AccueilPortailGalerieFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Demeure d'Abelio

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Abelio
Marchand
avatar

Peuple : Centaure.
Nombre de messages : 55
Localisation : Peu importe où je suis, un cube me nargue.
Date d'inscription : 05/04/2008

MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Dim 9 Sep - 22:08

Le temps était passé assez vite.

Il y avait quelques semaines, Abelio découvrait pour la première fois devant chez lui un cube coloré, facétieux, et quelques patisseries. Ne prenant au sérieux que ces dernières il avait finit par s'essayer au cube, cherchant à remettre les couleurs sur les faces correspondantes. Déprimant avant cet évènement suite à la mort de sa vieille nourrice qui avait fait une chute dans les escaliers, il fut obsédé par le jouet qui lui tenait tête et qui, quand il réussissait à faire au moins une face, décidait de sa propre volonté de remélanger les couleurs, ou de s'éparpiller puis de léviter. Il s'était remit à bouger, se laver, se nourrir correctement. Cyrielle la femme de son maréchal ferrand avait réussit à s'imposer à lui trois à quatre fois par semaine pour faire un peu de ménage et lui rapporter de quoi manger.
Il avait apprit quelques choses basiques dans une maison, comment préparer à boire, réchauffer les plats qui en avaient besoin, passer le balais. Malgré son nouvel état plus positif et moins centré sur le vide qu'il ressentait, il ne voulait pas encore envisager de remplacante pour sa gouvernante, et se débrouillait plutôt bien ainsi. Il recevait encore quelques patisserie et un petit mot également d'une jeune femme qui avait déjà déposé le cube devant chez lui.
Et un jour qu'il avait répondu et s'était décidé à sortir pour se promener un peu, il tomba nez à nez avec la jeune femme, Lillie-Grace, qui avait été un peu forcée de prendre un chocolat avec lui qui n'eu de cesse de la complimenter et de la remercier pour l'avoir sortir de sa depression grâce au cube qu'elle lui avait amené. Bien que gênée au début de leur tête à tête, elle eu l'air de se détendre un peu à la fin, et l'avait emmené donc à la boulangeria où elle faisait ses achats de patisseries. Chemin faisant Abelio et elle discutèrent gaiement, du cube entre autre, mais aussi du travail de la jeune femme, un peu de l'affaire d'Abelio. Ils firent plus ample connaissance, et se séparèrent après que le centaure ai presque dévalisé la boulangerie de ses patisseries, et qu'il en ai offert à Lillie en remerciement.
Le centaure demanda à la jeune femme de repasser le voir sans hésiter, il en serait ravi. Et elle avait accepté.

S'étirant de tout son long sur le matelas épais et moelleux posé au sol lui servant de lit, Abelio ramena ses pattes rapidement vers lui quand elles furent étirées. Il avait assez bien dormit, mais son lit lui susurrait de rester encore un peu car il était bien là. Le centaure se laissa bercer par cette envie, mais se fit violence d'un coup en se relevant et en sortant de sa chambre. Le lit était certe tentant, mais aujourd'hui il n'avait pas que cela à faire.
Il se fit couler un bain, et le temps qu'il se remplisse alla petit déjeuner. Esmir petit déjeuna avec lui et lui expliqua ce qu'il comptait faire aujourd'hui. Quelques travaux étaient à faire dans la cour, des pavés s'en allant, et aussi des portes grinçaient comme "des chats s'étant coincés leur pauv' queues". La simplicité d'Esmir cadrait bizarement dans la maison luxueuse mais Abelio s'était trouvé en lui ces derniers temps un ami plus précieux qu'il ne l'aurait cru. Ses sois-disant amis mondains n'avaient montrés leur présence que quand il était retourné sérieusement au travail et qu'il s'était rendu à quelques soirées. La mort de Nanny lui avait au moins apprit de quel genre ils étaient, et qu'il fallait prendre ses distances avec eux, son père le lui avait déjà dit mais il avait pensé à tort qu'avec certains une vraie amitié s'était installée.
Retournant à son bain, qui était presque entièrement remplit, le centaure plongea -enfin descendit- dedans avec délice. S'aidant d'une grande brosse pour se nettoyer du garrot à la croupe, il joua les contorsionnistes lorsqu'il du laver sa queue et la démeler dans l'eau. Finissant par jouer comme un poulain dans le bain, il le termina hors de l'eau et au jet, pour se rincer. S'ébrouant un long moment, puis se séchant avec une serviette, il attendit de ne plus goutter sur le sol pour partir de la salle d'eau, et enfiler sa ceinture.
Il avait rendez-vous avec un chef de caravane afin de négocier avec lui le transport des pierre vers le sud, plus précisément vers Nargothrond où se situait la guilde de Mindolluin qui avait une bonne consommation de ces pierres emmagasinant du mana. Et après ces rendez-vous, le centaure avait une pose de fer par son cher maréchal, et dans le même temps un cour par Cyrielle qui lui expliquerait comment faire ci ou ça. Pour finir la matinée, il déjeunerait en compagnie de Lillie, comme ils le faisaient de plus en plus souvent. Il lui avait fait découvrir certains de ses lieux de restauration de prédilection, et elle même lui avait montré des endroits qu'elle affectionnait et qu'il -il devait l'avouer- n'aurait jamais pensé fréquenté, pas qu'ils ne soit pas fréquentable mais plus loin du milieu dans lequel il avait été élevé.

