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 Jahangir Qiang Sung

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Jahangir Qiang Sung
Noble
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Peuple : Mornien, Humain.
Second(s) Métier(s) : Elémentaliste (eau) ; télépathe de moyenne intensité.
Nombre de messages : 89
Localisation : Occupé à acquérir un nouveau jouet.
Date d'inscription : 03/10/2006

MessageSujet: Jahangir Qiang Sung   Mer 9 Jan - 22:06

I - Identité



NOM, PRÉNOMS, SURNOMS : Jahangir Qiang Sung, connu sous le nom de Fei Long dans les milieux hors la loi de l'Empire.

AGE : 42 ans
CASTE/MÉTIERS : Noble, élémentaliste, guerrier, et télépathe de moyenne intensité.
PEUPLE : Mornien, humain. Origines Cyriacanes.
SEXE : Masculin



II - Description



o PHYSIQUE :

Jahangir Qiang Sung est grand pour un Mornien, mais cela vient sans doute des liens de sang Cyriacan de la famille de sa mère. Il mesure donc un mètre quatre vingt huit, et possède une solide musculature. Il semble être dans la fleur de l'âge, et Jahangir s'entretient avec la pratique d'arts martiaux Mornien appris depuis son enfance, autant que par la pratique du combat alliant sa maîtrise des arts martiaux à celle de son pouvoir d'élémentaliste de l'eau. Il est aussi certain que la magie d'Oshia, son élémentaire, prolongera certainement sa vie, tout le faisant vieillir moins vite. Jahangir est d'ailleurs plutôt bel homme et a des traits typiquement Morniens, tel que sa peau mate, de ce caramel clair qu'on les Mornien du Nord de l'Empire ainsi que sa chevelure noire, comme des traits typiquement Cyriacan comme peuvent avoir certains Mornien du Sud, d'où ses yeux d'un bleu étincelant et sa haute taille. Jahangir a un visage très masculin avec sa mâchoire carrée, allié des traits nobles, des pommettes marquées et un nez droit. Son nez a tout de même une petite bosse juste sur le haut, faisant qu'il est légèrement aquilin. Ses yeux bleus sur surmontés de sourcils un peu épais, s'arquant ou se fronçant selon son expression qui sera ouvertement suffisante, voire moqueuse, ou bien fermée. Sa bouche s'étire donc souvent un sourire moqueur ou bien insolent, qui a le dont de faire enrager ses interlocuteurs, et qui le plus souvent met sa soeur dans un état de colère avancée. Ce visage souriant peut être capable du pire lorsque lui même est en colère. Ceux qui traitent avec lui alors qu'il emprunte le pseudonyme de Fei Long savent qu'il n'est pas bon de le voir sourire alors que ses yeux restent de glace. Quelques rides marquent son visage, notamment autour de ses yeux et sur son front.
Sa longue chevelure noire n'adoucit en rien ses traits, coiffée en arrière, dégageant ainsi ses traits virils, elle descend jusqu'au milieu de son dos, où elle sera généralement attachée en trois queues de cheval ornées de tubes d'ivoires jouant le rôle d'attaches, ou bien en une seule queue. Il arrive qu'il les laisse flotter sur ses épaules, mais se sera surtout dans l'intimité.

Jahangir se vêt selon la circonstance, bien qu'il n'ait plus à se déguiser lorsqu'il traite avec d'autres contrebandiers ou hors la loi. Il n'étalera pas non plus sa richesse, et il a semble-t-il, bannis rouge, jaune et orangé de sa garde robe, à part quelques petites touches, ou bien s'il porte les riches tissus à motifs Morniens. Cela est d'autant plus flagrant qu'on le verra souvent porter des vêtements de différentes teintes de bleu, alliées bien souvent à des vêtements blancs, qui ne sont pas sans rappeler le nouvel emblème qu'il a choisi pour les Qiang Sung. Le plus souvent, ses vêtements seront de couleurs unies, ou bien avec un liseret d'une couleur plus claire ou plus foncée. Dans l'ensemble, ils restent assez simples, bien que Jahangir possède des tenues somptueuses confectionnées dans la soie Mornienne, le plus souvent parées de broderies colorées, voire entièrement faites de motifs colorés. Bien entendu, ses tenues sont de factures typiquement Morniennes, avec de longs kimonos, cintrés à la taille par des ceintures de tissus, ainsi que de longs manteaux. Il lui arrive également de porter quelques pantalons de tissus, le plus souvent amples et fluides, mais resserrés aux chevilles, avec des tuniques longues, lui arrivant à mi-cuisse, passée pardessus des chemises blanches au col haut. Les vêtements qu'il choisit son généralement ceux dans lesquels il pourra bouger librement.



o CARACTÈRE :

Jahangir est un homme confiant, sûr de lui. Cette confiance se ressent dans la façon qu'il a de bouger, et à l'aura de puissance et de suffisance qui émane de lui. Une sorte d'arrogance qu'il peut se permettre d'avoir, puisqu'il sait tirer son épingle du jeu. Patient, malgré tout ce qu'on pourrait croire, Jahangir sait observer, mais aussi jouer finement lorsqu'il entre dans la partie des jeux de pouvoirs. L'homme a le sens des affaires et peu se montrer très dur lorsqu'il s'agit de protéger au mieux ses intérêts. Il dispose d'un esprit de compétition qui s'accorde parfaitement avec sa personnalité, et qui le pousse à participer à de nombreux tournois, comme à faire preuve d'une audace insolente.
Il vaut mieux d'ailleurs éviter de s'en faire un ennemi car Jahangir est plutôt du genre brutal avec des méthodes plutôt expéditives. Être le dirigeant des Qiang Sung, et d'avoir fait la fortune de sa famille, autant légalement qu'illégalement, ont rendu Jahangir plutôt imprévisible quand à ses sauts d'humeur. Il peut être calme et d'un instant à l'autre déchainer sa fureur. Il aime faire croire qu'il est un noble capricieux et mal élevé, n'ayant guère de respect pour les autres. C'est autre façon de jouer avec ceux qu'il considère comme ses adversaires, ou simplement pour le plaisir de faire enrager son entourage, notamment sa sœur, Acyanhua, avec qui il entretient des relations houleuses. Cela ne l'empêche pas d'être un père aimant pour sa fille, Sheeshon, qui est une des rares personnes à qui il témoigne ouvertement de l'amour et de l'affection. Mais il ne faut pas s'y tromper, Jahangir est du genre vigilant avec les personnes qu'il apprécie, ainsi qu'avec ceux qui travaillent pour lui. De tous, c'est sans doute Lysanthir son bras droit qui le comprend le mieux, bien que son élémentaire, Oshia, avec qui il est lié depuis une douzaine d'années le connait aussi parfaitement. Oshia est l'élément qui rend Jahangir très proche des caractéristiques d'un élémentaire de l'eau, d'apparence calme, il peut soudain se déchainer. Il est d'ailleurs plutôt buté, et reste déterminé et inflexible lorsqu'il veut quelque chose. Maniaque du contrôle Jahangir apprécie lorsqu'il a du pouvoir sur les autres.
Avec les femmes, ou ceux qu'il veut charmer, Jahangir est tout à fait capable de se montrer charmant, avec un coté espiègle qui se ressent déjà dans la façon qu'il a de négocier. Sa confiance en lui lui apporte d'ailleurs suffisamment de charisme pour être un des centres d'attention lors d'une soirée.



