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 Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.

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Maeglin
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Peuple : Dunpeal, origines Lios & Ai-Esu
Second(s) Métier(s) : Prostitué à ses heures et assassin.
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Localisation : Eh bien très cher, vous ai-je embarrassé ?
Date d'inscription : 24/06/2007

MessageSujet: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Lun 2 Juil - 18:30



A Cemenwin, l'architecture est quelque peu différente de l'Empire de Morna. Lorsque Cemenwin obtint l'indépendance, et peut être déjà même avant cela, la citée prenait déjà un autre visage, développant une architecture qui serait propre à Cemenwin. Les bâtiments de pierres s'élèvent en de gracieuses façades ornementées. L'élégance et le raffinement sont les maîtres mots de cette architecture, jusqu'au Dôme central de la citée. Les façades rivalisent les unes avec les autres, jusque dans les quartiers les plus pauvres. Au milieu de cette architecture devenue typique, se dresse une bâtisse respirant le style Mornien, s'élevant avec ses toits successifs et pointus, aux extrémités ornées de sculptures, à la façade recouverte de bois riche et aux ornements géométriques Morniens dorés. Le bâtiment est composé de quatre maisons, disposée en U fermé, et disposant d'une cour intérieure donnant sur la rue parallèle à celle donnant sur l'entrée. Les fenêtres sont hautes, et les vitres insérées entre les panneaux de bois, sont divisées par des baguettes de bois sculptées. La porte principale est ronde, on y accède après avoir gravit quelques marches, et passé une terrasse où des plantes règnent en maîtres entre les piliers qui soutiennent le toit qui recouvre la terrasse. La porte est découpée dans l'épais mur, l'intérieur de ce cercle est décoré d'un quadrillage de bois, aux cases remplies de marbre blanc. A l'extérieur comme à l'intérieur la moitié supérieure du cercle de la porte présente un décor sculpté, des corps enlacés.

Passé cette porte, les Plaisirs de Lyuben ne s'offrent pas tout de suite à vous, mais le plaisir des sens est déjà là. Pouvant se vanter de posséder une décoration élégante, bien que ne faisant pas dans la sobriété, la salle commune ravira vos yeux. Les murs sont recouverts à moitié, sur la hauteur, par des panneaux de bois rouge, l'autre moitié est recouverte d'un enduit épais, d'un blanc écru, où l'on peut distinguer de légères veines dorées. Des poutres de bois rouge structure la salle, tandis que les plafonds aux encaissements finement sculptés, sont agrémentés de lampes reliées entre elles par des tentures rouges et or. La couleur change parfois selon l'humeur du propriétaire, qui les remplacera par du bleu, du vert, ou encore du violet, le rouge clinquant des Plaisirs de Lyuben. Le rouge se retrouve sur les lourdes tentures qui habillent les hautes fenêtres, ajoutant de la chaleur à la pièce principale de l'hôtel. Le sol est un parquet couleur miel, adoucissant l'atmosphère quelque peu capiteuse.
Face à la grande porte ronde, se trouve le comptoir de Maeglin, lui même encadré par deux escaliers menant aux étages. Sous un de ses escaliers se trouve les portes menant aux cuisines, situés dans le bâtiment Est. Les escaliers exposent des marches faites de marbre blanc et des rampes en fer forgé, reproduisant lorsqu'on regarde bien, autant des motifs floraux que des corps enlacés. Le comptoir de Maeglin se dresse imposant, de bois et de marbre comme le reste de la salle, trônant devant un mur couvert d'étagères remplies de bouteilles et de verres colorés.

Le reste de la salle commune occupe le rez-de-chaussé du bâtiment central, tables et chaises aux hauts dossiers occupent l'espace. Les chaises sont tapissés de tissus blanc, reprenant les motifs fait à l'encre, des cerisiers qu'affectionnent tant les Morniens. Ca et là, des fleurs d'un rose pâle, aux pédoncules dorés se retrouvent sur les chaises. Quelques plantes en pot sont disposées dans la salle, apportant une touche de sérénité et de verdure. La salle principale est assez grande, mais ne dispense aucun autre service - ce n'est avec plus de raffinement - que les autres hôtels ou auberges de Cemenwin.
Pour accéder aux Plaisirs de Lyuben, outre celui des yeux lorsqu'il vous prendra l'envie de reluquer le personnel, il faut entrer dans la salle du bâtiment Ouest. L'entrée se fait juste à coté de l'escalier. Une porte ronde, orné du même cadre en bois, se découpe dans le mur. Elle est généralement gardée, car tous les clients n'y ont pas accès. La porte s'ouvre sur un monde sensuel, lascif, respirant les plaisirs charnels. La salle est aussi richement décorée que la salle principale, sauf qu' à la place des tables et des chaises, on trouve de longues banquettes, et des tables basses, des alcôves pour plus d'intimité, des coussins matelassés et colorés, des boissons sucrées et capiteuses qui embraseront vos sens. Les fenêtres sont plus étroites et équipées de persiennes. La lumière y ait moins vive, et il n'est pas rare d'arriver, et de trouver des corps déjà enlacés dans des étreintes passionnées. Vous pourrez profitez de ce que les Plaisirs de Lyuben vous offrent, ou bien simplement profiter de ce que vous avez déjà. La plupart des caprices sont permis, mais pour les caprices un peu spéciaux, un élégant escalier vous mènera à une chambre où vous pourrez faire à votre guise.

Chaque chambre des Plaisirs de Lyuben est équipée d'un sortilège de silence, bien que l'étage ouest résonne parfois de bruits humides et de rires de gorge. Ces chambres là servent généralement pour quelques heures, avant d'être vidées, une fois l'amusement passé. Elles disposent parfois d'équipements spéciaux, selon la demande du client.
Les chambres du bâtiment principal sont plus sobres, et ne fournissent aucun service spécial, évitant des prix exorbitants. Elles sont meublées sobrement, mais avec goût. On retrouve l'écru et le bois rouge de la salle, sur les murs. Des volets de bois et des rideaux blancs et gris perle d'une sobriété démenties par les motifs en dentelles brodées ton sur ton. Le sol est de ce même parquet miel, à la couleur chaleureuse et apaisante. La literie dépend de la demande, allant du lit simple, au lit double, en passant par les deux lits séparés. Les draps reprennent les couleurs de l'hôtel, l'écru, le rouge lie de vin du bois, le rouge plus clair des tentures, mais aussi le doré par petite touche, mais également le blanc du marbre grâce à des perles ou des petits objets, ou encore le vert des plantes. Chaque chambre est équipée de lit donc, mais également d'un petit secrétaire, d'une paire de chaises, d'une armoire aux tiroirs fermant à clef. Pour les chambres les plus luxueuses, une salle de bain sera à disposition, entièrement recouverte de faïence d'une couleur brute. Chaque salle de bain est équipée d'un bassin, mais aussi d'une autre évacuation extérieure à au bassin, servant à la douche. Des tabourets, pour s'assoir sous la douche. Un grand meuble contiendra serviettes et savons nécessaires aux ablutions. Un miroir sera également à la disposition du client.
Quand aux clients des chambres sans salle de bain, deux salles d'eau communes sont situées dans le bâtiment Est. Une pour les dames, et l'autre pour les messieurs. Une troisième salle d'eau est réservée aux clients du bâtiment Ouest. Cette dernière salle est aussi gardée, les clients non-autorisés, ou qui n'ont pas payé, ne peuvent y entrer.
En dessous de ses salles d'eau, se trouvent les cuisines de l'hôtel, ainsi que la buanderie. A l'extérieur, on trouvera l'écurie pour les montures des voyageurs. Au dessus des salles d'eau, on trouvera les chambres du personnel, pour ceux qui logent aux Plaisirs de Lyuben. Il est évident, que ces zones sont strictement réservées au personnel des Plaisirs de Lyuben, toutes transgressions s'apparentent à des sanctions. La politique de l'hôtel est très claire sur ce point. Sauf si évidemment, vous savez marchander, et surtout, si vous avez de quoi payer.

Mettre le prix vous garantira un séjour sans le moindre dysfonctionnement venant de l'établissement. Les Plaisirs de Lyuben déclinent bien évidemment, toute responsabilité, si vous veniez à rencontrer quelques soucis qui ne regardent en rien, l'hôtel. Chaque service venant du personnel affilié au bâtiment Ouest doit toujours être rémunéré, même pour une simple fonction d'avoir de la compagnie.
Les Plaisirs de Lyuben pratiquent, et sont tout à fait adaptables, à bien des bourses. Il existe évidemment des établissements moins luxueux, et sans doute moins exigeant à Cemenwin, grand bien vous fasse si vous choisissez un de ceux-là.
Un autre point important des Plaisirs de Lyuben, est la cuisine. Chaque plat a été mis au point par Lita, première favorite de Lyuben, ainsi que par Maeglin. La cuisine servie est à l'image de l'hôtel, raffinée, mais également adaptable aux bourses les plus modestes. Vous pourrez vous régaler de plats typiquement Cemenwinéens, mais aussi Morniens.

Quand à l'accueil, vous serez, le plus souvent, accueillit par Maeglin, l'excentrique propriétaire des lieux. Les Plaisirs de Lyuben respirent sa marque, et sa présence, ou plutôt, son omniprésence, pourrait peut-être vous rendre mal à l'aise, mais Maeglin respecte à la lettre ses principes, discrétion, et pas d'ingérence moyennant finance. En revanche, au moindre écart de conduite, il fera en sorte que vous ne puissiez plus remettre les pieds dans son établissement. Voire mettre un pied devant l'autre tout court. Si ce n'est pas le blond Maeglin qui vous apportera la clef de votre chambre, ou qui prendra votre commande, vous aurez des chances de tomber sur un des Sept Favoris de Lyuben. Chacun à sa propre personnalité, mais vous en serez enchanté, à n'en pas douter. Ou bien vous tomberez simplement sur un serveur ou une serveuse, et vous n'aurez pas vraiment de chance. A moins que vous ne décidiez de faire un tour dans le bâtiment Ouest.

Eh bien cher client, il ne nous reste qu'à vous souhaiter un bon séjour parmi nous, aux Plaisirs de Lyuben.


Dernière édition par Maeglin le Mar 7 Aoû - 23:07, édité 2 fois
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Ophrys
Mercenaire
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Ven 4 Mai - 14:23

Le chemin à travers Cemenwin se fut dans le silence, du moins pour les deux nouveaux amis qui ne trouvaient rien à se dire. Le blondinet avait des souvenir un peu trop frais en mémoire concernant cette ville, et n'avait qu'une envie : partir. De son côté, Gareth ressentait des mauvaises impressions concernant cette ville. Il la connaissait, et sa mémoire lui avait délivré quelques fragments de son passé, concernant son père biologique et son penchant pour la boisson. D'ailleurs l'alcool qu'il avait consommé le faisait un peu chanceler par moment, peu habitué à consommer, ce qui lui valu tout de même quelques commentaires de la part de son ami. Finalement, ils arrivèrent assez vite devant la porte de l'auberge où le semi-Lios avait une chambre.
Ophrys hésita une fois devant la porte du Dies Irae. C'étaient le dernier endroit où il était allé avec ses compagnons avant qu'ils ne partent en reconnaissance. Leurs affaires devaient encore être dans les chambres, et c'était pour cette raison qu'il était allé noyer son chagrin dans un autre débit de boisson, pour éviter de revenir en ces lieux. Il resta ainsi, comme figé, Gareth à ses côtés restant silencieux en regardant son ami. Le jeune druide sentait le malaise de son ami, et brisa finalement le silence.
-J'peux te poser une question ?
Le semi-Lios acquiesça, sans pour autant lui accorder un regard.
-Pour quel raison est-ce que tu fumes ?
-Me détendre, je sors une Mornoir dès que je suis trop tendu. Répondit-il après un léger silence.
-Tu devrais arrêter.
Tournant ses yeux d'azur vers son compagnon, Ophrys lui adressa un regard incertain, qui vira à la lassitude. Il n'avait pas envie d'un débat sur le tabagisme.
-Pourquoi, tu vas me sermonner sur le respect de Primula, qu'il faut pas faire brûler nos amis les plantes ? Rétorqua-t-il avec sarcasme.
-Non. Par contre, l'odeur de fumée te colle à la peau.
Le jeune homme aux cheveux noirs ponctua sa phrase d'un sourire satisfait, qui laissa son camarade abasourdi. Il ne s'était visiblement pas attendu à cela. Gareth profita de son effet pour pousser la porte de l'établissement, et inviter son camarade à entrer. Ce dernier laissa un sourire flotter sur son visage, et entra à sa suite.

