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 Epée, porte et petit déjeuner

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Inwë
Samildanach
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Peuple : Elfin, avec des origines un peu mystérieuses.
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MessageSujet: Epée, porte et petit déjeuner   Mer 7 Sep - 16:40

Elle regardait la porte depuis... Depuis au moins dix minutes. C'était la porte de l'ilmarin de tonton Uriel, il était quelque part dans l'ilmarin, elle entendait du bruit, elle devait frapper depuis un long moment mais n'osait pas, peu sûre de ce qu'elle allait dire même si elle savait le but. Il fallait que son tonton lui apprenne l'épée. Elle avait attendu huit mois avant qu'Apa lui dise qu'elle était assez grande. Et aussi que ça allait suffisamment bien à l'école.
Ça c'était trèèès important, il ne fallait pas qu'elle ne travaille pas à l'école pour apprendre l'épée, et pouvoir avoir son épée à elle, et pouvoir devenir dragonnière. Oui, elle mettait le D devant dragonnière, ce qui était plus juste au niveau de la langue lui avait dit Apa et la maîtresse. Elle avait aussi fait des progrès quand elle parlait, elle avait moins tendance à zozoter quand elle faisait bien attention, mais quand elle parlait trop vite ça revenait rapidement et les gens avaient parfois du mal à comprendre. Elle inspira encore une fois avant de lever le bras... Et de tourner sur elle-même en cherchant ses mots.  


[Calme toi, il ne va pas te dévorer. Demande lui gentiment en lui disant que ça te tient à cœur. Et même s'il refuse, tu trouveras un autre professeur.]

[Mais c'est Tonton que je veux en professeur, il est génial à l'épée, il est garde depuis longtemps, je le connais depuis longtemps, ce sera que lui qui serait le meilleur choix...]

[Tu crois qu'il pourrait te dire non ?]

[Je crois pas, mais il pourrait… Non ?]

Elle regardait sa dragonne qui la regardait à présent. Adma devait être plus vieille qu’elle, mais en fait elle avait des moments où elle n’était pas plus sage que l’elfin. Et si son tonton refusait, Inwë ne savait pas trop à qui d’autre elle pourrait demander. En plus elle ne voulait pas quelqu’un d’autre…

[Allez ! Demande-lui ! Frappe et prend ton courage à deux main, il n'entrainera pas une bipède complètement apeurée à l'idée de poser une simple question, ça au moins c'est sûr !]

Inwë eut un sursaut et une grande inspiration. Adma avait soulevé un bon point.

-Tu as raison !

La fillette se tourna et toisa la porte de son mètre cinquante. Si elle était incapable de frapper et de poser une question, qui pourrait croire qu’elle pourrait apprendre à utiliser une épée et à voler à dos de dragon ! Elle avait l’apparence d’une fille de quatorze ans presque quinze, alors elle était assez grande, assez forte pour demander à son oncle de la prendre sous son aile non mais ! Il ne lui dirait pas non en plus, même si il fallait qu’elle prenne un air tout mignon pour l’attendrir en dernier recours.
Elle frappa d’un geste sûr et attendit que la porte s'ouvre, se campant fièrement sur ses jambes, attendant qu’on ouvre et qu’elle puisse enfin s’exprimer. Les pas se rapprochaient, il arrivait. Et quand la porte fut ouverte, elle s'inclina précipitamment comme les élèves devant leur maître d'arme et parla très vite.


-Tonton z'il te plait apprend moi z'a manier une épée !!




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Uriel Belestari
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MessageSujet: Re: Epée, porte et petit déjeuner   Ven 9 Sep - 15:37

