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 De Nargoryth à l'Eredmorn

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Pwyll
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Peuple : Métisse, Mi-Eldarin Mi-Lios
Second(s) Métier(s) : Guerrière
Localisation : En train de te regarder mordre la poussière.
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Date d'inscription : 01/09/2007

MessageSujet: De Nargoryth à l'Eredmorn   Jeu 23 Fév - 13:56

Ils allaient sortir de la Vallée, l'Ouest. Sortir par l'Est les auraient amenés dans l'Empire de Morna, et Pwyll avait rapidement compris que cela ne jouerait pas en leur faveur. Ils descendraient l'Eredmorn et traverseraient la limite Désertique jusqu'à Erzamar, où ils feraient une halte, avant de poursuivre vers Iskandar, puis Dalibor, Phirûn puis ils remonteraient par le Nord, jusqu'à Nirmala, où ils pourraient embarquer et suivre le fleuve Varilë jusqu'à Fendassë. Ils auraient pu prendre une route plus courte, en passant par le Nord de la Vallée, gagner Necuatica par les montagnes, mais le voyage n'était pas une course jusqu'à Fainros pour arriver à temps. Non. Ce voyage avait été soigneusement planifié avec les lieux que Pwyll voulait voir, elle qui n'était jamais aller plus loin que les limites de la Vallée de Nargoryth, marquée par les nombreuses tours de guet flanquées de postes de gardes plantés le long des frontières. Ils passeraient pas Necuatica au retour, après avoir pris le navire du retour dans un port du Nord et être de retour dans le Sud via le port d'Amunritis. Pwyll aurait aimé voir Dhaval, Hitokage, Akaash, Vorundar, ou encore Cemenwin, Suyera ou Eiren, ou même Vasundhara, mais cela devrait attendre un autre voyage.
Elle se rendait à Fainros. A Fendassë, elle serait reçue comme la princesse qu'elle était par la couronne andanoréenne, et ferait le voyage avec leur délégation jusqu'à Valin, puis jusqu'à Fainros. Elle participerait au Conseil de l'Alliance et puis pourraient pousser son voyage jusqu'à Celebalda, elle avait tenue à voir la capitale de l'Inwerin, le miracle des Géants Gris. Il n'y en avait pas dans le Sud. Et puis, elle pousserait le jeu jusqu'à passer par le Maëldan, pour voir la capitale. En attendant, ils devaient sortir des limites du royaume, mais son escorte était plus grande que ce qu'elle avait cru.

En quittant le palais, ils étaient moins d'une vingtaine, elle incluse. Elle avait fait ses adieux à son frère et à son homme lige. Ils avaient alors traversé Nargoryth, son équipage s'étaient agrandi et il s'agrandit encore dans la Vallée, jusqu'à la dernière tour de guet où ils firent halte. À Nargoryth, ils furent rejoint par Nimiane, une mage portant le titre d'enchanteresse dans la guilde, et trois autres mages, Myrddin, Vassa et Kemoru. Pwyll connaissait Kemoru pour l'avoir souvent vu avec Sachiko. Kemoru était un Narazŷl, métissé Mornien et Harpie. L'Enchanteresse Nimiane était une Harpie, d'une des familles qui vivaient à Nargoryth depuis sa construction. Myrddin était un elfe, et Vassa un Ai-Esu. Les trois portaient le même types de vêtements, d'amples robes fendues, laissant voir des chausses en peau de lézard, et des plastrons en peau et écailles. Elle nota que seul deux d'entre eux portaient des bâtons comme focus, l'Ai-Esu ne portait pas d'arme visible. Vassa se présenta d'ailleurs comme leur guérisseuse. Pwyll éprouva aussitôt de la sympathie pour lui, peut-être parce qu'elle avait une grande affection pour Sladjana, et que les Ai-Esu lui étaient devenus tous sympathiques. Les quatres mages ne portaient chacun qu'un sac, que Pwyll identifia comme des sacs sans-fonds, des petits bijoux de magie, coûtant une fortune, mais permettant de transporter beaucoup sans en sentir le poids. Et par beaucoup, Pwyll savait qu'on pouvait presque se faire une petite maison à l'intérieur des plus grands.
Aux portes, ils furent rejoint par trois autres escortes de petites tailles, une nobles et deux représentants des guildes des forgerons et des mineurs. Dame Shiral Vonoth, descendante d'une maison noble Mornienne de la province de Varaldak, était une diplomate qui travaillait régulièrement avec son frère. Pwyll la connaissait mais ne l'appréciait pas toujours. La noble voyait d'un mauvais œil les habitudes guerrières de la princesse. Dame Vonoth avait été son instructrice quand les affaires du royaume accaparaient son frère, et que Pwyll devait apprendre la géopolitique pour être prête à défendre Nargoryth lors des négociations au Conseil de l'Alliance. Dame Vonoth avait été une enseignante patiente mais stricte. Fort heureusement pour Pwyll son numéro de princesse barbare cachait simplement bien son jeu, et la noble avait été surprise de sa rapidité à comprendre les nœuds des jeux de pouvoirs. Elle savait que Dame Vonoth aurait les intérêts de Nargoryth à cœur, et qu'elle saurait comprendre des subtilités qui échapperaient probablement à Pwyll. La noble venait avec une servante, Isène, une jeune femme visiblement descendante des colons Falastois, avec sa peau pâle mouchetée de tâches de rousseurs et ses cheveux cuivrés, deux Draemorogs à l'air fermé, Sheknaash et Vaserhaad. Pwyll les prit d'abord pour ses gardes personnels, avant de se rendre compte qu'il s'agissait du second époux de la noble et de son beau-fils. Les deux étaient vêtus de cuir et de maille en métal nargori, et armés jusqu'aux dents.
De la guilde des mineurs vint Luotheng, un métissé orc aux muscles noueux, qui contrairement à ce que son apparence de brute pouvait laisser penser, était un fin négociant. Pwyll avait entendu son frère pester après lui. Enfin, de la guilde des marchands, venait Vimra Visjna, qui exportait le métal nargori jusque dans l'archipel de Norkemar. La Naga aux écailles vertes et bleues emmenait avec elle deux autres membres de sa famille, Shri et Malalaï, deux autres Nagas. Les trois femmes étaient armées de lances.  Avec cette délégation s'ajoutèrent une quinzaine de soldats, portant l'armure de Nargoryth, mélange de plaques, de cuir de lézard, d'écailles et de métal.
Dans la vallée, ils furent rejoint par une dizaine d'autres soldats et avec eux, autant de lézards et cinq garmans harnachés transportant des vivres. Pwyll songea à la lenteur que prendrait le voyage avec tout ce monde. Mais ce ne fut pas la fin.

