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 Venez donc faire une escale...

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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Ven 7 Oct - 11:48

Ma situation était agréable.
Je me trouvé dans une auberge à l'air amical, avec une clientèle variée et qui sentait bon la mer. On saurait dit à Muina. De plus j'allais, en compagnie d'un homme qui, apparemment, ne voulait ni me tuer ni m'exploiter, retrouver Armenelos, ma ville natal. A cette pensé une vague de nostalgie me submergea.
Pour ne rien gâcher, la serveuse avait des formes plantureuses plus intéressantes, ses plats sentaient bons et de loin, et, je me faisait peu être des idées, mais elle me toisait d'un regard appréciateur.
Elle nous fit un magnifique sourire tout en nous servant. Je ne regardais même pas l'assiette, trop absorbé par la contemplation de la jeune femme. Puis elle nous demanda si nous voulions quelque chose à boire et je répondis seulement par une oscillation de tête.
Les paroles de mon compagnon me firent revenir sur terre. Je lui répondis sobrement : - "Duncan" avant de me m'intéresser finalement à mon assiette.
Cela faisait longtemps que je ne mettais pas sentie aussi bien, surtout que Mess se la fermé et ça, c'était des vraies vacances. Je n'avais à m'occuper de rien sauf de mon estomac et cela me suffisais amplement.
J'aurais du savoir que ça n'allait pas durée.
La situation commença à s'assombrir quand je compris ce qu'il y avait dans mon assiette.

Mess m'informe que la situation dégénéra par ma faute et non par la sienne mais je vous laisse maître de juger l'histoire par vous même.

Remarquant que mon assiette contenait de la viande et non du poisson, je m'en allai pour interpeller la serveuse quand Mess m'interrompit :

-"Si tu veux pas de ta viande, une deuxième part ne serait pas de trop pour moi, moricaud"
Sachant que de toute façon elle ne me serait pas remboursé je lui répondis alors, la tête encore dans les "nuages" de la serveuse :
-" Fait toi plaisir, sert toi."

J'avais à peine finis ma phrase que le loup sauta sur la table, saisit la viande et redescendit aussitôt. Action qui n'aurait pas dû, à priori, poser de problème mais, et c'est là que les choses se compliquèrent.
Un client de notre voisinage immédiat, surement plus éméché que les autres, poussa un cri de surprise. Ce cri fut, à mon avis, très mal interprété par son compagnon de table, surement aussi éméché que lui, qui, croyant sans doute à une attaque , se releva en dégainant son sabre.
Chose normal quand on a la moitié du monde pirate au fesse, je me relevai aussitôt, croyant moi même à une agression. Emporté par mon mouvement, je bousculai alors un autre homme qui le prit très mal, et essaya de me casser sa chope sur la tête. Il me rata mais pas le gros balèze qui se situait à côté de moi. Celui ne se demanda pas longtemps pourquoi il était recouvert de bière et envoya l'autre valser du côté opposé de la taverne. Je tiens à préciser que si un homme, ca vole plutôt bien, ça atterrit plutôt mal.
Et de file en aiguille, une bagarre générale éclata dans l'établissement.
Considérant qu'il était temps de partir, je me faufilai jusqu'à la serveuse, lui déposa dans la main une bourse "trouvé" dans la foule des belligérants. Esquissant un "Désolé pour le dérangement", je ne pus m'empêcher de voler un baiser à la demoiselle avant de m'enfuir, évitant surement une claque historique.
Retrouvant mon ami je lui lançais un : "On ferait mieux d'y aller" avant d'esquisser deux, trois pas d'évitement en direction de la sortie.


HRP :La suite ici ou là


Dernière édition par Nim Draug le Sam 5 Nov - 10:09, édité 1 fois
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Kalem
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Ven 7 Oct - 13:07

Lui non plus ne s'attarda pas loin de son assiette bien longtemps, me donnant furtivement son nom avant de commencer à avaler son repas. Duncan, ça lui collait bien, et j'esquissai un furtif sourire avant d'ouvrir grand la bouche et d'y enfourner une nouvelle fourchetée bien garnie de légumes. Un délice.
Cependant, dans le cadre si "charmant" de cette île, un établissement aussi attrayant soit-il ne devait pas manquer d'animation, poussée par la majorité de dockers aussi fort que stupide qui pouvait s'emporter pour un rien. Et mon cher ami apporta le rien qu'il manquait pour pimenter notre situation, même si ce fut très certainement involontaire ; le résultat étant une salle remplie de pirates avec un QI d'éponge, et les même propriétés, employées à absorber de l'alcool jusqu'à être bien imbibé.
Et bien entendu, nous étions mêlés aux festivités. Pour ma part, je ne tenais pas à jouer des poings, et je n'avais pas fini mon assiette. Je restais donc assis, me dépêchant, mais sans me sentir inquiéter par le chaos ambiant ; j'avais ma petite parade à ce genre de désagrément...


Conflit ouvert déclaré. [ANALYSE EN COURS] Non dirigé vers le créateur, ne tuer personne. Arme(s) à disposition : épée ; poings ; griffes. Épée trop dangereuse. Option(s) : fuir ; se défendre. Créateur encore assis, fuite non envisageable. Posture défensive. Protéger le créateur jusqu'à avoir d'autres ordres. [PROTOCOLE DE SÉCURITÉ ACTIVÉ] Ne pas tuer, uniquement neutraliser/repousser ; ne pas utiliser les griffes.

Derrière moi, le bruit du métal, qui avec fracas s'abattait sur ceux qui m'approchait de trop près, les envoyant au tapis avec une certaine aisance qui n'était pas pour me déplaire ; je ne pouvais qu'être fier de ma création en cet instant... Je vis revenir mon ami, qui se déplaçait non sans une certaine facilité dans le maelström qui nous entourait, m'enjoignit de sortir au plus vite de l'endroit, et après avoir repris une dernière bouchée, j'abandonnai avec regret mon plat...
Après m'être levé, avec un petit sourire, je frappa dans mes mains deux fois, avant de dire une chose en souriant largement.

"Aeril... fraye-moi un chemin jusqu'à la sortie s'il te plait."

Avec un grand sourire des plus satisfait, je regardai mon armure de combat se placer devant moi, et avancer en écartant avec la délicatesse d'un garman en train de charger, créant ainsi un chemin jusqu'à la sortie que je suivis de près.

"La porte Aeril."

Là par contre, je n'étais plus aussi fier que précédemment, en voyant Aeril défoncer la porte. Il fallait vraiment que je trouve un moyen de la rendre un tout petit peu plus intelligente... Une fois à l'extérieur, je retrouvai mon compagnon de voyage, pour m'enquérir de notre futur destination.

"Alors, comment allons-nous partir de cet île si... accueillante ?"
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Calant
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Dim 16 Oct - 23:12

L'aubergiste était jusque lors tranquillement dans sa cuisine. Il remuait les plats, goutait un peu les sauces qu'il venait de finir pour savoir s'il manquait quoi que ce soit, tout en préparant aussi trois plateaux garnis, soit au moins six repas, et sortant un parchemin de vaisselle pour l'avoir sous la main quand les nombreuses assiettes vides reviendraient de la salle. La viande partait à une vitesse folle, même si il restait les irreductibles amateurs de poissons, qui trouvaient plus saint de manger quelque chose de fraichement pêché.
Rien de bien affolant ne se passait, sauf le coup de feu qui arrivait à grand pas, qui signifiat beaucoup de commandes à préparer d'un coup. Mais ça il en avait l'habitude, et savait même le gérer seul, donc l'affolement n'était pas un sentiment qu'il pouvait ressentir dans ces moments là.

D'un coup tout se dégrada.
Des éclats de voix se firent entendre encore plus forts, des hurlements indignés, des cris de douleur, des bruit de tables tombant ou se renversant accompagné par le bruit de la vaisselle se brisant sur le sol. Et pour couronner le tout, un gars maigrichon fut lancé sans ménagement dans sa cuisine, couvert de bière et beuglant comme un porc à l'abattoir. La voix de Luaine perça toutes les autres, l'appelant au secours. Calant se tourna brusquement, les yeux complètements noirs, et la peau grisonnante. Le pauvre type se figea et blanchit à vue d'oeil. Il recula jusqu'à se cogner contre le comptoir, et se colla au bois comme s'il avait envie que se dernier l'avale.
L'aubergiste était plus qu'énervé, et ne contrôla plus une part de lui même. En deux enjambées il fut derrière son comptoir, et il pu voir des pirates ivres se tabasser les uns les autres, brisant son mobilier. Sa rage redoubla quand il vit des filles se battre aussi, mais certaines se coller aux murs pour éviter les coups en se protégeant le visage, et pour finir le trou béant à la place de sa porte. Ses yeux noirs cherchèrent Luaine qui esquivait et répondait aussi quand on s'approchait trop.
Un poing recouvert d'une carapace grise s'abattit sur le comptoir, et fit trembler le bâtiment, et la voix du Kraken se fit entendre de manière nette.

-ON SE FIGE !

Son ordre fut suivit à la seconde même où le dernier mot se finissait. Tout les regards s'était tournés vers lui, et pas mal de visages avaient blanchis. Calant à demi entre l'humain et le Kraken, souffla profondément pour éviter de détruire sa propre auberge dans un accès de rage. Enfonçant un peu les griffes dans le bois du comptoir qui serait à réparer, il reprit la parole.

-Les gars. Je vous veux tous à quatre patte, à ramasser la moindre miette de nourriture, le moindre éclat de verre, du sol de MON auberge. Fouttez vous ce que vous ramassez où vous voulez, mais je ne veux voir ça trainer nul part. Après vous allez me remettre mon mobilier en état sans tarder, et d'abord présenter vos plus plates excuses à toute femme qui a été impliquée dans ce fouttoir. Et avant que l'idée traverse la tête de qui que ce soit, celui qui me règlera pas ce qu'il a commandé, va passer les heures les plus pénibles de sa vie.

Les hommes hochèrent tous vivement la tête. Visiblement ceux qui était saoul avaient déssaoulé d'un coup. Ils présentèrent tous un peu en même temps leur excuses aux filles de joies, aux femmes pirates, à Shamrock, se répendant en excuses tout en se baissant pour donc ramasser les dégats. Calant se fraya sans aucun mal un chemin jusqu'à sa belle serveuse, et pas parce qu'il avait deux tentacules qui marchaient en plus de ses jambes.
Il posa sa main non griffue sur l'épaule.

-Ca va Luaine ?


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Shamrock
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Dim 27 Nov - 22:32

Shamrock servait trois prostituées qui venaient souvent à la taverne avec leurs clients, parce que les chambres étaient propres, et qui si elles avaient un problème, Calant accourait, et jetait l'emmerdeur par la fenêtre. Elle posa les trois assiettes fumantes, eut le temps de cligner des yeux, et de plaisanter avec une des femmes, quand la taverne devint un vrai champ de bataille.
Elle n'avait pas vu comment ça avait commencé, pas plus que l'enchainement de coups malencontreux qui avaient évolué en baston générale. Elle était courageuse, mais face à une bande hors la loi déchainée, Luaine n'avait d'autre choix que de battre en retraite, sa paire de ciseaux ne serait pas suffisante pour qu'elle puisse se défendre dans une telle confusion. Elle jeta un coup d'oeil affolé aux cuisines, quand un tête se plaça devant elle, le pirate au loup venait l'embrasser, et de lui coller une bourse dans sa main libre.

Les ciseaux dorés lacérèrent le vide, manquant leur cible, mais faisant reculer un autre pirate qui avait essayé de l'approcher. Shamrock chercha des yeux l'enfoiré qui venait de lui voler un baiser, et vit l'armure défoncer la porte, le voleur et sa bestiole s'engouffrant à sa suite à l'extérieur. Une bouteille passa près de son oreille, allant s'écraser sur le mur, explosant, répandant débris de verre et alcool sur les trois femmes derrière elle, qui glapirent. La Brownie fit ce qu'elle aurait du faire dès le début : appeler son kraken de patron.

-CALANT ! AU SECOURS !

Se faisant, la brownie attrapa une des filles par le bras, plantant ses ciseaux dans l'avant-bras d'un marin, dont elle vit seulement la main noire de goudron, et le sang rouge jaillir quand elle retira ses ciseaux. Cela ne dura que l'espace de quelques secondes, et le temps se figea, l'auberge trembla, et la voix inhumaine du Kraken retentit, faisant battre ses tympans. L'assemblée se figea, certains se figeant une bouteille à la main, au dessus d'un crâne, les filles collées contre les murs, ou recroquevillées sous des tables, ou en train de battre un type, d'autres en pleine empoignade. Luaine s'était figée aussi, soulagée. Regardant autour d'elle, la serveuse vit des visages plus livides que celui d'un cadavre, d'autres exprimant le soulagement, notamment chez les filles qui se vendaient, c'était mauvais pour le commerce d'avoir des bleus sur la figure, ou une balafre. Elle même baissa ses ciseaux, lâchant la fille qu'elle avait tiré en arrière, lui demandant si elle allait bien. Réponse affirmative. Autour d'elle, des hors la loi indomptables, à quatre pattes, ramassant des morceaux, d'autres remettant des tables et des chaises sur leurs pieds, et à leurs places.
Calant fut à coté d'elle, lui posant la même question que celle qu'elle venait de prononcer.

-Ça va, j'ai connu pire. J'ai du taillader quelques personnes je crois.

Luaine se fendit d'un sourire, avant d'embrasser rapidement Calant sur les lèvres. Amusée, elle regarda son apparence, les deux tentacules, une moitié de corps transformé. Elle se saisit de la main griffue, la porta à la hauteur de son visage.

-Une manucure serait pas du luxe.
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Alycia et Drex
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Lun 19 Mar - 20:13

La journée semblait bien amère aux yeux du Kitsune, après une matinée maussade il n'avait même pas pu s'amuser avec le jeune mousse, qui n'avait pas l'air de mentir en affirmant faire partie de l'équipage de Flint. Le danseur s'était donc résolu à s'excuser et laisser le gringalet s'en aller en courant, ce qui lui déplaisait un peu. Au moins avait-il gagné une bouteille, une maigre compensation pour un après-midi qui s'annonçait bien ennuyeux. Mais il ne voulait pas se laisser faire, prenant son courage à deux mains Drex se mit en marche pour le seul endroit capable d'exorciser le goût des mauvais jours : une taverne ! Et pas n'importe laquelle, la meilleure de Tolceleg, où l'acrobate à queue touffue avait l'habitude de se rincer le gosier et montrer aux charmantes demoiselles de l'île qu'il était un tombeur, en tout bien tout honneur... sauf si elles étaient partante pour laisser l'honneur de côté une fois arrivées chez lui.
Un regain d'assurance empli les poumons de Drex, qui d'un pas léger prit la direction de l'établissement qui avait aiguisé son appétit de boisson et de conquêtes. La taverne des abordages avait toujours été sa destination favorite les soirs où il souhaitait décompressé après une dure journée, ou simplement pour s'amuser, voir n'importe quelle autre occasion valable de s'en jeter un avant de rentrer, suivant d'un second verre, d'un troisième et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il se réveille le lendemain matin dans un lit quelconque avec ou non des souvenirs de la veille, parfois une bouteille a ses côtés, et très souvent une charmante demoiselle.