Ils saluèrent vaguement le propriétaire des lieux, même si la nuit venait à peine de commencer et que les habitants nocturnes de la cité-état se levaient à peine, les deux compères vivaient de jour et dormaient la nuit, et allaient donc se coucher. Ils n'allèrent pas bien loin passant dans la salle au style bien plus élégant que la miteuse taverne ayant étancher leur soif de tranquillité, mais qui déplaisait fortement à Ophrys qui aimait les ambiances plus chaleureuse. L'espace d'un instant il eut envie de retourner au Cercle des Fées pour saluer Mogweed et manger quelques pâtisseries.
Les chambres du premier étant les moins chères, c'est naturellement devant l'une d'elle qu'ils allèrent s'arrêter. Ophrys sortit de sous sa cape une paire de clefs, et en donna une à Gareth, en lui indiquant une chambre.
-Tu va dormir dans celle-ci, moi celle d'à côté. On aurait pu faire chambre commune mais on a payé les deux alors autant en profiter...
-Tant mieux, je ne fait pas ce genre de choses dès le premier soir... Ajouta Gareth en riant.
Le jeune Lios rougit et détourna les yeux. Ce n'était pas vraiment le moment de sortir ce genre de commentaire, au vu de la difficulté qu'il aurait à dormir dans la chambre qu'il était censé partager avec Kasumi. Il déglutit, et s'apprêtait à demander à son ami de faire attention à ce qu'il disait, quand il remarqua le rouge que ce dernier avait aux joues, le léger chancellement qu'il avait, et surtout son air un peu éméché.
-Oh toi, t'as du mal à combiner alcool et sommeil. Compte pas sur moi pour te border, t'es assez grand. Il allait pour rentrer dans sa chambre quand il se retourna vers Gareth. Et ne touche pas aux affaires qui sont au pied des lits...

Il n'arrivait pas à dormir. La chambre était plongée dans l'obscurité, le volet fermé pour éviter que la lumière de Misuki ne souligne le style de la chambre qui ne lui plaisait pas vraiment, et puis il était là pour dormir. Pourtant, il ne parvenait pas à fermer les yeux. Une journée auparavant il était encore en train de faire peur à Kasumi avec des histoires de fantômes, accompagné par Diantha, sachant que la jeune mage allait systématiquement se réfugier dans ses bras. Et Sigalit qui les engueulait en souriant. Ophrys souriait amèrement. Tant de bons souvenirs, gâché parce que leur commanditaire les avait mené droit dans un piège.. le Lios n'avait même pas envie de se venger. Ça ne les ramènerais pas.
Ophrys avait l'envie de laisser échapper un chant funèbre, en hommage à ses compagnons défunts, mais sa gorge se noua. Il ne pourrait pas, et par défaut, il se recroquevilla sur lui-même et pleura. Le sommeil ne tarda pas à le faucher, emportant son esprit blessé vers un repos sans rêves. La journée du lendemain s'annonçait compliquée.

-C'est l'heure de se lever, fainéant !
Ophrys était plutôt matinal, et s'était levé avec le soleil. Il sortit tout d'abord fumer une nouvelle Mornoir, chassant sa désagréable nuit en même temps que la fumée, avant de retourner dans la chambre, et prendre le sac de son amie Kasumi. Un petit bout de Fey adorable, plus précisément une Neko venant de Nargothrond, qui voulait perfectionner ses arts magiques de façon plus concrète. Ophrys eut un nouveau sourire emprunt de regret. Elle lui manquerait plus que les deux autres, c'était certain. Son sac à dos était lourd, rempli de livres, et le Lios s'était toujours demandé comment une fille à l'allure aussi frêle qui avait tendance à avoir peur pour un rien pouvait porter autant sur ces épaules, tout comme faire face avec eux à des situations sans avoir les genoux qui tremblent.
Mais c'était du passé. Il emporta le sac de Kasumi loin de la chambre, et parcouru la ville jusqu'à trouver une volière où il fit expédia le sac et son contenu à l'attention des parents de la jeune femme, accompagné d'un mot d'Ophrys annonçant la nouvelle tragique, ainsi que ses plus sincère condoléances. Il ne pensait pas avoir un jour à faire cela, et pourtant...
Il dénicha sur le retour la dernière parution du journal "Le mercenaire déchaîné". Sigalit le lisait toute les semaine, passionné qu'il était par les armes, et originaire du Maëldan tout comme le blondinet, qui en profitait pour prendre des nouvelles de sa contrée natale. Il en avait pris l'habitude, et étant loin de chez lui, continuer à se renseigner ne ferait pas de mal. Rien de bien intéressant, mais il s'inquiétait tout de même pour sa famille, les rumeurs allaient bon train concernant l'imminence de la guerre. A croire que la paix qui régnait depuis la fin de la Grande Guerre n'était qu'une pause avant de reprendre les hostilité.
Une fois revenu au Dies Irae, il demanda rapidement à Maeglin de préparer deux petits déjeuners léger, avant de filer sans attendre, aller réveiller son compagnon. D'ailleurs il n'obtint aucune réponse, ce qui poussa Ophrys à toquer à nouveau à la porte avec plus d'insistance.
-Allez, le p'ti dej' va être servi !
Toujours rien.
-Ah oui, j'oubliais ce fichu sort de silence... Grommela-t-il à voix basse. Bon bah j'entre, et si t'es pas habillé tant pis !
Bien sûr s'il tombait à un mauvais moment, le blondinet retournerait très vite de là où il était venu, mais pour l'heure il entra dans la pièce. Il voulait surtout récupérer les affaires de ses deux autres camarades ayant rejoint Dämons afin de les renvoyer et prévenir leur famille. Chaque membre de leur petit groupe savait où trouver la famille des autres, dans l'éventualité qu'un d'eux décède. Ils n'avaient jamais pensé que tous y passerait à l'exception d'un seul. Mais il dut sortir bien vite de ses pensées, la pièce était faiblement éclairé par la lumière artificielle, mais assez pour qu'Ophrys puisse voir immédiatement que quelque chose n'allait pas...
-Mais qu'est-ce que... Gareth bon sang... Il porta la main à son front, et manqua de trébucher en se reculant. Qu'est-ce que t'as foutu ?...


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Gareth
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Ven 4 Mai - 18:41

L'alcool, Gareth connaissait assez bien, mais il ne consommait qu'occasionnellement, et après des efforts demandant qu'il apaise son corps un peu endoloris par quelques boissons relaxantes. Car en bon druide qu'il était, les plantes n'avaient pas vraiment de secret, il avait appris à les reconnaître, les utiliser, et surtout à les soigner. S'il exerçait avec feu son père dans l'Andanorië, c'était d'un côté à cause de la luxuriance parfois gênante de la jungle Skeljiren d'un côté, et la limite désertique de l'autre. Cependant, aussi prenante en efforts soient les travaux qu'il eut à faire, le jeune homme ne consommait que très peu, un verre ou deux de boissons peu alcoolisées, voir de cocktail fantaisie quand la serveuse mignonne et qu'il en commandait deux, le second étant pour elle.
Là, il avait consommé pour chasser le chagrin qui lui collait à la peau. Et ce n'était pas un Dégradé de Sableu qu'il avait pris ou encore un Celeblada's Spring, mais des mélanges d'alcool servi uniquement à Cemenwin, et dont il valait mieux ignorer la composition. Déjà sur le trajet, il commençait à en ressentir les effets, tanguant par moment alors que la gravité semblait lui jouer des tours, et que par moment il ne comprenait même plus ce qu'il pensait. Son esprit luttait pour garder un semblant de lucidité, et parvenir jusqu'à la chambre promise par Ophrys sans s'écrouler en vomissant.
Devant la porte de l'établissement il remarqua et sentit la réticence de son ami. Gareth pouvait la comprendre, après tout il avait vécu cela. Sans doute moins fort, et moins de fois. Mais il comprenait, et essaya de le détendre un peu, et y parvint. Le jeune druide avait mis beaucoup de temps à s'en remettre, et même si Ophrys semblait bien mieux prendre la chose, il devait prendre beaucoup sur lui. Fallait se serrer les coudes, mais pas ce soir, il était tard et la fatigue commençait à jouer avec le reste de lucidité qu'il avait, vu le mal qu'il avait à suivre Ophrys. Au seuil de sa chambre, il laissa même échapper un commentaire des plus déplacé, signe qu'il allait bientôt s'effondrer en ronflant.
La clef atterrit dans sa main, et il réussit à l'enfoncer dans la serrure -après s'y être repris trois fois- et rentra dans la chambre sans attendre. Son sac glissa de lui même de son épaule, de même que sa cape finit au sol alors qu'il ôta sa broche qui tomba au sol dans un tintement de métal. Gareth ne défit pas les draps, il s'affala sans ménagement sur le lit et s'endormit presque immédiatement, son esprit déjà bien attaqué par l'alcool sombra dans le noir le plus complet.

Elle n'était pas seule dans la pièce, quelqu'un d'autre était là. Elle était nue, étendue sur un lit, attendant son partenaire. Sa main vint glisser sur sa peau, se finissant par une griffure lui effleurant le corps du bout de ses ongles qui faisait bien plus penser à des griffes. Elle ne sut se retenir de gémir en sentant les caresses, et le corps du bel homme venir se poser contre elle. Il n'avait rien à envier à Lyuben, et elle pensait avoir fait le bon choix. Mais les cris de jouissances firent place à ceux de douleur, la peau blanche se constellant de rouge, une sensation mordante étreignant sa gorge... sa vie s'écoulait lentement à cause des dents canines plantées dans la courbe de sa gorge, et la peur, la déception, lui collait à la peau autant que l'odeur de son partenaire qui fut aussi son bourreau...
Gareth trembla dans son sommeil, se retournant et transpirant alors que l'air devenait de plus en plus pesant dans la pièce.
Étais-ce cela, se sentir acculé ? Être jeter en pâture à quelqu'un qu'il ne connaissait pas mais qui allait s'empresser de prendre sa vie. Aucun échappatoire, et l'espoir se fanait à mesure que le temps passait, alors qu'il entendait le pas lourd de celui à qui il avait été vendu. Le regard paniqué cherchait un moyen de s'en sortir, une ultime chance de s'en tirer... la respiration haletante, se pressant contre le mur opposé à la porte dont il voyait la poignée se tourner. C'était la fin...
Ses mains se resserrèrent sur le drap, et le druide endormi commença à gémir de douleur, de plus en plus agité alors que l'atmosphère de la chambre devenait lourde, la tension presque palpable...
Tout dans cette chambre semblait vibrer d'une étrange énergie. Gareth était debout, incapable de bouger, et voyait tout autour de lui grésiller. Il était tendu, son regard furetant partout. Il ne comprenait pas ce qui arrivait, et essayait de toutes ses forces de bouger... Et son corps fut pris de convulsion. Tout ses nerfs furent électrisé, ressentant un flot de sensation étranges, plaisantes, douloureuses, et il revoyait des images, des scènes de sexe, de violence, de meurtre, il les avait toutes devant les yeux, les empruntes laissées par ceux qui étaient passés avant lui... Gareth hurla.
Son propre cri le réveilla, tout ses muscles étaient crispés, il transpirait et était essoufflé. Il se redressa et essaya de se calmer, mais autour de lui, les meubles étaient profondément entaillés, les murs lacérés, et les lits dans de piteuses état, particulièrement le sien. Toutes les horreurs qui avaient marqué cette auberge, ce sang et ces scènes de débauches... Le jeune druide vomi sur le sol, totalement désorienté et choqué. Il faisait encore nuit, mais il ne pouvait pas se rendormir.

Quand Ophrys entra dans la pièce dévasté par le mana du jeune homme, ce dernier était recroquevillé dans un coin, le corps tremblant légèrement. Même éveillé il les sentait, ces énergies qui imprégnait l'endroit et les alentours, qui semblait vouloir parler à travers lui, faire ressentir à tous l'horreur qui les avait fait sortir. Le Lios fut choqué, et c'est quand il lui demanda ce qu'il avait fait que Gareth se tourna vers lui, le regard livide.
-Il s'est passé des choses horribles ici... trop... de choses... je peux pas dormir... peux pas rester...
-Je pensais pas que ton truc avec l'empathie, c'était à ce point-là... putain... Maeglin va nous tuer...
-Nous ?... Le jeune druide semblait ne pas comprendre.
-Tu te doutes bien que je vais pas te laisser là, encore moins dans ce merdier. J'espère que tu as de quoi payer.
Il hocha la tête en guise de réponse.
-Allez viens, on va descendre manger un morceau, et expliquer la situation calmement au patron, puis partir loin de Cemenwin, d'accord ?
A nouveau un simplement hochement suffit, et Ophrys avança avec précaution, évitant les morceaux de bois et les éraflures sur le sol. Par chance, cela n'avait pas traversé, seuls les meubles avaient vraiment souffert. Les sacs avaient, par chance, échappé au massacre. Gareth se leva difficilement, aidé par son compagnon, qui remarqua ses vêtements, car jusqu'ici ils s'étaient vu avec leurs capes respectives, et tenta de changer de sujet pendant qu'ils descendaient.
-Sympa ton haut, mais pas un peu froid pour la saison ? Dit-il, en désignant du regard le tissu noir qui ne couvrait que sa poitrine, ses épaules et le haut de ses bras, agrémenté d'un collier large en perle tissé.
-Si, mais j'ai pas pu acheté de haut à mon goût. Du coup je met ma cape. Je compte pas rester de toute façon, j'aimerai remonter vers le Nord...
-Tant mieux, moi aussi.
Ils finirent par descendre en salle, où il n'y avait pas grand monde. Gareth alla s'asseoir, un peu affaibli par les décharges de mana qu'il avait envoyé, et son ami alla directement voir le tenancier, préférant ne pas annoncer la chose alors qu'il était à proximité du jeune druide. Ophrys connaissait un peu Maeglin, pour avoir dans le temps joué dans son établissement avec le défunt chanteur Narcisse.
-Dis-moi, admettons qu'un jeune homme qui maîtrise mal ses dons ait une petite crise dans une de tes chambres et que le mobilier soit un peu... euh... égratigné, mais vraiment sans qu'il fasse exprès hein, on pourrait s'arranger sans en venir aux mains, non ?...