Le rendez-vous avec le chef de la caravane se passa plutôt bien, l'homme avait un huour un peu graveleux auquel s'était adapté le Centaure qui lui avait sortit un vieille bouteille de vin d'Aelfwine lorsque son Rendez-vous lui avoua être sensible aux bons vins. Un accord arrangeant -tant pour le centaure que pour le transporteur- avait été trouvé. La pose des fers n'avaient pas vraiment été accompagné d'un "cour d'art domestique" par Cyrielle, mais plus d'une sorte d'interview pour le journal des potins. Elle le questionna sur Lillie, sur leur rendez-vous réguliers, ses jolis cheveux. Rétissant à donner de vraie réponse, le centaure, pourtant habille négociateur, finit par céder quelques réponses aux questions de la femme du maréchal. Oui il aimait bien Lillie, il la trouvait charmante et ses rougisssements quand il la complimentait ne la rendait que plus adorable...
Il était partit en trottant vers son rendez-vous de fin de matinée, c'était à elle de lui indiquer le chemin vers un lieu qu'elle connaissait. Abelio se sentit plus léger quand il l'apperçu au loin, sortant du temple où elle travaillait. Il lui sourit, puis arriva à sa hauteur.

-Bonjour Lillie, la matinée n'a pas été trop rude ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lillie
Serviteur
avatar

Peuple : Humaine, un quart de sang de Fey.
Nombre de messages : 25
Localisation : En train de mettre la main à la pâte.
Date d'inscription : 24/08/2009

MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Dim 23 Sep - 21:58

Depuis qu'elle s'était retrouvée nez à buste, oui, nez à buste avec Abelio, le centaure. Perché sur ses puissantes pattes d'équidé, il était deux fois plus grand qu'elle, et quand il avait ouvert la porte, elle avait donc le nez à la hauteur de son ventre. Elle avait découvert qu'Abelio était assez impatient, encore un peu enfant par moment, sauf quand il se mettait à parler affaire, devenant un âpre négociant. Il était très cultivé, et ses manières étaient raffinées. Lillie-Grace avait l'impression de faire pâle figure à coté du noble centaure, d'autant qu'elle était juste une fille de marchands, élevée dans un temple, et simple servante du temple là, haut dans la montagne, ou bien dans le petit temple de la ville. A petit temple, petite population, le nombre de prêtres et prêtresses étaient réduits, par rapport au temple niché dans le Col de la Grande du Nord, ce qui donnaient moins de travail aux domestiques, et surtout moins de route à faire pour s'y rendre, sans qu'il y ait de risque d'être obligé d'y passer la nuit à cause des chutes de neige. Lillie travaillait autant dans les deux temples, là où ses services étaient requis. Elle rentrait chaque soir, sauf en cas de neige ou de tempête, dans son petit logement au dessus de la boulangerie. La boulangère l'attendait souvent avec du pain frai, ou une pâtisserie, qu'elle mangeait devant le feu de son petit foyer. Elle vivait simplement, ne s'occupant pas vraiment de son apparence, n'allant pas au delà du présentable. A coté de ça, Abelio était toujours très élégant, et vivait dans une belle demeure, dans un des quartiers les plus riches de la ville. Parfois, Lillie se demandait si elle était bien à sa place, lorsque le centaure piqué de lubie, décidait de faire un tour. Il se cassait toujours le nez sur le cube en revanche, et sa frustration était parfois visible. Tout était parti du cube, et de gâteaux qu'elle avait déposé sur le pas de sa porte, en se disant que ce serait une petite consolation. Abelio avait perdu quelqu'un qui lui était proche, et elle avait voulu l'aider un peu. Il l'avait bien aidé, quand il l'avait portée jusqu'au temple. Abelio... N'était pas vraiment comme elle s'imaginait les centaures, ceux qu'elle avait croisé durant sa petite vie, et ce qu'elle en entendait... Eh bien, les centaures étaient fiers, souvent grandes gueules, susceptibles, prompts à se battre, des tempéraments de feu qui se ressentaient lors d'une charge. Abelio vivait comme un gentilhomme, comme quelqu'un qui avait de l'argent, bousculant un peu les idées reçues de Lillie, bien qu'elle ait pu admirer le tempérament soupe au lait du centaure, excédé lors d'un marchandage, qui ne souffrait pas d'attendre demain, il l'avait d'ailleurs prier, de l'en excuser. Lillie l'avait donc gracieusement fait, et avait pu assister à un tour de force magistral du centaure, lui faisant réviser son opinion. Abelio était bien comme les autres centaures. Cela la faisait sourire, ce qui ne l'empêchait pas de devenir rouge comme une pivoine lorsqu'il lui faisait un compliment.

Alors évidemment, à coté du raffinement d'Abelio, Lillie-Grace s'était parfois sentie un peu... tâche. Comme une souillon, comme si elle venait de récurer toutes les marmites du temple, et qu'elle se retrouvait dans une soirée au Palais de Dangweth, donnée par la maison des Silves, qui régnait sur la région, et qui avait juré allégeance à Celebalda. Bref, Lillie avait commencé à faire plus attention à ce qu'elle portait, allant jusqu'à mettre plus souvent des robes. Ses cheveux avaient également poussés. Lors de sa rencontre avec Abelio, sa chevelure tombait sur ses épaules. Aujourd'hui, sa chevelure ondoyait voluptueusement jusque sous ses fesses, se balançant au rythme de ses pas. Ce qui ne l'avait pas empêcher de couper les mèches qui la gênait, lorsqu'elles se mettaient devant ses yeux. Mais dans l'ensemble, ses cheveux étaient présentables, bien que longs à coiffer. Au temple, elle les portait en une tresse ou un chignon, d'où s'échappaient des mèches folles. Elle portait plus souvent du bleu, ou même du prune, ou du violet, sur les conseils des filles de cuisine, qui lui disait que ces couleurs lui allaient bien au teint. Lillie faisait des efforts pour être jolie, dévoilant même sa gorge, lorsqu'elle était à l'intérieur. L'air frisquet de Dangweth ne permettait pas qu'elle se trimballe gorge découverte, la plupart du temps, si bien que Lillie portait une énorme écharpe, aux couleurs du fameux Cube. Elle avait revu plusieurs fois Abelio, pour déjeuner, ou bien diner, ou encore pour marcher dans les montagnes une après-midi, ou sur le chemin du temple. Elle appréciait beaucoup le centaure, qui était devenu très vite un ami. Un ami qui faisait beaucoup trop de compliments à son égard... Si bien que les filles lui avaient dit que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'elle intéressait le centaure. Abelio était d'ailleurs désigné sur l'appellation " ton centaure" par les filles, lorsqu'elles lui posaient des questions, qui se terminaient toujours par Lillie prenant la fuite, rouge comme une tomate.

