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 Petite pause bien méritée

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Tiémen Diermn
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MessageSujet: Petite pause bien méritée   Dim 4 Oct - 0:12

Cela faisait des semaines qu'ils voyageaient. La pluie, le vent, les canicules, ils avaient tout vus depuis leur départ de Carvahl. Les roues prises dans la boue, les détours inutiles, les conflits sur leur destination, rien ne leur fut épargné. Le voyage fut si éprouvant qu’ils allèrent même jusqu'à se séparer. Personne ne comprit réellement pourquoi. Peut-être était-ce à cause du mal qui avait prit Naya, peut-être à cause des différents qui n'avaient cessé de séparer davantage Tiémen et Solan ou peut-être même à cause d'un simple désir de suivre des chemins différents.

Quoi qu'il en soit, c'est sous une mince bruine froide que le trio formé de Séira, Tiémen et Amthril entrèrent en Celebalda. La ville était étrangement calme, mais Tiémen n’en avait cure. Il était fatigué, il avait froid et il avait faim. Assis au banc de la calèche, il tenait les guides d’une main distraite, plus intéressé à garder les yeux ouverts qu’à s'assurer que son cheval suivait la bonne route. Appuyée contre lui, Séira dormait par à-coup, geignant dans son sommeil, se plaignant probablement de l'inconfort de son oreiller. Se tournant sur son siège pour regarder à travers sa roulotte, il aperçu celle d'Amthril. Le suivant de près, le funanbule semblait aussi somnolant que lui.
Il avait reprit des couleurs depuis l’incident avec ses lames. La plaie en elle-même n'avait pas causé de dommages très important. Oui l'artère avait été perforée, mais l'infection n'avait pas perdu son temps. Il s'en était depuis remis, mais il lui restait maintenant à reprendre des forces.

Un bruit ténu attira son attention. Devant lui, un autre cavalier s'aventurait dans le brouillard des rues boisées. Le saluant au moment où il passait à sa hauteur, il reporta son attention à son chemin. La ville était loin de ce qu’il s’était toujours imaginé. Son architecture était unique de par ses maisons construites à même les arbres, lesquels étaient gigantesques et magnifiques. Les couleurs se fondaient à merveille avec la forêt et même les rues donnaient l'impression de s'aventurer dans un bois enchanté. Il avait l'impression qu'il n'était pas à sa place. Pas qu'il ne se sentait pas le bienvenu, mais il lui semblait que leur spectacle était trop animé, presque trop violent pour un lieu aussi calme et serein.
Poursuivant sa route, il se mit en quête d’une auberge. Il appréciait dormir à la belle étoile, mais un bon lit et un bon repas chaud de temps en temps avait de quoi lui rappeler pourquoi il aimait tant sa vie de cheminant : les plaisirs étaient rares, mais peu complexes et aisément satisfaits.

Séira geignit de nouveau contre lui et il l'a rattrapa juste à temps, sa tête ayant lentement glissée du précaire équilibre qui l'avait jusqu'alors maintenue en place. La forçant à se redresser, il la secoua légèrement.


- Réveille-toi sœurette, on arrive bientôt. (Elle geignit encore incompréhensiblement) Je vais te jeter en bas de la calèche si tu continus. Va donc rejoindre notre luciole. Il va t'aider cette fois pour descendre nos choses. Il va quand même pas profité de sa convalescence éternellement.

La jeune femme marmonna encore, mais bien décidée à ne pas se retrouver dans la boue, elle se traîna tant bien que mal à l’intérieur de la calèche pour en descendre par l'autre côté et monter dans celle de leur compagnon, préparant déjà leurs effets. Tiémen l’entendait parler à Amthril depuis quelques minutes lorsqu'il comprit que les indications qu'il avait reçues ne l'amenaient pas plus loin. Arrêtant son cheval, il regarda autour, visiblement en quête d'un indice quant aux directions à suivre, mais il ne trouva rien. Amthril vint se mettre à sa hauteur, s'enquérant visiblement sur la raison de son immobilité.


- Le marchand a dit que si on voyait le port, c'est qu'on était allé trop loin. Le port est là, dit-il en pointant un espace clairsemé entre deux Géants Gris. Et je n'ai rien vu depuis que nous avons viré à gauche qui avait l'air d'une auberge.

Il resta un moment songeur, observant les environs, mais, décidément, il n'y avait absolument aucune indications. Il se décida finalement à demander son chemin (sur le conseil de sa sœur et pas sans rechigner quelque peu). La ville commençant à se réveiller et le brouillard se dissipant quelque peu, il pouvait voir quelques passants s'approcher. Interpellant l'un d'eux, il l'interrogea et obtint une réponse très insatisfaisante : il pointa le sommet des arbres.
Remerciant l'homme et commençant à grommeler dans sa barbe, il se tourna dans la direction indiquée.


