencontres avec Garrett et ses semblables pour finalement demander à sa sœur de l'envoyer à Celebalda pour qu'elle devienne messagère.

Le métier de messager lui offrait tout ce qu'elle désirait : apprendre à vivre et survivre en pleine nature, savoir monter, se battre, tenir un camp, un équipement. Et surtout, elle pourrait voyager, être indépendante, gagner sa vie... Et en suite, elle pourrait partir pour le Sud. Partir pour chercher et retrouver Valorn. Liadan n'avait pas perdu espoir, persuadée que son frère était encore vivant, quelque part. Mogweed donna son accord, et Liadan la crut sans doute soulager de ne plus avoir à la supporter. Elle devait apprendre plus tard, que sa soeur avait vu clair dans son manège, ayant deviné ses intentions qu'elle avait bien mal caché. De l'âge de douze ans, jusqu'à celui de dix huit, Liadan Fardale devint apprentie à Aériaplume, puis apprentie messagère, et enfin messagère. A Aériaplume, elle apprit la discipline à grands coups de punitions et corvées, mais aussi le respect des autres et l'amitié. Aériaplume devint sa seconde famille, un lieu où elle se sentait chez elle, à sa place. Elle oublia, pendant un temps, sa quête, et se consacra à devenir une bonne messagère. Elle apprit effectivement à monter, se découvrant une certaine préférence pour les Reiths, ces coursiers venus de l'Empire, que pour les chevaux. Elle apprit le maniement de l'épée, de l'arc, comment trouver du bois rapidement, faire un feu. Entretenir une cabane relais, chasser, fumer sa viande, trouver de l'eau. L'ancestrale forêt d'Iricht lui offrit un monde encore inconnu, où elle se plut. Elle apprit la patience sur le Lac d'Or Blanc, attendant que le poisson morde. Elle apprit aussi l'humilité, et à restreindre ses pulsions. Ici, les mentors de manquaient pas, et Liadan put se construire, trouvant une stabilité. Elle choisit son apparence actuelle durant cette période de sa vie, n'ayant d'yeux que pour sa messagère formatrice, Rayen, une humaine des tribus d'Iricht, à la peau et aux cheveux sombres. Elle vécut aussi ses premiers amours au sein de la guilde, elle tomba amoureuse de certains de ses camarades, mais aucun n'arriva à la cheville de Valdaglerion.

L'année de ses quatorze ans, Liadan défia Erak McDom, Premier Ranger, et ce dernier l'envoya servir un des forgerons que la guilde employait régulièrement : Valdaglerion. Liadan devrait apprendre le sens de l'expression coup de foudre lorsqu'elle se présenta à lui. L'adolescente tomba immédiatement sous le charme de l'elfe. Valdag' était plus âgé qu'elle, sans doute d'une bonne petite soixantaine d'années ou plus. L'elfe avait des airs de Taltos avec sa grande taille, sa maigreur et ses muscles noueux. C'était à se demander comment il arrivait à soulever ses marteaux ou à porter les lingots de métaux. Liadan ne put guère faire jouer de son charme, ni même sortir des sentiers battus avec lui. Valdaglerion était autoritaire, stricte, sévère, mais patient et juste. Sa voix devrait exercer sur la Versipellis un charme inouï, puisqu'elle buvait la moindre de ses paroles. Ce fut lui, qui lui apprit la discipline et surtout la rigueur. Avec lui, le travail bâclé ne pouvait exister. Elle l'appelait le vieux par défi, cachant ce que ses yeux énamourés devaient trahir... Même en grandissant, Liadan en devrait jamais se départir de ce sentiment. A Celebalda, elle retrouva aussi Dierdre en apprentissage chez Finarfin pour devenir barde. Retrouver sa jeune sœur fut une joie, et elles redevinrent complices comme jamais. L'année de ses dix huit ans, lorsqu'elle devint enfin messagère, recevant son insigne ailée, il lui offrit l'épée qu'elle porte toujours au côté. La même année, pour célébrer sa nomination au poste de messagère, elle se fit tatouer par Nefbelethiel, artisan chaman de profession. Elle choisit une ancre bleutée, tirant un peu sur le bleu canard, et des motifs nordiques, plutôt Maëldanais. Le chaman lui tatoua la gorge, les avant-bras, et le bas-ventre. Les tatouages devraient alors se traduire sur le pelage de ses formes animales. Après cela, Liadan put alors partir seule livrer ses sacs de courriers aux quatre coins des royaumes de l’Alliance du Nord. Elle découvrit l'Inwerin tout entier, adorant Dangweth, et rencontrant Lindir, aubergiste et amie de sa sœur ainée, mais également connaissance de Dierdre. Le Falast, ses griffons, ses dragons, et ses champs et plaines. L'Archipel Galaedor prit dans la glace la moitié de l'année, n'ayant qu'une bref mais intense belle saison, et sa succulente viande de baleine, et les fêtes endiablées à la chaleur des feux. Le monde s'ouvrit à Liadan, et les expériences ne firent que l'assagir, les rencontres par l'enrichirent. Elle pensait toujours à retrouver Valorn, mais commençait à comprendre que sa quête serait sans doute vaine. Et elle se mit à comprendre un peu mieux Mogweed, se rendant compte qu'il lui aurait été impossible d'aller chercher leur frère avec elle et Dierdre.