Le petit matin baignait le jardin d'une lueur bleutée, lui donnant des airs fantomatiques. Celebalda s'éveillait, et je pouvais déjà entendre, provenant d'en bas, les premiers bruits des forges qu'on rallume, des chariots que l'on pousse, et les pas sur le bois de la rue... Et il y avait ceux qui allaient se coucher. Gogram m'embrassa sur la joue, s'étira, bailla, me jeta un regard équivoque quand je le suivis des yeux, mon regard s'attardant sur la cambrure de ses reins. J'eus un sourire et secouai la tête. Il fit la moue, mais se contenta d'emporter sa tisane à l'étage. Malgré sa forme de jaguar, ou peut-être grâce à elle, mon compagnon avait trouvé un poste dans une des écuries. Depuis quelques jours, il y travaillait de nuit, et rentrait au petit matin, comme aujourd'hui. La cuisine derrière moi dégageait des odeurs alléchantes. Nous avions réchauffé des fèves au sirop d'érable et au lard, et fait frire du pain dans du beurre salé. Gogram avait mangé, pendant que j'avais profité de la salle d'eau. Mes cheveux étaient encore légèrement humides, bouclant allègrement sur mes épaules. J'étais pieds nus, il faisait encore suffisamment bon pour pouvoir sortir dans le jardin sans porter de chaussures le matin. Dans quelques semaines, l'air serait trop frai pour le faire. Je refermai la porte du jardin, estimant que mon thé avait suffisamment infusé.
Je me versai une bonne louche de soupe de fèves fumante, dans un bol, et tartinai de fromage frai aux herbes une des tartines de pain frit que je déposais sur une assiette, à coté d'une salade de pousses relevée. Je soulevai le couvercle de la théière. Le thé dégageait un parfum puissant. J'avais payé une petite somme pour en avoir, mais j'adorai ce thé noir mornien, parfumé aux fleurs et aux fruits.
Alors que je m'apprêtai à m'installer, on frappa à la porte. Je jetai un coup d’œil à la pendule. Celle-ci était faite d'un disque d'ardoise noire, les chiffres et les aiguilles étaient faites de bronze. Le mécanisme était collé à l'arrière du disque, là où était également estampillée la signature de l'horloger de Fainros où j'avais acheté cette petite merveille. L'heure était matinale, et je me demandai qui pouvait venir interrompre mon petit déjeuné. Je ne prenais mon service au palais que plus tard dans la matinée. A moins qu'il y ait un problème. J'adressai une prière à Asti pour que ça ne soit pas le cas, et qu'on me fiche la paix. Je sortis de la cuisine, traversai le petit couloir au plafond bombé, levai le nez vers les escaliers, Gogram passa la tête par la porte de la salle d'eau, j'haussai les épaules, et il disparut dans des volutes de vapeurs. Les coups à la porte avaient été assez discrets, rien avoir avec des coups portés par quelqu'un pressé par l'urgence. Avant qu'on ne frappe de nouveau, j'ouvris la porte. Je tombais sur Inwë, ma nièce. Enfin, je l'appelais ainsi, mais nous n'avions pas de lien de sang. J'étais ami avec son père, et elle et son frère en étaient venus à m’appeler "tonton Uriel". Avant que j'ai pu prononcer un mot, elle me débita une phrase que j'eus du mal à comprendre, avant que je ne réalise ce qu'elle me demandait.

-Alors, d'abord on dit bonjour avant de dire quoique se soit, fis-je en souriant, et en suite, on dit : apprend moi à manier une épée, et pas z'a manier une épée. Et entre, j'allais manger, j'ai un peu de temps devant moi.

Je m'écartai pour la laisser entrer. Je refermai la porte derrière elle. Je lui fis signe de me suivre dans la cuisine. Inwë connaissait la maison par cœur, elle et Altariel y avaient vécu pendant quelques temps, avant que Rhys ne se trouve un Ilmarin. A dire vrai, j'avais été plutôt content qu'ils s'en aillent. Les jumeaux étaient plus que turbulent, et ni moi ni Gogram n'avions du temps pour nous lorsqu'ils étaient là. En grandissant, ils étaient devenus plus raisonnables. Enfin du moins en apparence.

-Ton père sait que tu es là ? Et t'es pas sensée aller à l'école ? T'en veux un bout ? demandai-je en lui montrant mon assiette alors que je m'asseyais pour manger.