- Il avait pas précisé que c'était dans les arbres, l'enfant de chienne, cracha-t-il visiblement irrité. Viens, on va aller se trouver une place pour caser nos roulottes. J'en ai ma claque de chercher. Ils ont intérêts à ce que leur bouffe soit bonne.




Dernière édition par Tiémen Diermn le Dim 4 Oct - 23:28, édité 4 fois
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Amthril Filumière
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MessageSujet: Re: Petite pause bien méritée   Dim 4 Oct - 23:09

Cela faisait un mois, peut-être même deux, que Solan et Naya étaient partis de leur côté. L'elfe ne se souvenait plus trop, et surtout ne pouvait pas s'empêcher de penser que c'était un peu de sa faute. Les disputes entre Tiemen et Solan étaient loin d'être rares, les deux hommes semblant se disputer un peu la place de chef dans la troupe, sans le dire ouvertement, mais depuis l'incident avec les lames, elles étaient devenues bien plus violentes, explosives. L'incident c'était produit un soir, Amthril n'avait pas vérifié les moyeux de sa roulotte depuis un long moment, et alors qu'il était monté à l'intérieur pour se changer, le moyeu avait subitement décidé de céder, renversant la roulotte d'un coté, envoyant les accessoires sur le contorsionniste qui n'avait eu, par chance, qu'une épée fichée dans la cuisse, en lus de quelques bleus, et une peur bleue. Paniqué, Solan avait arraché l'épée de sa cuisse, prenant trop à cœur l'ordre de Tiemen de la retirer, sans songer qu'il pouvait tout empirer en le faisant.
Après qu'il eut été soigné, Amthril avait pu assister à un florilège d'accusation. La roulotte était défectueuse et ça quelqu’un aurait du les vérifier, car si chacun était en charge de sa roulotte, Tiemen et Siera, et Naya et Solan avaient l'avantage d'être deux dans leur roulotte, là ou l'elfe était seul. Puis il fut question d'épées dangereuses, mal fixées ou mal rangée, qui si elles avaient été bien mises, n'auraient pas bougées de leur place. Puis de jambes arrachées, infectées et invalides suite à des arrachages barbare de lames et des flèches. Naya et Siera avaient au départ essayé de les calmer. Mais c'était peine perdues, et elles s'étaient concentrées sur les soin du contorsionniste. Elles même s'étaient éloignées l'une de l'autre, l'une suivant son frère dans son raisonnement, l'autre son mari. Ce qui était tout à fait normal. Puis Naya se sentit de pus en plus mal dans ce climat tendu, faisant des cauchemars chaque soir, pleurant sans raison la journée. Finalement, il avait été décidé que le couple partait de son côté. Naya lui avait proposé de venir avec eux. Elle lui avait dit "Tu peux venir avec nous Amthril, si le coeur t'en dit". Il avait choisi de rester avec Tiemen et Siera, parce qu'ils étaient ceux qui l'avait sortit de la rue, et qui avait empêché un homme ive de le souiller.
Ce qui l'avait fait pleurer le premier soir où ils étaient partis, était qu'ils lui avait sourit en lui disant qu'ils comprenaient complètement, et qu'ils seraient ravis de le revoir un jour. Ziggilys lui avait fait un gros câlin ce soir là, sans se plaindre de sa longueur.

Il était sur le banc avec lui, regardant partout et passant d'un côté à l'autre. Le chamelien n'était pas fatigué et fourbu comme l'elfe, il avait pu dormir confortablement durant le voyage. Amthril se doutait que Seira et Tiemen étaient dans le même état que lui devant, les fesses en compote, le dos tiré, et les yeux piquants. Lui même s'était surpris à s'être endormis quelques secondes. Heureusement que son cheval avait l'habitude de suivre les roulottes des autres membres de la troupe. Sa jambe ne lui faisait plus mal, tout juste la cicatrice un peu fraîche encore, le tiraillait-elle lorsqu'il s'étirait, mais il restait assez choqué de ce qui était arrivé, et avait tendance à toucher régulièrement la fine cicatrice qu'il avait, histoire d'être sur qu'elle soit bien fermée. Il salua un cavalier qui passait à côté d'eux, et quelques minutes plus tard entendit la voix de Tiemen. Instinctivement il se redressa, et fit aller son cheval plus près de la roulotte devant lui et légèrement sur le coté. Seira arriva et passa dans sa roulotte d'un saut souple. Ils rassemblèrent alors leur affaires pour la nuit. Leurs roulottes iraient dans un parc à chariots, protégées par des sceaux empêchant quelqu'un n'étant pas de la troupe d'ouvrir la porte, et les chevaux dans une écurie. Tiemen stoppa son cheval, Amthril fit donc aller le sien à côté de Millépées qui semblait un peu contrarié. ils étaient allé trop loin. Finalement, Tiemen demanda leur chemin, et en voyant le doigt en l'air, Amthril regarda les arbres. Il parla plus pour lui même qu'autre chose.