Cela n'empêcha pas Liadan, après cinq ans à courir les routes du Nord, de partir pour l'Esgal. Elle gardait l'espoir de retrouver quelques traces de Valorn, mais après treize ans, cela relevait de l'impossible. Partie de Valin, elle passa par l'Andanorië pour rejoindre en suite Iskandar, où elle se mit à poser des questions sur l'expédition du noble Falastois qui avait mal tournée. Elle comprit rapidement que le noble n'avait pas été le seul à organiser des expéditions de ce genre. Depuis que Altare et le désert étaient accessibles, de nombreuses expéditions avaient vu le jour et s'étaient soldées de la même façon. Liadan fut un peu déçue et mortifiée que personne ne souvienne de Valorn. Une âme charitable lui expliqua que si personne ne se souvenait de lui, c'est qu'il était mort. Les autorités ne lui furent d'aucune aide, Iskandar ne tenait pas de registre, et personne ne s'intéressait aux caprices des nobles, des marchands cupides, ou d'individus ambitieux. Elle apprit vite que les pillages des ruines de l'ancien royaume étaient communs, mais que la plupart se terminait mal. Le pire étaient ceux que pensaient trouver richesses et renommées en revenant d'Altare. Malheureusement, la cité trouvait toujours une manière de se venger. Liadan comprit que son frère n'avait alors eu aucune chance de s'en sortir. Sa dernière lettre faisait mention d'une malédiction, et celle-ci avait probablement eu raison de lui. Au temple de Primula, Liadan n'obtint que de vagues informations, des maladies étranges et virulentes, il y en avait tous les jours.  Sa quête se termina ainsi, et le pressentiment qu'elle avait eu avant de l'entreprendre s'avéra réel. Valorn était mort, et elle avait fait souffrir Mogweed pour rien. Liadan profita tout de même du voyage, découvrant des peuples et des cultures qu'elle ne connaissait pas. Ici, tout était différent, jusqu'à la chaleur ambiante qui ne cessait jamais que la nuit, pour devenir un froid glacial. La nourriture avait la chaleur des épices, et les fruits étaient sucrés et juteux. L'Andanorië était encore différent de l'Esgal. Le premier offrait une végétation luxuriante sur les bords du fleuve, des arbres hauts et verts, des champs parfaitement irrigués. Le second offrait des oasis, et du sable à perte de vue, de la roche ocre et rouge. Iskandar était balayée par les vents, et le sable s’infiltrait partout. L'ambiance de la cité franche était particulière, et Liadan n'ignorait pas sa réputation sulfureuse. Cela ne l'empêcha pas d'aimer cette ville à l'atmosphère bouillonnante.  Elle y apprit les danses du pays auprès d'une troupe de cheminants, avec qui elle remonta jusqu'à Fendassë lors de son voyage de retour. Une fois rentrée dans le Nord, elle se rendit à Armenelos, où honteuse et fébrile, elle se réconcilia avec sa sœur ainée.

Les trois soeurs se réunirent pour se rendre à Borghild, faisant enfin le deuil de leur frère ainé. La cité avait changé, les bâtiments aussi, et la maison où ils avaient vécu n'existait plus. La forêt d'Orlaith semblait plus lointaine, les années ayant décimés les arbres. Ce voyage acheva de ressouder les Fardale, et si Liadan devait toujours être par monts et par vaux, elle ne manquait jamais de rendre visite à ses soeurs à Armenelos lorsqu'elle demandait une permission, où qu'elle était de passage. Dierdre était comme elle, et sa sœur, qu'elle avait quitté encore enfant, était devenue une jeune femme, et une barde à la voix claire. Elle eut le plaisir de l'accueillir à Aériaplume, lorsque sa sœur passa par Celebalda.
Liadan reprit sa vie de messagère, parcourant les royaumes du Nord, et repensant parfois à son voyage dans le Sud. Elle avait rapporté avec elle quelques souvenirs, des histoires. Ce voyage acheva de l'assagir, du moins autant que possible. Forte d'une nouvelle expérience, elle sembla suffisamment mâture à la Première Messagère, Estienne Velimir, pour lui confier la formation d'une novice. Ada Kenelm lui ressemblait beaucoup, ne serait-ce que physiquement, mais aussi de caractère. Ada devint rapidement une quatrième sœur, une complice, partageant son effronterie et sa chance insolente. Toutes les deux formèrent un redoutable duo, et très vite, Ada et ses amis novices s’intégrèrent au groupe formés par Liadan et certains de ces collègues, au grand agacement de Munir, responsable de la discipline dans la guilde. Aériaplume fut cependant en deuil, lors de la mort de Erak McDom, mais Ada fut en joie lorsqu'on lui annonça qu'elle porterait le message à son remplaçant, une figure de légende chez les rangers, un ancien. Sirgris de Heurteloup devrait reprendre le poste, et Liadan attend avec curiosité ce nouveau Premier Ranger. Coté famille, elle a apprit ce qui était arrivé à Dierdre, et boue de colère à l'idée que quelqu'un ait pu lui faire du mal. Elle s'est cependant découvert une nièce, la jeune Maëlle, qui n'est pas sans lui rappeler Dierdre enfant, avec un soupçon de sa propre personnalité. Et, il est étrange comme la vie offre des parallèle, puisque lors de son dernier passage à Dangweth, Lindir lui avait confié qu'elle n'avait aucune nouvelle de Thallys, ce qui était aussi inquiétant. Liadan ouvre donc grands les yeux et les oreilles, continuant d'exercer son métier, mais restant à l'affût de la moindre information concernant Thallys ou bien les agresseurs de Dierdre. Oh, et... Son dernier voyage de retour dans le Nord fut plus agréable que les précédents, grâce à la présence de Kirann, un forgeron itinérant, qui rendit le trajet plus qu'intéressant.


o Caractère :

Indépendante est l'adjectif qui caractériserait le mieux Liadan. Doté d'une fort caractère depuis toute petite, Liadan ne s'en laisse pas compter. Enfant et adolescente, elle faisait preuve d'un caractère digne du plus têtu des Eathaë, irrévérencieuse, insolente et effrontée, elle ne supportait pas l'autorité, et semblait être toujours sur le point d'exploser. En grandissant, elle s'est heureusement assagie et calmée, ce qui ne l'empêche pas de rester déterminée, et parfois toujours aussi têtue. Elle a toujours quelques problèmes vis à vis de l'autorité, des responsabilités, mais c'est dans sa nature même. Quant à l'insolence et l'effronterie, si Liadan s'est calmée, elle n'en reste pas moins fidèle à elle-même, aimant la provocation, surtout lorsqu'il s'agit d'énerver quelqu'un qu'elle n'aime pas. Indépendante, elle aime être maîtresse de ces décisions, d'où son problème avec les règlements et les ordres. Elle est sans doute un peu égoïste, mais malgré ces défauts, Liadan a un cœur en or.  Lorsqu'elle apprécie quelqu'un, et qu'elle lui accorde un peu de son amitié, elle restera loyale et fidèle. Ouverte d'esprit, elle porte rarement des jugements hâtifs, ou en tout cas, lorsqu'elle le fait, elle n'a rien contre une révision du procès, car elle est tout de même quelque peu impulsive. Comptant fortement sur son instinct, Liadan appréciera ou non quelqu'un immédiatement. Elle a le rire facile, et adore les fêtes, les réjouissances de tout ordre, ou simplement passer du bon temps. Séductrice et joueuse, son tempérament séduit en général, car elle ne s'embarrasse pas d’hypocrisie, parlant généralement franchement sans avoir peur de rien. Il  arrive tout de même qu'elle sache faire preuve de tact ou même qu'elle se taise simplement. Liadan n'a pas pour but, et ne prend aucun plaisir à blesser quelqu'un, verbalement ou physiquement, bien qu'elle ait une certaine verve lorsqu'on l'attaque ou qu'on s'en prend à quelqu'un qu'elle aime. Liadan déborde d'affection et d'amour, elle est d'ailleurs assez démonstratrice de ce coté là, bien qu'elle ait une façon un peu masculine de le faire, à grand coup d'accolades par exemple. Ses soeurs comptent beaucoup pour elle, mais sa seconde famille, Aériaplume, compte autant. Aimant être entourée, bien qu'elle s'entende très bien avec elle-même lorsqu'elle est seule, elle adore baigner dans la foule, et retrouver l'ambiance des quartiers de la guilde ou celle de l'auberge de sa sœur. Partageuse et généreuse, Liadan n'est pas vraiment matérialiste, et encore moins portée sur la coquetterie, n'ayant guère le temps de se soucier véritablement de son apparence. Cependant, Liadan se cache un peu derrière une personnalité survoltée, enfouissant en elle le chagrin profond de la perte de son frère, ou les émotions qui risqueraient de chambouler son petit monde, ce qui explique qu'elle n'ait jamais trouvé chaussure à son pied.