o ARMEMENT :  

Jahangir ne se sert d'aucune arme, bien qu'il soit capable de le faire, puisque cela fait partie de l'éducation qu'il a reçu, étant à l'origine destiné à devenir le protecteur de sa famille. Il se sert néanmoins exclusivement des techniques de combat au corps à corps qu'il apprit.


o POUVOIRS :

Elémentaliste de l'eau, Jahangir est lié depuis une douzaine d'années à Oshia, un élémentaire issu du fleuve Mokosh, et affilié à la Déesse Virva. Jahangir Qiang Sung est un élémentaliste de génie, et possède un élémentaire puissant, qui l'accompagne tout le temps. Il est capable de se servir de l'eau qui l'entoure, et de se battre en mêlant art martiaux et utilisation de l'eau. Oshia prend l'apparence de Jahangir, tel un jumeau d'eau, lorsqu'il se manifeste.
Il est aussi un télépathe moyen, capable de se défendre contre n'importe quelle intrusion dans son esprit, ainsi que de communiquer de cette façon. Jahangir a développé ce pouvoir, qui n'était pas inné chez lui, afin de pouvoir parler avec sa fille, qui a tendance à n'utiliser que la parole mentale pour parler.


o PASSIONS & PHOBIES :

Jahangir est un amateur de combat, et pratique lui-même régulièrement. Participant à des tournois, il en ressort généralement avec une plusieurs victoires. Amateur de jeu donc, il lui arrive souvent de jouer avec Sheeshon, lorsqu'il ne partage pas des parties de Conquérant avec Lysanthir. Jahangir est aussi fin connaisseur en matière d'alcools Mornien, et il apprécie certainement un verre de temps en temps. Il tire certainement un certain plaisir lorsqu'il arrive à manipuler les gens, et prend donc un malin plaisir à toucher les points sensibles. Ce qu'il déteste par ailleurs lorsque c'est lui la cible. Ce qu'il redouterait le plus serait de perdre non pas sa fortune, mais sa famille, notamment sa fille.



III - Histoire


La sueur ruisselait sur son front, planquant ses cheveux contre son crâne, gênant sa vue. D'un revers de manche, le jeune garçon l'essuya, parant de justesse le coup qui lui était porté. Lysanthir, esclave acheté par son père, et plus vieux que lui d'une dizaine d'années, était sans pitié. Il devait le former aux arts martiaux et à l'art de l'épée. Le jeune Sidhe sortait de l'Arène, où il avait récolté les cicatrices qui striaient sa peau, ainsi que son mauvais caractère. Jahangir avait réussi à faire dévier l'épée de bois de Lysanthir vers le bas, et il en profita pour lancer un coup de pied haut et latéral, visant la tête du Sidhe. Ce dernier para de son avant-bras, et le choc se répercuta dans la jambe du garçon. Le Mornien vit à temps que le Sidhe avait dégagé son épée, et s'apprêtait à le fendre en deux par le bas. D'un bond, il recula, évitant la lame en bois. Il trébucha, mais retrouva son équilibre, alors que l'autre, sans la moindre pitié, enchaînait avec une autre attaque.
Les hommes de son père restaient impassibles, assistant comme chaque jour à l'entrainement de second fils d'Asulak Qiang Sung. Impassibles, ils étaient pourtant en alerte, prêts à affronter le moindre ennemi qui tenterait, dans sa folie, de s'en prendre aux enfants du noble. Jahangir n'était pas le seul dans la cour. Acyanhua boudait, assise, les jambes battant dans le vide, sur la coursive de bois qui courait sur tout le long du pavillon de la garde. A coté d'elle, sa nourrice faisait quelques travaux d'aiguilles. Sa sœur boudait parce qu'elle distrayait trop Jahangir. Elle tentait, à l'écart, de reproduire les mouvements des deux duellistes, et elle poussait alors de grands cris, et faisait des moulinés avec un bâton. Le dit bâton avait percuté le haut du crâne de Jahangir, qui mécontent avait hurlé sur sa jeune sœur. Depuis elle boudait, et lui sentait qu'une belle bosse se formait sur le haut de son crâne. L'épée dans sa main commençait à peser son poids après deux heures de combat, où Lysanthir ne le ménageait pas. Ordre de son père. Sa mère, Siencyali, aurait sans doute désapprouvée, n'étant pas pour que son fils soit chaque fois obligé d'atteindre ses limites et d'être couvert de bleus. Mais face à son père, elle n'avait pas grande autorité, et elle préférait abandonner toute discussion plutôt que d'avoir à subir les accès de colère d'Asulak. Asulak Qiang Sung était un seigneur de guerre, en plus d'être à la tête d'une des familles les plus nobles et plus influentes de l'Empire. Il supportait très mal de voir son autorité bafouée, alors il était hors de question de le défier. Jahangir serait prêt pour le rôle qu'il aurait à assumer lorsque son frère aîné, Asaadur prendrait la tête des Qiang Sung. Il serait le bras armé, le protecteur de la famille que son frère fonderait avec sa future épouse. Alakdag, la sœur de son père faisait déjà la même chose. Elle n'avait ni mari, ni enfant, contrairement au jeune oncle de Jahangir, Asadon, qui lui avait femme et enfants. Alakdag, elle, était une guerrière, rude, elle veillait sur son frère. Elle était même allée avec lui combattre les forces rebelles de Cemenwin. Asulak attendait de son second fils qu'il fasse de même. Jahangir devrait faire passer la vie de son frère Asaadur avant la sienne, toujours. Parfois, le garçon se plaisait à envier ses deux jeunes sœurs, Acyanhua et Sihanon, qui elles n'auraient qu'à trouver un mari digne d'épouser une Qiang Sung. Acyanhua avait deux ans de moins que lui, et Jahangir était très proche de sa sœur. Quand à Sihanon, elle avait sept ans de moins que lui, et elle serait le dernier enfant qu'aurait sa mère.
L'épée de Lysanthir l'atteignit au coin de la mâchoire, et Jahangir se mordit la langue. Il sentit le goût du sang, et cracha un jet de salive rouge dans la terre sèche de la cour. Il s'essuya la bouche, et réprima la douleur, attaquant, rageur, le Sidhe. Ce dernier n'eut aucun mal à parer son attaque maladroite, mal exécutée. D'un pied, il brisa l'élan du garçon, qui trébucha, lacha son épée et s'affala, tête la première, soulevant un gros nuage de poussière. Jahangir se redressa, prenant appui sur ses paumes, et se retourna. Sans dire un mot, Lysanthir lui tendait l'épée qu'il avait perdu, lui présentant la garde. Jahangir la saisit, l'entrainement n'était pas encore fini.



