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 Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !

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Liselle de Mandiargues
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Dim 3 Oct - 16:05

L'odeur de la tarte lui mit l'eau à la bouche. Elle avait bien mangé, mais, la tarte aux mûres étaient son pêché mignon, et son dessert préféré. Le bruit d'un liquide qu'on verse dans un verre se fit entendre. L'odeur sucré et légèrement citronnée de la limonade.
Liselle adorait le Finarfin's parce que l'aubergiste la connaissait déjà par coeur, et savait qu'elle aimait le sucré. La dunpeal se rentint, n'entendant pas de deuxième personne. Elle regarda Fin, enfin dans la direction où il se trouvait, penchant la tête, et haussant les sourcils. Liselle eut confirmation de ce qu'elle pensait. Andralis avait véritablement pris la route.

-Merci, fit-elle, pour le dessert et la limonade. Et je ne pense pas avoir eu tant d'influence que ça.. Andralis avait déjà l'air bien décidé à partir à l'aventure.

Avec un léger sourire, elle entama sa part de tarte. La pâte était croustillante, et les fruits encore tiède, preuve qu'elle venait d'être cuite. Elle savoura, et avala une bonne rasade de limonade. Le raclement d'une chaise sur le sol, lui indiqua que l'elfe s'était assis.
-Il n'y a rien que vous aillez à faire maitre Finarfin ? Je n'ai rien à faire non plus, alors, si je peux vous aider... Je ne tiens pas à passer ma journée à ne rien faire. Je ne pars que demain matin pour Dangweth. J'ai pris une place dans une caravane ce matin...

Liselle séjournait ici depuis deux mois, et elle avait déjà visiter Celebalda de fond en comble, deux fois. Elle avait eu le temps de nouer certaines amitiés. Et de connaitre par coeur les tarfis d'aériaplume. Mais il était temps qu'elle reparte, voir Dangweth. Et une fois là bas, il faudrait qu'elle décide si oui ou non, elle acceptait la proposition de Darena...
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Finarfin
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Sam 9 Oct - 16:03

-Enfin demoiselle, ne soyez pas modeste ! fis-je en riant, vos conseils lui seront précieux. Andralis est du genre à se fourrer dans les ennuis dès qu'il fait un pas.

Je secouais la tête, depuis qu'il était môme, l'albinos avait toujours eu des ennuis, quand il y en avait en perspectives, il les récoltait, comme on moissonne les blés. En grandissant, il y a avait eu un peu d'amélioration, et sa soeur avait été là pour lui. Mais, ce voyage changerait bien des choses. Je décidais de faire confiance à Andralis, et sa capacité à survivre.
-Oh, alors vous aussi vous me quittez. Je vais me sentir seul. Ah non, ne rougissez pas, après tout, vous avez un voyage à poursuivre. J'irai enquiquiner mon frère si jamais l'ennui est trop grand. Ou bien je tyranniserai Cer'ril.

J'éclatais de rire en voyant sa moue désapprobatrice. Je me servis un verre de limonade, de fabrication maison bien sûr. Elle était fraîche, et parfaitement équilibré sur le sucre. Je fis claquer ma langue, comme si c'était un grand cru.
-Malheureusement dame Liselle, je me suis occupé du linge tôt ce matin, et Cer'ril a entreprit de nettoyer les cuisines. Je crains fort que nous ne soyons désœuvrés pour aujourd'hui. Du moins jusqu'à ce qu'un client arrive pour moi. Et puis que dirait-on, si l'on vous voyait étendre du linge, ou récurer des casseroles, vous êtes cliente ici, une amie aussi, mais je ne permettrai pas que vous abimiez vos jolies mains. Je vais vous raconter deux ou trois histoires, pour passer le temps...

Non, je ne lui raconterai pas mon histoire avec Rhys. Enfin voyons, cela ne se faisait pas. La seule crainte réelle que j'avais, était de me retrouver sans rien faire, et de penser à lui. La compagnie de Liselle m'avait permis de me concentrer sur autre chose, et Dryas le petit ami de Cer'ril, m'avait offert un sujet d'agacement fort distrayant. Je jetais machinalement un regard à la porte de l'auberge que j'avais laissé ouverte. Le temps était clément, et le fond de l'air était chaud. Je soupirais, et me lançais dans un récit. Une histoire de gente dame, obligée d'aller elle même sauver son preux chevalier.




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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Dim 26 Déc - 16:44

Son après midi, le dryade l'avait passé le nez dans les casseroles, ou bien près du sol, ou du bois des plans de travail. Il s'en était un peu voulu d'avoir laisser Finarfin seul plusieurs jours d'affilés, ou il avait parfois découché, pour passer du temps avec Dryas. Celui-ci cherchait un Ilmarin, et il en avait apprécié plusieurs, et s'était même décidé, après une énième nuit passée à la belle étoile. Cer'ril avait profité de chacune de ses escapades.
Il était rentré tard cette nuit là, ou plutôt, très tôt le matin. Pour racheter ses jours de vacances pris sans demander, il avait renvoyé Fin de la cuisine pour tout l'après midi. Il était d'ailleurs grand temps que quelqu'un y fasse le ménage de fond en combles.
La cuisine rutilait quand Cer'ril en eut enfin fini, juste avant de se remettre à cuisiner pour ce soir. Le plus gros de la cuisine consistant à éplucher les légumes et à terminer la pâte pour les pains plats que servait l'auberge. Le Dryade commença par écraser des pois chiches et des graines de sésames pour en faire une purée. Il faudrait aussi refaire des Pakoras, les beignets de légumes. Et Fin lui avait dit qu'il avait reçu sa cargaison de viandes fraîches, et qu'il l'avait déjà fait monter. Ce qui signifiait que ce soir, le sanglier et la biche seraient à l'honneur. Cer'ril constata aussi la présence de trois oies dans la froidures, et de morceaux de lapins. Il sentait déjà l'oie rôtie, et la terrine de lapin.
La viande, le dryade n'y touchait pas, il se nourrissait principalement d'eau, de soleil, et d'un peu de légumes, céréales, et son pêché mignon, un peu de fromage de chèvre. Il était trop dryade, et surtout il n'avait jamais eu la possibilité de manger de la viande tous les jours quand il était encore dans le Sud. Là bas, il s'était bien souvent contenté d'un bol de riz, de morceaux d'omelettes parfois, et de légumes. La viande avait un goût trop et une odeur forts pour lui. Aussi, laissait-il ça à Finarfin.

Cer'ril monta se changer une fois les légumes épluchés, et certains jetés dans différents faitouts pour en faire de la soupe. Le soir tomberait bien assez vite, et les estomacs à remplir arriveraient rapidement. Se faire un brin de toilette, et se rendre présentable, c'était quand même un effort moindre à faire. Et peut être que Dryas surgirait après son service, et Cer'ril pourrait alors dire que sa journée s'achevait en beauté. Dame Liselle était déjà monté se réfugier dans sa chambre, pour la dernière nuit qu'elle passerait ici. Cer'ril avait apprécié les quelques conversations qu'il avait eu avec elle. Il envoya alors Fin dans les cuisines, après tout, c'était lui l'aubergiste et le cuisinier ici.
Le Dryade retrouva la salle et le bar, frai et propre.
Il en profita pour vérifier les réserves de vins, et de boissons sucrées pétillantes dont Fin avait le secret.
Cer'ril était sous le bar pour ce faire, quand la porte s'ouvrit. Il se releva. Et voila que ça commençait. Il servit les quatre elfes qui venaient d'entrer, un pichet de vin rouge du Sud, et cria à Fin ce qu'ils avaient commandé pour manger. Par les fenêtres, les rayons d'Aelius se faisaient orangés et rouges. Un couple de sidhes entra, suivit d'un groupe de voyageurs, venant sans doutes de Fendassë vu leurs vêtements. La salle se remplit peu à peu, un cheminant choisit alors de distraire tout ce monde, avec quelques chansons.
La clochette à la porte teinta de nouveau. Cer'ril soupira. Encore de nouveaux arrivants.
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Inwë
Samildanach
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Dim 26 Déc - 20:37

Quand Apa avait parlé de parler de l'histoire de la maman quand ils seraient plus grands parce que c'était compliqué, Inwë et son frère allaient protester. Ils étaient grands, et puis d'abord compliqué ou pas ils s'en fichaient. C'est vrai qu'ils avaient pas pensé au fait qu'ils n'avaient pas de maman, mais comme le patron de la banque à capoué leur avait demandé si ils avaient une maman... Eux ils se demandaient pourquoi ils en avaient pas. Et c'était normal non ?
Mais Apa avait faim, et parlait de la chose magique. Le capoué. Et encore plus mieux, du gateau au capoué qui fond. Inwë le voyait déjà, dans une assiette, avec de la mousse blanche toute sucrée dessus, avec du jus d'orange comme à boire. Mais elle le voulait pas n'importe où d'abord, le meilleur des gateau avec du capoué, elle l'avait mangé hier soir avec Altariel dans la banque à capoué. Apa lui partait vers des boutiques qui vendaient des gateaux, mais c'était pas la banque à capoué. Altariel la regarda, et tout les deux se jetèrent sur les jambes de leur père.
-Nan ! Né veut pas du capoué de là bas ! Il pu !


-Né veu le capoué de la banque à capoué !

-Fin il né gentil, et le gateau de capoué cé kro bon quand cé na lui. Iteu plé ! On futera sage !

-Et on nen metra pas partout sur nous, mais pour la table non peu pas trop promettre...

-Mé non nessayera no moins!
Alors Apa avait baissé ses épaules et avait accepter sans le dire, mais il les avait suivit. Enfin pas assez vite, ils avaient du revenir pour le tirer et le pousser, sinon il avançait pas vite. A croire qu'il voulait pas vraiment y aller en fait. Mais c'était pas possible parce que Fin' il était trop génial, Apa devait juste être fatigué. Après tout, il était un vieux non ? Un fois dans la banque, qui était toute pleine de monde, Apa trouva une table et prit un bout de papier. Les enfants eux savaient déjà ce qu'ils voulaient.
Une dame, ou un monsieur très fille... Non, une demoiselle, arriva pour savoir ce qu'ils voulaient. Inwë ne laissa pas Apa commencer à parler, elle se leva presque sur la chaise pour paraitre plus grande.
-Ma ne voudré un gateau de capoué qui fond avec de la mousse blanche toute sucrée sur le dessus, et un jus de l'orange pour aller avec, et si y peu y avoir des morceau de l'orange dedans ce futerait trop bien nossi, si vous plé.


-Et pour ma ce futera de la mousse au capoué, avec de la sauce jaune ki na le goût de vanille, et comme à boire je voudré euh... Du lait parce que je grandi et il me fo dé zos solide. Et si vous plé nossi.

-Et il né ou Fin ? T'es une madamoiselle qui travaille dans la banque à capoué ? Cé comment ton nom ? Mwa cé Inwë et lui cé Altariel, et là, c'est Apa !




I'm delicate, sweet and fragile. But it doesn't mean I can't hit you.
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Dim 16 Jan - 19:02

Habitué au maniement du plateau, Cer'ril tint celui-ci en l'air, mettant au hors de portée les différentes boissons qui reposaient dessus. Une théière avec du thé vanillé, accompagné de trois tasses, une bouteille de jus de baies, et un pichet de vin doux, et leurs verres respectifs. Le serveur accompli qu'il était devenu se faufila entre les tables, et servit aux elfes leurs thés, ces dames venaient toujours prendre une collation à la même heure tous les jours.
Il s'arrêta pour prendre la commande de l'homme borgne aux cheveux blancs, accompagnés de deux enfants. Celui-ci demanda un thé, sans bergamote, comme si Fin ne servait que ça, et un brunch. Ou bien une collation salée vu l'heure. Rien d'inhabituel, les voyageurs qui arrivaient, n'avaient en général pas manger, et adoraient avaler un repas chaud. Les deux mômes optèrent pour un classique du genre, pour leur goûter. Cer'ril eut un large sourire.

-Fin est dans la cuisine. Moi c'est Cer'ril, je suis un monsieur dryade qui travaille ici oui. Enchanté demoiselle Inwë, et messieurs Altariel et Apa. Je vous apporte ce que avez demandé d'ici quelques petites minutes.

"Apa", devina-t-il, devait vouloir dire "papa". Ou si non, le pauvre homme avait eu des parents au goût douteux. Il les identifia comme les deux gamins qui étaient venus frapper à la porte de l'auberge la nuit dernière. Cer'ril s'éloigna pour servir deux autres tables, avant de repartir presque au galop, donner les nouvelles commandes à Fin, qui trimait en cuisine, et s'occuper un peu du bar. Il resservit deux mercenaires deux chopes de bière, avant de leur apporter du pain fourré aux oeufs, viandes et légumes. Deux miches énormes. Il fila reprendre le reste des commandes en cuisine. Il trouva son patron d'elfe en train de vider des épluchures dans le jardin.

-Il y a deux mômes, qui disent bonjour au patron de la banque à capoué, et qui m'ont demandé où tu étais. Ils sont avec leur père cette fois.
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Finarfin
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Dim 16 Jan - 19:32

Ah, l'heure de pointe. Ses messieurs dames se précipitaient pour manger un morceau, prendre un thé entre amies, ou bien boire une bonne pinte de façon bien virile. Et c'était aussi les heures où les caravanes de voyageurs et marchands partis de Fainros arrivaient à Celebalda après deux jours de voyage, et ce avec une allure rapide.
Je me devais donc, en accord avec mon métier, de nourrir tout ce beau monde. Alors je passais en cuisine, attachait mes boucles dorées, remontais mes manches, et me mettais au travail. Je devais aussi bien cuisiner pour les collations de l'après-midi, que commencer à préparer, voir continuer les plats qui je servirai ce soir en salle. Cer'ril m'était alors d'une aide précieuse.
Mon dryade de serveur emportait les plats et les servait. M'évitant ainsi de jongler entre service et cuisine, lors que la salle se retrouvait bondée. Ce qui semblait être le cas aujourd'hui.
Seulement... Cer'ril venait de mentionner deux enfants et leur père. Le bouchon sauta, et une pléthore de sentiments se rua à l'intérieur de mon cerveau. Ni une ni deux, je refourguais le bac d'épluchures à Cer'ril.

-On change, toi en cuisine, moi en salle. Il y a qu'à fourrer d'autres pains. Euh... qu'est ce qu'ils demandé au fait ?

J'écoutais Cer'ril me débiter fidèlement la commande des enfants, et celle de leur père. Je hochais la tête. Réchauffer deux fondants, les arroser copieusement, verser du jus et du lait, ajouter des petites perles de sucres colorées, et préparer un autre pain fourré, accompagné de tranches de tomates grillés, et d'une salade agrémentée de fromage coupé en dès grossiers. Et je choisis une tasse, pas n'importe laquelle. La tasse. Celle dont on ne servait jamais. celle que m'avait offert mon jeune frère, Nefbelethiel. Une tasse de farces et attrapes. Une tasse, qui au contact du chaud... Enfin, celui qui tentait de s'en saisir se retrouvait juste avec l'anse entre les mains, et le contenu de la tasse sur les genoux. Je me fis un plaisir de verser l'eau, et d'y mettre un sachet de thé.
Emportant tout ça, je passais en salle. Mon arrivée, fut salué par ceux qui ne m'avaient pas encore vu, et je répondis bien sûr, aussi gracieusement que possible. Rhys était repérable. C'était un des rares à faire la grinche, devant deux enfants turbulents.

-La banque à capoué vous propose son fondant, avec pour décoration ses perles de couleurs - qui se mangent. Alors, un avec chantilly et un jus d'orange... Et un autre avec de la crème, et un verre de lait. Et notre collation salée du jour, et un thé, sans bergamote.

Je servis la petite Inwë, et puis Altariel, avec douceur et le sourire. Appréciant les yeux brillants, et leurs mines alléchées par les délices que je venais de poser sous leur nez. Et voila que je refaisais des rimes. En revanche, Rhys eut droit à un posé d'assiette sec, et je fis tout de même attention à la tasse, l'attrapant par le haut, et non pas par l'anse.

-Bon appétit.

Plateau sous le bras, je fis signe à la table de ces dames, clientes régulières. Et surtout, je m'y incrustais pour faire un brin de causette, parce que la table était juste derrière celle de Rhys et des jumeaux. Et j'aurais donc vu sur le carnage de la tasse. Je devrais penser à remercier Nef après ça. Enfin, ça me permettrait peut être de coincer Rhys entre quatre yeux et de ? Et de quoi ? Peut être de rien, mais quand même.



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Rhys
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Dim 23 Jan - 23:58

Le moment où on avait posé les pieds dans la salle je savais que j'aurais mieux fait de trouver une autre distraction plutôt que celle-ci. Qu'est ce qui m'avait donc pris ? Serais-je à ce point masochiste ? Peut-être pas. Fin n'étais absolument pas en salle, ce qui ne pouvait vouloir dire qu'il étais bien trop pris en cuisine. Miracle ? Devrais-je remercier quelqu'un là-haut ?
Le serveur dont Uriel m'avait rapidement parlé apparu en bout de table, et malgré sa remarque sur le fait qu'il était un monsieur dryade Inwë continua à l'appeler mademoiselle. Je fis mine de regarder par la fenêtre pour cacher mon sourire et me passait la main sur le bas du visage au cas ou. Mon hilarité sous contrôle je passais ma propre commande avec un grand sourire. Cer'ril -puisque c'était son nom- repartit ensuite vers d'autre tables.

Les jumeaux occupés à parler entre eux j'en profitais pour réfléchir à divers problèmes. Il fallait que je trouve un ilmarin convenable, et vite, et pour le payer il faudrait j'aille à la banque. Il y avait aussi la question de ma futur boutique au niveau du sol qu'il faudrait que j'organise. Mais déjà il fallait que je recontacte quelques anciens du métier pour remplacer tout mon matériel d'antan. Ça allait laisser un sacré trou dans mes économies. Mais au moins je me sentirais mieux une fois dans ma forge, moins de temps à penser à... Il faudrait aussi que je penses à contacter Rory, déjà qu'elle allait péter un câble parce que je ne l'avais pas contacté depuis mon retour.

Je revins brusquement dans le monde présent aux cris de 'Fin!' et de 'Monsieur Capoué!' et en conséquence j'eus la brusque envie de dire des grossièretés de mon propre cru. A la place je me passais la main sur le visage, et sursautait lorsque mon assiette et mon thé furent claqués sous mon nez. Je bredouillais un petit 'merci' parce que j'étais bien le fils de...ma mère...puis je picorais dans mon assiette. C'était délicieux, comme d'habitude, mais subitement je n'avais plus faim. J'attrapais ma tasse de thé. Dont l'anse se brisa. Dont la tasse chuta. Et dont le thé brûlant -non en fait bouillant- éclaboussa la table et surtout...mon pantalon et plus précisément mon entrejambe !
Je me levais d'un bond et retint à grand peine un cri de douleur. Je m'étais déjà brulé la main à l'eau bouillante -plusieurs fois- et même avec du charbon ardant, mais là c'était vraiment la première fois qu'une merde pareille m'arrivait. Je frappais l'air plusieurs fois avec mon poing, avec l'envie que ce soit la table plutôt, sauf que les jumeaux étaient là. Oh putain, les jumeaux ! Je grimaçais les dents serrées, la brûlure de celles qui donne la larme à l'œil.

-Restez là, compris.

Aussitôt dit je m'éclipsais aux toilettes. en sécurité dans l'habitacle je donnais un violent coup de pied dans le mur et aussi un coup du plat du poing. J'avais extrêmement mal. J'avais envie de m'agiter dans tous les sens tellement j'avais mal.

-Nom de Dieu de putain de bordel de merde de saloperie de connard d'enculé de sa mère !

J'optais pour baisser mon pantalon et me mordre entre le pouce et l'index une fois ça fait. Et me demander comment j'allais faire pour faire trempette pendant cinq bonnes minutes.


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Finarfin
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Jeu 27 Jan - 16:07

Et merde.
Je n'avais pas pensé que je me trouvais en présence du plus grand andouille borgne que la terre ait jamais portée. Évidemment il fallait que le thé se déverse sur son entrejambe. Le brûlant là où s'était sans doute le plus douloureux. Mais non, il avait fallu que monsieur prenne la pause, et s'écarte de la table, au lieu de boire au dessus. Quoi ? Oui c'était en grande partie de ma faute, je sais. Moi et ma mesquinerie. Une farce de mauvais goût. Je demandai à ces dames à oreilles pointues si elles pouvaient surveiller les jumeaux. Jumeaux qui affichaient un air un peu ahuri. Je les rassurais, et appelai, enfin aboyai, après Cer'ril, pour qu'il vienne éponger le thé qui avait aspergé le parquet. Même si la plus grande partie du liquide chaud devait être sur Rhys.
Je filais en cuisine chercher de la glace. Je pris des morceaux, les cassant grossièrement à l'intérieur de la Froidure, avant de les fourrer dans un petit sac. Sac que j'utilisais habituellement pour les provisions de petits voyages. Le sort d'imperméabilité éviterait que l'eau coule.

Je fus accueilli dans les toilettes par une bordée de jurons, lancé par un Sidhe cul nu, se tenant l'entrejambe, et donnant des coups. Je fermais la porte en claquant. Je lui lançai le sac de glace, qui craqua à l'intérieur. Les morceaux s'entrechoquant. Je me collais contre la porte, afin d'empêcher toute entrée inopportune. Ce serait dommage qu'un client entre, et ait vue sur la paire de fesses d'un Sidhe borgne.

-Met ça dessus, ça te soulagera. Et casse pas mon mobilier, tu seras gentil.

Là, contre la porte, enfermé dans l'espace exigu de mes toilettes, je me disais que j'avais enfin l'occasion de lui parler. J'avais dans ma poche, un petit mot griffonné au crayon. Et sous mes doigts, le pendentif qu'il avait fait, et qu'il m'avait donné, lorsqu'il était revenu ici. Une semaine après, je lui collais mon poing dans la figure, pour le baiser le plus solennel que j'ai pu recevoir. Il prenait la fuite.
Et me laissait avec un profond malaise, qui aurait du s'estomper au fil des mois. Mais son absence m'était constamment rappelée par le pendentif, que je gardai avec moi. Et quand le travail me laissait tranquille, je finissais par broyer du noir, et à me noyer dans un verre, ou dans une part de tarte. Rien de bon pour ma santé. Je me posais des questions. Qu'est ce qui clochait chez moi ? Et pourquoi ? Rhys n'avait jamais eu ce genre de penchant. Ce penchant là plus exactement. Le même qui était si naturel chez Uriel. Et moi, moi, le coureur de jupons notoire, pourquoi ce que je ressentais ne partait pas ?
Et voila qu'il débarquait, après des moins sans aucun mot, aucune nouvelle. Voila que je m'étais dit, que je pourrais le prendre entre quatre yeux, mais rien. Rien ne sortait de ma bouche. Je m'apprêtai à sortir, et le laisser là, avec sa glace et son entrejambe.
Un goût amer m'envahit la bouche.
Je ne m'énerve pas souvent. Contrairement à mes deux frères, j'ai de la patience. Et beaucoup de compréhension. Mes colères sont rares. Mais cette fois, j'explosais, une rafale d'invectives, sans élever la voix. Autant éviter de mettre tout Celebalda au courant.

-Je peux savoir ce que tu croyais ? Tu débarques après des mois sans qu'aucun d'entre nous n'ait eu la moindre de tes nouvelles ! Et tu arrives là, pour manger ici. Dans mon auberge, où, tu sais parfaitement que je m'y trouve, presque vingt quatre heure sur vingt quatre. Et tu pensais ne pas me croiser ? Tu aurais pu laisser tes mômes, et passer les reprendre après. Je suis désolé pour la tasse. Mais tu le mérites. T'avais pas le droit de partir comme ça. D'accord c'est de ma faute, j'aurais pas du te frapper. D'accord. Mais bon sang, Rhys, qu'est que tu croyais ?

J'étais furieux. Et ce qui me gênait le plus, c'était que j'avais mal. Et ça aussi, ça aurait dû disparaitre au fil des mois. Mais non. Je me décollais de la porte, secouant la tête. Qu'est ce que j'avais fait ?
Et si j'adorais les cheveux blancs de Rhys, ils n'étaient pas sans me rappeler ceux de mon frère ainé, mon demi-frère ainé pour être exact, Neldoranthir. Lui aussi, avait eu le même geste que Rhys, et avec les même implications. Je me demandais encore ce qui clochait chez moi. Nel avait peut être eu raison, je ressemblais trop à une fille. Pas autant que Cer'ril, mais suffisamment.
J'étais furieux. Et c'était contre moi. Je me décollais de la porte.

-Tu ferais mieux de te mettre dans une des cabines. Enfin, tu fais ce que tu veux. Je suis désolé. Ne reviens pas ici. Je veux plus te voir.





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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Dim 6 Fév - 21:58

Azilys revint finalement là où elle c’était retrouvée après avoir obtenu son diplôme et à la sortie de l’académie. Un petit moment était passé depuis qu’elle était partie de cette auberge avec sa nouvelle amie Akira. Cependant cette fois elle ne serait pas là. La jeune elfe regarda l’enseigne un peu dépitée car cela lui remémorait leur rencontre. Finalement elle se décida à entrer, toujours avec la même appréhension qu’à son premier passage.
Azilys entra, la porte étant grande ouverte et la salle grouillait de gens, c’était l’heure de pointe. Elle n’aimait pas trop la foule, mais au moins à l’intérieur elle serait plus en sécurité que dehors à la nuit tombante.


- Bonsoir, dit la jeune elfe pour s’annoncer mais tout le monde avait l’air assez occupé.
Alors elle s’en alla s’installer à la table la plus proche enfin plutôt à l’une des rares qui n’était pas prise. Elle se sentait un peu mal à l’aise avec tout ce remue ménage, et ces gens qu’elle ne connaissait pas. Cependant en s’asseyant ici Azilys espérait bien que le destin lui amènerait un nouveau compagnon. Mais en attendant elle observait sa bague inhibitrice, entouré par tout le bruit de la salle.

- Peut être devrais-je l’enlever, ainsi je ne me sentirais pas seule, même si ces apparitions sont effrayantes, pensa-t-elle.
Cependant la jeune elfe refoula immédiatement cette idée au souvenir de ce qu’il c’était passé auparavant. Attristée Azilys croisa ses bras sur la table et laissa tomber sa tête. Elle sentait les larmes lui venir à l’œil et elle ne voulait pas que quelqu’un puisse voir ça, même si probablement personne n’y ferait attention.
Alors la jeune elfe essaya de se résonner en se disant qu’elle connaissait peu Akira et que donc cela ne devait pas l’affecter; que son abandon ne devait pas la toucher. Mais rien à faire elle était vraiment trop sensible.
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Dim 6 Fév - 23:52

Hellskrim aperçut une jeune elfe qui semblait relativement triste et l’ayant bien observé, décida de la suivre par simple curiosité. Après quelques minutes de marche dans cette bonne ville de Celebalda, il vit l’elfe s’arrêter devant une auberge. Il ne savait pas pourquoi, mais son instinct lui dictait de la suivre. Donc quand il l’a vu rentrer dans l’auberge, il prît la décision d’attendre un peu puis d’y entrer à son tour. Il passa la porte, la salle grouillait de monde et il se rendit tout de suite compte que l’atmosphère de la pièce venait de changer, elle se fit plus pesante.

- Arffff pourquoi je suis surprit moi, c’est tout le temps comme ça quand je rentre quelque part, se dit-il a lui-même.

Il salua toute la salle, mais comme il s’en était douté, il n’eut pour réponse que des regards de méfiance. Il chercha la jeune elfe dans toute cette foule, elle se trouvait non loin de l’entrée assise toute seule la tête dans ses bras. De toute évidence elle allait vraiment mal. Hellskrim s’approcha d’elle en arrivant devant sa table, il l’entendit : elle commençait à pleurer. C’est donc le plus naturellement du monde qu’il prit une chaise pour s’asseoir devant elle.

- Aubergiste, sert nous deux de ta meilleure chopine, cria t-il pour se faire entendre. Seulement celui-ci était introuvable, et aucune trace de serveurs.

La jeune femme releva la tête, il vit ses yeux tout rouges et des petites larmes qui coulaient sur ses joues, malgré le fait qu’elle essayait de se cacher avec ses longs cheveux blonds.

- T’inquiète pas c’est moi qui paye. Je supporte pas de voir une jolie fille pleurer, donc on boit un coup et on verra après si tu veut bien que l’on fasse connaissance, lui dit t-il.

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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Mer 16 Fév - 11:50

Azilys était encore dans ses pensées quand elle s’aperçut qu’il n’y avait plus aucun bruit dans la salle. Elle retint ses larmes car tout le monde aurait pu l’entendre.
Après deux ou trois minutes, l’ambiance joviale et chargée avait de nouveau recouvert la salle et la jeune elfe se laissa aller. Qu’est-ce qu’elle avait fait pour qu’on l’abandonne tour à tour ? D’abord sa mère qui c’était donné la mort, la laissant seule avec son père, et puis son amitié à peine naissante avec Akira, qui avait été très vite avortée. Auparavant elle n’avait jamais vraiment eu d’amitié forte seulement ses compagnons de l’académie. Sans parler du manque qui est toujours présent, comme s’il manquait une moitié d’elle.

Puis elle entendit des bruits de pas qui se faisaient de plus en plus fort. Aucun doute quelqu’un devait s’avancer vers elle. Azilys partagée entre la honte de se montrer en pleurant, et la curiosité de voir son interlocuteur, décida finalement de relever délicatement la tête. Elle essayait désespérément de cacher son visage avec ses cheveux blonds, mais rien à faire. La jeune elfe avait les yeux remplis de larmes et la vue troublée, si bien qu’elle ne distingua pas tout de suite la forme devant elle. Puis ses yeux qui étaient devenu violets virent bientôt que cette forme était, en fait, un jeune homme très fin avec les cheveux blanc et des yeux profondément bleus. Azilys le scrutait de part en part ce qui rendu son interlocuteur à la peau noire, assez mal à l’aise. Comme pour dissiper cette gêne ou alors par caractère avenant , il commanda, enfin plutôt cria qu’il voulait deux chopines. Ayant tout de suite anticipé la réaction d’Azilys il ajouta qu’elle ne devait pas s’inquiéter pour le règlement.
Le silence s’installa un moment avant que la jeune elfe se décide à parler.


- Bonjour, enfin plutôt bonsoir, désolé monsieur mais je ne sais plus très bien où j’en suis, dit-elle ayant pris soin auparavant d’essuyer ses larmes.
Il lui adressa un regard très protecteur comme pour l’inciter à continuer à parler. Azilys asseyait d’interpréter chacun de ses gestes, c’est pourquoi le temps de réponse était un peu long.

- Je suis désolée… Et je ne me suis même pas présentée. Moi c’est Azilys Miriel et vous ? demanda-t-elle tout en lui tendant la main.
Alors la jeune elfe s’aperçut que le drow observa sa bague avant de lui donner une poignée de main. Il avait l’air intrigué, mais peut-être avait-il déjà compris ce que c’était en réalité. Cette pensée fit que Azilys retira immédiatement sa main. Déjà qu’elle n’aimait pas qu’on la voit avec ses yeux violets mais c’était toujours comme ça quand elle avait pleuré.
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Altariel
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Mer 16 Fév - 22:43

Altariel et sa soeur avaient eu les yeux pleins d'étoiles en voyant leur gâteaux au capoué, tout beau tout décorés. Et la cerise sur le gateau -cerise qui est là que pour faire l'image parce qu'elle est pas vraiment sur les gateaux-, leur douceurs capouétisées arrivaient avec le grand patron de la banque à capoué lui même !
-Fin' !!

-Monsieur au capoué !
Inwë se plaça comme la digne princesse qu'elle était quand son capoué fut posé avec tout l'énoncé qui allait avec l'assiette. Altariel se mit au garde à vous, un capitaine devait toujours être au garde à vous devant les patrons, qu'il soient des patrons de capitaines, ou de banque à capoué.

-Merci monsieur Fin' patron de la banque à Capoué ! Ce futait un grand de l'honneur d'être servit par vous, en plus ça m'a l'air délireux hein dites Apitaine Altariel ?

-Fé vrai, ça à l'air trop délireux !! Cétimpec grand patron !
Altairle leva le pouce... Et commença donc l'attaque contre le gateau au capoué. La stratégie était simple: Pas de quartier. Le gateau n'opposait pas trop dérisistance, et en plus si il y avait besoin de faire glisser un morceau mieux, le lait était là exprès que pour ça. Sa soeur mangeait tout comme lui. Après tout, c'était une Ragonnière, il fallait bien qu'elle sache attaquer comme une vraie professioneuse. Et elle était très douée, en plus elle s'en était pas mit sur elle. Altariel non plus, ils avaient promis de pas en mettre dessus eux. La table aussi pour l'instant n'avait rien. C'est alors qu'Apa fit tomber sa tasse, avec son truc aux feuilles mouillés tout chaud dedans.
Un dé normalement...
Donc Apa avait fait tomber son dé, et il tapait dans l'air. Il y avait un ennemi qui se voyait pas qui avait fait tomber le dé tout chaud ? Leur père leur demanda de ne pas bouger et se dépêcha d'aller aux toilettes, puis le patron qui discutait avec des dames alla en cuisine, et les dames se tournèrent vers les enfants et dirent qu'ils étaient trognons. Inwë se rapprocha de son frère, et lui d'elle, et ils mangèrent le reste de leur gateau et burent leur boissons respective en silence. Alors qu'Altariel finissait le jus d'orange de sa soeur, et donc elle son verre de lait à lui, une dame, puis un monsieur entrèrent. La dame avait l'air toute triste, le monsieur lui était tout noir... On aurait dit le poulet que l'une des dames du temple avait fait trop cuire...

Inwë regarda Altariel, Altariel regarda Inwë, et les deux se faufilèrent sous leur table pour aller voir le monsieur trop cuit et la madame triste. Ils se plantèrent devant la table et leur yeux vairons détaillèrent les deux personnes. Puis Inwë ouvrit la bouche la première.
-Dis madame, pourkoi t'es tout triste ? Tu t'es fé nin bobo ?

-Et dis monsieur, comen tu na fé pour être tout noir partout sur ta tête et tes mains ?


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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Mer 16 Fév - 23:58

La jeune elfe venait de lui donner son p’tit nom, qu’il trouva très charmant. Elle lui avait aussi tendu la main pour qu’ils puissent se saluer en bonne et du forme. Hellskrim en gentleman qu’il est, lui serra avec une très grande douceur . C’est là qu’il vit sa bague. Elle était composé de deux anneaux entrelacés, un argenté et l’autre doré.



- Quelle étrange bague, je me souviens que quelqu’un de mon entourage en avait une similaire, se dit t’il.



Elle avait retiré sa main très vite, elle du se rendre compte qu’Hellskrim regardait sa bague. Il se demanda alors pourquoi cela avait mis aussi mal à laisse son interlocutrice. Peut être avait elle une quelconque valeur, ou peut être qu’elle recelait de la magie. Au final Hellskrim ne s’attarda pas plus sur la question. Avec tout ça il avait oublié de se présenter..



- Désolé je ne me suis toujours pas présenté, Hellrique Skrimage, mais tout le monde m’appelle Hellskrim, assassin recherché pour meurtre, enchanté, dit il avec une pointe d’humour pour ne pas trop choquée la demoiselle.



Elle fut surpris par son honnêteté et quelque peu décontenancée. Il la voyait assez perplexe, elle devait se demander dans quelle aventure elle avait pu se fourrer. Puis soudain deux enfants ce mirent devant leur table. Une petite fille et un petit garçon. La petite posa une question a Miriel. Le garçon quand a lui demanda à hellskrim pourquoi il était tout noir


-Moi tout noir, ahahahahahah. Rigola t'il. Il passa sa main sur la tête du gamin puis ajouta:
-T'ais un gentil garçon bien curieux, tu voie, je suis un drow, c'est comme ça que l'on appel les elfes avec la peau noir, je suis né comme ça, tu comprend.


Le gamin lui sourit comme pour lui dire qu'il avait un peut comprit. Miriel aussi souri à sont tour, enfin la tristesse était partie de son jolie minois


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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Sam 19 Fév - 16:24

Azilys vit les deux enfants se rapprocher pour venir les interroger. Hellskrim tenta de leur expliquer pourquoi sa peau était noire. Apparemment le jeune homme semblait avoir saisi.
Ne sachant que leur dire pour justifier le fait qu’elle avait pleuré, elle se concentra sur l’autre question posée.

C’est ainsi que la jeune elfe ayant retrouvé le sourire voulut faire une blague à son voisin de table. Elle l’avait rencontré il y a très peu de temps, mais elle avait déjà l’irrépressible envie de le charrier.

Elle s’approcha des deux jumeaux et leur chuchota :

- Mais non en fait le monsieur ne veut pas vous dire que quand il était petit ben il a essayé de se rouler dans la suie de la cheminée et depuis il est tout noir.

Les petits avaient les yeux grands ouverts et les oreilles tendues.
- Et je vais vous dire un autre secret. Ben le monsieur c’est un enfant comme vous.

Azilys adressa un clin d’œil à Hellskrim qui se demandait ce que pouvaient bien être toutes ses cachotteries. Le pauvre en avait pris pour son grade sans le savoir. Elle retourna s’installer à sa place en lui adressant un regard malicieux et le contempla alors qu’il commençait à bouder dans son coin.
La jeune elfe pensa qu’elle n’avait pas tout à fait tort, vu l’attitude qu’il venait de prendre.
De le savoir comme ça légèrement vexé d’avoir été mis à l’écart, elle ne pouvait croire que c’était un assassin.
Puis elle observa chacun à leur tour le frère et la sœur quand soudain Azilys eu une idée. Elle utilisa le peu de son pouvoir de rêveuse, qui n’était pas refréné par sa bague pour changer la couleur de ses yeux. Ses trois interlocuteurs furent stupéfaits de découvrir ses yeux en train de se colorer lentement, l’un en vert, et l’autre en violet.


- Voilà les ptits bouts, maintenant je suis comme vous, annonça Azilys avec le sourire aux lèvres.

L’un des deux, le bras et le doigt tendus, vers l’œil d’Azilys essaya de venir toucher, pour tenter de résoudre le mystère de leur coloration. Par réflexe la jeune elfe se pencha en arrière tant et si bien que sa chaise bascula. Cependant Hellskrim avec ses sens affûtés s’en aperçut immédiatement et la réceptionna.
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Inwë
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Mer 23 Fév - 21:29

Le monsieur tout noir passa sa main toute noire dans les cheveux de son frère, qui étaient eux aussi tout noir comme les siens, mais avec juste une mèche rouge devant. Ca faisait beaucoup de noir. Altariel sourit. Le mosieur il était comme ça depuis qu'il était tout bébé alors ? La petite fille se dit alors qu'il y avait pleins de gens qui étaient très pas comme les autres. La dame qui pleurait s'approcha d'eux et les jumeaux tendirent l'oreille pour savoir de quoi elle voulait leur parler.
Ah, une autre version de pourquoi l'homme était noir.
Apparament le monsieur c'était jeté dans de la fuie. Ce que c'était, les enfants le savait pas, mais ils hochèrent la tête. La fuie devait être un animal bizarre qui avait des poils tout noir et qui vivait là où il y avait les feus, la cheminée, ou un quelque chose du genre, Apa saurait sûrement. D'ailleurs il prenait plein de temps pour faire pipi, oh, il faisait peut-être pas que pipi. Ca prendrait plus de temps alors, Apa il prenait plein de temps pour aller dans les toilettes. Surtout quand il n'avait un livre à histoire, là les enfants le voyait pas pendant longtemps. Un autre secret fut dit, comme quoi le monsieur c'était un enfant. Inwë regarda son frère, incrédule, et lui parla rapidement dans leur petite langue connue et compris d'eux seuls.
-Né croa ta ka la 'sieu, fé nin nenfan ?


-Fé ap. Nin ran nenfan ? Et fé koa nin fuie ? Nin mamal té croa ?

-Apa y fudevré avoir. Oh agade è fé om'twa !
Les yeux de la dame qui pleurait tout à l'heure et qui avait dit deux choses bizarres sur le monsieur, devenaient d'une autre couleur. Altariel avait la bouche ouverte comme pour dire ah, mais sans le dire. Inwë trouvait l'oeil tout violet très beau. Elle était sure que si elle avait un n'amoureux plus tard ses yeux seraient violets, et il serait un ragonnier tout comme elle, sauf que elle en plus, elle était une princesse. La dame dit qu'elle était comme eux, enfin presque, parce que elle avait pas un oeil bleu avec le vert elle, mais un violet. Altariel sourit beaucoup.

-Oui t'es presque comme nous, mais moi je peux faire des choses plus fortes que toi !Agarde.

Inwë regarda son frère qui, sans effort apparant, changeait radicalement son physique. Sa peau devint toute noire comme l'homme qui avait boudé, ses yeux devinrent bleu très clair, ses cheveux et ses sourcils tout blanc. Il modifia aussi ses traits et devint un deuxième monsieur tout noir, mais en tout, tout petit. Il sourit fièrement, prenant la pose du héros, Inwë l'applaudit. Ca, c'était le grand Altariel capitaine du bateau Kivole, protecteur de la princesse Inwë et grand espion super secret.
-T'as vu ? Chui kro fort !




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Rhys
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Mer 25 Mai - 3:32

Un instant j'avais été en train de maudire tous les dieux, majeurs et plus ou moins mineurs, l'instant d'après je me prenais un sac de glaçons en pleine poire, dûment balancée par l'individu avec lequel j'avais le moins envie de parler. Encore moins dans ma position actuelle. Néanmoins le sac de glace, à cet instant précis, fût un cadeau des dieux, et Finarfin leur Hérault. Enfin, un bref instant, voire une nanoseconde.

Finarfin balança sa sauce. Dans des conditions bien différentes j'aurais laissé les choses là ou elles avaient été, depuis plus de temps que je n'osais penser, peut-être que j'aurais aussi continué à faire semblant. Et peut-être même que je l'aurais laissé balancer le fond de sa pensée sans broncher. Sauf qu'en d'autres circonstances il ne serrait pas énervé, ni méprisant.
Je crois que ce fût toute cette combinaison de choses, son rejet, ma propre idiotie, le souvenir cuisant de mon humiliation alors que j'avais été si assuré, si sûr de tout, qui me fit réagir si fortement. Mais c'est sa colère et sa façon de réagir comme si c'était lui le parti blessé, la victime; qui fit réellement déborder le vase. Parfois les automatismes ça a du bon, et parfois la colère aussi. Mon pantalon fut reboutonné plus vite que le temps qu'il fallut au sac de glace de heurter et se déverser sur le sol. La montée d'adrénaline et d'endorphines fût si forte que je ne ressentais absolument plus aucune douleur. Et ma réaction fut elle si forte et si violente que je crois avoir vu, un bref instant, de la peur dans les yeux de Finarfin.
Il avait à peine commencé à ouvrir la porte que je claquais celle-ci de la main droite. Ma main agrippa ensuite son avant-bras, et je le fit pivoter brusquement vers moi. Mes deux mains heurtèrent ensuite ses épaules avec assez de force pour le faire voler en arrière. Je n'étais pas en colère, j'étais furieux, le genre qui vous donne les mains moites, vous font monter le rouge aux joues et vous font trembler tant vous vous forcez à ne pas frapper. Plutôt que de le faire, ce que je regretterais encore plus amèrement après, je plaquais mes mains à la porte de chaque côté de sa tête et le coinçait donc entre la porte et moi.
-Dis donc Finarfin, j'aimerais que tu arrêtes de me prendre pour un imbécile s'il te plait. Tu as été assez clair non, je me trompe ? C'était assez clair qu'on en resterais là vu ta réaction, non ? T'es désolé, et alors ? Que tu ne veuille pas de moi, c'est ton problème. Mais quand je viens poser mon cul chez toi avec mes enfants pour manger, je ne te demande rien de plus que de faire ton boulot. Tu ne veux pas de moi ici, parfait, je ne viendrais plus. Mieux que ça, tu ne me verras même plus dans les parages. Ça te va là maintenant ?

Je poussais mes deux mains sur la porte pour me redresser, je serrais tellement les dents dans ma hargne qu'elles grinçaient, au risque d'en craquer quelque-unes. Je grimaçais et regardait sur le coté, autant faire les choses jusqu'au bout si j'allais réellement couper les ponts.
-Tu sais quoi, depuis tout le temps qu'on se connais je t'ai toujours soutenu, absolument toujours. Et j'ai toujours été là quand tu avais besoin de moi, même si tu ne me parlais pas. Je ne t'ai jamais jugé et je t'ai toujours défendu si on parlait dans ton dos. Je ne t'ai même jamais jugé. Tu m'as donné des signes contradictoires pendant des années, quand on buvais plus que de raison tous les trois avec Uriel et que tu me roulait des pelles je n'ai pas hurlé au viol, je n'en ai pas profité non plus. Et un beau jour tu épouses Nioreg. Je n'ai rien dit, j'étais là pour la cérémonie, je vous ai même offert du mobilier en fer forgé. J'étais content pour vous même si -je m'arrêtais et m'humectais les lèvres en regardant ailleurs- et après elle est morte et j'ai cru que j'allais te p...
J'étais incapable de finir, et j'étais incapable de le regarder. Toute cette histoire me fatiguait, pas seulement ce qui s'était passé récemment, mais toutes ces années passés à faire comme si de rien n'étais, à me cacher derrière mes doigts et à ignorer mes sentiments. Et surtout ne pas les montrer, j'avais vraiment fait fort, Finarfin n'avait rien vu et Uriel, qui avait l’œil pour ces choses là, non plus. La seule personne qui savait c'était Rory, et seulement parce que c'était ma sœur et qu'elle me connaissait comme une jumelle.

-Tu sais quoi, laisse tomber, j'en ai fini avec tout ça. C'est trop dur, et je suis fatigué de faire semblant tout le temps. Moi non plus je n'ai plus envie de te voir.
Je le poussais en ouvrant la porte et la refermais derrière moi en sortant. Je me dirigeais vers les jumeaux et attirait leur attention avec une main posée sur la tête d'Alta. Je leur adressais un petit sourire et me penchais pour leur parler sans crier.
-Je dois sortir, j'ai des choses à faire mais je ne peux pas vous emmener avec moi. Vous savez quoi prenez ce que vous voulez à manger si vous avez encore faim, mais ne vous rendez pas malades, d'accord ?
Je cherchais le serveur du regard, Cer'ril, et le voyant à quelques tables de là en train de s'occuper de clients j'allais l'arrêter avant qu'il aille ailleurs. Il avait l'air étonné de me voir là et de ne pas voir Finarfin dans la salle mais s'il allait me poser des questions je ne lui en laissait pas le temps. Je calculais rapidement ce que je devais et lui donnais le double.
-Ça c'est pour le repas et pour couvrir ce que les jumeaux voudraient d'autre, garde la différence comme pourboire.
J'y rajoutais une pièce d'argent.
-Si ça ne te dérange pas, ils te connaissent parce que tu travaille ici donc ils savent que tu es quelqu'un de bien. Quand ils auront fini tu veux bien les raccompagner chez Uriel ? Il habite au 9bis de l'Allée des Arquenis, si tu oublie l'adresse Fin la connais. Je suis vraiment désolé de te forcer mais j'ai vraiment besoin d'y aller, garde un œil sur lui -eux- pour moi ?
Je voyais bien que je l'avais pris au dépourvu mais le hochement de tête un peu hésitant ne tarda pas à venir. Je soufflais un merci avant de partir. Avant de passer la porte je fis un petit signe de main à Inwë et Altariel qui avaient l'air un peu perdus, mais je ne m'inquiétais pas ils étaient dans de bonnes mains ici.

Je me baladais le reste de la journée. J'avais acheté une cartouche de Mornoire dans une boutique où la propriétaire avait gentillement proposée de faire disparaitre la tache de thé qui avait séché sur tout mon devant. Je lui avais laissé la monnaie. J'avais continué à marcher puis m'était trouvé un but, alors j'en avais profité pour trouver un bâtiment à acheter ou louer au sol pour ma future forge. J'avais aussi fumé plus de la moitié d'un paquet. D'une, parce que j'avais besoin de faire quelque chose de mes mains. De deux, parce que j'étais stressé et que ça faisait du bien. Et de trois, parce que j'évitais de le faire en présence des jumeaux donc j'en profitais quelque part.
Mais ça ne m'empêchais pas de ressasser. J'avais vraiment fichu une belle pagaille, comme d'habitude.


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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Mer 25 Mai - 23:55

Cer'ril jeta un coup d'oeil inquiet à la porte des toilettes. Non vraiment, Finarfin était vraiment, mais alors vraiment, naze, pour ne pas dire autre chose, quand il s'agissait de Rhys. Il se comportait comme un imbécile, au lieu de dire ce qu'il ressentait vraiment. Il venait de passer des mois à se morfondre, à manger part de gâteau sur part de gâteau, quand il ne fumait pas paquet, sur paquet, assis dans le jardin, l'air mélancolique. Le dryade secoua la tête. Fin l'avait aidé pour Dryas, et... depuis, il était toujours avec lui. Le gardant même jalousement. Et le fait que Dryas asticote Fin, l'avait un peu distrait. Mais le soir, quand Cer'ril ne filait pas rejoindre son amant, il savait bien qui passait par la tête de l'aubergiste. Enfin, non, pas tellement. Parce qu'à part Dryas, il n'avait éprouvé ça pour personne avant. Alors, il ne pouvait qu'imaginer. Il se promit de faire quelque chose s'il le pouvait.

Il déposa une assiette contenant un gros filet de biche grillé, accompagné de quelques légumes sautés. Et s'excusa pour ce petit moment d'absence, avec un sourire contrit. Il papillonna des yeux, histoire d'ajouter encore de l'effet. Le mercenaire qu'il servait se mit à rougir jusqu'à la racine de ses cheveux. Cer'ril virevolta entre les tables pour retourner vers les cuisines, et emporter de nouveaux plats.
C'est en servant du café à une joyeuse tablée de feys, qu'il faillit sursauter en s'apercevant que Rhys était à coté de lui. Il ne l'avait même pas vu venir. Il lui fourra de l'argent dans sa main libre, et lui demanda de ramener les jumeaux, après. Pour le coup, le dryade n'avait rien suivi, et son cerveau fit un effort pour tout enregistrer.

-Euh, d-d'accord, parvint-il à articuler tout en hochant la tête.

Il regarda, un peu perplexe le Sidhe s'en aller à grandes enjambées. Il était furieux. Cer'ril se retourna, et ne trouva pas Fin. Par Lyuben, Finarfin était une véritable catastrophe. Il se demanda comment il avait fait pour être marié. Bon, les jumeaux. En train d'embêter deux clients. Cer'ril fourra l'argent dans sa poche, inutile de rester planté là comme une jonquille au milieu d'un jardin. Un frisson lui secoua l'échine. Son regard se porta sur la porte que Rhys venait de franchir. C'était quoi ça ? Et ce que Fin allait bien ?
Pas le temps, les jumeaux d'abord, c'était eux, les enfants ici.

-Inwë, Altariel, si vous voulez bien laisser le monsieur et la damoiselle tranquille ? Je vous emmène dans le jardin, votre papa m'a demandé de vous ramener chez Uriel quand vous aurez fini. Et il a dit que vous pouviez reprendre du dessert !

Si ça marchait comme prévu, ils demanderaient du capoué, autrement dit du chocolat. Enfin en général, les jumeaux étaient adorables avec lui, et plutôt sages, et obéissants. Alors que d'après Uriel, ils étaient de vrais petits monstres sur pattes. Cer'ril tendit sa main de libre, ajoutant le geste à son invitation.
Les installer dans le jardin était le mieux, ils n'embêteraient personne, et le jardin était fermé. Et le jardin craignait moins qu'une chambre. Cer'ril leur fit un sourire éclatant, aussi bien à aux Jumeaux, pour ajouter à sa persuasion, qu'aux deux elfes pour s'excuser du dérangement.

-Vous venez ?
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MessageSujet: Re: Hey ! Voyageur ! Te fie pas à l'extérieur !   Dim 7 Aoû - 23:12

J'étais resté pétrifié jusqu'à ce que Rhys sorte, et que la porte se referme sur lui. Je me rendis compte que j'avais retenu ma respiration. Je la relâchai, et glissai lentement le long du mur jusqu'à avoir le cul par terre. J'avais encore du mal à assimiler ce que je venais d'entendre. Pas la partie où il m'avait dit que je ne le verrais plus. Non tout ce qu'il y avait eu avant. Je ne m'étais jamais rendu compte du mal que j'avais pu lui faire. Je ne m'étais pas non plus rendu compte que je l'embrassais lui plutôt qu'Uriel quand j'étais passablement éméché. Je n'avais vu ce qu'il ressentait, et il avait parfais été pendant longtemps absent de Celebalda. Et sa période la plus longue avait duré le temps de mon mariage, et quelques années après la mort de Nioreg.
Merde.
Je n'avais décidément rien compris. Et en prime je m'étais comporté comme un Orc à qui il manquerait une moitié de cerveau. Et je n'ai rien contre les Orcs. Rhys avait eu raison sur ce point, si j'étais incapable de faire ce pourquoi j'avais ouvert cette auberge juste après la Grande Guerre... J'étais en colère contre lui. Alors que je n'en avais pas le droit. Je l'avais rejeté après tout, je n'aurais pas dû être autant en colère, puisque je ne l'aimais pas comme ça ? Pas vrai ?
Ce que je venais voir, je ne l'avais pas vu souvent. Voire jamais. Rhys en colère était terrifiant. J'oubliais parfois qu'il était quand même le fils de Dämons. Ce dernier n'était pas connu pour son humour, et sa joie de vivre. Et j'oubliais que Rhys tenait de lui. Comme j'avais oublié à quel point tout ça était douloureux.
J'ignore combien de temps je suis resté le derrière posé sur le carrelage de mes toilettes, mais c'est mon serveur, Cer'ril, qui est venu me secouer.
Autant dire que je me fais rarement traité d'idiot. Mais ce simple : "Fin, t'es qu'un idiot", me laissa matière à réflexion. Cer'ril était celui qui était venu me trouver, pour s'en sortir. C'était lui qui avait eu des problèmes, pas moi. Et maintenant ? Je faisais certainement un bien piètre sauveur, et un bien piètre aubergiste. En plus, je me gavais de dessert depuis... Depuis qu'il était parti, après que je lui en ai collé une.
Je m'étais relevé, une ou deux minutes après l'apparition éclaire de Cer'ril. Je devais me reprendre. Je n'étais pas cette espèce d'elfe à moitié hystérique, en colère, et... Puis merde. Je pris la résolution de ne plus toucher aux gâteaux que je pouvais faire. Je tenais à garder mon physique de tombeur. Et, Cer'ril avait raison, j'étais un idiot. J'aurais dû être plus honnête. Maintenant c'était un peu tard...



Les jumeaux étaient encore venus, prendre un goûter. Je n'avais pas vu, ne serait-ce qu'un bout de chevelure blanche, de leur père. Deux capoués chauds, et deux parts de gâteau, au capoué bien entendu. Autrement dit, un gouter tout chocolat. Avec une pointe de chantilly. Et pour se réchauffer après un jour d'école pluvieux. Le temps était presque aussi maussade que moi. J'avais décidé d'arrêter les gâteaux, et ce temps habituellement passé à manger, je l'avais employé à nettoyer, jusque tard dans la nuit, les moindres recoins de mon auberge. Je crois bien qu'elle n'avait jamais été aussi propre. J'avais même redonner du lustre à mon mobilier, un coup de verni, un peu de peinture pour décorer le bois du bar. J'allais chercher les produits qu'il me fallait moi même. Andralis partit, je n'avais personne de confiance - et j'étais trop fier et pas assez stupide pour demander à Dryas le prince charmant de Cer'ril - pour aller me chercher les arrivages de poissons ou de viandes. Ou encore me monter les légumes et les fruits. Bien entendu, cuisiner et servir en salle m'occupait, de même que refaire les chambres. Et ce à tel point, que je donnais fréquemment à Cer'ril sa journée. C'était loin de déplaire au dryade, qui courait retrouver son Dryas. Liselle partie, je n'avais personne pour discuter littérature, à l'exception des visites d'Uriel - selon lui j'étais trop borné, trop fier, et oh un petit peu bête- ou encore celle de mon frère Nefbelethiel. Je me retrouvais d'ailleurs à garder sa boutique pendant une journée, pendant qu'il ouvrait celle de Dangweth, le fils de Piri était malade, et une ourse lui avait ramené un enfant qu'il fallait constamment surveiller.
J'avais donc laissé l'auberge à Cer'ril, après y être passé pour cuisiner le midi. J'étais revenu pour le service du soir. En général, j'étais celui qui fermait l'auberge, et aussi celui qui l'ouvrait. Et plus le temps passait, plus je demandais si je ne devais pas aller m'excuser et dire ce que je pensais vraiment. Seulement, avec ce que j'avais fait, pas moyen de revenir en arrière. Et Rhys respectait parfaitement sa promesse. Même tôt le matin, je ne le croisais jamais lorsque je descendais chercher mes livraisons. Sa forge était déjà ouverte, mais il n'était jamais en vue. Et j'avais fini par ne plus regarder. Cer'ril me disait de temps en temps que plus idiot, y'avait pas. Je me contentais d'en rire.
D'ailleurs, c'était soit Cer'ril qui raccompagnait les Jumeaux, ou bien Gogram qui venaient les chercher. J'évitais de le faire. Et quand je le faisais, je m'arrêtais au début de la rue, et les regardait jusqu'à ce que la porte s'ouvre.
Les jumeaux étaient repartis avec Cer'ril, tata Cer'ril plus exactement. Je débarrassai la table de leur gouter, avant de me rendre compte que je devrais la nettoyer, et ceux, jusqu'en dessous. Et si j'avais le malheur d'y poser ma main, elle y resterait collée.



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