o Passions, phobies :

Le grand air et les voyages sont la vie de Liadan, et pour rien au monde n'arrêterait-elle de courir les routes. Depuis toute petite, elle passe sa vie dehors à crapahuter dans les herbes et la boue. Depuis, elle monte à cheval ou à dos de Reith, une activité qu'elle apprécie, et qui fait partie de son quotidien. Son métier est sa principale source de joie, grâce aux rencontres et à tous les aspects sociales qu'il contient, ne serait-ce que de croiser un collègue sur les routes, ou de discuter avec d'autres voyageurs. Amatrice de bonne chère, Liadan aime la cuisine de sa sœur, celle de Lindir, avec qui elle s'entend relativement bien, bien qu'elle ait plus d'affinités avec Hart, qui comme elle, est sur les routes durant presque toute l’année. Elle considère Hart comme son beau-frère, et aussi comme s'il était un de ses proches collègues, partageant les mêmes préoccupations, à savoir pester après la neige et la pluie, prier pour que les sentiers ne soient pas trop embourbés, et ne pas se retrouver sous les averses. Avec ses camarades de la guilde, Liadan aime les longues soirées au coin d'un feu, jouant aux cartes ou aux dès, ou buvant de l'hydromel ou du vin chaud. Elle aime aussi écouter leurs histoires, ou celles des bardes et des cheminants, retombant soudain en enfance. Fêtarde, Liadan sait danser, et fait preuve d'une sensualité exaltée lorsqu'elle met en pratique les mouvements que les danseuses lui ont enseignés lors de son voyage dans le Sud. Elle aime aussi, lorsqu'elle est d'humeur plus calme, passer du temps, comme lors de ses années d'apprentissage, assise dans un coin de la forge de Valdaglerion. Elle adore aussi se mettre dans un coin dans la salle du Cercle des Fées, profitant de l'ambiance et de la cuisine de sa sœur. Elle aime aussi se transformer en hermine et grimper partout, ou être la plus chiante possible...  La plus grande peur de Liadan serrait de ne plus pouvoir voyager, ou de terminer comme son frère. Elle se méfie des artefacts ou de la magie, bien qu'elle use, lorsqu'elle n'a pas le choix, des briquets améliorés, ou des parchemins à usage unique. Elle a naturellement peur de perdre ses proches. Si non, Munir et son règlement sont sa Némésis.

o Armes :

Elle manie l'arc et les flèches essentiellement pour chasser, ayant parfois eut besoin de se sustenter de cette manière. Autrement, Liadan est une très bonne bretteuse, et elle porte à sa ceinture, son épée, forgée par Valdaglerion maître forgeron pour Aériaplume. La lame est fine pour une épée, bien que modelée sur les lignes d'une claymore, avec une lame à double tranchants, plate et droite. La garde est fine et travaillée, faites de plumes recourbées pour protéger sa main. Le pommeau est orné d'une pierre verte, et la lame de petites runes en son centre. Elle porte également un couteau de chasse, bien utile et pratique.

o Pouvoirs :

Liadan aime changer de couleur d'yeux, foncer plus ou moins sa peau. Bref, elle use de ses dons de Versipellis, bien qu'elle n'en abuse pas, ayant choisi sans problème son apparence actuelle à l'adolescence, comme tout Versipellis bien équilibré. Elle aime cependant, se changer en animal. Sa forme préférée est celle d'une hermine brune, au regard espiègle. Un animal dont le caractère correspond au sien. Elle peut aussi se changer en biche, mais l'hermine lui convient mieux. Elle ne fait guère usage de la magie, n'ayant jamais appris, et n'ayant pas de don particulier pour celle-ci, en dehors de ses dons innés. Elle utilise bien sûr, comme tout le monde, les petites inventions des mages que l'on trouve sur les étales de tout bon marché, parchemins, et surtout, briquet magique, capable d'allumer un feu, même avec du bois complétement détrempé. Pourtant, lorsqu'elle peut l'éviter, elle ne s'en sert pas, préférant l'ancienne méthode, comme son frère lui avait appris.


*Choses particulières à votre personnage : Liadan n'use pas souvent de sa forme d'hermine, sauf pour quelques missions d'un genre particulier. Elle s'en sert surtout pour échapper à Munir...





Dernière édition par Liadan Fardale le Jeu 12 Juin - 0:37, édité 1 fois
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Dierdre Fardale
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Peuple : Versipellis
Second(s) Métier(s) : Serveuse par intérim au Cercles des Fées
Nombre de messages : 131
Localisation : Armenelos
Date d'inscription : 02/10/2006

MessageSujet: Re: La fratrie Fardale.   Ven 1 Mai - 0:59

I - Identité :

Nom, prénom : Dierdre Fardale

*Age : 26 ans, approche des 27.
*Caste (métier) : Barde, mage membre de la guilde d'Amaurea.
*Peuple : Versipellis
*Sexe : Femme


II - Physique :