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Inwë
Samildanach
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MessageSujet: Re: Epée, porte et petit déjeuner   Lun 12 Sep - 16:12

Inwë avait attendu quelques secondes dans la position d’inclinaison qu’elle avait, espérant que son tonton accepte sa demande. Elle était assez nerveuse, et n’osait même pas se redresser. S’il ne voulait pas d’elle comme élève… Son monde s’écroulerait. Car elle n’aurai jamais d’épée, et sans épée elle débuterait très mal sa carrière de dragonnière, qui se finira tout aussi vite car il n’y a pas de dragonnier sans épée voyons ! Peut-être même qu’Adma finirait par la bouder parce que si elle ne peut pas se défendre elle ne pourrait pas partir voir le monde avec elle, un dragon avait besoin de bouger en plus. La dragonne finirait fatalement par trouver quelqu’un d’autre pour devenir son dragonnier, quelqu’un avec une épée qui pourrait vivre un tas d’aventures. Altariel se sentirai mal d’avoir une sœur qui n’avait pas pu avoir d’épée et il ferait comme si qu’elle n’existait pas. Apa rigolerai de son malheur en disant qu’il l’avait dit, heureux qu’il serait de pouvoir la garder auprès de lui jusqu’à la fin de ses vieux jours et elle finirait à ramasser des poils des chevaux pour tresser des tricots pour sa survie !

La fillette se releva promptement quand tonton Uriel la reprit, pour lui dire qu’elle pourrait dire bonjour avant tout et qu’en plus elle n’avait pas bien dit sa phrase. C’était un comble pour une jeune fille qui se disait princesse dragonnière. Même si elle ne se qualifiait plus de princesse, ayant bien compris ce qu’était réellement une princesse. Avant qu’il  ne continue à parler elle se reprit.  


-Bonjour ! Désolée, j’étais tressée, euh, stressée j’avais oublié, enfin…

Il l’invita à entrer pour parler à l’intérieur, elle rentra donc avec un sourire à la fois content et crispé. Il avait pas dit oui, ni non, elle ne savait pas si il acceptait. Mais c’était mieux de voir ça dehors. Si il refusait elle pourrait s’effondrer en toute discrétion sans que la moitié de Celebalda ne soit au courant. Elle retira d’une main ses chaussures qu’elle posa près de la porte, rangea son manteau et se fit une grimace en se regardant dans le miroir de l’entrée. Son ombre lui en fit une aussi, ce qui la fit sourire d’une manière plus détendue. Cette dernière replaça gentiment quelques mèches rebelles derrière les oreilles de l’elfin, et lui tapota dans le dos.
Elle se posa alors sur une chaise et écouta son oncle qui était en train de petit déjeuner avant qu’elle ne l’interrompe bien sûr.


-Un petit peu oui !

Comme il lui avait proposé, elle lui chipa un petit bout de son petit déjeuner, un petit bout parce qu’elle avait déjà mangé avant de venir et parce que sinon il n’aurait plus de petit déjeuner pour lui, et ce n’était pas très gentil.

-Merci ! Et oui Apa sait que je suis là…

Elle ouvrit plus grand la bouche pour croquer ce qu’elle avait pris et fit les gros yeux à son ombre qui commençait à vouloir prendre le reste. L’Inwë d’ombre se figea, puis revint sagement à sa place, faisant comme les ombres normales. La fillette continua de parler une fois sa bouche finie.

-En fait la maîtresse est malade depuis hier, elle revient que demain, normalement on peut n’aller chez les autres professeurs pour apprendre ou dessiner si les élèves sont plus vieux, on n’a fait ça avec Alta hier, mais pour z’aujourd’hui Apa a bien voulu que je vienne te demander pour que tu m’apprenne l’épée…

Inwë joignit ses mains, comme pour prier son oncle et demanda un peu plus distinctement cette fois.

-Tu veux bien me z- non- m’-apprendre à manier une épée dis ? S’il te plait mon Tonton ?




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Uriel Belestari
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MessageSujet: Re: Epée, porte et petit déjeuner   Dim 18 Sep - 22:01

En cuisine, je m'étais enfin attablé. Je me dépêchai de retirer l'infuseur de la théière, avant que mon thé soit trop fort. La soupe de fèves était encore chaude, fumant doucement, dégageant une odeur qui me mettait l'eau à la bouche. Je remuai doucement la soupe dans le bol, pris une bonne cuillerée, et soufflai doucement dessus. Le sirop d'érable donnait un goût fumé et sucré aux fèves, et le lard apportait du sel et du croustillant. Je m'épatai moi-même. Le jour où je déciderai de quitter la garde, je pourrais toujours m'associer à Finarfin et proposer ma cuisine. Ou lui faire concurrence. Tout en mangeant, j'écoutai les réponses d'Inwë. Cette dernière avait coupé un morceau de ma tartine, et y mordait à présent à pleine dents. Je vis du coin de l’œil l'ombre d'Inwë s'approcher dangereusement de mon repas. J'ignorai vraiment pourquoi leurs ombres avaient un tel comportement, ce n'était pas comme si Inwë et Altariel avaient manqué de nourriture, et qu'une ombre avait un système digestif pour profiter des denrées chapardées. Inwë fit les gros yeux à son ombre, et je pus manger sans m'inquiéter de voir ma nourriture disparaître. Je mastiquai, pensif, mes yeux aux iris fait de trois cercles aux verts différents, fixant Inwë. Calant la bouchée dans une joue, je repris Inwë qui parlait encore comme une petite fille :

-On dit, on peut aller, et pour aujourd'hui. Y'a pas de Z.

Inwë et Altariel avaient eu le plus grand mal à se faire aux langues nordiques, plus particulièrement l'Inwer qu'on parlait couramment ici, et ils avaient développé une sorte de langage émulant l'Inwer et des mots de leur invention. J'avais pris l'habitude des les reprendre. Inwë savait parler normalement, mais sous l'effet de la nervosité, elle reprenait ses mauvaises habitudes. C'était devenu un automatisme. Je mangeais un peu, la laissant un peu mariner, et puis finalement, très sérieux, je consentis à lui donner une réponse :

-Ce ne sera pas gratuit, ce sera difficile, mais je peux t'apprendre l'art de l'escrime, même si, une épée, à dos de dragon, a moins de portée qu'une lance ou un arc. Mais tu auras le temps d'y venir.

Je pointai vers elle ma cuillère pleine de soupe, interrompant un probable élan d'enthousiasme.

-T'emballe pas, je t'ai dis que ça serait difficile. Et cela prendra du temps, même si toi et ton frère avaient cette capacité naturelle à apprendre très vite. L'escrime, ce n'est pas seulement apprendre les estocs et les parades.

J'enfournai cette bouchée que j'agitai sous le nez de ma nièce. Une fois celle-ci finit, je pris quelques gorgées de thé, avant de reprendre.

-On commence quand tu veux. A l'heure où tu termines normalement l'école, tu n'auras qu'à filer à la caserne, à cette heure-ci, les nouvelles recrues s’entraînent. Tu ne devrais pas avoir trop de mal à t'adapter. Mais, il ne faut pas que ça empiète sur tes devoirs. Ton père a suffisamment de soucis comme ça, inutile de l'inquiéter avec des notes qui pourraient baisser.

D'après ce que j'en savais, Altariel n'était pas très porté sur l'école. Mais je ne l'avais pas été non plus. Et, je ne doutais pas qu'un Samildanach de la trempe d'Altariel - ou même de celle d'Inwë - puisse s'en sortir dans la vie. Et il y en avait aussi qui passait leur vie à voyager. Certains vivaient trop longtemps pour s'attacher à un seul métier, un seul endroit. J'eus un sourire pour Inwë.

- Bon, et comme tu ne risques pas d'apprendre l'épée en une journée, et que je dois, comme chaque jour, me rendre à la caserne... Que dirais-tu de m'accompagner ? J'aimerai éviter un incident diplomatique si jamais tu te perdais, ou entrais dans un endroit où tu n'aurais pas le droit d'entrer. Et présenter ta tronche à mes gars serait plus prudent, si tu veux pouvoir entrer sans moi. Ça te va ?




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Inwë
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MessageSujet: Re: Epée, porte et petit déjeuner   Jeu 22 Sep - 9:00

Elle hocha soigneusement la tête quand son oncle la reprit. Elle finirait par ne plus rajouter de z, de s, et de n partout, mais pour l’instant elle avait encore du mal, contrairement à Altariel qui n’avait presque plus besoin qu’on le reprenne. Apa était surprit qu’elle n’arrive pas à se débarrasser facilement de ses tics là, parce qu’elle apprenait vite et souvent bien. Pour les z c’était son zozotement qui ressortait mais elle travaillait dessus depuis un moment. Mais dès qu’elle parlait vite ou était nerveuse elle ne contrôlait rien. Apparemment elle avait des limites dans l’apprentissage malgré qu’elle soit une samildanach –un truc de ce genre lui avait dit Apa-, des choses qu’elle devrait apprendre comme tout le monde : avec du temps et beaucoup de travail. Mais c’était une simple question de temps, elle avait déjà fait beaucoup de progrès en ce sens et en ferait d’autres avant de ne plus avoir un seul zozotement ou mots bizarroïdes. Bon, là, Inwë avait juste les pieds agités et les nerfs en pelote, attendant de savoir si oui ou non tonton lui apprendrait l’épée, parce qu’il n’avait toujours pas répondu. Elle était sûre qu’il en faisait exprès.
Elle croisait les doigts de la main droite et la cachait sous la gauche, posées toutes deux sagement sur ses genoux. Quand son tonton finit par ouvrir la bouche pour dire que ça ne serait pas gratuit, elle songea immédiatement à sa tirelire et son petit argent de poche. Sa tirelire était en forme de petit dragon, il y avait pas mal de pièces dedans qu’elle mettait de côté, mais souvent de peu de valeur, monnaie de choses qu’elle avait acheté. Sauf quelques-unes qu’elle avait directement économisées, mais est-ce que ça serait suffisant pour payer les cours de son oncle ? A peine se demandait-elle tout ça qu’elle s’aperçut qu’en fait tonton avait dit « oui » mais un oui dissimulé.
Surexcitée, ses yeux pétillèrent d’un seul coup et elle s’était redressée sur sa chaise commençant à ouvrir la bouche afin de lui dire merci, quand une cuillère pleine s’agita devant elle la coupant dans son élan d’euphorie. Elle regardait la fourchette tandis que tonton expliquait que ce ne serait pas facile malgré qu’elle apprenne vite. Elle essaya d’attraper le contenu de la cuillère en passant, histoire de bien embêter son tonton, mais il la reprit avant qu’elle ait eu le temps d’exécuter son geste.


-Même si je n’ai pas encore z-, elle s’arrêta, respira un grand coup et se reprit seule, apprit à faire de l’escrime je sais que c’est aussi de la stratégie, et qu’il faut bien tout apprendre pour être la meilleure et ne pas être blessée ou pire. Et j’apprendrais très bien, je peux te l’assurer parce que je serais la meilleure élève de ta vie !

Uriel reprit la parole, et quand il mentionna le fait que ses notes ne devraient pas baisser à cause de l’entraînement, elle secoua vigoureusement la tête totalement d’accord avec lui. Ça avait été clair avec Apa, une baisse des notes et c’était directement plus d’épée, alors elle n’allait pas tout gâcher maintenant qu’elle pouvait enfin prouver qu’elle en était digne. Et elle écoutait suffisamment en classe pour retenir l’essentiel de ce qu’elle devait savoir, puis elle relisait ses leçons chez elle le soir. Pas comme Altariel qui lui ne suivait pas du tout. Pourtant elle essayait de l’aider pendant les contrôles de connaissance, glissant les bonnes réponses sur des bouts de papiers transportés par leurs ombres. Mais elle n’arrivait pas tout lui dire et souvent il avait moins de la moyenne. Mais étrangement lui il s’en fichait un peu, il voulait juste jouer avec ses pouvoirs et pas aller à l’école tous les jours.

-Pas de problème, c’était une condition d’Apa pour que j’apprenne !

En voyant son tonton sourire, elle lui sourit à son tour. Et son sourire se fit plus grand quand il lui proposa de l’accompagner au palais pour la présenter, qu’elle puisse rentrer sans problème plus tard. Tout ça était trop bien, elle allait apprendre l’épée et découvrir là où son tonton travaillait dans le même temps !

-Oh que oui ça me va !

Elle descendit de sa chaise et poussa le bras qui tenait la cuillère, n’ayant pas fait attention à s’il avait repris de la nourriture ou non. Mais c’était pour mieux le câliner, sans le serrer trop fort non plus, il ne faudrait pas qu’elle lui fasse mal quand même. Elle lui planta un bisou sur la joue, heureuse de pouvoir apprendre l’art de l’escrime, des passes, des piques et des bottes !

-T’es le meilleur tonton, merci beaucoup c’est trop gentil et- Oh !

D’un coup, elle le relâcha un peu pour pouvoir le regarder, se rendant compte de quelque chose d’assez important auquel elle avait réfléchit tout à l’heure.

- C’est vrai, tu as dit que ce ne serait pas gratuit, ce qui est normal bien sûr. C’est quoi le prix, que je le dise à Apa et qu’on trouve le moyen d’augmenter mon argent de poche ? Parce que oui, c’est mes cours, ma future épée, c’est à moi de payer, mais je pense que mes économies ne tiendront pas tout le temps...  




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Uriel Belestari
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MessageSujet: Re: Epée, porte et petit déjeuner   Dim 2 Oct - 17:59

La démonstration d'affection d'Inwë faillit se transformer en catastrophe. Encore un peu, et ma tasse de thé aurait pu se renverser, si je ne l'avais pas reposée à temps, sentant le boulet qui me rentra dans le flanc droit, emprisonnant mon bras. Mes réflexes m'évitèrent d'inonder la table de thé, et de perdre le restant de ma tartine.

-Oui oui, ben tu me remercieras plus tard... Si tu pouvais me...

Inwë me planta un baiser sur la joue, le coupant, avant de le relâcher aussi vite. Je songeai que c'était une bonne chose qu'Altariel soit moins démonstratif, et moins impulsif. Inwë avait encore des réactions de petite fille. Ce qui n'était peut-être pas si loin de la réalité. Les jumeaux grandissaient et vieillissaient à une vitesse affolante, un peu comme certains Andains, et ils apprenaient vite. Le fait qu'ils soient Samildanach les dotait de l'intellect qui allait de paire avec leur apparence. Pourtant, en terme d'âge, ils restaient de jeunes enfants, et pour moi, ils resteraient sans doute des enfants même lorsqu'ils seraient réellement vieux, et que j'aurais perdu toutes mes dents.

-Lâcher, terminai-je.

Inwë sembla réfléchir, et je pus avaler le restant de mon bol, avant d'attaquer la tartine et la salade. Elle sembla alors réaliser que j'avais parlé d'un prix en échange, et elle, elle avait immédiatement dû penser à son argent de poche. J'en profitai un peu, lui lançant un regard à la lueur inquiétante. Un sourire torve s'épanouit sur mes lèvres. Je me penchai vers ma chère nièce, mon sourire s'élargissant.

-Oh mais, quand je disais qu'il y avait un prix, je ne faisais pas référence à l'argent. Loin de là.

Je marquai une petite pause, le temps de manger, et de la faire un peu mariner. L’inquiétude et l'appréhension pouvaient se lire dans son regard. Toujours souriant, je repris :


- Le prix à payer... ce sera surtout de la sueur, de la fatigue, et des courbatures. Je ne t'apprendrai pas seulement à manier une épée, mais à être endurante. Et vu ton gabarit, il faudra aussi travailler ton agilité et ta vitesse, plutôt que ta force. Ce sera difficile. Tu devras m'obéir au doigt et à l’œil durant tout le temps que durera ton apprentissage.

J'avalai une rasade de thé, poursuivant :

-Oh, et bien sûr, tu ne devras pas poser de question, ni contester la moindre de mes décisions. Maintenant, si tu veux bien me laisser finir mon petit déjeuné, sans me sauter dessus comme un Nilivili sauterait sur une sucrerie, nous pourrons en suite aller à la caserne.



