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 Un voyage clandestin

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Plasma

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Peuple : Versipellis
Localisation : Forêt de Moorak
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MessageSujet: Un voyage clandestin   Lun 27 Nov - 17:14

Un vent frais soufflait dans la matinée tandis que les sabots de chevaux claquaient sur le sol du sentier bordé d'arbres et d'oiseaux chantonnant. Hein ?! Des chevaux ? Mais où suis-je ?! J'ouvris les yeux et sortît du tonneau dans lequel j'étais caché, observant avec stupeur l'intérieur d'une caravane dans laquelle dormait un homme assez jeune. Je sortis discrètement du tonneau, remarquant un autre tonneau plein de riz sur lequel une roue cassée était accoudée. Je me rappelais alors comment j'étais arrivé ici, j'avais vu cette caravane à l'arrêt à cause de cette roue cassée. J'en avais profité pour entrer et manger du pains, mais il semblerait que je me sois endormi. Encore heureux que je ne me sois pas fait attraper. Un peu stressé, je me mis à lui chuchoter:


- Dis, elle va où cette caravane ?

Très bonne question petitLe cocher semble vouloir vendre ces marchandises, mais il ne semble pas être fermier, il est accompagné d'une jeune femme assise à ses côtés qui est habillée en danseuse de rue et d'un guerrier assez bien armé qui marche aux côtés du véhicule. Celui qui est couché ici est le propriétaire du vanne. Il semblerait que nos hôtes soient des brigands se dirigeant vers Fendassë.


- Vite ! Il faut s'échapper, je ne veux pas y aller !


- C'est quoi ce bruit !



La caravane s'arrêtât.



- Arun ! Va voir ce qui se passe derrière !



Je me mis à paniquer, que faire j'observais mon Ombre, attendant une réponse, mais rien, elle restât muette. Pas le temps de réfléchir, un homme équipé d'une armure légère en métal et armé d'un espadon imposant bloquait maintenant la seule échappatoire...


Je suis un aventurier.
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Aluna
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MessageSujet: Re: Un voyage clandestin   Jeu 7 Déc - 16:43

Les Dieux ne m'avaient pas vraiment souris lors de mon passages à Iskandar, mais je n'avais pas besoin d'eux pour m'amuser. La route m'avait accueillit à bras ouverts et avec plaisir disait au revoir au désert, pour trouver le couvert de la forêt. Caché du soleil, je pouvais voyager de jour et profiter de la chaleur sans craindre l'éclat désagréable du soleil ; Mookara était plutôt tranquille, ou du moins ne comportait aucun danger à redouter pour une créature séduisante comme moi... et pourvu de quelques talents cachés.

Pensif, je progressais en marge du sentier pour être le moins possible remarqué et me questionnais tranquillement sur ma prochaine destination. J'avais déjà parcouru le Nord et le Sud plusieurs fois et profité de nombreuses formes d'activités amusantes, mais ne désespérais pas à l'idée de pouvoir en découvrir encore, dissimulés quelque part. Le plaisir venait aussi de la quête, la recherche, même infructueuse ; parfois l'on tombe même sur l'aventure sans l'avoir cherché.
Exactement comme le chariot arrêté au milieu du chemin. Prudemment, j'approchais sous le couvert des arbres. Un homme armé descendit de la banquette et s'avança à l'arrière. Ma curiosité fut piquée à vif, et mon estomac gargouilla pour me suggérer de demander un peu de nourriture au cocher et à sa dame, après avoir mis le garde hors d'état de nuire. Un plan à l'allure parfaite et ma cible s'éloignait d'elle-même à l'arrière.

En silence je progressais pour voir l'homme armé inspecter l'intérieur du chariot et bondit derrière lui ; mes doigts projetèrent des fils d'énergie rose sur lui et, d'habiles gestes de mes phalanges expertes, je le fis trébucher en arrière. Une fois étalé de tout son long, le souffle coupé par le choc, mon pied s'abattit sur sa tête pour l'assommer.
Je remarquais à ce moment la présence d'un jeune homme dans la caravane et réalisais devoir avoir l'air vraiment étrange ; surgir de nul part pour mettre à mal un homme sous ses yeux. Sans avoir honte de mon apparence, je savais qu'avec ma corne cassée, mon corps athlétique entièrement nu à l'exception de mon pantalon en toile, je devais avoir l'air plutôt étrange.
Ma longue queue de chair ondulant derrière moi, je m'approchais sans avoir au préalable vérifier si le garde était bine inconscient, et plantai mes yeux rose dans ceux du gamin, avec un air malicieux.

"Tu n'aurais pas quelque chose à manger ? Je meurs de faim."


"Pourquoi vendre son âme, quand on peut vendre son corps ?..."