Aujourd'hui, elle n'avait pas non plus échappé à l'avalanche de questions lorsqu'elles avaient vu sa robe. Lillie l'avait achetée, incertaine, mais résolue. Elle savait qu'elle finirait par la mettre. La robe avait un joli bustier d'un bleu grisé, les manches longues s'évasaient, mais étaient resserrées sous les coudes par un brassard violet. Le décolleté était en trapèze, dévoilant sa gorge blanche, la naissance de sa poitrine mise en valeur par une petite dentelle rose pâle. La jupe était fendue sur tout le long de la cuisse droite, le tissus était d'un bleu-gris plus clair que le bustier, et tombait jusqu'à ses pieds. Pieds qu'elle avait chaussé de petites bottines de cuir brun, un peu usée, mais ça ne se voyait pas, Lillie-Grace prenait toujours grand soin de ses affaires. Ce matin là, elle avait très attention à ne pas se tâcher en faisant la cuisine, ni à mettre ses cheveux dans les plats. Présentement, elle contemplait une marmite où un ragout mijotait doucement, d'un air pensif.

-Lillie ! Ton centaure arrive. Issey l'a croisé en revenant du marché.

Elle rosit instantanément, défaisant son tablier, quittant les cuisines, sous les œillades et rires de connivences de ses collègues. Elle prit le temps d'ajuster sa coiffure, défaisant le chignon qui retenait ses cheveux. Elle vérifia qu'elle n'avait aucune tâche, ni même de trace de farine, enfila ses bottines, pris sa lourde échappe et son manteau rouge à la capuche au bout pointu, et sortit du temple, fuyant ses consœurs comme si Feardorcha en personne était à ses trousses. Elle sortit du temple, un peu comme un diablotin sortant de sa boite. Le vent lui rosit les joues. Elle tourna la tête, regardant à droite, puis à gauche. A gauche, vers le marché, et Abelio qui remontait la rue jusqu'à elle. Lillie-Grace ajusta son écharpe, et marcha vers lui.

-B-bonjour, non... Je... Non, c'était tranquille ce matin. Le petit temple est toujours plus calme que le gros. Et je n'ai pas eu à me lever tôt pour faire le trajet.

Elle omit délibérément de mentionner le harcèlement de ses collègues, et commença à marcher, enfonçant ses mains dans ses poches. Elle leva le nez, et huma l'air. De lourds nuages s'amoncelaient autour des cîmes de la Grande du Nord, et le vent qui soufflait lui disait que là haut, la neige sévirait encore dans la journée.

-Et la vôtre ? Vous deviez voir un chef de caravane, si je me souviens bien.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abelio
Marchand
avatar

Peuple : Centaure.
Nombre de messages : 55
Localisation : Peu importe où je suis, un cube me nargue.
Date d'inscription : 05/04/2008

MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Sam 31 Aoû - 18:17

Le semi équidé eu un sourire lorsque la servante lui expliqua que ça avait été, et qu'elle avait même pu dormir un peu plus longtemps. La matinée avait été calme alors, c'est vrai que le petit temple n'avait jamais été très fréquenté, étant plus une petite annexe qu'autre chose. Lorsqu'elle mentionna son rendez-vous à lui, son sourire n'en devint que plus grand. Elle se souvenait de ce détail, c'était très charmant, comme son écharpe et son manteau. Lui portait une chemise, un gilet et une veste, ces deux derniers étant de couleurs foncés.

-Oui c'est bien ça, vous avez bonne mémoire.

Le centaure reprit son air sérieux quelques instants, le temps surtout du parler de ce rendez-vous fructueux

-Ca c'est très bien passé, nous sommes arrivés à un bon accord. Il revoit ses frais de transport à la baisse et en échange je ferais appel à lui bien plus souvent, voir exclusivement, tant qu'il me propose un bon prix bien sur, je ne suis pas fou.

Suivant Lillie, ses sabots claquaient doucement sur le pavé, et il eu un petit rire en repensant à une phrase que lui avait dite son interlocuteur de ce matin.

