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 Demeure d'Abelio

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Abelio
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MessageSujet: Demeure d'Abelio   Ven 30 Mai - 22:34

Abelio, chargé d'un gamin et le petit le suivant, arriva devant une grande maison aux borte agrandie spécialement pour permettre le passage du centaure plus aisé. Le centaure n'avait pas insisté pour que le petit monte sur son dos, à part sa chère et tendre amie d'enfance, il ne supportait pas grand monde sur lui. Il entra, l'autre le suivant, enfin suivant surtout son frère. A peine entré une vieille dame, l'air encore pleine d'energie, arriva. Elle était un peu enrobée, avait des cheveux blanc coiffé en un chignon sage et avait des joues rouges et des yeux pétillants. Elle prit le chapeau et la canne du centaure, et remarqua avec un sourire tendre le gamin dans ses bras.

-Abelio, tu nous ramène des invités ? Il n'a pas l'air bien en point le pauvre petit, et-Ooooooh, mais il y en a un deuxième en plus. Toi tu es trop sentimental.

-Nanny... Tu peux t'occuper de celui là ? Il est malade, et le petit derrière c'est son frère, son petit frère d'après ce que je peux deviner.

-Bien sur mon petit, Esmir ! Vient on a besoin de toi pour porter quelqu'un, bouge s'il te plait, le jeune maître va avoir mal aux bras !

-Nanny, ne m'appelle pas comme ça, je suis Abelio pour toi, d'accord ? Pourrais tu demander en cuisine qu'on prépare à manger pour le petit ? Il doit être affamé. Ah, et cache mon chapeau, il ne l'aime pas apparament.

Esmir, un gars assez baraqué et l'air un peu simplet, prit doucement le jeune garçon un peu raide dans ses bras et, suivit de "Nanny" qui lui répétait de faire attention, il monta à l'étage. Abelio convia le petit, Katsuya, à le suivre dans son salon. Ils entrèrent dans une pièce spacieuse et bien arrangée, avec deux grandes armoires aux parois de verres exposant de beaux et de moins beaux objets. Le centaure se dirigea vers l'une d'entre elles et posa sa main sur une sorte de barrière qui se matérialisa à son contact. Il murmura des paroles inaudibles et après un ultime scintillement, le centaure pu passer la main, ouvrir la porte et déposer avec mille soins le bol sur un coussin de velour bleu sombre. La créature ferme la porte et immédiatement la barrière magique puissant se remit en place.
Il présenta une chaise près d'une table et sourit à Katzuya.

-Assied toi, ne reste pas debout, tu vas bientot pouvoir avaler quelque chose, Nanny est très douée pour les colation de dernières minutes et délicieuses, son véritable nom est Rulia. Dès que tu auras ton repas, j'enverrais chercher un médecin pour ton frère. Ca te va ?




Dernière édition par Abelio le Lun 9 Juil - 11:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Ven 30 Mai - 23:59

Il est vrai que la demeure était grande, un vrai palais. Katsuya en avait la bouche ouverte d’abasourdissement. Mais se ressaisissant promptement, elle la referma d’un claquement sec de la mâchoire. Des murs blancs élancés vers le ciel, un portail ouvragé, des décorations lumineuses ainsi que des tapisseries, une multitude d’objets divers qui trônaient aux endroits les plus improbables autant qu’astucieux. Une horloge à balancier auprès d’un angle d’un couloir qui se dérobait de la vaste entrée, travaillée dans du bois riche mais sobre. Ils avaient affaire à un aristocrate qui avait du goût. Sûrement qu’il devait se tourner les pouces dans sa spacieuse résidence et désirait quelque compagnie. Pffff.. C’était d’un ennui d’être traîné comme un jouet (et comme un boulet).
La traversée des quartiers de fées et autres bestioles magiques lui avaient un peu fait faire la grimace, toutes ces choses nées dans le bain de la magie, n'ayant eu nul besoin de travailler pour détenir le plus mirifique des arts. Elle souffla par le nez, elle et son mauvais caractère.

Les bras pantelants le long de son corps, Katsu renifla d’un air suspect l’air du jardin, puis de la maison, ne lâchant pas une seule seconde Kuko du regard.
Lorsqu’elle entendit de nouveau le mot « petit », à l’apparition de la vieille dame rondelette, elle ne put s’empêcher de faire la moue. « Petit… » Marmonna-t-elle d’un air pincé.

Il ajouta à l’adresse d’Abelio, les sourcils froncés : « C’est bon ça va, on ne va pas en faire toute une histoire de votre chapeau. »
Et ce gros balourd qui emportait Kukoku. Les yeux de Katsuya s’agrandirent, il suivit la proie qu’on lui chipait sous le nez et le vit disparaître quand les escaliers atteignirent le plafond. Il serra les dents.
Le centaure tenta en vain de détourner son attention en l’emmenant dans une autre pièce, il n’aimait pas ça, mais pour le moment devait se plier aux désirs de Môsieur-j’ai-le-cœur-sur-la-main.
Pourtant, la kunoichi n’était pas au bout de ses surprises. Avec grand soin, le centaure l’avait amenée dans un salon, toujours aussi classe que tout ce qu’elle avait pu voir alors, pour y déposer l’objet de valeur jusque là invisible aux yeux de Katsuya, à l’intérieur d’une armoire aux parois de verre. Ce n’était pas le plus important, non, cet homme sur quatre jambes possédait des pouvoirs magiques. Cette armoire semblait tout bonnement gardée de façon prodigieusement sûre. Katsu ayant suivi avec attention le manège, hormis les paroles, il avait tout vu.
Cela impliquait qu’un simple ensorcellement d’armoire serait trop beau, il ne suffirait pas à cette demeure, aussi Katsu avait intérêt à être sur ses gardes, et à faire ce que cet Abelio lui disait jusqu’à ce que Kuko s’éveille. Il lui restait peu de temps. Là était l’épine qui la gênait. Si cet abruti qu’elle voulait garder pour elle seule se réveillait et révélait leur identité comme leur histoire à qui que ce soit dans la maison, elle était fichue, bonne pour s’enfuir, et peut être même qu’il trouverait refuge et protection auprès de ce centaure !
Tout en pensant à cela, elle fit grincer sous son faible poids, l’osier tressé de la chaise qu’il lui montrait. Il leva vers lui un regard morne.
« Rulia. D’accord. Merci. Et quand pourrons-nous rejoindre maman ? Kuko a tendance à délirer lorsqu’il se réveille, il se prend pour un super ninja… »
Pour tenter de l'amadouer avec parcimonie, elle avait baissé la tête à demi et plissé les lèvres et le menton, balançant ses pieds croisés d'avant en arrière sous sa chaise. L'osier grinçait, tout comme Katsuya grinçait de devoir mimer un gosse et minauder pour pouvoir s'échapper.
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Abelio
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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Dim 1 Juin - 18:51

Le petit avait vraiment une attitude de gamin, sa position sur la chaise, le regard, tout, ça lui rappelait quelqu'un tient... Ah oui, leur mère, le centaure l'avait oublié la femme, il faudrait qu'il fasse également quelque chose pour cette pauvre dame. Elle était malade d'après Katsuya et elle s'inquièterait de ne pas voir ses enfants. Une pensée lui vint à l'esprit en voyant Nanny repasser en disant qu'elle arriverait très vite avec des petites douceurs pour l'invité et Abelio, qu'elle se dépêchait. Il y avait un petit pavillon, reservé à Nanny en récompense de ses années de services auprès de la famille, il y avait deux chambrettes de libre... Ca serait une bonne idée. S'installant allongé sur le sol, sur une belle pile de coussins, il avait la partie humaine de son corps toujours debout. Il regarda Katsuya qui n'était pas trop loin de lui.

-En parlant de ta mère, j'ai une idée. J'ai quelques chambres de libre chez moi, ton frère est malade et tu m'as dis que ta mère aussi, alors si tu me dis où elle habite j'enverrais quelqu'un de ma maison avec un médecin chez vous pour lui dire où vous ètes et voir si elle est en état de voyager. Ensuite je la ferais venir ici avec une proposition d'emploi, elle aidera Nanny pour des affaires diverses de la maison, et en échange je vous nourris et je vous loge.

Nanny arriva avec un plateau bien garni. Des confiseries, des patisseries, quelques fruits, un grand verre de jus d'orange pour chacun et du chocolat chaud pour Katsuya. Il y avait même des truffes, le péché mignon du centaure. Elle sourit en regardant Katsuya et lui posa plusieurs petites douceurs devant lui.

-Tiens, sers toi mon petit, tu dois être affamé, tu es tout blanc et tu n'as pas très bonne mine. Si tu en veux encore plus tu peux m'appeler. Et si mon petit Abelio t'embête dis le moi, il a une facheuse tendance à trop couver les gens.

Après avoir déballé tout les affaires du petit devant lui sur la table, sans oublier serviettes et petite cuillère. Elle alla vers le centaure et lui fourra un macaron rouge dans la bouche avec un grand sourire en prime, et lui déplia une serviette sur les genoux.

- Laisse manger ce garçon, ensuite tu lui posera des questions Abelio. Et ne mange pas trop de choses sucrées, ce n'est pas si bon pour toi mon petit et tu le sais, même la petite Lindir est d'accord avec moi sur ce point là.

Nanny repartit, laissant un centaure à la bouche pleine de macaron et un petit avec une montagne de sucreries devant lui.