~ Closer ~
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Plasma

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MessageSujet: Re: Un voyage clandestin   Mer 13 Déc - 23:33

Trop rapidement pour que je ne m'en rend compte, l'homme armé était maintenant à terre, remplacé par un homme torse nu avec des cornes dont une cassée. Cet homme me demanda alors si je n'avais pas de nourritures. Craintif, je dégainai ma dent de dragon en l'observant d'un air méfiant tandis que mon Ombre me fît signe de baisser les armes. Je la regardai, intrigué par son calme.

- Il ne te veut aucun mal Plasma, calme toi...


- Mais il peut être dangereux non ? Tu as bien vu comment il a vaincu cet homme bien armé alors qu'il ne l'est pas lui-même !



- Fait moi confiance. Baisse les armes et répond lui.




Je portai alors mon regard sur l'homme attendant une réponse, puis sur celui couché à côté de moi qui commençait à s'éveiller. Je ne savais que faire, mais voyant que la situation semblait calme, je rangeai ma dague et pris la forme d'un corbeau, puis d'un battement d'aile je pris un peu de hauteur dans la caravane. Mais le jeune homme couché était maintenant complètement levé et dégaina une dague de sa ceinture, me ramenant à ma situation initiale. Sous le choc, je fonçai sur l'épaule de l'homme cornu espérant une aide de sa part...


Détail:
 


Je suis un aventurier.
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Aluna
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MessageSujet: Re: Un voyage clandestin   Ven 22 Déc - 19:17

On fait tous des erreurs, dans la vie. Ne pas avoir vérifier l’état du soldat assommé en était une, mais bien maigre comparé au paquet d’autres, faites jusqu’à celle-ci. Cependant, je risquais de regretter vite celle-là, car du coin de l’œil mon nouvel ami changea de forme et vint trouver refuge sur mon épaule. J’ignorais les tenants et aboutissants de l’histoire passée avant mon arrivée, mais pas principe je n’étais pas du côté armé ; en plus, je devais être particulièrement sexy avec un corbeau sur moi.

Une dague pointée vers moi, j’eus la présence d’esprit de lever à moitié les bras pour montrer les paumes ; mon air décontracté n’était pas feint et je pouvais déplorer mon habitude de ce genre de situation.

"On se calme, vous avez fait une mauvaise chute on dirait..." lâchais-je simplement.

Mes lèvres essayèrent de détendre l’atmosphère — d’une manière chaste, j’avais un enfant sur l’épaule — mais aussi de détourner l’attention. Discrètement, j’envoyai d’un agile mouvement de l’auriculaire un fin fil d’énergie rose sur l’arme. Ainsi, il me suffit d’un tour de poignet pour essayer de lui arracher la dague des mains ; cela échoua, car sa prise était ferme sur le manche, mais il fut tiré en avant et mon coude percuta son torse. Même protégé, l’impact suffit à lui faire lâcher son arme. Je reculai alors et projetai d’un habile geste du pied la dague dans l’humus et les ronces, au bord du chemin.

"Vraiment, vous n’avez rien à manger ?" poursuivis-je avec un air amusé.


"Pourquoi vendre son âme, quand on peut vendre son corps ?..."


~ Closer ~
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MessageSujet: Re: Un voyage clandestin   Mer 24 Jan - 22:13

Ils avaient pris le chariot à un couple de pèlerins se rendant à Necuatica. C’était un bon chariot, en bois solide, tiré par un lézard du genre imposant, mais placide, et recouvert de toile claire. Arun leur avait barré le passage sur la route. Chizobo et Ismail les avaient pris à revers, armés d’arbalètes, et lui, Ghalib, il s’était contenté, sabre au clair, de demander au couple de descendre gentiment. Ils les avaient dépouillés et laissés au bord de la route. Le chariot contenait peu de chose, quelques affaires, un peu de nourriture, dont un imposant sac de riz. Ghalib et ses acolytes avaient achevé de charger le tout avec leur butin, quelques pièces de valeur, comme des tapis précieux d’Erzamar, des étoffes soyeuses venues de l’Empire de Morna, et plus rare, des rouleaux de fourrures blanches provenant du Nord. Ghalib ne donnait pas dans le grand banditisme, sa jeunesse s’était flétrie depuis longtemps, aussi se contentait-il de prendre ce qu’il lui fallait pour vivre confortablement.
Arun était le dernier arrivé. Le mercenaire avait été renvoyé de la célèbre compagnie des Aigles Rouges, commandée par Kestrel le Beau, et Ghalib l’avait repêché au fond d’une ruelle, dépouillé de son argent, cuvant son vin. Chizobo, c’était encore autre chose. Esclave en fuite, la jeune femme à la peau d’ébène se débrouillait suffisamment bien pour distraire les passant en dansant, Ghalib l’accompagnait en jouant du tambour, pendant qu’Ismail, délestait les spectateurs de leurs bourses. Ismail était comme son fils, encore jeune, parfois trop impétueux, mais encore obéissant. Ghalib savait pourtant qu’Ismail les quitterait probablement à leur prochaine halte, désireux de vivre de plus grandes aventures. Le genre d’aventures qui se racontaient dans les tavernes, glorifiées par les chansons des troubadours. Ghalib était trop vieux pour ses conneries. Ses cheveux blanchissaient à vue d’œil, même si son corps aux muscles noueux et secs restait robuste et vif. Ses yeux d’un bleu limpide, rieurs, contrastaient avec sa peau brune. Dans sa jeunesse, il avait fait tourner des têtes. Aujourd’hui, il n’était plus qu’un vieux brigand à la tête d’une étrange petite famille.
Quelque chose n’allait pas, aussi envoya-t-il Arun vérifier. Ils s’arrêtèrent et le grand mercenaire qui marchait d’un pas tranquille, se dirigea vers l’arrière. Ismail dormait dans le wagon, prit dans un sommeil dut à l’abus de liqueur d’abricots et de narcotiques, mais Ghalib n’était pas certains qu’il soit seul à dormir. Plus depuis qu’ils avaient fait halte au point d’eau, pour remplir leurs réserves et désaltérer le gros lézard qui tirait leur chariot et échanger quelques denrées contre quelques pièces. Ghalib ne volait pas toujours. Et les galettes à la viande grillée de la vieille du point d’eau avaient largement valu le prix.

Arun mettait trop de temps, et des voix s’élevèrent. Deux qu’ils ne connaissaient pas. Chizobo s’était déjà laissée tombée sur le sol, saisissant son arbalète. Le genre d’engin meurtrier, aussi noir que sa peau, qu’elle entretenait avec amour. Elle enduisait ses traits de poison des Xyl, cette saloperie paralysait et à haute dose, finissait par tuer. Ghalib prit la seconde arbalète, mais vérifia que son sabre coulissait bien dans son fourreau. Ils firent le tour, chacun par un côté. Arun et son espadon étaient étendus sur le sol, le nez dans la poussière de la route et Ismail n’en menait pas large non plus.
Chizobo prit place, carreau enclenché et pointé sur ce qui avait l’air d’être un Draemorog ou un Faë particulièrement rose. Ghalib mit également en joue celui qui avait visiblement mis Arun et Ismail dans un état second. Chizobo n’étant pas stupide, pas plus que lui, ils gardèrent une distance prudente.

-L’ami, si tu m’avais demandé poliment de te donner à boire et à manger, je n’aurais pas manqué de le faire.

Ghalib eut un sourire charmant qui s’effaça en suite. Il émit un bruit de bouche trahissant sa désapprobation.

-Je serais enclin à me montrer magnanime, puisque ces deux là sont encore vivants et seulement blessés dans leur fierté.

Chizobo ne tremblait pas, sa prise assurée sur son arme, le regard concentré sur l’homme – était ce bien un homme ? – avec un corbeau sur l’épaule. Les corbeaux n’étaient pas vraiment le genre d’oiseau qu’on trouvait à Mookara.

-Ghalib. Le piaf s’est pas un vrai.

-Je sais ma belle, fit le vieux voleur, un corbeau à Mookara, y’a qu’un métamorphe pour penser que ça passera. Alors que fait-on ? On vous tire dessus et croyez-moi, à cette distance... Ce sera même facile. Oh, pas d’entourloupe le Rose, je te vois venir avec des filins. Range-moi ça si tu veux pas finir avec du poison des Xyl dans les veines. Et oui, un seul trait et vous êtes morts.

Chizobo dévoila des dents blanches dans un rictus agressif, le doigt sur la détente. Ghalib voyait la magie, ses yeux étranges n’y étaient pas pour rien. Chizobo, elle, elle avait un peu en horreur les magiciens. C’était un putain de mage qui avait créé les bracelets d’esclavage. Elle en portait encore la trace autour de sa cheville. Une ligne claire, cachées par les sangles couvertes de franges et de piécettes de ses sandales.

-Ou alors, poursuivit Ghalib, on arrête là les hostilités et on se comporte comme des gens civilisés ?

Le voleur eut un nouveau sourire, engageant.

-Je suis pas le genre d’homme à laisser des cadavres derrière lui. C’est gênant pour mon humble activité.

La proposition de Ghalib était sincère. Il n’avait rien d’un assassin. Contrairement à Arun qui avait gagné sa vie en tant que mercenaire chez les Aigles Rouges, Ghalib, lui, avait toujours évité les tueries inutiles. Il en avait trop vu avec la dernière guerre d’Ysmyrr. Une boucherie qui avait rougi les plages de l’Andanorië. Le sang des morts et les cadavres avaient même remontés le fleuve. Il donnait dans le vol et la contrebande, mais tuer les gens… C’était mauvais. Les morts attiraient l’attention.

-Décidez vous parce que je n’ai pas toute la journée, et cette route est fréquentée. Autant éviter qu’une patrouille ou une caravane bien gardée ne nous trouve dans cette situation gênante… non ?


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