***



Acyanhua, furieuse, le foudroyait du regard. Sa sœur avait la bouche pincée, mais semblait toujours sur le point de hurler. Elle se retenait. Inutile d'alerter toute la maisonnée, qui à coup sûr l'entendrait. Depuis toute petite, elle savait jouer de ses cordes vocales. Jahangir se tenait tranquille, assis sur un tabouret au milieu de sa chambre, tandis que Lysanthir s'occupait de recoudre la plaie qui lui traversait le dos, à la lueur des bougies. Jahangir revenait d'une de ses sorties nocturnes dans les bas fonds, là il testait ses capacités physiques, et d'où il revenait contusionné mais heureux.

-Tu devrais voir l'autre gars, grommela-t-il.

-L'autre ? L'autre ?!

Acyanhua roula des yeux, souffla, grogna, mais se retint de hurler. Lysanthir, silencieux, continuait son office.

-Tu pourrais au moins prendre un air contrit, suggéra-t-elle.

Jahangir lui lança un sourire, haussant les épaules, entrainant une grimace de douleur. Sa sœur supportait difficilement qu'il sorte et tente de devenir le maître de la rue, à trainer dans les quartiers les plus mal famés, de nuit, sans escorte, parfois seulement accompagné de Lysanthir. Ce soir, son frère avait participé à un combat illégal, face à une brute. Jahangir se faisait connaitre sous le nom de Fei Long, cachant soigneusement tout lien avec les Qiang Sung. Sa mère tomberait dans les pommes si elle avait vent de ses activités nocturnes. Quant à son père, Asulak châtierait son fils comme il se devait pour avoir apporter la disgrâce sur la famille. Asaadur en profiterait pour le rabaisser comme il se devait. Les deux frères avaient quatre années d'écart, et cela suffisait à rentre leur entente inexistante, d'autant qu'ils présentaient deux caractères différents. Jahangir se révéla excellent dans l'art du combat, et Asaadur dans ceux de l'esprit. Là où Jahangir était grand et larges d'épaules, Asaadur était svelte et élancé, plus fin, plus petit, plus délicat. Tous deux partageaient les traits typiquement Mornien de leur père, de même que Acyanhua, tandis que Sihanon avait récupéré pour elle les traits Cyriacans de la famille de leur mère.  Sihanon  était une petite chose fragile, là où Acyanhua était de feu et de force brute. Elle aussi avait montré des aptitudes dans les arts du combat. Jahangir s'entrainait parfois avec elle, mais depuis quelques années, sa tante Alakdag avait pris en main la formation de Jahangir. Ce dernier avait pensé, enfant, que Lysanthir était dur, mais ce n'était comparée à sa tante. Ses promenades nocturnes l'aidaient autant à se perfectionner qu'à relâcher la pression. Ce genre de promenades, Jahangir en faisait depuis qu'il avait appris à sortir du domaine familial sans se faire prendre. Depuis, il avait réussi à se constituer une bande de brutes, le genre à trainer dans les bas fonds crasseux d'Hitokage, à s'en prendre aux pauvres gens, ou à s'adonner à toute sorte de vice. Ce qui n'empêchait pas Fei Long d'étendre sa notoriété en combattant dans des arènes éphémères, où les paris allaient toujours bon train. Un moyen de ne plus être le futur protecteur de son frère. Asaadur n'était pas vraiment quelqu'un que Jahangir avait envie de protéger.  Quelque chose le gênait chez son frère ainé si brillant. Jahangir savait qu'il jouait simplement un rôle, masquant ce qu'il était vraiment. Sihanon était terrorisée par le frère ainé depuis qu'il lui avait hurlé dessus lorsqu'elle avait renversé de l'encre. Acyanhua ne l'appréciait pas particulièrement, mais ni elle, ni leur jeune sœur n'avait de pouvoir, ni même d'influence. Quand à leur père, Asulak, il semblait seulement obsédé par la grandeur de la famille.

-Terminé, fit Lysanthir qui se tourna pour nettoyer l'aiguille qui lui avait servi à suturer la plaie.

-Merci.

Sa sœur lui jeta un autre regard noir et sortit de sa chambre, ne pouvant faire autrement que de la refermer sans bruit, autant par prudence que du fait qu'il était difficile de claquer les portes coulissantes du grand pavillon familial. Lysanthir rangeait soigneusement le matériel qui avait servi à le soigner dans une boîte en bois, ne payant pas de mine, cela évitait qu'on ait envie de fouiner, et qu'on puisse découvrir ses escapades. Le Sidhe jeta les linges imbibés de sang dans le feu de la cheminée de sa chambre, les mauvaises odeurs chassées par l'air frai venant de la fenêtre ouverte. Quand aux frusques de Fei Long, Jahangir les avait soigneusement cachée dans le pavillon vide où ils avaient si souvent joué enfant.



***



Jahangir avait pris l'apparence de Fei Long. Il avait troqué ses vêtements aux riches étoffes pour un vêtement simple en étoffe grossière, à la mode des citoyens d'Hitokage. Une longue tunique fermée sur le devant, par dessus un pantalon ample, dont les pans étaient rentrées dans des bottes lui arrivant à mi-mollets. Les dites bottes avaient une pointe légèrement recourbée. Il avait retroussé les manches sur ses avant-bras ou saillait quelques veines dues à ses activités physiques, à sa musculature. Fei Long, avatar de Jahangir Qiang Sung régnait en maître sur un des quartiers des bas fonds d'Hitokage, où la vermine se vautrait dans la crasse. Initialement, adolescent, lorsqu'il avait commencé à concourir dans les arènes illégales, Jahangir n'avait pas prévu de s'ériger en chef de bande, puis de carrément passer la conquête de ce monde parallèle qui constituait l'univers des trafiquants, contrebandiers, voleurs et hors la loi. Cela s'était presque fait naturellement, et il en était à se demander si ce n'était pas ainsi que l'Empire de Morna s'était formé, quoi que c'eut été assez ironique que leur grande nation ait été fondée par une bande de vauriens. Fei Long servit son hôte, un homme d'âge mur, à la peau tannée par le soleil, une chevelure poivre et sel plus proche d'une crinière, et l'oeil mauvais. L'alcool de riz coula dans les coupes Morniennes, et l'alcool fit apparaître clairement les peintures de jeunes femmes nues au fond du verres. Il se servit lui aussi, et ils se saluèrent, d'un air quelque peu martial, avant d'avaler cul sec. Shunsen le Tigre d'Argent s'essuya la bouche d'un revers de manche et éclata d'un rire tonitruant.

-Ah ! Ça pour sûr ! Tu sais recevoir !

Le Mornien appuya sa déclaration en donnant une claque sur la fesse rebondie d'une des serveuses du bouge qui appartenait maintenant à Fei Long. La fille poussa un petit cri indigné, avant de rire et d'échapper aux grandes paluches de Shunsen. Jahangir se contenta de se resservir son hôte, tandis que deux très jeunes filles maigrichonnes déposèrent des plats sur la table. Celles-là, Shunsen ne le tripota pas. L'une d'elle s'assit à genoux à coté de Fei Long, prête à accéder au moindre désir du maître des lieux. Les yeux bleus de Jahangir se posèrent sur l'homme qui le faisait face.

-Shunsen, tu sais pourquoi je t'ai invité.