-Il va falloir grimper visiblement... Les bâtiments sont là haut.

-Il avait pas précisé que c'était dans les arbres, l'enfant de chienne.

Tiemen était visiblement très irrité. C'était du au voyage, à la fatigue, sûrement à la bruine un peu trop fraîche qui tombait sans discontinuer depuis quelques heures déjà. Amthril eut un regard rapide vers Seira, qui haussa les épaules avec un petit air désolée. L'avaleur de sabre n'était pas commode quand il n'avait pas mangé et dormit suffisamment de temps. Ziggy miaula doucement, frottant sa tête contre le coude de l'elfe. Visiblement lui aussi sentait la tension émanant de Tiemen.

-Viens, on va aller se trouver une place pour caser nos roulottes. J'en ai ma claque de chercher. Ils ont intérêts à ce que leur bouffe soit bonne..

-Il nous l'a chaudement recommandée, même si il a oublié de préciser le fait de devoir grimper là haut, ils doivent être bons. Ça devait être évident pour lui qu'on grimpe d'ailleurs, il ne savait pas qu'on avait jamais mit les pieds ici...

Trouver deux place côtes à côtes fut miraculeusement quelque chose de facile, ce qui n’énerva donc pas plus Millépées. Les chariots parqués, ils emmenèrent les chevaux à l'écurie. Chacun portait un sac plus ou moins gros, avec leur vêtements, produits de toilettes. Il y avait aussi des balles, un petit cercle de fer et une valise dans les affaires d'Amthril. Quelques accessoires peu encombrant qui peuvent être utiles en plus de sa capacité à se tordre et se plier en tout sens. Tiemen et Seira aussi avaient quelques accessoires chacun. Ziggilys était posé sur le sac de l'elfe, les pattes sur son épaule, ne semblant n'en avoir rien à faire de la bruine qui tombait. Amthril avait du passer des bottines souples, troquant ses espèces de mocassins contre elles, afin d'éviter d'avoir de la boue dans ses chaussures. Par contre, il avait toujours un pantalon collant ayant un effet de seconde peau, de couleur vert foncé et aux motifs d'arabesque noires et dorées le long de ses jambes. Il avait une tunique longue, sans manches, s'arrêtant à mi cuisse, ample et noire, serrée à la taille par une ceinture dorée. En dessous de cette dernière, il avait un haut du même vert foncé que son pantalon, qui était en fait ue sorte de brassière laissant son ventre apparent, même si là ce qui  se voyait de ce haut, étaient les manches collées à sa peau jusqu'aux poignets. Il avait aussi passé une cape bien chaude, sobrement noire.
Sous les grommellements de Tiemen qui pestait contre le marchand et les marches, ils grimpèrent jusqu'au premier palier, où enfin, la vue de l'auberge fut accompagnée dans la tête de l'elfe, par une chanson à la gloire des dieux. Un dernier grommellement de Tiemen sur la grandeur des lieux, et ils poussèrent la porte. La douce chaleur des lieux plut immédiatement au funambule, qui eut l'impression que tous les soucis du voyage, et les kilomètres passés à atteindre leur but s'étaient simplement évaporés grâce à cette chaleur.






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Finarfin
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MessageSujet: Re: Petite pause bien méritée   Ven 23 Oct - 1:21

La bruine tombait sans discontinuer depuis cette nuit. Elle n'était que les prémices des pluies d'Automne qui s'abattraient bientôt sur tout le Nord. A cette heure matinale, et avec autant de nuages, Shá ne pouvait que se frayer difficilement un chemin. Et sous le ciel de branches et de feuilles des Géant Gris, autant dire qu'il faisait sombre dans mon auberge. Il ne faisait pas froid dehors, mais l'humidité et le vent venu du Nord contribuaient à rafraichir considérablement l'atmosphère. Ce temps là me donnait envie de m'emmitoufler sous un plaid épais, avec une tasse de thé brûlante devant un feu ronflant. A l'intérieur des Géants Gris, les flammes étaient prohibées, mais l'âtre de ma salle ronronnait avec son feu ronflant, seule exception à la règle. Partout ailleurs dans l'auberge, aux véritables flammes chaleureuses se substituaient des pierres de feu, ou de chauffe, dont l’intensité pouvait être régulée, je les avais faites installer sous le plancher, et elles s'actionnaient par un réseau de connexions runiques. Elles diffusaient une douce chaleur, et j'avais, pour faire illusion, opté une lumière feutrée, réglant l'intensité et la couleur des sphères des lustres. La salle était même teintée d'une lueur chaleureuse, légèrement orangée, reproduisant la lumière des flammes d'un feu, sans pour autant plonger la salle dans une demi-obscurité. Il faisait suffisamment clair pour que je puisse y voir, et que mes clients puissent voir ce qu'il y avait dans leurs assiettes. Ces derniers étaient rares à cette heure. Une seule jeune femme, voyageuse solitaire, était assise confortablement sur l'une des banquettes garnies de coussins colorés près des fenêtres, indifférente au temps au dehors, prenant son petit déjeuner presque en silence. J'avais généralement peu de monde avant le lever du soleil, ou à l'aurore, sauf les voyageurs matinaux, souhaitant reprendre la route. J'avais parfois quelques pêcheurs ou travailleurs nocturnes qui venaient manger un morceau, mais la plupart se contentaient de manger un petit pain au miel ou au fromage vendus sur les quais. Comme à notre habitude, je laissais Cer'ril dormir, le dryade s'occupait de nettoyer la cuisine et la salle après le dernier service du soir, me permettant d'aller dormir plus tôt. Nous avions convenus de ce rythme quelques jours après que je l'ai embauché. J'appréciai cette heure de calme, puisque celles-ci devenaient en suite rare durant la journée.