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MessageSujet: Dont un qui dort, mon poulain.   Dim 1 Juin - 21:35

Le regard du centaure le dérangeait. La dérangeait aussi.
Oh non, la proposition n’avait pas sa place ici. Le mieux se trouvait encore de garder le silence. Il n’y avait ni mère ni maison. Tout ce pipeau persisterait comme couverture jusqu’à ce qu’elle puisse se retrouver seule avec Kukoku. Il fallait que ce bougre se taise. Le centaure aussi par la même occasion, pourquoi pas. S’il avait le cœur sur la main, c’était probablement dû à son incapacité de séduire une femme, non ? Il se sentait seul, alors il s’entourait de gens. Peut être qu’une timbrée l’épouserait pour son argent ? Hum.. Non, un homme généreux ne rechercherait une femme cupide. Allons bon..
La vieille arriva un plateau chargé de produits comestibles, l’odeur indiquait que c’était comestible, après...
Le quadrupède continua son monolgue lancinant aux oreilles de sa destinatrice. Trier du courrier aurait été plus passionnant. Transmettre des messages importants par écrits, où la personne pouvait à son aise lire et relire, reprendre, stopper sa lecture quand bon lui semblait.
Le plateau arriva, alléchant, énorme, argenté, clinquant, garni d’une montagne de.. C’était trop beau pour laisser passer une occasion pareille. Après tout, il n’était plus confiné dans son village avec un régime strict et peu de moyens, autant profiter de la profusion de.. De.. Il n’avait jamais vu ça de sa vie !
Par grandes brassées dévastatrices, Katsuya se jeta sur la nourriture, prenant garde tout de même de ne choisir que le plus sain, et ce qui avait le goût le plus naturel. Les choses un peu trop colorées, trop empâtées ou imbibées de sucre à son goût étant à bannir. Il ne devait pas rester mince, plutôt svelte. Mais bon sang que c’était bon ! Le goût, les fondants, le fourré, toutes ces saveurs. Il en perdait ses mots. Il mâchonnait, savourait, aucun besoin de parler de toute façon.
Et la vieille qui s’obstinait, comme tous par ici vraisemblablement, à l’appeler « petit ». Il grogna discrètement la bouche pleine quand celle-ci se déplaça pour aller dorloter le maître de maison.
Bah tiens, elle aussi avait la tendance fâcheuse facile. Un vrai poulailler ici.
Quand il eut terminé il s'essuya presque rageusement le menton avec sa manche, c'était plus que son ventre ne pouvait recevoir.

« Et à part ça, je dors où ? »
Kastuya savait que Kuko s’était retrouvé à l’étage. Mais lui, dormirait-il avait la vieille ? Dans une chambre de domestique non, quand même pas, il devait y avoir pléthore de chambres, de baignoires, de..
Un. BAIN.
Ni une ni deux elle s’enfuit avant que le centaure put avoir le temps de terminer sa bouchée de macaron, suivant la nanny et au bruit, et à l’odeur, elle s’arrêta comme une gosse perdue et fit sa plus belle frimousse à croquer. Ce qu’elle rata par la plus grande des évidences, mais pas entièrement.
Après quelques tentatives, elle fut conviée à l’intérieur d’une majestueuse salle de bain carrelée embaumant de fragrances fines, ensoleillée, apaisantes, à la fois marines et fleuries.
Kastuya remercia humblement Nanny qui lui avait apporté serviettes et affaires propres –qu’elle ne mettrait sûrement pas.
Un brin pudique concernant sa féminité refoulée et cachée, la kunoichi se déshabilla, déroulant les bandes de tissu blanc tressé serré vieilles de son adolescence de sa poitrine. Il n’y avait pas grand-chose à cacher. Elle retira le reste, l’épousseta avec ses mains, puis retira le gros de la poussière avec une éponge légèrement humide.
« Voilà. »
Sur ce elle entra dans l’eau chaude. Trop chaude. La température des eaux de ses bains ou douches sommaires était rarement à celle du corps. Mais cela lui suffit à la délasser.
Profitant de cette intimité retrouvée, après avoir joué avec les bulles elle accomplit ses quelques exercices de souplesse les plus importants. L’eau finit par la rafraîchir.
Puis vint l’heure du souper. Katsuya prétexta un besoin urgent de sommeil, afin qu’on lui désigne sa chambre. Il aurait tout le temps de calculer la distance le séparant de Kukoku ainsi que d’écouter la maisonnée jusqu’à ce qu’elle aille se coucher.
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Abelio
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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Mer 4 Juin - 14:01

Abelio avait malencontreusement ouvert la bouche pour demander une réponse au gamin qui ne lui en donnait pas et c'était comme ça qu'il s'était retrouvé avec un bon gros macaron dans sa cavité buccale. Ne pouvant donc pas parler, il entreprit de mâcher tranquillement le délicieux macaron fait avec amour par Nanny. Ca prit plus de temps que prévu et il ne pu même pas retenir Katsuya alors que ce dernier partiat.
Bof, peu lui importait, tnt qu'il fichait pas sa maison en pièce ou dans un état pas possible, Nanny avait toujours un petit oeil qui traînait par ci par là. Elle s'occuperait sûrement de Katsuya... Tiens, d'ailleurs, l'équidé songea que sa nourrice ne savait pas le nom du petit. Le pauvre devait en avoir marre, lui même avait eu du mal à vois que Nanny l'appelait toujours petit, même lorsqu'il l'avait allegrement dépassé d'un vingtaine de centimètres, finallement le centaure s'y était fait, pour elle il serait le petit "poney" du début. Comme pour sa soeur en fait, elle l'avait toujours nommé petit frère, même si on aurait dit qu'il était son grand frère... Elle lui manquait beaucoup.
Il tourna sa tête déchapeautée vers le portrait de la jeune fille aux cheveux chatains clairs et aux yeux bleus rieurs malgré les cernes, qui trônait au dessus de la cheminée. En plus petits et autour d'elle, se trouvaient les portraits de ses parents. Ils avaient formés une grande famille et même si il était hors norme et adopté, tout le monde en ville le connaissait comme le fils Wendell, centaure ou non. Il soupira et monta dans sa chambre, passant par des escaliers magiquement agrandit, comme les portes et tout les passages par lesquelles l'équidé aurait eu du mal à passer d'habitude.

* * * * *

Attablé toujours sur une pile mirifique de coussins, le centaure attendit son invité avant de manger quoique ce soit. Ce dernier arriva et ils mangèrent, l'invité mangeant très vite les bons petits plats soigneusement préparés par Nanny qui mangeait avec eux, elle était comme la grand-mère d'Abelio, elle faisait partie de la famille. Katsuya termina donc vite et il demanda où était sa chambre, il était trèès fatigué. Abelio aurait voulu avoir une réponse à la question de tout à l'heure, mais Nanny lui coupa vivement la parole.

-Mais bien sur que tu peux aller te coucher mon pet... Au fait, quel est ton nom ? Ca me gène un peu de t'appeller mon petit alors qu'on se connait que depuis que mon petit abelio ne t'amenne avec ton frère à la maison. Ca fait trop familier...

-Il s'appelle Katsuya, Nanny.

-Ah, merci bien mon petit, fini de manger je vais l'amenner à sa chambre. -Elle se tourna vers Katsuya- Veux tu passer voir ton frère avant ? Je lui ai fait un brin de toilette, les bras et le visage, il avait l'air d'avoir chaud le pauvre. Voir son frère lui fera sûrement du bien, même si il continue de dormir profondément. Qu'en dis-tu, Katsuya ?

Elle se leva en lui faisant un de ses sourires bienveillant de vieille dame. C'était une véritable mamie gâteau qui aimait gâter les gens dès qu'elle le pouvait, mais les occasions étaient devenues si rares depuis la mort de la jeune maîtresse et de madame, sans parler de monsieur qui est partit finir ses vieux jours loin de tous avec un domestique aussi vieux que lui...


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Ven 18 Juil - 20:10

Un hurlement de terreur immaculée, puis, plus rien.

~

Katsuya grimpa les escaliers à la suite de Nanny qui allait lui permettre de voir son « frère », ainsi que la chambre où il était plus retenu selon Katsu que choyé, mais l’avis d’une ninja fait toute la différence. Même si c’était plutôt Kuko qui retenait Katsu dans cette maison.
Ils entrèrent dans une chambrette coquette, des fleurs rosées peintes sur les murs blanc crème pour charmer l’œil des dames, du mobilier allant du bois au nacré, tout dans la finesse. La situation commençait à être longue. Attendre pour rien ou prou, là n’était pas le fort de Katsu. Baladant son regard dans toute la pièce, il se torturait les méninges pour trouver une solution. Vite, et une radicale.
S’agenouillant auprès de Kukoku encore sous l’effet du paralysant qu’il lui avait envoyé, elle passa une main dans les cheveux du jeune homme, ils étaient humides de sueur, peut être une allergie au poison. Elle essuya du bout du doigt la sueur tiède, regrettant de ne pas pouvoir faire cela dans une autre vie. C’est vrai que Kuko avait pas mal d’atours, il en était inconscient, et cela ne changeait rien à son statut d’excellent shinobi. Elle écarta la pensée malvenue comme un grain de poussière sur un kimono d’encre. Un linge trempait dans une bassine de cuivre non loin sur la table de nuit, elle s’en empara et essuya le front de l’endormi. Se releva, un sourire invisible sur les lèvres.
« Nanny ? C’est ainsi qu’on vous appelle ? »
La dame présente, toute attendrie, toute ridée, un sourire avenant peint sur le visage, hocha la tête en confirmant avec une voix de vieille dame adorable.
« Mon frère va s’en sortir n’est-ce pas ? » Ses yeux imploraient presque Nanny, elle s’approcha, serrant le linge entre ses poings posés sur son cœur, mouillant sa tunique.
« Un bon repas, et du repos, ton frère est jeune, et fringuant, il va s’en sortir. » Les yeux de la vieille pétillaient de bienveillance, et disparaissaient des les rides du sourire, qui se transforma en grimace de surprise. Katsuya avait bondi sur Nanny et l’étranglait dans son dos avec le linge humide. Mauvaise tactique, il lui glissait des doigts, trouver une échappatoire. La vielle se débattait, et son poids les entraînaient hors de la chambre douillette.
Katsuya fit volte-face, se détourna sur un pied en usant du poids de la vielle femme pour la faire basculer dans l’autre sens, le linge libéra son étreinte étouffante, pour la déséquilibrer et la faire plonger dans les escaliers. Chute meurtrière.

Un hurlement de terreur immaculée, puis, plus rien.

Pas le temps de se frotter les mains, un crac, retentissant à son oreille aiguisée, lui avait assuré la fin d’un problème, celui des cervicales qui rencontrent un mur, et n'y survivent pas. Seulement un autre se pointa derrière lui. C’était Esmir, l’autre serviteur, une pile de serviettes de toilette sur les bras. Sourire crochu. Il dégaina un poignard, rien qu’un, et lui balança un atémi dans les côtes, le fit reculer jusqu’à l’armoire la plus proche, en lui fichant le poignard dans le ventre, pour qu’il se vide. L’humeur joviale de la maison l’écœurait, le passé avec, pas question de faire du travail propre.
Katsuya referma les portes de l’armoire avant que l’homme ne lui tombe dessus, et dévala les escaliers avant que l’autre cheval ne comprenne ce qu’il se passe.

