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 Histoire d'Inwilis vol. 4 : De la Guerre de Lys à Nos Jours

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MessageSujet: Histoire d'Inwilis vol. 4 : De la Guerre de Lys à Nos Jours   Sam 24 Déc - 1:35

De la Guerre de Lys à Nos Jours

Esgal.

La Draemorog prit la tasse de terre cuite fêlée, la leva comme pour porter un toast à une assemblée, et but... de l'eau chaude. Elle grimaça, regardant d'un œil dépité les trois feuilles de thé au fond de la tasse. Elle n'en remercia pas moins son hôte. Et quel triste hôte en vérité. En guenilles, dépenaillé, et l'air misérable. Comme elle, avec ses bandages crasseux et son uniforme en lambeaux. Mais malgré ça, malgré son uniforme Mornien, il l'avait aidée. Elle eut un sourire, elle ne bougeait pas beaucoup. Elle avait quatre côtes cassées, et elle avait manqué de peu de voir ses entrailles répandues sur le sol. Sa cape rouge, signe qu'elle appartenait à la garde d'élite impériale n'était plus que de longs rubans boueux accrochés à ses épaules.

"Merci."

"C'est le moins que je puisse faire."

Elle rit. Un rit rauque, qui lui déclencha une quinte de toux, lui faisant cracher des gouttelettes sanguinolentes. Elle s'essuya les mains sur son pantalon, et vérifia en suite ses bandages.

"Tu devrais plutôt avoir envie de me tuer... "

"Pourquoi ? "

"Parce que nous autres, nous avons détruit ton royaume. Il ne reste rien."

"C'est la folie des Mortels qui a détruit l'Esgal. La folie, et des envies de grandeurs. Altare n'existe plus. Les champs et vergers verdoyants ne sont plus. Les bords luxuriants du fleuve ne sont plus. Et là dehors, il ne reste que des ruines, des cadavres, et de pauvres hères, comme toi et moi. Je crois que j'ai eu mon compte de tuerie."

La Draemorog le regarda avec un air indéchiffrable, avant de hocher la tête, gravement.

"Tu dis vrai."

"Alors contente toi de boire, nous repartirons demain, j'ai entendu parler d'un refuge dans la montagne. Peut-être trouverrons nous un semblant de paix."

"J'aspire surtout à un repas, et un bain. Oh oui, un bain."

Il se mit à rire à son tour.

"Un bain, ce serait bien oui."
Souvenirs.


Archives de la cité royale de Bois-Blanche, Dhaval.

"Nous avons appelé Altare à notre aide. Les Morniens sont partout dans les montagnes, et quand ils descendront, nous serons perdus. Nous ne pouvons pas tenir. Nous n'avons pas assez de soldats, et nous avons enrôlés tous ceux qui pouvaient l'être. Nous avons fait évacuer les autres. Nous savons d'ores et déjà que certains n'atteindront jamais leur destination. Les Morniens ont planté leurs têtes sur des piques le long des routes. Nous sommes encerclés. La cité est en état de siège. Nous n'avons pas assez de nourriture. Nos défenses... Que dire de nos défenses ? Elles n'ont pas été entretenues ces dernières années. Pourquoi l'aurions-nous fait ? La paix régnait partout dans le Sud. Forbesii Nil'Dae s'était efforcé de changer les relations entre l'Empire et le reste du monde. Nous avons prospéré. La paix rétablie, le commerce était florissant. Jamais nous n'avions vu, eu autant de richesse. Jamais nous n'avions soupçonné... Non, nous savions, si non comment aurait-il tenu depuis si longtemps ? que l'Empire possédait autant de richesse. La soie, ah la soie. D'autres diront que les céréales de l'Empire nous ont évité la famine. Ah, comme je regrette les moments où nos rues ne désemplissaient pas, ou les marchandises coulaient à flot ! Mais à présent... il est trop tard. Jamais meurtre n'a été plus cruel que celui-là. Lys Paavali était une beauté,  une douce jeune femme, certes de petite famille, mais elle avait réussi à conquérir le cœur d'un grand monarque, comme la première Eire avait conquis Meadharan du temps où les Dieux parcouraient encore librement notre monde. Notre monde était promis à la paix, à la richesse. Mais rien de tout ceci n'arrivera. Le mariage, les futures alliances, n'ont plus aucune chance d'exister. Plus aucune. Lys est morte, et avec elle tous nos espoirs. La colère de l'Empire n'a pas été longue. Nous savions déjà quelles conséquences cela aurait, mais nous avons, fous que nous sommes, continué d'espérer que cela ne se produise pas. Pendant quatre années, l'Empire a été plongé dans le silence, et nous avons bêtement cru que la vengeance ne viendrait pas. A présent, les légions sont à nos portes. Et personne ne viendra nous aider. Personne. "