Dierdre atteint tout juste le mètre soixante dix. Contrairement à ses deux soeurs, elle n'a aucune formation martiale, et n'a donc pas de musculature sculptée. Moins pulpeuse que Mogweed, Dierdre possède tout de même de jolies formes, une poitrine généreuse, une taille marquée, et des hanches un peu larges. Sa peau est pâle, entièrement mouchetée de tâches de rousseur. Comme ses soeurs, elle a de grands yeux de biches, couronnés de cils longs. Elle met ses yeux bruns mouchetés de verts en valeur en fonçant, grâce à sa magie Versipellis, leurs contours, intensifiant ainsi son regard. Ses sourcils sont fins, et plus foncés que sa chevelure. Le sourcil de droite est coupé par une fine cicatrice, résultant d'une chute alors qu'elle était enfant. Son visage est quelque peu anguleux, mais fin et délicat. Ses pommettes sont hautes, ses joues légèrement creusées et son menton plutôt petit, faisant que son visage à la forme d'un ovale à l'extrémité accentuée. Son nez est droit, à l'arrête un peu plate, il surmonte une bouche petite mais aux lèvres pulpeuses.
Elle porte ses cheveux courts, leur longueur s'arrêtant à la hauteur des lignes de sa mâchoire. Sa chevelure a la couleur des blés mûrs, un blond tirant sur le roux, lumineux et riche. Certaines de ses mèches sont ornées de petites décorations faites de minuscules perles blanches montées sur des barrettes cylindriques souples.

Coté vêtements, elle a deux gardes robes, celle avec ses vêtements de voyage et celle avec ses vêtements d'intérieur. Pour voyager, elle portera avant tout, des tenues pratiques et confortables. Dierdre opte généralement pour des pantalons plus ou moins amples, qu'elle enfonce dans ses bottes de cuir souple. Elle passera en suite des tuniques longues, souvent à manches longues également, faisant tenir le tout avec une ceinture de cuir. Elle portera un long manteau par dessus, pourvu d'une profonde capuche et doté d'un enchantement l'imperméabilisant, la protégeant ainsi de la pluie. Un foulard ou deux foulards orneront sa gorge par grand vent. Lors des saisons froides, elle portera plusieurs couches, et ses vêtements de tissus seront remplacés par des vêtements de cuir et surtout de laine. Elle portera son manteau, et par dessus, une cape doublée de fourrure, et des bottes fourrées elle aussi. Elle enfouira son visage dans une écharpe épaisse. Lorsqu'elle n'est pas sur la route, Dierdre portera des pantalons plus moulants, des corsets ornementés, parfois pourvus d'épaulettes, pardessus des tuniques longues, plus ajustées et au tissage plus raffiné, souvent colorés, au contraire de ses tuniques de voyages qui auront des teintes naturelles ou bien passées. Il lui arrivera également de porter des robes, souvent longues, avec un décolleté en trapèze, mettant en valeur sa gorge mouchetée. Ses robes seront fendues sur le devant, révélant des jupons brodés, de même que ses manches crevées révéleront un tissus similaire à celui du jupon. Dierdre aime les couleurs aux teintes terre, ocre, beige ou brune, quand il s'agit de rester discrète, mais elle possède quelques pièces colorées, bleues, vertes, ou encore rouge. Avec ses robes, elle portera des ceintures à longs pans, ornées de broderies ou de clous. Elle sera chaussée de bottines. Elle soulignera ainsi simplement ses hanches. Dierdre ne porte pas de bijou, n'aimant pas prendre le risque d'en avoir sur elle. En revanche, elle se promène toujours avec un sac plutôt rebondi sur son dos, contenant ses affaires et effets personnels.



III - Historique, personnalité, armement :


o Histoire :

Petite dernière de la fratrie, Dierdre n'a aucun souvenir de ses parents, et n'a que des images fugaces de la maison de Borghild. Contrairement à Mogweed et Liadan, elle n'a pas passé son temps à gambader dehors durant toute son enfance, c'était même plutôt le contraire. Durant la première année de sa vie, elle contracta une terrible fièvre, elle réussit à y survivre, contrairement à ses parents. Pour elle, Mogweed fut sa mère de substitution, sa grande sœur ayant toujours été là pour elle. En revanche, Valorn, son frère, ne fut pas vraiment un père pour elle. Elle ne le connait d'ailleurs pas tant que ça, puisqu'elle n'avait que six ans lorsqu'il partit pour le Sud, pour ne jamais en revenir. Liadan était la plus proche de lui, car l'accompagnait tous les jours. Dierdre, elle, resta longtemps à l'intérieur. La maladie l'avait affaiblie, et elle resta longtemps une enfant chétive, sujette à attraper n'importe quelle petite maladie qui pouvait trainer. Elle avait toujours le nez ou la gorge pris et elle se fatiguait vite. Mogweed s'occupait d'elle à la maison. Dierdre se souvient en suite d'une période plus difficile sur les routes. Mais pour elle, la maison de son enfance est celle d'Armenelos, petite et biscornue, pas très loin du port où l'air de la mer finit par lui dégager le nez. Elle adorait cette maison, qui représentait pour elle un cocon bien chaud, un terrain de jeu. Pourtant, elle se souvient aussi avoir passé plus de temps dans les cuisines du manoir de la guilde d'Aeguishor où Mogweed travailla comme fille de cuisine. Dierdre étant une enfant calme, elle restait sagement à jouer avec ses jeux en bois peints et vernis dans son coin, ou bien observant avec curiosité ce qui se trouvait autour d'elle. Quand Mogweed demanda son aide à Orion, Dierdre resta d'abord en cuisine, avant de se mettre à regarder les cours que dispensait Orion à sa sœur. Le guerrier était assez âgé, et il fut une sorte de père pour Dierdre, se montrant affectueux et attentionné avec elle. Aux cuisines se succédèrent en suite, après le départ de leur frère, l'année de ses six ans, les bancs de la petite école où elle alla pendant pendant trois. L'année de ses neufs ans, un peu avant qu'elle ne prenne ses dix printemps, Mogweed se mit à courir les routes. Liadan était partie pour Aériaplume, et Dierdre suivit sa sœur ainée partout où elle se déplaça.

