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 Derniers instants de petite fille

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Inwë
Samildanach
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Peuple : Elfin, avec des origines un peu mystérieuses.
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MessageSujet: Derniers instants de petite fille   Mar 9 Déc - 18:22

L’elfin s’était sentie un peu chose, un peu barbouillée lorsqu’elle était partit se coucher hier soir. Elle avait mit ça sur le compte du sommeil, peut-être un peu de stress lié à l’école. Et sûrement à cause du jeu idiot du "je mets plus d'épices que toi !", jeu auquel elle jouait avec son fère, leur attirant des maux de ventre, et de sacrée bouffée de chaleur. Alors elle avait prit une infusion pour calmer la douleur, et c’était dit qu’elle irait mieux après une bonne nuit de sommeil. Mais jamais elle ne s'était imaginé ça, non. La jeune fille s'était levée un peu bougonne aujourd'hui, grommelant contre ce fichu drap qui s'était enroulé autour de son pied, contre son chausson disparu encore une fois à dix-neuf kilomètres en dessous de son lit, ce qui l’avait obligé à se tuer les genoux sur le sol pour ramper sinon elle ne pouvait pas l’atteindre, contre celui qui n'avait pas refermé cette saleté de lunette de toilette, encore une fois, c’était pourtant pas compliqué à faire...
Inwë pleurait à chaudes larmes, courant vers l'auberge comme si Feardorcha était entrain de la poursuivre, la vue brouillée et la jupe de sa robe soulevée et éloignée d'elle comme si elle était empoisonnée ou recouverte d'insectes grouillants. Les gens la regardait passer, s'écartant pour certains, s'étonnant pour beaucoup. Depuis le temps elle était connue dans sa ville, c'était la fille du forgeron borgne, la jumelle aux yeux vairons qui imaginait des dragons à ses heures perdues. Son sac en bandoulière cognait contre ses fesses à chaque foulée, et l'effort lui faisait horriblement mal dans le bas du ventre. Mais il fallait qu'elle aille le voir, qu'elle passe le voir une dernière fois avant la fin, c'était sa Tata chérie, le seul qui la comprenait vraiment après Altariel et Adma, et la première personne à qui elle avait pensé quand elle s’était dit qu’elle ne passerait pas la journée. Elle verrait aussi Fin, puis irait voir Uriel et tonton Minou, son père et son frère en tout dernier pour passer ses derniers moments avec eux.

Elle se faufila dans l'auberge grâce à un client qui en sortait au même moment et qui la regarda avec un air étonné et inquiet. Les yeux rougis, le souffle saccadé, elle essaya de repérer les cheveux roses de Tata Cer'ril qui servait un petit déjeuner pas très loin. Elle se retint de crier trop fort, pour ne pas laisser une mauvais image d’elle. Elle voyait déjà dans les journeaux: Une elfin d’environ treize ans meure après avoir braillé chez Finarfin...


-T-Tataaaaaa !

Inwë pleura de plus belle en s'avançant droit vers Cer'ril, les larmes dégoulinant sur ses joues, lui chatouillant un peu le visage d'une manière très désagréable en plus. Si Cer'ril dit quelque chose, elle n'entendit rien, occupée qu'elle était à essayer de respirer, et de renifler, s’essuyant le visage d’une main, l’autre tenant toujours sa jupe loin d’elle.
Essayant de se calmer un peu pour se faire comprendre, elle mit quelques secondes et quelques grimaces à rouvir la bouche. En attendant, elle se faisait entrainer un peu plus loin.


-Oh, Tataa... J-je vais m-mouriir, T-ta-ta c-c'est zhorriiible !




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MessageSujet: Re: Derniers instants de petite fille   Dim 4 Jan - 13:25