Dernière édition par Gareth le Mar 15 Jan - 16:27, édité 1 fois
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Maeglin
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Mar 7 Aoû - 23:57

Maeglin était debout ce matin là. Il n'était pas rare, même pour ce Dunpeal, de se lever avec le soleil. Le Syndrome de la Chaleur n'était pas forcément systématique, et encore moins avec le dôme qui protégeait la citée de la Marquise Sanglante. Cela dit en passant, la dite Marquise n'ignorait pas que l'on devait l'appeler ainsi, même, Maeglin se serait bien garder de le prononcer tout haut. Pas après l'immense bourde qu'il avait fait. Bien sûr que ce Hérilim avait eu l'air bizarre. Mais tous les Hérilims étaient bizarres. Surtout lorsqu'ils sont de surcroit, des Tieffelins. Il ruminait, se demandant si Someya lui tiendrait vraiment rigueur de ce qui s'était passé, et s'il devait s'attendre à une visite, qui serait très loin, d'une simple visite de courtoisie. Mais le Tieffelin, Armand, avait payé, et généreusement. C'était la règle ici, tant que le client payait, Maeglin n’interférait pas. Sauf en cas de danger. Le Hérilim avait su cacher ce qu'il faisait, et lui, cette oie blanche, ne s'était guère posé plus de questions.

Ce matin là, le Dunpeal avait attaché ses cheveux blonds en une élégante queue de cheval, assez haute, sur le coté gauche de sa tête, faisant cascader en boucles pleines ses cheveux sur son épaule. Ses incroyables yeux améthystes étaient légèrement maquillé, et son regard n'en était que plus intense. Maeglin portait une de ses tenues, que lui seul pouvait porter sans être d'une vulgarité affligeante. Bien que son pantalon soit scandaleusement moulant, et donnant l'impression d'être mouillé, il portait une tunique ample, dévoilant une épaule gracile et pâle, ainsi qu'une partie de sa gorge. Gorge toujours occupée par son éternel collier de cuir, à l'émeraude enchâssée. Un large ceinturon ceignait sa taille, mettant en valeur ses hanches, véritable appel à la tentation. Appuyé contre le rebord plus large, à hauteur mi-hauteur d'homme, de l'étagère derrière lui, Maeglin sirotait un thé parfumé, bien que plutôt corsé, tout droit venu de la vallée de Mokosh. Son parfum l’apaisait, bien qu'il ne se départisse pas de sa nervosité, depuis l'incident avec Someya. Mais après tout, on pouvait penser que l'Intendant aurait été suffisamment intelligent et compétent, pour s'occuper de ses propres fesses. Eh bien non, et s'était lui qu'on blâmait maintenant. Soupirant théâtralement, Maeglin dédia finalement un sourire à Lita, dont la queue touffue battait la mesure de la chanson qu'elle fredonnait, tout en mettant à jour le livre des réservations. Le gros ouvrage était couvert de l'écriture soigneuse du Fey, et Lita était méticuleuse et plus qu'ordonné. Mis à part Lita, seuls Kimiko et Sunil étaient debout, déjeunant en silence, près d'une fenêtre. Les autres favoris de Lyuben avaient eu une nuit trop mouvementée pour pouvoir être levés.

-Bonjour cher Ophrys, que puis-je pour toi ? En dehors du fait d'apporter ce que tu as commandé.

Un léger sourire était passé sur le visage de Maeglin, dont l'expression aimable et ouverte se ferma lorsque le blondinet ouvrit la bouche. Ses yeux brillèrent d'un éclat aussi dur que celui de la pierre dont ils avaient la couleur, alors qu'il écoutait patiemment le jeune mercenaire. Il connaissait Ophrys, du temps il voyageait avec l'inégalable diva, Narcisse, qui n'était pas à confondre avec Narcissus de Freyr, une autre diva, qui voyageaient parfois dans l'Empire et jusqu'ici. Maeglin avait eu de l'admiration pour Narcisse, appréciant le goût et l'élégance du chanteur. Et celui-ci, avait eu sacrément bon goût en choisissant Ophrys. Bien que Maeglin ait une tendance pour les physiques particuliers, ou bien des physiques supérieurs en force aux siens. Cela venait-il sans doute de son désir inavoué, ou presque, pour Androclès Hale, son mécène d'autrefois. Poussant un de ses nouveaux soupires à fendre l'âme, dont il avait le secret, Maeglin se décolla de son appui, d'un mouvement de hanche lascif. En voyant l'expression de Lita, celle de Maeglin se fit chagrine.

-Lita ma chérie, veux-tu bien aller jeter un œil aux... dégâts, et revenir avec une estimation ? Et surtout ne crie pas. C'est mauvais pour les affaires.

Le propriétaire des Plaisirs de Lyuben caressa une mèche de cheveux noirs de Lita, et le fey, que tout le monde désignait en employant le féminin, pinça ses petites lèvres, et arrêta de darder un regard coléreux, de ses yeux rouges, sur Ophrys. Claquant des talons, Lita prit le chemin des chambres. Maeglin secoua la tête, reportant en suite toute son attention, ou presque, sur Ophrys.

-Et tu sais bien, cher Ophrys, pour répondre à ta question, que tout s'arrange en pièces sonnantes et trébuchantes ici. Comme nous te connaissons, je suis sûr, que Lita te fera un prix d'ami. De quel genre de pouvoir s'agit-il ? Ne me dit pas que ton ami est un élémentaliste de feu...


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Ophrys
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Jeu 6 Sep - 12:49

Ophrys connaissait plutôt bien le propriétaire de l'établissement, plus que certains autres car Narcisse à la belle époque aimait bien s'arrêter et profiter du charme -et non des charmes- de l'établissement qu'il trouvait vraiment magnifique, et Maeglin était peut-être pour quelque chose. Le chanteur était un peu comme un prêtre de Nevaeh, exprimant d'une voix ayant une beauté des plus rares son amour pour les arts de la Déesse, elle lui avait même accordé sa bénédiction, en ces termes ont peut aisément estimer que Narcisse appréciait les belles choses autant que la belle musique. Et il y avait de quoi apprécier.
e propriétaire des lieux était beau, c'était un fait. Quelque chose dans ses traits, sa façon de s'habiller qui accentuait les dons offert par Lyuben à n'en pas douter, son air mutin, ses expression soigneusement choisies... tout en Maeglin transpirait le charme et l'envoûtement, à l'image de son établissement et de ceux qui travaillaient pour lui. Mais à l'instar d'une rose, ses belles pétales et son parfum entêtant faisait vite oublier ses épines, de celles qui écorchent ceux qui ne savent la prendre...
Mais le semi-Lios ne s'était jamais laissé charmer à ce point, cette rose bien que magnifique il ne l'admirait que de loin, appréciant cette fleur mais ayant déjà été captivé par une autre, nommée Narcisse, qu'il avait humé, et aimé, au d'aller jusqu'à la couper lorsqu'elle lui demanda de ne jamais se voir fâner... depuis, il se tenait éloigné des fleurs.

Il n'en restait pas moi une certaine sympathie entre les deux hommes, ayant cette amour du charme et d'une certaine classe, et ayant un certain passé commun, en la voix de feu Narcisse, et malgré tout Ophrys fut un peu gêné de voir la déconfiture qui suivit son petit discours en espérant qu'il ne se fâche pas, étant donné que l'on avait âbimé son établissement. Heureusement la pilule avait l'air de passé, et Maeglin fit montre de ses talents dramatique, même si le jeune mercenaire eut un léger sourire aux lèvres en se disant qu'il en faisait un peu trop, tout en étant attendri. Cela lui rappellait un peu Narcisse, à quelques différences près.
Lita était un petit bout de Fey, et pourtant Ophrys se sentit mal lorsque la frêle servante le darda d'un regard noir que l'on imaginait mal venir d'un si petit brin de garçon des plus effeminé. Une fois le petit bout de Fey partit, Maeglin se retourna vers lui, attendant désormais l'estimation. Ophrys fut rassuré par les quelques mots de Maeglin, puis voulu savoir ce qui l'attendait, arrachant un sourire un peu amusé en pensant à ce qu'il allait lui dire.

-Loin de là, il est affligé d'une empathie des plus expressives, façon griffures au mana qui ferait passer un tigre pour un chaton ; et il faut croire que ton respectable établissement avait besoin de s'exprimer... Pour ma part je vais pas m'en plaindre, une literie toujours aussi confortable depuis toutes ces années ; dire que Sig' voulait qu'on trouve un endroit moins cher...
Il eut un rire amusé, qui finit sur une note de tristesse. La réalité des faits venaient une fois de plus le rattraper, et il essaya de masquer au mieux sa peine même si ses yeux, perdus dans le vague, trahissaient sa mélancolie. Il se doutait de ce que pouvait se demander Maeglin, ils étaient venus à quatre louer les chambres, et seul lui était revenu dormir avec un charmant garçon. Un soupir s'échappa d'entre les lèvres du semi-Lios, qui se retourna pour regarder Gareth, qui attendait nerveusement le retour d'Ophrys avec le montant des dégâts. Il anticipa alors une éventuelle question du tenancier, et si ce n'était pas le cas, il ressentait un minimum le besoin d'en parler. Et puis face à un aussi joli minois, on est souvent plus loquace.
-Ils sont morts. Tout les trois. On nous a payé pour récupérer un truc dans un genre d'entrepôt, mais quelqu'un a du nous balancé. Alala, déjà que je peux plus passer dans une taverne ou une auberge sans penser à... Il s'arrêta au milieu de sa phrase, et eut un sourire amer. Si j'avais pas si mal au crâne, je m'enfilerais encore un godet tiens.
Ophrys passa sa main dans ses cheveux, soupirant en grimaçant de douleur. Il n'avait pas tellement bu mais la boisson associé au chagrin ne lui faisait pas tant de bien que ça. Il se redressa et inspira, comme pour chasser ses idées noires, même si elles n'allaient pas partir si facilement.
-Je crois que je vais aller réconforter mon ami, il a pas l'air dans son assiette. Il a l'air vraiment mal d'avoir détérioré ta chambre... Ophrys fit une moue attristée en se tournant vers Gareth. Et si tu pouvais apporter les commandes tu serais un amour, il en a bien besoin. Oh, et merci.
Se penchant par-dessus le comptoir sur la pointe des pieds, le semi-Lios alla déposer un baiser sur la joue de Maeglin, avant de s'en retourner à sa table en rougissant avec un petit sourire sur les lèvres. Il n'était pas aussi doué que le tavernier ou feu Narcisse pour les démonstration un peu théâtrale, mais il savait placer quelques gestes charmant quand il le fallait. Et puis pour une fois ça lui faisait, quelque part, du bien de lui avaoir parlé, de s'être remémoré ces quelques souvenirs douloureux auprès de quelqu'un qui avait, tout comme lui, su apprécier l'un des chanteurs favoris de Nevaeh.

-Voila, ça va s'arrangé mon ami ! Clama fièrement le blondinet. On va prendre un bon petit repas, régler la note, et passer à autre chose. J'aimerai bien aller retourner dans le nord, si ça te dis, j'ai envie d'aller dire bonjour aux sœurs Fardale.


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Maeglin
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Sam 8 Sep - 22:51

-Ô le pauvre chéri ! Les ampathes ont souvent du mal dans ce genre d'endroit. Mais il l'aurait dit hier, on lui aurait trouvé une chambre où il ne se passe pas grand chose. Tout le monde n'a pas les moyens de se payer l'entrée du bâtiment ouest. Encore heureux, mes chéris n'auraient plus une minute à eux.