Elle quitta avec un certain déchirement, la petite maison d'Armenelos, pour le dos d'une vieille jument docile et adorable, les nuits à la belle étoiles autour du feu, les tentes trempées par les pluies, et les paysages sauvages du Maëldan. Enfant, elle n'avait pas gardé tellement de souvenirs des lieux que sa famille, suivant son frère, avait traversé. En compagnie de Mogweed et son maître d'apprentissage, une orc du nom de Katasha, un peu brute mais sympathique, Dierdre découvrit la nature, des lieux qu'elle n'avait jamais vu. La beauté des landes sauvages devraient toujours la saisir, même des années après. Elle découvrit des villes très différentes d'Armenelos, à laquelle elle était habituée. Et puis, il y eut autre chose que le Maëldan. Le Falast avait des paysages plus maîtrisés par la main des peuples qui travaillaient la terre, un peu comme autour d'Armenelos. En Inwerin, la vallée de Dangweth était riche et lumineuse, et elle aima tout de suite Iricht la mystérieuse, contrairement à Katasha qui n'appréciait pas vraiment d'être entourée d'arbres constamment. L'Archipel Galaedor était encore différent, et Dierdre y retrouva un peu l'ambiance du port d'Armenelos, qu'elle adorait, avec tous ces gens venus de loin, ceux qui s'avéraient. A Galaedor, il y avait quelques marchands, mais surtout beaucoup de pêcheurs. Elle fut impressionnée par les énormes cétacés que les Galaedorans chassaient dans la mer de Fordaëtha. Elle s'imprégna de l'atmosphère apaisée de l'île d'Urdor, où elle rendit grâce à Primula et Mei pour l'avoir sauvée enfant. Mais c'est sur Hirador qu'elle rencontra Ilailaria, une elfe noire, barde, qui divertit la foule, le soir après le tournois auquel avaient participé sa sœur et Katasha. Ilailaria l'impressionna par son répertoire, par les histoires qu'elle raconta. Dierdre discuta un peu avec elle, comme elle discutait généralement avec ceux qu'elle rencontrait à l'occasion des tournois, alors qu'elle servait d'écuyer pour sa sœur. La barde lui fit une forte impression, il se dégageait d'elle un charme que Dierdre n'oublierait jamais. Elle était calme et patiente, avenante, rieuse, mais aussi sage. De retour sur le continent, Dierdre devrait se poser quelques questions et finir par exprimer le désir de devenir barde elle-même. Elle en fit part à Mogweed, qui insista pour qu'elle trouve un bon professeur. Le choix de Dierdre s'arrêta sur Finarfin, dont Ilailaria lui avait parlé, et qui, s'il ne courait plus le monde, régalait les clients de son auberge de ses histoires et de ses chansons.

Dierdre se sépara alors de Mogweed, séjournant Chez Finarfin, à Celebalda. Dès l'âge de douze ans, elle apprit les bases du métier de Barde. Dierdre avait une jolie voix, plutôt claire, mais capable de se faire de velours. Finarfin était... excentrique, fantasque, un cuisinier hors pair, et un joyeux luron. Amical avec tout le monde, c'était un enseignant assez patient, plutôt enclin à se moquer gentiment qu'à réprimander en cas d'erreur. Dierdre apprit à jouer de la cithare avec lui, et par extension, d'autres instruments à cordes. Elle apprit aussi les chants Inweriens, mais aussi les histoires du coin, enrichissant sa connaissance du folklore Inwilissien. Elle se mit à collectionner les légendes, les livres, complétant la maigre collection qu'elle avait commencé durant les quatre années où elle avait suivi sa sœur partout. Elle resta chez Finarfin pendant quatre années, où elle devint une excellente conteuse et une très bonne chanteuse, sans pouvoir pour autant égaler son maître. Elle partageait avec Finarfin, une relation respectueuse, amicale, mais aussi complice. Elle avait vite appris sa façon de fonctionner, et au bout de ces quatre ans, elle n'avait pas besoin de demander ce qu'il allait chanter, pour l'accompagner. Elle eut aussi le temps, entre deux leçons, et lorsque Fin s'occupait de sa cuisine, de découvrir Celebalda, qui compte certainement parmi les villes les plus étonnantes où elle ait jamais vécu. Les arbres servant de bâtiment, les immenses passerelles servant de rue, la beauté des jardins suspendus, les fleurs de glace sur le lac d'Or Blanc, le sanctuaire se dressant sur l'autre rive. Elle ne devrait jamais se lasser de les milliers de lumières qui s'allumaient chaque soir, créant un spectacle presque magique. La magie régnait partout ici, et surtout chez le frère de Finarfin. A Celebalda, il y avait aussi Liadan. Elle retrouva sa sœur rapidement, celle-ci semblait plus sage, mais ce n'était là qu'une impression. Grâce à sa sœur, Dierdre eut rapidement un public composé de messagers et de rangers, de novices. Elle rencontra également Nefbelethiel, le frère de Finarfin, qui fut celui qui tatoua Liadan. Ce fut lui aussi, qui décela en elle son potentiel. Elle était sans doute une bonne barde, mais elle avait un autre talent. Il l'orienta vers la guilde d'Amaurea, qui pourrait lui apprendre, si elle le souhaitait, à exploiter son don. Dierdre écrivit donc à Mogweed pour l'informer qu'elle partait pour Dangweth. Elle n'avait pas besoin qu'elle lui envoie de l'argent, elle avait acquis un certain pécule avec l'exercice de son art, du moins durant l'année passée.


Nefbelethiel l'envoya chez Piri, une boutiquière spécialisée en ingrédients pour les pratiquants de magie, mais aussi en onguents, crèmes, et autres lotions. Et aussi, Dierdre devait le découvrir, célèbre pour ses confiseries maisons. Piri lui loua une chambre au dessus de sa boutique, le temps qu'elle s'enrôle dans la guilde de l'Aurore, ce qui ne lui prit pas plus de quelques jours. A Amaurea, la magie régnait partout. Le bâtiment principal de la guilde lui rappela par bien des aspects le manoir d'Aeguishor. Sauf qu'à Aeguishor, l'école n'était pas vivante. Amaurea, chef de la guilde, mais aussi esprit, vivait en quelque sorte dans le bâtiment en lui même. Une expérience surprenante pour Dierdre, qui vit plusieurs fois, certaines pièces se réaménager d'elle-même, voire même disparaître pour être remplacées par d'autre. Il n'était pas rare non plus, que des ouvrages flottent jusqu'à elle quand elle en formulait le besoin ou qu'elle se mettait à errer dans les rayons de la bibliothèque de la guilde. Amaurea est non seulement professeur, mais aussi une entité pensante et vivante, interagissant avec le bâtiment et ses habitants. Les enseignants d'Amaurea étaient excentriques, comme Ashenga'ar, qui compte parmi les fondateurs. Elle n'eut pas le loisir de connaître Sidwell, toujours partit par monts et par vaux. Fort heureusement, certains mages enseignants étaient un peu plus sérieux que leurs homologues. Le potentiel de Dierdre s'avéra réel, et si, elle sut d'emblée, qu'elle ne pourrait devenir une très grande mage, elle savait qu'elle sera suffisamment redoutable pour travailler pour la guilde. Dierdre a sa spécialité, elle est capable de composer des sorts, notamment des formules, pour arriver à ses fins. Elle s'est donc penchée sur la maîtrise des runes, de certaines langues, mais aussi sur la maîtrise de l'énergie magique qu'elle insuffle à ce qu'elle écrit ou prononce. Cela va de paire avec le métier de barde, la composition d'un sort ressemblant à celle d'une chanson. A Dangweth, elle baigna au milieu de ses semblables, créant des liens. Elle se rendit aussi que le monde pouvait être petit. A Amaurea, elle fréquenta, comme bien d'autres, l'auberge du Loup des Glaces, et Lindir, la propriétaire, connaissait sa sœur Mogweed. Les deux étaient même amies, et elles correspondaient régulièrement, et toutes les deux se reconnurent dès la première visite de Dierdre. Mogweed lui ayant parlé de Lindir et de ses frères dans ses lettres. Si elle aperçut Hart, elle eut le loisir de discuter un peu avec Thallys, le plus jeune de la fratrie. Il lui ressemblait beaucoup, par bien des aspects. Discret, plutôt réservé, Thallys avait à peu près le même âge qu'elle, et un parcours assez similaire au sien. Ils partagèrent des discussions passionnées sur certaines légendes d'Inwilis, notamment sur celle de Piri, leur célébrité locale. Et elle eut le plaisir de le voir au sein de la guilde, Ashenga'ar étant une sorte de grand oncle pour Thallys. Elle eut aussi le plaisir de revoir Liadan, venue livrer du courrier. Ses deux années années, presque trois, à Dangweth comptent parmi les meilleures de sa vie.