« C’est la dame ! Elle est tombée ! Mon frère l’a poussée ! Il s’est levé.. Fou de rage.. Comme.. »
Le demi-sanglot se faisait moins crédible, alors il entama sur la rancœur.
« Je vous l’avais dit ! »
Katsuya partit en trombe en montant quatre à quatre les marches pour récupérer Kuko, toujours allongé sur le lit, le front toujours grêlé de sueur, les jambes tremblotantes, et il commençait à vouloir ouvrir les paupières, signe que le poison paralysant n’allait plus faire effet très longtemps. Il entrouvrit la fenêtre d’un geste raide, nuit noire. Elle grimaça, et s’engouffra dehors, Kuko sur le dos, ondulant le long du mur tel un félin se jouant de la gravité dans l’obscurité glaciale et vivace.
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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Ven 18 Juil - 21:35

Le centaure était tranquillement installé dans le salon, plongé dans un vieux livre traitant légèrement de son nouvel artefact, trop légèrement. Il y avait vraiment peu d'information sur ce bol, à part qu'il deverse des quantité incroyable de sang quand on le faisait se pencher. A part ça rien du tout, les ecrits traitant de ce bol devait se trouver dans une des vieilles bibliothèques d'Inwilis. Il commençait à s'ennuyer de sa lecture quand de drôle de bruits se firent entendre. Puis un grand hurlement, coupé net. La voix de Katsuya s'élevant pour ne former qu'un méli mélo de mots à ses oreilles paniquées. Il connaissait la voix qui avait hurler, et il voulait savoir pourquoi elle avait hurler. Abelio se redressa rapidement et jeta son livre, se moquant de son ancienneté.
Se débarassant des coussins encombrants l'entourant à grands coups de pattes rageurs, il "courru" jusqu'aux escaliers pour finalement découvrir un spectacle qui fit cesser ses coeurs de battre. Nanny, morte, les yeux ouverts et vitreux derrière ses petites lunettes rondes qui n'avaient pas bougées malgré la violente chute apparente, elle était comme ça, allongée à demi contre le mur, un peu plus et on aurait pu croire qu'elle s'était assise là pour se reposer tranquillement. "Je vous l'avez dit !"
-N-Nanny ?

Il monta un peu les escaliers et prit doucement sa vieille nourrice dans ses bras, sa grand-mère... Ses bras tremblaient Abelio començait à comprendre, à comprendre que sa Nanny ne lui parlerait plus, ne l'appelerait plus "mon petit", ne lui préparerait plus de gâteaux ou autres... Devenu blanc comme un linge, les larmes ne tardèrent pas à couler, seules au début, puis accompagnées de tout le corps du centaure qui s'affaissa d'un coup, se cognant les genoux.
-NANNY !!

* * * * *


Ca faisait des heures qu'il tenait le corps de sa nourrice dans ses bras, contre lui, lui ayant fermé les yeux et se balançant doucement d'avant en arrière. Il était épuisé d'avoir pleuré, mais il ne voulait pas la lâcher, comme si la tenir l'empêchait de le quitter vraiment. Anita n'était pas là, elle ne pourrait rien faire pour l'aider et sauver sa vieille nourrice. Il avait besoin d'oublier la mort de sa nourrice, mais il ne voulait pas oublier, c'était sa faute. Si il n'avait pas acceuillit ce gamin et son frère, jamais Nanny ne serait morte, elle pourrait encore le taquiner. Lindir... Il voulait voir Lindir... Elle aussi elle avait connu Nanny, il avait besoin de parler et de réconfort. Il Se redresa, sa nourrice toujours serrée contre lui, il la leva avec lui et alla la poser sur le canapé, la recouvrant d'une couverture. Le visage rouge, les yeux gonflés, il alla dehors. Le jeune garçon qui faisait sa formation de maréchal ferrant passa devant lui. Le centaure le fit appeler son maitre.
Drogr arriva et Abelio lui expliqua pour Nanny, il ne savait pas quand il reviendrait, le maréchal ferrand avait toute sa confiance il devait veiller sur la maison et faire le necessaire pour la conservation du corps, lui il n'en avait pas la force. Drogr lui demanda si ça allé aller, et le centaure lui répondit franchement que non, il allait chez Lindir, il était désolé mais il ne fallait pas aller le chercher.
Il partit donc, dans la nuit noire, il était tellement tard, mais on amie avait toujours sa porte ouverte pour lui.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Mer 20 Jan - 16:46

Il était chez lui, depuis deux jours il n’avait pas quitté son salon. Ou presque.
Après avoir déposé Lillie-Grace au temple, et l’avoir regardé partir par une petite porte à la va vite, il était partit voir le prêtre de Dämons, afin de pouvoir tout préparer pour l’enterrement de sa vieille nourrice. Le prêtre, un homme d’une trentaine d’années répondant au nom d’Iosys, l’écouta avec attention. Abelio n’eu pas le courage de dire comment sa nourrice était morte, et Iosys ne lui posa pas plus de questions. Malheureusement, le centaure commençait à connaître toutes les démarches à faire, et en une heure et demie, tout était claire. L’enterrement de sa nourrice se ferait le lendemain matin, avec une cérémonie assez simple. Elle serait enterrée près de la sœur du centaure et de ses parents, et serait marquée comme appartenant à la famille.
C’était tristement rapide, avoir survécu à sa sœur, et ses parents, ça l’avait au moins rodé au niveau des démarches à faire. Le prêtre lui conseille de se reposer un peu avant d’aller prévenir les gens du décès de la vieille femme, et il conduisit le cortège funéraire jusqu’à chez lui. Ils emportèrent le corps de Nanny, lui resta avec Drogr, et Esmir. Le maréchal ferrant, lui proposa d’avertir lui-même les gens, pour que le centaure, qui n’avait pas posé les sabots chez lui depuis un jour, puisse reprendre ses esprits, et être au calme.

Abelio avait refusé. Ca paraitrait égoïste, mais il ne voulait que peu de monde demain, Drogr, Esmir, Lindir, et lui-même. Nanny connaissait plus de gens, mais il ne se sentait pas de subir des « toutes mes condoléances » « c’est une grande perte » « elle était tellement gentille » venant de gens qu’il ne connaissait pas trop. Il savait que les gens le sauraient au fur et à mesure, et il viendrait le voir au fur et à mesure également, ce serait bien mieux comme ça.
Donc, le soir même il était venu, payant le petit déjeuné qu’il n’avait pas touché, malgré le fait que Lindir ne veuille pas vraiment le faire payer. Il lui avait dit l’heure de l’enterrement, qu’il avait prévu quelque chose de très simple, avec peu de personnes, et il demanda si elle pouvait être présente. Elle lui répondit qu’elle allait se débrouiller pour, mais qu’elle y serait sans fautes, quitte à fermer. Il y avait un homme avec elle, enfin, un berserk à tête de panthère, et à fourrure aussi. Une pointe de jalousie l’avait percé, et il du se retenir de rajouter qu’il ne voulait pas qu’elle vienne avec quelqu’un. Ce n’était pas le moment.
Au temple, ils étaient arrivés tôt avec Esmir et Drogr. Il avait aperçu Lillie-Grace, elle lui avait fait un petit signe de main, accompagné d’un sourire. Il lui avait répondu, avec un léger sourire. Lindir était venue, seule, et tout s’était déroulé dans le calme, et de manière très simple. Comme Nanny. Il n’avait pas pleuré cette fois, il avait pleuré tout son saoul le jour suivant la mort de sa nourrice, et à présent, il ne ressentait plus qu’une grande douleur, et un grand vide aussi.

Il avait refusé l’invitation de Lindir à rester à l’auberge quelques temps, le temps qu’il se remette quoi, et dès le repas du midi, il avait sombré dans la nourriture froide et peu cuisinée. Il devait l’avouer, il ratait les œufs au plat, faisait de la bouillie avec les pates, et était même pas fichu de faire une vinaigrette convenable. Heureusement, il y avait encore des restes dans la froidure, mais là encore, il n’osait même pas tenter de les réchauffer.
Il avait donné quartier libre à Esmir, il n’allait pas l’entraîner dans sa chute de nourriture peu ragoûtante, et se retrouvait donc seul chez lui. Avec de temps à autre le maréchal ferrant qui essayait de le faire sortir de chez lui. Sa femme avait même fait un peu plus de gratin de pâtes, avec du jambon, et il lui avait apporté pour le déjeuné du deuxième jour.
Là, il était allongé sur la myriade de coussins qui lui servait de canapé dans son salon, enfin, il y en avait un vrai de canapé pour les bipèdes mais il n’allait pas l’écraser sous son poids. Sur sa table basse, il y avait une carafe d’eau, une bouteille de vin blanc, et des reliefs de ce qu'il avait mangé. A savoir des trognons de pomme, et des peaux d'orange.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Ven 22 Jan - 0:44

Lillie-Grace avait assisté de loin à la cérémonie de la vieille femme, qui était décédée. La vieille femme en question était connue des prêtres, et la jeune femme apprit l'histoire bien triste du centaure qui l'avait prise sur son dos pour faire la route jusqu'au temple.
C'était elle qui s'était occupé des offrandes pour les Dieux. Un met différent pour les Dieux honorés. D'abord Dämons, dieu des morts, puis Mei, car la mort et la vie n'était qu'un même cycle, et puis Ëartha pour qu'elle veille sur la dépouille de la défunte.
Il y avait peu de monde dans le cimetière de Dangweth, et c'était un jour gris, et humide, mais il n'avait pas plu, comme si le ciel avait retenu ses larmes. Après la mise en terre de la vieille femme, dont elle ignorait complètement le nom, et que le centaure et ses proches se soient éloignés, elle avait déposé un bouquet de fleurs sauvages sur la tombe fraîche, afin que Primula fasse que le tombeau soit toujours fleuri. Et puis Lillie-Grace était retournée aux cuisines, à la vie.

