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 Liam Ailedargent [Edition]

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Liam Ailedargent
Souverain
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Peuple : Aérial-Lios
Second(s) Métier(s) : Chieur royal
Nombre de messages : 41
Localisation : Dhaval
Date d'inscription : 01/03/2008

MessageSujet: Liam Ailedargent [Edition]   Mer 22 Oct - 22:13

I - Identité


NOM, PRÉNOMS, SURNOMS : Liam Aethmal Ailedargent. 


AGE : 28 ans.
CASTE/MÉTIERS : Souverain de Dhaval.
PEUPLE : Métis Aérial-lios.
SEXE : Homme.



II - Description



o PHYSIQUE :

Liam est grand, dépassant le mètre quatre-vingt, avec des mains assez longues et de grandes jambes. Son visage est ovale, avec des traits ciselés. Ses yeux en amandes sont d’une profonde couleur émeraude, brillants souvent d’une lueur assez malicieuse en harmonie avec la lueur se trouvant dans les yeux de son élémentaire. Sa mâchoire est un peu carrée, pourvue d’une bouche fine et souvent souriante, et il se rase de près chaque jour, ne supportant pas la tête qu’il a avec une légère barbe. Ses épaules et son dos sont musclés, rien d’étonnant pour quelqu’un se servant souvent de ses ailes. Mais, ce qu’on remarque en premier chez Liam, ce sont ses ailes et ses cheveux. Sa longue chevelure et ses ailes de quatre mètres d'envergure sont d'un rouge pourpre intense attirant généralement les regards. Les ailes semblent noires en leur base, et se finissent par une couleur rouge sang au bout des plumes du bas. Ses plumes sont très douces sur le plat, et un peu tranchantes sur les bords. Ses cheveux descendent en dessous de ses fesses, rarement retenus par quoi que ce soit. A la limite les tressera-t-il lorsqu’il s’entraîne, afin de ne pas être gêné par des mèches s’empêtrant dans ses bras, ou aussi lors de réception officielles, un peu guindées, où il essayera de paraître un peu plus royal qu’à l’accoutumée. Bien sur lorsqu’il vole il les attachera pour éviter d’emmêler des mèches dans ses plumes.
Ses vêtements, taillés dans de précieuses étoffes, sont coupés en tenant compte de ses ailes. Il sera vêtu  le plus souvent de tuniques assez amples de style ésgaléen et de pantalons élégants et confortables, ne supportant pas ne pas être aussi libre de mouvements qu’il le souhaite. Des bottes montantes ou des bottines de marche complèteront le tout. Les cérémonies et réceptions officielles le verront vêtu d’une tenue plus cintrée, militaire un peu dans son aspect. Les couleurs qu’ils portent le plus souvent rappellent les couleurs des Ailedargent : de l’argent, du vert, des touches de blanc.

Ailord, l’élémentaire de Liam, paraît minuscule à coté de lui. Ayant l’apparence d’un pré-adolescent, il a une forme venteuse, qui ne se voit surtout que par la poussière, la terre, les feuilles qu’il soulève. Lorsqu’il veut être vu, il a des cheveux roux courts, en bataille comme s’il venait de se lever, deux yeux gris éclairés de malice, un sourire tout aussi malicieux et un corps relativement fin.

o CARACTÈRE :

Liam est quelqu’un de rigoureux et minutieux lorsqu’il s’agit de sujet importants, tels que la citée, sa famille, ses amis, qui n’oublie jamais qu’il doit rester à l’écoute pour bien faire. Même s’il est connu pour ne pas suivre les règles qui ne lui conviennent pas, tant que personne n’en souffre. C’est surtout les règles lui enjoignant de ne pas sortir non accompagné, de dire où il va, qu’il ne suit pas. Facétieux, et accompagné de son élémentaire qu’il l’est tout autant que lui, il se plait à enfreindre ces règles, et à jouer à ne pas se faire attraper par le Duc Liel de Falathrim et ses hommes. Un jeu qu’il perd plus souvent qu’il ne le gagne, mais pour lui ce n’est pas nécessairement le but de gagner, mais plus de s’amuser. Il est plutôt du genre à être franc et à juste aimer s’amuser. Par contre, comme beaucoup, sa franchise à quelques limites, et souvent celles de l’étiquette et de la politesse. Par exemple il ne dira jamais à ses insupportables cousines, qu’il les déteste et qu’il aimerait qu’elles aillent voir dans l’archipel Galaedor si il y est.