"Nous ne tiendrons plus longtemps. Les renforts d'Altare arriveront trop tard. Nous sommes retranchés derrière nos dernières fortifications. L'enceinte principale est tombée, il ne reste que des braises de Bois-Blanche. Seul le palais et sa cité tiennent encore. J'ai toujours le fol espoir de voir poindre nos bannières au loin, d'entendre le son de nos cors. Mais rien ne vient. Si. Un dragonnier est venu, mais est reparti quand les dragons de l'Empire lui ont donné la chasse."

"Ils ont percé une brèche. Je ne m'attends pas à survivre. Ni même à ce que cette missive te parvienne. Je t'espère saine et sauve. Pardonne moi. Mais si je ne pouvais l'avoir, alors lui non plus. Je l'aimais tellement. Sans doute trop. Elle était ma folie, et sa mort sera ma perte et celle de Bois-Blanche. Je prie pour que tu trouves la force de me pardonner. Ah ma chère épouse. Pardonne moi."
Correspondance de Faysal de Jorlind, Gouverneur de Bois-Blanche, assassin de Lys Paavali, lettre à son épouse, Almira.



Vorundar, Empire de Morna.

"Après que Bois-Blanche soit tombée, l'Empire y installa son point de chute, et ses légions se déployèrent dans tout l'Esgal. Les Esgaléens fuirent devant la colère de l'Empereur et son bras armé. Ils avaient osé lui prendre sa future épouse. Ils avaient osé lui arracher la vie. La sienne et celle de son enfant à naître. Le corps de Lys ne fut pas rendu à l'Empereur, et quand il fut certain que les Esgaléens ne le remettraient pas, les légions se mirent en marche. Car le cœur de Forbesii Nil'Dae n'était plus, mort avec sa bien aimée. Oh vous les auriez vu. Si resplendissants. Il n'est pas de plus grande honte à ce jour que la mort de Lys. Les légions avancèrent, et Altare finit par enfin réunir son armée pour les affronter. Le conflit, si rapidement commencé, s'éternisa, s'étira. Des périodes de calme relatif se succédaient à des périodes de combats sans merci. Peu à peu, le royaume de l'Esgal fut détruit, sa population poussée à bout. Les réfugiés affluèrent aux portes d'Altare, d'autres prirent la mer, comme les premiers Andanoréens. Les légions réduisirent des cités entières en cendres, des centaines d'esclaves furent envoyés dans l'Empire, participant dans les mines, les champs, et même sur le champ de bataille à détruire leur précieux royaume. Mais Lys était morte, et Forbesii avait déjà prouvé sa valeur sur un champ de bataille. Et s'il était diplomate, il n'en restait pas moins un Mornien, un grand stratège, un esprit cultivé, mais retord, et surtout, doté d'une puissance sans précédent. Personne, pas même les Cyriacans, n'avaient subi la pleine puissance d'un Empire de Morna uni et organisé. Même Messara la Sanglante n'avait pu réunir autant de soutiens, de troupes.
Les Esgaléens demandèrent l'aide du Nord. L'Alliance refusa de s'impliquer dans le conflit, malgré les nombreuses tentatives du Falast pour faire plier les autres royaumes. Les Légions avancèrent pourtant plus ou moins difficilement, mais finalement, elles parvinrent à encercler Altare, à couper la capitale du reste du royaume, et à étendre leur puissance sur le reste. "