Son estomac gronda, en réponse aux alléchantes odeurs qui lui chatouillaient le nez depuis qu'il avait pris son service. Arrivé in extremis, après avoir passé la nuit chez Dryas, il s'était mis à servir les clients après s'être rapidement dévêtu, retirant l'épais manteau en laine de couleur prune, l'écharpe et le bonnet de laine blanche et moelleuse qu'il portait. ll n'avait même pas profité de Celebalda au petit matin, son moment préféré, quand la cité semblait enfin endormie, apaisée, presque vide. On entendait plus que les bruits d'Iricht, mais aussi, ceux du lac. Le vent était franchement frai, et l'air chargé d'humidité. De lourds nuages roulaient dans le ciel. Tout indiquait qu'Athanasius avait pris possession des terres plus au nord, et qu'il descendait ici. Bientôt, il recouvrirait tout le Nord. Dans le Sud, Cer'ril n'avait pas connu d'hiver rude, dans le sens, où il était rare que la neige et la glace durent des mois entiers. Celebalda était relativement bien protégée de la neige, celle-ci avait du mal à traverser le feuillage des Géants Gris, qui perduraient longtemps après ceux des autres feuillus. Ce matin, Cer'ril s'était pressé, ayant eu plus de mal à sortir du lit et s'extirper de la chaleur des bras de Dryas, il avait dû courir un peu pour arriver à l'heure. Le petit ilmarin que Dryas occupait était à quelques arbres de l'auberge de Fin', ce qui faisait un petit trajet d'une vingtaine de minutes, en prenant son temps, d'un point à l'autre.  Dryas avait ouvert une boutique, et il vivait au dessus. Cer'ril adorait passer par la boutique, Dryas était fleuriste, et Cer'ril adorait trainer dans ses pattes quand il n'était pas de service. Au dessus, son compagnon s'était aménagé, au fil des mois, un lieu de vie plutôt cossus, et il en profitait pour y exercer ses talents culinaires, après ses quelques leçons apprises auprès de Finarfin. L'elfe cuisinait comme Nevaeh devait peindre, même le plat le plus anodin devenait un délice. Avant de partir, laissant un Dryas à moitié endormi, Cer'ril lui avait laissé des sandwichs bacon et fromage fondu, accompagné d'une petite salade d'hiver. Il n'avait plus qu'à se faire un thé. Le fleuriste n'ayant pas beaucoup de travail durant la saison morte, il savait que Dryas ne s'extirperait pas du lit avant midi.  

Cer'ril lui, n'avait pas mangé, il avait bu une tasse de thé bien chaude, un mélange pour petit déjeuné, avec un nuage de lait. Servir les clients avaient alors été un petite torture. Les petits déjeuners dans l'auberge était varié, œufs cuits sous toutes leurs formes, pain grillé ou encore frit, bacon ou poisson fumé, salade d'hiver, confitures, beurre et miel, sans compter les thés et le café venu des royaumes du Sud. Une vraie torture. Tout sentait bon, et il dut attendre l'accalmie en milieu de matinée, pour s'attabler devant une assiette de type brunch, contenant autant de salé que de sucré, le tout avec une seconde tasse de thé. Les oeufs brouillés à la truite fumée de Fin était un délice, moelleux et fondant, et Cer'ril ne s'était pas privé d'en manger avec du confis de figues, préparé durant la belle saison. Il allait s'attaquer au pain frit et à la confiture de cassis maison, quand un client lui fit signe. Un peu mécontent, mais étant de service, puisque son elfe de patron était derrière les fourneaux - Cer'ril se demandait souvent comment Fin avait fait pour se débrouiller seul avant son arrivée, avant de se demander combien de pauvres bougres s'étaient faits embaucher au débotté - il se leva du tabouret qu'il occupait, et prit une énorme théière par son anse. Fin sortit à se moment là, lui apportant un plateau contenant une nouvelle assiette de pain fris, œufs brouillés au poisson fumé, et petites toasts briochés, sur lit de salade. Cer'ril s'empara habilement du plateau, avec un sourire. Le Sidhe accueillit son repas avec une certaine avidité dans le regard. A peine Cer'ril l'avait-il servi, qu'il sentit l'air froid venant dehors. Il se retourna, pour voir si c'était une entrée ou une sortie. Les deux en fait. Inwë s'avança, le visage si pâle qu'encore un peu, et elle deviendrait translucide, les yeux et le bout du nez rougis.

-Inwë ? Ça ne va pas ?

Un "tata" déchirant retentit, à moitié étouffé par des sanglots, tirant au Dryade une grimace. Toutes les têtes se tournèrent vers la jeune elfe, qui tenait le devant de sa robe, le levant et l'éloignant d'elle, comme si elle transportait un blessé invisible, ou bien que la robe était recouverte d'une substance peu ragoutante (Cer'ril tenait parfois certains draps de l'auberge de cette façon là). Jetant un coup d’œil rapide à la ronde, alors que l'adolescente ne prêtait pas attention aux regards curieux, irrités pour certains, voire interloqués pour d'autres, alors qu'elle reniflait de façon peu élégante, tout en essuyant la morve et les larmes qui lui maculait le visage, Cer'ril prit les choses en main. Plateau sur un bras, il prit la jeune fille par l'épaule, et l'entraina vers les cuisines, et accessoirement vers la partie réservée à ceux qui travaillaient à l'auberge et à la famille.

-Viens avec moi.

Inwë continuait de sangloter, essayant de parler, ouvrant et fermant la bouche comme un poisson hors de l'eau. Finalement, ce fut un flot d'absurdités à peine compréhensibles qui s’échappèrent de sa bouche, alors que le Dryade s'apprêtait à pousser la porte des cuisines. Il s'interrompit, incertain de ce qu'il avait entendu, avant de jeter un coup d'oeil derrière eux, et de faire entrer, sans grand ménagement, la jeune fille dans la cuisine. Fin leva le nez de ses poêles, et Cer'ril lui fit signe qu'il n'en savait pas plus, quand ses yeux bleus se passèrent sur Inwë, avant que leurs regards se croisent. Le Dryade posa le plateau sur un meuble, et sortit un petit mouchoir de tissus rose pâle et orné d'un petit liseré de dentelles, de la poche arrière de son pantalon. Il entreprit d'essuyer le visage d'Inwë, avant de lui moucher le nez - et l'adolescente réagit en se mouchant dedans, réflexe enfantin.

-Là, là, ma petite chérie, calme toi, qu'est ce qui se passe ?

Cer'ril se mit à examiner, de son oeil bleu et unique -l'autre étant recouvert d'un bandeau en forme de coeur, rose fuchsia pour aujourd'hui - à la recherche d'une blessure, d'une trace de maladie, ou quelque chose qui indiquerait que Inwë était blessée et mourante. Elle tenait toujours sa robe comme si elle était répugnante. Il se demanda, brièvement, si elle ne s'était pas pris son premier râteau, et qu'elle réagissait un peu trop vivement ? Les Jumeaux réagissaient assez "anormalement" à des situations anodines. Ils se tenaient correctement avec lui, ou Finarfin, et encore plus en présence de leur père, mais ils les avaient souvent vu punir les mécréants et rendre la justice, quand un de leurs camarades était attaqué par d'autres.

-Et comment ça tu vas mourir ?
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Inwë
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MessageSujet: Re: Derniers instants de petite fille   Mar 17 Fév - 20:17

L'adolescente se moucha quand le mouchoir de Cer'ril se positionna sur son nez. Sa tata lui avait aussi essuyé le visage également et Inwë essaya de reprendre le contrôle de sa respiration. Sa robe toujours tenue du bout des doigt, Inwë chercha à calmer ses pleurs, essayant tant bien que mal d'articuler quelque chose, mais rien à faire, ce n'était qu'un long sanglot qui sortait à chaque fois. Elle n'avait même pas remarqué que Tata Cer'ril l'avait fait aller dans l'arrière cuisine, loin de le grande salle, elle avait juste eu le réflexe de se moucher. Cer'ril l'avait sûrement amené là pour éviter aux clients de voir la pauvre fille mourir d'un seul coup. et si jamais ça lui arrivait d'un seul coup en effet... C'était pas bon pour le commerce, et elle ne voulait pas embêter Tata Fin avec ça. Lui et Cer'ril  seraient déjà triste de la voir mourir ainsi... Penser à ça lui remplit de nouveau les yeux de larmes, que Tata lui essuya encore une fois. Elle respira alors à fond, se concentrant sur l'air qui entrait et sortait de ses poumons.
Son pauvre Tata Cer'ril ne devait rien comprendre, elle venait juste de lui lâcher qu'elle allait mourir, sans rien expliquer. En plus ça sentait bon dans la cuisine, peut-être qu'un peu calmée, elle pourrait demander à Tata Fin, en guise de dernière faveur, si elle pouvait manger un pain au miel et aux amandes, ses préférés.


-S-si.. C'est. C'est grave Tata... Je savais que, c'était nun jeu idiot, et complètement ridicule, m-mais j'l'ai fais, et m-maintenant je ne vais mourir juste parce que j'ai voulu faire la plus maline.

Elle essuya ses yeux d'une main tremblante, serrant les genoux sans vouloir serrer les cuisses, ce qui donnait un effet des plus étranges. Elle retira son sac d'une main, l'autre tenant toujours sa robe éloignée, sa si jolie robe bleu roi, avec ses manches trois quart, son col rond et large, et son petit collier bleu que Tata Cer'ril lui avait offert à ses trois ans et qu'elle aimait ellement. Elle eu une nouvelle crise de larme, mais l'arrêta d'elle même.

-J'ai joué hier soir, avec Altariel, zà-à celui qui mettrais l'épice la plus forte dans son plat et j-j'ai gagné. J'aurais préférer perdre... Et là j-je saigne, je perds du sang, c'est zhorrible, je veux pas mourir j'ai jamais eu de petit copain Tataaaa ....

Elle posa sa tête contre l'épaule du dryade, lâchant sa jupe pour le serrer dans ses bras, désemparée. Elle espérait qu'il lui trouve un remède miracle, une formule magique, un mot réconfortant au pire...




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MessageSujet: Re: Derniers instants de petite fille   Ven 20 Fév - 23:39

Inwë était totalement paniquée, et Cer'ril dut à nouveau essuyer ses yeux quand elle se remit à pleurer. Son mouchoir était à présent presque totalement humide, et il n’essuierait probablement plus rien. Il songea qu'au pire, il prendrait un torchon dans le placard où Fin les rangeait, celui près de la buanderie. L'elfe s'était éclipsé de la cuisine, sans doute pour prendre le relais en salle. Salle depuis laquelle on devait entendre les sanglots d'Inwë. Rien de très bon pour la clientèle, qui devait se demander ce que la pauvre jeune fille avait pour se mettre dans un état pareil. Puis, durant un instant, Cer'ril fut inquiet, vraiment. Se demandant si cette fois, les jumeaux n'étaient pas allés trop loin dans leur usage de la magie. S'ils n'avaient pas ouvert un artefact scellé dans l'arrière boutique de Nefbelethiel, ou s'ils n'avaient pas touché à une des lames enchantées que fabriquait leur père. Il se sentit devenir pâle, alors qu'il sentait son corps s'alourdir comme s'il venait de se prendre une chape de plomb. Il savait que si les jumeaux étaient complices, l'adolescence les avaient aussi fait entrer en compétition, et que parfois, Inwë, comme Altariel, se comportaient comme deux mâles cherchant à prouver à l'autre qui était le plus fort. Un comportement qui n'était jamais très malin, et qui avait valu à Altariel d'avoir à venir faire la plonge et récurer les latrines de l'auberge pendant un mois, tandis que Inwë avait été de corvée de nettoyage de la boutique de Nef', ce qui n'était pas non plus un sort enviable. Cer'ril se demanda à quel jeu stupide ils avaient bien pu jouer cette fois - le dernier en date avait été de faire la course pour arriver au sommet d'une des fleurs de glace du lac - et... L’inquiétude de Cer'ril retomba comme une avalanche, alors qu'abasourdi, il venait d'avoir la réponse aux questions qui s'étaient bousculées sous son crâne.

Il cligna des yeux, regardant la jeune métisse, se demandant si elle n'en faisait pas exprès, et qu'elle se moquait de lui. Mais le chagrin et les sanglots d'Inwê étaient sincères, et Cer'ril réalisa qu'il n'y avait véritablement aucune femme dans son entourage qui lui soit proche. Autrement dit, personne pour la préparer en lui expliquant pourquoi elle ne risquait pas de mourir, même si elle saignait. Le Dryade ne put cependant pas contenir son hilarité plus longtemps. Jamais il n'avait entendu parlé d'un concours d'épices mortel.

-Oh ma chérie ! Ça n'a rien avoir avec les épices ! Tu ne vas pas mourir !

Cer'ril se demanda un instant s'il était la personne la mieux placée, avant de se rendre compte que oui. Il avait passé la première moitié de sa vie dans un bordel, et ses collègues de sexe féminins n'avaient jamais de mystère au sujet des menstrues. Il repoussa doucement la jeune fille, tentant par la douceur de son geste de compenser le fait qu'il l'avait probablement blessée en riant.

-Je t'assure que ça n'est rien. La cuisine de Fin n'est pas vraiment l'endroit idéal pour en parler. On va monter, tu vas te nettoyer dans ma salle de bain, et je vais t'apporter un change, et de quoi éviter de tâcher des vêtements.

Cer'ril se pencha pour ramasser le sac d'Inwë, le glissant sur son épaule, faisant en suite signe à Inwë d'avancer jusqu'aux petits escaliers de services, au fond de la pièce. Ces derniers, en colimaçons,  étaient assez étroits, mais le Dryade avait l'habitude de les emprunter, tout comme les jumeaux, puisqu'ils venaient souvent, et restaient parfois pour la nuit, voire plusieurs nuits d'affilées, lorsque Rhys, leur père, devait s'absenter. Cer'ril espérait aussi que la mention de sa salle de bain remonterait le moral d'Inwë. Depuis son passage à l'adolescence, Inwë s'intéressait aux cosmétiques, et la salle de bain du Dryade avait son lot de produits. Alors qu'il gravissait les marches derrière elle, le Dryade poursuivit :

-Toutes les femmes saignent tu sais, c'est normal. Personne ne t'a jamais parlé de ça ? Même à l'école ?
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Inwë
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MessageSujet: Re: Derniers instants de petite fille   Ven 10 Avr - 23:13

Elle avait vu qu'il était très inquiet, il avait même pâlit à un moment, et elle avait été encore plus effondrée de voir que ça lui faisait du mal. Au moins elle avait dit la vérité. Alors pourquoi d'un seul coup, en l'appelant "ma chérie" comme d'habitude, tata se'était-il mis à rire ? Inwë eu l'air le plus indigné du monde, comment pouvait-on rire de la mort imminente de quelqu'un qu'on aime ? C'était méchant, très méchant même. Elle songea quelques instants qu'elle avait perdu son temps ici, et que tata n'en avait peut-être rien à faire d'elle en fait... 
Puis Cer'ril reprit son sérieux, et lui expliqua qu'elle n'allait pas mourir, que c'était quelque chose de naturel, et que son jeu idiot d'épices n'avait rien à voir dans l'histoire. La jumelle n'y comprit plus rien, et ça avait pour effet de stopper ses pleurs et ses tremblements. En quoi saigner ainsi, sans aucune raison, était quelque chose de normal ? On avait du oublier de lui préciser quelque chose à un moment de sa vie... Tata Cer'ril la repoussa tout doucement, ce qui contrastait avec son rire que l'adolescente avait jugé comme moqueur. Elle s'essuya les yeux d'une main, pendant que son autre bras était doucement prit par Cer'ril qui la menait en haut des escaliers, que la jeune fille montait avec des jambes tremblantes. D'après le Dryade, elle n'allait pas mourir et c'était déjà ça. Cer'ril semblait suffisament sur de lui pour qu'elle le croit presque aveuglément, malgré la sourde douleur qu'elle avait dans le bas ventre. Et puis il avait parlé de salle de bain, elle savait qu'il avait des produits de beauté, peut-être que si elle ne mourrait effectivement pas, il accepterais de lui faire un petit soin. Du visage ou des mains, peut-être les deux même, pour lui remonter le moral.


-Toutes les femmes saignent tu sais, c'est normal. Personne ne t'a jamais parlé de ça ? Même à l'école ?

Inwë secoua la tête, ne voyant pas du tout de quoi on aurait pu lui parler qui aurait à voir avec sa future mort. Enfin, avec le saignement intempestif qu'elle était entrain de subir ce matin, mais qui apparament ne la tuerait pas.

- N-non ? Me parler de quoi ?

Cer'ril lui expliqua alors qu'ils en parleraient quand Inwë serait un peu plus calme, plus détendue. Une fois seule dans la salle de bain du dryade, elle retira sa robe doucement, ses membres tremblants un peu à cause du contre coup de ses pleurs. Elle la plia, retira son collier, ses boucles d'oreilles, la brassière serrée qui maintenait son début de poitrine, et sa pauvre petite culotte avec des tas de compresses dedans, qui avaient subit le saignement de plein fouet. Elle enveloppa ces dernières dans du papier toilette, avant de les mettre soigneusement dans la poubelle. Pendant qu'elle faisait tout ça, un bain moussant, commencé par Tata avant qu'elle ne soit seule, termina de couler. Elle se glissa dans l'eau et autorisa Tata Cer'ril à rentrer, une fois sûre qu'on ne voyait que sa tête et son cou. Ca ne la dérangeais pas du tout que Tata soit avec elle dans la salle de bain, alors qu'elle était toute nue. Bon, elle se cachait un peu plus à présent, et tirait le rideau de la baignoire, mais plus petite elle avait beau rabacher à son père qu'elle voulait son intimité, quand Cer'ril s'occupait de son frère et elle pour laisser un peu de temps libre à leur Apa, la fillette n'avait jamais eu cette histoire d'intimité. C'était sa tata, celui qui se rapprochait la plus d'une femme dans tout son entourage.
Dans l'eau, elle avait ses jambes repliées contre elle, encore un peu endorlorie au niveau du ventre, et elle fixait devant elle, écoutant alors Cer'ril.