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Inwë
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MessageSujet: Re: Epée, porte et petit déjeuner   Mar 4 Oct - 16:59

La fillette eut un léger frisson en voyant les yeux de son oncle briller d'une drôle de manière lorsqu’elle lui avait demandé combien ça allait lui coûter. Elle ne savait pas du tout ce que ça signifiait, mais étrangement son instinct lui dit que ça ne sentait pas bon et que ce n'était peut-être pas une si bonne idée finalement de lui demander à ce qu'il lui apprenne à manier une épée. Peut-être qu’un cours avec quelqu’un d’autre serait envisageable ?  Sa raison répondit bien vite à son instinct que c'était tonton quand même ! S’il était bizarre dès fois, jamais il ne lui ferait du mal volontairement, il ne la blesserait pas ou ne l'entrainerait pas dans des mauvais coups. Il l’aimait bien, elle l’aimait beaucoup aussi, il était gentil avec elle et avait même partagé un bout de son petit déjeuner pour une preuve récente du fait qu’il l’aimait !
Même si ça semblait effrayant la perspective d'obéir à des ordres sans poser de questions, même à ceux  de son tonton Uriel, la fillette était prête à le faire. D'ailleurs, les hommes que dirigeait son tonton le faisaient bien eux, lui obéir sans poser de question sur le pourquoi du comment.


-Et bien d'accord, si c'est ce qu'il faut pour que j'apprenne à manier l'épée, je ferai quoi que tu me diz-dira et obéirai sans poser de questions.  

Et rappelle lui que si ses ordres sont beaucoup trop étranges ou qu’il t’exploite, ton père manie un marteau à longueur de journée et qu'il pourrait bien confondre son visage avec une enclume

Inwë se mit à rougir d’un seul coup en entendant sa dragonne lui dire de telles choses. Bien sûr tonton Uriel n'avait pas entendu, donc il ne pouvait pas savoir ce qu'elle avait dit, donc elle rougissait pour absolument rien à ses yeux.  L’elfin émettait de sérieux doutes sur le fait qu’il lui fallait le redire. Après tout, comme elle venait de se le dire, son oncle était un ami, il venait manger chez eux, dès fois c’étaient eux qui venaient chez lui, il faisait des blagues –parfois pas drôles- et jamais n’avait été délibérément méchant avec elle ou Altariel.

Adma je peux pas dire ça à tonton : c’est tonton. Puis c’est un ami de la famille et puis il ne me fera pas de mal, sauf des courbatures comme il a dit… C’est quoi d’ailleurs ?

C’est des douleurs dans tes muscles que tu as après t’être entrainées. Ça peut arriver quelques heures après, ou même le lendemain. Et ça dure quelques temps.


Inwë eut une légère grimace en entendant les explication de sa dragonne fantôme.

Ah… Ça va faire mal en fait…

Bah oui, c’est quelque chose de normal lorsque tu fais des efforts physiques. Tu en as aussi lorsque ton corps grandit. Et pour apprendre quelque chose comme le combat, avec ou sans épée, c’est un mal qui est nécessaire.


Elle déglutit en retrouvant un visage normal. Ça allait lui faire mal, mais c’était ça le prix à payer. Elle pensait qu’en fait ça allais juste lui donner un souffle court et la faire transpirer, mais elle n’avait jamais eu de courbatures, sauf lorsqu’elle grandissait, alors elle ne pensait pas que ce serait la même chose lorsqu’elle s’entrainerait. Elle espérait qu’elle serait la meilleure à l’épée de tout Celebalda, et que son épée serait la plus belle, pour en valoir vraiment le coup. Elle se dandina alors un peu, d’avant en arrière, en attendant que son tonton finisse de manger pour l’emmener à l’entrainement. Une fois la dernière bouchée avalée elle ouvrit la bouche pour la première fois depuis plusieurs minutes.

-On y va là ? J’ai hâte de voir là où tu entraines tes hommes ! Et ils sont gentils tes hommes ? Ils sont plus grands que toi ou qu’Apa ? Et est-ce qu’ils ont des cicatrices partout ? C’est super les cicatrices partout quand on est un guerrier, ça montre qu’on a beaucoup combattu et qu’on a pas été mort.