-Ah ! Tu perds pas de temps toi hein ?

Jahangir se contenta de le fixer. Le Tigre Argent détourna le regard bien vite, trouvant un soudain intérêt dans les légumes et la viande grillée posée devant lui.

-Je sais pourquoi ouais, grommela-t-il, et je suis d'accord. On peut pas continuer à se taper dessus pour un bout de ville, on va finir par trop attirer l'attention.

-Et c'est précisément ce que ni toi ni moi ne voulons, n'est ce pas ?

-Ouais, ce serait dommage que les autorités mettent leur nez dans nos affaires.

Shunsen engloutissait les mets qu'on venait de lui servir, et la jeune fille assise à coté de Fei Long resservait la coupe que le mastodonte vidait à grandes goulées. Impassible, et ne touchant pratiquement pas à la nourriture, le jeune Fei Long se contentait de fixer son rival. Depuis des semaines, ses hommes et ceux du Tigre d'Argent se battaient pour un territoire, et ni l'un ni l'autre n'avait le dessus. Si les choses continuaient ainsi, les autorités d'Hitokage aurait vite vent de ce qui se tramait, et la garde débarquerait à coup sûr pour boucler le quartier. Ce serait mauvais pour les affaires de tous le monde. Madame Yurie, gérante du bordel où ils se trouvaient, comptait sur lui pour protéger ses filles. Et il en avait d'autres qui comptaient sur lui, ou bien sur son fidèle second, Lys, pour diverses transactions, un droit de séjour ou de passage... Fei Long avait la main mise sur un florissant trafic d'armes, distribuant celles-ci aux groupes qui le payaient, et ce, sans distinction tant qu'on ne tentait pas de le flouer. Jahangir Qiang Sung, honorable fils destiné à sacrifier sa vie pour son frère ainé n'existait plus ici. Il était Fei Long, un jeune peu recommandable qui faisait loi dans les bas fonds d'Hitokage, où la lie de la société le vénérait. Quand il ne pouvait pas s'occuper des affaires de Fei Long, c'était Lysanthir qui s'en chargeait, sous le perturbant pseudonyme de Lys. Le Sidhe allait masqué depuis quelques années. Un masque qui recouvrait la moitié de son visage, même son nez. La raison était simple, Asaadur avait trouvé amusant de marquer le Sidhe au visage, d'un tatouage enchanté, empêchant Lysanthir de quitter les Qiang Sung. Un dragon enchainé à des piliers marquait maintenant le beau visage du Sidhe. Un signe distinctif qu'il masquait autant ici, en tant que Lys présence silencieuse et angoissante, que dans la demeure des Qiang Sung, où il évitait soigneusement de se retrouver en présence du futur maître des lieux. Après cet incident, Jahangir avait affranchi Lysanthir, en une vaine tentative de lui rendre le peu de liberté qu'il avait. Lysanthir resterait donc à ses cotés tant que le tatouage l'y contraindrait.
Le gros poing de Shunsen s'abattit sur la table.

-Moi je dis qu'on qu'à se partager ce foutu morceau, et ça sera réglé !

Jahangir eut un sourire qui n'avait rien de chaleureux ni d'amical.

-Tes hommes ont saccagés un des bordels de Madame Yurie, je doute qu'un simple partage puisse rendre la vie aux filles qu'ils ont égorgé.

La fille qui les servait eut soudain la main tremblante, elle s'empressa de verser le breuvage et de reculer. Shunsen se redressa de toute sa hauteur, toisant le jeune impudent qui osait lui tenir rigueur des dommages que les guerres entre gangs avaient toujours causé à Hitokage. Il fit craquer ses jointures.

-J'ai été bien gentil avec toi gamin, mais faudrait voir à pas me pousser à bout.

Fei Long plissa légèrement les yeux et se contenta de sourire à nouveau.

-Bien sûr, loin de moi l'idée de t'offenser. Je me disais simplement qu'il serait bon de faire un geste pour cette pauvre femme.

D'abord méfiant, Shunsen se détendit rapidement, haussant ses épaules.

-Elle aura qu'à venir prendre ce qu'elle veut sur la prochaine livraison de filles.

Shunsen se remit à manger, tandis que son hôte inclina la tête, en guise de remerciement. Pourtant, Fei Long se leva, très calmement, il contourna la table, et sa main s'abattit sur le crâne de Shunsen, empoignant ses cheveux, et lui faisant rencontrer le bois de la table. L'homme eut les dents cassés, et se mit à hurler, projetant des postillons de sang. Fei Long enchaîna en interceptant le poing volant vers lui, d'un clef de bras, tordant violemment le poignet de Shunsen. Dans le même temps, son genoux remonta pour s'écraser sur la face déjà rougie de sang. Les os craquèrent en se brisant. Le grand et fort Tigre d'Argent gisait au sol, recroquevillé, tenant son poignet brisé et balbutiant des phrases incompréhensibles tout en pleurant.

-La prochaine fois, ne me pousse pas à bout.

Fei Long sortit du bordel, Lysanthir l'attendait avec ses hommes rassemblés à l'extérieur. Il se contenta de hocher la tête, et de poursuivre son chemin. Lys et ses hommes le suivirent, ce soir, il allait entrer en possession d'un nouveau territoire. Encore une fois, Fei Long allait sortir vainqueur d'une nouvelle lutte de pouvoir. Il se permit un sourire. Encore un peu, et il pourrait couper les ponts avec les Qiang Sung.


***


Le pavillon vide était en pleine rénovation, les esclaves achetés par son père se hâtaient, sous la houlette de sa tante. Si Alakdag avait eu un fouet, elle les aurait fouetté jusqu'à ce qu'ils accélèrent la cadence jusqu'à en crever s'il le fallait. Jahangir observait tout ceci depuis une des fenêtres du pavillon principal, l’œil noir. Acyanhua était dans la pièce, mais il ne faisait pas attention à elle, et si elle avait tenté de dire quelque chose, il ne l'aurait pas entendu. Les sanglots de sa mère empêchait quiconque d'avoir une conversation décente. Son père s'était retiré, à la fois furieux et mortellement blessé. Son cher fils, Asaadur avait commis l'irréparable, et il le commettait depuis des mois, sans doute depuis des années, et c'était un miracle que leur sœur ne soit pas tombée enceinte avant. Sihanon subissait les assauts répétés de son frère, la forçant à se compromettre avec lui, avec ses esclaves. Sa jeune soeur avait fini par hurler, il y avait deux nuits de ça, lorsque Asaadur avait essayé de la marquer au fer rouge, du sceau du phénix prenant son essor, emblème des Qiang Sung, essayant dans le même temps, de voir si l'enfant qu'elle  portait subirait lui aussi. Sa soeur, sa si jeune et fragile sœur portait l'enfant d'un père dont personne, même elle, ne connaissait l'identité. Son frère était-il le père ? Ou bien était-ce un des esclaves de ce dernier ?
Sa mère n'arrêtait pas de pleurer. Jahangir ne ressentait rien qu'un vide profond. Ses doigts serraient si fort le rebord, qu'il se rendit à peine compte qu'il avait serré à s'en faire saigner. Son père était sous le choc. Asaadur était une disgrâce, lui le prodige de la famille, le seul digne de lui succéder. Acyanhua se leva pour consoler leur mère. Jahangir ne bougea pas, observant le balais des esclaves, et sa tante passer sa colère sur eux, hurlant à plein poumons. Sihanon était dans une chambre, où des guérisseurs étaient à son chevet. Sa mère sanglota de plus belle. Jahangir lui jeta un regard agacé. Les esclaves qui avaient fauté, étaient sans doute déjà mort. Quand à Asaadur, il venait d'être emmené par quatre membres de la garde d'Hitokage, commandé par un officier proche de leur père. Il était à peu près certain que ce dégénéré était déjà mort. Son nom devait déjà être effacé des registres familiaux et de chaque document, son existence toute entière serait effacée, confiée aux bons soins d'Hikmat. Ce serait le secret des Qiang Sung. Un secret qui serait constamment brandi sous leur nez, avec Sihanon qu'on enfermerait dans le pavillon tout juste rénové. Elle donnerait sans doute naissance à son enfant bâtard à l'intérieur. Encore une autre disgrâce pour la famille. Sans compter que la consanguinité risquait de faire de cet enfant à naître un monstre. Si l'enfant était de son frère. Avec un peu de chance, ça ne serait pas le cas. Cela dit, cela ne changerait rien pour son père. Agacé, Jahangir foudroya sa mère éplorée du regard.

-Pleurer ne changera rien au fait que ton fils est un monstre. Et ça n'aidera pas Siha.

Les sanglots s'arrêtèrent net, et Acyanhua protesta. Jahangir sortit de la pièce. Lysanthir l'attendait dans le couloir, drapé dans ses innombrables manteaux et robes grises et vertes, , rappelant le ciel gris et humide que les épines vertes de grands arbres de la forêt d'Himrain. Autour de Lysanthir, il y avait toujours cette odeur de pluie, mais aussi celle plus forte de la résine des pins, comme s'il venait de sortir des arbres. Le Sidhe était un élémentaliste depuis peu, Jahangir l'avait encouragé à passer un pacte avec un des esprits élémentaires. Le sien s'appelait Siadnur, et elle se présentait sous la forme d'une dryade aux cheveux fleuris. Depuis, Lysanthir sentait le pouvoir élémentaire à plein nez. L'odeur n'était pas désagréable. Jahangir la trouvait même plutôt apaisante. Lys lui emboita le pas, alors que furieux, Jahangir faisait de grandes enjambées, sans avoir de but précis où aller. Il se retrouva dehors, sous le porche, là où quelques années plus tôt, Acyanhua s'était assise pour le regarder s'entrainer avec Lysanthir alors fraîchement acheté de l'Arène. Jahangir soupira et regarda le balais infernal des ouvriers, les oreilles bourdonnant des vociférations d'Alakdag.



***



La puanteur des flammes lui prenait encore le nez, la suie semblait coller à sa langue chaque fois qu'il respirait par la bouche. Sihanon avait quatorze ans lorsque leur père l'isola avec son enfant à naître dans le pavillon tout juste rénover. Comme si la soustraire au regard de la famille et des serviteurs allaient effacer ce que Asaadur lui avait fait. Asaadur était mort, et comme Jahangir l'avait déjà anticipé, il avait été fait héritier, comme si son frère n'avait jamais existe. Alakdag avait pris Acyanhua comme élève, sa sœur devrait remplir le rôle qu'il aurait dû avoir auprès d'Asaadur. Acyanhua avait donc subi les entrainements infernaux de leur tante, et Jahangir avait subitement dû s'intéresser à tout ce que Asaadur avait appris, notamment au domaine familial, à gérer des affaires. Ses professeurs et son père furent surpris lorsqu'il se montra doué. Par les royaumes de Dämons, Jahangir gérait déjà son propre royaume hors la loi depuis des années, et la gestion de ressources n'avait plus aucun secret pour lui depuis tout ce temps. L'année de son enfermement, Sihanon donna naissance à une petite fille, aux traits Morniens, laissant penser que son frère était le père, bien que parmi ceux qui avaient violé sa sœur, certains étaient Morniens, ou d'origine Mornienne. Son père isola d'autant plus sa sœur à la naissance de l'enfant, l'empêchant de sortir du pavillon, uniquement une fois par jour, pour une promenade. Deux servantes étaient à son service, pour répondre à ses besoins. Jahangir rendit visite à sa jeune soeur et à sa nièce autant que possible, bien que son père réprouva ses visites. Acyanhua fit de même, et parfois, frère et soeurs se retrouvaient ensembles. Sihanon semblait absente, différente, plus fragile encore qu'avant. Parfois, elle ne semblait pas être avec eux, et très vite, à la demande de leur mère, Asulak dut embaucher une nourrice pour s'occuper de Sheeshon, car c'est ainsi que l'enfant fut appelée. Aujourd'hui, Sheeshon était dans un état critique, veillée par Lysanthir, Acyanhua ou bien Jahangir lui-même. Sihanon avait lentement sombré dans une folie que seule la mort pouvait soigner. Sa sœur réussit. Quatre ans s'étaient écoulés, et elle avait réussi à mettre le feu au pavillon. Sihanon avait réussi à invoquer un élémentaire de feu, Siadnur, l'élémentaire de Lysanthir était formel sur ce point. L'incendie avait été provoquée par la magie élémentale. Les flammes avaient ravagés le pavillon de Sihanon, et avait ravagé une partie du jardin, ainsi que le pavillon de la garde, et une partie du pavillon familial. Sheeshon avait été sauvée par sa nourrice, l'enfant porterait à vie d'horribles cicatrices, qui marqueraient la moitié de son corps. Jahangir contemplait le carnage, tandis qu'on dégageait les corps des ruines, quand il restait un corps. Asulak, Siencyali et Alakdag étaient morts dans cet incendie, quelques serviteurs, dont les deux servantes de sa sœur. La nourrice avait rejoint Dämons ce matin, suite à ses blessures. Il avait eu de la chance, Acyanhua également, ils n'étaient pas dans la demeure familiale ce soir là.
La fumée noire commençait à se dissiper, mais tout n'était que noir ou gris autour de lui. Jahangir devenait le chef de ce qui restait de la noble famille Qiang Sung. Avec un évènement pareil, il ne pourrait plus cacher très longtemps qui il était. Son avatar de Fei Long partirait lui aussi en cendres. Il se passa une main sur le visage. A vingt quatre ans, il était le plus jeune chef qu'ait connu la famille. Le poids de ses futures responsabilités lui tombèrent dessus, en même temps que la sensation grisante, mais coupable, de liberté. Asulak et Alakdag morts, Jahangir aurait tout le loisir de façonner les Qiang Sung à sa façon, tout en poursuivant des activités annexes, liées au nom de Fei Long. Il lui suffisait d'être plus persuasif, et personne n'oserait l'accuser ouvertement d'être un hors la loi, un criminel violent et sans scrupules. Il se prit à sourire.

-Seigneur Qiang Sung ?