Lillie habitait toujours au dessus de la petite boulangerie de son quartier, dans une impasse parmi l'énorme quartier des Cents Maisons. En rentrant un soir, elle passa par la boutique pour s'acheter de quoi manger, et entendit une femme se plaindre qu'un des employeurs de son mari se laissait aller, et que c'était triste de voir un jeune homme plein de vie sombrer ainsi dans le chagrin. De sa famille, il ne restait plus que lui, c'était bien triste aussi. Monsieur Abelio n'avait vraiment pas eu de chance, non vraiment pas.
Son porte monnaie lapin entre les mains, elle faillit le laisser tomber en entendant le nom du centaure si gentil. Elle resta pourtant calme, à fixer le contenu d'une panière, soudainement très intéressante. La femme continuait sur sa lancée. Ce pauvre monsieur n'avait plus envie de rien, et malgré les efforts qu'elle et son mari faisait, ainsi que d'un certain Esmir que la boulangère devait connaitre, il restait à se morfondre, et ne rien vouloir avaler, à part de l'alcool, et des fruits, qu'il n'épluchait même pas parfois.
Ce soir là, Lillie-Grace se paya un croissant au jambon, une petite bouteille de jus d'orange pétillant, et acheta une dizaine de petits cœurs moelleux au chocolat. Elle mangea son croissant en regardant le soleil se coucher, et bu sa bouteille en lisant quelques pages d'un roman d'aventure. Elle donna les restes de la veille à Séraphine, une chatte qui venait squatter son petit balcon la nuit. Lillie lui avait aménager un p'tit nid douillet qui la protégeait de la pluie et du vent, avec de pour le confort du félin, de vieux vêtements qu'elle ne mettait plus depuis longtemps. Elle resta quelques minutes à faire des câlins avec Séraphine, qui tendait la tête pour qu'elle la gratte derrière les oreilles et sous le menton. Elle avait en suite dit bonne nuit, et était partie se coucher.
Le lendemain, elle avait emporté les petits gâteaux, ainsi qu'un rubik's cube amélioré par son père, de façon à en faire un vrai casse tête. Elle avait laissé ça dans son "casier" au temple durant sa journée de travail, et elle était redescendue avec.
Monsieur Abelio devait habiter dans les quartiers le plus riches. Elle mit un certain temps à trouver sa maison.
Une fois devant, elle s'arrêta, n'osant même pas pousser l'énorme portail en bois qui donnait sur une cour intérieure très propre. Lillie ne pu s'empêcher de penser que c'était stupide, qu'il ne se souviendrait probablement même pas d'elle, qu'elle fourrait son nez dans des affaires qui ne la regardait pas, et qu'il l'enverrait sans doute voir ailleurs s'il y était.
Découragée, et tremblante, elle resta plantée devant l'entrée, avec ses paquets à la main. Finalement, elle décida d'entrer, et de déposer simplement les gâteaux et le jouet sous le proche, au pied de la porte. Lillie-Grace contempla le sachet et le cube. C'était ridicule, ça ne l'aiderait certainement pas... Il les jetterait certainement. Mais tant pis. Elle tâcherait de voir si elle ne pourrait pas récupérer le cube plus tard. Des pas sur les pavés de la cour lui firent prendre ses jambes à son cou. La jeune femme sortit en courant de la propriété de Monsieur Abelio, où elle n'avait pas été invitée à entrer.
Elle sortit de la rue, pour rentrer chez elle, le cœur battant. Une fois rentrée, elle monta directement chez elle, et se glissa sur le balcon, pour retrouver Séraphine, et se remettre de son escapade dans un quartier bien loin du sien.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Dim 24 Jan - 16:50

Esmir revenait de la laverie, où il avait tant bien que mal réussit à laver les draps sales. Il faudrait très certainemet trouver au moins une dame pour faire le ménage, parce qu'ici il bricolait et réparait les trucs cassés, il ne savait rien faire d'autre, le reste c'était Nanny qui le faisait. Il arrivait dans la cour quand il apperçu quelqu'un. Il pensa immédiatement à des gamins aimant jouer des sales tours. Sauf que la personne qui partait en courant, n'était pas un gamin, et c'était une femme. Avec des cheveux noirs, et qui avait pas l'air à son aise, parce qu'elle partait en courant.
Esmir se gratta la tête en regardant la porte de l'entrée de la cour. Bah, il lui avait peut-être fait peur, les filles elles le trouvaient un peu effrayant parce qu'il était grand... L'humain regarda devant la porte pour entrer dans la maison, et vit un cube avec des couleurs et un sachet qui sentait bon. Il rentra avec.

Abelio soupira pour la cent soixante-douzième fois depuis qu'il avait ouvert les yeux. Esmir rentrait, et allait encore lui demander si il allait rester là toute la journée encore, et si il voulait que quelqu'un s'ennuit avec lui si oui. Il était gentil, un peu simplet, mais là il trouvait tout ennuyeux, sans interêt. La grand gaillard posa quelque chose devant lui, poussant le tas de reste de fruits, en faisant même tomber par terre.
Le centaure regarda le sachet et le cube.
- C'est une demoiselle qui a déposée ça, mais elle est partie en courant quand je suis arrivé, j'lui ai peut-être fait peur. Dites monsieur, vous aller rester là aujourd'hui encore ? On a presque plus de fruits, et puis c'est pas bon pour vous de rester sans bouger, les chevaux ça aime courir, et puis vous allez finir gros.

Le centaure haussa les épaules. Il savait bien que rester dans cette position n'était pas confortable et qu'il finirait par s'empater, puis que quand il voudrait bouger, il aurait du mal à tenir sur ses pattes. Mais là, non, il ne voulait pas. Il prit le cube et le regarda plus attentivement. c'était un rubik's cube, avec quatres lignes au lieu de trois. Et dans le sachet, il y avait des gateaux au chocolat. Il en donna deux à Esmir qui avait du mal à se retenir de saliver devant, et il commença négligement à faire tourner le cube.

* ** ** *

Au bout de trois heures de lutte acharnée contre ce fichu cube, et une demi douzaine de petits coeur moelleux au chocolat, Abelio reposa le cube, passablementenervé devant ces fichues couleurs qui voulaient pas se mettre par face.
-Si tu crois que tu vas faire la loi ici ! Si je décide de ne plus t'accorder d'importance, tu vas être sacrèment emmerdé hein...
Le centaure s'apperçu soudainement de quelque chose, et fronça le nez.
-Aah ! Par les dieux, je me suis pas lavé depuis... Trois jours. Beurk, en plus je sens la sueur et le vin...
Abelio se leva, et étira ses pattes douloureuses, pour aller dans la salle de bain amménagée pour lui au rez de chaussé. Celle avec la baignoire immense creusée à même le sol, suffisament profonde pour qu'il soit immergé jusqu'à la taille, avec une légère pente pour qu'il puisse y entrer, et en sortir et pourvue de six grands robinets. La laissant se remplir, Abelio prit tout le nécessaire pour se laver, des grandes serviettes, et alluma son ambianceur, histoire d'avoir au moins un arrière fond de bruit. Il prit tout son temps pour retirer la saleté, se nettoyer les sabots, marcher dans le fond de la baignoire pour se dégourdir les jambes.

Une fois dehors, il se sécha activement, et prit même la peine de passer une chemise. Il prit un morceau de pain dans la cuisine, mangea les dernier coeurs au chocolat, et termina avec des bananes. Passant par le salon avec l'une d'entre elle en bouche, il revit le cube, qui le nargait. Il avala sa nourriture, et reprit donc son assaut contre le cube récalcitrant. Il finirait bien par mettre les couleurs aux bons endroits, quitte à y passer la nuit.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Mar 26 Jan - 0:01

Quelques jours s'étaient écoulés depuis que Lillie avait déposé ses cadeaux devant la porte du centaure. Depuis, dès qu'elle entendait le bruit de sabots calquant contre les pavés de la rue, elle sursautait, et se retournait. Le plus souvent, elle ne faisait que croiser de banals chevaux, tirant des attelages, ou portant un cavalier. Elle soupirait alors, et reprenait sa route. Elle ne revit pas la femme de la boulangerie avant une autre petite semaine. Cette fois la femme souriait. Ce brave monsieur avait repris du poil de bête, si elle pouvait se permettre de le dire ainsi. Esmir avait dit qu'il passait son temps sur un étrange jeu, et qu'il mangeait de nouveau normalement. Et que parfois, il s'énervait un peu, lui redonnant l'air qu'il avait quand il avait été plus jeune. Ce jour là, Lillie emporta sa tourte, et deux pattes d'ours fourrées aux pommes.
Elle mangea la tourte le soir, et profita de sa soirée. Elle avait fait entrer Séraphine, il faisait un peu trop frai pour rester dehors, sur son petit balcon. La chatte avait même dormi avec elle, avant de repartir au petit matin, dès que Lillie-Grace se leva.
Elle emporta les deux pâtisseries, et alla travailler au temple comme tous les jours. A nouveau, en descendant, elle prit le chemin des beaux quartiers.
Elle fut à nouveau devant le portail, fébrile, elle se posa encore des questions. Était-ce son cadeau qui l'avait fait sortir de sa torpeur, ou autre chose ? Peut être que l'aubergiste, son amie, l'avait aidé à se remettre. Lillie-Grace n'y était peut être pour rien du tout dans le renouveau du centaure.
Elle s'appuya sur le mur d'une maison, qui se trouvait sur le trottoir d'en face. Elle contempla son paquet, et prit son courage à deux mains, traversa la rue, s'assura que personne ne venait, et déposa son paquet sur les marches, avec un petit mot griffonné rapidement.
"Alors, vous y arrivez ?"
Non pas qu'elle espérait une réponse. Le centaure avait probablement jeté son cube, et il en ferait certainement de même avec son mot. Et puis, il lui faudrait trouver le courage de repasser. Elle le ferait... pour voir.
Lillie-Grace se retira, remontant la rue rapidement, pour éviter de se faire attraper par quelqu'un.
Elle jeta pourtant quelques regards en arrière, en ce demandant si elle ne passerait pas pour une folle, ou une voyeuse, ou elle ne savait quoi d'un peu criminel.
Elle faillit paniquer en voyant la femme de la boulangerie descendre la rue. Lillie tourna rapidement dès qu'un embranchement se présenta. Elle se dissimula derrière un arbre, et attendit que la femme passe, et puis quelques minutes pour lui laisser le temps d'entrer chez Abelio. Lillie regarda si elle était dans la rue, et ne voyant personne, elle reprit son chemin, d'un pas rapide.
Elle rentra chez elle, le pas léger, appréciant la vue du soleil couchant depuis son balcon. Elle se sentait un peu fatiguée, mais satisfaite, après tout, si le centaure ne se souvenait pas d'elle, elle pouvait peut être quand même l'aider... Même si elle n'oserait jamais frapper avec le heurtoir sur l'imposante porte en bois de sa demeure.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Dim 28 Fév - 22:34