En suite, Dierdre fit le choix de privilégier son métier de barde, voyageant à travers Inwilis, et se rendant surtout à Armenelos, voir l'auberge de Mogweed. Le Cercle des Fées lui plut immédiatement, et elle passa nombre de soirées à chanter, assise sur une table ou perchée sur le bar, où à raconter des histoires, agrémentées de petits effets magiques, permettant de ponctuer ses récits. Elle retourna également à Dangweth, Celebalda, mais aussi sur les îles de Galaedor, où elle passa près d'une année entière. Dierdre correspondait dans le même temps avec ces relations et amis qu'elle avait fini par se faire un peu partout dans les royaumes du Nord. Son regard commença à se porter vers le Sud. Dierdre éprouvait une certaine curiosité pour l'Empire ou Cyriaca, étant moins attirée par l'Andanorië ou l'Esgal. Thallys lui avait parlé de l'Empire, riche de légendes, qu'on entendait moins par ici. Peut-être leur dernière entrevue, qui remontait déjà à deux ans, peut-être un peu plus, avait-elle fait germer en elle cette idée. Peut-être le croiserait-elle là bas ? Dierdre se mit en route pour Armenelos, où elle devrait faire part de ses projets à au moins une de ses soeurs. Il était étrange comme elles la voyaient encore comme l'enfant chétive qu'elle avait été. Elles s'inquiétaient toujours de la savoir seule sur les routes. Elle traversa le Falast, et fit une petite halte à Miervaldis. Comme à son habitude, Dierdre fit quelques rencontres fugaces, donnant même son morceau de pain et sa tranche de fromage à une fillette dépenaillée et à l'air affamé, qui attendait devant une boutique. Elle ne laissa pas de temps à l'enfant de répliquer, s'éloignant en lui disant qu'elle avait l'air d'en avoir plus besoin qu'elle. Une fois à Armenelos, elle se mit à préparer son voyage, bien qu'elle soit toujours en train d'en discuter avec Mogweed, qui la trouvait trop jeune pour qu'elle s'y rende seule. C'est à l'issue d'une conversation animée que Dierdre décida de se calmer en allant vers un tour. Alors qu'elle s'installait pour se mettre à divertir les passants, elle assista à une étrange scène. Une petite fille se débattait en hurlant, tandis qu'un homme tentait de la maîtriser. Dierdre reconnut sans peine celle qu'elle avait prise pour une mendiante à Miervaldis. Les passants regardaient la scène, un peu incrédules. Dierdre, comme d'autres, alla s'interposer. La milice arriva peu après. Tandis que l'homme s'expliquait avec la milice, Dierdre avait l'enfant avec elle. Autour d'elle, d'autres passants compatissaient, lui demandaient si ça allait. La fillette la reconnut sans peine, semblant s'être calmée. Elle raconta à Dierdre une histoire un peu bancale, mais montrant bien qu'elle n'avait pas envie qu'on fasse du mal à l'homme qui parlementait toujours avec la milice. Méfiante, Dierdre la laissa tout de même plaider la cause de l'homme, non, il ne la maltraitait pas. C'était de sa faute, elle était malade, et faisait parfois des crises.