Elle sautilla sur place en posant ces questions. Oubliée l’appréhension de la douleur, des ordres suivit, des blessures. Elle allait voir où tonton Uriel travaillait, où il s’entrainait, où il passait du temps quand elle était à l’école. En plus elle allait rencontrer les hommes de son oncle. D’ailleurs…

-Dis tu n- tu as dis tes « hommes », mais il y a des femmes aussi quand même ? Et elles sont grandes ? Avec des cicatrices elles aussi ? Et est-ce qu’elles ont des gros seins ?




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Uriel Belestari
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MessageSujet: Re: Epée, porte et petit déjeuner   Dim 16 Oct - 11:30

Mes yeux durent briller encore un peu de leur étrange éclat, en voyant la tête de ma nièce. C'était comme si j'avais pu voir les rouages de sa pensée, alors qu'elle réfléchissait, en se demandant ce que j'allai bien pouvoir lui faire. Que la gamine réfléchisse ainsi me donna une furieuse envie d'éclater de rire, mais je me retins. Si Inwë réfléchissait, c'est qu'elle était prête à entrer en apprentissage. Un oui immédiat m'aurait fait savoir  que ma nièce manquait de discernement. Je m'enfilai un quart de sa tasse de thé, effaçant ainsi mon sourire et mon air inquiétants.

-TU auras également des cours spéciaux. Des cours pour que tu puisses te battre même en robe, parce que les jupes et les jupons, enfin tout le barda que vous, dames et demoiselles, pouvez porter, est encombrant, et limite la mobilité. Et comme, ne l'oublions pas, tu restes une fille, ce pourra toujours t'être utile.

Je terminai le plus doucement possible mon petit déjeuné, alors qu'Inwë fixait l'assiette, comme si son contenu allait disparaître plus rapidement. Je me disais aussi que je pouvais déjà commencer par lui apprendre la patience. L'impulsivité et la précipitation pouvaient être fatal dans un combat à l'épée. J'apprendrai à Inwë comment se battre à la loyale, et à se battre face à un adversaire qui n'avait pas grand chose à faire des conventions et des règles. Je me levai, débarrassant la table.

-Je fais ma vaisselle avant. Gogram déteste quand, et je le cite : c'est le foutoir dans cette cuisine.

Non pas que ça le dérangeait, quand la cuisine servait à autre chose que faire la cuisine. J'eus un sourire fugace, en coin, au souvenir de la peau caramel et satinée de Gogram sous mes doigts. Le jaguar dormait paisiblement là haut, après une longue nuit de service aux écuries. Nous aurions le temps de se retrouver plus tard. Comme nous nous retrouvions furieusement à chaque fois que nous étions trop longtemps séparés l'un de l'autre.  J'éclatai quand même de rire en écoutant les questions d'Inwë.

-Certains ont des cicatrices, certains sont plus grands et plus musclés que moi, mais la plupart ont le même profile. Et oui, il y a des femmes, il y en a toujours eu. Et oui, certaines ont des cicatrices, certaines sont grandes, et oui, certaines ont de la poitrine. Notamment les Lios. Les Sidhes, un peu moins. Mais une grosse poitrine peut s'avérer encombrante quand on a à se battre, ou à tirer à l'arc...

Une fois la vaisselle propre, j'indiquai à Inwë retourner vers l'entrée, tout en continuant :

-Il faut un bon maintient, si non, ça peut être douloureux.

Je me dirigeai en suite vers la sortie, où j'enfilai mes bottes de cuir souple, talonné de près par une Inwë de plus en plus impatiente. Une cape vert feuillage compléta ma tenue de cuir brun et de métal, tenue réglementaire de la garde. L'équipement des gardes étaient étudiés pour leur permettre de se mouvoir facilement en forêt, et d'être suffisamment protégés en terrain découvert. Les enchantements imprégnés dans chaque pièce d'équipement contribuaient aussi à une protection efficace. J'accrochai en suite mon baudrier à ma ceinture, vérifiai que mon épée coulissait bien dans son fourreau, et glissai une dague dans une botte. Je pris en suite mon casque au long cimier noir, me contentant de le glisser sous mon bras. Je lui indiquai la porte :

-Allons-y.

Suite Ici.



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Epée, porte et petit déjeuner

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