Il y avait une sacrée différence entre l'Abelio d'après l'enterrement de Nanny, et celui qui passait à présent toute la journée à s'enerver contre un cube, tout en l'abandonnant des heures histoires de "l'emmerder royalement, et lui faire comprendre qui est aux commandes". Parfois Esmir lui même se demandait si le centaure ne s'était pas cogné la tête, ou n'avait pas perdu la raison après le choc de la mort de sa nourrice. Abelio quand à lui reprenait du poil de la bête. Acceptant l'aide de la femme de son maréchal ferrand, il apprenait doucement et de manière hésitante, à tenir une maison. Enfin, à passer le balais et à faire la vaisselle au moins. La nourriture se faisait un peu plus diversifiée vu que Ciryelle, la femme du maréchal ferrand, lui apportait de temps à autre des plats qu'elle avait fait.
Il était même sortit de chez lui, pour aller acheter quelques livres sur les casses tête. Une partie de lui bénissait la personne -la jeune demoiselle qui avait eu peur d'Esmir- qui avait apportée ce cube, et les moelleux au chocolat. Sans cette chose énervante, mais captivante, il serait certainement passé d'une allure de trotteur, à la corpulence d'un bon gros percheron, enfin, une "percherone" à deux doigts de mettre bas.

Aujourd'hui, la femme du maréchal devait passer, pour faire un peu de ménage, elle passait faire ça deux fois par semaine, et une troisième fois, elle venaait lui apporter un plat chaud et quelques plats froids. Ciryelle frappa deux fois, et entra, avec un sac en papier, et une petite note entre les mains.
-Monsieur Abelio ? Je crois bien que c'est pour vous.

-Ah ? Merci beaucoup Ciryelle. Esmir vous à préparé du thé, j'espère que vous aimez les feuilles qui flottent dans l'eau...

-Je crois pas, mais si c'est fait avec amour, j'pourrais faire comme si.

Le centaure sourit, et prit sac et note, pour se rendre en cuisine. S'asseyant, il regarda le mot. "Alors, vous y arrivez ?". Ca venait sans aucun doute de la personne qui lui avait fait cadeau du cube. Le cube d'ailleurs, se trouvait dans sa poche, là il le boudait. Le centaure prit une feuille, une plume, et répondit alors au mot.
"Oui et non, il est embêtant vôtre casse-tête, et pas très facile à faire.
J'avais bien réussis à faire une face, mais pas les autres, donc j'ai du la détruire pour essayer de faire le reste. C'est très gentil de vous préoccuper de moi, mais frappez un jour, et restez, que je puisse vous le dire devant un thé, ou un chocolat.
"
Abelio se leva, prit un morceau assez conséquant de pate à fixer, et alla coller le mot sur sa porte, en espérant que la demoiselle décide d'accepter son invitation.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Dim 28 Fév - 23:21

Une semaine, une semaine qu'elle avait passée là haut. D'abord, il y avait eu le mauvais temps qui l'avait empêchée, avec d'autres, de redescendre à Dangweth. Elle avait passé la nuit dans une des chambrettes du temple. Elle avait repensé à son adolescence vécue dans le temple des Passages. Et puis, il y avait eu le retour de la délégation de prêtres, et le temple avait été en effervescence. Elle était restée dormir, trop épuisée.
Elle rentra un petit matin, après avoir fait le chemin alors qu'il faisait encore nuit. Elle monta à son appartement. Séraphine était là, boudant un peu. Il y avait un mot de la boulangère sur la porte. Elle l'avait nourrie pendant son absence. Lillie entra en même temps que la chatte qui se précipita à l'intérieur, pour se placer à coté de sa gamelle, après s'être frottée contre ses jambes. Lillie lui donna un peu de jambon, des quelques tranches qui trainaient encore dans sa mini-froidure encastrée dans un coin qui lui servait du cuisine. Elle jeta ses vêtements dans une panière, où son linge sale s'entassait régulièrement, avant d'aller se doucher.
Au sortir de la douche, les cheveux humides, elle enfile une tunique trop grande, usée, et informe, une culotte, et des chaussettes. Lillie-Grace ouvrit un placard, et prit sa bouilloire. Elle alluma son poêle à bois, et posa la bouilloire pleine d'eau dessus. Elle attendit le sifflement, pour verser l'eau dans un bol, avant qu'elle y mette des nouilles déshydratées. Elle les remua avec une fourchette. Elle tendit la main vers son ambianceur déglingué, tourna le bouton, et tapa trois fois sur le dessus. L'appareil crachota, avant que la musique démarre. Elle mangea doucement, avec Séraphine sur les genoux, roulée en boule. Le bol rejoignit l'évier, et elle son lit.
Lillie baissa la musique jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un léger bourdonnement. Elle ferma ses volets et tira ses rideaux, avant de se glisser dans ses draps, Séraphine sous le bras.

Lillie-Grace s'éveilla. Elle se redressa. Séraphine dormait encore, à coté d'elle, étalée de tout son long. Elle constata que ses cheveux avaient bouclés au point de lui faire une touffe énorme sur la tête. Elle se glissa hors des couvertures, et éteignit l'ambianceur. Elle regarda l'heure. Il était presque trois heures de l'après-midi. Lillie resta un instant à contempler la petite horloge, avant de bouger. Elle s'habilla, elle passa un pantalon noir moulant, et un grand pull rose lui faisant comme une robe. Elle enfila ses bottes, passa son manteau bleu, et prit son porte monnaie lapin.
Elle laissa à manger et à boire pour Séraphine, et descendit jusqu'à la boutique. Elle salua la boulangère, et la remercia pour son chat. Elle s'acheta un sandwich, et petits carrés à l'amande. Lillie-Grace mangea le sandwich en chemin.
Elle retourna dans la grande rue, du quartier noble. Cette fois, il y avait du monde dehors, à croire qu'eux aussi avait eu quelques jours de congés. Elle serra son paquet plein de petites pâtisseries. Elle arriva bientôt devant la maison du centaure.
La cour était déserte.
Lillie-Grace se glissa à l'intérieur, tout en essayant de paraitre naturelle, histoire de ne pas éveiller les soupçons des passants. Elle traversa la cour, pour aller à la porte. Ses yeux tombèrent sur un mot qui y était accroché. Elle pensa au début que c'était un mot du propriétaire qui signalait son absence à quelqu'un qui devait passer. Elle décrocha le mot, réponse au sien. Elle se mordit la lèvre.
Il ne devait penser que c'était une demoiselle de son quartier, le genre bien élevée, et qui présentait bien, pour vouloir l'inviter. Ses yeux glissèrent sur le heurtoir. Elle leva la main pour l'attraper, avant de très vite la baisser. Elle recula. Elle n'avait pas pensé à prendre un stylo pour lui répondre. Elle n'avait pas pensé qu'il répondrait.
Elle resta debout devant la porte, le mot et son sac en papier à la main, se mordillant la lèvre. Lillie regardait alternativement le mot, et la porte, indécise.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Mar 9 Mar - 22:34

A chaque fin de matinée, le centaure était allé voir si son mot avait reçu une réponse. Mais aucune réponse, et aucun signes ou indices montrant que la demoiselle dont avait parlé Esmir, était passée devant sa porte récemment. Mais Abelio ne s’inquiétait pas trop. Après tout elle n’était pas passée tous les jours lui apporter des pâtisseries, un cube, lui écrire un mot, alors si elle devait lui donner réponse, elle le ferait tôt ou tard. Après-tout, elle devait avoir une vie, et faire d’autres choses de ses journées que de passer devant sa porte systématiquement.
D’ailleurs, le centaure se demandait qui elle pouvait bien être. Lindir n’aurait jamais usée de subterfuges pour lui faire croire que c’était une autre qui passait, elle serait venue directement, sans faire de chichis, et puis il connaissait sa cuisine depuis le temps et pouvait jurer que les petites douceurs qu’il recevait, ne venait pas d’elle… Après il connaissait de visu quelques jeunes fille du quartier, certaines étaient charmantes et attentionnées, mais il doutait qu’elles se soient donné tant de mal pour lui, il était quand même singulier dans le quartier.
Il s’était creusé la tête, repensant à toutes les demoiselles qu’il connaissait, qui le connaissait, et qu’Esmir ne connaissait pas. Il y avait, quelques personnes rencontrées à l’auberge, la jeune femme aux cheveux noirs qu’il avait emmenée sur son dos, et qui travaillait au temple, certaines clientes également… Il avait passé tant de temps à réfléchir sur la demoiselle, qu’il avait joué avec le cube pour se détendre.

Et entre temps, il avait reprit le travail. Son associé, qui était le meilleur ami et associé également, de feu son paternel, lui avait rendu une petite visite de trois jours, accompagné d’une jolie pile de dossiers. Wingfield avait prit sur lui de faire la partie de travail revenant au centaure, mais en apprenant que ce dernier reprenait du poil de la bête, il avait décidé qu’il était grand temps pour lui de remettre la main à la patte, surtout en sachant que les affaires allaient bon train.
En effet, ces dernières années, l’import export de pierres servant à emmagasiner de l’énergie était en croissance perpétuelle. Les ambienceurs, Flyhighs, des tas de jouets animés, et d’autres objets du quotidien nécessitent des batteries rechargées par ces pierres.
Et en plus, il n’y avait que de bonnes nouvelles dans les dossiers de Wingfield. En effet, autant le centre de l’affaire était à Dangweth, chez Abelio, autant l’exploitation que dirigeait son père avec Wingfield se trouvait ailleurs, et nécessitait donc pas mal de voyages pour en faire la gérance. Ne pouvant pas être partout à la fois tous les deux, le travail était répartit ainsi, Wingfield faisait les navettes, ce qui l’arrangeait personnellement avait-il dit, et Abelio était en charge de la paperasse générale, certains dossier restant directement à l’exploitation.
Mais le contremaître de là bas, avait oublié de renouveler une autorisation et avait dépassé de quatre mois la date limite de celle-ci. Ils avaient reçu un avertissement, l’ordre de cesser leur activité sur le champ, une amende, et il fallait que Wingfield aille là bas négocier la reprise d’activité. Et tout ceci avec la signature et l’accord écrit de son associé. Donc Abelio avait signé, écrit une dérogation pour que Wingfield parle en son nom, et avait reprit –avec un certain entrain, il faut l’avouer- ses piles de papiers qu’il devait ratifier, classer, signer, et faire la comptabilité.