o ARMEMENT : 

Liam est un Ailedargent, sa famille compte nombre de militaire et il a donc reçu une éducation martiale dès qu’il en a eu l’âge. Il sait se défendre à main nue aussi bien sur terre que dans les airs. Par ailleurs il combine souvent ses aptitude à combattre avec ses pouvoirs liés au vent ce qui lui permet d’être plus redoutable qu’un simple combattant. Il se défend également bien avec une épée, même si ce qu’il préfère ce sont les armes de tir ou de jet. Ses armes favorites sont l’arbalète, le fusil et la lance.

o POUVOIRS :

Etant à demi lios, Liam n’échappe pas à la connaissance des chants de ce peuple. Son père s'était chargé de les lui apprendre, ayant été finalement déçu que son fils ne montre pas plus d'intérêt pour les traditions de son peuple. Liam voit plutôt les chants comme un outil, et n'a véritablement retenu que ceux qui peuvent lui servir. Il possède une voix chaude et légère, comme un vent d’été, qui peut s’emporter et devenir glaciale et cinglante comme le vent d’hiver, et connaissant surtout des chants d’oubli, de dissimulation, de pétrification et de sommeil. Comme il est lié à un élémentaire du vent, Ailord, il maîtrise cet élément. C’est très utile pour un aérial. Il peut planer sur de longues distances grâce à de l’air chaud, accélérer brutalement par une rafale sous ses ailes, s’arrêter à l’aide d’un violent vent contraire, changer de direction, décoller sans effort. Bien sur il peut se servir de l’air pour d’autres choses que pour son vol. Il peut augmenter la pression autour de quelqu’un, le faire décoller d’une bourrasque –aérial ou non-, le plaquer au sol par une tempête, créer des tornade plus ou moins grandes, créer des champs insonorisés autour de personne souhaitant parler sans être entendue... Il y a beaucoup d’applications possible. Ailord vole toujours à ses côtés, bien souvent sous lui pour augmenter sa portance au vent.

o PASSIONS & PHOBIES :

Liam aime Dhaval, cette citée suspendue dans laquelle il a grandi, joué, apprit, qui, à flanc de montagne, est un tremplin de décollage parfait. Passer du temps au dessus de la terre est quelque chose qui lui est vital, il affectionne tous ces moments de liberté pendant lesquels il joue avec les courants, naturels ou non, et pendant lesquels il est seul avec Ailord. Il aime tendrement sa jeune sœur, même si elle et lui ne se connaissent pas tant que ça, il a cet sorte d’instinct protecteur envers elle, sûrement propre aux grands frères, et essaye de mieux la connaître, l’ayant invitée à vivre au palais si elle le souhaite. Il aime aussi ses parents, qu’il voit moins depuis qu’il est roi, et son oncle Delkhad qui passe plus souvent au palais qu’il ne l’avait dit. Pour quelqu’un qui souhaitait laisser la vie qu’il avait avant derrière lui. Oalyenka est une amie et une confidente précieuse, qu’il affectionne beaucoup. Il n’oublie jamais aucun de ses anniversaires, lui offrant toujours un petit cadeau. Il y a aussi Isil, même cette dernière est une amie d’enfance qu’il n’a plus jamais revu, il est sur qu’elle est devenue une jeune femme au caractère trempée et à qui on ne la fait pas. Sinon, il apprécie –même s’il ne l’admettra jamais devant un témoin autre qu’Ailord- le duc Liel de Falathrim, adorant leur jeu de chat et la souris.  
Ce qu’il n’aime pas ? Les pièces trop petites, étouffantes et chargées. Il n’aime pas les contraintes qu’il n’accepte pas, qu’il n’a pas choisies. Il n’aime pas avoir trop chaud, et n’apprécie que moyennement la neige qui glace les ailes en vol. Sa phobie et sa grande paranoïa sont les jumeaux, ces êtres se ressemblant, réussissant à communiquer ensemble sans forcément se parler et qui font tout ensemble de la même manière…

III - Histoire


Ma famille, les Ailedargent, puise ses racines dans le nord d’Inwilis, à Valin plus précisément, où elle s’est développée et fait un nom dans les différents corps d’armée. Certains membres, un peu moins guerriers dans l’âme, trouvèrent souvent place dans des administrations, voir en forge. Le plus vieux membre connu de notre famille était Dhavalian Braerath. Ce fut lui qui donna le nom d’Ailedargent à ceux qui étaient autrefois les Braerath, en obtenant le surnom d’Ailes d’Argent en brillant tant en armée qu’en politique, mais aussi grâce à ses ailes d’un argenté scintillant. Suite à ces hauts faits et services, Dhavalian fut anobli sous le nom Ailedargent, et le transmit dès lors à ses enfants et petits enfants. De nos jours, nous portons toujours ce nom avec fierté. Lorsque le Falast partit à la conquête du sud, et y établi une colonie afin d’étendre son pouvoir sur ces nouvelles terres, il était naturel pour une poignée d’Ailedargent de s’y établir afin de créer là bas une nouvelle branche de notre famille et aider le nouveau pouvoir à s’installer. Il eu environ une dizaine d’Ailedargent qui s’établirent dans la Cité de Bois Blanche avec leur famille. Elle devint notre nouvelle patrie, sans que nous oublions la cité de nos racines, et notre prestige fut autant reconnu dans notre nouvelle maison qu’à Valin, faisant un peu d’ombre à la famille des Ivlisar qui était là depuis un peu plus longtemps que nous et avec qui nous fûmes en concurrence. Les Ivlisar étaient eux aussi des guerriers, mais aussi des logisticiens et commerciaux. Famille ancienne de l’Esgal, ils n’ont pas forcément bien prit au début que les Ailedargent comptent devenir aussi connus et influents qu’eux en Falast. Mais ces petites querelles n’avaient rien de bien virulentes, et même si leurs affaires étaient plus développés que les notre, les Ailedargent grignotèrent sur leur terrain petit à petit, aidés par d’autres familles, comme les Aethmal avec qui les Ailedargent firent des pactes commerciaux.
Nous avons toujours été du côté du pouvoir en place, le soutenant sans faille et sans arrières pensés, pensant d’abord au fait que de ce pouvoir dépendait beaucoup de gens. Et nous étions conscients que, sans le peuple, nous ne serions rien, tout comme la pouvoir que nous soutenions, c’était pour cela que notre famille à toujours mit un point d'honneur à rester proche du peuple, à son écoute. C'était aussi cela qui nous rapprocha un peu des Ivlisar au fur et à mesure du temps, lorsque nos familles cessèrent de se faire la guerre pour rien.

Lorsque la Purge éclata, l’armée défendit la citée des raids visant à éradiquer les êtres dotés de magies. Bien sûr nous ne pouvions sauver tout le monde, mais la citée accueillit plusieurs réfugiés, et lorsque les raids parvinrent jusqu’à Bois Blanche, ils n’en franchirent jamais les portes. A la suite de cela, Bois-Blanche fut offert à l’Esgal. Ceux qui le voulaient pouvaient repartir pour le Falast, mais presque personne ne le fit, car le temps avait passé et les Ailedargent étaient installés dans la cité. Les nordiques restés, comme les Ailedargent, devinrent donc Esgaléens.

A la fin du Deuxième Âge, comme chacun sait, la Grande Guerre éclata. Et nous n’aurions jamais imaginé qu’un jour nous serions tiraillés entre notre serment envers le roi Ianthe, son vassal, notre seigneur, Shelbaïk Mahulakh, et nos liens d’amitié.
Lorsque le seigneur Shelbaïkh Mahulakh fit assassiner la jeune Lys Aethmal, alors qu’elle était promise en mariage à l’empereur Forbesii, causant la folie et la colère vengeresse de ce dernier envers notre cité, notre famille eut beaucoup de mal à prendre un partit. Il y avait ceux qui hurlaient à la trahison du seigneur de Bois-Blanche envers les Aethmal, des amis proches de la famille, et ceux qui enjoignaient les autres à ne rien faire ou dire, de soutenir le vassal malgré tout pour le bien du peuple qui serait le premier à souffrir. Ce fut Hagen, le doyen de notre famille qui trancha, mettant tout le monde d’accord, ou au moins convainquant les réticents de le suivre. Peu importait ce qu'avait fait le seigneur Mahulakh, les Ailedargent défendraient Bois-Blanche et son peuple, ce dernier serait sans aucun doute le premier à souffrir de cette guerre.
Il expliqua son point de vue aux Aethmal, qui comprirent bien que nous ne soutenions pas le seigneur  dans sa folie, mais la citée elle-même.
La guerre éclata, touchant de plein fouet la cité. Le vassal fut tué, sa famille prise en otage, Bois-Blanche tomba, et ce fut là que la frêle amitié entre les Ivlisar et notre famille s'écroula. Les Ivlisar voulaient récupérer la famille du seigneur et le venger, sans porter plus d’attention au peuple qui n’avait pas pu être totalement évacué vers les montagnes, et qui vivait dans la misère que ce soit dans la cité, ou dans les refuges. Ils partirent, les Ailedargent restèrent et couvrirent les arrières des colonnes de réfugiés, cherchant à rallier l’armée du roi Ianthe. Tout en restant conscients que l’armée n’était pas arrivée à temps pour sauver la cité, nous espérions qu’elle arrive pour au moins protéger le peuple qui avait pu être sauvé. Nous  fîmes évacuer le plus de population possible, les enjoignant d’aller dans les montagnes, mobilisant une partie de l’armée pour ce faire. Une partie de la population ne put être évacuée, étant à présent sous autorité Mornienne. La force armée restante était dirigée par les nôtres. Une fois établi dans les montagnes, la défense s’avéra plus simple, d’autant plus que des renforts vinrent du Falast. Nos ailes et les chemins escarpés furent sûrement ce qui nous sauva et nous permit de tenir jusqu'à ce que l'Empereur retire une partie de ses légions de l'Eredmorn, devant retourner dans l'Empire en toute hâte, sa frontière Sud attaquée par Cyriaca nous offrant un répit que les Ailedargent mirent à profit pour recouvrer des forces.
Lorsque enfin nos ennemis se retirèrent, la nouvelle de la mort de la famille du défunt seigneur Shelbaïkh nous parvint, ainsi que celle de la mort d’un grand nombre des Ivlisar parti à sa recherche.

Les Ailedargent comptent donc parmi les familles nobles ayant échappées aux Légions et à la Chute d'Altare. Nous appelions à la paix et au rassemblement de nos troupe parties ravager l’Ouest. Les Ivlisar s'opposèrent alors à nous, nous accusant de vouloir prendre le pouvoir, et rassemblant leurs partisans autour d'eux, dans le but de faire ce qu'ils nous reprochaient : prendre le pouvoir. L'Esgal n'était plus, le royaume comme ses souverains avaient disparu. Et les Ivlisar virent cette disparition comme une opportunité. Ce fut sans compter sur les Aethmal qui s'opposèrent à eux, suivit par les autres familles rescapées, et même par le peuple qui se souvenaient parfaitement de ceux qui l'avait protégé durant la guerre. Le doyen Ilvisar, Terustar, défia Hagen afin de décider par les armes qui gouvernerait la nouvelle citée. Le duel fut disputé en place publique, afin que la victoire de l’un ou de l’autre ne puisse être contestée. Bien qu'âgés, les doyens de chacune de nos familles offrirent un spectacle à la hauteur des exploits qui ont fait la réputation de nos deux familles. Le duel dura deux bonnes heures, chacun se battant à l’épée, arme choisie par Hagen. Au début personne ne pouvait dire qui allait vaincre, mais lorsque mon ancêtre se mit à sourire à la fin de la première heure, les Ailedargent présent surent que c’était en leur faveur que tournerait les choses. Le vieux Hagen était connu pour ses sourires rares, et esquissés que lorsqu’il pressentait la victoire ou la fortune. Terustar fut désarmé par un coup magistral, son épée se retrouva dans la main d’Hagen qui le tint en respect quelques secondes avant d’abaisser les pointes des épées, et de proclamer sa victoire. Vaincus et leur amour propre bafoué, les Ivlisar choisirent alors de quitter les ruines de Bois-Blanche. Ils s'installèrent au Nord de l'Esgal, prenant les rênes d'Iskandar, ancienne cité Andanoréenne.
Nous avons donc, avec l'appui des Aethmal, bâti la cité Etat de Dhaval –nommée ainsi en hommage à notre ancêtre- sur les ruines de Bois Blanche. Notre famille était de tous les fronts. Elle organisa en grande partie les travaux, les soins, les recherches de matériaux, et investit de sa fortune personnelle afin d’exporter des biens d’autres cités avec le soutien du Falast. Les nouveaux citoyens de Dhaval voulurent confier la couronne à Hagen qui l’accepta pour son fils, Relendyl, qui était bien plus jeune que lui. La nouvelle cité une fois presque entièrement reconstruite, Relendyl se fit couronner officiellement, devant un peuple qui visiblement n’avait rien à redire sur ce choix.

Relendyl avait une fille, Illynia et un fils, Kermac. Son règne fut surtout signe de reconstruction, d’organisation et de changement. Lorsqu’Illynia reprit le trône suite au décès de son père, son règne aussi fut sous ces signes, la reconstruction d’une citée, tant physiquement que moralement prenant du temps. Elle amorça la prise d’importance de Dhaval, rendant la cité plus sûr, plus organisée. Dhaval n’était pas encore la puissante citée qu’elle est de nos jours, mais elle prospérait doucement, visiblement. Landon, son fils aîné, reprit un royaume qui n’avait plus que quelques efforts à faire afin de devenir ce qu’il est. Quelques alliances passé avec les royaumes alentour afin de garantir une paix durable, et des échanges commerciaux bénéfiques finirent de faire prendre à Dhaval son essor, devenant avec Iskandar les deux puissances rescapée de ce qui reste de l’Esgal, devenant aussi influente auprès des autres. La couronne fut reprise par le fils de Landon, mon oncle Orallen.
C'est là que l'histoire devient réellement intéressante pour moi. Mon oncle n'était pas du genre à aimer les femmes. Son mari, Delkhad, fut prince consort de Dhaval et intendant, et cela posa un problème d'héritage durant presque tout le temps que dura le règne de mon oncle. Delkhad ne pouvait hériter de la couronne en cas de décès de mon oncle, et si mon oncle et lui finissaient leurs jours ensembles comme ils le désiraient, ils n'auraient jamais d'enfants.
Moi je suis le fils de Léandra, soeur d’Orallen et de Lidja, et ambassadrice de Dhaval auprès des autres royaumes. Elle avait suivit ma grand-mère lors des voyages diplomatiques, et avait tout naturellement appris cette fonction, la remplissant avec dévotion. Mon père, Celasis, est un Aethmal. Leur histoire n'est pas une histoire de mariage arrangé comme il en arrive souvent entre familles, ils se sont rencontrés lors de réunions, de bals, et se sont aimés au bout de quelques années. Et j’ai aussi une petite sœur, Melle, de 6 ans ma cadette, qui a des cheveux aussi rouges que les miens, et des ailes blanches.

Je vins au monde en été, très tôt le matin, dans la demeure des Ailedargent où mes parents vivaient. Je n'ai pas eu une enfance différente des autres enfants nobles que j'ai pu rencontrer, la seule chose que j’avais en plus était un minimum de débrouillardise. Oh, et une autre différence, était que je suivais ma mère lors de ses voyages, et que je n'avais pas de nourrice, mes parents m’assumaient. Enfin, c'était surtout mon père qui s'occupait de moi, suivant lui aussi ma mère lors des voyages, étant lui aussi ambassadeur de Dhaval, mais ayant plus le rôle de mari de l’ambassadrice que d’un réel ambassadeur. J'eus comme enseignements l'écriture, la lecture et les chiffres, comme n'importe qui, mais aussi les règles de bienséance, des cours de tir et d’escrime dès que j'eu dix ans, et j'appris à jouer du piano pour la rigueur. J’ai fais se mordre les doigts à mon professeur de piano, lorsque je m’endormais sur les touches parce que la nuit j’avais préféré explorer la demeure, et épier les conversations des domestiques, plutôt que de dormir comme prévu. J’ai aussi, tout à fait accidentellement, refermé le clapet de l’instrument sur ses mains alors qu’il me remontrait un accord que j’avais mal joué. En règle générale, il y avait peu de professeur que j’appréciais, les trouvant trop vieux, ou trop autoritaires. Il n’y avait que ma professeur d’arme que j’aimais bien, car elle ne me prenait pas que pour un gamin. Même si en théorie j’en étais un.
J’aimais les voyages avec mes parents, ce qui me permettait d’avoir une certaine liberté. Il y en avait un par an au moins, à des endroits différents, même si certains étaient proches de Dhaval. Chaque lieu apportait son lot de déboires à mes parents, et m’apportait mon lot d’aventures et de rencontres. C’est comme ça qu’à l’âge de neuf ans, je fis la rencontre de celui qui serait mon compagnon de toujours, un jeune élémentaire du vent du nom  d’Ailord. Enfin jeune, surtout d’apparence. Nous nous rencontrâmes tout à fait par hasard, lors d’un voyage à Valin, et d’une visite au collège des dragonniers. Ces créatures, les dragons, fascinent beaucoup de gens, et si je ne pouvais pas nier qu’elles étaient fascinantes, je n’ai jamais été envoûté plus que cela par les dragons. Je traînassais  donc aux abords des terrains d’entraînement, près des falaises, quand une violente bourrasque me fit décoller sans prévenir. Bien sur je savais voler, même si l’expérience des tempêtes me manquait vu qu’il était évident qu’on n’allait pas me laisser flâner dans les airs avec des vents violents. Alors que je luttais contre le vent de face qui m’éloignait de plus en plus de mon point d’envol, la bourrasque stoppa net, me faisant accélérer vers l’avant le temps que je stoppe mes battements d’aile frénétiques. Un rire s’éleva dans l’air, et furieux j’hurlais au responsable de se montrer. Une seconde bourrasque me fit aller plus haut, et c’est ma mère qui m’empêcha de traverser la mer d’une traite en volant à mon secours. Elle me ramena sur la terre ferme où mon père ne me lâcha pas tant que nous fûmes à l’extérieur. Le vent nous suivit, tout le reste de la journée. Mes cheveux m’arrivèrent dans la figure plus d’une fois, les feuilles d’un professeur s’envolèrent alors qu’il passait dans un couloir, me tirant un rire qui me valu un regard foudroyant de la part de ma mère.  Après ce rire, durant toute la journée, le vent cessa de s’en prendre à moi, mais s’en prit à ceux qui étaient autour de moi. Les feuilles volaient, les cheveux se défaisaient, les jupes se soulevaient. J’avais du mal à ne pas éclater de rire à chaque fois. Une fois chez les Ailedargent de Valin, dans la chambre que l’on m’avait attribuée le temps de notre séjour, je repensais aux facéties du vent. Quelque chose d’étrange s’était produit depuis que je m’étais envolé, un étudiant qui maîtrisait cet élément peut-être. Une petite brise s’engouffra dans ma chambre, et par instinct je demandais au vent de se montrer sous sa vraie forme. Apparut alors Ailord, un élémentaire du vent,  ressemblant à un garçon d’une douzaine d’année, aux cheveux roux en bataille, avec des yeux gris, un sourire un peu moqueur sur les lèvres, et une sorte de toge en guise de vêtements. J’étais impressionné que ce soit un élémentaire, et pas un élève, mais lui demandai quand même si c’était bien lui qui avait joué tous ces tours durant la journée. Il me répondit fièrement que oui, et me félicita de ma ténacité à lui tenir tête tout à l’heure. Nous sommes resté ensembles depuis ce jour là, lié l’un à l’autre pour jouer des tours à qui nous importunait, et se tenir compagnie. Ailord se sentait seul, et avait vu en moi une source d’amusement potentielle. Avec le temps nous sommes devenus amis, complices de forfaits plus ou moins discrets. J’ai caché quelques temps son existence à mes parents, ayant envie de garder ça pour moi, mon secret. Puis je leur en ai parlé un an et demi après, pour me rendre compte qu’ils le savaient, enfin s’en doutaient.

A Armenelos, je devais avoir seize ou dix-sept ans, alors que je me baladais sans en avoir vraiment eu l’autorisation, j’ai croisé une jeune fille, qui serait une de mes premières amies. Je n'avais pas, jusqu'à ce jour, eu d'amis, en tout cas pas du sexe opposé, vu que Ailord était et est tout ce qu'il y a de plus masculin, et que son cas est plus que spécial. Ma sœur était trop jeune pour être intéressante, et mes cousines, Sonja et Dya –filles de ma tante Lindja, la petite sœur de ma mère-, ne comptaient pas vraiment en tant qu’amies d’enfance, vu que nous ne nous étions jamais vraiment entendus. Les jumelles cherchaient à me faire punir pour toutes sortes de choses, et je réussissais à chaque fois à m’en tirer, en leur renvoyant leurs pièges à la figure. Je n’avais pas eu beaucoup d’autres fréquentations enfantines durant mon enfance, tout au plus quelques enfants issus de la noblesse, bien trop gâtés et dépendants à mon goût pour être de potentiels compagnons de jeu. Donc cette jeune fille, qui devait avoir mon âge, m’était apparue comme ma première vraie amie, même si nous nous sommes perdu de vu depuis. Je l’avais croisée d’une manière assez singulière.