Drex constata une chose étonnante en arrivant devant la porte de la taverne, où plus exactement l'embrasure devant contenir une porte qui avait été nous seulement dégondée mais aussi jeté plus loin, comme si quelqu'un l'avait défoncée. Pour avoir parfois participé à des rixes entres buveurs, le danseur savait que Calant supportait assez mal que l'on abîme son établissement, et le responsable devait certainement manger avec une paille pensait le jeune Kitsune vêtu de noir en voyant les clients finir de mettre les tables et les chaises encore en état en place, et ramasser les morceaux d'assiettes, de verres et de nourritures. Voyant cela, Drex s'avança, la queue se balançant avec un peu d'impatience, les lèvres pincées avec dédain et le regard insolent.


-Et bien Calant, tu fais travailler tes clients ? C'est scandaleux. Clama-t-il bien haut. A moins que tu ne te fasses trop vieux pour t'occuper toi-même du ménage ?

Le visage du renard blond se fendit d'un sourire, puis il se pencha afin de ramasser délicatement quelques morceaux de verre qu'il posa sur la table la plus proche, afin d'aider autant que d'éviter de se blesser, se déplaçant pieds nus le danseur devait faire attention. Il slaloma entre les débris couvrant le sol afin de gagner le comptoir, et d'un bond il se retrouva assis à même le zinc, tourné vers la salle. Cependant, quand son attention se posa plus en détail sur le tenancier, Drex paru tout d'abord effrayé, étonné, puis peu rassuré avant de se ressaisir, et comme pour excuser d'avoir pris le comptoir pour asseoir son séant il balaya d'un geste élégant la surface du comptoir de sa queue à laquelle il portait pourtant un soin admirable. Un sourire gêné vint ajouter à ses excuses silencieuses, que le Fey ne prononcerait jamais à voix haute, principalement par fierté.
Son regard quitta le tavernier, dont l'apparence témoignait d'un changement de forme partiel induit par la colère, et probablement personne ne voudrait qu'il le finisse, alors le danseur jugea qu'il valait mieux mettre de côté la carte de l'humour mordant.


-Je n'ose pas imaginer le sort que tu as réservé à ceux qui ont mis ton respectable établissement dans cet état. Marquant une pause, il regarda la salle. Tu devrais te calmer, sinon tu pourrais faire encore plus de dégâts, même si voir l'endroit dans cet état doit te rendre malade. Pour ma part je me sens tout aussi mal, et un bon remède ne serais pas de refus ; je sais que tu as de quoi guérir tout les maux du monde. Allez, on va trinquer aux funérailles des fauteurs de troubles !


Alycia et Drex

¤ Danseuse à la voix d'Ange & artiste au cœur enflammé ¤
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Calant
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Jeu 3 Mai - 10:40

Calant ne pu que sourire à la reflexion de Luaine sur les "ongles" de sa main kraken. Mais ce qui l'avait fait sourire en premier lieu était le fait que sa serveuse avait du taillader quelques personnes lors de la cohue. Sa main grise inversa les rôles et prit celle de la brunette sur laquelle il déposa un baiser.

-Je t'adore toi tu sais ? Même plus. Mais désolé pour la manucure, je dois refuser, un kraken aux ongles limés et peints ne serait pas crédible. Quoi que, tu crois qu'un peu de noir et une ligne rouge en travers ferait un bel effet ?

Une voix qu'il connaissait pour être celle de l'un de ses habitués s'éleva, se plaignant du traitement qu'il infligeait à ses clients. Un regard neutre à tendance tout de même colérique alla vers la Danseuse, qu'il surnommait aussi le Frimeur, l'Anguille, et Serpillère quand il était bien attaqué par l'alcool et que sa queue nettoyait le sol derrière lui. Des surnoms donnés principalement parce qu'il y avait plus d'un moment où le kitsune le gonflait purement et simplement. Mais c'était quand même un gars que l'aubergiste appréciait, après tout les insultes entre lui et Flint étaient légions sans pour autant qu'ils se haissent. D'un bond il posa son postérieur sur son bar, ne semblant pas le moins gêné du monde. Enfin, un regard vers l'Aubergiste le fit changer d'expression, devenant un peu pâle, puis lui faisant balayer le dessus de son bar avec un air de chien prit entrain de grignoter le pied d'un meuble.
Pour une fois le kitsune ravala ses reflexions, et parla bien plus sérieusement. Tant mieux, rien que de l'avoir vu fiches ses fesses sur son bar l'avait remit un brin en colère. Il soupira, et lâcha la main pour s'avancer vers le kitsune. Il l'atrappa par le col et la lisière du froc avant de le coller sur une chaise sans ménagement, mais sans non plus y aller trop fort. Il allait pas péter lui même son mobilier, il en avait déjà assez fait avec le coin du bar.

-Déjà, avant de souligner l'état de mon auberge tu fous pas ton cul sur mon bar même si tu l'dépoussière avec ton plumeau à poil. Et au risque de te choquer j'ai pas eu le temps de les choper ceux qui m'ont foutu ce bordel. Mais crois bien qu'ils trépasseront à la seconde ou je fiche la tentacule dessus. Ou pas à la seconde, très lentement.

Un de ses tentacule alla prendre deux verres derrière le bar, et une bouteille de rhum. Il servit le kitsune et s'enfila aussi un verre. Alors qu'il posait son verre sur le bar, et enjambait un type qui ramassait ce qui devait être une assiette, il retourne vers Luaine, se retournat brièvement vers la Danseuse.

-Et j'te préviens, c'est pas offert par la maison. S'adressant à présent à sa serveuse il eu l'air de mailleure humeur, Tu pense que tu pourrais jouer un peu les infirmières ? Au moins pour les filles, c'est pas top pour le métier que d'être amochées. Et les gars... Si ils sont sagent, et que c'est grave.


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Shamrock
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Jeu 3 Mai - 18:35

-Je pense plutôt que le vernis ne tiendrait pas avec l'eau de mer, sans compter le fait que tu dois déchiqueter des coques, arracher des mats, et puis après, il y a aussi tous les gestes à faire en cuisine. Non le vernis finirait par s'écailler...

Shamrock avait fait ses observations de façon très sérieuse, avant de se fendre un sourire. Elle rougit presque de plaisir lorsque Calant lui fit un baise main, voila qui faisait comme dans les histoires d'amour que racontaient les ménestrels.

-Et moi aussi je m'adore. Je suis géniale.

La brownie fut interrompue par l'entrée d'un Kitsune, qui déboula donc en plein chantier. Pirates, hors la loi, et filles de joies, remettaient le mobilier en place, quand il ne s'agissait par d'aller en faire du petit bois, parce que une chaise ou une table était irrécupérable. La situation avait vite dégénérée, et dans la cohue, elle s'était fait voler un baiser. Elle jura par Virva la Capricieuse d'arracher les bourses du voleur, de les faire frire, et de les lui faire bouffer. Entre autres. Mais sa vengeance serait terrible, même les gars au dispensaire à Muina, n'avaient pas osé faire plus que lui peloter les fesses, ou d'effleurer soit disant par accident ou mégarde sa généreuse poitrine. Elle décida de taire l'incident pour le moment, parce qu'elle n'était pas certaine de savoir comment Calant réagirait. Autant éviter qu'un kraken haut de dix mètres perce le toit de l'auberge. Les réparations seraient plus coûteuses. Luaine grimaça en voyant le Kitsune s'assoir sur le bras, elle sentit immédiatement Calant-semi-Kraken se hérisser à coté d'elle. Elle attendit, un peu anxieuse, avant de rouler des yeux en le voyant ingurgiter cul sec un verre de rhum. Elle savait qu'il ne se calmerait pas avant que la porte ne retrouve sa place d'origine, et que le mur de bois soit à nouveau complet. Elle se pencha vers une des filles qui évitait de marcher sur du verre.

-Tu saurais pas où trouver un charpentier ? Ou un quelqu'un qui s'y connaissent en réparation de porte ? Pour Calant.

-Sûr Shamrock que j'en connais des loups du chantier. J'imagine que l'patron voudra que ça soit fait rapid'ment. Si ça peut l'calmer un peu. J'aimerai pas finir en amuse-gueule. J'vais t'en chercher un ma jolie, t'inquiète donc pas.

-Merci euh... ?

-Gilly, je m'appelle Gilly Longues-Jambes. Je reviens d'ici quelques minutes.

-Merci Gilly, dit à ceux qui viendront qu'ils auront droit à une tournée gratuite. Si ça peut t'éviter de devoir bosser.

-Gilly, pas que ça me dérangerait d'le faire pour l'patron, il a toujours été fichtrement gentil avec nous les filles. Jamais un coup, pas une insulte, un vrai galant. Tiens, ça sonne comme son nom.

Luaine eut un sourire en regardant la prostituée slalomer entre les clients qui s'activaient à remettre l'auberge en état. La grande jeune femme sortit par l'énorme trou qu'il y avait à la place de la porte, avant de descendre vers le port. L'aller retour prendrait peut être une demi-heure ou plus, le temps que Gilly trouve un gars, et remonte avec lui. Elle même alla en cuisine chercher une paire de balais. En passant, Calant l'interpella.

-Je peux faire ça oui. Après tout, j'étais infirmière avant d'être serveuse.

Et voleuse avant d'être infirmière ajouta-t-elle pour elle même. Collant les balais dans les grosses pattes de deux gars, elle leur désigna le sol jonché de débris et de nourriture gâchée, la viande rouge de l'Ëarthaë, pourtant si rare, n'avait parfois pas échappé au massacre. Elle leur indiqua ou se débarrasser de ce qu'ils allaient ramasser, autrement dit, de tout mettre en tas près de la porte, avant de tout jeter dehors. Tolceleg ne bénéficiait pas de système d’égouts comme dans les grandes citées. Pas que Shamrock les ait vu de ses yeux, mais un des gars qu'elle avait soigné, lui avait dit qu'il s'était échappé en rampant dans la fange des autres, pour éviter de se faire choper par les gars de Brulefouet, le terrible amiral. La petite Brownie repassa en cuisine, et remonta jusqu'à sa chambre, pour y prendre ses affaires, sa paire de ciseaux, un gros flacon de désinfectant, avant de redescendre et prendre la boîte métallique qui renfermait la trousse de secoure de Calant. Les accidents en cuisine, ou un pirate blessé débarquant ici, comme Flint hier, ça pouvait arriver. Elle posa la lourde boîte sur le comptoir, dans un bruit presque fracassant. La Brownie tira un tabouret pour elle, et un deuxième pour ses patients. Se perchant sur le tabouret, elle annonça à la cantonade :

-Que toutes celles qui ont été blessées, ou qui se sont pris des coups, viennent me voir. Ordre du patron. Et pour les gars, toujours ordre du patron, pas de soins sauf si c'est grave, ou si vous êtes sage. Autrement dit, bougez vous et remettez moi cette salle en état !

Une toute jeune fille se présenta la première, tenant son bras droit. Une prostituée plus âgée se tenait à coté d'elle, expliquant à Luaine que la môme parlait pas, elle s'était marché dessus, et elle s'était pris un coup de couteau, rien de grave, mais ça saignait quand même. Luaine examina la plaie, et dut déchirer complétement la manche de la robe, qui de toute façon, était trouée. La fille était pâle, et semblait encore choquée. La prostituée, appelée Nyla, expliqua qu'elle et la môme s'était retrouvée juste derrière les deux qui avaient commencé. La Muette, s'appelait simplement la Muette, ou la Silencieuse. L'contraire de Parlotte, sa sœur jumelle, qui cassait les pieds à un marin qui oubliait des morceaux en cours de route. Luaine versa du désinfectant sur l'estafilade, tenant fermement le poignet de la Muette, qui essaya de le retirer.

-Désolée, je sais que ça fait pas du bien, mais faudrait mieux pas que ça s'infecte, ça fera encore plus mal si non, après. Là, bouge pas, c'est fini. Je vais juste te faire un bandage. Faudra que tu le changes régulièrement, et que tu laves bien la plaie, pour éviter l'infection. Tu comprends ? Si tu sais pas, reviens me voir, je le ferais pour toi.

Luaine se tourna pour prendre des compresses, et de la bande, elle découpa d'un coup sec de ciseaux la bande, juste la longueur qu'il fallait, et termina rapidement son ouvrage. Elle se dit que la pauvre fille avait bien besoin d'avaler quelque chose, pour se remettre. Elle se retourna vers Calant, qui était toujours près du Kitsune, juste à coté d'elle.

-Gilly Longues-Jambes est partie chercher un charpentier, peut être deux, enfin, ce qu'elle trouvera, pour la porte. Je lui ai dit de dire qu'ils auraient droit à une tournée gratuite, s'ils faisaient le boulot. Pour lui éviter de devoir faire des heures supplémentaires avec eux. Dis, tu pourrais préparer quelque chose de chaud, elle est pas très bien.
En voyant la tête de la jeune fille, Luaine constata qu'elle était pâle parce qu'elle était morte de trouille. La Muette avait les yeux ronds, et elle dévisageait Calant. Elle non plus ne devait pas savoir qu'il était le Kraken, alors évidemment, Shamrock pouvait comprendre qu'elle soit dans cet état. Elle même avait failli se faire dessus la première fois. Elle grimaça.

-Si tu pouvais ranger tes appendices, tu lui fous la trouille à cette pauvre gamine. Où est donc passé l'galant de ces dames ? Tu vas perdre des points auprès des filles. C'est pas bon pour le commerce.
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Alycia et Drex
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Jeu 3 Mai - 22:22

Le Kitsune se laissa faire sans protester lorsque le tenancier le souleva pour lui coller le postérieur sur une chaise, après tout il l'avait un peu cherché, sans pour autant se douter que Calant avait les nerfs dans cet état. C'était de bonne guerre, et Drex savait pertinemment qu'il n'allait pas se risquer à abîmer plus encore son établissement pour passer ses nerfs, et encore moins nuire à la santé d'un de ses fidèles clients, à part peut-être avec une cirrhose au bout d'une certaine régularité dans la consommation, mais ce ne serait pas vraiment la faute du serveur dans ce cas. Drex ne s'en faisait pas pour ça, il ne buvait pas beaucoup comparé à d'autres, même si ses soirées arrosées occasionnelles étaient parfois mémorables. A n'en pas douter le danseur savait s'amuser.
Calant lui renvoya la balle quant à la présence de son derrière sur son comptoir, et le jeune homme s'avoua vaincu. Pire, il fut choqué d'apprendre que les responsables s'en était tiré. Quoi que choqué n'était pas vraiment le bon mot, mais la surprise qu'afficha Drex était réelle, il savait pour l'avoir vu que le tenancier n'était pas du genre à blaguer dès qu'il s'agissait de son respectable relais gastronomique. Mais pour le reste il était très sympathique, et ils s'envoyaient des piques très souvent, avec beaucoup de répartie. Il y avait aussi une certaine rivalité entre eux, et pour cause, Calant aimait bien les demoiselles, sans doute autant que le danseur. Malgré tout Drex appréciait le tenancier, dans la mesure ou il avait un verre devant lui.
Ce dernier arriva bien vite, avec un second pour son tentaculaire ami, ainsi qu'une bouteille de rhum. Que demander de plus ? Calant précisa tout de même que ce n'était pas offert. Vu l'état du mobilier et l'absence de porte qui devait fortement jouer avec les nerfs du barman, le danseur s'y attendait.


-Je n'oserai pas en demander tant. Pas aujourd'hui...

Il attrapa son verre et sirota lentement le liquide alcoolisé en regardant les autres s'affairer à remettre la taverne des abordages en état. L'espace d'un instant Drex se demanda s'il allait les aider ou non. Bien sûr que non, il n'allait pas le faire, si encore il était responsable ou même avait été pris dans la bagarre -ce qui n'aurait pas été étonnant- le Kitsune aurait fait des efforts, mais arrivé après les faits et venu se détendre... hors de question. Et puis il avait utilisé sa queue pour faire les poussières, ça suffisait amplement. A cette pensée il ramena sur ses genoux son appendice à poils blonds et caressa avec soin la fourrure pour en enlever la poussière et la garder très propre. S'il y avait bien une chose avec laquelle il ne plaisantait pas, c'était l'hygiène, et encore plus celui de sa queue touffue qui plaisait aux dames pour son incroyable douceur sensuelle quand la fourrure de renard glissait sur la peau nue avec délicatesse.
Laissant ses pensées de côté il écouta la serveuse revenir vers Calant avec une autre charmante damoiselle, qui était un peu blême, et elle comprit vite pourquoi en constatant les quelques caractéristiques de kraken qu'avait le tenancier. Drex pour sa part avait vu pire, et s'il avait été surpris, un verre de rhum avait le don de lui faire passer l'envie de s'étonner sur autre chose que l'allure étrangement rapide à laquelle l'alcool descendait. Le commentaire de Shamrock le fit tout de même tilter, et finissant son verre il ne put s'empêcher de glisser un "petit" commentaire...


-Heureusement que je suis là pour relever le niveau... Il continua à lisser sa queue soyeuse avec un léger rire, en regardant les tentacules du tavernier. La fourrure est tout de même bien plus élégante que cette texture caoutchouteuse...

Un sourire éclaira son visage. C'était de bonne guerre, et Drex espérait que l'alcool ainsi que leur petite rivalité lui ferait passer sa fureur et l'inciterait à se détendre avec un peu de répartie.


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Calant
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Dim 17 Juin - 17:32

Calant regardait l'agitation qui remettait en état son auberge. Ses yeux scrutèrent les murs, analysant les dégats. Son bois avait été bien arraché par l'armure qui avait plus qu'ouvert sa porte, enlevant le chambranle et une partie de la coque avec lui. Quelques morceaux pendaient encore lamentablement. Il enragea une nouvelle fois, grognant presque, la salle de l'auberge, ses appartements et ceux de Luaine étaient faits dans son bateau. Le Scarlet était cette épave qui abritait chaque jour les gens de l'ile, et il avait eu le droit à un trou plus énorme que celui fait par un boulet de canon. Des envies de se faire une nouvelle cocotte et une poele en armure le démangeait, et une tête de voleur et une de drow feait si bien dans la salle, au dessus de la cheminée devant laquelle la peau du loup serait étalée.
Shamrock se tourna vers lui, arrêtant quelques instants de soigner les filles, pour lui parler. Quand elle mentionna Gilly, le visage de l'aubergiste s'éclaira d'un sourire et se décrispa aussi. Il avait la prétention de connaître toutes les filles se vendant de l'ile, certaines plus intimement que d'autres même si toutes passaient par ses chambres. Il leur garantissait des chambres impeccables, un service de gros bras si il y avait le moindre problème avec leur client, et en embauchait certaines pendant quelques temps quand toute l'ile décidait de venir chez lui, ou quand suite à un désagrément elle ne pouvaient plus se vendre quelques temps.

-J'leur offre même trois jours de gratuité dans l'auberge s'ils me remettent tout en place comme si s'foutoir n'était jamais arrivé, ce bâtiment, c'est presque toute ma vie. En tout cas, meci d'avoir demandé à s'qu'on trouve des gars pour la porte, comment j'ai pu me passer de toi avant.

La Muette avait en effet une petite mine, mais ses yeux ronds et effrayés ne semblaient pas l'être par ce qui s'était passé, mais plus par ce qu'elle avait sous les yeux. Sa serveuse lui en fit la remarque en mettant l'accent sur le fait qu'il n'était pas taillé pour rassuré, et qu'il perdait des points auprès de la gente féminine. Et immédiatement après la Danseuse lui fit la remarque que ces choses caoutchouteuse étaient plus disgracieuse que son plumeau à poil. Ce fut avec un sourire torve que Calant répondit tout d'abord au Kitsune.

-Ouai, ça fait moins joli que ton plumeau poilu, mais tu ne peux même pas imaginer toutes les utilité que peuvent avoir ces appendices. Surtout dans l'intimité, Luaine pourra te le confirme, mes tentacules font des merveilles.

Se tournant vers la muette, il arbora alors un sourire tendre, et soupira profondément, afin de reprendre une forme bien moins effrayante. Ses tentacule se résorbèrent, sa peau retrouva le beige humain qu'elle avait eu à sa naissance, il n'eu plus de griffes, mais il était facile de voir que sa chemise était à demi présente, le coté ou son bras et sa peau s'était recouverts de carapace étant déchiré, et que de son pantalon il ne restait plus que le haut, et en mauvais état. Mais rien n'était déballé. La Silencieuse n'avait pas perdu son air effrayé, enfin il était ammoindri uniquement.

-Hey, allons ma petite Silencieuse, je suis le Kraken depuis bien longtemps tu sais, donc c'est pas parce que j'ai eu cette apparence tout à l'heure que je suis plus l'même. Tu t'souviens ? Quand tu as comencé, un de tes client avait voulu franchir les limites en profitant qu'tu sois nouvelle et je suis venu pour te tirer de la, j'ai jamais fais de mal à une femme, et je ne vais pas commencer maintenant.

Obtenant un hochement de tête un peu plus assuré, et un peu de couleur sur les joues de la jeune fille, Nyla rajouta qu'en plus elle ne devait pas être assez grosse pour faire un repas consistant. Calant rit un peu, et s'empressa de rassurer la jeune fille en expliquant qu'il ne mangeait pas les gens. Enfin, pas de manière spontanée ou en demi transformation, mais ça il le garda pour lui. Prenant la main de la Silencieuse, il l'entraina alors en cuisine.

-Viens donc ma belle, tu va me montrer ce que tu veux à manger.

-


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Shamrock
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Sam 30 Juin - 15:05

Shamrock haussa les épaules, avant de sourire largement, ses yeux verts étincelants.

-Tu ne pouvais pas te passer de moi, seulement tu ne le savais pas encore, Calant. Tu le diras toi même aux gars, pour les jours de gratuité. Mais je suis sûre que Gilly a tous les arguments pour les faire venir.

Jetant en suite un coup d'oeil au Kitsune, qui devait être persuadé d'être le tombeur de ces dames, Luaine eut un petit sourire en coin, avant de soupirer, non pas de lassitude, mais plutôt de contentement.

-Tu n'as même pas idée, de combien ces tentacules peuvent être merveilleux, et très, très utiles. Et surtout, pour ce genre d'activité, ça à l'avantage de ne pas laisser des poils collés partout.

En voyant la tête que tirait La Muette maintenant, Shamrock éclata de rire. C'était de notoriété publique que la serveuse de Calant était chasse gardée. D'abord parce que la dite serveuse avait déjà cassé des dents à Muina, et comptait bien continuer à Tolceleg en cas de comportement abusif, et parce que le patron veillait au grain. Ajouté à ça, que c'était le Kraken, et personne ne venait emmerder Luaine. Elle fit un clin d'oeil à la jeune prostituée, qui finalement dévisagea Calant.

-Ah ! s’esclaffa Nyla, et en plus, il semblerait que le Kraken ait déjà quelqu'un à se mettre sous la dent, vas-y donc ma petite, profite, l'patron cuisine bien. Et t'as rien à payer cette fois-ci.

La Silencieuse suivit alors Calant en cuisine, laissant Luaine pour surveiller la salle. Une seconde fille s'approcha, avec une lèvre fendue, et les phalanges abîmées. Celle là, Shamrock la connaissait bien, elle trainait souvent sur le marché. Zeïna était, comme Nyla, originaire de l'Andanorië. Elle présentait la peau veloutée et café au lait de la région de Fendassë, les épais cheveux noirs et soyeux, des yeux de biches, une bouche pulpeuse, et une poitrine qui n'avait rien à envier à celle de Luaine. Zeïna était aussi une forte de tête, et elle, n'avait jamais de problème pour dissuader les hors la loi violents de s'en prendre à elle. Elle cognait aussi dur qu'eux. Sa robe bleue était tachée par des gouttes de sang, et ce que Shamrock identifia comme étant de la sauce au curry.

-Assied toi Zeïna, je vais soigner ta lèvre et tes mains.

-Ouais, parce que, ça commence à faire mal. Et le goût est désagréable.

Hochant la tête, la petite brownie se retourna, et n'eut pas besoin de hurler pour se faire entendre.

-Calant ! Je crois les filles ne diront pas non à quelque chose de chaud. Genre un potage. Ce sera plus simple pour en donner à tout le monde. Tiens Zeïna, essuie un peu ta lèvre avec ça, pendant que je m'occupe de tes doigts. Et toi le Kitsune au lieu de rester à bailler aux corneilles, si tu te remuais les miches, et que tu donnais un coup de main ?

De la tête, Shamrock indiqua la salle où on s'activait toujours à redresser tables et chaises, alors que les balais continuaient de ramasser nourriture et débris de vaisselles. Retournant aux mains de Zeïna, la serveuse versa un peu de désinfectant sur un linge propre. Le désinfectant en question était une simple infusion de sauge, moins agressive que l'alcool. Elle nettoya doucement les phalanges abîmées de la prostituée, avant d'appliquer un baume sentant le miel et la cannelle, et de bander un à un les doigts de Zeïna.

-Je vais mettre le même baume sur ta lèvre, essaie juste de pas le manger. Et si tu veux te changer, tu peux prendre une des chambres là haut.
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Alycia et Drex
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Lun 9 Juil - 7:01

D'une oreille distraite le Kitsune écouta les paroles qui s'échangèrent à proximité, et s'adressant au propriétaire de la taverne pour réparer les pots cassés. Il n'y prêta pas grande attention car, après tout, ce n'était pas vraiment son problème, dans la mesure ou le débit de boisson ne fermerait pas et qu'il n'avait rien eu à voir avec l'incident. Et puis s'il était venu en ces lieux, c'était bel et bien pour se détendre suite à une journée des plus éprouvantes, qui ne l'avait pas été que pour lui, bien plus même pour le pauvre Calant qui devait être secoué par ce qui était arrivé, et il y avait de quoi. Cependant le tavernier trouva le temps de faire une réflexion qui arracha à Drex un mouvement de tête dédaigneux et légèrement hautain, signifiant bien que le commentaire ne l'atteignait pas. Ceci dit un léger sourire se dessina sur son visage, voyant son 'ami' se détendre un peu en se prêtant au jeu.

-Moi au moins j'ai pas besoin d'artifices de ce genre, je contente ces dames avec ce que la nature m'a offert... et aucune ne s'est jamais plainte, bien au contraire.

Vidant le fond de son verre d'un trait, le danseur s'en retourna vers le comptoir et la bouteille, opérant un léger transfert de contenu afin d'avoir encore un peu d'alcool à sirotant en oubliant ses soucis, et n'oublia pas d'en remettre aussi quelque peu dans le verre du tenancier, par politesse. Puis il se retourna sur son tabouret, verre à la main, sa queue ramenée sur ses genoux, et lissant avec douceur le poil si soyeux qu'il avait hérité de sa mère. Elle était une Kitsune à la fourrure blonde, alors que son père avait un roux flamboyant et le poil un peu plus rêche ; il remerciait souvent Mei de lui avoir octroyé cette douceur à la naissance, bien souvent lorsqu'elle attirait les demoiselles. Ces prières étaient souvent suivis, à quelques heures d'intervalles, par d'autres la suppliant que le flirt qu'il quittait n'allait pas perpétrer sa lignée...
Ses oreilles tressaillirent lorsque se fit entendre le commentaire de Luaine, qui le tira de ses pensées et lui firent jeter un regard à la belle qui en disait long, paupières mi-closes et sourire en coin signifiant plus que les mots qui allaient avec.


-Je pourrais te donner un moyen de comparer et de te prouver que l'art de Lyuben ne s'épanouit pas que dans l'usage de telles... choses, et que quelques poils sont un bien maigre tribut comparé à l'infini douceur sensuelle de ma fourrure... Il laissa un léger silence avant de rajouter : Dommage pour toi je ne touche pas aux damoiselles qui ont déjà quelqu'un. Surtout s'il fournit l'alcool.

Drex ponctua sa phrase d'un léger rire, puis il leva sa chope en souriant à pleines dents. Il sentait déjà l'alcool faire son effet, et était déjà plus enjoué qu'en arrivant. Quelques gorgées confirmèrent cette effet sur sa personne, et le Kitsune réfréna ses envies de boisson pour apprécier ce moment de calme et de légère euphorie. Un peu de cette potion magique, puis un soupir, et les mésaventures de la journée s'évanouissaient. Sa fourrure fut secouée d'un léger frisson alors qu'il entendit de la bouche de Luaine parler de nourriture ; l'envie lui prit soudain, mais il fut coupé dans son élan par un commentaire qui lui déplu, l'incitant à faire une moue contrariée. Bombant le torse fièrement, il clama à la demoiselle :

-Je suis un honnête client venu ici se détendre, si j'avais eu la moindre once de responsabilité, ne serais-ce que par ma présence, avec ce qui fut arrivé en ces lieux, je serais dors et déjà à quatre pattes... pour aider à ramasser les débris. Hélas, belle demoiselle, j'arrive après les faits, et rien m'oblige à trimer pour les bêtises des autres... Et puis en parlant de nourriture... une assiette ne serait pas de refus patron, il commence à faire faim !


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Calant
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Jeu 11 Oct - 8:37

La Muette avait opté pour du curry de poisson que Calant lui avait servit en une portion généreuse. elle mangea avec un peu d'hésitation lors des premières bouchées puis elle finit par se laisser aller à dévorer presque le contenu. Calant la regarda faire en souriant et regarda ce qu'il avait encore au chaud. Le curry, de la viande, mais aussi des poissons qui mijotaient doucement en prévision d'une soupe et qui sentaient délicieusement bon.
Il l'avait fait s'assoir sur un tabouret qui avait volé dans la cuisine et qui n'avait pas souffert de son vol. Il lui confia alors l'importante mission de veiller à ce que la nourriture n'attache pas le temps qu'il deblaye un peu son antre. Il n'y avait pas grand chose dans qui était entrés dans les cuisines, plus des débris, des morceau de nourriture à l'entrée, mais rien de plus méchant que le tabouret qu'il avait récupéré pour la Muette.
Et elle ne devait pas être la seule à avoir besoin d'un remontant chaud et nourrissant par ailleurs... Il faudrait qu'il songe à prévoir pour les filles qui avaient besoin de manger un peu, et pourquoi pas pour les gars s'ils étaient efficaces. Après tout, même seul tavernier potable de cette île, il devait quand même faire attention à sa clientèle.
La voix de Luaine s'éleva faisant écho à ses pensées.

-J'aime quand on pense à la même chose ma Jolie. Puis s'adressant à la jeune fille sur son tabouret, Tu te sentirais assez bien pour m'aider un peu ? Je crois que ton aide ne serais pas de trop pour préparer quelques petites choses.

La Silencieuse mit donc la main à la pate. L'aubergiste avança la conception de sa soupe de poisson qu'il comptait mettre au menu du soir pour les arrivants tardifs. Avec quatre mains au lieu de deux, ce fut plus rapide, d'autant que la Muette était douée pour plus de choses qu'il ne l'aurait cru. Entre deux étapes Calant lui promits de la rappeler pour l'aider plus souvent, si ça pouvait la soulager de son travail quelques temps.
Ce fut lui qui arriva avec la première marmitte pour la poser sur son bar, ce qui serait plus simple pour la distribuer que si elle était en cuisine. Il eu alors le plaisir d'entendre Luaine rabattre le caquet de la Danseuse, qui répliqua avec des termes voulant démontrer une sorte de noblesse, de classe. Sauf qu'à Tolceleg les péquenots du genre classe s'ils n'étaient pas crains et respecté par l'île, ils finissaient le ventre à l'air dans l'eau à nourrir les Virviennes.

-Dans un premier temps, qui t'as dis que j'avais b'soin de ces "artifices" pour combler le Plumeau ? C'est juste un bonus qui en fait rêver plus d'une, pas comme tes poils qu'tu seme à tout va sur mon plancher, mes chaises et les vêtements. Deuxième temps, qu'elle soit chasse gardée ou non te crois pas assez irrésistible pour penser que toute fille sur cette île tomberait dans tes bras si tu claquais tes doigts, et que Luaine t'aurait laissé ta chance. Et d'ailleurs vient pas trop me chercher la dessus sinon tu vas voir ont ils vont aller mes artifices si tu continue à roucouler ta poésie made in Cemenwin aux oreilles de ma serveuse. Et mon pauvre gars....

Il alla vers la table du Plumeau et lui montra les clients déjà affairés à ranger, et ceux qui entraient en faire de même, et ce avec un sourire navré et plein de compassion que seul Calant maîtrisait à tel point qu'on ne pouvait pas trop savoir s'il était narquois, ironique ou sincère.

-Je te signale que la règle est que, si un gars sur cette ile est suffisament apprécié, ou terrorise suffisament les autres au choix, à besoin d'aide, qu'on ai à voir ou non dans le foutoir qui à été fait, on remue ses miches pour lui. L'brave Blasberg ici présent avec son balais dans les paluches, a débarqué deux minutes avant toi et au moins dix minutes après la fin du foutoir.

Il lui tapota gentiment sur l'épaule, d'une main compatissante et appelant à la résignation. Il ne gagnerait pas ce coup là le Kitsune, beaucoup préférait le Tavernier car il servait bien et de la qualité, et les autres craignaient le monstre en lui.

-Les filles auront de quoi manger dans un premier temps, mais il va faloir contribuer à la remise en ordre de ma salle avant que je puisse refaire tourner l'Auberge comme si de rien était. Il se redressa et tonna dans l'auberge, Et parole de Mussel, vous aurez tous une assiette offerte et unej'offrirais même une tournée générale, parce que mine de rien, vous ètes peut-être qu'une bande de hors la lois véreux, mais vous ètes ma bande de hors la lois véreux les gars !

Sa déclaration fut suivit de grognement satisfait, des cris de joies, mais surtout d'une nouvelle vigueur à la tâche de la part des hommes qui se sentaient revigorés par cette marque d'affection... Ou par la persective de maneger et boire à l'oeil.


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Shamrock
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Dim 14 Oct - 0:40

Luaine regarda le Kitsune, en se demandant d'où la Peluche pouvait bien sortir, pour lui débiter des conneries pareilles. Elle le regarda, de haut en bas, avant d'éclater de rire, bientôt suivie par Zeïna et Nyla, qui s'esclaffèrent de plus belle, quand Zeïna mentionna que le Kitsune avait parfois de la poitrine. Luaine lui demanda, dans le même dialecte ce qu'elle voulait dire, et elles lui balancèrent l'histoire qui courait sur le Kitsune, qui croyait avoir un charme ravageur. Pour la plupart des filles de l'île, avoir le poil doux et soyeux, ça ne suffisait pas, elles succombaient surtout aux bourses sonnantes et trébuchantes. A Tolceleg, comme à Muina, si séduisant soit le pirate, la survie passait avant.
Calant revint de sa cuisine à point nommé, épargnant à Shamrock de devoir répondre. Elle se détourna, se penchant sur les jointures de Zeïna, qu'elle avait explosé en donnant des coups. L'échauffourée déclenchée par l'enflure et le Drow, avait durée peu de temps, grâce à l'intervention de Calant, mais le mal était déjà fait : la salle sans dessus dessous, et les coups déjà distribués. Elle même avait tailladé un gars ayant voulu la serrer de trop près, alors qu'elle protégeait une des filles, qui s'était déjà fait salement abîmé la veille au soir sur le port. Nyla s'était approchée de la marmite, se mettant sur la pointe des pieds, et s'appuyant au bar, pour regarder à l'intérieur. La prostituée eut un sourire, alors qu'elle s'emplissait les narines de l'alléchant fumet qui venait de se répandre dans la salle.

-Par les tétons de la Grande Virva, c'que ça sent bon ! Mets en moi une assiette donc mon chou !

Luaine eut un large sourire, alors que Zeïna, indiquait deux, avec ses doigts, ne pouvant répondre parce que la Brownie examinait maintenant sa lèvre. Elle appliqua le baume, doucement, sur la lève enflée, pouvant se rouvrir à tout moment.

-Faudra que t'en remette, si tu manges, conseilla la serveuse, parce que le baume va s'enlever. Et t'en fais pas, c'est pas toxique. Quand à tes mains, ça guérira vite. T'as connu pire.

-Ouep ma mignonne, mais bon, ça fait désordre.

Zeïna lui fit un sourire, et la gratifia d'un baiser sonore sur la joue, avant d'aller prendre l'assiette que le tendait Nyla. Elle remercia Calant, et alla se percher sur un autre tabouret. Calant força la main au Kitsune, qui ferait mieux d'obtempérer, tant que la taverne ne serait pas de retour à son état originel. Calant annonça une tournée générale, autant de boisson que de nourriture, s'attirant des vivats sonores de la part des filles, et tonitruants de la part des mâles de la salle.
Ce fut à ce moment là que Gilly Longues Jambes passa la porte, suivie par deux pirates. L'un était un Taltos, un de ces grands types malingre, et le deuxième un elfe à la peau brune, comme le tronc d'un arbre. Tous deux avaient le cheveu décoloré par le sel et le soleil. Ils étaient bien habillés, du moins, mieux que la moyenne, et Luaine reconnut les membres de l'équipage du Cynbel, bâtiment appartenant au capitaine Altan, un des Treize. Les membres du Cynbel était connu pour leurs autours souvent impeccables, mais aussi pour la violence dont ils faisaient preuve, ainsi que pour leur maîtrise de la magie. Le Cynbel comptait plus d'élémentalistes que n'importe quel autre équipage des Treize.

-Patron ! Je t'présente Alon et Lore ! s'exclama Gilly, le cap'taine Altan te passe le bonjour, et te prête ces deux élémentalistes pour réparer, c'que tu veux qu'y réparent.

A la mention de leurs noms, Taltos et elfe hochèrent successivement la tête. Luaine nota donc que le Taltos était Alon, et Lore l'elfe. Ils devaient déjà être venus, parce que leurs têtes disaient quelque chose à Luaine. Le fait qu'elle sache le nom de leur équipage, n'était pas surprenant, les membres du Cynbel portaient tous l'emblème de leur capitaine, une couronne transpercée de deux sabres. Et Shamrock s'y connaissait en Jolly Roger, pour avoir parfois dut éviter certains équipages, quand elle était à Muina. A Tolceleg, c'était différent, elle sortait avec le Kraken. Cela suffisait. Une nouvelle fille se présenta devant la serveuse, pour quelques contusions, mais rien de fâcheux.

-Je peux pas faire grand chose pour les bleus, ça disparaitra tout seul, mais je peux te donner de quoi les faire partir plus vite. Pour ceux dans ton dos, faudra que tu demandes à quelqu'un de t'aider. Ou tu viens ici et je te le fais.

La fille hocha la tête, et fit comme toutes les autres, elle se rendit auprès de la marmite, que la Silencieuse et Nyla gérait, prenant la place de Calant, alors que celui-ci avait maintenant deux élémentalistes capables de réparer la porte, et aussi le mobilier qui pouvait l'être. Un des pirates posa son derrière sur le tabouret en face de Luaine, et retira le morceau de tissus enroulé autour de son avant-bras. Une belle entaille encore sanguinolente courait de son poignet à son coude, et Luaine grimaça.

-Je vais en avoir pour un moment à faire des points de sutures. Et faut que je désinfecte, ça risque de faire mal.

Le pirate était un dur à cuir, un des habitués, à la gueule bruiné et burrinée, le cheveux gris, le sourire enjôleur, la peau tannée par le soleil. Assez âgé, et répondant au nom de Jayn. Il se comportait comme un gentleman avec les filles, et d'aucun disait qu'il avait pas toujours été pirate, qu'il avait même une femme quelque part, mais qu'il pouvait pas quitté l'île. La mer l'avait échoué sur une des plages de l'île, après un naufrage, et on disait qu'il avait simplement repris une activité de pêcheur, comme dans sa vie d'avant. Sauf que Jayn avait trop de cicatrices pour un simple pêcheur, même sur une île comme Tolceleg.

-Calant ! Je peux avoir une bouteille pour Jayn ?

En attendant, une réponse, et une bouteille, Luaine examina l'entaille, avant de donner son verdict. Jayn s'était fait entaillé le bras, avait du atterrir sur du verre brisé, et avait des morceaux dans la plaie. Morceaux qui devaient être retirés avant qu'elle ne suture la plaie.
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Lysa Lagos
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Mer 17 Oct - 16:34

Lissant sa fine moustache, Grif regardait le trou qui aurait du accueillir une porte. Il y avait de l'agitation, mais l'homme à la moustache et aux traits morniens, ne semblait pas s'en préoccuper. Semblant contrarié, il fronça les sourcils et se mit à attendre. Ne prêtant guère attention défilés qui s'opéraient autour de lui, personne ne semblait pour autant remarquer sa présence, comme s'il n'existait pas. Une femme fonça sur lui à un moment, et il maugréa alors qu'elle passa au travers de lui, dissipant sa substance comme un nuage de fumée, avant qu'il ne se reforme, en grimaçant. Cela lui déplaisait, autant qu'être visiblement là, présent sans vraiment l'être. Tout autour de lui le sol était parcouru d'ombres mouvantes, de silhouettes passant au loin, et Aelius était comme occulté derrière un voile sombre qui ne projetait qu'une lumière pâle, éteinte.
Quand se dessina près de lui le contour d'un guerrier en kilt, Grif soupira et se décida à bouger. Devant lui, il y eut comme une faille, qu'il ouvrit de ses mains, comme s'il écartait l'air devant lui tel un rideaux, créant un passage vers un monde dans lequel il évoluait, mais bien plus lumineux.
Au début, Baldurien était surpris de voir à chaque fois surgir l'humain chétif du beau milieu de nul part, tout comme leur Capitaine d'ailleurs. Puis il s'y était fait, même s'il ressentait une pointe d'étonnement, plus lié au fait qu'il apparaisse au lieu de rester dans son coin, dans ses ombres. Grif n'était pas un Marcheur et n'en avait pas le sang, mais il pouvait se mouvoir dans une espèce de sous-dimension, un reflet sombre d'Inwilis, que l'homme avait baptisé l'Ombre. Le grand guerrier Thuatann n'y comprenait pas grand-chose, ou plutôt ne voulait pas. Ne pas poser de question évitait bien des soucis, surtout que ça marchait, c'était l'essentiel.
"Aludra m'a demandé de te rejoindre. C'est quoi le souci ?" Demanda Baldurien.
"Tu vois bien." Rétorqua sèchement Grif. "C'est fermé."
"Bin non, c'est ouvert."
Le guerrier montra du doigt l'entrée dépourvue de porte, avec une grimace qui semblait indiquer que Grif était idiot. Ce dernier soupira, l'air exaspéré.
"Y a plus de porte, et l'intérieur est pas en meilleur état. C'est fermé, ou en tout cas Calant doit être occupé."
"Et alors ? T'es un grand garçon non, tu peux gérer la situation tout seul ? Lui dit en riant le Thuatann, en croisant les bras."
"Je ne vais pas entrer, délivrer mon message et me tirer sans aider. Et moi, aider, c'est pas mon truc, mais plutôt le tiens. Ou celui de Léo."
"Et tu m'as choisi moi ? C'est flatteur. Allez, viens, on entre."
"Eh ! Je t'ai appelé pour ne pas avoir à me mêler de ça !" S'insurgea l'Humain.
"Sois sympa pour une fois. Après tout ce que le patron a fait pour tes miches, tu lui dois bien ça."
"Mouais..." Lâcha Grif, peu convaincu. "Pour le patron."

Le duo entra sans frapper à l'inexistante porte, et constatèrent, l'un avec stupeur, l'autre avec une indifférente impassibilité, le respectable débit de boisson avec possibilité de louer les charmes des fleurs du pavé de Tolceleg -ou les catins comme sifflaient Aludra- dans l'une des chambres des plus confortable que louait Calant. C'était jonché de morceaux de verres, de vaisselles cassés, de nourriture épars, d'esquilles de bois lâchés par les meubles brisés et fendus, et, sans doute ce qui peinait le plus le grand Thuatann, d'alcool qui en flaque stagnait ça et là, et ne pouvant plus jamais être consommé. Ce spectacle désolant, et plus particulièrement la promesse d'ivresse jeté à terre, éclaboussait de son écume mousseuse la carapace pourtant dur du guerrier qui comme du sucre fondit pour le voir tomber à genoux, les bras écartés paumes vers le ciel, le regard perdu dans la triste contemplation d'une liqueur ambrée trop tôt partie rejoindre le parquet. Mais non, il ne se laissa pas plus abattre, le regard empli de colère il se redressa, chercha du regard un signe de culpabilité dans l'étonnement des autres pirates qui l'entouraient. Il n'était pas particulièrement connu pour sa férocité, il était même plutôt bon vivant, un pirate bien charpenté comme d'autres, mais l'on n'osait jamais vraiment se mettre à dos le guerrier Maëldanais, qui pourtant semblait imperturbable à l'accoutumé.
Sauf que là, on touchait à l'alcool et ça, il ne le pardonnait pas.
"Qui a osé souiller le sol, de ce délicieux alcool ?!" Rugit-il dans la salle, en tentant de contenir la colère qui grondait en lui.
Roulant des yeux, l'homme à longue moustache élégante ouvrit un nouveau passage vers l'Ombre, disparaissant tout simplement en plongeant dans la faille, afin de ne pas avoir à marcher sur le sol encombré de bris de verre et autres saletés, car dans ce pâle reflet de son plan d'origine, il n'avait aucune substance. Rien n'avait de substance d'ailleurs, il n'y avait qu'un ciel gris, et une copie conforme du monde, mais dépourvu de couleur, et dans lequel on ne pouvait rien altérer, toucher, juste y passer furtivement, disparaissant aux yeux du monde dans cet univers sombre et exempt de vie. Il ressortit près du comptoir, près de Calant, et attendit qu'il eut finit de corriger un Fey à la tignasse blonde, qui n'avait pas l'air ravi, avec ce style propre au tavernier, sarcastique et beau parleur, mais terriblement mordant, lui faisant penser aux jongleurs de couteaux qu'il voyait dans les foires, durant ses jeunes années. Il guetta le bon moment, pour s'approcher, l'aborder, en le prenant par le bras.
C'était l'un des membres des Treize, et donc l'une des douze personnes ne faisant pas parti de son équipage mais connaissant de son vrai nom et son visage le Capitaine Lagos, l'invisible terreur des mers, presque une légende, un murmure, car en théorie l'on ne connaissait ni son identité, ni celui de son équipage, encore moins son bateau ou son modus operandi pour dépouiller les vaisseaux de la mer du milieu. Mais, membre du conseil des Treize, elle avait du se révéler, et présenter son équipage, notamment pour que l'on puisse savoir qui avertir si l'on désirait la voir, car si Lysandra séjournait de temps à autre au Bastion, même les Treize ignoraient où elle se trouvait. Son équipage non plus, mais voguant avec elle régulièrement en mer, faire passer un message était plus simple.
D'un air grave, Grif regarda Calant. A moins que l'Humain n'affiche son habituel impassibilité, comme si rien n'avait jamais d'importance. Si, il montrait parfois du dédain, de l'exaspération ; bref, que des expressions faciales négatives, jamais un sourire ni un mot aimable, cet homme était aussi funeste et macabre dans sa façon d'être que l'était les ombres qu'il se plaisait à arpenter si souvent. Se saisissant donc du tavernier afin d'avoir son attention, il déclara simplement :
"Elle souhaite vous parler. En privé si possible." Il marqua une pause, ayant l'air de réfléchir. "Quoique, ce n'est peut-être pas une option. Vous verrez ça avec Elle de toute façon."

Jurant, et ayant l'envie de corriger les badauds pour avoir osé profaner cet alcool cher à son cœur -bien que, chose surprenante, il n'en consommait jamais-, il se retint et rejoignit son comparse, bien qu'il ne se considérait pas vraiment très proche de Grif. Ce dernier était un solitaire, exécutant son rôle et discutant peu. Baldurien s'entendait beaucoup plus avec Léo, et parfois Aludra, même si cette dernière était parfois bizarre. Posant sa main sur l'avant-bras du lugubre individu, il le serra juste assez pour le contraindre silencieusement à lâcher le tavernier. Grif l'avait juste agripper pour attirer son attention, mais le Thuatann, au grand désarroi de l'Humain préférant opérer avec une certaine absence de tact et une froideur se révélant parfois intimidante, le guerrier bien bâti avait un sens aigu du savoir-vivre et de la politesse, et ce malgré la peau de bête taillée en tunique et son kilt maints fois raccommodé.
"Et on dit "s'il vous plait" au gentil monsieur," ajouta-t-il comme s'il parlait à un enfant, avant de se tourner vers Calant. "En gage de bonne foi on vous aidera à nettoyer un peu ; après tout, le patron aime bien boire ici, pis c'est sympa, quand ça part pas en vrille."
Baldurien faisait référence à l'habitude récurrente qu'avait, certains soirs, le capitaine de venir boire, se faisant passer pour la compagne de Léo, elle venait en silence et collée à lui noyer son chagrin, un chagrin dont elle ne parlait jamais, qui le lendemain ne semblait ne jamais avoir existé. Calant avait du remarquer qu'elle venait de temps en temps, l'une des Treize, portée sur l'anonymat, venir incognito se fendre la gueule à coup de potion magique pour faire oublier les problèmes. Et pour la proposition d'aide, Grif semblait prêt à s'évaporer dans l'Ombre, quand Baldurien lui posa la main sur l'épaule, serrant d'une façon légèrement douloureuse, qui semblait dire "tu bouges pas de là sinon tu t'en manges une". Sans dire mot ni rien laisser transparaitre, l'Humain acquiesça donc, peu enthousiaste...


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Alycia et Drex
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Mar 23 Oct - 14:58

Aïe, touché. Le tavernier avait du répondant, et lui renvoya la balle avec force et adresse, mais en bon jongleur il la rattrapa au vol, même s'il se sentit offusqué d'avoir ainsi sa virilité mis en doute. Mais il avait supposé sa fourrure valoir mieux que les tentacules, donc il l'avait bien cherché en ce mettant en avant. Ceci dit, il n'arrivait pas à comprendre comment l'on pouvait ne pas aimer le délicat toucher de son pelage duveteux et si doux, dont il prenait un soin aussi grand que pour sa chevelure si élégante. Drex se voulait charmant, et savait l'être, aussi il n'avait pas besoin de l'approbation de Calant ; à dire vrai, sa seule attente à son égard était de le voir faire couler la bière à flot, ou tout autre substance alcoolisé.
Hélas, les robinets étaient fermés, et l'endroit nécessitait d'être remis à neuf...
Il aurait bien voulu rétorquer quand même quelques mots bien sentis à propos de la poésie dont on l'accusait de faire outrageusement usage, mais un individu surgit de nul part pour prendre le tenancier en aparté, et le priver du plaisir de répondre à leur échange. S'y ajouta une espèce d'armoire à glace en jupette à carreaux, et Drex ravala ses paroles avec un soupir exaspéré, sentant que de toute manière il n'allait pas gagner la joute verbale. Calant était, tout comme le Kitsune, un séducteur, même s'ils avaient des approches sensiblement différentes et des divergences d'opinion, mais en des occasions où l'état de la taverne ne mettait pas son propriétaire à vif, leurs échanges étaient moins "agressif", même s'ils restaient tout aussi piquant.
Le danseur se résigna donc à lui signaler qu'étant cheminant, c'était son boulot de savoir parler comme un dico, qu'il donnait du rêve et, accessoirement, du plaisir, et que les doutes sur sa virilité saurait être dissipés s'il pouvait compter le nombre de demoiselle que son physique de mâle assuré -et non mal-assuré- avec touche de féminité et qui lui valait sans doute une flopée d'enfant illégitime aux quatre coins d'Inwilis. Non il ne le dirait pas, mais il le pensait et ça lui suffisait, il n'avait, après tout, rien à prouvé, sinon qu'il méritait la réputation qu'il pouvait se vanter d'avoir hors des murs de Tolceleg où l'on reconnaissait son talent, à défaut d'une quelconque utilité.
Et puis il devait aider à remettre de l'ordre, mais que pouvait-il bien faire alors que le ménage était si bien avancé et qu'il ignorait en quoi il pourrait aider ? Un hors-la-loi passa devant lui, balai à la main, et Drex le réquisitionna poliment en lui demandant s'il y avait moyen qu'il fasse ça tandis qu'il ferait quelque chose de plus physique, le Kitsune n'hésitant pas à mettre en avant son physique de prime abord frêle, bien qu'il sache y faire quand il s'agit de soulever des choses ; néanmoins il excellait bien plus dans des arts demandant plus de finesse, ayant plus dans les doigts et les bras de précision que de force. Balayer lui convenait donc parfaitement.

Avec diligence il rassembla sur une large zone, avec dextérité, les décombres, poussières et échardes, morceaux éparses et restes peu ragoutant de nourriture qui auparavant devait donner fort faim. Il n'en restait plus qu'un gâchis fort bien étalé, et le danseur se dit qu'après cela, un bon coup de serpillère ne serait pas de trop. Cependant du coin de l'œil il aperçut Luaine, et même s'il s'était résigné à ne plus jouer les charmeurs pour le plaisir d'ennuyer Calant -et parce qu'elle ne lui accordait aucun crédit- le Kitsune vit qu'elle s'occupait de celles et ceux qu avait eu leur lot de coups et écorchures dans l'agitation qui mis l'endroit sans dessus-dessous.
Trouvant cela plus lucratif -et moins pénible- que le balayage, il s'approcha l'air de rien en usant de son ustensile à long manche pour se rapprocher et observer un instant ce que la serveuse reconvertie en infirmière faisait et, s'enlevant au préalable quelques images des plus déplacés de la tête, il proposa fièrement son aide.


-Je peux t'aider si tu veux, j'ai été apprenti d'un guérisseur dans mes jeunes années ; je me suis brûlé et coupé un grand nombre de fois avant d'arriver à faire correctement ce que je fais.

Ponctuant d'un large sourire ses dires, ce n'était pas par orgueil pour ce qu'il savait faire, mais par fierté pour son parcours, pour les écorchures qui avaient marqués ça et là, et qui lui donnait l'impression d'avoir mérité son talent. Drex attendit alors, tout sourire, prêt à lâcher son balai pour examiner des plaies, ce qu'il trouvait bien plus intéressant.


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Shamrock
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Sam 8 Déc - 22:53

Le visage de Jayn était un masque d'impassibilité, qui se teinta de suffisance lorsque Shamrock lui demanda de lui dire si elle lui faisait mal. Elle avait roulé des yeux, et réclamé sa bouteille d'alcool une fois de plus. Ce ne fut pas Calant qui le lui apporta, mais la Silencieuse. La gamine était belle, très jeune, mais déjà presque femme, muette, mais charmante. Le genre qui devait toujours plaire aux gredins de l'île, une femme à trousser silencieuse, une qui n'allait pas leur gueuler dessus, ou bien les houspiller. Elle déboucha la bouteille pour Luaine, et la lui tendit, un sourire radieux sur les lèvres, et Shamrock la gratifia d'un baiser sonore, le plantant sur une de ses joues douces. La Silencieuse s'empourpra et fila comme filait les petits et espiègles esprits des rivières. Jayn éclata de rire, et s'enfila une bonne rasade de rhum, s'essuyant d'un revers de manche.

-Vas-y ma belle Shamrock, on va pas y passer la journée, fit-il de sa voix rocailleuse, surtout si tu dois me recoudre, autant faire ça vite fait.

-Comme tu veux. Tu viendras pas te plaindre après.

Il eut un sourire en coin, assorti d'un bruit de bouche exprimant son dédain, s'enfilant cul sec une nouvelle rasade, son autre bras parfaitement immobile, tandis que Luaine, les doigts agiles, aidé d'une pince en métal, fouillait la plaie à la recherche des morceaux de verre. Du coin de l’œil, elle vit deux hommes entrer, l'un paraissait minuscule à coté de ce que devait être un Thuatann en kilt. Un Maëldanais et un Mornien. Elle surveilla aussi Lore et Alon, qui examinaient de plus près les dégâts de la porte, murmurant et hochant parfois la tête, leurs doigts courant sur le bois, comme Luaine examinait les plaies. Elle s'interrompit en voyant le grand type qui s'agenouilla, comme touché par la grâce, ou le désespoir dans ce cas. Il tonna. Luaine et Jayn se redressèrent, comme la plupart des ouvriers improvisés, qui s'interrompirent, pour jeter des regards surpris, interloqués, aux grands gaillards. Le deuxième homme n'en fit pas grand cas, et disparut dans l'air devant, ouvrant un portail, pour ressortir à coté de Calant. Shamrock fronça les sourcils.

-T'inquiète ma belle, font partie d'un équipage des Treize, lui murmura Jayn, avant de noyer ses paroles dans le rhum.

Luaine se détendit, reprenant son activité, retira des brisures de verres minuscules, essuyant régulièrement le sang qui obstruait la vue. Elle faisait le plus doucement possible, ne cherchant pas à toucher un point sensible. Comme personne ne répondait au grand Thuatann, il alla rejoindre son compère derrière le comptoir. Luaine trouvait que ça commençait à être bondé de ce que coté là. Elle examina de plus près, une dernière fois, la plaie de Jayn, jugeant que c'était bon, elle entreprit de désinfecter. La salle autour d'eux recommençaient à ressembler à quelque chose. Elle emprunta le rhum passablement entamé à Jayn, le versant sur la plaie, lui arrachant un grognement. Et puis, Luaine allait faire chauffer une de ses aiguilles à recoudre quand le Kitsune arriva, puant la fierté. Luaine leva vers lui un visage dur.

-Et moi j'ai gagné ma liberté en soignant les trous que font les balles et les lames. Je me suis fait tabasser un grand nombre de fois avant d'arriver à faire correctement ce que je fais.

Jayn ricana, et Luaine le fit taire en appuyant plus fort sur la plaie, sur laquelle elle maintenait une certaine pression, pour éviter que le pirate ne perde du sang. Finalement, elle soupira :

-Navrée, je déteste qu'on vienne m'emmerder quand je vais recoudre. J'ai besoin de faire chauffer mon aiguille, tu peux tenir le garrot à ma place ? Et j'vais avoir besoin de quelqu'un pour lui tenir fermement le bras pendant que je ferais les points de sutures, pas que j'te crois pas capable de te tenir hein Jayn...

L'intéressé grogna et se remit à picoler, pour endormir la douleur. Le rhum était souvent le meilleur des remèdes, certains se plaisaient à dire que ça désinfectait de l'intérieur. Un craquement retentit, et Luaine vit les deux élémentalistes opérer, recréant la porte à partir des éclats de bois, dans des craquements sonores, le bois tirant et s'étirant, comme une matière presque flexible. Calant serait moins furieux, dès lors qu'il y aurait une porte. Et les deux types du Cynbel étaient capables de ça, réparer le mobilier ne devrait pas être difficile. Gilly Longues Jambes les regardait faire, supervisant les opérations, et dégustant une assiette de soupe, perchée sur un tabouret, au milieu du désordre.

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Calant
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Mar 18 Déc - 21:21

Beaucoup de choses arrivèrent en peu de temps.
Alors qu’il servait les assiettes à celles qui lui en demandaient, Gilly Longues-Jambes arriva avec deux membres de l’équipage du Cynbel. Ils étaient reconnaissable rien qu’au fait qu’ils soient bien habillés, et Calant avait déjà vu leur trogne dans son auberge. Elle les présenta alors, et ils hochèrent la tête pour signifier qui était qui. Dans l’esprit de Calant s’installa plus durablement la sensation d’apaisement, le Scarlet serait réparé, son batiment, qui servait de salle principale à son établissement, serait réparé d’ici peu, et la salle commençait elle à reprendre forme. Calant demanda à la Muette de continuer à servir avec Nyla le temps qu’il explique ce qu’il voulait des membres de l’équipage. Il voulu également aller donner à Luaine la bouteille demandée, mais n’eu pas le temps de faire deux pas qu’une main se posa sur son épaule.
Ressentant la magie du pacte liant le capitaine Lysa Lagos à son équipage lors du contact de cette main, Calant se contenta de tourner la tête vers le possesseur de la main. Le message était simple, clair, mais ennuyait un peu le patron de l’établissement qui aurait voulu continuer de regarder les travaux de sa salle.

-Attend moi deux secondes mon gars, aussi importante soit-elle à vos yeux, ta patronne peut m'attendre un peu. Mon établissement lui n'attend pas. Si t'as faim d'mande aux deux jolies filles près de la marmitte.

Il mit donc en suspend l'invitation du membre de l'équipage de Lysa pour se diriger vers les élémentalistes. Au passage il atrappa Gilly Longues-Jambes et la gratifia d'un baiser qui aurait pu paraitre un peu trop osé s'il n'avait pas été sur la joue de la vendeuse de charmes. Elle était merveilleuse et si elle avait besoin de quoi que ce soit qu'elle n'hésite pas à pousser sa porte.
Il était évident qu'il ne voulait pas d'eux un bar plus grand ou des poutres au plafond, mais quelques fois on était désagréablement surpris par les gens. Aussi il mit des mots sur ce qu'il voulait, même si les membres de l’équipage du Cynbel n’étaient pas des idiots et qu'ils examinaient déjà le trou avant qu'il n'arrive pour leur dire ce qu'il voulait. Et c'était simple : sa porte dans l'état d'origine, même si auparavent elle n'était pas parfaite, avec des traces d'impacte même une lézarde en bas à gauche pour la porte de gauche, il voulait qu'elle soit comme avant. Ces portes avaient une histoire, et il voulait juste qu'elle revienne. Bon, il faudrait aussi réparer son bar, et certains meubles qui avaient subit, mais priorité au plus gros du travail. Il leur donna une tape dans le dos en leur promettant qu'ils seraient les bienvenus à diner ce soir avec le reste de l'équipage, le repas leur étant offert bien sur.
Ce fut avec un petit rictus qu'il constata que finalement la Danseuse c'était décidée à mettre la main à la patte et qu'il balayait avec les autres. Autres qui avaient bien avancé, avant le coup de feu de ce soir, il aurait une salle digne de ce nom.
Voyant Luaine avec ue bouteille à la main, il en déduisit que finalement c'était la Muette qui éait aller donner sa bouteille à Luaine. Nyla servait es filles au fur et à mesure, il ne lui restait plus qu’à aller parler avec la membre des treize qui souhaitait s’entretenir avec lui à un moemnt pas très opportunt, mais quand il faut y aller.

-C'ets bon, suis-moi.

Adressant un clin d’oeil à Luaine assortit d’un sourire rassurant, il se dirigea alors ver l’escalier. Il ne le prit pas et ouvrit la porte menant à ses thermes qui se trouvait en dessous, un peu cachée dans l’ombre, la crique d’où il partait accomplir les volontés de la Capricieuse qui l’avait maudit. Il referma derrière lui et le membre d’équipage du capitaine Lagos, et descendit l’escalier taillé à même la pierre qui courait jusque dans la grotte naturelle donnant sur l’océan par le biais d’une large ouverture, mais non accessible par bateau à cause des nombreux récifs de la baie. Seul savait par où passer alors qu’il était changé en ce monstre qu’était devenu sa transformation de Sil’ura et de toute manière personne n’osait venir ici sans lui demander, sous peine que le Monstre leur tombe dessus.
Une fois arrivé en bas, il mit sa main dans sa poche, et en retira un paquet de Mornoir. Il en alluma une et tira une bouffée avant de se poser sur un rocher, ayant de fugaces images de ce qu’ils avaient fait avec sa chère serveuse ici.

-Tu peux t’montrer Lys’, y a que toi moi et ton gars bien sur.


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Lysa Lagos
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Mer 19 Déc - 23:28

Le Mornien ne laissa pas grand-chose transparaître en entendant la réponse du pirate, se contentant de le fixer de son regard froid et neutre, sans esquisser le moindre geste. L'on ne pouvait qu'admirer cette stricte discipline et ce respect d'autrui ; à moins qu'il n'en ait en réalité rien à faire ? A l'inverse de son camarade, qui fit montre de sa dentition en la forme d'un radieux sourire à l'idée de pouvoir manger à l'œil, prenant pour lui l'invitation à déjeuner. Il était lui aussi mousse pour le compte de ladite patronne, alors autant profiter de l'hospitalité ; chose que regretterait certainement le tavernier, même s'il avait déjà du subir les assauts culinaires d'un Maëldanais des plus vorace.
Grif se contenta dès lors de regarder avec une certaine désinvolture les gens grouillant autour de lui, ses yeux bridés au regard perçant furetant en observant, un rictus plissant le coin de ses lèvres en traduisant son mécontentement lié à son environnement direct qui lui était déplaisant. L'on aurait pu croire à une forme de suffisance, mais quiconque le connaissait finissait par s'apercevoir qu'il était simplement antipathique, et ce, sans distinction.
Mais, à part l'équipage du Capitaine Lagos, personne ne le connaissait assez pour s'en rendre compte, et pour cause, tout le monde le trouvait suffisant.

Quand enfin Calant revint, le Mornien se décrispa, et se permit même de lisser sa moustache en hochant légèrement la tête en signe d'assentiment, emboîtant le pas avec une certaine rigueur à l'ancien capitaine reconverti dans la cuisine. Malgré l'envie, il résista et ne plongea pas dans l'Ombre pour se déplacer, jugeant que savoir que quelqu'un était derrière soi était plus rassurant pour quelqu'un que de simplement se douter qu'il était proche, mais dans une sorte de sous-dimension le rendant physiquement déphasé et qui ferait la joie des scientomages.
Il ne s'inquiétait pas de laisser son compagnon seul, et pour cause, l'individu en kilt étant à l'opposé de son homologue ; il s'était approché des demoiselles qui gardaient la tambouille, et avec bonne humeur avait demandé une ration avant de se mettre au travail, et enchaînait avec un certain charme sur "C'est l'histoire d'un Earthé, d'un Gaarman et d'un Sableu, qui arrivent à Iskandar...". Mais en fait, Grif ne s'inquiétait pour personne, il suivit donc avec diligence Calant, sans vraiment s'occuper d'où ou pourquoi exactement. Il obéissait, de façon presque mécanique, surtout pour tout ce qui touchait au capitaine Lagos, bien qu'il ne lui porte aucune affection particulière, sinon celle qui liait un homme à son supérieur, notamment si le premier pouvait mourir à la moindre gaffe. Beaucoup avaient rejoins Dämons pour avoir manqué à leur parole.

La petite crique couverte était calme, et n'importe qui se serait arrêté un instant pour admirer l'endroit. Il s'y dégageait une sensation de sérénité, de paix, mais on y sentait aussi la dangerosité des flots, de Virva, capricieuse Reine des Mers. C'était la genre de lieu que l'on aurait parfaitement vu pour servir à des contrebandiers, s'il n'y avait pas une certaine gêne en la présence de récifs assez dangereux. L'escogriffe à moustache songea qu'avec leur frêle esquif, leur équipée menée par le capitaine Lagos n'aurait aucune peine à s'y frayer un chemin, mais l'endroit débouchait sur la taverne. Cela avait bien des inconvénients, notamment concernant l'appétit de Baldurien, le penchant pour la boisson de Lysandra, et d'autres soucis qui ne seront pas évoqués par souci de décence.
Prenant ses aises, Calant ne semblait pas vraiment inquiété par la future arrivé de la Djinn ; mais venant de l'homme qui se changeait en Kraken, et son égal au sein de la Confrérie des Treize, ce n'était guère étonnant. Mais l'homme de main au service de la femme capitaine se permit un sourire en coin, sentant que la situation allait être intéressante.
Elle n'était pas du genre à bien vouloir se montrer quand on le lui demandait, mais elle avait demandé cette entrevue, alors... sur un rocher proche d'eux, qui se dressait tel un croc solitaire hors de l'eau salé, l'air sembla se solidifier, devenant une brume à la vague forme humaine, pour peu à peu devenir une femme qui semblait avoir une vingtaine d'année, ce qui n'avait guère changé durant le dernier siècle écoulé entre Tolceleg et Muina, peu après la Grande Guerre. Son regard bleu apparut en premier, fixant Calant avec froideur. Sa peau mate, marquée par le soleil, sa tenue assez légère arborant des nuances de bleu judicieusement agencés, et ses cheveux, coiffés avec un certain goût, queue de cheval haute avec nattes au niveau des tempes, liés avec du ruban bleu nuit... on aurait pu croire qu'elle était une jeune femme de Fendassë, mais elle se tenait pieds nus et sur un seul, en équilibre sur le rocher qui avait vu son apparition, sans que cela ne semble la gêner, comme si cela était normal...

Mais Lysandra Lagos était sans doute tout... sauf normale.

Elle resta un moment comme cela, jaugeant Calant. Elle pinça ses fines lèvres, comme si elle hésitait encore à parler au tavernier, mais sans vouloir laisser paraître son trouble. Finalement, elle sauta souplement sur l'eau, touchant à peine du bout des orteils la surface, l'irisant à peine, jusqu'à les rejoindre, observant tour à tour Grif et Calant, avant de croiser les bras, et se tourner vers ce dernier.
"J'espère bien." Commença-t-elle par dire. "J'aurai un marché à te proposer, Cal'. Pas un pacte, non ; de l'or, en échange d'un service. Rien de plus."
Pour illustrer ses dires, elle détacha une gourde en peau qui était accrochée à sa ceinture, dans son dos, et fit couler sur le sol son contenu ; ce qui n'était que de l'eau en sortant de l'outre, tombait sur le sol sous forme de pièce d'or et d'argent, qui composa un petit tas.
"Et ce n'est que de l'argent de poche, ça. Je cherche quelqu'un qui pourrait me servir de guide sans poser de question, et qui connaîtrait bien... Cemenwin..." Finit-elle par dire, assez difficilement, en détournant le regard.


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Alycia et Drex
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Dim 27 Jan - 22:37

Parfois, il avait l'impression que Luaine ne l'appréciait vraiment pas. Drex en convenait, il jouait souvent les fanfarons, la ramenait souvent, mais jamais pour rien. Exécrant l'arrogance, il était pourtant doté d'une grande assurance et connaissance de ses capacités, de ses limites, et pour cause, ses nerfs se devaient d'être aussi brûlant que ses bolas enflammés, et avoir la résistance de l'acier composant les lames qu'il maniait.
Comment ce Kitsune ne pouvait pas déborder d'assurance alors qu'il avait nécessairement besoin de l'être dans son métier ? Et puis ce n'est pas comme s'il se vantait ; qu'il exhibe ses talents, oui, mais il était homme de spectacle, un cheminant, avant tout. Même si sur une île de pirates, il valait mieux ne pas trop la ramener. Mais dans son cas, c'est ce qui amusait ses spectateurs, parfois, de voir ce gringalet à la queue touffue montrer ce qu'il savait faire, en y mettant les formes. D'ailleurs, en parlant de forme, même s'il n'en avait pas conscience, celle d'une autre Kitsune dont il n'avait pas idée de l'existence était aussi une raison de plus de ne pas le foutre dehors à coup de pied ; même si sans cela, il avait assez d'arguments pour avoir le droit de rester.

Drex pouvait comprendre qu'elle n'apprécie pas son côté beau parleur, qui pour certaines sur le continent avait du charme pour certaines donzelle, et qui avait su trouver écho en les joutes qu'il avait parfois avec Calant, mais qui déplaisait parfois avec certaines. Sur l'île cela ne faisait qu'assez peu d'effet, même si les nombreuses histoires qu'il pouvait raconter, le côté fragile qu'il montrait quand personne d'autre ne regardait, et puis une souplesse qui n'avait rien à envier à d'autres.
En somme, beaucoup de ce qui pouvait plaire se jouait dans un lit, ou tout autre endroit pour les choses de Lyuben. Mais il se gardait bien de penser à ce genre de chose en ces conditions, surtout pas concernant Luaine, qui était déjà la proie du patron des lieux. Qui d'ailleurs balança quelques ordres avant de disparaître avec l'étrange individu à moustache qui était arrivé, et qui lui évoqua certains morniens qu'il avait vu, pleins de morgue et de rigueur, assez pour lui faire se demander s'ils naissaient avec le balai dans le séant, où si le processus se faisait plus tard.
Il remarqua d'ailleurs que l'énergumène, habillé typique du Maëldan, avait le droit de s'asseoir et de ne rien faire, allant jusqu'à captiver l'attention avec une histoire drôle. Drex renifla en entendant ça. Il la connaissait...

Il se fit donc gentiment rembarré par Luaine, et ne chercha pas plus loin. Elle semblait avoir un problème avec lui, et même s'il essayait de se montrer bien plus humble par politesse, cela ne marcha pas. Ou plutôt pas autant qu'il l'aurait souhaité, puisqu'elle s'excusa tout de même d'avoir été un peu acerbe ; Drex ne lui en voulu donc pas, c'était déjà ça de pris. Il prit donc la place de la serveuse et infirmière, en tenant le garrot.

De vieux souvenirs lui revinrent en tête, et il grimaça, le regard sombre. Tout n'avait pas été rose dans sa vie, et il se souvint avec une certaine douleur de la dernière fois qu'il eut du soigner un ami. Un ami... qui n'était plus vraiment. S'il avait eu des envies de repartir à l'aventure sur les chemins, il commençait à se dire qu'il était bien finalement ici, mais se contenta surtout de tenir la blessure, et de dire en riant à l'intention du patient :


-Si tu supportes ça comme le dur que je ne doute pas que t'es, j'te paye ton prochain verre, parole de cheminant.

Il eut un sourire, un clin d'œil, et sa queue se balança lentement dans son dos, ce dernier point étant le seul signe de sa légère appréhension. Mais il était sérieux, essayant de se montrer sympa avec le pirate, même s'il savait qu'il ne craignait très probablement pas de se faire recoudre pour une blessure qui n'était pas si grave comparée à d'autres.
Mais il s'en faisait, il était comme ça, dans le fond, assez sensible... en son fort intérieur, il se dit que ça le perdra, surtout s'il devait payer une bière à chaque élan de générosité...


Alycia et Drex

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Shamrock
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Ven 1 Fév - 22:16

Luaine hocha la tête approuvant la façon dont Drex maintenait le garrot, attestant de ses dires. Finalement, le Renard n'était pas qu'un fanfaron, et au besoin elle saurait qui demander ou appeler si elle se retrouvait à devoir soigner des blessures plus graves. Dans l'ensemble, il n'y avait que des éraflures, des bosses, mais rien de très grave. Dans une ville infestée de hors la loi, de types potentiellement violents et dangereux, et de femmes qui l'étaient tout autant, une rixe pareille aurait pu mal finir. Très mal, et Dämons aurait prélevé sur dû.
L'aiguille fut chauffée, rougeoyante, et Luaine la laissa refroidir le temps d'y passer le fil qu'elle avait choisi pour recoudre l'avant-bras de Jayn. Jayn était un peu pâle, mais rien d'extraordinaire, et l'alcool lui ferait tenir le coup, autant que son endurance. Le cheveux gris et couturés de cicatrices, le vieux loup de mer tenait la route et avait défendu les filles, d'où l'entaille dans son bras. Sans doute accidentelle. Là aussi, ça aurait pu être pire.

-Parole de pirate, je te ferais tenir ta promesse Queue touffue, grinça Jayn entre ses dents, alors que Luaine commençait patiemment à recoudre.

Shamrock rapprocha les bords de la plaie entre ses doigts d'une main, et l'autre piqua l'aiguille désinfectée, commençant à faire des points de sutures. L'entaille n'était pas grande, mais elle avait beaucoup saignée quand Luaine était allé chercher les morceaux de verre à l'intérieur. Elle était tout de même assez profonde, et ferait sans doute un mal de chien au vieux pirate, qui serait forcé de se tenir un carreau durant les prochaines semaines, sous peine de rouvrir la plaie, à l'intérieur. Le Kitsune faisait bien son travail, ne lâchant ni bras ni garrot, permettant à Luaine de ne pas avoir à se soucier de tremblements ou de mouvements brusques. Jayn resta d'ailleurs parfaitement immobile de lui même, serrant les mâchoires, et buvant une gorgée de rhum au goulot de temps en temps, grognant parfois quand l'endroit où piquait Luaine était plus sensible. Finalement, elle réussit à faire une cicatrice à peu près droite, et qui ne serait pas trop vilaine. Elle pansa la blessure, ajoutant un cataplasme de son cru pour aider à la cicatrisation, compresses, avant de bander soigneusement, le Kitsune ayant relâché le bras de Jayn et le garrot sans qu'elle ait à lui dire de le faire.

-Pense à changer le pansement et à nettoyer, autant éviter de bâcler mon travail.

-J'sais, quand ça s'infecte c'est infernal. Et faut tout recommencer, et ça me fera pas du bien. Bon !

Le pirate avait eu l'air très sérieux en parlant, et il ne fut pas difficile pour la serveuse de comprendre que ça sentait le vécu. Elle en avait vu des plaies mal soignées, mal nettoyées, pas plus tard que la semaine d'avant, quand Flint était venu avec une jambe branlante. La mort arrivait vite en mer. Jayn se claqua la cuisse de sa main valide, tirant Shamrock de ses sombres réflexions. Il offrit un sourire carnassier au Kitsune.

-Alors, ce verre ?

Luaine roula des yeux. Les gars du coin adoraient tous leur bibine, rhum, bière, eau de vie, vin capiteux et épais produits sur l'île, peu importait, tant qu'il y avait à boire. Aucun ne prisait vraiment l'eau douce à terre, mais en mer, ils la buvaient tous comme le plus précieux des nectars.

-Mange quelque chose quand même, le ventre vide et l'alcool, ça n'a jamais fait bon ménage, lança Luaine, mangez tous les deux, la salle a l'air d'être à nouveau utilisable...

La petite brownie se leva de son tabouret, balayant du regard la salle de la Taverne des Abordages. Les deux élémentalistes du Cynbel, qu'avait ramené Gilly Longues-Jambes, avaient fait leur boulot, le trou dans le mur avait disparu, et ils avaient même doté la taverne d'une nouvelle porte, sans compter le mobilier miraculeusement réparé. Gilly s'occupait d'eux, comme promis, déjà assise sur les genoux de l'elfe. Calant n'était pas revenu de sa discussion en privé avec le Mornien, tandis que le Maëldanais, le géant en kilt régalait l'assistance de récits qui faisaient rire les filles aux éclats, et s'esclaffer les quelques pirates qui ne mangeaient pas goulument le potage préparé par Calant, toujours servi à l'assiette par la muette. Luaine remballa ses affaires, hors de question que quelqu'un lui choure. Elle même était une sacrée voleuse, et se faire voler ici , aurait été un comble. La boîte en métal fut soigneusement fermée à clef, et la dite clef retourna autour de son cou. Calant absent, et avec des bouches à nourrir, Luaine fit un tour en cuisine pour en rapporter de la viande fumée, tranchée, provenant de lourds jambons d'Earthaë apporté par Flint lors de son dernier pillage, bien sûr, du poisson fumé lui aussi, des miches de pain, qu'elle chargea une fille de trancher, et bien sûr, des fruits venant de l'île, et surtout, une nouvelle tournée de boissons pour tout le monde.
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Calant
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Ven 19 Avr - 22:42

Calant ne pu qu'attendre, bras croisés et impassible, que Lysandra finisse d'apparaitre, théatralement sur un rocher de sa crique. Elle se tenait sur un pied au somment de ce rocher, qui ressemblait à une de ses griffes sortant de l'eau pour aller éventrer la coque d'un bateau. Après un échange de regards, froid pour Lysa, neutre pour Calant, la capitaine membre du conseil tout comme lui daigna venir. Elle sauta assez gracieusement, et s'avança, l'eau bougeant à peine sous ses pieds. Elle avait un air un peu hautain, c'était limite si elle n'avait pas l'air d'etre un iceberge sur pattes. Elle n'avait le sourire, que saoule, ou quelques fois au conseil, mais lorsqu'elle s'amusait aux dépends d'autre membres ou de gens qui n'étaient pas forcéments dans les meilleurs conditions pour répondre. Le plus drole lors des conseils c'est quand l'amusée devenait amuseur, la tete de Lagos contrariée était à voir au moins une fois dans sa vie. Il devait avouer par contre, que cette attitude lui avait donné envir d'essayer de l'attraper sous forme d'eau, puis de voir si dans une marmitte elle pouvait cuire les légumes, mais il n'avait pas essayé. Sinon elle ne serait surement plus là, et ne le prenait plus pour lui quand il avait comprit qu'elle était comme ça avec quasiment tout le monde. Et surtout que ce n'était qu'une carapace.
Son j'espère bien lui tira un léger sourire, et il ne pu s'empecher de répliquer.

-Allons, Lys', tu ne me fais plus confiance ? Bien sur qu'il n'y a que nous trois, enfin nous quatre si tu considère que le Kraken et moi sommes distincts l'un d'l'autre.

Calant regarda l'eau couler, puis se changer en pièces qu'il savait réelles. Lysa avait le don de rendre ses pouvoirs fort utiles au quotidien. Qu'elle ingéniosité, s'il pouvait faire de meme avec les piles de draps et de tissus qui s'entassaient dans la buanderie de son auberge, ce serait mieux rangé. La capitaine expliqua qu'elle voulait seulement un service, qu'il lui dégotte un type pour la guider à Cemenwin.
Un type, ou une nana d'ailleurs, qui se ficherait de savoir pourquoi on lui demande quelque chose, qui executerait et puis qui s'en irait sans se soucier de ce qui s'est passé. Un service payant que l'aubergiste rendrait à la capitaine Lagos, après tout, en devenant l'Aubergiste de Tolceleg (car les autres bouges n'étaient meme pas digne du nom d'auberge vu la crasse et la qualité douteuse qu'elles offraient) il avait accepté ce genre de demande. De toutes manière, il pouvait au moins se rendre utile. La mer ne pouvant plus vraiment l'accueillir sur un bateau, il risquait de faire comme avec son batiment, dès que Virva l'appelerait, il le détruirait presque en se transformant, tuant pas mal de ses gars dans cette folie divine que lui imposait la reine des océans. Il restait une demi douzaine de personnes de son équipage encore en vie. Aucun ne lui en voulait, ils passaient de temps à autre, eux ayant pu continuer à voguer en mer, ou meme ayant une famille. Quelle drole d'idée de faire des gosses consciemment aussi...

-Bien, bien. Tu connais mes tarifs pour te dégotter ça. T'as des délais précis ? Ou j'ai au moins deux semaines devant moi ? Parce qu'il va falloir que j'te trouve un discret qui connait Cemenwin, mais qui en plus te supportera, et là, là, c'est pas facile.


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Lysa Lagos
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Lun 22 Avr - 13:26

L'habitude est une force redoutable, même l'entrée en scène la plus spectaculaire commence à perdre de sa superbe quand on la voit trop souvent. Mais il y avait aussi ceux qui ne se lassent jamais du même spectacle et, ceux comme Grif, qui restent totalement de marbre quoi qu'il advienne. Il en fallait beaucoup pour que l'homme sec aux yeux bridés montre le moindre signe de surprise, de joie ou d'émerveillement ; pourtant il n'était pas insensible, au contraire, le Mornien avait une gamme remarquablement nuancée d'expressions et de regards faisant montre d'exaspération, d'ennui, d'énervement, et même de dégoût, le tout choisi avec soin en fonction des circonstances.
Mais il resta d'une farouche impassibilité alors que le Capitaine faisait son apparition, avec pourtant une certaine théâtralité. Ce n'était pas vraiment pour impressionner Calant, non, ce dernier avait déjà vu Lysandra aussi beurrée que peut l'être une tartine, avec par-dessus une couche de déconfiture. Non, elle ne déployait aucun effort particulier pour lui, ou pour Grif qui de toute façon se montrait tellement stoïque et silencieux qu'il aurait pu faire partie du décor. Son entrée en matière fut ainsi parce que... et bien, c'est ainsi. Il y a une manière de faire les choses, et elle s'y tenait, Lysandra ne pouvait pas se résoudre à faire cela grossièrement, même si personne ne les voyait, ne saurait comment cela se serait passé, et qu'elle n'y prenait pas de plaisir particulier... c'était ainsi.
Pour sa part, Grif observait la scène avec son impassibilité coutumière Quoi qu'observer n'était pas vraiment le mot juste, disons plutôt... qu'il n'y avait que ça à regarder. Ses pensées en revanche étaient occupés à des débats autrement plus intéressant, comme essayer de définir si c'est parce qu'il est le kraken que l'ex-capitaine était aussi insolent, ou si c'était un trait inhérent à sa personne, accentué par les faveurs de Virva. Ou bien juste l'infinie plaisir d'emmerder le monde...
"Tu pourrais arrêter d'essayer de réfléchir et suivre un peu ce qui se passe ?" Demanda une voix sifflante et aigu dans son esprit.
Une autre question lui vint, à savoir si c'était la voix d'Aludra ou bien sa télépathie qui lui résonnait douloureusement dans la tête, mais d'un sifflement aigu elle fit taire les pensées du Mornien, qui porta simplement ses mains à son front afin de se masser les tempes ; que ce soit la voix ou la télépathie, cela faisait mal.
"Je sais..." Lâcha-t-elle avec satisfaction, en écho à ses pensées.
"Tu n'avais qu'à venir, plutôt que me prendre la tête." Rétorqua l'escogriffe à moustache.
"Le Capitaine ne voulait pas. Elle dit que je ne suis pas sortable..."
"Elle a raison." Trancha Grif. "Tu vas pas me lâcher jusqu'à ce que je suive ce qui se passe, n'est-ce pas ?"
Aludra hocha la tête, et même s'il ne la voyait pas ni ne l'entendait, l'homme en noir sut inexplicablement que c'était ce qu'elle venait de faire, jusque dans son sourire purement satisfait.
"Bien, tu as gagné. Mais je ne le fais qu'à la condition que tu te taises."
Le silence qui s'ensuivit fut pris pour une réponse favorable

Mais Calant était un brin insolent, c'était le constat que pouvait faire Lysandra en entendant le tavernier pinailler sur des détails, pour la taquiner sans doute, mais elle ne releva pas. Il était comme ça, après tout, et dans le fond elle appréciait ce côté-là de sa personnalité, même si elle ne l'avouerait jamais, pas sobre en tout cas. Elle avait longtemps rechigné avant de se décider à boire dans l'établissement de Calant, vu qu'il connaissait son identité et n'était lié par aucun pacte, mais les piquettes des autres bouges l'avait fait définitivement migré sur les tabourets de l'établissement respectable qu'était la Taverne des Abordages.
Enfin... respectable selon les critères de Tolceleg.
Quand elle avait un peu bu, elle se montrait bien plus prompt à lui répondre, mais comme le suggérait son entrée en scène, elle était là pour le travail, et non pas pour s'amuser, même si Calant lui avait le don de concilier les deux ; elle ne lui enlèverait pas le plaisir de l'asticoter, d'autant que sa prochaine visite accompagnée de Léo elle pourrait se rattraper... L'or fit son petit effet, elle le savait, même si il ne laissa rien passer. Il avait beau être charmant, le tavernier n'en restait pas moins pirate. Et lui-même, comme en témoigna son petit commentaire à propos des délais. Grif grinça des dents, mais moins à cause de la réplique que du rire strident qui résonna dans sa tête...

"Il traitera avec mon équipage ; je ne tiens pas à devoir le payer plus pour son silence. Trouve-moi quelqu'un et tu auras le reste."
L'idée du pacte lui était venue des Fleurs de Dämons, qui protégeaient l'existence des deux cités renégates. Certes, ce n'était pas très original, mais Lysandra n'avait jamais prétendu l'être, après tout. Elle se contentait de poursuivre son objectif, un aussi obscur que pouvait l'être les pensées qui passaient derrière son visage impassible et glacial, qui aurait fait frissonner de froid n'importe qui en plein été. Elle eut ensuite un demi-sourire, et tendit la main à Calant.
"Marché conclu ?"

Pendant que des affaires étaient conclus plus bas, Baldurien avait fini son repas, sans pour autant être rassasié, et régalait son auditoire en enchaînant histoires drôles et récits burlesques...
"... et Tuuli lui répondit 'D'accord, mais je passe en coup de vent' !"
Son public s'esclaffa, et l'alcool y contribuait ; lui n'en buvait pas, mais ses camarades oui, et même si certains des plus atteint riaient avec un certain décalage, voir au mauvais moment, cela n'altéra en rien la bonne humeur du Thuatann qui continuait de réciter à grand renforts de mimiques quelques histoires salaces qui ravirent les spectateurs. Quand la dénommée Luaine revint en échangeant sa casquette d'infirmière pour celle de serveuse, il la héla avec toute l'élégance et le raffinement dont il pouvait être capable après une blague qui incluait Lyuben et quelques positions difficilement imaginable.
"Eh ma cocotte, tu pourrais nous en remettre un peu par ici ?" Clama-t-il en brandissant sa fourchette, tel un gladiateur de buffet à vaisselle.


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Shamrock
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Sam 27 Avr - 17:06

La salle avait presque retrouver son apparence habituelle, si ce n'étaient les tas de détritus, vaisselle brisée et nourriture qui avaient été repoussés dans des coins, en attendant de pouvoir être évacuer. Luaine s'était donc arrêtée, avant d'aller en cuisine, trouvant les immondices totalement déplacées, et gênant, et si la salle était propre quand Calant reviendrait, cela achèverait de le calmer. Luaine fut un instant pensive avant de demander, enfin, d'ordonner d'un ton sec à deux pirates qui venaient tout juste de reposer leurs balais.

-Messieurs, rassemblez moi tout ça s'il vous plait.

Les deux se regardèrent, et Luaine croisa simplement les bras sous sa poitrine, arquant un sourcil. Les deux hommes soupirèrent, mais firent ce qu'elle demandait. Derrière elle, les gens se pressaient au bar, prenant des assiettes ou des bols de soupe servis par la Muette, que sa sœur, Parlotte avait rejoint, elle faisait passer les assiettes fumantes, et Nyla, une autre fille de joie découpait du pain. Les détritus furent rassemblés, et lorsque ce fut fait, Luaine sortit de sa ceinture un parchemin de propreté. Calant les économisait, ce genre de parchemins à usage unique coûtait assez cher. Luaine le déchira et la tornade nettoyante s'éleva, balayant la salle, gênant les clients, Gilly Longues Jambes avait eu le réflexe de baisser la tête, chevelures et jupes furent balayées, soufflées, et quand le calme fut revenu, la salle était propre. Un des marins regarda Shamrock avait un l'air d'une poule ayant trouvé un couteau.

-Quoi ? grogna Shamrock.

-T'aurais pas pu faire ça avant ?

-Non parce que ça aurait aussi balayé les meubles cassés, et ce qui restait de la porte. Difficile de réparer quand y'a rien à réparer.

-Ah.

-Viens avec moi, j'ai encore besoin d'un coup de main.

Shamrock sourit, et inspira profondément, la salle fleurait bon les fleurs justement, au moins, c'était rutilant de propreté, malgré les quelques râleurs qui avaient été gêné par le vent de propreté. Luaine passa derrière le comptoir, se dirigeant vers les cuisines. Le grand Maëldanais distrayait à nouveau son public, et le bière recommençait à couler à flot. En cuisine, elle décrocha un des jambons suspendus, et elle le passa au marin qui l'avait donc suivit, et ce dernier eut enfin un sourire.

-Ben oui, tu croyais quoi ? Que j'allais te demander de nettoyer, elle se mit à rire, apporte ça en salle, et demande à Nyla de découper des tranches.

Entrant dans le garde manger, elle sortit une caisse de maquereaux fumés, découpés en filets, s'empara d'une seconde miche de pain, d'un bloc de lard, une boite d’œufs, et fit un autre aller retour pour aller chercher des . Elle sortit deux grandes poêles, et chargea le marin de découper des tranches de lard, et elle se mit à casser les œufs dans une grande jatte. Lard et œufs se retrouvèrent rapidement à grésiller dans une poêle, la soupe commençant à s'épuiser, après tout la taverne avait été pleine lorsque la bagarre s'était déclenchée. La Muette ramena la timbale de soupe vide, et entreprit, avec Parlotte, de servir des assiette de pain et poisson fumé, ou bien de pain et de lard et d’œufs, et Nyla posait les tranches de pain dans les assiettes qui sortaient de la cuisine. Luaine se mit à servir les assiettes, et le grand Maëldanais cessa de distraire son public pour lui demander de le resservir. Cocotte. La bouche de Shamrock tiqua, et la Muette qui portait deux assiettes s'empressa de poser une assiette de pain, lard et oeuf devant le Maëldanais, que Shamrock dédaigna donc, pour aller servir Jayn et le Kitsune qui partageaient donc une bouteille de rhum, Gilly Longues-Jambes et les deux membres du Cynbel mangeaient de bon appétit.
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Alycia et Drex
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Jeu 16 Mai - 10:23

Au commentaire du pirate, Drex eut un rire, et lui donna une tape amicale sur l'épaule, en l'invitant à aller poser ses fesses au comptoir. Le Kitsune avait bon cœur, dans le fond, et offrir un peu de boisson à un pauvre marin blessé était la moindre des choses ; surtout si lui-même se rinçait le gosier dans le même temps, histoire de ne pas déteindre avec son ami d'une chope. En tout les cas, il y avait de l'animation là-bas, l'imposant bonhomme en kilt amusait la galerie, et, une oreille tournée en sa direction, Drex écouta les histoires, alors qu'avec souplesse il se posa sur un tabouret, attendant que Luaine arrive pour servir un petit remontant à cette petite assemblée.
Avant cela, un vent de propreté souffla sur la taverne, sorte de mélange savant entre les arts de Tuuli pour la brise et ceux de Primula pour les fragrances florales ; un sort bien pratique que jeta la serveuse, mais Drex se posa alors la question de l'utilité pour lui d'avoir du passer le balai... et surtout, il fut peu satisfait que souffle ainsi la brise, ne manquant pas de lui voler dans les plumes, ou plutôt les poils, maltraitant quelque peu sa fourrure et ses cheveux qui s'en retrouvèrent ébouriffés. Maugréant, le renard au pelage blond replaça d'une main experte sa chevelure longue en place, sans pour autant faire plus que proférer quelques jurons à voix basse, ne souhaitant pas outre mesure contrariée la jeune femme qui pour l'heure avait tout pouvoir sur la boisson et la nourriture...
Il y eut pas mal d'agitation quand Luaine, aidée par d'autres demoiselles, mit à disposition de quoi se sustenter, les pirates ayant à ce que Drex avait compris été pris d'une folle envie de se dégourdir les poings en plein repas, il était normal que l'appétit leur revienne, surtout après tant d'efforts pour réparer leurs bêtises... mais ils n'étaient pas exempt de recommencer, en témoignait le sobriquet par lequel le Thuatann héla Luaine ; c'était à se demander s'il tenait à la vie. Mais si la jeune femme en prit ombrage, elle ne le laissa pas paraître. Drex lui rit sous cape, en se disant que le gars devait aimer prendre des risques pour oser se montrer si familier avec la petite protégée de Calant... même si elle n'avait guère besoin de lui pour se défendre.


-Je prendrais bien un petit remontant moi. Et mon ami aussi bien sûr, ajouta-t-il à l'adresse du patient à qui il avait promis un verre. Et une assiette de ce que tu auras de comestible.

Il ponctua sa dernière demande d'un sourire provocateur, juste là pour agacer. Gentiment bien sûr, il ne tenait pas à ce que sa queue finisse en écharpe... Cela lui manquait, l'air de rien, de pouvoir mettre la main aux fesses des serveuses, ainsi que bien plus tard et si les choses tournent à son avantage, leur donner la fessée. Ici les demoiselles, hormis les fleurs du pavé Tolcelegois, étaient essentiellement des pirates, et leurs occasionnelle compagnie, si charmante soit-elle, commençait à lasser le Kitsune.
Fendassë l'attirait beaucoup plus ; le soleil, les tenues légères, les plats exotiques, les femmes au teint halé... cela lui manquait, et aussi amusante soit cette île pleine de pirate, le monde extérieur avait aussi un indéniable charme. Voyager était aussi un motif de ses envies de changement, une certaine routine s'était installée depuis ces quelques mois et il saturait quelque peu. Alors il songeait à mettre les voiles... littéralement.
Alors qu'une chope apparut devant lui, et qu'il glissa ses doigts agiles sur le verre, il eut l'air subitement quelque peu triste, et se décida : il devait changer un peu d'air.


-Luaine, tu saurais pas quel capitaine irait prochainement vers le Sud ? J'en ai un peu marre de trainer dans le coin.


Alycia et Drex

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Calant
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MessageSujet: Re: Venez donc faire une escale...   Dim 1 Sep - 21:09

Calant regarda la main tendue de Lysa, eu un large sourire et la serra franchement, sans pour autant l'écraser. Ca, il l'aurait fait si ça avait été Flint ou tout autre pirate de sexe masculin afin de jouer à ce jeu idiot du "j't'écrase les doigts" qui les faisait tous marrer pour une raison assez obscure, mais avec les femmes, plus de douceur, même si elles étaient aussi redoutables que les autres, voir plus, et même si elles n'étaient pas forcément toutes reluisantes. C'était son éducation, sa nature que voulez vous, on ne se refais pas.

-Marché conclut ma belle, je te dégotte quelqu'un le plus rapidement possible et j'avertit comme d'hab' l'un de tes gars. J'pense avoir une petite idée de la personne qui pourrai t'être utile, mais c'est un type qui vient rarement dans le coin, faut que je vérifie si sa trogne à traînée dans les parages récemment. Sinon j't'en dégotterais un autre. Bon, pas que ta présence me dérange ou autre, mais j'ai d'autres clients à satisfaire. Passe ce soir boire un godet, ça fait un bail que t'es pas v'nue, et toi remonte avec moi sinon on va croire que j'bouffe mes clients.

Il lui décocha un nouveau sourire assortit d'un clin d'œil qui faisait généralement fondre Luaine, et les autres femmes, et invita gestuellement Grif à le suivre. Les escaliers montés, ce qui fit plaisir à l'aubergiste fut l'odeur fraîche qui se dégageait, même s'il faudrait que la prochaine fois qu'il achète un parchemin de nettoyage rapide, il faudrait qu'il veille à trouver un parfum différent, le muguet et le jasmin ça allait pour quelques temps mais fatiguait à la longue. Mais cette odeur annonçait que tout était rangé et finit, et donc que l'incident était clôt. Sa cuisine l'appela par les odeurs qui s'en dégageait. Œufs et lards, frugal, mais toujours apprécié et remplissant merveilleusement l'estomac. Le cœur de l'aubergiste fit un bond en pensant à sa Luaine qui enfin était une serveuse débrouillarde avec plus de deux sous de jugeote. S'il avait pu, il serait partit la remercier plus que dignement, lui faisant monter le rouge aux joues, lui tirant quelques bruits plus que plaisant. Mais c'était le milieu de journée, et son auberge -enfin propre et "neuve" était pleine.
Il passa en salle en premier lieu pour constater, et eu le droit à une pinte de bière que la Muette lui mit entre les mains avec un petit sourire. Il lui rendit ce sourire et l'embrassa sur la joue, lui murmurant de venir le voir avec sa sœur et ses collègues dès que c'était calme, pour recevoir un petit quelque chose pour leur aide, elles étaient géniales. Un rougissement accompagna un hochement de tête, et les gambettes de la fille de joie se remirent en route pour allez servir des clients.
Calant avala une bonne partie de la pinte, et mit son bras autour de la taille de Luaine alors qu'elle servait Drex qui lui demandait si elle savait qui partait pour le sud. Tout en amenant la jeune femme vers lui, il s'adressa au kitsune.

-Bah alors la Danseuse ? Tu veux nous quitter ? On avait finit par s'habituer à ta trogne dans l'coin, tu fais partit des meubles comme on dit.

Il prit quelques secondes pour déposer un baiser dans le cou de Luaine, juste en dessous de son oreille, et lui glisser un "merci ma belle, sans toi j'serais perdu" assez fort pour qu'il n'y ai que son oreille qui entende.


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