Ils traversèrent la Vallée de Nargoryth, allant plein Ouest. Sur leur passage, les habitants des hameaux qui cultivaient la terre ou faisaient de l'élevage pour le royaume se massèrent chaque fois, et les saluèrent. Chaque hameau y alla de sa contribution, en offrant des vivres supplémentaires ou des spécialités à déguster sur place. Il leur fallut plus d'une semaine pour atteindre la lisière de la forêt et les pieds de l'Eredmorn. A la dernière tour de guet, ils furent rejoint par le seigneur Drazhan,  un autre noble, du genre que Pwyll appréciait, et qui passait sa vie à l'extérieur, à patrouiller dans les montagnes, goûtant peur la politique et les réceptions, mais qui était un excellent soldat et qui avait  à son service les meilleurs éclaireurs du royaume. Drazhan était un humain aux tempes grisonnantes, à la peau marquée par le soleil, quelques cicatrices plus pâles et des veines saillantes. Son nez avait été cassé à plusieurs reprises. Il salua Ayaé avec chaleur, et Pwyll put voir pour la première fois la naine grimacer. Drazhan était un peu bourru. Il apportait avec lui six éclaireurs en tenues plus légères que les gardes qui les escortaient et dont le nombre empêchait Pwyll de connaître leurs noms, même si elle finirait par les savoir au bout de quelques semaines de voyage. Pwyll aurait pu se sentir frustrée en sachant qu'elle avancerait lentement, mais peu lui importait. L'Eldarin en elle était ravie d'avoir le ciel au-dessus de sa tête, de respirer de l'air frai, même lorsque à l'approche d'un village, l'air s'était empli d'une odeur d'oignons épouvantable, alors que les fermiers chargeaient des centaines d'oignons et d'échalotes dans des chariots. Dans le village, d'autres tressaient oignons et échalotes pour pouvoir les vendre sur les marchés, tandis que d'autres encore les mettaient dans des caisses pour être envoyées ailleurs. Ils avaient aussi traversés les pâturages, où des moutons s'étaient enfuis à l'approche des lézards et de leurs énormes troupes. Des garmans placides les avaient regardés passer. Pwyll était satisfaite, excitée, et en même temps, elle appréhendait. Elle voulait voir d'autres choses, elle verrait d'autres paysages, des cités qui s'élevaient sous le ciel. Sladjana la taquinait gentiment, lui faisant remarquer qu'elle avait un souire presque béa sur les lèvres. L'Ai-Esu venait de l'extérieur, il ne pouvait pas comprendre la joie sauvage qui animait sa partie Eldarin à l'idée de pouvoir être libre. Même si Pwyll ne partait pas avec elle-même et sa moitié sauvage, et qu'elle avait une  mission à remplir, elle se sentait mieux qu'elle ne l'avait été depuis des jours.
Sararegui avait tellement eu de mal à la comprendre, pour lui, Nargoryth était chez lui, son royaume adoré. Tandis que Pwyll... et bien Nargoryth était loin d'être son royaume adorée. Elle se disait pourtant qu'elle aimait sa vie là-bas, mais sa rancune, sa colère, sa rage même, d'enfant, d'adolescente, à l'encontre de leur père, et de sa mère d'avoir aimé éperdument le roi, même lorsqu'elle était morte pour lui, d'avoir toujours dit du bien de lui, alors que Pwyll n'avait jamais reçu que son indifférence, pour un intérêt calculateur, de la désapprobation... Tout cela, elle s'y était accrochée, et peut-être qu'il était temps de le laisser derrière elle. Elle ne savait pas trop. Mais elle comptait profiter de ce long voyage et de bien se comporter avec Ayaé, qui avait été l'Ombre de feu le roi son père. Elle avait vu la naine lorsque Athelstan était venu voir la dépouille ensanglantée de sa mère. Elle ne l'avait jamais aimée, juste parce qu'elle était l'Ombre du roi, et qu'elle n'avait eu aucun geste de compassion pour l'adolescente en larmes qu'elle avait été. Le roi n'en avait pas eu non plus, alors que Nogaru était morte pour lui. Sararegui lui soutenait que leur père avait eu un cœur tendre, mais pour Pwyll, la chose était difficile à concevoir. Sa relation avec son frère avait failli voler en éclat, et se voyage était un moyen de la réparer. L'éloignement lui permettrait de grandir, elle en avait besoin. Elle serait absente de Nargoryth pendant au moins six mois, peut-être plus. Et si ce voyage se passait bien, elle comptait réitérer l'expérience et voir ce qu'elle ne verrait pas lors de celui-ci. Elle voulait voir la neige et les glaces du Nord, elle voulait voir le grand lac Halakai et les Monts Mokosh que la légende voulait faits à partir de la dépouille d'un dieu-dragon. Elle voulait voir la jungle des Kariathi. Elle voulait... elle voulait un morceau de liberté sans avoir à jouer à être une autre. Elle était aussi soulagée de ne plus avoir à passer pour une barbare sans cervelle, une ignorante à la force trop importante. Un rôle qui lui avait permis d'échapper à la cour, aux intrigues, et surtout aux demandes en mariage. Alors qu'elle avait tout vu, tout su. Ce qui se disait sur elle. Oh bien sûr, il lui était arrivé d'en profiter et de violenter un ou deux intrigants à la langue un peu trop bien pendues. Et elle se souviendrait toujours de Oilin Tagar, le jeune noble avait essayé de lui faire des avances et quand elle avait fait celle qui ne comprenait pas, il avait essayé de se montrer entreprenant. Pwyll l'avait balancé dans une des fontaines du jardin royal, depuis un balcon, quand il avait pris sa main pour la coller sur son entrejambe. Elle lui avait brisé le poignet en l'attrapant, et il s'était cassé une jambe et quelques côtes en tombant du balcon jusque dans l'eau glacée. Elle avait jouée les débiles plus que jamais ce soir là pour éviter un incident diplomatique. Avant de se faire rabrouer par Tjaar qui avait vu clair dans son jeu depuis le début. Tjaar avait eu l'air inquiet, plus encore que son frère. Elle pouffa à ce souvenir. L'Homme Lige de son frère tenait à elle, et parfois, elle avait l'impression, que cela allait plus loin que la mission de surveillance confiée par Sararegui. Mais cette fois, il était obligé de rester en arrière. Et elle, elle allait de l'avant.