Les odeurs des pains sortis du four embaumaient la salle, dominant l'odeur du café et du chocolat, que je faisais venir des royaumes du Sud, ou du thé venu de l'Empire. L'odeur du pain perdu en train de cuire ne tarderait pas à prendre le dessus. Je sirotai une tasse de chocolat agrémentée d'une touche de cannelle, tout en faisant des allers-retours de la cuisine à la salle. Sur le comptoir, j'avais disposé des corbeilles en osier, pleines de tranches de pains à l’épeautre ou au blé et céréales, ou bien de petits pains au lait dorés ou encore de pains ronds au fromage frai. J'avais aussi empilé des pots de miels et de confitures, mûres, fraises de bois, cassis ou encore groseilles. Des jattes de fromage frai aux herbes, châtaignes et noisettes attendaient, recouvertes par des torchons, dans la cuisine. J'avais également prévu une bonne quantité de tranches de lard à faire frire, de viande fumée, d’œufs, mais aussi des bols beurre, de fruits secs, de salade d'herbes ou de cresson, prêtes à être ensaucées. Je sortis les bouteilles de sirop d'érable et de bleuets du lac de Mellin-Fain quand la porte s'ouvrir. Trois cheminants, aisément repérables à leurs vêtements, entrèrent, trempés par la bruine, et semblant fourbus.


-Bienvenue. Installez-vous, j'arrive, fis-je sans hausser la voix pour ne pas briser le calme ambiant, il y a des patères près de la porte pour vos capes.

Les trois arrivants n'avaient que l'embarras du choix pour s’asseoir. Les tables rondes étaient toutes disponibles, à l'exception d'une seule où était assise mon unique cliente de l'heure. Je terminai de sortir de sous mon comptoir les différentes bouteilles de sirops, qui serviraient à arroser les tranches de pain perdu. Tranches dont j'allais vérifier la cuisson, mettant les tranches cuites dans un plat de terre cuite, allant au four, pour les garder au chaud, tandis que d'autres tranches les remplaçaient dans la poêle. L'épaisseur des tranches me laissait le temps de pouvoir faire autre chose entre deux temps de cuisson.

-Eh bien, à en juger par vos mines, vous avez l'air d'avoir fait un long chemin pour venir jusqu'ici. Que puis-je faire pour vous ?

La question était habituelle, mais s'ils s'étaient installés à une table, cela signifiait certainement qu'ils voulaient manger. J'identifiai deux Thuatanns et un elfe, ce dernier avait les vêtements les plus excentriques, dignes de ceux que pouvaient porter le capitaine de la garde de Celebalda quand il n'était pas de service.

-Si vous voulez manger, continuais-je en prenant les devants, nous avons des pains frais, du pain perdu tout juste cuit, ou bien je peux faire frire du lard, casser quelques œufs...





Dernière édition par Finarfin le Sam 25 Mar - 18:36, édité 2 fois
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Séira Diermn
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MessageSujet: Re: Petite pause bien méritée   Dim 29 Mai - 19:09

Le froid... la pluie...le brouillard et l’humidité... Elle était bien loin la douce chaleur du désert.

Séira rajusta quelques mèches de sa chevelure mouillée par la bruine derrière sont oreille pour dégager sont visage et respirer a plein poumon l'air sec et chaud de l'auberge.
Depuis quelques semaines elle agissait comme un automate, a peine consciente du monde autour d'elle, détaché de tout, attaché a rien. Elle se contentait de suivre sont frère comme une ombre, sans ce poser de question. Cet état second durais depuis qu'ils s'étaient séparés du reste de la troupe, date a la qu'elle avait peu a peu sombré dans une sorte de mélancolie passive. Tiémen avaient mis cela sur le compte d'une bouderie passagère et tout le monde l'avais laissé tranquille.

La jeune femme se laissa entraîner a une table et s'installa a la gauche de Millépée, comme toujours. Enrouler dans trois épaisseur de couverture elle déposa sont sac a côté d'elle. Ici, parmi tout ses arbres ses dons et sa nature flamboyante étaient contrarié, n’arrangeant rien a sont état second. Elle avait besoin, pour aller mieux, de se changer les idées. Elle n'avais rien contre l'eau... un bon bain chaud par exemple, saurais ravir ses sens et lui redonner le sourire, mais a la place elle n'avais droit qu'au brouillard et à la pluie qui lui bouclais les cheveux, affadissait sont teint et la rendais maussade.

La danseuse se tournas vers l'aubergiste et lui adressa un pâle sourire.
« Pour moi ce sera n'importe quoi, qui ce bois ou ce mange, du moment que c'est chaud, s'il vous plaît »

Une fois l'aubergiste partit, elle se tourna vers sont frère et Amthril.

« Bon, maintenant qu'on est là, quel est le programme ?  »


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Amthril Filumière
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MessageSujet: Re: Petite pause bien méritée   Mer 26 Oct - 9:23

Ziggy descendit du sac d'Amthril lorsque ce dernier le posa sur le sol, le temps d'accrocher sa cape trempée sur l'une des patères que l'aubergiste leur avait indiqué à leur arrivée. L'elfe avait compris ce qu'étaient les dites patères quand il avait vu Tiemen s'approcher de ce que lui désignait par "porte-manteau". Il apprenait donc un nouveau terme aujourd'hui, patère. Depuis qu'il était avec la troupe, il avait fait beaucoup de progrès, que ce soit pour la langue Esgaléenne qu'avaient parlés longtemps Séira et Tiément, ou la langue de l'Inwerin que parlaient Naya et Solan. Solan avait été celui qui l'avait le plus aidé à apprendre, venant lui aussi de l'Empire de Morna. Il lui avait longtemps traduit les termes compliqués, mais l'avait obligé aussi à s'exprimer dans une autres langues que le Mornien. Le jeune elfe était presque bilingue, voir trilingue si on comptait les bribes d'Esgaléen, mais avait toujours un accent qui faisait sourire beaucoup de gens. Et il avait surtout tendance à confondre des mots et des expressions, ou à ne pas les connaître.
Le chamelien resta quelques secondes sur les pieds du funambule avant de le suivre doucement, reniflant le sol et l'air pour analyser où il était. Au niveau de la place où s'installer, les cheminants n'avaient que l'embarras du choix, il n'y avait qu'une personne en plus de l'aubergiste dans la grande salle. Tiemen choisit sans surprise la table la plus porche, Siéra le suivit, et lui-même leur emboîta le pas, suivit par son chamelien.

Il s'installa avec plaisir sur la chaise qui lui sembla plus confortable que jamais après le banc de sa roulotte. L'aubergiste, un elfe comme lui, vint alors à leur rencontre. Filumière lui offrit un petit sourire quand il mentionna le fait qu'ils avaient dû faire un long voyage.
Cela se voyait-il tant que cela qu'ils avaient voyagé des jours durent et qu'ils étaient éreintés ? En voyant la tête de Séira, qui était en face de lui, et qui avait un tient plutôt fade et des cheveux frisottants, sans compter un air endormis et peu enjoué, il se dit qu'en effet, ils en avaient bien l'air. Quand elle était fatiguée, ou en avait marre, on sentait ressurgir le même caractère que celui de Tiemen chez la danseuse. Ils n'étaient pas frère et sœur pour rien. Quelques fois même le contorsionniste se sentait de trop entre les deux quand ils décidaient de se disputer, ou même de se chamailler.
Elle expédia sa commande, sans pour autant être trop discourtoise, demandant simplement quelque chose de chaud, à boire et à manger, peut lui importait. L'elfe blond prit quelques secondes à prendre lui-même la parole.

-Pour moi, je prendrais un thé, si vous avez du thé au jasmin, ou du thé noir à l'orange ça sera parfait.

Amthril n'avait jamais perdu l'habitude de boire du thé, le thé étant une boisson répandue chez lui que beaucoup de gens appréciaient. Et là, avec la bruine qui les avait mouillés le long du voyage et de l’ascension, la chaleur de la boisson et son goût familier seraient les bienvenues.

-Et avec, je prendrais quelques œufs brouillés, et un peu du lard. Merci.

Une fois que Millépées passa lui aussi sa commande, l'aubergiste sans alla donc chercher ce qu'ils venaient de lui demander. Ayant terminé d'inspecter le sol autour et en dessous de la table, Ziggilys monta sur ses genoux. Amthril lui gratta le dessus de la tête du bout des doigts alors que l'animal se roulait en boule pour s'allonger, un léger sourire sur les lèvres.
La question que posa alors Danseflamme lui fit perdre son sourire. Oui, qu'est-ce qu'ils allaient faire à présent ? Ils n'étaient plus la troupe du Val Dansant, cette troupe comptait cinq membres, ils n'étaient plus que trois à présent et sans réel but pour le moment. Mais ils étaient cheminants, alors leur but en soi étaient de se produire devant un publique, d'inventer de nouveau numéros, de voir les yeux de leur spectateur s’illuminer devant leurs prouesses.

-Si je peux permettre... Avant de savoir où on va...


L'elfe n'avait pas vraiment l'habitude de prendre des décisions ou de les imposer aux autres, mais il lui semblait évident qu'il fallait souligner un point avant toute chose.

-Je pense qu'il faudrait d'abord qu'on trouve un nouveau spectacle. On était cinq, on avait pris l'habitude que notre spectacle se déroule à cinq personnes. Il faut que l'on pense pour trois maintenant pour un spectacle de troup. Trois et demi si on compte Ziggy.

Ils n'avaient pas donné de représentations depuis la séparation. Millépée et Danseflamme s'étaient à peine entrainés pour entretenir leur don. Lui-même même pas encore osé se plier de nouveau comme d'habitude, de peur de sentir le tiraillement de sa blessure. Mais elle n'intervenait pas quand il s'étirait, alors pourquoi serait-elle un souci lorsqu'il se contorsionnera ? Le chamelien redressa la tête à la mention de son nom. Amthril lui caressa l’oreille.

-Après nous pouvons toujours travailler chacun de son côté en attendant, enfin pas avec un spectacle qui se suit comme quand on est cinq, mais chacun fait son tour de son côté... J'espère que je suis clair.


L'elfe eut un rire léger, une lueur allumant brièvement ses yeux dorés à la fin de sa phrase. Il savait que parfois il n'était pas très clair quand il cherchait à expliquer des choses autrement que dans sa langue natale, mais souvent Tiemen comprenait, à la grande surprise de l'acrobate. Il faudrait sûrement commencer par travailler chacun de son côté, afin de garder une source de revenu, et travailler ensemble sur un spectacle entre temps. Ils étaient une troupe quand même.

-Sinon, qu'est-ce tu en pense Tiemen ?






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Nevarion

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MessageSujet: Re: Petite pause bien méritée   Ven 24 Mar - 16:53

Le temps extérieur faisait courir bien des gens. Pour se trouver un abri, rentrer chez eux au chaud, aller au travail. Rare étaient ceux sans parapluie qui ne courrait pas vers l'abri le plus proche. La douce bruine avait laissée place à des gouttelettes et ces dernières s'étaient changées en gouttes lourdes et bruyantes. Ploc plic ploc, cette pluie faisait un bruit apaisant, harmonieux, régulier et n'empêchait pas des oiseaux de chanter à plein poumon pour se faire entendre de leur compagnes et compagnons.

Une main tenant la bandoulière de son sac sans fond, l'autre tenant un parapluie aux couleurs chatoyantes, Nevarion, Andain fils d’Hashtaal la déesse de la Beauté et des Arts, et d'un lios nommé Syran, marchait en prenant son temps.
Il avait tout son temps, il était vieux depuis longtemps -bien que ses traits n'en témoignent aucunement- et le resterait encore un long moment avant de mourir. Il ne cherchait pas les conflits, vivant une vie relativement simple en parcourant les continents pour égayer et magnifier les gens de ses arts. Et quand les conflits le trouvaient il les contournait. Il avait été jeune et impétueux. Il avait même été roi des Andains plusieurs années, rassemblant son peuple déchiré et éparpillé par la Purge. Lorsqu'il avait perdu son titre face à Galadan, fils du dieu des Animaux et de la chasse, Nevarion s'était retiré et n'avait jamais eu la moindre intention de récupérer son titre. Il avait été souverain par la force des choses et s'en serait passé autrement.

Quelques personnes reconnurent l'Andain, et si certaines avaient hésité à venir le voir et ne l'avait pas fait, certaines s'étaient approchées plus ou moins franchement et lui avait demandé si c'était bien lui, s'il pouvait leur chanter l'une de ses ballades ou leur signer quelque chose. Il avait chanté quelques couplets, signé ce qu'on lui tendait et expliqué qu'il se rendait à l'auberge "Chez Finarfin" pour les prochains jours. La matinée commençait à peine, il était donc relativement tranquille pour le moment. Il pressa un peu plus le pas pour se rendre à l'auberge avant que les rues ne se remplissent plus et qu'il ne puisse plus faire un pas sans être abordé.
Il appréciait la reconnaissance, mais avait envie de prendre quelques instants pour lui et une boisson chaude pour le moment. La porte de l'auberge se dressa devant lui, il replia son parapluie coloré et l'agita pour faire tomber le plus gros de l'eau accumulée dessus et poussa la porte.

Ça n'était pas la première fois qu'il s'arrêtait dans cette auberge. Il posa son parapluie dans le porte parapluie prévu à cet effet et retira son long manteau de voyage brun clair qu'il accrocha à une patère. Son sac brodé aux couleur un peu passée en main, il regarda alors la salle qui n'était que peu remplie, agitant un peu sa chevelure blanche humide.
Il y avait une femme dans un coin, et un groupe de voyageur. Après un rapide coup d’œil et un léger sourire Nevarion reconnu un groupe de cheminant. Ils semblaient un peu moroses, sûrement à cause du voyage qu'ils avaient du faire et du temps. Un chamelien était sur les jambes d'un jeune elfe à la tenue flamboyante. C'était celle-ci qui lui avait suggéré des cheminants. Finarfin, le propriétaire de l'auberge, arriva de la cuisine pour servir le groupe tandis que Nevarion prenait place. Il avait été lui aussi barde et cheminant, il avait eu plaisir à l'écouter chanter et conter lorsqu'il était encore sur les routes. Et à présent il était tout aussi ravi du changement de vie qu'il avait décidé, se régalant de ses plats.  
Il offrit à l'elfe un sourire chaleureux et sincère, attendant qu'il termine ce qu'il faisait et se dirige vers lui pour le saluer convenablement d'une voix douce et suave.


-Bonjour Finarfin, tu n'as pas changé depuis la dernière fois où je suis venu.


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Finarfin
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Peuple : Elfe
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Date d'inscription : 23/06/2007

MessageSujet: Re: Petite pause bien méritée   Sam 25 Mar - 21:21

Les cheminants étaient dans ce qui s'apparentait à un sale état. Même séchés, je doutai qu'ils soient en meilleure forme. Les traits tirés, l'atmosphère autour de la table était maussade, presque angoissée, tendue. Je notai l'accent mornien de l'elfe, signe qu'il n'était pas d'ici, tous les elfes ne venaient pas de l'Inwerin, les dieux en soient remerciés. Les elfes du Sud étaient épargnés par les question de lignage et d'appartenance plus ou moins lointaine aux grandes Maisons de l'Inwerin et aux jeux de pouvoirs et d'influences. En mon état de barde, puis d'aubergiste, j'y échappai, et me trouvais satisfait de mon sort.
Je ne pris pas de note sur les commandes, elles étaient simples à retenir. Surtout celle de la femme, qui semblait à bout de forces. L'amabilité de l'homme aux boucles d'oreille laissait à désirer, mais je mis cela sur le compte de la fatigue, quant à l'elfe, il était le seul à faire un effort pour essayer de paraître enjouer. Cela ne m'empêchait pas de penser que ceux-là traversaient une mauvaise passe. Cela ne me regardait pas vraiment, mais il m'était arrivé d'être dans le même état qu'eux lorsque je sillonnai encore les routes. Je songeai à la fois où j'avais passé trois jours dans la région des milles lacs de Norfendre, à attendre qu'une tempête passe ou se calme. Je n'avais pas été en bien meilleur état en gagnant le premier hameau qui s'était dressé sur mon chemin.
Je ne m'attardai guère, mais le silence était tel que je pouvais entendre leur conservation. Avant de gagner les cuisines au fond de la salle, je fis un détour par la cheminée pour y tisonner un peu les braises et y remettre une grosse bûche qui faillit me laisser quelques échardes dans les mains. La porte de l'auberge s'ouvrit une première fois pour laisser entre Nuven.

-Fin. Je descends directement, j'ai laissé du linge à laver hier.

Je hochai la tête. Nuven était ma lavandière. J'avais embauché l'elfe il y avait quelques années de cela. Elle avait l'air jeune, seulement l'air. Nuven était mère d'une ribambelle de mioches, ce que ne laissait pas deviner sa taille fine, sa peau mouchetée de tâche de rousseur et une apparente jeunesse. Alors qu'elle passait derrière le comptoir tout en ôtant sa cape, j'eus un aperçu de sa longue chevelure rousse. L'auberge étant immense, je ne pouvais tout faire seul, chose que j'avais eu du mal accepter, même avec toute la magie du monde, je ne pouvais avoir la tête partout. Nuven s'occupait du linge, Cer'ril, mon cher dryade, faisait le service et s'occupait des chambres. J'avais aussi pour le service, Minorine, une faune et excellente musicienne avec qui je jouais parfois le soir. Venaient en suite Tuchanka, un irichtani probablement en disgrâce qui s'occupait de traiter avec les marchands pour mon compte et de gérer le stockage des denrées, Radova, sidhe d'âge mûr gardait un œil sur mes comptes et restait parfois pour encaisser les clients les jours d'affluence, et enfin Frarn, un humain qui préférait rester en cuisine pour m'y donner un coup de main. À dire vrai, Frarn faisait mieux que moi les gâteaux blanc au fromage de Celebalda, et avait le coup de main pour préparer rapidement croquettes de légumes ou de poissons. C'était lui aussi qui pouvait passer des heures à surveiller les confitures et à les mettre en pot.
Frarn était là quand je remis les pieds dans la cuisine, retournant, avec un air désapprobateur le pain perdu qui était passé de doré à brun en mon absence.