-Il m'a dit qu'en matière d'affaire, j'étais pire qu'un nain. Sinon chère Lillie, quel endroit allez vous me faire découvrir aujourd'hui ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lillie
Serviteur
avatar

Peuple : Humaine, un quart de sang de Fey.
Nombre de messages : 25
Localisation : En train de mettre la main à la pâte.
Date d'inscription : 24/08/2009

MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Jeu 5 Sep - 18:08

Lillie se mit à sourire en entendant Abelio parler de son commerce. Il gagnait sa vie en faisant de l'achat et de la revente d'objets, plus ou moins rares, venant des quatre coins d'Inwilis jusqu'à Dangweth. Une fois, Lillie lui avait demandé pourquoi il ne s'installait pas dans des villes comme Valin, ou Armenelos, les deux grands ports du Nord d'Inwilis, pour y faire son commerce, car ce serait plus simple de réceptionner la marchandise là bas. Abelio avait simplement répondu que c'était ici qu'il avait toujours vécu, et que Dangweth finirait par lui manquer, et qui, à part lui, ferait venir des objets insoltes jusque dans ce coin reculé d'Inwilis. Lillie savait le centaure passionné par son métier, presque autant qu'elle l'était à propos de la cuisine ou des jouets. Elle sourit plus largement lorsqu'il en vint au moment où le chef de caravane avait comparé son sens des affaires à celui d'un nain. Lillie n'était pas entièrement d'accord avec le fait que les nains étaient durs en affaire, n'importe quel marchand, ou acheteur étaient dur en affaire. C'était dans la nature même du commerçant, surtout lorsqu'il y avait beaucoup d'argent à la clef. Son père n'avait jamais été comme ça, sa boutique et son commerce de jouets n'avaient jamais aussi bien marcher pour qu'il en arrive à ce point là. Ahah.
Lillie leva les yeux vers Abelio, alors que jusqu'ici elle avait regardé où elle mettait les pieds, les pavés rendaient la route inégale. Faisant la moue, elle réfléchit un instant, son index tapotant ses lèvres, alors qu'elle regardait à droite à gauche.

-Mmmm...

Lillie avança un peu, devançant le centaure, et se retourna, souriante.

-Aucune idée, lâcha-t-elle en riant, je vous ai déjà emmené partout où je vais habituellement, à votre tour.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abelio
Marchand
avatar

Peuple : Centaure.
Nombre de messages : 55
Localisation : Peu importe où je suis, un cube me nargue.
Date d'inscription : 05/04/2008

MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Mer 17 Sep - 18:12

Marcher aux cotés de la jeune femme était quelque chose de plaisant, de très plaisant même. Elle était un peu son ange gardien, après la morte de Nanny, elle était venue spontanément l’aider. Bon, anonymement et discrètement au début, mais le geste comptait beaucoup pour lui. Ils étaient devenus amis à présent, du moins il espérait qu’il comptait dans les amis de la jeune femme qui était un peu devenue le centre de son monde. Lillie réfléchit, faisant une moue adorable, puis lui annonça qu’il n’avait plus rien à découvrir d’elle, elle passait donc son tour, et le laissait les mener où ils voudraient.

-Et bien ma foi, moi-même je ne sais pas trop où vous emmener… Mmmh.

Lui-même se mit à réfléchir. Il l’avait emmenée dans quelques restaurants et bar à vin qu’il fréquentait, et ceux qui restaient lui était inconnu pour le moment. Il se souvint alors d’un endroit où il se rendait avec sa mère et sa sœur lorsqu’elles étaient encore de ce monde, et qu’il était jeune.
Un petit salon de thé assez mignon, où les propriétaires n’avaient pas fait cas du jeune centaure qu’il était, vu que sa mère avaient été cliente de longue date. Il y était retourné quelques fois avec Nanny, notamment à ses anniversaires, ils servaient le midi, même s’il s’agissait en grande partie de tartes et cakes salés, bons et simples, leurs desserts étaient exquis.

- J’ai trouvé. C’est un endroit où je ne suis pas allé depuis quelques temps, mais c’est assez charmant.

Le centaure se plaça à la même hauteur que Lillie et lui offrit son bras avec un grand sourire.

-Ma dame, je vous invite donc à me suivre. Et j’espère que cet endroit vous plaira. En tout cas, il ne ressemble pas vraiemnt aux autres endroits que j’ai pu vous faire découvrir.