Dierdre venait de rencontrer pour la seconde fois, Maëlle, celle qui deviendrait sa fille adoptive en l'espace de quelques mois. Suite à l'altercation, et malgré l'hostilité de l'homme, nommé Sithys, mercenaire de son état, Dierdre insista pour qu'ils viennent au moins prendre un bon repas au Cercle des Fées. Sithys refusa d'abord, voulant repartir au plus vite. Dierdre, sans pitié, avança alors l'argument qu'une brute sans cœur ne pouvait pas comprendre qu'une enfant avait besoin de bien manger. Et tant qu'elle y était, d'avoir des vêtements à sa taille, de pouvoir se laver et de jouir d'un lit douillet. L'argument fit mouche, et elle les entraina jusqu'à l'auberge. Sithys poussa jusqu'à prendre une chambre. Le soir venu, la petite Maëlle fit des confidences à la barde, la remerciant pour sa gentillesse. Maëlle n'était pas vraiment malade,  du moins, elle n'était pas atteinte de maladie. Elle était comme ça, parce qu'elle avait vécu quelque chose d'horrible. Dans la nuit, Maëlle lui raconta alors son histoire. Elle avait vécu paisiblement dans la ferme de ses parents, jusqu'à un raid, où des rafleurs s'en prirent à eux. Sa famille fut massacrée sous ses yeux, et elle emmenée pour être vendue dans les royaumes du Sud. Elle n'était pas la seule. Sithys avait fait partie de la bande qui capturait ceux qui serviraient d'esclaves, et il avait pris part au massacre. Au bout de quelques temps, il avait fini par se retourner contre ses anciens compagnons, et avait libéré les futurs esclaves. Il l'avait prise avec lui parce qu'elle était restée pétrifiée, durant tout le temps où il les avait combattu. Il essayait de se racheter avec elle. Mais la situation était horrible, et Maëlle ne pouvait se sortir ses images affreuses de la tête. Alors, parfois, elle faisait des crises, elle commençait par y penser, puis, elle angoissait et enfin, elle devenait folle. Et ça empirait parfois quand Sithys essayait de la calmer. Dierdre n'éprouva guère de sympathie pour le mercenaire, mais elle le savait honnête quant à sa tentative de se racheter une conduite. Il voulait mener une vie simple, qui permettrait à Maëlle de grandir libre et de devenir celle qu'elle voudrait être. Il voulait racheter ses fautes. Lorsqu'il souhaita que Maëlle aille mieux, et que pour cela, il valait peut-être mieux qu'elle oublie tout, pour repartir sur de bonnes bases... Dierdre lui proposa de le faire. Elle pouvait temporairement sceller la mémoire de Maëlle. Sithys ne la crut pas, comment une barde pouvait-elle faire ça ? Dierdre n'eut qu'à lui faire une petite démonstration de son art. Mais, elle ne pratiquerait pas un tel sortilège sur Maëlle sans son accord. Deux jours plus tard, elle et Sithys soumettaient la proposition à Maëlle. Elle crut qu'elle aurait besoin de réfléchir, mais Maëlle accepta immédiatement. Les cauchemars qui l'assaillaient minaient sa santé, et jamais, elle n'aurait une vie normale, ni ne pourrait faire entièrement confiance à Sithys dans son état. Dierdre scella alors la mémoire de Maëlle. En grandissant, elle serait sans doute capable de briser le sort, si elle cherchait vraiment à se souvenir de son ancienne vie. La petite fille se retrouva amnésique, et le mercenaire lui offrit toute sa gratitude. Dierdre crut, une fois de plus, qu'elle ne les reverrait pas, et pourtant, ils s'installèrent dans les alentours, dans une vieille bâtisse, un peu éloignée d'Armenelos. Sithys l'avait achetée avec le terrain autour. Dierdre vint régulièrement voir comment allait Maëlle, qui ne se souvenait de rien. Sithys lui avait fabriqué une vie, expliquant son absence de souvenirs par une mauvaise chute et un long sommeil.

Au fil des mois suivants, Dierdre oublia son projet de voyage, passant de nombreuses heures en compagnie de Maëlle, mais aussi de Sithys. Elle les aida à s'installer, et participa même à la confection d'un petit potager derrière la bâtisse. Elle tiqua un peu lorsque Sithys adopta un loup solitaire comme un chien de garde, baptisé Reineen. Dierdre se rapprocha beaucoup de Maëlle, si bien qu'elle en vint à se faire appeler maman. Avec la perte de sa mémoire, Maëlle avait aussi perdu sa maturité, et semblait se comporter comme une enfant plus jeune que son âge. Dierdre se rapprocha également de Sithys, chose qu'elle n'aurait jamais cru possible. Il lui raconta son histoire, toute son histoire, et elle en fut touchée. Si elle n'excusait en rien les exactions qu'il avait commise, elle croyait sincèrement en sa rédemption. Très vite, des sentiments plus profonds se développèrent entre eux, et Dierdre finit par succomber. Ce qui acheva de convaincre Maëlle qu'elle était sa mère, puis que Sithys était son père. Mais tout n'est jamais rose bien longtemps. Les anciens compagnons de Sithys finirent par le retrouver. Elles étaient seules, Sithys étant parti chasser, lorsqu'ils se présentèrent à la porte de la maison. Dierdre réussit à faire s'enfuir Maëlle, détournant leurs agresseurs de la piste de la petite fille. Armenelos n'était pas très loin, et en courant, elle pourrait atteindre la ville, et aller chercher de l'aide. Dierdre, malgré sa magie, ne résista pas longtemps, étant dépassé par le nombre. Elle parvint à s'enfermer dans une pièce, mais la porte finit par céder sous les assauts répétés des esclavagistes. Leur chef se fit un plaisir de la frapper, histoire de la remettre à sa place. Elle aurait pu croire que le pire aller arriver, lorsqu'il la trouva jolie, malgré son nez cassé et ses bleus. Dierdre ne devrait son salut qu'à l'intervention de Mogweed, qui reprit les armes à cette occasion, et celle de Neldoranthir et Sioltach, dragonnier et dragon, qui comptaient parmi ses connaissances. Maëlle était allée trouver sa soeur. Sithys, était revenu sur ses entrefaites, sans doute alerté par son instinct. Il s'était battu avec Galrak, c'est ainsi qu'il avait appelé le chef de cette bande de brutes. Sithys fut contraint de battre en retraite, et finalement le duel se transforma en lynchage en règle. Sithys aussi, ne dut son salut qu'à l'intervention de sa sœur et du dragonnier. La maison fut partiellement détruite sous l'assaut du dragon, et si des esclavagistes périrent cette nuit là, d'autres s’échappèrent et fuirent avec leur chef. La milice d'Armenelos arriva alors, constatant le carnage.
Après les heures d'interrogations, et les heures de soins, Dierdre et sa famille s'installèrent au Cercle des Fées, où ils y seraient en sécurité, et surtout, où il y avait un toit au dessus de leur tête. Dierdre s’inquiéta pour Maëlle, avec un traumatisme du même ordre que celui qui l'avait poussée à accepter de se faire effacer la mémoire, le sort avait pu lâcher. Ce n'eut pas l'air d'être le cas. Sithys, plus grièvement blessé qu'elle, resta alité durant plusieurs jours. Cela ne l'empêcha pas de partir comme un voleur, lorsqu'il fut suffisamment rétabli, laissant une simple note, disant qu'il lui fallait retrouver Galrak et mettre un terme à cette histoire. Dierdre se retrouva seule avec Maëlle et Reineen, le loup de garde qu'il leur laissa. Depuis, Sithys n'a donné aucune nouvelles, et en son cœur, Dierdre commence à croire qu'il ne reviendra jamais. Maëlle s'est fait rapidement à la vie au Cercle des Fées, assistant sa tante Mogweed dans l'exercice de ses fonctions d'aubergiste. Elle profite aussi de la cuisine, et d'Armenelos, et va à l'école pour la première fois. Dierdre quant à elle, a du mal à se remettre de cette expérience, vivant la disparition de Sithys comme une trahison. Elle a tendance à être sur les nerfs, sursautant à chaque cri ou bruit violent. Reprendre le cour de sa vie semble difficile... Elle ignore si elle en sera capable.


o Caractère :