Wingfield était partit tôt ce matin, et le petit déjeuner apporté par Esmir avait trouvé un Abelio assit dans son bureau, entrain de faire des calculs.
Et là le centaure releva la tête, et regarda l’heure à la pendule de son bureau. L’après midi était déjà bien entamé. Il passa ses mains sur son visage, et regarda le cube coloré qui était posé à coté de l’encrier. Et si en fait, la demoiselle était passée, mais avait prit peur en voyant le mot, et qu’elle s’était enfuie, décidant de ne plus jamais remettre les pieds dans sa cour, pensant peut-être à une invitation un peu déplacée…
-Si tu pouvais parler, tu me dirais toi, qui ta posé sur mon paillasson… Mais tu ne sais pas parler, t’es qu’un cube borné qui à décidé de me faire tourner chèvre.

On frappa à la porte, et Esmir passa la tête. Il lui expliqua qu’il avait un peu faim, et qu’il allait chercher des trucs à manger parce que la froidure était vide. Se levant, Abelio lui expliqua qu’il allait y aller, pour marcher un peu, prendre l’air, enfin pour éviter de se confiner dans le travail tout de même. Il réajusta son gilet marron foncé, prit une veste bien plus foncée et l’enfila, avant de traverser le couloir vers la porte. Il se ravisa et retourna chercher une ceinture qu’il s’attacha autours des hanches, avec sa bourse accrochée dessus. N’ayant pas de pantalon, il n’avait pas de poches pratiques pour y mettre ses objets.
Abelio ouvrit la porte d’un coup… Et se figea, devant une demoiselle aux cheveux noirs, qui se figea aussi, semblant hésiter, tout en semblant un peu paniqué de le voir. Il la reconnu.
-Vous. Vous êtes la jeune femme, que j’ai apportée au temple.

Il vit qu’elle avait un sac en papier kraft dans une main, et son mot de l’autre. La lumière se fit dans son esprit, et d’un coup son visage s’illumina d’un large sourire sincère. Alors en fait, c’était elle, lui qui cherchait dans toutes les filles de la ville celle qui pouvait lui apporter des petits cadeaux comme ça. Bizarrement, maintenant qui la voyait, ça lui semblait la chose la plus logique au monde. Mais on ne pouvait en vouloir à son esprit torturé de petits carrés de couleurs non alignés…
-Ah, c’était donc vous, le cube coloré, les gâteaux, le petit mot de la dernière fois ! Mais ne restez pas là, entrez. J’espère que vous préférez le chocolat froid au thé, parce que le thé, c’est pas ma spécialité…


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Jeu 15 Avr - 0:20

Lillie-Grace hésitait, devait-elle frapper ? Devait-elle juste déposer les pâtisseries et s'en aller ? Elle regarda ses pieds, comme s'ils pouvaient l'aider. Elle releva la tête brutalement, ses boucles brunes voletant. La porte s'était ouverte sur le centaure. Lillie se figea dans son mouvement de recul, dévisageant un centaure qui la dévisageait. Elle ouvrit la bouche, et la ferma, incapable de prononcer le moindre mot. Sa main se cramponna au sac en papier qu'elle tenait.
Elle regarda le sourire s'épanouir sur son visage, toujours figée de surprise. Abelio semblait aller bien. Paniquée pourtant, elle le regarda, puis le sac, puis le mot, puis lui devant sa porte. Le temps sembla s'étirer infiniment, elle devant cette porte grande ouverte.

-Ah ! J-je... enfin, oui j'aime le chocolat froid. Mais je...
Sans attendre une réponse correcte, Abelio s'écarta pour la laisser entrer, rayonnant. Lillie déglutit péniblement, ravala sa panique, et lui tendit le sac.
-P-pour vous. Je suis contente que vous ayez aimé mes cadeaux. Mais je ne voudrais pas vous dérangez. Vous vous apprêtiez à sortir, je peux repasser un autre jour. Vous êtes sans doute occupé. Vous devez avoir du travail, ou une affaire à régler. Je ne voudrais pas vous gêner. Ou abuser de votre gentillesse... Je ferais mieux de retourner chez moi...
Lillie-Grace s'arrêta, confuse.
-Désolée pour le flot de paroles. Je ne pensais pas... me retrouver en face de vous, comme ça.
La brunette se gratta la tête mal à l'aise. L'envie de danser d'un pied sur l'autre la démangeant. Elle joua maladroitement avec une mèche de cheveux, ne sachant quelle attitude adopter. Pour sûr, elle ne s'était vraiment pas attendu à se retrouver là comme ça, face à lui. La situation était gênante. Elle aurait sans doute répondu au mot. Et puis elle aurait fini par dire au revoir, parce qu'elle n'aurait pas pu continuer à jouer les bienfaitrices mystérieuses. Même si le mot était un peu fort pour qualifier ce qu'elle avait fait. Elle n'avait fait que déposer un jouet et des pâtisseries sur le seuil d'une porte. C'était ridicule de se sentir gênée pour si peu.
-Dans le sac j'ai pris des petits gâteaux moelleux à l'amande. J'espère que vous aimez...


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Ven 21 Mai - 23:33

Le centaure se retrouva bombardé de paroles, toutes aussi confuses et gênées les unes que les autres. La jeune femme ne s'attendait pas à le voir, et elle voulait adopter un repli stratégique, en trouvant toutes les excuses possibles, imaginable ou non. Le centaure ne se laissa pas démonter pour autant.
Depuis le temps qu'il se demandait qui était derrière tout ça, il n'allait pas la laisser filer comme ça, sans rien dire. Abelio voulait la remercier, en bonne et due forme, lui demander pourquoi elle avait fait cela, et lui expliquer ce que ça lui avait fait. Esmir regarda avec curiosité ce qui se passait.
-J'adore.
Le centaure, prit... La main de la jeune femme, et la tira sans lui faire de ma à l'intérieur. Elle avait été si surprise par son geste, qu'elle n'avait pas repliqué, puis il avait poussé Esmir dehors.
-On a une invité, on refait comme tu voulais, merci Esmir, je t'adore.

Refermant la porte, le centaure se tourna vers une brunette affolée et surprise. Il mit la main sur son coeur, et s'inclina. Il ne voulait pas qu'elle ai peur, ou qu'elle se sente prise au piège.
-Désolé, mais je ne pouvais pas vour laisser partir. Vous ne semblez pas mesurer l'ampleur de ce que vous avez fait pour moi, je n'allais pas vous laisser vous enfuir sans vous l'avoir expliquer, devant une tasse de, chocolat froid. Faut vraiment que j'aprenne à faire du thé ou du café moi... Je vous promet de ne pas vous manger, ou autre chose, venez.
Il était vrai qu'il n'était pas antropophage, la viande humaine, très peu pour lui. Pour ce qui était du autre chose... Il devait s'avouer qu'elle était craquante, avec ses boucles noires, ses joues roses, et l'arrière était... Mais il savait bien qu'il pourrait toujours regarder, mais pas toucher. C'était pareil pour Lindir. Il était à demi animal après tout, il pouvait comprendre, un peu.

Le cube trônait, fier et arrogant, en plein milieu de la table basse du salon, avec plein de feuilles remplies de calculs, ou de mouvements écrits. Il ramassa tout ça et les tassa dans un coin, puis lui indiqua le canapé pour bipède. Il lui demanda de l'excuser deux minis secondes et trotta en cuisine pour faire deux tasse de chocolat au lait qu'il ramena au salon. Il s'étala sur les gros coussins faisant son canapé personnel. il désigna le cube avec un grand sourire.
-Je vous remercie vraiment, surtout pour ça. C'est ça qui m'a sortit de la déprime chronique dans laquelle je m'étais enfoncé. Au début je dois avouer que je voulais tuout simplement le jeter, mais dès que j'ai commencé à y jouer, j'ai pas pu m'arrêter... Et je n'ai encore jamais réussis à le finir...


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Lillie
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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Ven 28 Mai - 19:23

Lillie-Grace se sentit rougir jusqu'à la racine de ses cheveux. Un simple "J'adore" venait de la mettre dans tout ses états. Parlait-il d'elle, ou bien des gâteaux ? Elle se laissa entrainer à l'intérieur de la maison. Un jeune homme appelé Esmir se retrouva mis à la porte. Elle s'agrippa à son sac de papier, comme s'il allait l'aider à se sentir mieux.
Elle recula d'un pas, quand le centaure s'inclina devant elle. Déglutissant, pour ravaler sa nervosité, elle eut un rire nerveux quand il lui assura qu'il n'allait pas la manger. Mais ce ne fut pas ça qui l'inquiéta, ce fut la mention du "autre chose". Elle suivit le centaure, ne sachant pas trop où se mettre.

-Je vous assure, le chocolat froid c'est très bien. Je ne veux pas vous déranger, pas besoin d'en faire autant.
Lillie se sentait gênée, elle aurait dû partir, et revenir avec une réponse au petit mot. Elle se sentait ridicule en fait. Ce qu'elle avait fait été dérisoire, au point qu'elle se demandait si elle avait bien fait. Abelio semblait heureux de savoir qui lui avait fait ses modestes présents, et sa joie était communicative, mais pas au point d'effacer son angoisse. Elle laissa presque le sac lui tomber des mains quand elle le posa sur la table. Elle remarqua son cube, complétement déformé. Elle eut un petit sourire. Il ne l'avait jeté. Et on aurait même dit qu'il s'était acharné dessus. Elle s'installa sur le canapé désigné. Les genoux bien serrés, et les mains posées dessus, son postérieur à peine posé sur le bord. Elle sentait la tension dans les muscles de son dos. Elle avait chaud. Elle posa ses doigts frais sur ses joues, pour essayer de se calmer.
L'absence du centaure lui parut longue, et pourtant, il revint avec deux tasses.
-Merci beaucoup, fit-elle en prenant la sienne.
Lillie plongea directement le nez dedans, se cachant derrière. Osant à peine le regarder, elle articula tant bien que mal un :
-Ce n'est pas grand chose...