Jahangir pivota, fixant, impassible, dénué de la moindre émotion, à part un léger dédain, le guérisseur venu du temple de Primula, et sa comparse du temple de Mei. Tous deux s'inclinèrent, main gauche en forme de poing, collée à la paume de la main droite ouverte. Leurs bustes s'inclinèrent bas, et se relevèrent.

-La vie de l'enfant n'est plus en danger.

Il se détourna, ne sachant comment prendre la nouvelle. Sans doute avec joie. Ce fut pourtant sans la moindre émotion qu'il congédia les deux prêtres. Lysanthir se chargerait de payer leurs services. Passant une main sur son visage lasse, Jahangir soupira en voyant l'étendue des dégâts. Sans compter qu'il n'y aurait rien à enterrer, et comment savoir qui étaient les cadavres carbonisés qu'on étendait sur la pelouse verte du jardin, celle qui n'avait pas subi les flammes. S'il n'avait jamais eu d'amour pour son père, la perte de sa sœur, si folle soit-elle devenue, et celle de sa mère laissaient un vide. Pour l'instant, il était trop fatigué pour ressentir quoi que se soit. Il avait passé sa nuit à aider à éteindre les flammes. On était venu le chercher dans l'établissement où il dinait avec celle qui devait devenir sa future épouse. Acyanhua l'avait accompagnée, remplissant le rôle qu'elle apprenait encore auprès d'Alakdag. A présent, il n'était pas obligé d'épouser la fille trop jeune que son père lui avait choisi. Asulak était mort, la moitié du domaine était réduite en cendres, et les flammes auraient tout dévoré sans les élémentalistes de l'eau de la garde.



***


Sa nièce était assise par terre, au milieu de sa chambre, parmi les jouets. Après deux ans, ses cheveux étaient encore courts, cachant à peine les brûlures qui marquaient la moitié de son visage. Jahangir savait que sa nièce vivrait toute sa vie avec la moitié du corps portant les traces des flammes. L'enfant ne parlait pas, elle ne semblait même pas être là. Parfois, elle se mettait à jouer, comme si elle venait de réaliser que c'était ce qu'on attendait d'elle. Jahangir regarda la nourrice qui s'occupait de sa nièce. Celle-ci secoua la tête. Sheeshon n'avait rien dit, et n'avait pas non plus bougé depuis qu'on l'avait placé au milieu de ses jouets. A six ans, elle ne se développait pas comme les autres enfants. A son entrée dans la pièce, elle n'avait même pas bougé, se contentant de fixer le sol d'un air absent. Jahangir la contourna et s'agenouilla pour se mettre à sa hauteur. Sheeshon releva la tête, et ses yeux jusqu'ici vide de la moindre expression, s'illuminèrent soudain. Elle eut un sourire, ce qui eut pour effet de faire plisser sa peau brûlée. Jahangir sourit aussi, et soudain, elle se mit à lui parler. Non pas à voix haute, mais sous son crâne. Un flot de paroles, comme un babille d'oiseau se déversa de l'esprit de Sheeshon au sien, accompagné d'images colorées. Jahangir fut obligé de lever les mains.

-Oh là ! Doucement ! Tu vas trop vite !

La nourrice lui jeta un regard curieux, auquel il ne daigna pas répondre. Jahangir avait changé depuis l'incendie. La cérémonie pour accompagner les âmes des morts avait été longue et éprouvante. A partir du moment où les prêtres de Dämons avaient cessé leur litanie, les membres de sa propre famille avait tenté de prendre le pouvoir. Jahangir avait alors cessé d'être aimable, d'être le second fils, celui qu'on ne prenait jamais qu'à la légère. Son expérience sous les traits de Fei Long fut utile pour terroriser les Qiang Sung, en allant chercher chaque histoire compromettante. Son cher oncle Asadon trompait allégrement sa femme, sans compter l'ambition de ceux qui voulaient quitter les légions impériales, voyant en la mort d'Asulak un moyen de devenir le centre des Qiang Sung. Jahangir avait alors procédé à des intimidations, devenant aussi brutal que son père,ne reculant devant rien, même à briser la tradition en refusant à Acyanhua le rôle qu'elle aurait dû jouer. Lysanthir avait pris sa place, et les relations avec sa sœur se détériorèrent à partir de cet instant. Jahangir et le Sidhe tenaient les rennes de la maison, et des Qiang Sung, tandis que Fei Long et Jahangir ne faisaient plus qu'un. Comme il l'avait prévu, personne n'osait l'accuser d'être le sinistre individu à la tête du plus gros trafic d'armes de l'Empire. Il était devenu plus sombre, plus capricieux aussi. La demeure des Qiang Sung avait été refaite selon ses plans. A la place des ruines calcinées se dressait une nouvelle demeure familiale proche des styles des palais impériaux, avec autour, des pavillons plus petits, servant aux serviteurs, aux gardes. Le jardin avait retrouvé ses couleurs chatoyantes. Sheeshon appréciait particulièrement l'étang, tandis qu'elle hurlait si elle devait s'approcher d'une flamme. Jahangir était allé jusqu'à apprendre l'art de la communication par télépathie, car il n'y avait que comme ça que sa nièce lui parlait. Ne pouvant rester vulnérable, il avait appris à former des boucliers mentaux, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Il était même allé jusqu'à ce lier avec un élémentaire de l'eau, au temple de Virva, sur les bords du Mokosh. Acyanhua l'y avait accompagnée, Jahangir ayant laissé à Lysanthir la tâche de diriger la maison en son absence. Il avait passé plusieurs jours à jeûner, n'absorbant que de l'eau jusqu'à ce que Oshia se présente à lui. L'élémentaire lui ressemblait, comme un double fait d'eau au lieu de chair. Il avait en suite dû apprendre à se servir de son pouvoir, Oshia le guidant. Avec Oshia, il avait réussi pour la première fois à faire réagir Sheeshon, jouant avec des poissons en bois peints de couleurs vives, les faisant bouger avec l'eau. Depuis, sa nièce accueillait chacune de ses visites avec enthousiasme. Sa nièce. Il devrait dire sa fille. Sheeshon n'ayant jamais été officiellement inscrite dans le registre familial, Jahangir l'avait fait, l'adoptant comme sa fille.

-Bien sûr, viens avec moi.

Jahangir se releva et tendit la main. Sheeshon l'attrapa, et il tira pour l'aider à se lever. Elle eut un instant où elle faillit perdre l'équilibre. De sa main de libre, elle lissa les pans de sa robe longue. Il l'emmenait dans le jardin, elle voulait jouer avec Oshia, qui lui apprendrait à nager. Jahangir tenait à éviter qu'elle se noie dans l'étang. La nourrice les suivit alors qu'ils quittaient la pièce, se tenant en retrait. Liaban était servante ici depuis qu'elle était enfant, sa mère s'était mariée avec un autre serviteur de maisonnée. Elle avait le même âge que Jahangir, et elle était mère d'une petite fille de trois ans plus vieille que Sheeshon. Jahangir l'avait autorisée à laisser sa fille jouer avec Sheeshon, peut être que la jeune Sheeban réussirait à faire sortir Sheeshon de son monde. Jusqu'ici, Sheeshon avait accepté la présence de l'autre fillette, Jahangir savait qu'elle l'aimait beaucoup, puisqu'elle lui en avait parlé. Jahangir se retourna pour parler à la mère de la fillette.