-Il m'en faudra une assiette, fis-je en guise de salutation, et il me faut une théière de jasmin, et une autre de thés des irichtanis.

Préparer les commandes des trois cheminants ne prit qu'une poignée de minutes. Je m'occupai des œufs brouillés et du lard croustillant pour l'elfe, prenant également à garder quelques morceaux de couenne pour le mellikin de compagnie. J'y ajoutai deux tranches de pain fri dans du beurre, coupées en deux. Pour la femme, Frarn lui garnit une assiette avec des tranches de pain perdu croustillantes et fumantes, et des petits ramequins de confitures. Pour l'homme, l'assiette fut sensiblement la même que pour l'elfe, avec quelques tranches de jambon braisé en plus et des croquettes de pomme de terre au fromage. Frarn s'occupa de préparer les croquettes et les théières avant d'y verser de l'eau bouillante.
Je revins en salle avec un lourd plateau de bois contenant les trois assiettes, deux petites théières et un pot de café. Un nouvel arrivant pendait sa cape à l'entrée, un visage familier et des couleurs chatoyantes. J'avisais aussi qu'il faisait tout à coup plus sombre dans la salle. Dehors, un véritable déluge s'abattait sur Celebalda, et on pouvait entendre même fenêtres fermées, le bruit de la pluie frappant le feuillage des géants gris et des arbres. Quand il pleuvait, il faisait presque nuit dans la capitale. Les lumières s'allumèrent partout et je fis de même, augmentant l'intensité de mes sphères pour que l'on puisse y voir plus clair.


-Voilà pour vous, annonçai-je en déposant mon fardeau sur la table et en donnant à chacun son assiette, tasses, couverts et laissant les théières et le pot de café sur de petits dessus de plat en liège. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, faites moi signe.

Mon regard s'attarda sur la cheminante qui semblait transie de froid.

-Si vous le souhaitez, vous pouvez prendre une douche chaude à l'étage, moyennant une vingtaine de cerf de cuivre. Il y a des panières avec ce qu'il faut. Je peux envoyer quelqu'un vous montrer le chemin si vous voulez.

Je m'avançai peut-être trop, mais si l'elfe avait un accent mornien, les deux autres cheminants avaient eux aussi un accent qui indiquaient qu'ils étaient du Sud eux aussi. Les températures du Nord clémentes pour les natifs pouvaient être froides pour les voyageurs venant de contrées plus chaudes.

-Les bains des femmes se trouvent à gauche en haut de l'escalier, sur le premier palier, puis c'est la grande porte au fond à gauche.

J'indiquai d'un geste de la main l'imposant escalier en colimaçon près du bar, et déposai en suite, sur le sol, une coupelle avec de la couenne pour le mellikin.

-J'ai pensé que vous n'étiez pas les seuls à avoir faim.

Sur un sourire, je les laissai reprendre leur discussion et se remplir le ventre. Nevarion s'était installé à une attable en attendant. L'andain me sourit et par la grâce d'Hashtaal, sa propre mère, le sourire de Nevarion n'avait en rien perdu son côté ravageur. Je souris aussi. Nous étions de vieilles connaissances, rivaux peut-être à une époque où nous ne comptions pas nos pas ni nos heures pour chanter, jouer, divertir et offrir les plaisirs d'un barde du plus petit des hameaux jusque dans les plus grandes cités.

-Nevarion ! M'exclamai-je, quelle bonne surprise !

Nous échangeâmes une poignée de main enthousiaste et sincère.

-Tu ne vieillis pas non plus, si c'est que tu sous-entendais. Cela fait quoi ? Dix ans ? Plus ? Que tu n'as pas gratifié de ton illustre présence la capitale ? Quelles nouvelles ?

La dernière question était un classique chez les bardes. Quand on croisait un confrère, la question venait dans les deux sens. Les bardes s'échangeaient les informations sur les lieux qu'ils avaient traversés, sur les nouvelles qu'ils avaient entendues.



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