Le trajet ne fut pas très long. Le salon de thé se trouvait dans une vieille bâtisse dans une petite rue marchande plutôt calme. Entre un vendeur de porcelaine et un autre de fourrure, la porte était assez imposante, se terminant en arche sur le haut, couverte de verre coloré sur la moitié supérieure et une grille en fer forgé devant le verre, dessinant des motifs végétaux. A la droite de cette porte il y avait une large vitre commençant à hauteur de ses genoux, reprenant les couleur des verres colorés sur une quarantaine de centimètre, et laissant voir de l’extérieur un tas de gâteaux fait maison et appétissants. Ils passèrent l’un après l’autre, Lillie la première. Elle put donc découvrir la décoration aux tons pastel, fraîche et fleurit qu’il y avait dans la pièce donnant l’impression d’être un peu dans une sorte de jardin intérieur, sans surcharge, avec un coté mignon et féminin. Il s’adressa à la femme s’avançant vers lui.

-Une table pour deux, près du jardin si possible.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lillie
Serviteur
avatar

Peuple : Humaine, un quart de sang de Fey.
Nombre de messages : 25
Localisation : En train de mettre la main à la pâte.
Date d'inscription : 24/08/2009

MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Ven 26 Sep - 19:16

Les rues étaient balayées par un vent frai, et malgré le soleil qui brillait, Lillie était contente d'avoir mis son manteau et son écharpe. Le fond de l'air était frai, et si elle humait encore un peu l'air, elle savait qu'elle sentirait déjà les prémices du règne de Meirion. Le Seigneur de l'Automne était en passe de régner sur le Nord, et bientôt, les arbres perdraient leur vert pour se colorer d'orange, de jaune, de rouge et de brun. La Grande du Nord au soleil couchant, aurait l'air d'être en feu, un spectacle qui la laissait souvent rêveuse. Plus haut, les sapins et autres résineux ne perdraient pas de leur superbe. Et dans quelques mois, tout serait blanc, recouvert de neige, comme au sommet. Abelio était plongé dans une intense réflexion, et Lillie pouvait presque voir le cheminement de ses pensées sur son visage. La jeune femme continuait d'avancer à reculons, pour rester devant le centaure, dont le pas s'était ralenti. Elle regardait de temps en temps derrière elle, n'ayant pas envie de bousculer quelqu'un. Elle leva le nez, et eut un petit sourire. Les maisons perchées dans le flanc de la montagne laissaient échapper des volutes de fumée, signe qu'on allumait déjà des feux en journée. Lillie allumait son poêle le soir, les nuits étaient devenues froides, et les chaudes nuits de l'été n'étaient déjà plus qu'un souvenir. Séraphine, le chatte errante qu'elle avait recueillie rentrait durant la nuit, chose qu'elle ne faisait pas avant. En revanche, elle sortait toute la journée, et ne rentrait que quand Lillie se préparait à manger. La chatte se faisait ouvrir la fenêtre par la boulangère quand elle n'était pas là pour s'occuper d'elle. Avec la fin de l'année, Lillie passerait plus de nuits coincée là haut par la neige. Lorsqu'elle tombait drue, inutile de prendre le risque de descendre, même avec la route toute indiquée. Dans le blizzard, on avait vite fait de se perdre. Les trappeurs le disaient souvent, et les bûcherons qui livraient les temples disaient qu'il valait mieux se trouver un abris et attendre que ça passe. Les chariots seraient remplacés par des traineaux. Lillie adorait descendre en traineau, retrouvant l'espace de quelques minutes, son âme d'enfant, comme lorsqu'elle collait son nez contre les vitrines des boutiques vendant des jouets, ou des vêtements colorés.

-Je suis curieuse de voir où vous m'emmenez.