-Liaban, si tu veux, ta fille peut se joindre à la leçon. Oshia est d'accord pour s'occuper de deux personnes.

La servante Mornienne eut un grand sourire. Elle s'inclina et changea de direction à lorsqu'ils bifurquaient à un couloir. Jahangir n'eut cru alors pas ses oreilles, la petite main qui tenait la sienne s'agitait, et une toute petite voix au ton enjoué murmura :

-Shee-chan vient ?

Jahangir eut un large sourire. Sans doute le premier véritable sourire qu'il ait eu depuis la mort de Sihanon, depuis qu'il était à la tête des Qiang Sung.

-Oui.

-C'est une bonne chose, approuva alors sa fille qui hocha la tête pour appuyer son propos.

Jahangir éclata de rire. Sheeshon lui jeta un regard surpris, ne l'ayant jamais entendu rire. Elle se permit un sourire timide. Son père la souleva alors, la prenant dans ses bras pour faire le reste du chemin jusqu'aux jardins. La gamine accrocha ses petits bras autour de son cou, fier comme un paon d'être aussi haute.



***



Argental Tar Sùrion faisait partie des figures de la Grande Guerre, de celles qu'on ne trouvait que dans les livres. Son histoire était connue. Asulak, ancien officier des légions, se plaisait à raconter les histoires des officiers célèbres, vouant secrètement un culte à l'époque où Forbesii Nil'Dae régnait en maître sur l'Empire, où l'Empire n'était pas divisé, et où celui-ci prospérait, où Hitokage n'était pas pleine de gibiers de potence comme aujourd'hui. L'Andain se tenait devant lui, faisant honneur aux descriptions qu'on faisait de lui. Le personnage était aussi intéressant que la proposition qu'il venait de lui faire. Lysanthir, adossé au mur près de la porte de son bureau avait l'air surpris. Jahangir le voyait à ses yeux écarquillés. Lysanthir restait souvent indéchiffrable, caché derrière son masque. Le Sidhe mettait très souvent garde, serviteur, et même noble ou bien contrebandier mal à l'aise, avec son regard clair et perçant. Cela était fort utile à Jahangir, qui le savait alors apte à intimider n'importe qui et de mener ses affaires en son absence. Pour l'instant, le Qiang Sung se renfonça dans son fauteuil, tapotant les accoudoirs.

-Ce vous me proposez est plus qu'audacieux. S'il venait à en avoir vent, je peux aussi bien signer mon arrêt de mort dès maintenant.

L'andain eut un sourire, ce qui n'eut pour effet que de le rendre effrayant. Le genre de sourire dont Lysanthir serait capable. Dont lui même était capable, à la différence près que Argental devait toujours sourire de cette façon.

-Je suppose que c'est un oui ? avança l'andain avec un humour à peine perceptible.

-Bien évidemment. Dites moi simplement où et quand vous voudrez être livré. Et vous aurez bien sûr le soutient des Qiang Sung. Ils sont plusieurs à être lasses de -

Jahangir s'interrompit et se leva. Lysanthir se décolla du mur en alerte. D'un geste de la main, Jahangir l'apaisa, alors qu'il ouvrit la porte entrebâillée pour voir Sheeshon, pieds nus et en linge de nuit debout dans le couloir. Il la regarda, et l'explication vint, toute simple. Encore un cauchemar. Son père s'écarta pour la laisser entrer, alors qu'elle se déplaçait presque sans bruit, s'installant dans un fauteuil près du feu, mais suffisamment loin pour ne pas sentir les flammes de trop près. Elle remonta ses genoux jusqu'à sa poitrine, et se cacha presque derrière ses cheveux, enfouie sous un des manteaux de soie de Lysanthir. Jahangir ne fut pas dupe, et pendant tout le reste que dura l'entretient avec l'Andain, sa fille le dévorait des yeux.
Plus tard, à chaque fois que l'ancien général viendrait, sa fille se débrouillerait toujours pour l'apercevoir, pour être près de lui. En grandissant, elle osa même lui parler. Et à chacun de ses anniversaires, un paquet arrivait pour elle, cadeau de l'Andain. Jahangir fut confronté pour la première fois aux craintes qu'avaient dû éprouver ses parents, ou qu'éprouvait tout parent en ce monde. Une fois, il en parla à Sheeshon qui sans surprise, avait presque planifier son mariage dans tous les détails. Chacune de ses conversations à propos de l'Andain, notamment avec sa servante, ou plutôt sa dame de compagnie, Sheeban, ne faisait qu'alimenter la passion qu'elle entretenait pour celui qu'elle adorait. Jahangir se retrouva impuissant à lutter, et même Acyanhua ne put rien y changer. Il devrait alors s'y faire. Sa fille était amoureuse, et elle ne semblait pas s'intéresser à qui que se soit d'autre. Sheeshon faisait même exprès, à la grand hilarité de Jahangir, de jouer à être plus bête qu'elle ne l'était lorsqu'elle n'avait pas envie d'être sociable. Sheeshon avait toujours été particulière, et même en grandissant, sa façon d'appréhender le monde, de parler, tout était différent. Elle se plaisait dans son monde imaginaire, où les personnes étaient liées à des animaux, à des images. Elle se plaisait à rêver, et depuis peu, sous le regard vigilant de Lysanthir ou bien de Sheeban, ou encore sa tante, Sheeshon s'était mise à sculpter et à peindre des morceaux de bois à l'effigie des créatures qui peuplaient son esprit. Jahangir avait pour sa part, reçu un dragon Mornien accompagné d'un poisson, ce qui était sans doute lui même accompagné d'Oshia, l'élémentaire. Oshia était une présence constante à ses côtés, presque apaisante, bien qu'avec le temps, la maîtrise de ses pouvoirs fit de Jahangir Qiang Sung un puissant élémentaliste, un des plus doués d'Hitokage. Il se prit même au jeu, et se rendit dans des tournois organisés par telle ou telle noble famille, ou bien par l'Empereur lui même, en guise de divertissement pendant une fête. Il riait même de la contradiction de son pouvoir et de l'emblème des Qiang Sung, le phénix n'était guère approprié à présent. Et c'était un même un comble lorsqu'il songeait à la façon dont son père avait fini.
Jahangir Qiang Sung troqua alors les bannières frappées du Phénix pour des bannières portant fièrement un dragon aquatique Mornien, queue vers le haut et tête vers le bas, au corps courbe, gueule ouverte de profil. Ses écailles et son corps sont de différentes nuances de bleus, tranchant sur le fond blanc. Le nouveau blason des Qiang Sung ferait alors écho à celui du nouvel Empereur, un dragon de type nordique argent sur fond noir, lorsque Argental Tar Sùrion fit ériger ses bannières en lieu et place de celle de Chyrrlion. Jahangir avait fourni les armes pour l'armée illégale de l'Andain, et l'avait ouvertement soutenu lorsque le nouvel empereur en avait eu besoin, bien qu'il ait déjà suffisamment négocié avec d'autres familles nobles. Hitokage et l'Empire eurent à peine à souffrir du changement. Pour Jahangir en revanche, ce fut le début d'une immense fortune.