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MessageSujet: Re: Derniers instants de petite fille   Lun 27 Avr - 23:51

Cer'ril était redescendu un bref instant, laissant Inwë seule dans sa salle de bain, après avoir commencé à lui faire couler un bain bien chaud, avec quelques huiles essentielles et surtout beaucoup de cette merveille de bain moussant. Il avait déposé des serviettes moelleux sur les runes de chauffage pour qu'elles soient chaudes quand Inwë sortirait du bain. En suite, il était allé rassurer Finarfin, l'elfe ayant pris le relais en salle, tout en continuant de s'affairer en cuisines. Son patron lui avait alors collé le sandwiche et la boisson préférée d'Inwë dans les mains. Fin' était un véritable amour. Dommage que ce soit une véritable tête de mule. Mais que dire de Rhys dans ce cas. Cer'ril n'était pas sans ignorer ce qui s'était passé entre eux, et plus le temps passait, plus il les trouvait ridicule. Au moins, Dryas ne se comportait pas comme eux. Il eut un petit sourire en pensant à son fleuriste chéri, et remonta les escaliers, après avoir touché deux mots de la situation d'Inwë à deux Elfes. Cer'ril avait beau ressembler à une femme, il n'en était pas une, et il n'était pas sujet à leurs inconvénients. Si bien qu'il n'avait pas ce qu'il fallait pour Inwë. Fort heureusement, contrairement à d'autres mâles ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez, Cer'ril était parfaitement au courant de ce qu'il fallait à Inwë. Le fait d'avoir passé la moitié de sa vie dans un bordel, entouré de femmes, contribuait également à son savoir sur la chose. Mais tout de même, Rhys aurait dû le voir venir. En y pensant, Cer'ril se rendit compte qu'il était de ce qui était le plus proche d'une figure maternelle pour les Jumeaux. Par la douce Hashtaal, il n'aurait jamais imaginé être la figure maternelle de qui que se soit. Quelques années plus tôt, il en aurait même ri. Telania eut l'amabilité de lui procurer ce dont Inwë avait besoin, et Nerineth de lui donner quelques conseils. Les deux Elfes offrirent même de répondre aux questions d'Inwë si elles en avaient. Elles étaient charmantes. Cer'ril les remercia, et précisa qu'il transmettrait. Après tout, même s'il savait de quoi il retournait, une femme serait mieux à même de parler des menstruations que lui.

C'est donc avec un petit plateau dans une main et un petit paquet de soie dans l'autre, que Cer'ril regagna sa chambre. Il toqua à la porte de la salle de bain, et Inwë, l'autorisa à entrer.

-Fin t'a préparé un petit remontant, et deux clientes m'ont donné ce qu'il te fallait. Et j'irai te chercher un change après. Je crois savoir que tu aimes bien ma tunique prune, celle avec les entrelacs vert anis... Avec une petite ceinture, ça passera très bien pour une robe.
Le Dryade se pencha sur Inwë, s'étant saisi de deux petites pinces en os pour lui relever les cheveux.

-Bon passons aux choses sérieuses, reprit-il en la coiffant, les femmes, toutes les femmes, sans exception -du moins à ma connaissance- saignent tous les mois. C'est à la fois la preuve qu'elles peuvent avoir des enfants et la preuve qu'elles n'en ont pas.

Depuis qu'elle avait atteint l'adolescence -plus vite que la moyenne- elle avait coupé ses cheveux, pour les garder courts. Cela ne l'empêcha pas de lui relever les cheveux en faisant deux petites couettes qu'il entortilla pour faire des mini-chignon. En réfléchissant à ce qu'il allait dire, Cer'ril préféra éviter de mentionner son expérience passée et les filles qui avaient été sa famille pendant des années.

-Quand tu saignes, c'est la preuve que tu n'es pas enceinte. Et ce premier saignement, peut-être qu'il y en a eu avant, mais moindre, et que tu ne les as pas remarqués, c'est signe que tu peux avoir des enfants si tu batifoles avec un garçon. Enfin t'es encore un peu jeune pour ça. Bref, après, je ne sais pas tellement comment ça fonctionne exactement. Tu sais quand même que je suis un homme, même si je ressemble à une fille ? On est d'accord ?

Il attendit la réponse, et sourit en voyant la tête qu'elle venait de tirer.

-Je préférais être certain, fit-il en riant avant de continuer, donc, tu ne vas pas mourir, par contre, tu vas saigner tous les mois. Et ça risque de ne pas être régulier au début, en suite, ça le saura. Et...

Cer'ril se retourna pour attraper le petit paquet de soie. Il l'ouvrit, présentant à Inwë ce qu'il contenait. Le Dryade ne se sentait pas gêné ou embarrassé, il avait déjà fait ça plusieurs fois, et ces années avec les filles l'avaient blindé quand à ce genre de conversation. En revanche, il n'avait jamais encore été à la place du professeur.

-A la place de ce que tu as pu utiliser, normalement, les femmes utilisent ça, elles les placent au fond de leur sous-vêtements. Il faut les changer régulièrement et les laver avant de les réutiliser. Pour commencer c'est bien. Après, tu pourras toujours te renseigner sur ce que tu peux utiliser d'autre. Nerineth et Telania, qui t'offrent généreusement ceci, m'ont dit que tu pouvais aller les voir si tu avais des questions. Personne ne t'en avait vraiment jamais parlé ?
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Inwë
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MessageSujet: Re: Derniers instants de petite fille   Lun 22 Juin - 23:50

Les mots de tata Cer'ril furent magiques. Remontant, et tunique prune. Elle adorait cette tunique, elle la trouvait très belle, élégante et raffinée, et la dévorait des yeux à chaque fois que Cer'ril la mettait. Elle lui allait tellement bien, avec les entrelacs, la couleur assortie à ses cheveux. C'était cette tunique qui avait du lui apprendre l'envie, et tata allait la lui prêter, même si ça n'était que temporaire, il la lui prêtait. Elle aurait du saigner et avoir l'impression qu'elle allait mourir plus tôt. Ses sanglots n'étaient plus que des souvenirs, et le dryade, à qui elle tournait le dos pour lui permettre de la coiffer, commença alors à lui expliquer ce qu'elle devait savoir sur le saignement, et en quoi cela ne voulait pas dire qu'elle allait mourir. Et l'explication était à la fois simple, et étrange.
Donc, elle saignait parce qu'elle était une femme, et donc qu'elle pouvait porter des enfants, mais aussi pour prouver qu'elle ne portait pas d'enfant actuellement. Pourquoi un saignement ? Pourquoi tout les mois et pas tout les deux mois ? Et pourquoi Est-ce qu'il fallait que ce soit douloureux, celui qui a décidé ça devait être un homme, parce que ça n'avait rien d'agréable. Cer'ril mentionna qu'à présent, si elle fricottait avec un garçon, elle pourrait avoir des enfants. Elle eut un vif rougissement à cette mention. Elle n'avait pas de petit copain, pas encore, et peut-être jamais. Si un garçon la regardait un peu trop, Apa lui faisait peur avec son gros Œil. Et puis ils étaient un peu bête les garçons de son âge, et les autres étaient peut-être un peu trop vieux. La question de tata la tira de ses réflexion. La brunette se retourna avec une moue pincée.


-Bah bien sur que je sais que même si t'as des cheveux roses et que tu as l'air d'une fille, t'es zun homme. Je suis pas zune nouille, même si j'en ai eu l'air avec ma scène de mourante.


Elle eut aussi un sourire pour Cer'ril, comprenant qu'elle avait largement dramatisé, et qu'elle pourrait devenir actrice plus tard si Adma n'arrivait pas à se réveiller. Comment est-ce qu'elle aurait pu deviner avant que tata la rassure aussi.
Elle eut quelques hochement de tête pour indiquer qu'elle écoutait et comprenait quand le dryade aux cheveux roses lui expliqua que ça ne serait pas la seule fois qu'elle saignerait, et qu'en plus au début ce ne serait pas prévisible. Il avait parlé de tous les mois, donc ça finirait par venir aux mêmes dates, mais pas au début. Elle regarda avec attention la protection qu'il lui présenta. A présent, elle aurait besoin de ce genre de chose. Là il n'y en avait qu'une, il lui faudrait lui acheter d'autres alors, pour faire un roulement pendant que l'une sèche. Elle sorti les mains de l'eau pour regarder de plus près. C'était absorbant, et doux d'une certaine manière. Elle la rendit à Cer'ril pour qu'il la range, en secouant la tête pour indiqué qu'on ne lui en avait pas parlé.

-Je ne me souviens pas qu'on m'en n'ai parlé, après c'est pas facile de suivre des fois za l'école avec les cours qui changent plus vite pour Altariel et moi. Ils z'ont peut-être oublié qu'on n'avait pas vu ça... C'est possible.

Une fois que Cer'ril eut terminé de la coiffer, elle se tourna habillement sous l'eau pour le regarder plus directement, toujours sans que la mousse ne dévoile quoi que ce soit. Son bas ventre faisait moins mal grâce à l'eau chaude.

-J'irais peut-être leur parler zun peu après, aux clientes, quand je serais propre et sortie. Et que j'aurais mangé le sandwich que tata Fin m'a préparé. C'est un poulet parmesan salade ? Oh, et du thé à la pêche ! C'est super ! Je finis de me nettoyer et je sors zalors ! Et merci tata, de m'avoir expliqué, et d'avoir demandé aux deux dames. Ze me sens un peu zidiote d'avoir fait tout plein de patacaisse.




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MessageSujet: Re: Derniers instants de petite fille   Lun 29 Juin - 17:19

Inwë lui tournait le dos, et ses doigts habiles terminaient de lui relever les cheveux. Le Dryade eut un haussement d'épaules qu'elle ne put voir, faisant la moue.

-Bah ! Ça ne m'étonne pas vraiment que personne ne t'ait appris ça à l'école. Je suis pas certain que l'école apprenne quoi que ce soit d'utile à qui que ce soit... Ne dit pas que j'ai dit ça à ton père, ça reste entre nous. Mais je m'étonne que l'borgne ne t'en ait jamais parlé, après tout, ton corps arrive à l'âge où eh bien... les jeunes filles deviennent des jeunes femmes. Je lui en toucherais bien deux mots moi à ton père indigne... Tu veux garder les pinces pour après ou je te fais une coiffure spéciale ?

Depuis qu'ils étaient petits, Cer'ril utilisait parfois - souvent - la méthode de la coiffure pour obtenir un peu de calme. Fin avait souvent accepté - malgré le froid digne des glaciers du nord qui régnait entre lui et Rhys - que les Jumeaux dorment à l'auberge, quand Rhys devait se rendre dans les montagnes pour régler des affaires d'approvisionnement de minerais. Quand les deux garnements chahutaient un peu trop, Cer'ril demandait qui voulait une coiffure de digne des plus grands, et les têtes aux cheveux longs des jumeaux passaient alors entre ses doigts habiles. C'était aussi lui qui avait coupé courts les cheveux d'Inwë quand elle le lui avait demandé.

-Je pourrais te faire des petites tresses avec des perles vertes et violettes, pour aller avec la tunique, suggéra-t-il en refixant la seconde pince.

Elle se retourna dans l'eau, sans éclabousser, un petit miracle.

-Oui, du parmesan venu du Sud du Falast, rien que pour toi. Et sans payer de supplément. Il a fait une sauce au yaourt dedans, pour éviter que ça ne soit trop sec. Et oui du thé à la pêche, bien frai, comme tu aimes. Et on dit idiote, pas zidiote. Et c'est je, pas ze. Tu es une jeune femme maintenant, les jeunes femmes ne zozotent pas.

Il repoussa une mèche rebelle sur le haut du front d'Inwë, avant de se lever, et de diriger vers la porte.

-La serviette est derrière toi, et je vais te chercher des sous-vêtements, j'imagine que tu peux rentrer dans les miens, et la fameuse tunique. Elle s'appelle "revient" bien sûr.

Cer'ril laissa la porte entre-ouverte, le temps de prendre ce qu'il fallait pour Inwë, et de revenir déposer le tout sur le haut du petit meuble qui contenait ses affaires de toilettes. Il prit en suite l'initiative de mettre la protection sur la culotte sombre qu'il avait choisi pour elle, lui facilitant la tâche.

-Tu le feras toute seule la prochaine fois. Comme il fait beau, on peut aller dans le jardin, pour que tu manges ton remontant. On en profitera pour rassurer Fin sur ton état.

Cette fois, il ferma la porte derrière lui, laissant à Inwë l'intimité nécessaire pour se sécher et s'habiller. Le dryade s'assit sur son lit en attendant la jeune fille, qui ne fut pas longue à sortir.
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Derniers instants de petite fille

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