Quand il parla de son état mental. Elle eut un petit pincement au cœur quand il avoua qu'au départ, il avait pensé jeté son cube. Une vague de tristesse arriva, et reflua. Le jouet que son père avait créé avait finalement, et comme d'habitude, attirer l'attention de celui qui le manipulait. L'objet n'en faisait qu'à sa tête. Lillie-Grace reposa sa tasse, un air de malice passant rapidement sur son visage. Ainsi, il n'était pas parvenu à terminer au moins une figure de l'objet. La jeune femme tendit la main, attrapant le cube.
-Moi aussi au début, j'ai eu un peu de mal...
Avec des gestes rapides et précis, elle appuya sur un ou deux carrés, tourna des facettes, et reposa un cube parfait sur la table. Aussitôt, des dessins apparurent sur le bois, remplaçant les couleurs des petits carrés.
-Et j'ai découvert qu'il y avait plusieurs possibilités... J'espère qu'il ne s'est pas éparpillé, pour mieux lévité en petit morceau ? Il faisait ça pour m'agacer et me narguer au début...


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Abelio
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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Mer 23 Juin - 22:06

Le centaure, resta bouche grande ouverte quand il la vit faire négligement quelques gestes -ayant l'air assurés et presque... Professionnels- pour obtenir un cube avec chaque face complète, et même de beaux dessins dessus. Il y avait passé des jours, des semaines, et elle faisait cela en quoi, dix secondes ? C'était bel et bien son cube... D'ailleurs elle lui demanda quelque chose qui le confirma encore plus.
-Vous voulez rire ? Il n'a pas arrêter de le faire pendant quatres jours. Dès que jebougeais une rangée, paf, je me retrouvais avec un cube disloqué et lévitant dans ma maison. Et j'étais presque à m'agiter dans tous les sens pour ratrapper les petits morceaux qui volaient partout et qui ne voulaient pas revenir en plus.

Il reposa les yeux sur ce cube, ami de ses plus grandes crises de nerf de ses derniers temps, mais ennemi impitoyable de l'état de déprime chronique et d'inactivité morfondante qui l'avait atteint les premiers jours chez lui sans sa nourrice. Cette saleté de truc en bois lui avait donné envie de se battre contre quelque chose, des petits cubes sur un cube, qui ne voulait pas se mettre comme il le voulait.
-Et ensuite, non content de s'éparpillé quand j'arrivais plus au moins... Bon plus moins que plus. Enfin quand j'faisais enfin au moins une face, les couleurs glissaient et se re-mélangeaient, m'obligeant à tout recommencer... Il vous à aussi fait le coup du, je ne coulisse plus ? Il était bloqué à un moment, et quand je l'ai montré à Esmir parce que j'avais peur de l'avoir cassé, il a pu le faire bouger... Je l'ai boudé un après midi entier. Le cube hein, pas Esmir.

Il se rendit compte qu'il n'avait pas touché du tout à sa tasse, et la prit. Il y avait quelques grumeaux de chocolat encore dedans, mais ça n'avait pas l'air de déranger Lillie, et lui même était fier de ce qu'il avait su faire. Aussi idiot que ça puisse paraitre, il n'avait jamais fait grand chose tout seul. il en bu une bonne partie avant de continuer... Prenant dans l'entre fait un moelleux aux amande.
-Vous dites que c'était pas grand chose, mais votre geste à fait beaucoup pour moi.
Il prit une bonne bouchée de moelleux, puis le termina en une autre.Ils avaient un très bon goût.
-Il faut, que vous me donniez la recette, ou l'adresse de la boulangerie où vous les trouvez, chaque gateau que vous m'avez apporté était délicieux. Sinon, un peu plus sérieusement, je me demandait si, après que vous soyez partie, vous pourriez revenir, de temps en temps ? Nous nous étions bien dit au temple qu'il faudrait qu'on se revoit, et même si là en l'occurence, je vous voit, je pense qu'on devrait se connaitre un peu plus. Après tout, je vous assure, que vous m'avez presque rendu la vie.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Sam 26 Juin - 22:44

Lillie-Grace eut un doux sourire. Le centaure semblait avoir été complétement happé par le cube et ses couleurs, et surtout ses caprices. Elle posa un regard plein d'amour sur le jouet de son père. Le jouet qu'elle avait fait avec lui.

-Oh je sais, c'est moi qui l'avait suggéré à mon père quand nous l'avons fait... Même si au final, il est plus capricieux que prévu.

Elle eut un sourire gêné. Ses doigts se resserrèrent autour de sa tasse. L'époque de la boutique de jouet était la plus heureuse de son enfance. Sa famille lui manquait parfois. Mais elle savait qu'ils seraient fiers de ce qu'elle était devenue. Une pointe de malice passa dans ses yeux bruns, quand il parla de recette. Elle songea que pour quelqu'un ne sachant pas faire de thé ou de café, faire des gâteaux, qui plus est, des moelleux aux amendes, seraient quasiment impossible. Mais elle préféra se taire. Elle ne connaissait pas assez Abelio pour faire ce genre de réflexion. Et puis, elle avait la voix un peu coincée dans sa gorge. Elle s'était à peine reconnue quand elle avait parlé juste quelques secondes avant. Sa voix avait plus ressemblé à un croassement disgracieux. Elle avala son chocolat froid, enfin celui que Abelio avait eu la gentillesse de préparer. Elle ne toucha pas aux gâteaux, il était pour lui. Et elle, elle en avait tant qu'elle voulait.
Quand elle réalisa ce qu'il venait de dire dans sa dernière tirade. Elle leva des yeux bruns incrédules, et Lillie-Grace s'empourpra doucement. Ses lèvres rouges s'entrouvrirent, et le son faillit ne pas sortir de sa gorge.

-Je... Je n'ai pas fait grand chose, je vous assure. Et si... si je n'avais pas déposé ce cube, quelqu'un d'autre aurait probablement trouvé autre chose... Et pour les gâteaux, je les prends à la boulangerie qui se trouve juste sous mon appartement. Enfin, je veux dire que c'est eux qui me loue deux pièces. Mais ce n'est pas vraiment un quartier comme le votre, enfin, par rapport... Je veux dire que... ce n'est pas vraiment fait pour... pour quelqu'un de votre rang. Je ne devrai même pas me trouver ici... Mais, j'ai... j'ai pensé que je devais faire quelque chose. Même si vous devez avoir des amis qui sont sans doute plus... proches et qui sont venus vous voir.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Dim 25 Juil - 17:06

-Oh, vous l'avez fait avec votre père. Ce cube est peut-être très très capricieux, mais... Je l'aime bien au fond, par contre, soit lui il ne m'aime pas, ou il a une drôle de manière de le montrer.

Le centaure trouvait cela un peu... Etrange de parler d'un objet comme d'une personne bel et bien là avec eux, qui pourrait même manger un moelleux aux amandes et réclamer une tasse de chocolat froid à grumeau, spécialité de la maison.
Abelio eu un petit sourire triste, et un peu désabusé. Elle était très gentille, elle s'était inquiété de lui, alors qu'il lui avait juste évité d'être en retard à son travail, et fait un peu la discussion chez Lindir...

-Si je vous dis, que ceux qui sont venus me voir, n'étaient pas vraiment des amis, plus des connaissances, des gens que j'emploie régulièrement pour quelques travaux dans la maison, et surtout pour mes fers... Mais qu'en réalité, aucun de ceux que j'ai pu appeler ami ne sont vraiment venu me voir... Me croirez vous ? Les seules personnes ayant montrées de l'inquiétude, et de la gentillesse enver moi, sont mon maréchal ferrand, sa femme, Esmir, mon dernier employé de maison. Et vous, alors que vous, je vous ai uniquement fait monter sur moi pour aller au temple, après une discussion dans l'auberge Fireicewolf. Et très franchement, cette histoire de rang, qu'est-ce que ça peu faire, je porte juste un titre, et encore en plus, seulement parce qu'n me l'a légué, je ne suis pas venu au monde avec. si mes parents ne m'avaient pas reccueillit, je ne serais qu'un centaure, vivant dans des plaines, ou mort qui sait...

Il regarda droit dans les yeux la charmante jeune femme assise sur le canapé pour bipède. Elle avait les joues rosit, l'air gênée, un peu perdue peut-être, mais c'était adorable. Elle avait même, un peu de chocolat, au coin de ses lèvres rouges.
-Donc arrêtez un peu, de dire que vous ne devriez pas vous trouver ici, parce que c'est un quartier de noble. Vous ètes une des personnes avec le plus de noblesse que j'ai pu croiser, et une de celles que je peux vraiment appeler "amie", et que je suis fier de vous considerer comme tel, même si on ne se connait pas beaucoup.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Lun 26 Juil - 0:14

Lillie sentit sa gorge se serrer. Ses mains autour de sa tasse se crisper. Elle déglutit péniblement en l'écoutant. Ses yeux rivés sur lui. Elle se sentit rougir doucement, jusqu'à la racine de ses cheveux. Elle devait avoir le teint d'une jolie tomate mûrie au soleil maintenant.
Elle avait même la tremblotte. Ce qu'il venait de dire, ça sonnait presque comme une déclaration. Presque. Parce que ce n'était pas une déclaration dans le sens où on l'entend bien sûr. Elle eut un sourire gênée. Incapable de prononcer un mot, comme plus tôt devant la porte.

-Vous avez dû... vous sentir bien seul.