Abelio avait habituellement eu la réponse tout de suite, guidant bien souvent Lillie dans des quartiers qu'elle n'avait jamais fréquenté, même en ayant vécu à Dangweth depuis son enfance. Elle avait d'ailleurs commencé à faire des efforts pour s'habiller à force de fréquenter des lieux qui étaient bien loin de ceux qu'elle connaissait. Il lui semblait parfois que le centaure et elle vivaient vraiment dans des mondes différents. La gêne qu'elle ressentait ne s'évanouissait pas vraiment, elle disparaissait parfois, jusqu'à revenir quand elle avait l'impression d'avoir fait une gaffe grosse comme elle. En grand seigneur, Abelio se pencha pour se mettre à sa hauteur - une position que Lillie trouvait inconfortable pour le centaure, elle grimaçait intérieurement en pensant que le pauvre devait avoir mal partout à se contorsionner ainsi - pour lui offrir son bras. Elle le prit, souriante. Elle s'attendait à devoir faire plus de chemin, mais Abelio l'emmenait dans un quartier qu'elle connaissait, un de ceux qui étaient bardés de boutiques de chaque côté, et qui par jour de marché, débordaient de monde. La devanture du salon de thé était jolie, élégante et Lillie oserait le dire, un peu fantaisiste.

-Voila qui change en effet... lâcha -t-elle  dans un souffle.

Elle admira le motif que formait le fer sur les carreaux de couleur, et son regard glissa automatique sur les pâtisseries somptueuses qui décoraient la vitrine, entre deux pyramides de boites de bonbons et de thés colorées. Abelio lui ouvrit la porte, et par habitude, elle le remercia. Elle entra en défaisant son écharpe et en ouvrant son manteau rouge vif. Elle ouvrit de grands yeux, observant le lieu qui s'offrait à elle. Charmant et cosy furent les deux mots qui lui vinrent à l'esprit. Un sourire se mit à flotter sur ses lèvres. Elle se sentirait bien plus à l'aise ici que partout ailleurs où il avait pu l'emmener. Elle allait se retourner pour le lui dire, mais Abelio était aux prises avec une nouvelle arrivée. La serveuse qui les avait accueillis se retira, laissant celle qui était visiblement leur hôtesse, prendre les choses en mains. La femme était tout le contraire de Lillie, grande, plutôt svelte, et blonde, avec des yeux sombres. La teinte dorée de sa peau ne laissait que peu de doute sur ses origines Sidhes, ou bien Galaedorannes - ceux de Galaedor avaient parfois gardé la couleur de la peau de leurs ancêtres venus des royaumes du Sud - et Lillie se sentit mal fagotée à coté de l'élégante robe crème qu'elle portait, avec cette cotte bordeaux par dessus. La ceinture d'argent qui soulignait sa taille laissait entendre que son affaire prospérait.

-Abelio ! s'écria-t-elle joyeusement, cela fait bien une éternité que tu n'avais gratifié mon humble établissement de ta présence  !

Lillie trouva son sourire sourire radieux. La femme ne faisait même pas attention à elle, placée qu'elle était entre elle et le centaure.

-Regarde toi ! Un véritable marchand ! J'ai entendu parler de tes explois. Ce vieux Rommard se plaint encore des accords que tu lui as arraché pour la guilde des fourreurs !

Lillie n'avait aucune idée de qui était Rommard, et encore moins qu'Abelio avait joué un jour le rôle de négociateur. Elle s'aperçut avec un pincement cruel au cœur, qu'elle ne savait pas grand chose de lui. Elle avait surtout parlé d'elle, et lui... Si elle avait pu, elle serait sortie en courant. Elle venait de se rendre compte que si ses collègues la chambraient, c'était aussi parce qu'elle s'emballait dès qu'elle parlait de lui. Cette soudaine réalisation la frappa comme si Haidar l'avait foudroyée. Pour se donner une contenance et se laisser le temps de se reprendre, elle replia soigneusement son écharpe aux multiples couleurs. Leur hôtesse continuait de parler au centaure, mais Lillie ne l'entendait plus vraiment. Elle releva la tête juste pour faire une grimace au centaure, signe qu'elle comprenait s'il trouvait la Sidhe un peu trop expansive.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Demeure d'Abelio

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Demeure d'Abelio
» Demeure Hyuuga : Akogare
» Abelio, centaure
» La demeure familiale des Nox Démétrius...
» Description de la demeure
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Inwilis :: Royaumes du Nord :: Inwerin :: Dangweth :: Rues & Habitations-
Sauter vers: