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 Nouveau règne.

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Argental Tar Sùrion
Souverain
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Peuple : Andain, fils de Feardorcha.
Nombre de messages : 15
Date d'inscription : 06/05/2007

MessageSujet: Nouveau règne.   Ven 16 Mai - 22:35

Le menton appuyé sur ses mains refermées sur la garde, il tenait encore son épée qui pouvait s'enflammer, assis sur son nouveau trône. La salle sentait encore les sang versés des jours précédents. Il avait attendu longtemps, près d'un siècle après la Grande Guerre qui avait vu tomber l'unique souverain qu'il est jamais eu. Forbesii Nil'Dae avait été poussé à la folie par le meurtre de Lys. Et lui, Argental une des puissances des andains, son général, l'avait suivi jusqu'au bout le comprenant parfaitement. Il avait lui aussi perdu cette personne si chère, celle qui ne se remplace jamais vraiment, parce que si on en retrouve une de même valeur, elles ne peuvent être comparables. Rinrei lui avait été arrachée, et elle avait été condamnée à mourir... Quand son roi fut mort, sa soeur prit le pouvoir, pour une courte de durée car les représailles n'avaient pas tardé, et elle avait dû fuir. Gjallahorn et lui n'avient rien eu, comme la plupart des andains à ce moment là. Quand il était revenu à Hitokage, il avait trouvé Chyrrlion sur le trône et Marquise à la tête d'une citée-état toute nouvelle. Il ne s'était pas au mis au service de ce nouveau souverain, ne l'estimant guère. L'andain s'était retiré chez Gjallahorn, attendant son heure.
Elle était venue. Ils leur avaient fallu des années, Gjallahorn plus sociable que lui malgré son apparence, avait établi des contacts, et observé son ennemi avait été un long travail de patience. Ils avaient agis à chaque fois à trois jours d'intervale. D'abord, il avait envoyé par le biais de Gjallahorn, des billets à leurs contacts chez les deux autres souverains du Sud. Marquise ne ferait rien, les approuvant, car ils allaient jeter à bas celui qui avait ravi le trône de son frère. Meadh leur avait répondu qu'il ne tenterait rien non plus, mais qu'ils fassent bien ce qu'ils avaient prévu.
Trois jours après, l'Ordre de Rozen fut assassiné silencieusement, seule resta Planorga, une haute mord-sith, amie de longue date de Gjallahorn, qui leur avait permi de réaliser cette première étape. Dans la nuit, les gens d'Hitokage avaient vu la tour brûler, de l'ordre il ne restait aucune trace.
Ils avaient profité de l'agitation, et trois jours après c'était le palais qui était à sang. La surprise avait été telle, qu'ils n'avaient presque pas rencontré de résistance, et celle qu'ils avaient affrontée n'avait eu que l'effet d'une légère gêne.
Chyrrlion et Angarhad s'étaient défendus remarquablement, mais pas suffisament pour qu'ils aient besoin d'être mortellement sérieux. Le palais avait été proprement nettoyé, certains grands nobles de leurs contacts avaient retourné leurs vestes, écrasant ceux qui étaient fidèles à Chyrrlion, en vérité, Argental avait constaté que c'était les vieilles familles qui avaient aidé, les nouvelles n'étant que des opportunistes en somme. Quelques serviteurs trop zélés avaient aussi perdu la vie.
Trois jours s'étaient écoulés depuis. Argental était roi, et Gjallahorn occupait une position de général, mais il était un égal. Le calme était revenu, et la citée ne s'étonnait pas vraiment de ce changement brutal, l'andain ayant l'appui des grands nobles et des deux autres grandes citadelles du Sud. La vie continuait son cours pour les petites gens, qui n'avaient été impliqués en rien. Un trait fortement apprécié, dû à l'ignorance des exécutions de serviteurs dans le palais.
Argental était roi à la place de son ancien souverain qu'il avait sincèrement aimé et respecté. Il haïssait ce monde, ce monde injuste qui faisait figure d'acceptation des différences, mais qui s'employait à les cacher, à les réduires. Oh certes, l'histoire des deux amants avait fait changer quelques moeurs, mais lui, sa vengeance à lui, elle n'avait pas de prix. Son humeur était sombre, aussi puissante que son envie de destruction. Ce monde, il le connaissait depuis longtemps, il en avait connu les premiers âges, après avoir vécu parmis les grands des cieux. Il était descendu après l'exclusion mortelle de Rinrei. Il avait vu de nombreux changements, des massacres, pour des raisons d'éthnies, de religions... Il y avait eu ce peuple, les Marags, magnifiques, avec une majorité de femmes, un peuple d'artistes, proche des eldarins, mais cannibal. Les Marags furent massacrés, certains en réchappèrent, mais les pleurs de Mara s'entendent encore parfois dans les plaines d'Alatairë. Les Cheysulis avaient subi la même chose, puis plus tard les eldarins et les dragons...Ce monde n'était pas parfait, s'il était, tout serait ennuyeux, sans évolution.
Galadan, le Seigneur des Andains lui avait appri que ce monde qu'il haïssait tant, n'était pas le seul existant. Il avait voyagé avec ou sans Gjallahorn, et avait vu les même erreurs partout, mais il y avait ce changement, constant et risqué parce qu'incontrolable. Il avait fini par comprendre qu'on ne pouvait rien contrôler, et ses tentatives de nouvelles créations ne feraient que dégénérer comme toutes les autres, parce que les êtres libres sont imprévisibles.

La présence de Gjallahorn à ses cotés, tempérait ses envies destructives, une puissance silencieuse, aussi apaisante que le bruit de l'eau. Il y avait une autre puissance, tremblante mais subtilement puissante. Les yeux d'Argental s'ouvrirent, aux iris de feu, rougeoyant sur un fond noir, ils se tournèrent vers la silhouette brune et massive de Gjallahorn. Plus grand que lui, son ami avait de longs cheveux ayant tendance à boucler, bruns, toujours lâchés, reposant sur ses épaules en une masse épaisse et moelleuse. Enveloppé dans son éternel manteau sombre, révélant un torse bandé au niveau de l'abdomen, et une musculature sculptée et impressionante, sans un poil de graisse, Gjallahorn portait un pantalon de cuir, ayant vécu, comme d'habitude. Un profil d'aigle avec son nez aquilin, ses yeux sombres le fixait, la moitié ravagée de son visage contrastant avec la beauté de l'endroit, il respirait une sorte de zénitude qui semblait pulser doucement, répendant des ondes autour de lui. Ses yeux familiers de la silhouette l'avaient donc repèrée sur sa gauche. Agrippé au manteau, une silhouette plus petite, colorée. Un gamin, très féminin, avec des cheveux chatains presque blonds, avec des yeux d'un vert intense, très intense si bien qu'ils étaient très sombres, une petite bouche rouge, le tout sur un visage fin, où se lisait de l'appréhension teintée de peur, et aussi un certain réconfort d'être accroché à Gjallahorn. Vêtu de rouge et or en haut, la coupe du vêtement était un peu indécente, et le pantalon noir moulant dévoilant les chevilles blanches du jeune garçon, n'arrangeait rien à l'aspect marchandise de très bonne qualité qu'il avait. Argental se redressa, faisant disparaître l'épée, rien ne cliqueta, signalant qu'il avait quitté les fers qu'il avait d'habitude aux poignets.
-Qui est-ce ?




Dernière édition par Homura le Sam 20 Sep - 23:36, édité 1 fois
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Gjallahorn
Général/Amiral
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Dim 15 Juin - 22:37

Gjallahorn avait eu raison de visiter les sous-sols du palais, il restait les gens des laboratoires de recherches et d'expérimentations, ainsi que les geôles. Ils avaient accueilli l'envahisseur avec quelques spécimens dans les premiers niveaux. L'andain avait sorti ses deux fouets fait de mana pur, puis ils avaient claqués, ne laissant que des morceaux et du sang sur son chemin. Vers les derniers niveau la résistance s'était faite moins importante, mais plus coriace, autre chose que de la chair à canons. Au détour du couloir qu'il savait mener à la porte pour atteindre le dernier niveau, Gjallahorn avait cru être attaqué en entendant la porte s'ouvrir, puis des bruits de pas précipités. Au lieu de ça, c'est un gamin dévêtu qui l'avait heurté. Deux yeux verts immenses s'étaient levés vers lui, les pupilles dilatées par la peur et sans doute par les drogues, son teint était livide et sa nudité ne cachait pas les perfusions arrachées. Le sang rougissait la peau pâle, se mêlant à la sueur. Des cris de colère avaient en suite suivi, avec le brouahah des hommes en blouses blanches. Tremblant, le gosse s'était réfugié derrière lui, s'accrochant à son manteau, pleurant silencieusement, ne laissant échappé qu'un cri quand ils furent trop près. Pourtant, ils s'immobilisèrent devant lui et son carnage. Aucun d'eux n'eut le temps de parler, Gjallahorn avait fait claqué ses fouets, et plusieurs têtes avaient roulées. Le gamin toujours sur ses talons, il avait terminé son nettoyage.
En remontant, le général d'Argental avait porté le gosse au physique étrange parce que ses jambes ne le portaient plus. Une fois dans le grand Hall après être repassés par une cour intérieure, Gjallahorn l'avait posé sur le sol, mais il avait refusé de le lâcher. Ses gens et les siens avaient investi les lieux, sympatisants avec ceux qui avaient préfèré changer de maître plutôt que de mourir. Seulement une partie de sa maison était là, le reste arriverait plus tard avec ses affaires. Deux d'entre eux virent vers lui, s'arrêtant à la vue de l'enfant qui le tenait, comme on s'accrochait à une bouée de sauvetage.
-Gjallahorn-sama...
-Je veux quelqu'un capable de le soigner, des chaussons pour ses pieds, des vêtements plus décents, et de quoi manger. Pour deux.
Un des serviteurs s'étaient incliné, entrainant un de ceux du palais pour répondre à la commande. L'autre les installa dans un salon de réception sans dessus dessous.
-Vous pouvez y aller Gjallahorn-sama, Argental-sama est dans la salle du trône.
Le gamins s'accrocha plus fort à lui. L'andain au visage ravagé secoua la tête.
-Ca ira merci.
Le serviteur s'inclina avant de sortir. Le gamin avait toujours la tremblote. Gjallahorn baissa les yeux pour le regarder.
-Ton nom.
-M-mimio.
La voix aurait pu être celle d'une femme, très douce, mais trop grave pour l'être vraiment. Elle collait bizarrement à son physique. Mimio, puisque c'était son nom, essaya tant bien que mal de cacher chaque centimètre de sa peau nue. L'andain attrapa un des plaids décoratifs pour l'envelopper dedans, en attendant qu'on lui trouve quelque chose à mettre.
-M-merci.
Il retournerait dans les sous-sols, Mimio n'avait pas d'eu y être enfermé pour rien, il devait en trouver la raison, avant qu'elle n'arrive en leur tombant dessus au plus mauvais moment. Une petite main froide attrapa quand même son manteau, tirant dessus. Mimio était encore plus embarassé qu'avant, un peu comme une adolescente ivre de romantisme face à son premier amour. La comparaison avait quelque chose d'inquiètant même. L'andain détestait ça, mais il le laissa se coller contre lui, essuyant même le reste de des larmes qui mouillaient encore ses joues. La porte s'ouvrit sur le serviteur avec très certainement une trousse de secours, et sur l'autre avec un grand plateau.
Le nettoyage des plaies se passa sans trop de mal, Mimio avait tenu une de ses mains. Il sursauta et se recroquevilla quand le serviteur poussa un cri, se reculant brutalement.
-Gj-Gjallahorn-sama ! I-il a...
L'andain fixa d'un oeil l'homme blême qui pointait le sol, comme si les portes de l'enfer s'étaient ouvertes juste devant lui. Non, le sol était simplement maculé d'un liquide blanc, et celui-ci dégoulinait le long des jambes de Mimio. Ce dernier se mit à trembler de nouveau, avant d'éclater en sanglots et se faire pousser violement.
-C-comment oses-tu toucher Gjallahorn-sama ! Espèc-
-Ca ira Kwaeli, merci.
-O-oui Gjallahorn-sama.
-Sortez, tous les deux.
-M-mais, il a...
-Dois-je répèter ?
-Non Gjallahorn-sama, pardonnez moi.
Une fois seul, l'andain avait relevé Mimio, et avait terminé de le soigner, s'improvisant nounou, les plaies les plus douloureuses n'étaient pourtant pas toujours visibles, et les traces physiques de celles-ci étaient aussi douloureuses, il avait gémi plusieurs fois pendant qu'il s'occupait de la partie délicate.
-C'est d'un bain dont tu aurais eu besoin Mio-kun... Allez viens là, enfile ça, et en suite mange.

Les trois jours d'après, Mimio avait refusé d'être trop loin de lui, Gjallahorn acceptait la présence silencieuse du jeune adolescent à coté de lui. Il en avait appris un peu plus en étant retourné chercher les rapports sur lui. Le jeune garçon était un fey, ce qui expliquait les yeux si sombres, et le physique de gamin et efféminé, venaient des expériences pratiquées sur lui, elles avaient stoppé sa croissance. Il y avait d'autres choses très intéressantes, et d'autres dégoutantes. Mimio avait un pouvoir effrayant, et le seul moyen de le contrôler était de lui faire subir les traitements qui faisaient que du liquide coulait le long de ses jambes. L'andain s'était refusé à le faire, le gosse n'ayant pour l'instant pas manifester son étrange don. Absorber l'énergie magique des autres, voila qui avaient de quoi faire peur. Mimio faisait tout avec lui, ou presque. Au début, Gjallahorn n'avait pas voulu qu'il vienne dormir avec lui, mais la réaction de Kwaeli la dernière fois, lui avait fait changer d'avis. Il avait dû émettre l'interdiction expresse de ne pas le toucher à outrance, quand le fey avait tenté de le faire. Mimio ne parlait que très peu, et se réfugiait souvent contre lui. Autrement, le jeune fey était comme la plupart des gens de son âge, à savoir approximativement entre treize et quatorze ans. Il avait aussi un rire assez agréable, et parfois quelques réflexions assez pertinentes, qui le faisait sourire à demi.

Argental ne réaparraissant pas, il avait finalement pris le devant, pour en savoir plus sur le mutisme de ce dernier. Mimio avait refusé d'être laissé derrière, aussi l'avait-il emmené. Le général avait attendu que son roi le remarque, et surtout remarque Mimio, qui s'était incliné rapidement avant de s'accrocher à lui de nouveau.
-Argental. Voici Mimio, un de mes nouveaux amis.


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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Dim 13 Juil - 16:46

Le fey s'était détaché pendant que la confusion régnait, juste le lien à sa cheville, ils le croyaient tous trop faible pour courrir. Il arracha en suite en se mordant les lèvres pour ne pas crier, les différentes perfusions, qui piquaient son corps. Il avait en suite couru, ses gardiens s'appercevant très vite de sa disparition.
Il atteingnit la sortie, en se faufilant par miracle entre les unités chargées du combats et de la surveillance. La porte du niveau ouverte, il avait bien faillit se prendre des flèchettes anesthésiantes, les même que celles qui l'avaient eu la première fois. Mais la porte refermée, elles s'étaient fichées dedans. Il avait percuté son sauveur en suite.

Il n'avait rien eu à faire des cadavres derrière l'homme au visage si particulier, il savait qu'il pouvait lui faire confiance, alors, il était resté derrière lui. Il avait vu ses gens qui le touchaient partout mourir en l'espace de quelques secondes. Ce n'est qu'au moment de remonté, qu'il était tombé, tremblant comme une feuille. Son sauveur l'avait porté, et s'était occupé de lui. Des gens l'avaient appelés Gjallahorn-sama. Il devait être important, et il restait avec lui. Mimio s'était dit qu'il fallait à tout prix qu'il reste avec lui.
Il s'était laissé faire quand il avait compris qu'on voulait le soigner, mais à force... Il plaqua les mains sur son entrejambes, mais fut destabilisé quand celui qui le soignait le poussa violement. La chute lui fit mal, mais au moins il était tombé sur les fesses. Gjallahorn s'était montré gentil, et l'avait relevé, et avait terminé de le soigner. Il avait enfilé ses nouveaux vêtements, et les chaussons qu'on lui avait apporté, avant de dévorer les nouilles aux légumes et au boeufs qu'on leur avait apporté. Les gateaux au miel étaient très bon, et il avait reprit deux fois du fromage.

Gjallahorn avait bien voulu qu'il reste. En bas, quand on s'occupait bien de lui, Mimio devait faire preuve de bonne volonté comme ils disaient, mais Gjallahorn lui n'avait pas voulu. Même si cette fois, le Fey faisait tout de son plein grès. Ce n'était pas gênant. Sa nouvelle maison était bien plus sympatique de sa chambre toute grise et blanche, et les couvertures ne grattaient pas, et il pouvait se laver tous les jours et faire tout ce qu'il voulait sans être observer. Gjallahorn était devenu son monde en l'espace de quelques jours. Mimio se sentait mieux, et s'était dit qu'il pourrait très certainement être lui à nouveau. Il avait pleinement conscience d'être pris pour un gamin. Aussi quand il avait dit qu'il avait entre treize et quatorze ans, Gjallahorn avait paru surpris. Mimio avait répèté ce qu'on lui avait dit, les produits avaient modifiés sa croissance, aussi avait-il l'air plus jeune.
Puis Gjallahorn avait voulu aller voir quelqu'un, un très bon ami. Mimio l'avait suivi, refusant de rester tout seul, et en le menaçant de bouder toujours s'il ne l'emmenait pas. L'ami en question avait quelque chose de très chaud, et d'inquiètant, mais Gjallahorn avait dit qu'il était gentil à sa façon, alors il n'avait pas peur.
Mimio s'était incliné quand Gjallahorn l'avait présenté, après qu'Homura ait demandé qui il était. Mais, il n'avait pas lâché Gjallahorn, tenant un pan de son manteau.
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Jeu 21 Aoû - 8:08

C'était le noir qui entourait Nathaniel, depuis qu'il était là ça avait toujours été noir, à l'exception de quelques fois ou ils l'avaient confrontés à d'autres spécimens d'expérimentation. C'était les seules fois ou on lui enlevait le casque en argent qui entourait sa tête. Il ne savait pas combien de temps il avait passé ici, en fait il croyait toujours avoir été là, mais il lui semblait qu'on n'était pas venu le voir depuis très longtemps. Il sentait les transfusions dans ses bras et ça faisait un certain temps qu'il n'avait pas senti les liquides circuler. Au fur et à mesure il prit conscience du fait que personne n'allait venir cette fois. Son corps et son esprit jusque là toujours drogués commençaient à retrouver leurs repères aussi minimes soient-ils, il pouvait plier ses doigts mais ça s'arrêtait là. Ses jambes il ne les sentait qu'à peine. Il avait très froid, il avait toujours eu très froid, et bien qu'il ne puisse pas tomber malade il en avait l'impression. Il ne s'était jamais aperçu combien la pièce stérile était froide, on ne lui en avait jamais laissé le loisir, à la place on le droguait jusqu'aux yeux jusqu'à ce qu'on ai besoin de lui. Là il ne pouvait pas s'arrêter de trembler, il ne savait pas quoi faire, mais il fallait vraiment qu'il se réchauffe.

Combien de temps ça lui prit il n'en avait absolument aucune idée, mais l'effort était incommensurable. Lorsque la première chaine en argent autour de son poignet céda il hurla, il ne pouvait pas la voir mais la brûlure maintenant au contacte de l'air avait calciné ses mains jusqu'au coude. C'était affreusement douloureux, pourtant il avait toujours connu le contacte de l'argent sur sa peau.
Le casque le gênait, et il dût coller et étirer son bras brûlé dessus pour atteindre son autre bras. Il sentait la chair de son bras gauche se calciner encore plus et il dût s'y prendre à plusieurs reprises avant de réussir à arracher les chaines en arrachant et tirant à deux mains.
Il s'écroula en avant, ses jambes ne pouvaient pas le tenir. Le sol était glacé, le casque lourd et gênant. Haletant parce que son corps ne lui répondait pas il réussit finalement à se plier suffisamment au sol pour attraper les chaines autour de ses pieds. L'effort le laissa étourdi, étendu sur le sol, le visage bouillonnant, essayant de réapprendre à respirer.
Au bout de quelques minutes, ou quelques heures, il arriva à bouger, à essayer d'enlever le casque mais il n'arrivait pratiquement pas à passer ses doigts entre le métal et sa gorge. Ca l’avait brulé là aussi, en fait il était brûlé partout, l’argent l’avait plus que bien affaiblit. Allongé là sans pouvoir bouger ne lui donnait qu’une seule alternative, réfléchir. Aucun garde n’était venu, aucun médecin, rien. Il était vraiment seul, et ça le terrifiait, le faisait presque hyperventiler ce qui était stupide. Il se força à trouver un rythme normal.
Il se souvenait d’autres comme lui, les visages n’étaient pas nets mais il se souvenait d’avoir interagit plusieurs fois, même parlé avec certains d’entre eux. S’ils les trouvaient peut-être qu’ils pourraient l’aider ? Même n’importe qui, il était terrifié par l’abandon dans lequel il se trouvait.

Il rampa au sol, et força sur ses bras pour se relever. Titubant en avant, les bras en balancier, il dût se concentrer comme un fou pour ne pas se renverser. Ce qui lui arriva quand même. L’écho métallique dans ses oreilles lui arracha un grognement et il resta étendu sur le sol pantelant, voulant coller ses mains sur ses oreilles mais ne pouvant pas. Il tenta de nouveau d’arracher le casque avant de soupirer et de se remettre sur ses jambes tremblantes.
Mains tendues devant lui il finit par rencontrer un mur, glissant contre celui-ci épuisé par le seul fait d’avoir marché quelques mètres. Le casque était trop lourd, il fallait qu’il s’en débarrasse, ça devenait urgent.
Ses doigts grappillèrent contre le métal froid, mordant sa langue pour ne pas crier parce que ses doigts brûlaient. Il s’énervait pourtant, et finit par tenter de fracasser le casque contre le mur. L’écho métallique était assourdissant mais il n’en pouvait plus, il fallait enlever cette chose. Il força ses doigts à passer entre son cou et le métal, les tordants jusqu’à les avoir enfoncés jusqu’à la paume, puis il se mit à tirer dans des sens opposés. C’était tellement dur qu’il en pleurait complètement désespéré, hoquetant parce qu’il n’y arrivait pas, s’arrêtant parfois pour frapper au mur, puis se laisser glisser au sol roulé en boule.

Il avait finalement réussi à se calmer, à prendre plusieurs inspirations vacillantes la gorge serrée et à remettre les doigts entre sa gorge et le métal. Il se répétait qu’il fallait qu’il soit calme, concentré, sinon il n’y arriverait pas. Progressivement il se mît à tirer les pans de côtés opposés, serrant les dents en se recroquevillant presque au sol.
De l’air frais chatouillait sa nuque au fur et à mesure, et avec un cri presque désespéré il redoubla ses efforts, tirant et poussant vers l’avant aussi pour finalement dégager sa tête en se brûlant la peau des joues au passage, mais il n’en avait pas grand-chose à faire. Pour la première fois depuis très longtemps il pouvait voir où il était.

Il trouva la porte de sa cage ouverte. Cage, il ne savait pas top comment qualifier cette grande pièce dont les murs étaient si haut qu’il ne savait pas s’il y en avait. Il referma la porte derrière lui, essayant de ne pas faire le moindre bruit dans le silence oppressant. Il frissonna, mettant ses bras autour de ses épaules pour essayer de se réchauffer, futile tentative vu sa nudité. Même ses cheveux plaqués dans son dos n’aidaient pas.
Plusieurs fois il se retourna en marchant dans les couloirs blancs immaculés, avec l’impression d’être observé, s’attendant à voir débouler une blouse blanche ou un garde pour le ramener, mais il n’y avait pas âme qui vive, vraiment pas.
C’est en marchant en arrière, au détour d’un couloir pour voir s’il n’y avait personne derrière lui, qu’il trébucha et s’étala sur plusieurs corps étendus à même le sol. Il regarda autour de lui. Non, le sol était jonché de cadavres, il reconnaissait les uniformes blancs et noirs pour certains.
Il se releva précipitamment, essuyant ses doigts couverts d’écarlate sur la veste à demi tachée d’une blouse blanche, puis enjamba les cadavres avec le plus de précaution possible, et s’il les réveillaient ?
Il s’attarda tout de même devant un des cadavres, notant la blouse blanche pas trop tachée. Du bout du pied il toucha le cadavre à la cuisse, puis plus fort tapa dedans en sautant en arrière. Rien de se produisit, il attrapa la veste et l’arracha du corps inerte de son propriétaire. Elle le couvrait à peine jusqu’aux genoux et les manches étaient trop longues mais au moins il avait un peu plus chaud.

Il passa la tête par la porte entrebâillée, c’était au moins la millionième depuis qu’il avait commencé à chercher quelqu’un. La seule chose qu’il avait déniché c’était un fond de verre d’eau et les maigres restes d’un plateau repas, ça n’avait pas l’air très bon mais il s’en était pas mal fichu et avait tout avalé. Il ne se souvenait même pas de la dernière fois qu’il avait mangé, vraiment mangé, et pas avec un tube relié à son bras.
La porte qu’il venait d’ouvrir, après un bon nombre de marches, ouvrait sur un long long couloir qui n’avait absolument pas la même apparence que ceux qu’il avait vu en bas. Il y avait des tableaux aux murs, et des fenêtres ! Il se précipita dans la douce lumière qui filtrait par les carreaux, fermant ses yeux pour se baigner dans la chaleur solaire avec le sourire. Depuis quand il n’avait pas vu ou senti la lumière du jour ? Il avait à peine eu le temps de se réchauffer qu’on l’interpela.
-Hé, toi là !
Instinctivement il recula, serrant plus fort ses bras autour de lui. La personne en face de lui n’avait pas l’uniforme noir ou blanc comme ceux d’en bas.
-Hé bouge pas, tu viens d’en bas c’est ça ?
Ses yeux dardèrent de droite à gauche tout en reculant, l’autre avançant tout en parlant et fût vite rejoint par un autre, sans doute alerté par sa voix. Il avait une de ses mains gantées étendue devant lui, doigts écartés, comme s’il essayait de parler à un animal ou un enfant terrifié.
-Pas besoin d’avoir peur.
Il ne regardait pas où il allait, regard fixé sur cette main, et sa hanche butta contre une table. Il sauta sur le coté et paniqua en voyant et entendant le fracas répétitif de porcelaine sur le sol. Les yeux écarquillés il se mit de nouveau à reculer en fixant les deux, celui derrière jurant doucement, mais il l’entendait. Ca, ça lui fît plus peur qu’autre chose, c’était les colères froides qu’il fallait craindre. Il se retourna et se mit à courir.
-Merde ! Vite, faut le rattraper ! Hé, arrêtes toi !
Il fila dans les couloirs avec une force ballottante, il était fatigué, mais il avait trop peur pour s’arrêter. Il essaya plusieurs portes qu’il trouva fermées et abandonna pour courir encore plus fort quand d’une porte jaillit un autre homme habillé comme les autres qui le suivait.
Il haletait, il avait chaud maintenant, même trop chaud, des gouttes dégoulinaient déjà sur son visage. Plusieurs fois il faillit s’écraser au sol, se rattrapant de justesse sur ses mains brulées et grappillant sur le marbre, reprenant sa course folle.

Il déboula sur un couloir vide, et des grandes portes, l’une d’elle un peu entrebâillée. Il fonça dessus, jetant ses mains en avant pour la pousser en grand et au même instant se faisant percuter par derrière. Il s’écrasa au sol. Durement. Ecrasé par un corps, et il paniqua encore plus, attaquant avec tout ce qu’il pouvait, donnant coups de pieds, de poings, de griffes. Il vit l’éclat de rouge, le senti surtout, et recula à quatre pattes, pour se relever en se retournant et voir qu’il y en avait d’autres. Il était trop paniqué pour faire attention, pour noter les visages.
-Laissez-moi tranquille !
Il recula jusqu’à se trouver coincer dans un coin de la salle et s’écroula comme une poupée désarticulée, secoué de sanglots.
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Argental Tar Sùrion
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Sam 20 Sep - 23:30

Argental regarda attentivement le jeune garçon, un sourire étirant doucement ses lèvres. On aurait dit une petite fille par certains aspects. Il se demanda brièvement si Gjallahornn'avait pas perdu la tête, mais celui-ci ne faisait jamais rien au hasard, et encore moins inutilement. Il suffisait de le regarder bouger, aucun geste n'était inutile chez lui, ce qui renforçait l'impression de calme et de zen qui émanait du personnage.
-Ravi de faire ta connaissance Mimio-chan, finit-il par répondre.

Le nouveau roi se leva du trône. Il songea qu'il faudrait le changer, les ornements façon ronces... n'était par forcément à son goût. Pas plus que les tentures couleur rouge sang, et l'ambiance sombre et vampirique qui régnait partout. Même dans le jardin sous verrière qu'il avait pu voir durant son exploration. Il arriva à la hauteur de Gjallahorn.
Rien de personnel dans la salle, à part l'ambiance vampirique à souhait, les colonnes de marbre noir qui courraient à droite et à gauche sur toute la longueur de la salle, et le tapis, faisant comme une allée rouge jusqu'au trône en roncier, sur un sol tout aussi noir que les colonnes. De sérieuses rénovations s'imposaient. Trop de mauvais goût, tue le mauvais goût.
Et puis il y avait l'odeur entêtante du sang, qui rappelait à lui tout ce qu'il avait fait pour prendre le contrôle du chateau. Au moins, il n'y avait plus aucun cadavre. Un progès monumental. Sa fin justifiait les moyens qu'il avait employé. Même si ça ne l'avait pas empêcher de se morfondre durant les quelques jours suivants, où il n'avait vu personne, à part les quelques serviteurs venus nettoyer les morceaux qui trainaient dans la salle. Sur le tapis rouge, des tâches plus foncées, ça aussi il faudrait le changer, nota-t-il alors qu'il regardait où il mettait les pieds. Il se rendit compte que son estomac allait bientôt protester. Il soupira, jetant un nouveau coup d'oeil à la ronde.
-Que penserais-tu d'un nouvel aménagement ?
En voyant l'expression qui passa sur le visage de son vieil ami, -même si ça avait moins d'impact comme d'habitude à cause de cette moitié de visage presque inexpressive- il se rendit compte que sa question tombait comme un cheveux dans le saké.
-Je trouve ce chateau lugubre, continua-t-il avec un brin d'amusement, Chyrrlion a toujours eu mauvais goût, et c'était pire coté vestimentaire. J'imagine que tu es d'accord ?
Cette fois, il s'adressa à Mimio comme s'ils s'étaient toujours connus. Le gamin lui répondit par un timide sourire, avec un hochement de tête, qu'il jugea plutôt vigoureux. Il sourit plus largement, ce petit avait du goût. Il pourrait toujours lui demander son avis plus tard, ce qu'il ne pouvait pas faire avec Gjallahorn, qui gardait son attention fixée ailleurs la majeur partie du temps, sauf quand quelque chose éveillait assez son intérêt pour qu'il s'y intéresse.
-Seigneur Argental !
Il tourna la tête, fixant le major Béryl Spencer, une jeune femme blonde aux yeux d'un vert intense. Elle arrivait par l'arrière de la salle. Elle s'inclina, un peu raide dans son uniforme, mais toujours impeccable.
-Spencer.
-Nous avons nettoyés la partie supérieure du chateau majesté, et commencé, selon vos instructions à démolir les pièces inutiles, retirer le mobilier qui ne répond pas à vos critères. Les nobles qui ont bien voulus s'allier à vous, apportent leur contribution.
-Vraiment...
-Enfin, leurs gens sont très utiles. Nous avons brûlé les cadavres de moindre importances pour éviter les maladies, et rendus ceux qui en avaient aux familles, du moins en partie. Le reste des opérations suit son court. Cependant, nous attendons vos instructions en ce qui concerne les niveaux inférieurs.
-Les niv-
L'andain fut interrompu par des cris et un vacarme assourdissant.
-Qu'est ce que c'est ça ?
Gjallahorn ne broncha pas. Comme d'habitude tiens.
-Voila de quoi je voulais vous parlez, reprit rapidement le major en avançant à grandes enjambées vers les portes, il semblerait qu'il y ait encore du monde dans les sous-sols, bien que Gjallahorn-sama y soit passé.

Lui aussi avançait rapidement, il devança le Major, et ouvrit la porte qui était restée entrebaillée. Elle grinça. Ca aussi, il faudrait y remédier. Et... Il baissa les yeux, un homme était recroquevillé sur le sol, et sanglotait comme un gamin ayant fait un cauchemard. Autour, ses gens dans le même uniforme raide, le regardaient. Il leva un sourcil.
-Peut-on m'expliquer ce qui se passe ici ? On dirait que tu perds la main mon ami, ajouta-t-il pour Gjallahorn.
Il toucha la loque en pleurs du bout du pied.


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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Dim 21 Sep - 0:34

Mimio ferma les yeux, appréhendant une réaction comme celles qu'avaient eu les gens d'en bas. En général, chaque nouvelle rencontre faisait mal. Finalement, il ne se passa rien du tout. Pour un peu, il en serait tombé sur le c- les fesses. Il pu alors, regarder de plus près, et sans avoir besoin de rentrer la tête dans les épaules dans l'attente d'un nouveau coup. Il remarqua que Argental-san avait des yeux comme il n'en n'avait jamais vu. On aurait du feu. Il cligna des yeux en croyant voir des dessins s'agiter sous sa peau, ça, ça ne devait pas être possible.

Il se détacha un peu de Gjallahorn-chan. Si celui-ci voulait marcher, il risquait de tomber, parce qu'il était presque accroché à sa jambe. Il n'y avait aucun danger imminent, alors il se détendit. Et regarda la pièce, une fois qu'Homura eut perdu tout intérêt. C'était passablement inquiètant. Et le siège faisait comme des fils et des tubes enmêlés. Par principe, Mimio trouvait ça très moche. Il détestait les fils même si ceux du siège semblaient hérissés de plein de piques, ce qui n'en faisait pas vraiment des tuyeaux. Mais c'était encore plus moche. Et puis, le rouge et le noir n'étaient pas forcément ses couleurs préfèrées. Et le vert vomitif l'était encore moins.
Il n'entendit la première question d'Argental que d'une oreille distraite, alors qu'il se demandait quand est-ce qu'il pourrait manger. Il voulait encore des nouilles aux légumes. Ou avec des crevettes, ou de l'omelette.

Munya !

Il sursauta.
Les deux yeux de feu le rappelèrent à la réalité, il délaissa ses pensées gastronomiques, sourit et hocha la tête. C'est ce qu'un de ses compagnons sujet d'expérience lui avait dit de faire, si jamais il n'écoutait pas quelqu'un. Le mieux à faire avait-il dit, c'était de sourire et de hocher la tête, ça marchait toujours, et ça évitait de se faire taper dessus. Même si, Mimio se doutait fortement que ça marche à tous les coups, c'était bien utile. Il allait ouvrir la bouche pour demander s'il pouvait aller manger, parce que finalement il s'ennuyait, quand une dame fit son apparition.
Spencer.
Il retint le nom, qu'il trouva bizarre pour une fille, mais c'était pas lui qui choisissait. Elle était jolie, comme son costume. Et ses bottes luisaient. Il la regarda, tout comme il l'avait fait pour Argental, avant de n'y trouver aucun intérêt pour susciter son attention plus longtemps. Il sursauta en entendant des voix d'hommes et le fracas de quelque chose qui se brise par terre. Il resserra sa prise sur Gjallahorn.
Il se laissa faire quand celui-ci lui désserra les mains pour pouvoir marcher. Il le suivit, tenant toujours un pan de son manteau, caché derrière lui. Si jamais quelqu'un le reconnaissait, il aurait des problèmes.
Il passa la tête pour voir ce qui se passait. Argental semblait en colère, et... Il n'en cru pas ses yeux. Il regarda alternativement les gens présents, n'osant pas bouger. Il le reconnaissait, il l'avait déjà vu en bas. Ses petites mains se mirent à trembler. Il ouvrit la bouche, et la referma aussitôt, est ce que...
Il regarda Gjallahorn, qui... Mimio se demanda pour la énième fois s'il y avait vraiment quelqu'un derrière ses yeux si noirs. Celui-ci ne bougeait pas. Ses mains se crispèrent sur le manteau, alors qu'il avait du mal à respirer.
-Munya ! Non !
Il se jeta de toutes ses forces, sur les jambes d'Argental-chan ! Bon, ça n'eut pas l'effet escompté, mais il s'était suffisament écarté de... Il ne se souvenait plus de son nom, mais il le connaissait, il l'avait déjà vu. Une chose était sûre, ça n'était pas : sourit et hoche la tête.
-Vous allez lui faire mal !
Le fey se plaça devant son compagnon de cellule si l'on peut dire, regardant farouchement les gens autours.
-C-c'est pas sa faute...
Il fut un peu moins sûr de lui tout à coup, mais personne n'avait le droit de faire du mal à quelqu'un. Par principe. Munya.
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Mer 4 Mar - 3:19

Il s'était recroquevillé dans un coin de la pièce en pleurant, les bras devant son visage pour parer d'éventuels coups. Quelque chose le toucha du bout du pied et si c'était vraiment possible il se recroquevilla plus sur lui-même avec un gémissement. Quelqu'un hurla, une voix jeune...munya ? Le lycanthrope baissa doucement ses bras et regarda le dos de l'enfant qui s'était placé devant lui les bras écartés. Il n'y croyais pas et sa surprise lui arracha tout, les brûlures qui marraient tout ses membres, le fait d'être à moitié nu assis sur le sol froid, et le fait qu'il y avait aussi beaucoup trop de gens autour de lui.
Il tendit une main une main noire vers le dos du gamin et agrippa l'épaule de son kimono pour le retourner, il fallait qu'il soit sûr. Mais il n'arrivait pas à le reconnaitre et resta un moment à l'agripper par les épaules agenouillé devant lui en chuchotant à voix basse un charabia que seul lui aurait pu comprendre. Puis plus il le regardait vraiment, plus ça semblait lentement lui revenir mais il continuait, ses chuchotement divaguant, ses yeux devenant de plus en plus vagues.
-Ils avaient dit, il avaient dit, et après ils ne pouvaient plus dire… Le mot, le mot, le mot… Son attention se refixa sur le gamin et il cligna des yeux plusieurs fois fronçant ses sourcils, sa bouche s’arrêtant sur un mot. Mi -mo...mi-mimi..mimo-mo-mo-mio-mim-mim-io…Mim-mio.
Il vu la reconnaissance de son nom dans les yeux du gamin, mais ses yeux repartait déjà dans le vide et il lâcha sa prise de sur ses épaules, une main remontant vers ses cheveux pour en agripper une poignée.
-Rouge-rouge-rouge…il avait dit-il avait dit…noir. Il avait dit noir, dit-il relâché dans un soupir.
Il se releva en titubant et se dirigea vers là d’où il était venu, ignorant totalement les regards fixés sur lui comme s’il était dingue. Il l’était peut-être en fin de compte, il lui avait fait pleins de choses en bas, la moitié dont il ne se souvenait plus. Mais il y avait ces trucs dont il essayait désespérément de se rappeler, et pour ça il fallait qu’il aille en bas même s‘il ne savait pas pourquoi. Il y avait des bruits de pas derrière lui, on le suivait sans grande peine parce qu’il manquait de trébucher sur ses pieds à chaque pas, mais il les ignorait, fixé sur son seul but.

-C’était blanc, blanc, blanc, partout…partout…
Il tira à deux mains la porte du fond du couloir ayant fait le chemin inverse jusqu’à l’entrée du laboratoire par laquelle il était sorti, puis descendit les escaliers dans le noir pour ouvrir la porte en bas par lequel se déversait la lumière et le blanc aveuglant.
Dans ses marmonnements qui ne reflétait que sa fatigue et son délirium il les guida jusqu’aux pièces principales où étaient situé les salles d’opérations avec leurs moniteurs et leurs dossiers éparpillés sur chaque espace viable. Il se bloqua plusieurs fois sur ces pièces à marmonner en se tenant la tête, puis il ferrait marche arrière et repartirait dans une toute autre direction.

-Pas là, pas là…
Ses doigts traçaient les murs en marchant avec la double fonction de l’aider à tenir debout et il s’arrêta devant un panneau. Il ne savait pas ce qu’était les signes dessus mais il savait qu’il avait déjà vu ça, plusieurs fois même. Mais la porte était fermée, et ce n’était pas de celles qui avaient des poignées, plutôt des boutons avec des petits dessins dessus. Inconsciemment sa main glissa dans sa poche et il en ressorti une carte qu’il passa dans le truc à numéro comme ils les avait parfois vu faire. La porte s’ouvrit avec un bruit de machinerie et il glissa à l’intérieur de la pièce tamisée.
Il avait trouvé les grands trucs avec les grandes vitres et le liquide bleu-vert à l’intérieur. Quelques-uns avait des choses dedans, mais c’était pas des comme eux qu‘il cherchait. Pas des tout moches avec des bosses, des griffes ou des organes greffés sur leur corps, c’était un comme lui, comme le gamin qui était à côté de lui. Il passa devant toutes les cuves jusqu’à trouver la bonne, celle avec plein de tubes et de bulles, et les cheveux rouges qui ondulaient dans le liquide.
Il posa une main à plat sur la vitre et frappa doucement de l’autre, content de voir les yeux marrons s’entrouvrir lentement.
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Argental Tar Sùrion
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Ven 27 Mar - 22:13

La colère monta en lui comme une vague rugissante. Comment ce petit gamin osait-il se placer entre lui et le misérable couché sur le sol ? Argental dû se maîtriser, Gjallahorn ne lui pardonnerait pas s'il blessait le gamin. Pourtant sa main droite resta suspendue, prête à saisir le jeune garçon.
Finalement, il se redressa, les regardant de toutes sa hauteur. Jusqu'à l'autre se mettre à bouger. Mimio se retrouva coincé par la poigne de l'homme qui le tenait, et qui balbutiait des paroles incohérentes.
Il sentit son immense compagnon de toujours se raidir à coté de lui. Le manège du fou aux cheveux longs était inquiètant. Mais les dieux seuls savaient ce que ces misérables créatures avaient subi en bas... Chyrrlion avait toujours été fou, plus fou que Morween elle même.
Il se demanda, si d'autres comme eux les attendaients en bas ? Qu'en serait-il alors ? De ces gens abîmés, cassés, et incapables de s'occuper d'elles ? Argental pinça les lèvres, pitié et dégoût se formant petit à petit dans son esprit. De pauvres hères, qui avaient eu le malheur de tomber entre leurs mains. Il serra les poings, Gjallahorn n'aurait dû faire aucune distinction ent-...
Ses yeux s'écarquillèrent un instant. Quelqu'un forçait le passage dans son esprit. Quelqu'un que ses barrières ne pouvaient pas arrêter. Il recula d'un ou deux pas.
Cherchant à repousser l'intrusion, et à rester conscient de ce qui se passait devant lui, il y eut un long battement, avant qu'il réalise que l'homme avait reconnu Mimio. Le gamin disait vrai.
Avant que l'homme ne reparte dans son délire, et vers les sous-sols. Il se massa les tempes, le martèlement de l'autre conscience devenait plus fort, elle aprochait. Elle.
Il fit signe à Gjallahorn de suivre le fou des sous-sols. Mimio emboîta le pas à son sauveur. Argental repoussa le major Spencer, ennuyé de sa sollicitude. Il referma les portes derrière elle, les claquants au nez de ses interlocuteurs.
Il relâcha ses boucliers mentaux.
Elle eut un moment de stupéfaction, c'était comme si, il avait pu la voir. Comme si, il la voyait le contempler avec ses grands yeux noirs, et sa petite bouche ouverte dans un O de surprise.
Il la renifla. Elle sentait bon. Très bon.
Puis, sans prévenir, elle poussa sa conscience vers lui, avec toute la force dont elle était capable. L'andain la laissa faire, un peu surpris par la palette de sentiments et d'émotions qu'elle lui donnait.
-Qu'est ce que tu fais ici ?
La gamine avait répondu "Je t'aime". Il en avait été quelque peu ébranlé. Elle ajoute qu'elle s'excusait de ne pas avoir demandé la permission d'entrer. Argental fut tellement pri au dépourvu une fois de plus, qu'il éclata de rire, baissant sa garde, pour lui montrer qu'elle n'avait rien à craindre. Il projeta sa joie éphémère vers elle, histoire de la rassurer un peu. Il découvrit un esprit complexe. Elle eut un sourire, avant de lui poser une question qui l'amusa. Allait-il vraiment manger le loup et le lapin ? Elle devait parler de Mimio et de son compagnon de cellule. Il tendit vers elle, toute la douceur dont il pouvait faire preuve, lui disant que non, il n'allait pas le faire. Elle sourit plus largement. Argental la sentit encore une fois. Elle était jeune.
-Comment m'as tu trouvé ?
Elle lui répondit, en lui expliquant qu'elle trouvait toujours les dragons, à chaque fois qu'elle y pensait. Et qu'elle faisait ça depuis toute petite.
-Et dis moi gamine, tu t'appelles comment ?
Elle se présenta comme étant Sheeshon, ou Shee-chan pour lui, s'il voulait. Il la sentit paniquer. Elle lui demanda son nom, un peu désespèrée.
-Argental.

La conscience disparu comme elle était venue. Argental se demanda, comment une gamine avait fait pour passer ses premières barrières sans subir aucun dommage mental. Il se jura de la retrouver et de parler plus longtemps avec elle. Si Gjallahorn avait son Mimio, pourquoi n'aurait-il pas une Sheeshon ?
Sheeshon.
Une fois de plus, ses yeux s'écarquillèrent un peu. Il avait déjà entendu ce nom, quand ils avaient traité avec les anciennes familles de nobles. Sheeshon, il l'avait déjà vu. Une gamine brune, dans une petite robe bleue, courrant après des poissons en bois volants, en chaussettes, au grand désarroi de sa nourrice. Sheeshon, la pupille de Liu Fei Long, le dragon d'Hitokage. Un mince sourire étira ses lèvres noires. Il aurait la chance de rencontrer cette gamine en vrai.
Il secoua la tête, son attention revennant à la réalité avec des coups frappés aux portes.
Le major Béryl. Encore.
-Oui Major ? demanda-t-il froidement.
-Erm... Mon seigneur, il serait bon, que vous descendiez, Sire Gjallahorn vous demande. Apparament, il y aurait une troisième personne...
Argental soupira.
-J'y vais...


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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Sam 28 Mar - 11:43

Mimio regarda Argental, se dressant de toute sa petite taille entre lui, et son compagnon de souffrance. L'ami de Gjallahorn semblait en colère. Il ferma les yeux, attendant le coup. Ce dernier ne vint jamais. La main se retira, et il regarda, un peu étonné, mais soulagé Argental, qui semblait perturbé.
Soudain, il l'attrapa par le kimono. Mimio fit un demi-tour non programmé, et regarda, un peu effrayé, son sembable.
Il le fixa, le détaillant attentivement, et toucha son visage en sueur du bout des doigts, comme pour le rassurer. Le gamin entendit Gjallahorn grogner derrière lui.
-Nathaniel ?
Il avait soufflé son nom, un murmure à peine audible. Visiblement, il semblait lutter pour se souvenir de lui. Mimio pencha la tête sur le coté. Et finalement, son nom fut prononcé. Il eut un large sourire, et hocha doucement la tête, lui signalant qu'il avait bon.
Il se retourna pour regarder Gjallahorn, qui avait une drôle d'expression. Le fey se mordit les lèvres, il avait fait quelque chose de mal ? Puis, Nathaniel commença à bouger. Il se recula, lui laissant de la place. A vrai dire, il était plutôt content qu'il arrête de le tenir, pour un peu, il en aurait eu des bleus. Ni une, ni deux, le petit garçon courru se réfugier dans les jambes de son seul et unique sauveur. Le seul qui ait vraiment de l'importance. Il attrapa une main, pleines de cicatrices, et aux doigts différents, lovant sa joue dedans. Il s'arrêta de trembler, alors qu'il n'avait pas remarqué qu'il avait eu aussi peur.
Il leva ses grands yeux verts pour regarder le visage abîmé de Gjallahorn, tiraillant sur son manteau.
-I-il faudrait peut être le suivre non ?
Le regard qu'il reçu en réponse, lui fit rentrer la tête dans les épaules. Il demanderait pardon quand tout serait fini. Il ne voulait pas que Gjallahorn soit faché après lui. Mimio ne voulait pas perdre Gjallahorn. Munya. Il sentit sa lèvre inférieur trembloter, et ses yeux s'emplirent de larmes. Ses petites mains s'accrochèrent au manteau. Et une main chaude et calleuse essuya un début de larme sur sa joue, la caressant en suite doucement.
Mimio décolla du sol, soulevé par les bras puissants de son Gjallahorn.
Il passa ses petits bras autour du cou massif de son porteur, se laissant faire. Gjallahorn rattrapa en quelques pas, la distance entre eux et Nathaniel.
Ils le suivirent, Mimio grimaça en voyant les traces de sang, indiquant les emplacements des cadavres découpés trois plus tôt quand il était sortit de la pièce où on l'avait enfermé.
Il se cramponna un peu plus à Gjallahorn, en voyant où Nathaniel les emmenait. Il se mit à trembler. Il ne voulait pas y retourner, son corps tout entier protestait. Il avait eu si mal dans ces pièces là. Mais il n'y avait plus aucune des blouses blanches pour l'attraper, et l'attacher sur une des tables, ou l'examiner sous toutes les coutures. Il reconnu lui aussi la porte, et regarda son compagnon de souffrances l'ouvrir. Il fronça les sourcils.
Mimio songea qu'il manquait quelqu'un, celui qui lui avait dit de sourire.
-Il va le chercher, expliqua-t-il à Gja-chan, l'autre qui était avec nous.
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Gjallahorn
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Dim 29 Mar - 17:57

Gjallahorn regarda Mimio se dresser entre l'homme par terre, et Argental. Un de ses yeux se tourna vers ce dernier, qui semblait en proie à une profonde colère. Son autre oeil resta fixé sur le fey.
Argental sembla d'un seul coup, complètement ailleurs. Le général se demanda ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Il se raidit. Il venait de saisir Mimio par l'épaule, et il le tenait fermement. La jalousie, teintée de colère, s'empara de lui. Il ne laissait personne d'autre que lui toucher Mimio depuis qu'il l'avait sortit des sous-sols et que Kwaeli avait très mal réagit en présence du mioche. Mais cette fois, l'interlocuteur était imprévisible, et visiblement perturbé. Il étouffa sa rage en voyant le gamin lui toucher le visage.
Le pire c'était que l'autre le connaissait, il avait fini par prononcer, non sans difficulté le nom de Mimio, qui choisit ce moment là pour se retourner, et le fixer. L'expression qui passa son sur visage rond, blessa Gjallahorn. Mais tout de suite après, quand l'autre se mit à bouger, le fey couru vers lui, se réfugiant derrière lui, comme d'habitude. Sauf que cette fois, Mimio attrapa une ses mains, et mit sa joue dessus, se frottant doucement.
Il lui fit peur une deuxième fois, quand il suggèra qu'il devrait les suivre. Il s'en rendit compte trop tard. Il essuya les larmes qui commençaient à couler, caressant du bout des doigts la joue qu'il s'était frottée contre sa paume juste avant.
Il regarda Argental, se demandant s'il allait bien. Le souverain se tenait d'une façon bizarre, quelque chose dans sa position, lui laissait penser qu'il y avait véritablement quelque chose qui clochait. Il lui demanderait plus tard. Il était du genre irritable.
Gjallahorn ne se posa pas plus de questions. Attrapant Mimio, qui n'était pas bien lourd, il prit la suite des évènements en main, suivant le perturbé.

Il faisait le même chemin qui l'avait mené à Mimio. Des traces de sang brunâtres tâchaient les murs, quelques lambeaux de chairs gisaient ça et là. Il sentit le petit corps du fey trembler, et ses mains serrer plus fort ses vêtements. Il lui murmura des paroles apaisantes, dans sa langue maternelle, une langue gutturale et pleine de sons bas. Il avait refusé ce qui lui avait proposé Mimio, le premier soir où il avait dormi avec lui, le mioche s'était déshabillé, et s'était presque donné sans dire un mot. Il avait profondément chamboulé, et avait refusé, en lui disant qu'il n'avait pas besoin de ça. De toute façon, Gjallahorn se demandait bien pourquoi, quelqu'un comme Mimio, restait avec lui, qui n'avait rien de beau, ni même de rassurant. Pourtant le petit garçon répètait qu'il ne voulait pas être séparé de lui, même pendant quelques minutes.
-Tu connais son nom ? finit-il par demander à Mimio.
Le gamin hocha la tête, et prononça le nom de Nathaniel. Il hocha la tête, respirant l'odeur que dégageait le fey, il sentait encore le savon du bain de ce matin. Il regarda le dénommé Nathaniel ouvrir une porte, avec un pass trouvé dans la poche de la blouse dont il était vêtu. Il se demanda ce qu'ils allaient trouvé. Quand Mimio donna la réponse. Un troisième ? Il devait y en avoir d'autres, en plus de celui là.
-Spencer, il faudra envoyer deux équipes fouiller toutes les salles à la recherche d'éventuels autres survivants, lança-t-il à voix haute, s'il y en a, je veux qu'on les rammènes là haut. S'ils sont dangereux utiliser tous les moyens pour les neutraliser, s'ils ne le sont pas, aider les du mieux que vous pouvez.
-Compris.
Gjallahorn s'engagea à la suite de Nathaniel dans la salle, il resta de marbre devant les cuves contenant des corps informes. Il avait des doigts qui n'étaient pas les siens, et un bras mécaniques, le reste de son corps était couvert de cicatrices, et son visage n'obtiendrait jamais le premier prix dans un concours de beauté, aussi, voir ces corps, parfois réduits à de simples amalgames de chairs, ne lui faisait pas grand chose.
Il s'arrêta juste derrière Nathaniel. Et regarda lui aussi, le jeune homme aux cheveux rouges, ouvrir les yeux dans la cuve. Il soupira.
-Spencer, trouvez moi le moyen de le sortir de là, sans que j'ai à casser la vitre.


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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Ven 10 Juil - 22:11

La première équipe envoyée par Beryl Spencer arriva au bout de leur section. Ils n'avaient rien trouvé, ni survivant, ni chose abominable comme des espèces de fœtus dans des bocaux au liquide jaunâtre. Ca semblait limite normal ici, si on passé le coté vide et peu entretenu. Ils étaient cernés par des câbles, alimenté par de grosses pierres chargées d'énergie, qui convergeaient tous vers la même direction. Dans les salles qu'ils avaient visité, se trouvait des tas de petites pièces métalliques, des boulons, des câbles et des tuyaux. Sur des plans étaient détaillés de l'artillerie plus ou moins lourde et sur d'autres étaient dessiné un corps humain, avec des flèches situant où mettre les pièces. Ils arrivaient au bout du couloir, et se trouvèrent devant une porte par dessous laquelle on pouvait voir une faible lueur en s'approchant. Le leader de l'équipe fit signe aux autres de ne plus faire de bruit, et colla son oreille contre la porte, fermant les yeux pour mieux se concentrer. Des chuchotements se firent entendre, puis au fur et à mesure, devinrent plus distincts.
-Il y a encore combien de temps avant son réveil ?
-Plus que quelques minutes, ce ne sera plus très long.
-Êtes vous surs que c'est raisonnable ? Il n'y a plus rien à faire pour le seigneur Chyrrlion de toute manière, nous pourrions nous enfuir discrètement et recommencer ailleurs.
-Et leur laisser le laboratoire ? Et nos expériences ? Jamais, on y travaille depuis trop longtemps ! Une fois qu'elle sera activée et qu'elle aura fait le sale boulot, nous reprendrons cet endroit en main nous même. Combien de temps ?
-Ca ne devrait pas tarder.
-Réfléchissez, c’est la mort assurée si on nous trouve avant que ça ne soit près, et même si ils arrivent à la tuer, nous sommes mort.
-Jamais je ne laisserais quelqu'un mettre la main sur ce que nous avons crée ici, ces sales usurpateurs payeront tu peux partir si tu veux.
-Ca y est, elle se réveille !
Un tintement bref se fit entendre, suivit d'un bruit de sas hermétique qui s'ouvre. La porte vola en éclat et l'équipe entra à l'intérieur. Trois scientifiques en blouses blanches, n'ayant visiblement pas prit de douche ou de bains depuis quelques temps, et souffrant de la faim se tenaient autour d'un caisson blanc, avec un grand couvercle ovale ouvert. Une personne, visiblement une jeune fille, se tenait assise dans le caisson. Alyssa regardait autour d'elle. Elle avait pour seuls vêtements des bandes autour de sa poitrine, et une sorte de jupe en bas, le reste de son corps étant nu. Ceux qui l’avaient réveillée étaient figés dans leur mouvement comme si le temps s’était arrêté pour eux. Et d'un seul coup ils se remirent à bouger très vite cherchant des choses, paniqué et beuglant qu’il fallait la détruire, qu’ils n’avaient pas le temps de vraiment l’activer.
-Détruisez la ! Détruisez la ! Ils ne doivent pas l'avoir ! La télécommande, ou autre chose !
L'un d'entre eux arriva près d'elle, un gros tuyau en fer près à s'abattre sur elle. Elle tendit le bras droit devant elle, et sortant d'en dessous de son coude, une lame tournante scia le tuyaux, puis d'un autre coup il scia les deux bras de celui ayant chercher à porter son coup. Il s’effondra sur le sol, et bientôt cessa d’hurler et de bouger, vide de sang. Un autre, qui armé d'une chaise s'était jeté sur les arrivant avec un cri plus proche du désespoir que de la rage, se fit rapidement jeter à terre et maîtrisé, implorant sa vie. Le dernier arriva avec quelque chose de plus dangereux qu'une chaise, un scie servant à couper les os en chirurgie. Il envoya valser un des gardes qui maintenait son collègue au sol, et lui mit un bon coup de scie en pleine tête, lui griffant arrachant une partie du visage. Il s'immobilisa quand il reçu en plein dans le dos le poing d'Alyssa, détaché du reste de son bras, les doigts enfoncés dans la chaire. La jeune femme regardait les gardes, qui ne savaient pas trop quoi penser d'elle. Elle n’avait fait que défendre le pauvre garde qui gémissait, mais elle avait des armes étranges, et sortit d’on ne sait où. La cyborg se mit debout, et alla récupérer sa main, suivie des yeux par les quatre hommes restés debout.
Elle remit sa main, rentra les tronçonneuses dans ses bras, et s’écarta du garde pour qu’on n’ait pas peur de l’approcher à cause d’elle. L'un d'entre eux ce décida à aller voir le défigurer, et celui qui était le chef s'avança un peu vers elle.
-Mademoiselle, est-ce que... Vous avez un nom ?
-Mon nom est Alyssa.
-Vous allez bien Alyssa ?
-Oui.
-D’accord… Il faudrait vous trouver des vêtements un peu plus, moins suggestifs. Enlevez une blouse sur celui là, ça fera l'affaire le temps qu’on en trouve des mieux adaptés.
Alyssa s’exécuta et prit la blouse de celui qu'elle venait de tuer. Il y avait un peu de sang dessus, et un trou dans le dos, mais au moins ses jambes étaient couvertes jusqu'à mi-cuisse. Elle suivit les hommes. Un seul des trois scientifiques en blouse blanche était encore en vie, celui qui avait reçu la scie en pleine figure hurlait encore quand des larmes de douleur allaient sur la grande cicatrice qui lui barrait à présent une partie du visage, et elle marchait en tenant le devant de la blouse pour qu'elle ne s’ouvre pas. Finalement, le scientifique avait été bâillonné, pouvant peut-être servir plus tard si le seigneur comme ils l’appelaient, voulait l’interroger. Elle n'avait pas été réveillée depuis longtemps, elle pouvait le voir aux peintures sur les murs, elles n’étaient plus très blanches, et surtout sur les murs au bout d’un moment, il y avait des traces brunâtres et des morceaux d’être qui étaient sur le sol. Il s’était passé quelque chose.
Peu lui importait, elle n’avait jamais vraiment aimée les scientifiques, ni le seigneur Chyrrlion, pour eux elle n’était personne d’autre qu’une arme avec un joli minois. Elle avait rencontré d’autres expériences, mais beaucoup d’entre elles ne revenaient plus après. Il y en avait qu’une seule qu’elle revoyait très régulièrement, un petit garçon, avec des oreilles de lapin. Plutôt gentil. Elle était triste à chaque fois qu’ils le remportaient et qu’ils le traînait presque parce qu’il ne se laissait pas faire et hurlait. Mais à cette époque, elle ne pouvait rien faire, elle avait essayé les deux premières fois, mais ils avaient toujours sa télécommande pour paralyser totalement son système. Mais si elle avait pu, elle les aurait tous tué, parce qu’ils faisaient des choses horrible. Les autres expériences ne revenaient pas parce qu’elles mourraient, et elle le savait. Parmi ceux qu’elle voyait il y avait un aux cheveux longs, et un autre jeune garçon, mais eux, c’était moins souvent surtout le jeune aux cheveux rouge, il n’était plus revenu au bout d’un moment.
Alyssa reconnu la sortie, mais elle entendit une voix grave derrière elle, et une femme qui demandait des choses. Elle entendit aussi une voix familière. Une petite voix qui avait l’air apeurée. Alyssa s’arrêta de marcher et fit mine de retourner en arrière, elle voulait voir les autres, voir ce qui se passait et si c’était bien qui elle pensait qui avait parlé. Mais avant qu’elle ait vraiment pu y aller, la porte de la sortie s’ouvrit sur un homme, qui lui fit penser immédiatement à une sorte d’humain recouvert d’une peau de poisson mort.
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Argental Tar Sùrion
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Sam 11 Juil - 21:30

Argental descendit à la suite du major Spencer, ses yeux fixant la tresse blonde de l'officier. Il ne retrouva complètement ses esprits qu'une fois dans les escaliers.
Ses boucliers mentaux en place, et sa superbe regagnée, le nouveau souverain pénétra dans les niveaux inférieurs du palais de Chyrrlion. L'odeur du sang, même séché, assaillit ses narines, puis ce fut l'odeur d'antiseptiques et de javel qui le gêna. Il fouetta l'air avec sa main gauche, ce qui ne servit pas à grand chose.
-Suivant les ordres du Général Gjallahorn, j'ai envoyé plusieurs équipes ratisser tous les niveaux. On a surtout trouvé des cadavres de scientifiques... La plupart des salles sont vides, à l'exception de celles où on a trouvé des sujets d'expériences comme Mimio, ou le lycanthrope qui est sorti un peu plus tôt...

Il hocha la tête, indiquant qu'il écoutait.
-On a trouvé des salles d'expériences... le contenu de certaines, ne doivent absolument pas remonter à la surface, et encore moins continuer à vivre. L'équipe médicale qui est descendue avec nous, a déclaré que la plupart des cobayes souffraient le martyre, nous avons en abattre ceux qui se sont jetés sur nous. Le général Gjallahorn est actuellement au niveau moins trois, en train de faire sortir des cuves les sujets qui semblent avoir une certaine conscience.
-Major Spencer !
Un soldat en uniforme se précipita vers la grande blonde.
-Seigneur Tar-Sùrion !
Il s'inclina brièvement.
-Nous avons trouvés quelques rescapés, ils devaient se terrer dans les niveaux les plus bas depuis l'assaut du Général Gjallahorn. Nous leur sommes tombés dessus alors qu'ils s'apprêtaient à utiliser une de leurs expérience contre nous.
Le soldat tendit le bras pour désigner Alyssa.
-Elle dit s'appeler Alyssa. Ils ont essayé de l'utiliser pour nous abattre. L'équipe six est partie récupérer les dossiers dans leur salle d'archive.
-Parfait, poursuivez les recherches avec votre équipe, ordonna Argental devançant le major, envoyez quelqu'un si vous trouvez encore du monde.
-A vos ordres votre majesté !
Le Major Béryl s'était approché de la jeune femme aux cheveux roses.
-Alyssa ? Je suis Béryl Spencer, et voici Argental Tar-Sùrion, le nouveau souverain de Morna. Le Seigneur Chyrrlion n'étant plus de ce monde, vous êtes libre.


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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Sam 11 Juil - 22:29

Alyssa regarda la femme blonde, puis celui qui était donc le nouveau souverain. Elle sourit un peu en entendant que Chyrrlion était mort. Elle avait manqué beaucoup de choses effectivement. La cyborg n’aimait pas cet endroit, mais elle n’avait connu que ce sous sol, et n’avait pas eu de vie.
Elle avait été conçu ici, fruit de ‘‘l‘amour’’ de deux cobayes humains, qui avaient été rangé à l’état de rats de laboratoire après sa naissance, et qui n’avaient pas survécu longtemps. Elle avait été élevé ici, sans avoir d’amour, ils lui apprenait juste à lire à écrire, ils la nourrissait et lui donnait des médicaments, pour dormir surtout, et point final.
Et quand elle a eu 17 ans, ils l’avaient attachée sur une table, endormie puis démembrée chirurgicalement, pour lui implanter de la ferraille dans le corps, de nouveaux bras et jambes.
Elle se souviendrait toujours, quand elle s’était réveillé, de la douleur cuisante, aigue et cinglante qu’elle avait ressentit, de l’horreur qu’elle avait ressentit en voyant ses choses métalliques à la place de ses bras. Elle ne pouvait pas encore bien bouger les bras, ne sentait plus les jambes. La douleur avait beau être endormie par des cachets, elle avait l’impression qu’elle était toujours là. Mais leur plus grand tour de passe-passe, fut de déplacer son centre nerveux. Il n’est plus dans sa tête, il se trouve juste derrière le cœur, au prix du sacrifice de son appareil digestif. Tout cela afin de pouvoir lui faire enlever sa tête, afin de lui faire délivrer une vague de mana faisant imploser la tête, ayant une portée de quatre mètre carré, mais tout cela sans détruire la structure métallique qu’ils avaient apposé sur tout ses os.

Elle est alimentée en énergie via un générateur. Tout ce qui est naturel chez elle, c’est une partie de son tronc, et c’est tout. Bien entendu, les scientifiques lui ont laissé son bas ventre intact, même si ils l’ont rendue stérile à coup de médicaments, c’était plus amusant qu’un faux.
Elle n’était pas dupe quand à cela, une fois endormie de force, elle se doutait de ce qu’ils lui faisait, comme elle avait comprit pourquoi Mimio ne voulait jamais repartir dans sa cellule. De savoir que celui qui avait commandité cela était mort ne l’affectait pas, ni le fait de savoir qu’il n’y avait presque plus de scientifiques.
Alyssa espérait seulement que le nouveau roi, Argental Tar-Sùrion, ne soit pas comme l’ancien, ou pire.
-Je n’ai été crée que pour servir, je n’ai pas d’autre fonction. Je n’ai nulle part où aller, et je ne connais pas la vie en dehors du laboratoire. Je demande à rester ici, je pourrais peut-être vous être utile. S’il vous plait, Béryl Spencer, roi Argental Tar-Sùrion.
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Argental Tar Sùrion
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Jeu 17 Sep - 15:46

Argental regarda muré dans un certain silence, Béryl échanger avec la jeune femme aux cheveux roses. Alyssa de son prénom, semblait un peu déroutée par les récents évènements.
Le Major se retourna pour lui demander ce qu'il fallait faire d'elle. Il resta muet encore quelques secondes.
-Spencer ! Intégrez-là dans une unité, donnez lui une place de soldat, assignez la aux quartiers féminins, et surtout voyez si cette jeune femme peut nous aider avec les autres rescapés, elle semble en forme. Elle pourra rester, tant qu'elle fera comme tous les autres membres de notre armée.
-Bien mon seigneur.
L'officier blonde se tourna vers Alyssa.
-Vous avez entendu, vous venez avec moi, on va vous trouver des vêtements, et ce dont vous avez besoin. Et puis, je vous emmènerais voir les rescapés... Nous avons besoin de savoir s'ils sont assez compétents pour rester. Allez, venez.
Béryl entraina la jeune femme dans les escaliers, remontant à la surface, pour qu'elle puisse se changer.
Argental leur emboîta le pas, Gjallahorn était bien suffisant en bas. De plus, il ne devait pas y avoir beaucoup de monde. Et il n'y avait pas d'autorité là haut.

Une fois de retour dans le grand Hall, il attrapa un lieutenant, qui le conduisit au capitaine Mahol, qui supervisait l'évacuation des gravats, et des corps. Argental s'absorba à la tâche.
Il ne gardait pas le mobilier lugubre et sombre, pas plus que les tapisseries vantant la gloire du précédent résident. Certaines salles commencèrent à être lavées à grande eau. Et les serviteurs qui avaient retourner leur veste pour survivre, exécutés. On ne peut pas faire confiance à un traître.
Les nombreux volets qui fermaient les fenêtres, furent ouverts, laissent filtrer la lumière. Chyrrlion n'ayant jamais pu se mouvoir sous le soleil, il avait pris ses dispositions, pour ne pas qu'un seul rayon de lumière filtre à travers les vitres. Et les tentures rouges sang étaient son plaisir décoratif...
Argental ne pu que constater à quel point son ancien collègue avait fait preuve d'un goût exécrable en devenant roi.
-Qu'on apporte nos affaires quand les pièces seront prêtes.
-Vous appartements sont prêts Sire, nous y avons veiller.
-Bien, bien...
-Avons-nous accès à la salle du trône ?
-Absolument, faites ce qu'il doit être fait pour qu'elle devienne respectable.
Argental s'attarda pour regarder des vieilles tapisseries qu'un soldat venait de trouver dans une remise. C'était celles qui racontait l'histoire d'Hitokage. Son seigneur, Forbesii, y figurait en bonne place.
Il y en avait d'autres, plus artistiques. Des tableaux furent trouvés un peu partout... Ainsi que de vieux meubles dans les greniers, ou remises dans les différents étages.
Le roi Tar-Sùrion était décidé à faire que ce palais soit digne de son nom.


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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Dim 13 Déc - 17:31

Les cuves étaient un système de mise en hibernation assez efficace pour mettre de côté les sujets d'expérience pour lesquels la scientomagie actuelle n'était pas assez développée. Quand Kitto y repensait il ne pouvait qu'avoir un sourire amer, les drogues qu'on lui faisait ingurgiter ou qu'on lui piquait dedans n'étaient, eux, pas toujours efficaces. A trop fortes doses son cœur avait faillit lâcher plusieurs fois et à trop petites doses il arrivait à les éjecter. Ça, ça avait été au début. Il avait vite fait comprit que d'une manière ou d'une autre il se ferrait dominer et qu'ils ne rendrait pas ça agréable s'il ne les laissait pas faire. Mais il n'était pas docile non plus.
Plusieurs fois il s'était retrouvé avec d'autres sujets comme lui, l'un d'eux rien qu'un enfant, ou tout du moins un enfant quand il était arrivé. Mimio était bien plus intelligent que les scientifiques ne voulaient le croire. L'autre Nathaniel, avait été rendu presque fou par ce qu'ils lui avait fait subir. Kitto avait la nette impression qu'une fois qu'il avait eu les résultats qu'ils voulaient ils s'amusait à voir jusqu'où ils pouvait le mener pour qu'il sombre complètement pour ensuite continuer jusqu’à ce qu’il meurt. Se laisser faire lui laissait parfois entendre des bribes de conversation des scientomages, lui permettrait de savoir comment les deux autres allaient quand il ne les avait pas vu ou aperçu depuis longtemps. Mais ces derniers mois il avait été mis en cuve, à pendouiller dans un liquide bleu avec des petits tubes qui rentraient dans ses bras et un appareil respiratoire alimenté et maintenu par magie enfoncé dans la gorge. Ce n’était pas trop mal quand une dose était administré, il dormait. Quand il retrouvait un peu de lucidité par contre c’était un peu plus difficile, il avait l’habitude de laisser son esprit vagabonder où il voulait.

Des petites tapes sur sa vitre le fit revenir un peu à lui, brisant la sorte de rêve qu’il avait concocté dans son dernier somme. Il voyait mal, le liquide déformait les traits de la blouse blanche qui avait le nez pratiquement collé à la vitre. Pourquoi il le réveillait ? Pourquoi est-ce qu’il ne drainait pas tout simplement la cuve ou mieux, lui fichait la paix ? Les doigts pianotèrent à nouveau et une autre personne vient dans son champ de vision, non, deux personnes. La grande forme floue tenait dans un bras une forme infantile. Son cerveau rattrapa ses yeux et il les reconnu. Le respirateur devenait soudain de trop dans sa gorge.
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Gjallahorn
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Dim 13 Déc - 20:55

Le Général avait demandé à ce qu'on trouve un moyen d'ouvrir les cuves. L'ami de Mimio et du fou n'était pas le seul à être enfermé dans la salle. Chyrrlion était vraiment cinglé pour avoir autorisé les expériences de ce genre. Certains sujets étaient méconnaissables, des amas de chair rosée, boursoufflées. Le problème était que les cuves s'ouvraient grâces à des codes, et que ses codes, c'était les scientomages qui les avaient mis en place. Et le deuxième problème étaient que les scientomages n'étaient plus de ce monde pour pouvoir les donner.
L'être dans la cuve s'agita.
Gjallahorn déposa Mimio sur le sol. Se saisissant d'une lance, il glissa la pointe dans la jointure entre le couvercle et la cuve en elle même. Faisant levier, il tordit la lance, mais descella les verrous. Jetant la lance plus loin, il arracha le couvercle avec ses mains.
Ce fut l'effet domino, les cuves s'ouvrirent une à une, libérant leurs sujets d'expérimentation.
Le géant plongea sa main qui n'était pas métallique dans la cuve, et fit remonter le jeune homme aux cheveux rouges, pour l'assoir sur le bord. Le liquide était poisseux, et le gamin était à poil. C'était une manie ici de déshabiller les gens, et de les laisser nus. Une humiliation supplémentaire pour les pauvres hères qui avaient atterri dans ses sous-sols.
Avec ses doigts de métal, il retira le respirateur artificiel, sa main humaine maintenant la tête rouge en arrière. Le respirateur avait un tube qui s'enfonçait dans la gorge, l'oxygène passait par là, produit par le respirateur, à la manière des branchies d'un poisson. Il jeta l'objet par terre, une fois l'opération finie.

Un groupe de servantes étaient descendues, avec des sacs de vêtements -essentiellement des uniformes de la garde d'Argental, ou encore de la sienne-, et s'attelèrent à la tâche. D'autres cobayes sortaient des cuves, en tout cas, ceux qui ressemblaient encore à quelque chose. On leur passait des serviettes pour qu'ils s'essuient. Des paravents de fortunes furent installés, avec des bureaux et des tables placés à la verticale. Une des servantes s'occupa de retirer les tubes et fils qui étaient accrochés au copain de Mimio. Gjallahorn eut un sentiment d'écœurement grandissant en imaginant que Mimio avait subi la même chose.
-Bienvenue à la surface gamin, comment tu te sens ?
Machinalement, le général chercha Mimio, qui lui prit la main. Une habitude qu'il avait pris dès le début, et que lui même commençait à prendre.
La servante avait terminé, et elle enveloppa le jeune homme avec une serviette rugueuse, de couleur grise, avant de laisser un uniforme de l'armée d'Argental, qui à vu de nez, semblait trop grand pour quelqu'un d'aussi petit et frêle.


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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Dim 13 Déc - 21:09

Mimio regarda anxieusement Kitto qui dormait tout en flottant dans le liquide bleu.
Il avait eu de la chance de ne pas être enfermé dans une baignoire comme Kitto, Mimio préférait de loin la chambre impersonnelle et froide qu'il avait eu pendant des années. Bien entendu, la chambre qu'il avait maintenant -celle de Gja-chan- était la meilleure de toutes ! Kitto bougea, il semblait l'avoir reconnu, et Nathaniel l'avait senti, et il s'agitait aussi. Gjallahorn le déposa sur le sol.
Le petit garçon recula un peu, en le voyant prendre une lance. Il ouvrit de grands yeux en voyant comment Gja-chan sortir Kitto.
-Munya !
Son ami fut repêché, et fut assis rapidement. Mimio plaqua les mains sur sa bouche, en voyant un tube sortir de la bouche de Kitto, qui toussa très fort. Une dame s'était approchée, et s'occupait de lui. Le fey trottina jusqu'à Gjallahorn, et prit sa main tendue. Sa main avait l'air minuscule dans celle de son PCS, prince charmant sauveur. Il s'appuya contre la jambe de Gja-chan, et leva ses yeux vers Kitto, un petit sourire timide s'épanouissant sur son visage.
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Lun 14 Déc - 0:40

Kitto fût extirpé sans autre détour de sa cuve par la grosse forme noire qu'il n'avait reconnue que comme celle qui tenait Mimio. Le seul point positif fût qu'il lui enleva le fichu tube dans sa trachée et l'extirpa du liquide presque gélatineux. La tuyauterie qui lui rentrait dedans dût attendre.

Kitto s'emmitoufla dans la couette qu'une jeune femme lui mit sur le dos, essayant d'arrêter un peu ses tremblements. Il avait très vite apprit à détester les aiguilles et enlever celles qui lui avaient été plantées dedans n'avait pas été très agréable. La jeune femme qui avait particulièrement fait attention lui avait adressé un petit sourire et avait désinfecté avant de lui coller de gros pansements là où il y en avait besoin. Le petit hybride essora sa frange avec les doigts et la colla en arrière, elle se dressa comme une crête.
Ses yeux s'arrêtèrent sur Mimio et son sauveur, puis sur Nathaniel qui avait passé ses bras autour de ses propres épaules et regardait le remue-ménage avec des yeux un peu ronds. Kitto toussa un peu avant de trouver sa voix, et encore ce fût terriblement rauque et lui piqua énormément. En tout cas l'effet fût immédiat, à peine eu t-il prononcé son nom que le métamorphe se lançait à ses pieds, à moitié sur lui. Kitto souffla brusquement, il aurait dû s’y attendre. Il signala d’une main que tout allait bien et passa ses bras lâchement autour des épaules d’un Nathaniel qui balbutiait inaudiblement dans sa poitrine. Kitto décida de ne pas y prêter plus attention que ça, reconnaissant la litanie dérivée d’une chanson douce qu’il répétait continuellement pour se rassurer. Il adressa un petit sourire à Mimio puis à son protecteur attitré.
-Merci de m’avoir sorti de là. Merci de nous avoir sorti de là. Vous savez, j’ai l’air d’un enfant mais j’ai deux millénaires à mon actif.
Il secoua un peu son bras, sortant Nathaniel de sa quasi-torpeur et se leva pour s'habiller. Il s'assura qu'il était bien sec partout et enfila l'uniforme que la jeune femme de tout à l'heure lui avait posé à côté. Il dût faire des ourlets aux manches et au pantalon pour ne pas marcher mais il se sentait infiniment mieux.
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MessageSujet: Re: Nouveau règne.   Mar 15 Déc - 23:24

Alyssa avait suivit Beryl Spencer, après s'être brievement inclinée avec un sourire devant le roi qui venait d'accepter qu'elle reste avec eux. Elle resterait dans un lieu familier, et apparemment avec une tâche assignée également. La cyborg fut conduite dans des quartier nouvellement installés, remplis de femmes toutes soldats. Elle eu un lit d'attribué, partageant ses quartiers avec une autre, une femme à la peau sombre, répondant au nom de Jayden.
On la laissa se débarrasser du sang qu'elle avait sur elle, et on lui donna des sous vêtements puis un uniforme de soldat. Il s'avéra que la veste fut un peu trop large au niveau de la taille, et le pantalon un petit peu trop long, mais elle s'en chargerait plus tard, ravie de ne plus porter la blouse trouée et pleine de sang.
Trouver des chaussures fut une chose plus difficiles, elle n'avait pas vraiment des pieds de tailles standart, avec ce qu'ils avaient mit à l'intérieur, elle était parfaitement entre deux tailles, la plus petite la serrant, la plus grande la lâchant. Après avoir mit des chaussettes fines, elle enfila la paire la plus grande.

Beryl lui expliqua alors que pour l'instant, elle devait s'occuper des expériences qu'ils venaient de trouver. Etant l'une d'entre elles, elle devrait pouvoir les rassurer plus que des soldats inconnus, et aussi pouvoir renseigner sur qui ils étaient. Alyssa accepta, espérant pouvoir retrouver parmit ces expériences vivantes, ses compagnons d'infortune, enfin ceux qu'elle savait être en vie.
La cyborg et le Major Spencer firent donc le chemin inverse. Partout où elles passèrent, des soldats arrachaient des tentures rouges sang, de lourd et miteux rideaux de velours, laissant un soleil presque aveuglant pour les yeux peu naturels d'Alyssa, qui étaient habitués à la lumière artificielle des sous-sols. Sous-sols qu'elle rejoignit, de son propre grés cette fois. Allant dans une salle remplie de cuves, son visage s'illumina d'un large sourire, en voyant une petite forme, de longs cheveux et des cheveux de couleurs rouges.
Ils étaient là, et même le jeune garçon aux cheveux flamboyants qu'elle avait cru mort, car elle ne l'avait plus revut depuis des mois avant d'être endormie. Celui aux cheveux longs semblait perturbé, mais elle savait qu'il avait toujours été ainsi, ça lui faisait très plaisir de le revoir. Mais plus que tout, c'était le petit Mimio, qui avait l'air d'aller très bien, et d'avoir trouvé quelqu'un en qui placer sa confiance, pour rester collé autant contre lui.
La cyborg, alla tout naturellement vers eux.
-Nathaniel, Kitto, Mimi-chan...
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