"Et ces fourbes de Cyriacans attaquèrent les Gorges, source de conflits depuis des siècles entre Cyriaca et l'Empire. Le Bahram commença par repousser les Morniens, les chassant de ses anciennes cités frontalières, les reprenant. Averti, Forbesii Nil'Dae prit une partie de ses légions et rebroussa chemin, défendant son Empire. A Hitokage, la sœur de l'Empereur tenait l'Empire sous sa houlette, fournissant vivres et matériaux aux Légions, tenant l'Empire uni pour son frère. Elle envoya des légions contrer les Cyriacans, attendant le retour de son frère. L'Empereur laissa le siège d'Altare aux mains de ses plus loyaux généraux, avec à leur tête, Argental Tar Sùrion, natif de l'Esgal, il avait juré de se venger de sa famille. Sa loyauté à l'Empereur, et surtout sa haine et sa ténacité faisait de lui le mieux placé pour prendre la tête des forces Morniennes en Esgal. L'Empereur lui fit l'honneur de lui laisser une dizaine de Capes Rouges, garde d'élite. Et Forbesii Nil'Dae revint sur les lieux de ses triomphes passés pour combattre, avec à ses côtés les seigneurs des provinces de Qungorim et Akaash, le Samildanach Len Wë, et Uranach Vordorun, dragonnier prodige. "

"Altare chuta, et la nouvelle de la désolation parvint rapidement aux oreilles de l'Empereur. La perte de ses troupes, de ses fidèles généraux et amis, ajouta au chagrin déjà grand de l'Empereur. Forbesii Nil'Dae sut qu'il lui fallait mettre un terme à cette folie. Cette folie qui était la sienne. Alors il provoqua Meadharan, le roi Immortel, en duel. Ils se battirent sur les hauteurs de Vasundhara. Un duel qui resta dans les mémoires de ceux qui y assistèrent comme le plus grand qu'ils aient jamais vu depuis la Chute de Mokosh, ou le Dieu-Dragon défendit chèrement sa vie. Mais Forbesii Nil'Dae finit par succomber, percé de milles blessures, mais non sans avoir touché à plusieurs reprises le roi Immortel, prouvant qu'il pouvait lui aussi saigner. Alors, Uranach Vordorun s'élança avec Exarcan, son puissant dragon dans les airs pour aller reprendre la dépouille de l'Empereur des mains de ses ennemis. Il transporta son Empereur jusqu'à Hitokage, avant de reprendre la lutte, et de tenter de conserver les Gorges. Son courage et son sens de l'honneur lui valurent la mort. Les Cyriacans, honnis soient-ils, tuèrent Exarcan. Uranach tomba avec son dragon, et fut emprisonné. Il fut plus tard exécuté à Eiren. Et l'Empire de Morna tout entier jeta la honte et le déshonneur sur Cyriaca."
Récits de la Guerre de Lys, par Ueda Takarai.



Erzamar, Esgal.

"Ouais pis on sait comment elle finit la guerre de Lys. Des conneries toutes ces histoires d'amour, d'honneur, de vengeance. Tout ça, c'est que des conneries. L'Empire a détruit l'Esgal, mais les Esgaléens n'ont pas fait grand chose pour se sauver eux-même. Nan, ils ont appelé le Nord, comme si les Nordiques auraient pu faire quoi que se soit pour tenir tête aux légions. Nan. Et puis, la guerre de Lys, elle s'est finie brutalement. Tellement brutalement que plus personne ne sait où elle est enterrée la fameuse Lys. Son tombeau, il a disparu comme tout le reste du royaume. La Chute. La Chute d'Altare. Ah ça, c'était une vraie catastrophe. Les Andanoréens, pour eux, une catastrophe, c'est quand le Kraken commence à couler des navires. Nous, en Esgal, c'est quand les tempêtes de magie parcourent le pays, et entraînent dans leur sillage des tas d'Abominations. Parce que ouais. Quand Altare a été détruite, ça a foutu un bordel sans nom. Y'avait tellement de magie dans l'air, qu'elle a fini par péter, et l'explosion, elle a pas fait que rayer la capitale de la carte, nan, elle a soufflé tout l'pays. Elle s'est épuisée après la frontière Andanoréenne, et y'a eu que l'Eredmorn pour l'empêcher d'atteindre l'Empire et Cyriaca. J'peux te dire que plus personne n'en menait large. Ils ont tous fui, ou cherché à fuir. Y'en a qui ont pas eu cette chance. Des milliers de gens sont morts. Les trois quart de la population. Rien que ça. Il restait plus que des cendres et du sable, de la terre corrompue, et des pluies acides. La magie, ça, la magie corrompue, elle est restée longtemps sur le pays, et personne ne pouvait approcher d'Altare. Quand elle est retombée, les Abominations grouillaient de partout. Ces créatures, elles sont des centaines, des milliers. C'était les gens d'Altare, les Esgaléens, mais aussi des Morniens. La magie n'a épargné personne. Et à Altare, quand on a envoyé des prêtres de Mithlan, ils ont vu l'horreur. Y'a des gens figés dans la mort, comme ceux atteints de la Crayeuse, sauf qu'ils tombent pas en poussière après, nan, ils restent là, figés. C'est pas beau à voir. Oui je les ai vu. Y'en avait partout autour d'Altare, un vrai charnier. Sauf que, c'était pas comme des vrais cadavres. Y'en a qui se sont changés en Abominations. Y'en a qui se réveillent, et qui sont encore eux-mêmes, et ceux là, je les envies pas. Les capes grises qu'on les appellent. Il parait que c'est le Gardien et sa prêtresse, une gamine envoyée par les Dieux pour lui donner un peu de compassion, qui s'occupent d'eux et qui les ramènent dans le monde des vivants. Sauf qu'il ne reste rien de ce qu'ils ont connus. Et ces enflures de chasseurs de trésor, ces charognards, y'en a plein qui ont disparu. Ils se sont faits bouffer. Et ceux qui sont revenus, ils ont été maudits, ils se sont mis à pourrir sur place. De l'intérieur. Un vrai carnage. Et quand la pourriture atteint le cerveau, ils deviennent aussi dingues que des chiens enragés.  Et en suite, faut brûler les corps, pour éviter que ça se propage. Alors, les prêtres de Mithlan, ils y sont retournés à Altare. Et ils ont prié. Longtemps. Et Mithlan leur a répondu. Et le Gardien est arrivé. Et après, y'a eu la gamine avec lui. Et les capes grises. Bah ! Selon moi, ça n'a rien changé. Y'a toujours des Abominations, y'a toujours des fous pour essayer d'aller piller la capitale fantôme. Et y'en a toujours pour ne pas revenir, ou revenir mais comme des morts en sursis. Contrairement à la Crayeuse, y'a rien à faire contre la Putricide. Rien.
Et tu sais quoi, tout ça, la magie, les tempêtes, les morts, ça n'a pas empêché ces couillons de chercher à se venger, de profiter, de courir derrière les légions qui cherchaient juste à rentrer. J'crois bien que les Morniens, ils avaient compris plus vite, la folie qui les avait pris. Mais les autres, ils avaient plus rien à perdre, enfin, les Cyriacans, ils ont eu les yeux plus gros le ventre. Et cette fois, le Nord s'en est mêlé. Eux aussi, ils ont fini par être affecté par cette saloperie de guerre. Plus d'épices, plus de sucre et d'huiles, plus de soie, plus rien ne venaient du Sud. Alors, Dol Blathan, cette bande de culs serrés avec leurs grands airs, ils ont menacé, et le Maëldan aussi. Et les Andanoréens, ils ont aussi bougé leurs culs, quand ils ont senti que les Esgaléens sans patrie, ils allaient atterrir chez eux. Et puis, hé, y'a tout le Sud de leur royaume qui s'était fait souffler, et eux, ils avaient déjà connu tout ça, avec la Purge, et on aurait pu croire, que bon, ils auraient essayé d'arrêter cette guerre. Mais rien, sauf quand il a fallu sauver leur peau. Du coup, on s'est pas gêné pour leur piquer leur territoire du Sud. Parce que ouais, après tout ça, la vie a repris. Sur les cendres, y'a des villes qui ont poussé. Iskandar, Dhaval, et Erzarmar. Alors, ouais. Moi, en voyant tout ça, je te le dis, l'amour, l'honneur, les grandes intentions, tout ça c'est des conneries. Mais quoi, faut bien des raisons pour s'étriper par vrai ?"
Discours d'un rescapé de la Chute d'Altare, mendiant dans les ruelles d'Erzamar.



Camp de Lyvsanna, Cemenwin.

"Ah ça ! Elle l'a bien eu ! Elle est grande et belle notre reine ! Oh ça oui ! Elle a de la suite dans les idées ! Elle a su patienter, avant de tous leur tomber dessus ! Oh ça, ouais ! Elle a su se venger de ceux qui l'avaient chassée. Et le grand Usurpateur, il l'a jamais vu venir. Jamais. L'imbécile. Alors je bois à sa santé ! A Morwen Nil'Dae ! la reine qui façonna son royaume ! Reine des Nocturnes ! Reine des colériques et des soiffards de justice ! Ah pour sûr, elle nous a permis de nous venger. Et quand elle a lancé sa guerre, ils sont nombreux à être venus la rejoindre, quelle gloire ! Et quand les Hale sont venus, ah ! Quelle gloire ! Chyrrlian n'a rien pu faire d'autres que de lancer ses légions, par les Dieux, elle leur a tenu tête. Avec trois fois rien. Elle l'a battu, autant à la guerre qu'au jeu de la diplomatie, elle l'a battu ! Et la voilà reine ! Après soixante dix ans d'exil, elle est revenue. Et en dix années, elle a réussi à lui couper l'herbe sous le pied. Ouais, je suis admiratif. Quand elle est partie, elle a du s'enfuir pour ne pas se retrouver avec la tête au bout d'une pique. Ce salaud de Chyrrlian a bien monté le reste de l'Empire contre elle, elle ! La sœur du plus grand empereur qu'ait connu Morna après Morna et Hitokage. Et ouais ! Forbesii, ça ! ça c'était de l'Empereur. Elle aurait dû prendre le trône. Mais l'autre. L'Usurpateur. Il l'a trahie, et il a pris ce qui lui revenait. Et il en a profité pour passer par le fil de l'épée tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui. Et elle, oh, ma belle reine, elle a trouvé refuge à Dol Blathan. Et il n'y avait qu'elle pour les tirer de leur torpeur. Elle a toujours déchaîné les passions notre belle princesse. Et voilà ! Elle a les Primys et les Blathanae à ses pieds ! Et voilà, qu'ils l'aident à construire son royaume. Tu vois un peu le Dôme ? Il y'en aura bientôt partout, et Cemenwin deviendra un royaume où les Nocturnes pourront marcher à la lumière du jour. Aha ! Ouais, j'ai peut-être une gueule d'Abomination, mais je pourrais connaître la caresse de l'astre du jour. Le regarder peut-être même ! Moi je n'ai connu que la lumière de la Lune. Ah ça, tu n'imagines même pas ce que ça représente pour nous. J'imagine qu'il va falloir se battre, parce que l'Usurpateur ne laissera pas passer ça, mais on se battra. Elle a été là pour nous. Alors nous serons là pour elle. Elle les mérite mes éloges ! On en parle pas assez, mais pendant que son frère faisait la guerre au monde entier, elle, elle a toujours porté l'Empire à bout de bras. Elle, elle aurait aussi fait une sacré impératrice. "
Nocturne fêtant la victoire de Morwen Nil'Dae et la fondation du royaume de Cemenwin.


Portes de Dhaval, Esgal.

"Je n'ai jamais vu autant de mages. Pas depuis la guerre. Et j'crois que même pendant la guerre, y'en avait pas autant dans un seul et même endroit. Tu le crois ça ? Y'en a même qui viennent de l'Empire, de Dol Blathan. Il y a même trois mages de la guilde d'Amaurea. Dont deux célèbres, Sidwell et Ashenga'ar. Tout ça pour construire une route. Une route capable de repousser les Abominations. Une route capable d'offrir la sécurité à ceux qui l'emprunteront. La Piste Brune que ça va s'appeler, parce que le chemin sera brun, pour que ceux qui le suivent puissent le reconnaître. Ils vont s'y mettre tous ensembles pour la bâtir. Ah ceux là, là bas ? Avec les armures étranges et les lézards. C'est des Nargors. C'est la première fois que t'en vois ? Ouais, ils descendent pas beaucoup de leurs montagnes. Je devrais même dire sortir de leurs montagnes. Leur cité, elle se trouve à l'intérieur. Leur royaume, il se trouve sous terre. Un cadeau de la déesse Bahena, quand, des réfugiés et des soldats fatigués se sont retrouvés à chercher un endroit où monter un camp. La déesse leur a ouvert la voie, et ils ont trouvé une vallée. Ils y sont restés, et les mages avec eux, ont creusé la montagne, façonnés des portes, et elles sont restées fermées longtemps. Jusque longtemps après la guerre. Et quand ils sont sortis, autant te dire que personne n'a eu l'idée de leur chercher des noises. Ils sont sortis comme des revenants de sous la montagne, et ils sont venus aider à construire Dhaval. La cité suspendue, elle existe grâce aux mages Nargors. Alors quand vous irez leur porter à manger, vous ferez preuve de respect. "
Seiryn Liel, intendante à Bois-Blanche, aux serviteurs, lors du départ de la fédération des mages pour la construction de la Piste Brune.

Girisha, Cyriaca.


"On dirait que Chyrrlian Kaliciar n'aura pas l'occasion de fonder une nouvelle dynastie. Il est mort, et sa tête orne les portes d'Hitokage, en compagnie de celles de ses plus fidèles serviteurs. Un vrai massacre parait-il. Mais est-ce vraiment étonnant de la part du Monstre des Tar Sùrion ? Il a bien massacré sa propre famille pendant la Guerre de Lys, et de ses propres mains. Ceux qu'il n'a pas eus, la Chute s'est chargée de les avoir. De là à dire que la Chute a été provoquée par lui, non. Quand même pas. La Chute ne l'a pas épargné lui aussi. Enfin, j'imagine que ce nouvel empereur a eu la tâche facilitée par la défaite de Chyrrlian. Il a essayé de reprendre les Gorges. Après la guerre civile et Morwen Nil'Dae qui lui a pris un morceau de l'Empire, il a essayé de redorer son blason comme il a pu. Mon grand-père aurait pas été surpris de le voir se tourner vers les Gorges. Tous les empereurs finissent par se tourner vers les gorges quand ils ont besoin de gloire pour éviter de perdre leurs têtes. Non, ça ne suffit pas toujours. "
Arlathan'thaes, petit fils de Mathara'Thaes, gradé du Bahram.




Fendassë, Andanorië.


"Les temples ont sonné pour la mort de la reine Neijaya. Ils ont sonné pour le couronnement de la reine Ayala. Et ils sonnent encore pour sa victoire. Enfin, si on peut appeler ça une victoire. Cette troisième guerre d'Ysmyr a mis le royaume à genoux. La jeune reine a réussi à arrêter le massacre, en négociant une trêve, mais elle a dû s'appuyer sur des compagnies de mercenaires, et ça, le trésor va en souffrir pendant longtemps. L'argent, elle va devoir le trouver ailleurs, pour pouvoir finir de les payer, et avec les cultures parties en fumée, notre jeune reine va devoir faire preuve d'inventivité pour remplir les caisses. La guerre a dû aussi saigner les renégats, la paix, ils l'ont voulue aussi. Je crois que la mer d'Ysmyr n'avait pas été aussi rouge depuis la guerre pour les Pharazras. Et encore, les cadavres ne remontaient pas dans l'estuaire. Le Kraken ne s'est même pas donné la peine de les manger. A la fin, les mers étaient impraticables, Isanath était tellement en colère, que les eaux et le ciel étaient déchaînés, on avait jamais vu ça. Depuis que la trêve a été conclue, les tempêtes ont cessé. Les filles d'Isanath sont revenues. Et le commerce avec le Nord aussi. "
Bribes de discussions de Dasyra Nevaris, marchande Fendasséenne.




Pern, Falast.


"Le Maëldan s'en tire bien. Le roi Parthalan des Fearghas a su apaiser les centaures. Ils sont maintenant reconnus comme des clans, au même titre que les autres. Les Falastois ont été moins diplomates. Je me tiens au milieu de ce qui reste de la cité de Pern. Nous nous sommes assurés qu'aucun centaure n'avait passé la frontière. L'Inwerin n'aurait jamais toléré d'abriter les meurtriers du roi du Falast. C'est probablement la dernière rébellion centaure en Falast. Ils ont été battus, les Griffons et les Dragonniers ont fini par les avoir. Malgré de lourdes pertes, et huit années de guerre. Les marches du Nord du Falast sont... fumantes, à défaut d'un autre terme. La reconstruction prendra du temps. Je suis bien aise que nos conflits ne dégénèrent pas de la sorte en Inwerin. Ah. J'écris comme un Prymis ou un Blathanae. Je devrais peut-être faire plus attention à mes paroles."

"Le roi Méliès n'est pas mort. Son état est critique. J'ai offert de l'escorter jusqu'à Or Blanc. Peut-être que les prêtres pourront le soigner, bien que cet espoir soit mince. Dorlaith Haradiel a pu l'approcher, apportant son aide aux guérisseurs royaux, et selon elle, le roi du Falast, s'il se réveille un jour, ne sera plus jamais le même. La régence est assurée par son frère, Densham, le Duc d'Olmbryn. Il est soutenu par son père, le vice-roi, et par quelques nobles paires. Ses preuves restent encore à faire, malgré le fait qu'il ait finalement écrasé cette rébellion. Il a le respect des Griffons d'Argent. Mais cela ne suffira probablement pas à empêcher les marquis de Pern, Belerine et Dain de réclamer réparation et justice. La colère continue de gronder, et même les centaures alliés à la couronne risquent leurs vies. Le régent va devoir faire preuve d'habileté s'il ne veut pas se retrouver avec un génocide centaurin... "

"Les Griffons d'Argent restent stationnés dans le Nord, ils maintiennent l'Ordre. J'ai eu vent qu'ailleurs, les Griffons maintenaient aussi l'ordre dans tout le royaume. Des hardes centaures alliées sont arrivées à Pern, elles viennent aider à soigner les blessés et remettre Pern sur pied. Je ne saurais que trop vous enjoindre à faire accepter à l'Yrealith d'envoyer des guérisseurs et des bâtisseurs pour aider les Falastois. Le Maëldan envoie déjà des vivres."
Missive de Galadrien Vaennyrian, seigneur d'Oriniel, au Seigneur Lyrion Vaennyre de Celebalda.


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