Lillie-Grace cligna des yeux, et regarda ce qui restait de lait et de chocolat dans sa tasse. L'air soudainement triste. Elle avait connu ça, la solitude, quand il ne reste plus personne vers qui se tourner. Seulement des étrangers. Le moment d'abattement passa rapidement, avant qu'elle éclate d'un rire un peu nerveux. Ses boucles brunes bougeant au rythme de son rire. Lillie releva la tête, rivant des yeux malicieux sur le centaure.
-C'est trop d'honneurs et de compliments pour une seule personne ce que vous dîtes là. Vous allez finir par vraiment me gêner...
Elle eut un second rire, tout à fait joyeux, qui chassa sa gêne.
-Vous me connaissez à peine, et je vous connais à peine. Mais je vous aime bien. Et pour le rang... vous savez certaine personne sont très à chev-... euh très pointilleuses sur ce sujet. Une simple roturière n'a pas a frayer avec un bourgeois, ou un noble. Je suis contente que vous me comptiez parmi vos amis.

Lillie fit une révérence, quelque peu comique vu qu'elle était assise sur le bord du sofa. Elle reposa la tasse pour prendre un autre gâteau. Elle le fourra délicatement entre ses lèvres rouges, pour mâcher avec plaisir et contentement. Elle adorait tout ce que faisait cette petite boulangerie. Elle se dit qu'elle devait relancer la conversation avant qu'elle ne meurt.
-Dans ce cas, je crois bien que je vous emmènerai voir cette boulangerie. Si vous avez le temps. Vous aviez l'air assez occupé quand je suis arrivée...


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Sam 18 Déc - 16:05

Après un moment de silence suivant sa proclamation d'amitié envers cette jeune fille inconnue qui lui avait apporté des gâteau et un cube, la brunette rit, nerveusement, puis plus joyeusement qu'autre chose.
Lillie s'était détendue. Il avait remarqué qu'elle ne se sentait pas forcément à l'aise, mai sil fallait dire que dans sa hâte il l'avait faite entrer sans trop lui demander son avis, et sans prendre en compte le fait que ça ne se faisait pas forcément. Il se prit même à sourire quand elle commença à parler d'être à cheval sur les choses, puis qu'elle se soit reprise pour ne pas dire ça. C'est vrai que parler ainsi d'équidé devant lui en tournant ça à la dérision, aurait pu le faire monter sur ses grands chevaux. Mais il n'était pas ainsi, et trouvait même ça amusant ce genre de jeux de mots qui ne pouvaient faire effet qu'avec un centaure tel que lui.
-Vous savez, du temps, je n'ai plus que ça pour l'instant. Esmir est aux courses, et si je continue à essayer de compter et à éplucher des textes, je vais vraiment finir par sombrer dans une folie pleine de petits carrées de couleur lévitant partout.

Il put constater qu'elle avait finit son chocolat, lui aussi, et que des petits gateaux amenés, aucun n'avaient survécu.
Paix à leur âme, ils avaient été trop bon pour ce monde.
Il mourrait d'envie d'en reprendre encore. Comme il mourrait d'envie de faire durer cet après midi encore, et encore. Parce qu'il faudrait que Lillie reparte, puis qu'il se retrouve seul avec Esmir de nouveau, enfin, avec le cube aussi. Le cube, voudrait-elle le reprendre ou lui laisserait-elle ?
-Si vous voulez, nous pouvons y aller immédiatement. Un peu de marche me ferais du bien, j'ai les pattes engourdies, et si je ne bouge pas un peu je crois que je vais finir par devenir un centaure percheron. Je vous propose même de vous conduire, comme pour aller au temple la dernière fois. Qu'en dites vous ?


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Dim 13 Fév - 23:53

Lillie n'avait plus sa tasse pour se cacher derrière, et c'était bien dommage, embarrassée comme elle l'était. Abelio semblait vouloir tout découvrir, tout vouloir faire, dans l'immédiat. Et pour une raison inconnue, elle se sentait gênée. Elle se tortilla un peu sur son assise, et repoussa une de ses boucles brunes derrière son oreille. Un autre sourire fleurit sur ses lèvres, et un petit rire la secoua, quand Abelio confessa sa folie imminente, dû au cube facétieux, s'il ne sortait pas.

-Je comprend tout à fait. A moi aussi, il m'en avait fait voir des vertes et des pas mûres. Et parfois, il refusait simplement de se plier à ce que je voulais faire, le vilain cube.

Lillie-Grace ressentit alors une bouffée de fierté pour le travail de son père, et pour sa bonne idée. Finalement, elle avait fait quelque chose de bien. Elle en était assurée. Même si, le centaure se disait au bord de la folie, Lillie savait que se trouver de quoi s'occuper était le meilleur des remèdes. Et puis, il voulait aller voir la boulangerie. Sa petite boulangerie. Les pâtisseries l'avaient séduit. Elle poussa un petit soupir de contentement. Ce fut de courte durée. Rougissante jusqu'à la racine de ses cheveux, Lillie plaqua les mains sur ses joues.

-Oh non, je... je peux marcher. Je ne savais pas qui vous étiez ce matin là, mais si j'avais su...

Elle secoua la tête à plusieurs reprises, tout aussi embarrassée qu'avant. Elle se racla un peu la gorge, le temps de se remettre. Surtout qu'Abelio avait l'air de s'amuser, plus ou moins à ses dépens. Elle devait paraitre cruche, et tellement timide. Alors qu'elle avait voyagé sur son dos. Lillie décida qu'il était temps de se reprendre, et d'arrêter de rougir et de s'emballer pour rien ! Le résultat de cette résolution, fut un timide sourire, qu'elle esquissa, avant de poursuivre sans balbutier :

-Et puis, à force, je finirai par m'habituer. Et je finirai par ressembler à une jolie bombonne avec des boucles, roulant sur le chemin du temple. Ce ne serait pas très sérieux. Et puis, ce n'est pas très loin, et ça monte moins que la route pour aller au temple.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Mar 19 Avr - 21:37

Après l'attendrissement apporté par la timidité plus que visible de son invitée, et son refus de le laisser la porter pour la simple raison que si elle y prenait goût la rondeur bien trop importante la guétait. Le centaure eu un rire franc et amusé.
-Oui, en effet ça risque de devenir assez génant de rouler, et puis au niveau des vêtements ça doit être un csse tête immense. Mais rassurez vous sur quelques points, déjà je pense que vous resterez tout aussi belle en ressemblant à une bombonne à boucle. Et puis je jure que si vous finissez ainsi par la faute d'une addiction causée par moi, je vous aiderais à rouler jusqu'au temple. Sur mon honneur, chère demoiselle. Mais soit, vous préférez marcher, alors nous marcherons.

Abelio inclina le buste, comme pour une révérence. Mais là c'était plus un signe d'abdication. Son idée était rejetée, il admettait sa défaite. Il se releva de ses coussins et s'étira longuement, avant de s'ébrouer, comme s'il sortait d'un bain. Le but de la manoeuvre était plus de réveiller tout ses membres. Il tapa d'une patte avant sur le sol, avant d'aller enfiler une veste, puis de passer la ceinture qui lui servait à ranger ses affaires. Ca semblait trop voyant, mais un collectionneur comme lui n'allait pas se faire détrousser comme ça.
En effet la ceinture ne se laissait toucher que par ceux que son porteur jugeait digne de confiance. Les autres agrippaient du vide, et donc les voleurs ne pouvaient le voler. Ingénieux, et très utile pour quelqu'un n'ayant pas de pantalon pour avoir des poches dedans.
Il ouvrit la porte afin de laisser la jeune femme aux cheveux bouclés sortir.
-Je me rend compte d'une chose. Nous venons de passer un moment en tête à tête dans mon salon, en parlant de notre ami le cuve capricieux, mais pour ma part, je ne connais pas encore votre nom. Moi c'est Abelio.


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MessageSujet: Re: Demeure d'Abelio   Dim 7 Aoû - 14:31

Il venait de rire. Un frisson la secoua.
Lillie se sentit rougir de nouveau. Si c'était encore possible. Elle devait avoir la même teinte qu'une écrevisse depuis quelques minutes déjà. Elle avait même un petit peu chaud. Un instant, elle crut qu'elle l'avait peut être vexé, mais le Centaure s'inclina après lui avoir juré de l'aider si jamais elle devait être roulée pour monter jusque là haut. Mais si elle rougissait -encore - c'est que le compliment de ne lui avait échappé. Il la trouvait belle. Peut être ? Elle lui fit un sourire.

-Les marches pour monter là haut ne sont pas très adaptées pour... rouler. Et je crois que vous et moi aurions vite fait de redescendre en roulant justement.

Lillie-Grace se leva, et enfila son manteau. Elle vérifia par habitude, que son porte monnaie, façon tête de lapin soit bien là. Elle caressa les oreilles, un geste machinal qui avait pour but de la rassurer. En galant centaure, il lui ouvrit la porte pour la laisser passer.
Elle descendit les quelques larges marches du perron, où elle avait déposé des gâteaux toutes les semaines, ainsi que le cube, qui depuis, trônait fièrement sur la table basse du salon. Elle prit alors un peu le temps de regarder la cour, jusqu'à ce qu'il soulève un point important. Elle ne lui avait pas dit comment elle s'appelait, et lui non plus. Et l'appeler Monsieur le Centaure ne serait finalement pas très approprié. Il s'appelait Abelio. Elle se retourna, les mains dans les poches, plus à l'aise à l'intérieur.

-Et moi c'est Lillie-Grace, lui répondit-elle avec un grand sourire, mais tout le monde m'appelle Lillie. C'est plus court.

Elle attendit patiemment qu'il ferme sa porte. Elle patienta un peu le nez en l'air. Le soleil jouait un peu à cache cache avec les nuages. Enfin, avec l'altitude, il valait mieux avoir une veste sur soi à Dangweth. Lorsque Abelio fut à sa hauteur, elle lui décocha un deuxième sourire. Lillie se sentit un peu moins rouge, avec l'air ses joues en feu avaient le temps de refroidir. Et elle n'était pas dans une belle demeure où elle avait l'impression de ne pas s'accorder avec le décor. Contrairement à son cube, qui semblait y être bien à sa place.

-La boulangerie est un peu loin d'ici, et il faut monter un peu. C'est dans un vieux quartier, là où la ville commence à grimper sur la montagne, précisa Lillie, j'habite au dessus. Pas du quartier, de la boulangerie je veux dire.


[Hrp : je vous confie le déroulement du trajet dans les rues.]


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