***


Jahangir Qiang Sung avait étendu ses activités. Son trafic d'armes n'étaient plus seulement illégal. Avec l'appui du nouvel Empereur, il avait pu devenir le fournisseur officiel des armes des légions, ainsi que des armures. L'influence des Qiang Sung s'étendit alors que Jahangir se prêta aux jeux des grandes familles marchandes, poussant le vice jusqu'à dédaigner les mines Morniennes, pour mieux aller chercher les métaux dont il avait besoin à Cyriaca, devenant un des plus importateurs en moins d'un an. Acyanhua l'accompagnait dans un énième voyage pour Vasundhara. La ville avait son charme, et Jahangir et son escorte y avait séjourné le temps de négociations avec un clan propriétaire d'une mine, dont Jahangir réussit à obtenir l'exclusivité sur la production. Il traitait parfois avec des mines Morniennes, dans les montagnes de l'Eredmorn, car après tout, il restait Mornien, et depuis qu'il s'était tourné vers Cyriaca, certains vendeurs s'étaient vu déçus, et avaient finalement revu leurs tarfis à la baisse. Le grand plaisir de Jahangir était de les voir s’aplatir devant lui. Une fois le métal acheminé, Jahangir le revendait directement aux légions impériales, ou bien à d'autres acheteurs plus petits, et ce qui restait allait à son commerce illégal. Cependant, le trafic illégal se faisait plus souvent avec des armes déjà fabriquées et ayant déjà eu de l'usage pour la plupart. Très en demande, les armes à feu lui rapportaient gros. Les Qiang Sung prospéraient, Jahangir put inclure Acyanhua dans son commerce légal. Sa sœur était chargée de développer des forges ou bien d'en acheter, pour revendre le métal travaillé, voire transformé en épée, boucliers, armures, lances, pointes de flèches, etc. Il était donc naturel qu'elle l'accompagne, elle pourrait ainsi mener les négociations à sa place, ou pour elle-même. C'était aussi un moyen de se racheter pour Jahangir et d'apaiser enfin les tensions entre eux, depuis qu'il l'avait privé de son rôle de protectrice, lui ayant seulement laissé la tête de la garde de la maisonnée. Après dix huit ans à la tête des Qiang Sung, Jahangir daignait enfin s'intéresser à sa soeur, avec qui chacune de ses conversations terminaient presque en guerre ouverte depuis qu'il avait refusé de continuer la tradition Qiang Sung, qui faisait qu'elle n'aurait jamais eu sa propre vie. Jahangir avait été élevé pour devenir le double d'Alakdag. Alakdag elle-même n'avait rien pu faire face à l'incendie qui avait tué Asulak et Siencyali. Jahangir était suffisamment apte à se défendre seul, même contre un incendie. Et puis il y avait eu quelque chose qui avait vraiment fait changer Acyanhua, la faisant devenir plus dure. C'était à peine s'il reconnaissait la gamine avec qui il avait fait les quatre cents coups, rendant chèvre son père. Ce voyage à Vasundhara devait normalement aider à rétablir leur relation, ou au moins, à la rendre plus courtoise. Évidemment, ce n'était qu'un des objectifs de ce voyage.
De Vasundhara, Jahangir se rendit à Eiren, la capitale, découvrant pour la première fois celle-ci. Là bas, il visita les ateliers d’orfèvrerie, et s'octroya une soirée à l'Arène, assistant à un match d'élémentalistes auquel il eut le culot de participer, au grand damn de sa soeur. Oshia s'en donna à coeur joie, pouvant pour une fois se déchainer sans craindre de blesser quelqu'un. Jahangir n'eut jamais combat plus beau, face à des professionnels qui eux non plus, ne se retinrent pas dans l'espoir de punir le noble Mornien qui avait osé venir les affronter. Jahangir ne s'en sortit pas indemne, quelques côtes cassées ainsi que de nombreuses contusions, mais il y avait longtemps qu'il n'avait pas eu autant de plaisir à utiliser son savoir. Les guérisseurs eurent vite fait de le remettre sur pied, tandis qu'une généreuse donation à l'Arène lui permit d'avoir le droit de venir quand il le désirerait, et d'avoir un siège réservé. Le soir même, Acyanhua l'attendait de pied ferme, et il fut bien reçu. La discussion qu'ils eurent à propos de son comportement irresponsable se termina comme d'habitude. Acyanhua hurla jusqu'à ce que excédé, Jahangir n'use de son autorité pour la faire taire. Leur diatribe s'acheva sur un claquement de porte qui fit trembler les murs de la chambre où le Qiang Sung séjournait. Le lendemain, Jahangir planifia son retour à Hitokage, non sans aller faire le tour des marchés de la capitale Cyriacane.



VI - Un petit mot ?


A toi d'écrire ma sœur, afin de nous harmoniser, si tant est que cela soit possible.




Dernière édition par Jahangir Qiang Sung le Ven 30 Aoû - 8:37, édité 6 fois
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Galadan
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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Mer 9 Jan - 22:16

Oh.
J'ai de la concurence... [ mes chevilles vont très bien ]
Bienvenue à vous en cette soirée.


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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Mer 9 Jan - 22:21

Oh golly...
Why hello smexy.
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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Jeu 10 Jan - 11:58

Bienvenu, enchantée de vous connaitre.
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Inu
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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Jeu 10 Jan - 20:27

[Bienvenu en Inwilis monsieur, j'éviterais de vous facher si nos chemins viennent un jour à se rencontrer alors...]


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Iyac
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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Sam 19 Jan - 22:36

Un peu tard, mais bienvenue en Inwilis.


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Rhys
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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Dim 20 Jan - 22:37

Why ? [whine] Encore un qui va être casé en vitesse, déjà qu'il vient d'un manga et en plus d'un yaoi. Et moi qui suit célibataire...quoique c'est pas plus mal en fin de compte [regarde passer des jumelles pimpantes] ...j'vais vous laisser je crois.... Ah et au fait, bienvenue !


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Jahangir Qiang Sung
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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Lun 21 Jan - 19:31

Merci à vous, et je remercie aussi la jolie gamine qui sert d'admin en chef pour avoir créer ma noble maison, ainsi qu'Aillil pour lui avoir trouver un nom.


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Isil
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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Lun 21 Jan - 21:15

De rien, navrée de vous souhaiter la bienvenue si tard !



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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Jeu 29 Aoû - 23:43

[Rebienvenue Jahangir, c'est une belle édition]


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Isil
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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Ven 30 Aoû - 10:58

Oh Inu, petit cachotier, tu pourrais y mettre plus d'émotions, tee-hee ! XD

Rebienvenue Jahangir et ce sourire, oh gosh.



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MessageSujet: Re: Jahangir Qiang Sung   Ven 30 Aoû - 21:54

Et quel regard ! Quel dommage que vous travailliez pour l'autre camp.

Quoi qu'il en soit, bienvenue à nouveau parmi nous.


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Jahangir Qiang Sung

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