Maeglin se fendit d'un sourire compatissant. Bien qu'intérieurement, il soit quelque peu mécontent. Il détestait qu'on abîme son établissement, enfin, pour une fois c'était les meubles qui avaient pris, et non pas un des favoris de Lyuben, qui étaient les cibles prioritaires des violences, volontaires ou non. Le pire ayant été un élémentaliste du feu ivre, qu'un autre élémentaliste des glaces avait dû maîtriser. Maeglin lui avait donc offert une chambre à chaque fois qu'il était venu après ça. Cela avait mieux valu que de laisser Somalior ou même Lita, s'en occuper. Maeglin n'aimait pas qu'on maltraite ses possessions, mais un mort dans son établissement, voila qui aurait fait désordre. Lita et l'ancien noble étaient prompts à employer des solutions expéditives et radicales.
En revanche, Maeglin n'avait pas vu l'ami d'Ophrys arriver en même temps que lui et son groupe hier. Le Sig' auquel il venait de faire référence, était le rustre qui avait balancé que ça sentait trop le parfum ici, et que les minois poudrés n'étaient pas sont genre. Ce à quoi Maeglin avait répondu que les minois poudrés étaient réservés à ceux qui pouvaient entrer dans le pavillon ouest. Autant dire que le fameux Sig' n'en aurait jamais eu les moyens. Mais en bon commerçant, il s'était fendu d'un sourire aimable, il avait fourni les chambres. Elles étaient situées dans le pavillon Est, parmi la gamme la moins chère, mais Maeglin mettait un point d'honneur à ce que ses chambres soient propres. La vermine n'avait pas sa place aux Plaisirs de Lyuben, sauf si elle avait les poches pleines.
Maeglin n'enchaîna pas immédiatement, voyant l'expression d'Ophrys. Il se doutait bien que si les autres n'étaient pas là, et Mererid avait informé Lita qu'ils n'étaient pas rentrés, c'était que leur expédition avait mal tourné. Le lot des mercenaires, le risque principal du métier : rejoindre Dämons.

-Je suis navré pour toi Ophrys. Dämons ait les âmes de tes compagnons. Mais vous saviez que peu importe la mission, il y a toujours des risques.

Le métis savait de quoi il parlait, et compatissait, lui même avait effectué de dangereuses missions pour le compte d'Androclès Hale, puis pour d'autres. Un genre de mission particulier, qui faisait que Maeglin était doté de bien peu de scrupules, cela étant autant dû à son éducation, qu'à sa formation. Ancien assassin, il savait parfaitement ce qu'il aurait pu advenir de lui, s'il s'était fait prendre. Enfin, pour se faire prendre, Maeglin n'avait pas son pareil, surtout quand il était d'accord. Mais ce n'était pas le même sujet. La suite des paroles d'Ophrys apprirent à Maeglin que le jeune homme pensait toujours à son Narcisse. Le chanteur avait laissé un vide. Il manquait parfois à l’hôtelier qu'il était, le chanteur ayant été une précieuse source de ragots, mais aussi de conversations agréables. Du coin de l’œil, Maeglin vit Sunil et Kimiko débarrasser leur table et se lever.

-Que ton ami ne s'en fasse pas trop, je suis sûr qu'on trouvera un arrangement, quel que soit les dégâts, fit aimablement le Dunpeal.

Ophrys gratifia Maeglin d'un baiser sur la joue. Petit joueur. Mais c'était tout ce que Maeglin pouvait espérer de la part du mercenaire. Son cœur appartenait encore à la fleur figée dans la mort. Mais il devait savoir, qu'il jouait à un jeu dangereux, surtout avec quelqu'un comme le Dunpeal. Sunil vint à coté de lui. Le Tieffelin était petit, à peine un mètre cinquante, comme Lita, il ressemblait à une jeune fille. Ses mignonnes petites cornes blanches sortaient de cheveux blonds comme les blés. Son visage d'ange était mangé par de grands yeux d'un bleu lipide. Il eut un petite rire, masquant ses quenottes pointues derrière sa main.

-Quoi ? demanda brusquement Maeglin, je te fais rire maintenant, j'ignorai que j'étais aussi comique.

-Oh, ne te vexe pas. Simplement, si jamais tu as besoin... Tu sais, la...

Sunil fit courir ses doigts le long d'une hanche de Maeglin, prenant un air lascif, faisant une moue aguicheuse.

-Frustration... Si c'est trop. Je suis là. Ton esclave, pour te servir.

-Certes mon adorable diable, mais je ne puis.

Maeglin pinça entre ses doigts, le mignon petit nez de Sunil, le repoussant doucement. Sunil avait l'air fragile, même si c'était aussi trompeur que ses airs innocents, mais Maeglin ne faisait jamais de mal à ses possessions. Sunil était une possession, il l'avait acheté.

-Ces deux jolis morceaux réclament leur pitance. Mon métier veut que je les serves. Tu ne m'en voudras pas de refuser ton offre pour l'instant.

-Bien sûr que non ! Je... Je pensais juste... Ce n'est pas grave. J'irai taquiner quelqu'un d'autre.

-Fais donc ça. Nous nous verrons tout à l'heure.

Cette chère tête blonde fila par la cuisine, devançant Maeglin, qui réclama d'un coup de voix, les commandes de la table 27, celle des deux casse-croûtes ambulants. Le petit déjeuné qu'ils avaient commandés étaient copieux. Le genre de repas qu'on prend, avant de se lancer sur les routes, lorsqu'on sait qu'on ne mangerait que des provisions de route pendant un moment. Maeglin sortit des cuisines avec un plateau surchargé. Il déposa une théière fumante à la table d'Ophrys et de son ami, ainsi que les tasses qui accueilleraient le thé brûlant. S'en suivit un petit pot de lait, des pierres de sucre, puis deux assiettes garnies d’œufs fris, d'une salade se composant de divers légumes frais, de trois tranches de pain blanc grillées, mais aussi du confis d'oignons sucré comme il fallait, des figues rôties. Maeglin dédia un sourire ravageur au jeune homme attablé avec le blondinet. Un jeune homme à la peau halée, aux cheveux noirs, et mignon à croquer. Fidèle à sa nature, le Dunpeal ne pouvait s'empêcher d'être curieux, et de jouer de son charme. Il servit les deux jolis minois en thé.

-Mangez, si vous avez besoin eh bien... Tu connais la maison Ophrys. Mais nous n'avons pas été présentés, outre le fait que... eh bien, vous ayez quelque peu abîmé mon mobilier, fit-il sur le ton de la conversation, ma Lita a bien failli voir rouge en apprenant cela.


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Gareth
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Mer 12 Sep - 0:00

Nauséeux, Gareth regardait sans vraiment les voir, les deux hommes un peu efféminés discuter entre eux et régler cette regrettable histoire. Il avait encore l'air un peu hébété, mais l'alcool n'y était pour rien non, ou du moins de son mal de crâne, mais il était hagard et un peu mal à l'aise à cause de ce qu'il avait ressenti, et de ce qu'il ressentait toujours, lui arrachant des frissons et menaçant de la faire vomir. C'étai bien moins fort que durant la nuit, et bien plus diffus, quelques touches discrètes, des sensation le dégouttant l'effleurant doucement, il était comme entouré de tentacules qui essayaient de le saisir pour le posséder et exprimer en lui toutes ces choses perverses et immondes que les chambres avaient pu abriter.
Il n'y avait plus rien de beau dans cet endroit, même si on le pare des plus beaux tissus et de magnifiques bijoux, un cadavre finira toujours par sentir la mort. Et ce lieu n'était que dépravation, luxure et agonie, et au milieu de ça il y avait Gareth qui ne pouvait ignorer tout ces murmures.

Ophrys revint, chaleureux et porteurs de bonnes nouvelles. Mais le jeune homme aux longs cheveux noirs ne pipa mot, resta froid et distant. Les coudes posé sur la table et les mains jointes, et le menton posés sur celles-ci, le regard perdu dans le vague. Au bout de quelques instants, il lâcha simplement :
-Je ne suis pas ton ami.
-Que... quoi ? Laissa échapper Ophrys, sans comprendre.
-Ce fut sympa hier soir, mais je ne suis pas pour autant ton ami. Va ou tu veux, mais moi je retourne à Iskandar, là où est ma place.
Le blondinet le regarda un moment, comme si l'homme en face de lui était fou.
-Ce n'est pas sain, déclara le semi-Lios. Tu as besoin de te changer d'air pour éviter de sombrer. Je sais de quoi je parle.
-Qu'est-ce que tu sais de ce que je ressens, cracha Gareth. T'es juste un joli minet qui a pas envie d'être seul. Trouve-toi un autre pigeon, je compte pas faire quoi que ce soit avec toi, Ophrys.
Ce dernier fut un peu choqué par ses paroles. Gareth avait en effet été jusqu'ici un peu distant avec lui, sauf quand ils avaient commencé à sentir les effets de l'alcool, et encore. Mais là, il ne savait pas comment il devait prendre les paroles du jeune homme, qui semblait perdu dans le vague, la mine sombre.

Le blondinet ne sut quoi répondre, complètement désappointé par les dires de Gareth, et resta silencieux, sans rien dire, quand arriva Maeglin, leur servant un copieux petit déjeuner qui rien qu'à le voir fit oublier les cinglantes réponses du jeune druide, qui devait ne pas être dans son assiette. Ophrys lui était dans la sienne, et ne se fit pas prier, attrapant entre ses doigts agiles fourchettes et couteaux pour entamer le blanc de l'œuf qui lui faisait de l'œil. Gareth eut en supplément quelques remarques de la part du serveur, qui se montra plutôt aimable malgré les circonstances. Voyant l'air qu'affichait le Dunpeal, le blondinet senti une pointe de jalousie qu'il ne s'expliqua pas. Mais le druide, se servant en premier lieu une gorgée de thé d'un air neutre et calme, pris le temps de le savourer avant de reposer sa tasse et de dire simplement, en regardant son assiette :
-Je regrette. Ce mobilier n'y était pour rien, lui.
Son regard se fit venimeux et était maintenant fixé sur Maeglin. Autour de lui il sentait les émotions conflictuels vibrant dans les lieux. Les émotions imprimées dans les murs, imprégnées avec effroi, se déversaient en Gareth, mêlé au dégoût que lui inspirait les autres sentiments, la mémoire cruel des tortionnaires... Il pouvait aussi parfois sentir les émotions et la mémoire des gens, mais ça ne l'affectait pas. Les hommes vivaient avec leurs émotions, mais les meubles, les objets, ne font que s'en imprégner et parler à ceux qui pouvaient les écouter. Et Gareth était sensible, bien qu'il n'ait pas voulu l'être, et tout cela, tout... ces murmures malsains, et cet homme... Au creux de ses mains, des arcs d'énergie, semblable à de l'électricité qui crépitait entre ses doigts, et son regard l'était tout autant à l'encontre du tenancier
Il y eut comme un déclic chez Gareth, un frisson brusque le fit se raidir, puis brusquement il se leva, envoyant valdinguer sa chaise brusquement. Ses bras nus étaient parcourus de cette énergie, et tout ses muscles étaient bandés, près à réagir. L'air devenait pesant, dans toute la salle l'on pouvait sentir vibrer tout le pouvoir qui se condensait dans le corps de Gareth. Il fit un pas en direction de Maeglin, mais un frisson le parcouru, changeant son regard et son expression, la sourde rage laissant place à une étrange douleur, une gêne qui le fit légèrement chanceler. Il recula en grognant, et bascula sur la chaise renversé en criant de douleur.
Gareth était étalé, comme assis sur la chaise qui était dossier contre le sol. Ses yeux étaient fermé, presque serein après cette rage qui semblait l'avoir possédée, et l'énergie libérée, les émotions refoulées par ces lieux se turent, laissèrent la pauvre âme en peine à son inconscience. Ophrys l'avait regardé sans rien faire au début, mais il s'était levé, impassible, pour se placer près de Maeglin à l'instinct, repoussant la cape et posant sa main calmement sur la poignée de son arme. L'arme de Narcisse. Mais c'était terminé, aussi vite que c'était venu, et le jeune homme aux cheveux d'or se laissa aller à un profond soupir, avant d'agripper distraitement le bras du Dunpeal, sans lui accorder un regard. Ophrys était fatigué, ses yeux perdus dans le vague mais il était bien présent, et un murmure, glissé entre ses lèvres, s'échappèrent avec douceur, uniquement destiné à Maeglin.

-J'en ai assez. J'ai... j'ai envie d'oublier tout ça, de... faire une pause.
Il avait dit ça d'une voix fatiguée, mais aussi sérieuse que résigné. Tant pis pour les fleurs, autant que pour la dignité. Ophrys avait les mains écorchés, alors les épines... Ses proches étaient perdus, et son nouveau compagnon de route, même s'il n'était pas sûr de pouvoir encore le considérer ainsi, semblait aussi sombre qu'instable. Et Maeglin dans tout ça, quelle tentation, sur le moment, de se laisser aller à un peu de bon temps, quitte à prendre à pleine main la rose au si délicat parfum. Le blondinet avait déjà fait pire, après la mort de Narcisse. Tourmenté par le sang qu'il se voyait sur les mains, il avait pleuré, il s'était noyé dans l'alcool, et avait fait nombres de bêtises qu'il aurait été indécent de conter.
Puis il avait fini par croiser la route d'une jeune femme aux oreilles touffues qui, le voyant avec une mine de condamné à mort, chercha à le réconforter. Le jeune homme triste l'avait embrassé sans réfléchir alors qu'elle lui demandait si ça allait, et elle l'avait mordu, puis donné un coup de pied dans son tabouret lui valait de se rétamer lamentablement sur le sol. C'est ainsi qu'il avait rencontré Kasumi, la jeune magicienne Neko, qui après cela avait tenté de s'excuser pour son geste sans avoir pour autant oublié le geste déplacé d'Ophrys. Pourtant ils avaient finis étrangement proche, une fois que Sigalit eut secoué le Lios jusqu'à ce qu'il s'excuse platement de son geste. Au final, il avait rejoint les mercenaires, et avait fini très proche de la Neko, qui dormait bien souvent dans ses bras. Elle était jeune, gentille, et Ophrys avait quelque chose d'un grand frère qu'elle aurait voulu. Il s'était attaché à elle, et avait bien vite oublié son geste déplacé.

Mais à présent, il avait cette même envie, celle de commettre une erreur juste pour faire taire ces souvenirs. Loin de lui l'idée de se noyer dans quelques substances néfastes et coucheries sans lendemain. Quoi que, pour Maeglin, il voulait bien faire une exception, il y avait quelque chose en lui qui rappelait cet amour qu'avait Narcisse de la beauté, et une façon d'être si théâtrale. Mais la ressemblance était là. Troublé mais lucide, il regarda un moment le tenancier, la lassitude se mêlant à un soupçon d'envie de briser les interdits en sa compagnie. Puis il regarda le corps inconscient de Gareth et soupira.
-Il me rappelle mon petit frère. Ou sœur, depuis le temps j'ignore si son côté féminin c'est plus prononcé que l'autre. Ah, la puberté chez les Ai-Esu, c'est vraiment magique. Lâcha-t-il, ironique, mais sans vraiment avoir envie de rire. Je crois qu'avec tout ces cauchemars il n'a pas vraiment dormi. Prépare une chambre où il ne risque pas de tout abîmer s'il te plait, je la payerais. Il lâcha un soupir. J'aurai aussi besoin de repos...


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Maeglin
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Dim 16 Sep - 15:21

Maeglin secoua doucement la tête, faisant signe à Mererid qu'il était, à présent, inutile d'intervenir. Le jeune compagnon d'Ophrys semblait mal embouché. Il avait fait preuve d'une grossièreté que le propriétaire des Plaisirs de Lyuben ne serait pas près d'oublier. La destruction du mobilier, passe encore, ce n'était guère la première fois que les riches meubles de l'hôtel pâtissait de l'humeur des clients. Mais le regard que lui lança le jeune homme en disait long. Maeglin avait alors pincé les lèvres, son regard s'était durci. Les énergumènes dans le genre du jeune homme, se croyait sans doute bien mieux qu'eux, alors certes, la vie de Maeglin et de ces petits chéris n'étaient parfois pas très rose, ni même très saine, non pas qu'il s'en plaigne, mais... Maeglin détestait les ampathes pour cela. Au moins, avec Kimiko, ça ne fonctionnait qu'avec les gens. La haine chez le jeune homme était palpable, le genre de regard que Maeglin avait subi pendant sa jeunesse dans les bas-fonds d'Akaash, où il était tout juste bon à servir de trou pour soulager les bourses de ses messieurs. A peine considéré comme un être vivant doué de sentiment, il était suffisamment bon pour qu'on se serve de lui sexuellement. Le Dunpeal retroussa les lèvres dans un rictus rappelant celui d'un prédateur grognant, alors que Mererid, un des favoris de Lyuben était près à intervenir pour mettre le jeune mufle dehors. Ce fut inutile, il se mit hors d'état de nuire tout seul. Ophrys s'était porté devant Maeglin, qui apprécia le geste, bien qu'il n'oublia pas que s'était lui, qui avait amené un pareil phénomène dans son établissement.
Lita surgit des escaliers à ce moment là, alors que le jeune homme s'étalait de tout son long. La salle était devenue silencieuse, certains clients avaient même commencé à prendre la poudre d'escampette, ou à battre en retraite vers les escaliers, ou le pavillon réservé à la clientèle pouvait s'offrir les services des favoris. Ophrys attrapa le bras de Maeglin. Ce dernier lui jeta un regard surpris. Ophrys évitait le contact physique avec lui, pour des raisons évidentes, le Dunpeal avait parfois les mains un peu baladeuse. Il en aurait souri, si la situation n'avait pas été celle-ci.

Maeglin fit un signe à Mererid, qui battit en retraite dans le pavillon des Favoris, où il assurait la sécurité des autres favoris, en gardant un oeil sur la salle. Lita prenait le relais le soir. Lita ne prenait quelqu'un avec elle qu'en fin de soirée. Le visage du petit Urchin était rosi par la colère, sa petite bouche pincée, ses yeux rouges jetant des éclairs. Maeglin en conclut que c'était sans doute un peu trop pour elle en cette matinée. Poussant un énorme soupire, Maeglin porta la main à son cœur, faisant naitre un sourire sur les lèvres de ceux qui connaissaient les tirades aux manières exagérées du maître de maison.

-J'ai bien cru que ce goujat allait me frapper. Fort heureusement, il semblerait qu'il ne soit qu'un petit joueur. Prions donc qu'il reste ainsi... Cela fait trop d'émotions pour moi. Et voila qu'il a gâché un bon repas en plus de ça.

Un mercenaire à moitié avachi sur sa chaise avait empoigné son arme, malgré son air détendu. L'homme était grand, massif. Nordique, voila ce que criait son physique. Un sourire fendit sa trogne, et il se proposa gentiment de terminer l'assiette du mufle. Maeglin pivota dans un bruissement de tissus sensuel, un sourire ourla ses lèvres à la vue du mercenaire, oubliant momentanément Ophrys.

-Lilia, apporte donc le supplément pour cet homme.

La petite dernière parmi les Favoris de Lyuben regarda Maeglin avec des yeux ronds. Le Dunpeal fit un mouvement de la tête, et la jeune fille réagit aussitôt, débarrassant la table du déjeuné qui ne serait pas mangé, le servant au mercenaire. Le jeune compagnon d'Ophrys n'ayant même pas eu le temps d'y toucher. D'un geste de la main, Maeglin invita Lita à se rapprocher. L'Urchin, toujours en colère, avança jusqu'à eux, alors qu'Ophrys fit un commentaire sur le jeune homme que Maeglin n'entendit pas. Les talons du Fey claquèrent furieusement sur le sol, alors que sa queue fouettait l'air derrière elle. Lita était devenue par extension, et par ancienneté, le bras droit fidèle de Maeglin. Elle était venue de son plein grès travailler pour Maeglin. Les Plaisirs de Lyuben étaient devenus sa maison, l'établissement n'avait pas de secrets pour elle, tout comme les livres de comptes de son excentrique patron. Elle aimait beaucoup Maeglin qui lui avait offert un salaire, un toit, et une certaine forme d'amitié. Il ne l'avait jamais touché. Maeglin ne touchait aucun des favoris de Lyuben, elle l'avait entendu dire un jour à Sunil qu'il préférait se faire prendre, que le contraire. Évidemment, ce n'était pas complètement vrai, Lita avait fini par le savoir. La confiance qui la liait - car même lui se désignait au féminin - à Maeglin était spéciale, mais la loyauté de Lita ne faiblissait jamais, malgré certaines offres outrageuses. Les Favoris de Lyuben changeaient rarement de main, de tout ceux qui entraient chez Maeglin, il y en avait à peine une poignée qui changeaient d'employeurs. Preuve que la vie ici n'était pas si terrible. Il y avait des coups durs, et parfois des pleurs, mais... Lita s'était figée en voyant que Maeglin allait sans doute prendre une décharge de ce qui devait être du mana. Elle se mordit les lèvres, Mererid était là, mais ce ne serait pas suffisant pour empêcher... Ses yeux rouges tombèrent sur le mercenaire qui affichait une mine aussi sombre que Maeglin, l'homme dégageait une impression de puissance, une virilité écrasante, la position dans laquelle il se tenait, le rendait massif, dangereux. Lita décida qu'elle pouvait aussi compter sur lui. Si elle se souvenait bien, il avait payé pour passer la nuit avec Kimiko. L'humaine ne s'était plainte de rien. Si non, Sunil serait venue le dire à Lita ou Maeglin. La mise hors circuit du jeune homme aux cheveux noirs ne mit pas fin à la tension ambiante, jusqu'à ce que Maeglin ouvre la bouche. Lita ne décolérait pas pourtant. Elle n'aimait pas beaucoup Ophrys, qu'elle considérait comme... sans doute un rival. Un danger potentiel. Le mauvais œil le suivait. Ses compagnons n'étaient d'ailleurs pas rentrés. Une bonne idée de leur avoir fait payé d'avance les chambres.
Lita patienta près de l'escalier, jusqu'à que Maeglin lui fasse signe. Elle vit à son visage, que son sourire était une façade. Elle attendit encore un peu, jetant un regard mauvais à Ophrys et à l'autre par terre.

-Les meubles sont irrécupérables, fit-elle de sa petite voix, les draps ont été abîmé. Mais les murs n'ont rien eu. Contenu de la qualité de la chambre, le montant pour le dédommagement s'élève à trente pièces d'or, ce sera le double si vous voulez rester ici.

Lita darda ses yeux rouge sur Ophrys, le toisa de toute la hauteur que lui permettait sa petite taille, malgré le fait qu'elle soit perchée sur de hauts talons. Ses petits poings fermés sur les hanches, elle continua :

-Je devrais même tripler la somme, vous avez ramené un individu dangereux. Quelqu'un aurait pu être blessé. - Lita regarda Maeglin - tu décides, mais je m'en occupe pas.

Maeglin eut un air faussement chagrin, mais Lita repéra cette lueur inquiétante dans son regard. L'Urchin releva fièrement son petit menton, le défiant. Le Dunpeal soupira, se résignant. Son employée n'avait pas tort. Le compagnon d'Ophrys avait fait preuve d'instabilité deux fois de suite, la dernière aurait même pu se solder par sa mort. Maeglin doutait que l'on puisse survivre sans séquelles, voir survivre tout court, à une telle décharge... Il prit un air navré.

-Je crains que ma douce Lita n'ait raison sur ce point. Tu seras toujours le bienvenu Ophrys, mais pas lui. Je crains autant pour moi, que pour mes employés, ou mes clients. J'ai déjà eu mon compte de scandales pour l'année à venir, sans y ajouter ma mort, ou celle de quelqu'un ici présent. L'argent ne peut racheter une réputation.

Le Dunpeal secoua ses boucles blondes.

-Ton ami n'a pas sa place ici. Même dans la chambre la moins usité. J'ai cru comprendre qu'il ne m'aimait pas beaucoup. Et il le cache très mal. Je ne veux pas de ça chez moi. J'ai suffisamment à faire pour avoir à me préoccuper de ne pas me retrouver déchiqueté. Je suis navré Ophrys, il ne peut pas rester. Si ce n'était pas ton ami, il serait déjà dehors sur le pavé.


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Ophrys
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Lun 15 Oct - 20:13

Il ne réagit pas. Maeglin ne réagit pas aux paroles d'Ophrys, qui, épuisé, avait envie d'oublier, d'effacer sa peine, et son mal-être. Mais le tenancier avait peur pour les siens, pour lui, pour son établissement. Il n'écouta pas le blondinet, qui sentit son cœur se pincer, et lui fit lâcher le bras du Dunpeal. Ophrys ne prêta pas attention à l'attitude de la serveuse, qui lui annonça le montant des dégâts, surenchérit par Meglin qui lui dit, quelque part, qu'il ne pourrait pas rester. Pas avec Gareth. Ah, c'était un cœur d'artichaut, ce Lios, il ne pouvait se résoudre à laisser sur le carreau le gamin qui était étalé, inconscient, en travers de sa chaise renversé, le visage tiré par quelques rides de douleur. Sans même y penser il avait choisi son camp, renoncé à d'éventuels batifolage avec Maeglin, qui lui reprocha d'avoir apporté une telle calamité dans sa demeure.
Ophrys rit. Il rit doucement, y mêlant une certaine joie teinté de tristesse, il rit pour ne pas en pleurer. Il s'efforça de sourire, même si ses yeux souhaitait pleurer, oublier, se perdre quelque part où le souvenir ne viendrait pas le tirer en arrière, où il ne se serait pas pris à parti d'aider son prochain. Et puis, sans regarder son interlocuteur, le regard posé avec amertume sur Gareth, il lâcha simplement :
-Si tu savais ce que je me suis enfilé hier soir, pour oublier la mort de mes camarades... je n'étais pas assez frais pour raisonner convenablement. Pardonne-moi.

Mais il lui dit aussi qu'il pourrait revenir.Cela réchauffa quelque peu le Lios, qui malgré sa cape, se sentait glacé, comme plongé dans un cauchemar. Il pensait que tout était fini, et sa compassion aurait pu coûté la vie à quelqu'un qu'il... appréciait ? Sans doute. Rien n'était vraiment clair depuis le jour précédent. Depuis leur mort. Depuis Sa mort. En lui monta l'envie de chanter, mais il sentit à nouveau ses cordes vocales se nouer. Toujours pas prêt, mais le serait-il vraiment un jour. Il se posta devant Maeglin, le regard triste, l'air désolé, mais avec quelque chose de chaleureux, de résolu en lui. Sa voix était douce, et il avait l'envie de se blottir dans les bras du tenancier, mais il se retint.
Ce n'était pas le moment. Mais il désirait que ça l'eut été.
-Je reviendrais, et sans mauvaise compagnie. Je ne veux plus courir après des souvenirs... il y a des gens qui sont sont d'os et de chair, qui à mon cœur sont bien plus cher.
Il laissa le tenancier assimiler les mots qu'il prononça, et en profita pour le saisir par les épaules, et l'attirer à lui, posant brusquement ses lèvres sur les siennes. Ce fut un bref contact, un doux baiser qui ne dura qu'un instant, mais il électrisa le Lios, qui pour une fois exprimait pleinement ses sentiments, son désir, et, fermant les yeux, avait savouré ce petit instant de délice, auquel il mit fin pour que Maeglin ne soit pas tenté de le prolonger outre mesure. Toujours collé au Dunpeal, il glissa son visage contre le sien, approchant ses lèvres de son oreille, et murmurant d'une voix douce et emprunte d'une légère tristesse :
-Tu me le rendras, la prochaine fois.

Il en mourrait d'envie à présent, mais le blondinet devait se retenir. Ce n'était pas le moment, et il s'écarta de l'objet de son désir, comme si de rien était. Tant pis. Malgré ses paroles, il savait qu'avec le temps la douleur passerait, et qu'il serait peut-être moins prêt à des folies. Peut-être qu'il ne reviendra pas. Cela faisait beaucoup de "peut-être", pour un avenir qu'il entrevoyait mal, maintenant qu'il avait perdu ses compagnons. Il s'était imaginé passer sa vie avec Narcisse, un jour lui avouer sa flamme, et s'aimer. Il avait cru que leur troupe de joyeux mercenaires ne cesserait jamais de courir par monts et par vaux sauver la veuve, l'orphelin, et les gens prêt à payer pour ça. Et maintenant Gareth. Il n'avait pas envie d'y penser, même si les mots un peu acide du jeune homme lui revinrent en mémoire.
"Tu n'es pas mon ami." Ça lui avait fait mal, même s'il n'aurait pas su dire pourquoi. Ils n'étaient pas vraiment ami, c'était un fait. Deux compagnons de cuite qui avaient une douleur en commun, un besoin de parler, de pas rester seul. L'endroit avait probablement influencer ces dires. Ou pas. Ophrys n'abandonnerait pas pour autant. Il y avait peut-être une part de vrai, dans le fait qu'il reconnaissait en ce jeune homme mal assuré un peu de son frère, Dichaea. Ou sœur. Il serait bientôt fixé, puisque le Lios comptait rendre visite à ses parents, qu'il n'avait pas revu depuis quelques années, tout comme la fratrie dont il était l’aîné.
Mais avant cela, il sortit de son sa cape une bourse en cuir rouge, bien rondelette, qui devait contenir une petite fortune, et qu'il lança à la dénommée Lita. Ophrys ne connaissait pas très bien les Favoris, après tout il n'avait eu d'yeux à l'époque que feu son mentor, et une certaine attirance inavouable, mais désormais avoué, pour Maeglin, ce joli minois qui avait quelque chose de dangereux mais aussi de terriblement excitant. D'un ton qui se voulait rassurant, il dit à la petite demoiselle :
-Garde la monnaie, et encore désolé. Je vais l'emmener là où il ne gênera personne. Du moins je l'espère.
D'un geste élégant, Ophrys repoussa les pans de sa cape grise, laissant paraître les vêtements qu'il portait. Il avait une veste lilas brodé d'or à col montant, les fils dessinant de complexes arabesques aux motifs floraux, que reprenait à merveille son pantalon. A sa ceinture pendait trois autres bourses, ainsi qu'un fourreaux rouge accueillant sa fidèle épée, qui lui rappelait sans cesse le chanteur disparu. Il pris son sac qu'il passa en bandoulière, et fit de même avec les deux autres, avant de s'attaquer à son comparse évanoui, qu'il saisit par les épaules, avant de le porter tant bien que mal.
Malgré sa carrure plutôt chétive, il avait une certaine force, mais il ne cherchait pas à en faire montre. Non, il semblait plutôt que ce blondinet à l'allure avenante, portait seul un fardeau plus lourd qu'on ne pouvait le croire, et qu'il avait décidé de ne pas le partager, d'assumer sa faute, ses erreurs. Il se dirigea alors vers la porte d'un pas assez lent, trainant avec lui Gareth, sans se retourner...


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Maeglin
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Jeu 18 Oct - 22:24

Le petit fey à l'apparence féminine s'empara de la bourse que lui avait lancé le blondinet. Son poing se referma sur la bourse dont le cuir était doux à force d'usage, la somme qu'elle contenait était rondelette, mais malgré Ophrys, qui lui enjoignait de garder la monnaie, Lita mettait toujours un point d'honneur, à être honnête. Elle ouvrit les cordons de la bourse, faisant danser les pièces, jusqu'à ce qu'elle obtienne la somme demandée, et qu'elle fourra habilement, et prestement, dans son corsage, faisant disparaitre les pièces dans sa poitrine inexistante. En suite, elle referma la bourse, et se déplaça sur ses talons, qui claquèrent doucement sur le sol, sa queue touffue se balançant derrière elle. Et avant qu'Ophrys n'ait le temps de ramasser son ami par terre, elle lui fourra la bourse qui lui appartenait dans la main.

-Les Favoris de Lyuben ne volent pas. Même sur invitation.

Elle eut un petite sourire, qui découvrit de petites dents, deux canines pointues, mais qui lui donnait un air charmant. Lita prit même soin de refermer les doigts d'Ophrys sur sa propre bourse. Elle s'en retourna, face à Maeglin auquel elle jeta un regard équivoque, levant son petit menton, l'air digne. En passant près du Dunpeal elle renifla, hautaine, avant que le plumeau de sa queue ne vienne caresser la gorge de son patron, passant sous son menton, dans un geste purement lascif, qui releva haut jupes et jupons de Lita, qui se fendit d'un sourire, alors que le mercenaire à qui Maeglin avait donné l'assiette de Gareth, dévisageait, le fey, avec un air de loup affamé. Se dandinant, Lita repassa derrière le comptoir, où elle a déposer le trésor que contenait son corsage, dans la caisse. Maeglin roula des yeux, et se retourna vers Ophrys, qui avait déjà commencé à partir.
Ophrys l'avait embrassé, et avait lancé une phrase qui en disait long au Dunpeal. Une proposition alléchante, mais Maeglin ne pourrait offrir que de l'amour charnel au jeune homme. Il se demanda, si Narcisse, avait jamais remarqué combien il l'avait aimé. Maeglin eut une pointe de colère à l’égard du chanteur, qui avait rendu Ophrys si malheureux. Un Lios qui ne chantait pas, était un Lios qui allait plus que mal. Et ses camarades étaient morts. La mort de Narcisse avait-elle maudit le jeune homme ? Maeglin fut partagé, à le voir ainsi, portant un jeune homme qu'il connaissait à peine, et qu'il aurait pu lui même jeter sur le pavé. Ou bien aurait-il demandé à Mererid de le faire. Somalior ne s'y serait jamais abaissé. Alors que Lilia servait le mercenaire, gardant un œil prudent, autant sur les mains du mercenaire, que sur Gareth, tout comme Maeglin, qui avait l’œil sur tout. S'il autorisait , finalement, changeant d'avis, Ophrys et son terrible compagnon à rester, quelqu'un mourait-il ? Mourait-il ? Déjà que sa vie était en sursis, après ce qui était arrivé à un éminent personnage dans sa propre maison. Une terrible faute. Mais Ophrys l'avait embrassé. Maeglin ne s'emballait plus pour un baiser échangé, Ophrys était malheureux, sans doute cherchait-il du réconfort.

-Ophrys, appela le propriétaire des Plaisirs de Lyuben.

Maeglin jeta un regard à Lita, qui leva yeux et bras au ciel, alors que le Dunpeal lui souriait. Il traversa la distance qui le séparait d'Ophrys et son fardeau. En se demandant s'il faisait réellement le bon choix. Il prit le Lios par l'épaule, l'entrainant à l'écart de la salle, sans pour autant le soulager du poids qu'il portait. Il l'éloignait du reste de la salle, l'éloignant aussi de la sortie. D'autant que même s'il ignorait que ce qu'il s'apprêtait à faire était une bonne idée, ou non, il aurait quand même demandé à Ophrys de sortir par la petite porte. Il voulait éviter une énième mauvaise publicité. A Cemenwin, les rumeurs allaient aussi vite que les coups des Mord Sith.

-J'ignore si j'ai une chambre qui pourrait lui convenir. Mon établissement n'est pas fait pour les empathiques débutants. Mais je peux peut être lui trouver un endroit où dormir, dans les chambres les moins chères. Laisse Mererid ou Rajani l'y porter, et retourne manger. Tu n'as rien avalé, et... Narcisse me tuerait s'il savait que je t'ai laissé partir comme ça. Et ce serait aussi un manquement à mes obligations d'aubergiste, même si ma maison est un peu particulière. S'il te plait, reste. Tu n'as pas à te sentir responsable de... Gareth, c'est bien ça son nom ? Bon. Reste, Ophrys, je t'en prie.

Le Dunpeal avait pris une décision, et elle n'était peut être pas la meilleure, mais au point où il en était, il pouvait au moins faire preuve de compassion. Ophrys était rentré sans aucun de ceux qui l'avaient accompagné. A la place, il était rentré avec cet inconnu, qui avait abîmé une de ses chambres, sans doute qu'avec l'alcool, le jeune n'avait pu se contrôler. Ophrys avait des circonstances atténuantes, et même si Lita, ne serait pas ravie, Maeglin pensait que c'était la moindre des choses, envers un client fidèle, et un ami, ou tout du moins, pour cette personne avait qui il flirtait plus ou moins outrageusement. Il repoussa sa chevelure blonde, derrière une de ses épaules, ses yeux d'améthyste fixant le Lios, dont il percevait maintenant le chagrin et la fatigue. Il avait les traits tirés, ses yeux étaient cernés, et cela était plus flagrant, maintenant que des ombres dansaient sur son visage que Maeglin trouvait pâle.

-Reste autant de temps que tu le désires, tant qu'il n'essaye de tuer personne d'autre. Si j'envoie quelqu'un lui apporter à manger, j’enverrai Lilia, elle n'a pas encore commencé son initiation pour devenir Favorite. Mais par Lyuben, évite à l'avenir. Tu n'as pas besoin de ça.


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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Dim 21 Oct - 22:38

Ophrys ne se fit aucune illusion, en entendant son nom ainsi hélé. Comme il s'y attendait, le tenancier le redirigea vers la sortie, celle discrète, celle des ennuis, celle pour préserver la réputation de l'établissement. L'espace d'un instant il se vit comme un problème, se demandant s'il était vraiment maudit, comme il le pensait parfois. Le Lios ne comprit pas tout de suite ce que disait Maeglin, l'air un peu abattu, mais digne comme toujours.
La mention de Narcisse le rappela à la réalité, offrant à Ophrys un air presque ahuri, ne s'y attendant visiblement pas. Il pouvait rester. Non, Maeglin voulait qu'il reste, malgré Gareth. Il s'en accommoderait, et voulait qu'il reste. Le sol manqua de se dérober sous le jeune Lios qui se sentit soudain envahir par une sensation étrange de... soulagement. Il aurait voulu sauter dans les bras de Maeglin, mais un poids mort sur son épaule le rappela à la réalité. Mort ? Non, endormi...

Avec précaution, il déposa le corps inconscient de son camarade sur le sol, se déchargeant de son fardeau, et, d'un geste qui semblait naturel, détacha sa cape afin de couvrir son ami ; mais étaient-ils vraiment liés ? Ophrys voulait le croire, mais pas pour l'instant, ni ceux qui allaient suivre. Non, ceux-ci n'appartiendraient qu'à lui...
Les sacs glissèrent le long de ses épaules. Ils attendraient un peu, eux aussi, ses amis pouvaient lui pardonner. Ophrys se retourna, et regarda Maeglin, le visage indécis, incertain. Le blondinet sentait les obligations qu'il s'était infligé le retenir, lui peser. Son regard se baissa, ressentant une certaine honte pour ce qu'il voulait faire, pour ce qu'il désirait au fond de lui, se sentant égoïste... puis son regard bleuté se posa sur le pommeau de son épée... non, celle de Narcisse. Les souvenirs affluèrent, avec lui le chagrin. Ses paupières se fermèrent, sans pour autant que les images ne le quittent.

Ses épaules furent secoués alors que son corps se raidit, et qu'entre ses lèvre des sanglots étouffés s'évadèrent. Il n'osa relever la tête, ne voulant pas croiser le regard du Dunpeal, ne voulant pas craquer. Mais il était trop tard, les pleurs éclatèrent, et il se précipita sur Maeglin. Ses doigts se resserrèrent sur sa poitrine, alors que le Lios se collait contre lui, logeant son visage dans le cou du tavernier, y laissant se déverser ses larmes, éclater ses sanglots. Sa voix était féminine, comme à chaque fois qu'il exprimait vivement ses émotions, qu'il ne se contrôlant pas, alors que son corps n'avait développé que les caractéristiques masculines de son héritage, son cœur détenait la dernière parcelle de sa fragilité, de sa beauté androgyne...
Cela lui sembla être des heures, un incalculable temps durant lequel il resta à pleurer, serré contre Maeglin. Les pleurs cessèrent, mais son cœur était encore à vif, n'ayant laissé s'échapper que la douleur, le chagrin, qu'il avait si longtemps retenu au fond de lui, ravalé, et qui maintenant s'était libéré en écorchant Ophrys, qui se serra un peu plus contre le Dunpeal. Ses phalanges se crispèrent sur son torse, comme s'il avait peur que ce moment ne s'arrête, et il inspira profondément le parfum que dégageait Maeglin.
Le jeune Lios crut y déceler une odeur de rose.

-J'ai sommeil... je... ne veux pas rester seul... s'il te plait...
Il murmura cela sans pour autant se déloger de cette place si douillette, cette position, lové contre le tavernier comme un chaton perdu qui aurait retrouvé sa mère, et cette sérénité, sensation d'être en sécurité. Ophrys avait conscience qu'il n'y avait aucun amour entre eux, juste... une attirance, un désir, et quelque part une amitié ; ils s'étaient toujours tournés autour, sans pour autant éprouvé le besoin de faire un bon de chemin ensemble. Mais la détresse du Lios touchait Meaglin, en qui le jeune homme trouvait à présent un réconfort, un délicieux oubli qui, il l'espérait, suffirait à cautériser ses plaies.
Une pointe de culpabilité lui enserra le cœur, en se disant qu'il profitait, quelque part, de Maeglin. Il se serra un peu plus contre ce dernier. Non, il profitait tout les deux l'un de l'autre, et en profiteraient...
Ophrys repoussa doucement le tavernier, n'osant croiser son regard, s'essuyant de la manche la trace humide laissée par ses larmes. Un sourire flottait à présent sur son visage, et son regard dériva sur Gareth. Il pourrait se reposer au moins, et s'est tout se qu'il trouva pour justifier qu'il le laissait là, alors que son regard se posa sur Maeglin. Fatigué, triste, heureux, déçu... tant d'émotions commençaient à entrer en conflit en son cœur, de pensées se bousculant, qu'il eut la sensation qu'à nouveau il pleurerait, mais il dissipa cette sensation d'être perdu, fit taire toutes ces voix, en s'approchant à nouveau de ce Dunpeal, qui devint alors le centre de son univers, ce vers quoi tout son être convergeait, alors que ses lèvres s'empressèrent de venir se coller contre les siennes, chastement pour ne pas exciter outre mesure son ami.
La fatigue l'enlaçait, ses pensées s'éteignaient, il peinait à rester les yeux ouverts, que de toute façon il ferma en enlaçant faiblement ce corps si chaud et désirable.
-C'est moi qui paye pour notre chambre... Lâcha-t-il en riant à voix basse.


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Maeglin
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Jeu 25 Oct - 23:25

Ophrys ne lui répondit pas, gardant le silence. Maeglin crut un instant, que le mercenaire aller refuser, puisqu'il lui avait demandé de partir juste avant. Pourtant, le Lios finit par se décharger du jeune homme brun, ainsi que des sacs de voyages des ses compagnons qui ne reviendraient jamais les chercher. Le Dunpeal resta alors lui aussi silencieux, refermant la bouche. Il allait commencé à parler, pour insister, pour qu'Ophrys reste. Maeglin s'était montré dur, mais si Gareth avait touché quelqu'un, un client, ou un membre de son personnel, Maeglin aurait eu du mal à s'en remettre. Il avait déjà suffisamment mauvaise conscience - et il en fallait beaucoup pour qu'il se sente aussi mal - depuis que Someya avait été séquestré à son insu, sans qu'aucun membre des Plaisirs de Lyuben ne s'en rende compte. Le client qui avait gardé l'intendant sous clef, était recherché activement par la Légion Noire, ainsi que par bon nombre de mercenaires professionnels ou non, attirés par la récompense offerte pour la capture de cet individu. Individu qui était quand même un Hérilim. Alors si Ophrys avait été pris pour cible, chargé comme il était, gêné par un tel fardeau, s'il lui était arrivé malheur, Maeglin ne se le serait pas pardonné. Le Lios était un client fidèle, venant toujours louer une chambre dans son modeste établissement, lorsqu'il séjournait dans le coin. Et puis, il y avait eu Narcisse avant ça. Et Ophrys était du goût du Dunpeal, mais là encore, tout le monde finissait toujours par être du goût de Maeglin. Seulement Ophrys, comme d'autres clients réguliers, avaient un statu particulier dans l'esprit tordu du Dunpeal.

Ophrys recouvrit son compagnon de sa cape, comme si Maeglin allait laisser Gareth dormir sur le parquet de sa salle. Le silence ne fut pas rompu, et le jeune homme ne le regardait pas, caché derrière ses cheveux, pleurant en silence. Le Dunpeal tendit la main, et ce fut ce moment là qu'Ophrys choisit pour se jeter dans ses bras, le visage inondé de larmes, le corps tout entier agité de sanglots. Maeglin referma ses bras autour du Lios, une étreinte plus réconfortante qu'autre chose, alors qu'il était encore surpris de ce geste. Jusqu'ici, ils s'étaient toujours plus ou moins tournés autour, mais ni l'un, ni l'autre, n'avait de contact physique aussi intime, surtout qu'Ophrys ne semblait toujours pas remis de la disparition de son chanteur. Une véritable diva que ce Narcisse. Ophrys alla jusqu'à fourrer son visage dans son cou, un véritable exploit, puisque Maeglin, juché sur ses talons, était plus grand que le Lios, à moins qu'il ne se soit penché, pour mieux l'enlacer. L'étreinte d'Ophrys était quasi désespérée, comme s'il n'avait jamais, depuis Narcisse, eut l'occasion d'exprimer ce qu'il ressentait. La mort de ses compagnons, et la situation avec Gareth, n'avaient pas du arranger les choses, au contraire. Une des mains du Dunpeal se glissa dans les cheveux blonds du Lios, avant d'aller caresser sa nuque du bout des doigts. Finalement, Ophrys parla d'une voix étouffée, toujours niché dans le creux de son cou, alors que Maeglin penchait la tête sur lui, ne desserrant pas ses bras. Finalement, le Lios le repoussa doucement, s'écartant de lui, sans pour autant que le rejet total. Ses yeux se posèrent sur Gareth, et Maeglin soupira. Finalement, la proposition d'Ophrys était sans équivoque, et Maeglin en ressentit une pointe de culpabilité, l'état émotionnel de Lios, lui donnait l'impression de profiter de sa vulnérabilité, et plus tard, Ophrys pourrait peut être le regretter, mais... C'était demandé avec tant de désespoir et d'envie, que Maeglin pensa qu'il aurait été cruel de refuser.

-Qui parle de payer une chambre, quand la mienne est libre, rétorqua le Dunpeal faussement indigné avant de soupirer, et ne nous pouvons pas laisser tes bagages ici. Je vais demander à Mererid de mettre Gareth dans une chambre, et tes affaires seront amené dans ma chambre.

Maeglin ponctua sa phrase par un second baiser, moins chaste que celui d'Ophrys, s'autorisant même à lui mordiller la lèvre inférieure, avant de la lécher. Le grand Dunpeal se redressa, et se retourna. Il croisa le regard rouge de Lita, et un sourire insolent et suffisant s'épanouit sur ses lèvres carmin, alors qu'il retenait Ophrys dans ces bras, n'ayant pas vraiment l'intention de le lâcher, ni même d'aller voir ailleurs pour chercher Mererid. Il regarda intensément Ophrys, se contentant finalement de lui rouler une pelle magistrale, brisant l'atmosphère peut être trop solennelle et tendue qui s'était installée. Les mains de Maeglin emprisonnèrent le visage du Lios, alors qu'il lui laissait à peine le temps de respirer, dévorant sa bouche. Quand le Dunpeal estima être suffisamment à bout de souffle, il posa son front contre celui du Lios.

-Je reviens. Je vais demandé à ce qu'on s'occupe de l'endormi. Ce ne serait pas correct, vraiment pas, de le laisser là.

Maeglin repoussa doucement Ophrys et s'éloigna, faisant volte face. Il retraversa la salle, ses longues jambes avalant les quelques mètres jusqu'au comptoir, derrière lequel se tenait Lita. La petite Fey lui jeta un regard mauvais, qui ne fit que sourire plus largement Maeglin, avant que celui-ci ne fasse la moue, lorsqu'il vit que Lita piquerait peut être une crise. Il lui fit signe de se taire, se penchant vers le Favoris de Lyuben, posant un doigt sur sa petite bouche en cœur.

-Chhh... Ma Lita. Ne t'énerve pas, ça ne changera rien. Je veux que Mererid porte le jeune homme au caractère de exécrable dans une des petites chambres, une bien propre et rutilante. Enlever le plus possible de meubles. Ce qui ne sera pas indispensable. Et que Lilia s'occupe de lui. Elle n'est pas encore tout à fait comme nous, il ne devrait donc pas essayer de lui faire du mal. Les bagages seront à monter dans mes appartements. Tu serais un amour, si tu pouvais faire ça. Et ce n'est pas une requête. C'est un ordre. Suis-je clair mon cœur ?

Lita hocha la tête, et Maeglin ôta son doigt, lui souriant plus aimablement. Un sourire dangereux, alors que ses yeux d'améthystes brillaient d'un éclat colérique. Il sentit le fey se recroqueviller sur lui même, et Maeglin fit glisser ses doigts sur une de ses joues lisses, avant de lui sourire plus chaleureusement.

-Merci ma Lita. Je te confie la salle. Tu t'en sortiras très bien, comme toujours. Que Mererid ne tarde pas trop, avoir un mec endormi sur le parquet, voila qui fait désordre.

Maeglin retourna alors vers Ophrys, qui l'attendait, faisant en sorte de lui en mettre plein les yeux, alors que les longues jambes du Dunpeal lui donnait une démarche gracieuse, et que ses hanches roulaient doucement. Le flamboiement de Maeglin s'atténua lorsqu'il fut à nouveau au coté du Lios, ne pouvait s'empêcher de rire de lui même, et affichant un sourire amusé. Il prit la main d'Ophrys, et y déposa un baiser.

-Si tu veux bien me suivre.


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Ophrys
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Lun 29 Oct - 22:58

Un sourire se glissa sur le visage du Lios, en entendant le Dunpeal lui répondre. C'était tout lui pensa-t-il, de même qu'Ophrys avait été lui-même dans sa petite pique. Ils étaient toujours tout deux plus ou moins comme ça, jouant l'un avec l'autre, ayant ce même goût pour les traits d'esprit, et bien des choses en commun, même s'ils semblaient venir de deux mondes différents. Maintenant leurs mondes se croisaient, ce qui n'était pas pour leur déplaire, ce que compris un peu abruptement le blondinet en sentant Maeglin l'attirer à lui.