Dierdre est sans doute la plus calme et la plus réservée des trois soeurs.  Sa réserve ne l'empêche pas d'être avenante et sociable, ce qui est heureux, contenu de son métier de barde. Elle est aussi celle qui a le plus de patience, pouvant passer des heures à lire ou à écouter les gens qu'elle rencontre. Douce et aimante, elle n'aime pas les conflits et cherchera plutôt l'apaisement et le compromis. Sauf, si le compromis empiète sur ses convictions. Dans ce cas, Dierdre sera intraitable. En effet, la Versipellis peut faire preuve d'une grande volonté, et rien ne saurait la faire changer d'avis. En cela, elle ressemble beaucoup  à ses soeurs. Cultivée, Dierdre sait faire preuve d'esprit et s'engage parfois dans des joutes verbales. Artiste dans l'âme, elle se montrera passionnée par les sujets qui l'intéressent, mais aussi tous ceux qui lui permettront d'apaiser sa soif de savoir presque maladive. D'ordinaire, elle est prudente, et elle a, dernièrement, redoublé de vigilance. Sa passion se transmet aussi dans ses sentiments, Dierdre déborde d'affection et d'amour, quitte à s'emballer, bien malgré elle. Elle s'interroge également beaucoup, se remettant en question, et s'angoissant parfois à propos de l'avenir. Elle a longtemps eu soif d'aventures, une soif maintenant comblée, ou quelque peu altérée par les récents évènements. Libre penseuse, Dierdre aime être maitresse de ses décisions, être libre. Le métier de barde lui offre cette liberté, et sous des dehors fragiles, elle dispose d'une grande force. Dierdre est déterminée et rigoureuse. Elle sait, au fond d'elle, qu'elle finira par reprendre le dessus, ayant la force suffisante pour le faire. Elle se considère comme une battante depuis son enfance. Elle est cependant fragilisée par son agression, et il lui faudra du temps pour se reconstruire. Elle est également un peu perdue en ce qui concerne Sithys, ne sachant plus vraiment où elle en est, et ce qu'elle doit faire. Elle se raccroche donc à Maëlle, voulant lui offrir la meilleure des vies. Dierdre est compatissante, presque empathique avec les autres. Elle les aidera si elle peut, même si elle ne peut faire qu'écouter. En ce moment, elle est un peu plus tournée sur elle-même, et elle commence à comprendre, qu'il lui faudra parfois s'écouter un peu plus.


o Passions, phobies :

Dierdre aime les histoires, les entendre ou les raconter. Elle aime aussi le chant et grattouiller les cordes de son luth. Elle aime parcourir de grandes étendues en solitaire, allant de ville en ville pour partager son art et divertir. Elle joue également du tambourin Maëldanais, rythmant ainsi ses chansons à boire. Son répertoire est très vaste et plutôt varié. Elle aime s'instruire, vouant une passion aux livres et aux parchemins, mais aussi aux récits des expériences des autres. Les discussions enflammées et passionnées sont parmi ses préférées. Bien sûr, elle n'aime pas vraiment les ampoules et les autres maux que récoltent ses pieds, ou se retrouver à patauger dans la neige. Elle adore l'ambiance du Cercle des Fées, les regards concentrés ou fascinés lorsqu'elle chante. Elle aime échanger avec les membres d'Amaurea et, elle aime aussi retourner au sein de la guilde. Elle aime l'ambiance un peu magique de Celebalda, et les braillards que sont les amis de Liadan. Dierdre aime la foule, bien qu'elle ne soit pas forcément celle qui se fera remarquer, aimant plus observer. Elle aime partager, et n'hésite jamais qu'il s'agisse de ses chansons, comme de sa nourriture. Sa famille compte énormément pour elle. Ses soeurs sont tout ce qu'elle a connu. Mogweed a été comme une mère pour elle, et Liadan une grande sœur espiègle et complice. Elles entretiennent toutes un lien fort, étant très proches. Elles savent aussi se laisser respirer, bien que ses deux soeurs aient tendance à la couver un peu. Elle considère Maëlle comme sa propre fille, et l'adore. Elle veut ce qu'il y a de mieux pour elle. Vis à vis de Sithys, elle ne sait pas trop ce qu'elle doit faire, et n'a pour l'instant pas trop envie d'y réfléchir. Y réfléchir signifierait qu'elle ne croit pas en son retour, et par extension, qu'il soit être mort. Elle craint de perdre sa famille, surtout après ce qui s'est passé.

o Armes :

En dehors d'un bâton de marche, et d'un couteau que tout voyageur se doit d'avoir sur lui, Dierdre n'est pas armée. Elle n'est d'ailleurs formée à aucun art martial lui permettant d'utiliser des armes ou de se défendre.

o Pouvoirs :

Dierdre est une versipellis, mais comme Mogweed, elle n'use pas vraiment de son don. Sans doute parce qu'enfant, le faire lui causait une grande fatigue. Il lui arrive quand même de se changer en animal pour aller plus vite, n'ayant pas de préférence contrairement à ses soeurs, ou de raccourcir ses cheveux lorsqu'ils deviennent trop longs. En revanche, elle pratique un autre genre de magie. Une magie créatrice à base de formules, runiques ou bien parlées. C'est là d'ailleurs son moyen de défense si on s'en prend à elle, bien qu'elle n'ait pas été formée pour être une mage de combat. Elle se sert de cette magie pour soigner, réparer, ou encore égayer ses représentations.



*Choses particulières à votre personnage :




Dernière édition par Dierdre Fardale le Sam 6 Déc - 15:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La fratrie Fardale.   Ven 1 Mai - 1:06

Bienvenue à vous, grande fratrie de Fardales.
Bon jeu, je viendrais peut-être chiper un jour chez vous Mogweed qui sait...
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MessageSujet: Re: La fratrie Fardale.   Ven 1 Mai - 1:07

Wow, quel relooking généralisé ! Je ne dirais pas re-bienvenue mais je dirais bonne continuation !
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Finarfin
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MessageSujet: Re: La fratrie Fardale.   Ven 1 Mai - 15:38

Les Fardale sont toujours aussi en forme ! rires !

Au plaisir de vous voir !



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Abelio
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MessageSujet: Re: La fratrie Fardale.   Ven 1 Mai - 17:10

Comme dirait Aillil, à ce stade c'est plus bon retour mais bon continuage.


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Melian
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MessageSujet: Re: La fratrie Fardale.   Sam 2 Mai - 16:18

Re-bienvenue à vous fratrie nombreuse !


 
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MessageSujet: Re: La fratrie Fardale.   Sam 2 Mai - 22:42

Re-bienvenue à vous ! Le relooking pour un 1er Mai, la classe !
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La fratrie Fardale.

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