Pwyll passa sa dernière nuit dans la Vallée, au pied de la tour du seigneur Drazhan. Ayaé profita de la halte pour passer en revue le programme du voyage, et Pwyll observa les chefs de l'expédition prendre les choses en main. Ayaé commandait le petit groupe d'origine, qui constituait la garde rapprochée de Pwyll et Erekiel était son second. Drazhan commandait les soldats avec un éclaireur nommé Nehara comme second. Dame Vonoth prit la tête des serviteurs, et Ilène, sa servante, occupait une position similaire à celle d'Erekiel. Un inventaire des vivres fut fait, et Ayaé reprit leur itinéraire, commenté par le seigneur Drazhan qui pointait des éléments sur la carte. L'enchanteresse Nimiane hochait parfois la tête. Les mages de Narazŷl sortaient souvent en mission pour la guilde, allant parfois jusqu'aux milles lacs de Norfendre pour les accomplir. Pwyll avait passé des heures dans les archives de la guilde, introduite par Sachiko, dont la mère occupait le poste d'Enchanteresse royale. Et Pwyll avait pu lire des rapports de missions toutes plus exaltantes les unes que les autres. La nuit fut entrecoupée du bruits des feus de camps, des rondes, des bruits provenant des dormeurs et des bêtes. Au petit matin, Sladjana la réveilla. Elle prit un petit déjeuné rapide, un thé noir bien chaud et des galettes de riz au sésame avec un peu de fromage aux fruits secs. Le camp fut démonté rapidement et efficacement, et ce qu'elle voyait comme une petite armée, se mit en route pour traverser l'Eredmorn.



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