A nouveau leurs lèvres se rencontrèrent, s'unirent, avec plus de ferveur que lors de ce baiser que prodigua le jeune Lios comme cadeau d'adieu, pour signifier qu'ils allaient revenir. Avec un certain délice Ophrys se pressa contre le Dunpeal, ses mains se resserrant sur le haut de ce dernier, comme s'il voulait arracher ces vêtements si superflu, avant que tout son corps ne succombe avec extase à cette langue qui caressait la sienne, fermant les yeux pour tenter de lui rendre difficilement. Il hoqueta, ayant du mal à trouver son souffle alors que sa tête bascula en arrière, laissant tout à loisir à Maeglin de resserrer ses canines sur la chair tendre de sa lèvre inférieur, avant d'y presser sa langue avec lenteur, arrachant un râle de plaisir alors que les yeux bleus du jeune homme se perdaient vers le plafond, complètement voilé par ces sensations d'irrésistible désir, quelque part exacerbé par sa fatigue.
Il avait l'impression de n'être qu'une marionnette, n'ayant qu'à peine la force ou la volonté de retenir Maeglin alors qu'il se détourna de lui ; mais il aimait ça quelque part, il voulait se laisser aller, ne plus réfléchir, se poser de question, juste... ressentir. Et quel sensation, lorsque le beau blond revint à la charge, reprenant leur étreinte avec plus de fougue, c'en était presque douloureux, il peinait à répondre à Maeglin, mais le faisait avec un plaisir total, venant caresser avec plaisir le palais du Dunpeal, le laissant lui mordiller la langue, mélangeant leur salive... plus rien avait d'importance...

Sa respiration était haletante, le tavernier n'y était pas allé de main -ou plutôt de langue- morte. Il collait à présent son front au sien, créant comme une intimité entre eux, ses mains chaudes contre les joues du Lios, qui le regardait avec une envie quelque part retenue, retenue par la fatigue. Il l'écouta et hocha vaguement la tête, le laissant partir, ne pouvait guère faire quelque chose.
Il eut l'impression que tout était froid alors qu'il s'éloignait, que sans Maeglin, l'air était glacial. A moins que ce ne fut lui qui ai été si chaud, Ophrys blottit si intimement contre lui. Intimité qu'ils retrouveraient sous peu... cette pensée ne fit qu'élargir le sourire qui ne le quittait plus. Il vit que la Fey n'état que très peu satisfaite de le voir rester, et Ophrys se demanda si c'était à cause de ce qu'avait fait Gareth, ou pour avoir touché en plein cœur le tavernier, donc par jalousie voir possessivité. Quoi qu'il advienne, ils le feraient, ils se tournaient depuis trop longtemps et étaient désormais au point de non-retour, ce moment où même si la raison quelque part hurle que c'est une erreur, on ne peut plus s'arrêter ; sauf que le blondinet en avait envie, tout son corps brûlait d'un désir bouillant, qui s'accentuait alors qu'il suivait du regard le corps si beau du Dunpeal qui usait de tout son charme alors qu'il revenait vers lui, embrassant avec une élégance qui fit doucement rougir et rire le Lios.
-Bien sûr... Glissa-t-il avant de murmurer. Je dois me reposer, mais après...
Il ponctua sa phrase d'un regard en disant long, ainsi que par sa langue glissant avec envie sur sa lèvre inférieur, lui offrant un aguichant sourire en disant fort long

Il rit, puis suivit Maeglin. Le jeune Lios eut la sensation d'être dans un rêve, le tenancier obsédait son esprit. Il n'avait plus goûté aux plaisirs de la chair depuis son adolescence, et éprouvait un tel désir pour lui... Son cœur retint les souvenirs, lui laissant un certain répit pour un temps, le laissant s'électriser en serrant la main du beau blond, comme si la lâcher romprait le charme...
Pourtant il se brisa, sans qu'il ne s'en rende compte. Ophrys ne sentit pas ses yeux se fermer, ni même ses jambes céder alors qu'il marchait. Il l'avait dit, il avait besoin de dormir oui... il s'obligeait à être fort, à tenir pour les autres, à tenir car il le devait. Mais le Dunpeal avait fait tomber ses barrières, laissé s'échapper ses sentiments refoulé, son désir, sa faiblesse... et sa fatigue le faucha.
Mais alors qu'il sombrait, il eut comme un élan de lucidité, et il se dit, qu'à son réveil, Maeglin sera là. Et, une fois sa fatigue dissipée par un doux sommeil blotti contre lui, ils pourraient approfondir leurs désirs communs...


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Maeglin
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MessageSujet: Re: Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.    Sam 3 Nov - 18:08

Maeglin embrassa Ophrys sur le front, avant de l'aider à monter, avec ses affaires, les siennes. Celles de ses camarades attendraient en bas, que Mererid, ou quelqu'un d'autre, les mettent en lieu sûr, de même que Gareth attendrait lui aussi.

-J'ai tout mon temps, Ophrys, une fois que tu seras... reposé.

Le Dunpeal eut un sourire carnassier, alors qu'ils montaient les marches, d'un petit escalier à peine visible, dissimulé derrière un des panneaux de bois de la salle. Dans ce même petit couloir qui permettait, à ceux qui le voulaient, de s'éclipser par derrière. Cette seconde sortie était faite pour éviter les scandales dont Maeglin était peu friand. Et même si certains en usaient, le dernier qui avait passé cette porte, était un hérilim, maintenant recherché par toute la Légion Noire. Un rictus de colère tordit la bouche fermée du Dunpeal, alors qu'il repensait à ce qu'il endurait depuis que le Hérilim en question s'en était pris à la mauvaise personne. Non pas que Someya ait eu l'air de ne pas apprécier les jeux sexuels d'Armand. Cependant, mettre une balle dans la tête du Hérilim ne serait pas pour lui déplaire. Mais là encore, s'il le faisait, l'Intendant serait mécontent, car après tout, chose étrange -ou pas -, il le voulait vivant. Son regard se posa sur Ophrys, et ses sombres pensées le quittèrent. Il regarda derrière lui, s'assurant que Gareth dormait toujours Au milieu des escaliers, sentant le Lios chancelant, Maeglin lui passa un bras autour de la taille, s'assurant qu'il ne trébuche pas sur une marche. Lorsqu'il ouvrit la porte de sa chambre, Ophrys somnolait entre ses bras.

[Suite Ici pour Ophrys]


Lita respira lorsque son maître lui tourna le dos. Il le regarda s'éloigner, alors que le fey prenait conscience, une nouvelle fois, que Maeglin était plus dangereux qu'il n'y paraissait, et qu'il n'était pas le frivole gérant d'une maison de prostitution. Car oui, les Plaisirs de Lyuben n'étaient rien d'autre qu'un vulgaire bordel, sous des dehors luxueux. Non pas, que cela ne lui plaise pas, si non, Lita ne serait pas venu travailler ici. Il était Favoris de Lyuben, un titre qui n'avait d'autre but que signaler qu'il était cher, et que pour baiser son petit cul, il fallait débourser une certaine somme. Quand il ne se couchait pas sous, ou sur ses clients, Lita s'occupait de l’hôtel comme l'aurait fait Maeglin, s'occupant surtout des comptes de celui-ci, et de gérer les problèmes quotidiens, souvent de logistique. Les gens le prenaient généralement pour une très jeune Fey, une femme, sauf que Lita, n'avait rien de féminin entre ses jambes. Elle trompait son monde, elle. Car si Lita disait je en parlant, elle était une femme comme un homme, selon son humeur, selon le client. Certains adoraient, s'excitaient rien que de savoir qu'elle était un homme travesti, ceux là s'amusaient souvent à glisser leurs mains sous ses jupons, pour s'assurer que Lita avait bien ce qu'elle prétendait avoir.
Elle avait voulu protester. Lita jugeait imprudent de garder Gareth. Elle comprenait l'attachement de Maeglin à Ophrys. On pouvait le croire purement physique, mais ces deux là s'appréciaient autant de corps que d'esprit. Elle, elle n'aimait pas beaucoup Ophrys, mais ce n'était qu'une question pratique, il avait apporté quelqu'un qui avait ruiné une chambre, et qui avait failli tuer son cher patron. Sans Maeglin, Lita doutait que les Plaisirs de Lyuben puissent survivre. Elle avait simplement hoché la tête, encore terrorisée, par le regard glacial, qui exigeait qu'elle obéisse. La petite Fey frissonna, et quand Maeglin et son client furent hors de vue, elle respira profondément, carra ses frêles épaules et apostropha Lillia.

-Maeglin veut que tu t'occupes de ce client là, quand il sera réveillé. Va me chercher Mererid, j'ai besoin de lui.

Lita avait montré du doigt Gareth, endormi, au milieu des sacs de voyages. N'étant pas stupide, la petite fey avait compris que les compagnons d'Ophrys ne reviendrait pas les chercher. Elle pinça les lèvres, et patienta jusqu'à ce que Mererid arrive.
Mererid faisait au moins trois têtes de plus qu'elle, quand Lita ne portait pas ses élégantes chaussures à talons, qui ajoutait dix centimètres à son mètre cinquante. Mererid était tout le contraire de Lita, une peau brune, satinée, des cheveux et des yeux clairs, une haute taille, et une virilité indéniable. Mererid ne portait pratiquement jamais de chemise ou de tunique, appréciant de se faire reluquer lors qu'il passait en salle. Il avait autant de clientes que de clients, le Dunpeal ne faisait pas la distinction. C'était lui qu'on venait chercher quand on avait besoin de bras.


Lorsque Lillia lui demanda de venir en salle, Mererid s'arracha du sofa, repoussant doucement la jeune cliente qui avait passé la nuit avec lui. Pour la réveiller, le Dunpeal lui donna une claque sonore sur les fesses. Il eut droit à un miaulement de protestation, alors qu'il s'attarda, pour rendre la claque plus plaisante. Celle là avait un postérieur de déesse, rebondi et ferme, une peau laiteuse qu'il adorait marquer de rouge. Elle aussi avait adoré, elle avait miauler toute la nuit. La Neko avait adoré qu'il l'appelle sa petite chienne, alors qu'il s'enfonçait régulièrement en elle. Il la gratifia d'un sourire graveleux, alors qu'il reboutonnait son pantalon, sortant de l'alcôve privée. Il traversa le pavillon des plaisirs, la vaste salle sentait autant le sexe que les parfums des encens, des plantes qui décoraient la salle aux riches matériaux. Percées à intervalle régulier, des alcôves fermées par un simple rideau, permettant aux clients de s'isoler s'ils n'avaient pas les moyens de se payer une des chambres luxueuses de l'étage. Se recoiffant d'une main, Mererid, prit quand même le temps d'aller se laver la figure en cuisine, sous le regard désapprobateur de Shania, une des cuisinières, qui attendaient pour laver ses légumes. Arik éclata de rire. Le personnel des cuisines ne se mélangeaient jamais à ceux de la salle, ou du pavillon des Plaisirs. Les serveuses se chargeaient de faire la liaison entre salles et cuisine, mais comme pour les lavandières, le personnel des Plaisirs de Lyuben se connaissait, et Mererid donnait parfois un coup de main, lorsqu'il n'avait à faire. Il dédia un sourire charmeur à la cuisinière, avant de surgir derrière Lita, qu'il attrapa par la taille.

-Tu m'as demandé ma belle ?

Mererid lui embrassa la joue, avant de la lâcher. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre, alors qu'il suivit la direction pointée par le doigt de Lita. Le Dunpeal soupira, et avisa également les sacs autour du type allongé sur le sol.

-Je vois. Je dois le mettre où celui là ? demanda-t-il un peu blasé.

-Dans une de nos chambres, Maeglin a précisé une bien propre. Il faut enlever les meubles qui ne seront pas nécessaire. Je vais demander à Masao de t'aider, quand aux sacs, j'ai demandé à ce qu'on les mettent dans la réserve.

- Tu as l'air ravie... ça vient donc d'en haut ? T'en fais pas Lita, un jour, il se rendra compte que tu as raison.

Mererid fit un autre sourire, puis fit ce qu'on lui demandait. Soulever Gareth ne lui posa aucun problème, pour lui, il pesait à peine plus que Lita. Il flanqua le jeune homme par dessus son épaule, le transportant comme un sac. Il emprunta le petit couloir qui donnait sur la rue derrière. Mais bifurqua, montant les escaliers de service.

[Suite pour Gareth]

Lita eut un sourire, et sentit sa peur et sa colère retomber quand Mererid lui fit son numéro. Elle fronça le nez en sentant son odeur. Il puait le Neko, ce qui signifiait qu'il était venu juste après que Lillia ait du le tirer d'un lit, ou de l'endroit où il s'était adonné à la débauche. Ce pourquoi il était payé, en fait. Lita admira un instant son postérieur moulé dans son pantalon en cuir, avant de tourner les talons, pour aller chercher Masao, un des gars des cuisines. Un Mornien du Sud, il n'était pas très grand, mais il était large d'épaules, et c'était lui qui portait les sacs de provisions et les quartiers de viandes. Elle lui demanda en minaudant, s'il pouvait l'aider. Masao la trouvait craquante, et Lita en profitait, elle lui rendrait le service un peu plus tard, quand elle aurait du temps, juste avant qu'il ne rentre chez lui. Aux Plaisirs de Lyuben, on fonctionnait au troc, un service en valait un autre. Quand le plancher fut débarrasser des sacs, Lita promena un regard sur la salle. Il était encore tôt, et seules quelques tables étaient occupées. La journée promettait d'être longue.
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Les Plaisirs de Lyuben envoûteront vos sens.

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