Je fuyais souvent la compagnie de mes parents, et durant la journée j’étais laissé tranquille. Le soir par contre, il fallait que je rentre avant que l’armée ne se mette à ma recherche. Au début je déambulais sans trop de but, flânant au marché, sur les quais, et un jour je suis tombé sur un petit attroupement regardant une jeune fille de quoi, douze-treize ans. Je me suis arrêté aussi, curieux de savoir ce qui valait le coup d’être vu par tant de personne. Je fus surpris que ce soit des histoires, et surtout aussi bien contées. Je suis resté un long moment à les écouter, et je suis revenue le lendemain, puis les jours d’après. Ailord se permettait de s’affaler devant tout le monde, allongé comme certains enfants sur le sol, ressemblant à un vrai gamin. Je dis ça mais j’aurais aimé faire de même, mais j’étais trop vieux pour ça, et mes vêtements en auraient souffert. Ailord n’étant qu’un esprit, il n’avait pas ce genre de problème. Je remarquais que les gens donnaient des pièces de cuivres à la petite conteuse, et je me suis sentit idiot de ne rien donner. Un jour, je mis aussi dans le petit panier, une pièce d’argent, et lorsque le petit attroupement se sépara, un groupe me prit à part. J’aurais pu choisir de m’envoler en flèche avant que l’on arrive dans la ruelle où ils m’emmenaient, avec l’aide d’Ailord c’était plus que facile,  mais pour une fois que quelqu’un osait s’en prendre à moi parce qu’il ne savait pas qui était mes parents. Mon élémentaire fut ravit aussi, impatient de mettre en pratique nos cours de défense et de combat. Les jeunes voulaient que je leur donne mon argent, me menaçant pour ce faire. J’avais concentré mes pouvoirs dans l’attente d’ériger un mur de vent devant le poing qui allait m’être donné, quand une voix peu aimable s’éleva, invectivant mes persécuteurs qui prirent simplement leur jambe à leur cou. Ma surprise fut totale quand je vis la petite conteuse sortir de nulle part, et m’entrainer à toute vitesse dans l’autre sens. Je suivais, Ailord flottant à coté de nous, et commentant la jeune fille, qu’il trouvait bien courageuse, et mignonne de nous aider ainsi, même si on aurait pu se débrouiller. Lorsqu’elle parla d’échelle, un simple clin d’œil d’Ailord me fit ouvrir mes ailes.

-Pas besoin.

On décolla à la verticale, et Ailord se montra à notre petite conteuse, un sourire rayonnant sur le visage. Une fois là haut, assit sur les toits, une sobre poignée de main fut échangée, ainsi que nos noms. Ca faisait très, personnes venant d’échapper à la mort et se donnant leur nom d’une manière plutôt cool, m’expliqua Ailord.

-La prochaine fois Liam, essaye de ne pas trop te faire remarquer. Tu jures un peu avec le reste de mon public. Et la pièce d'argent, c'était trop. Nan ?

J’haussais simplement les épaules, avec un petit sourire.

-C'était pour compenser toutes celles en cuivre que je n'ai pas donné. Merci pour tout à l'heure.

Elle m’expliqua que le gars qui avait voulu me frapper, Lugaid, n’aurait pas hésité à me déposséder de mes biens. Isil se fit aussi la remarque qu’en fait, il aurait peut-être eu plus d’ennuis que moi s’il avait cherché à me dépouiller par la force. Elle me demanda le nom d’Ailord, qui était simplement derrière moi. Il se présenta tout seul, et nous passâmes le reste du temps à expliquer à Isil notre rencontre, tout aussi atypique que celle qui nous avait fait croiser la conteuse. Elle partagea quelques bonbons avec nous, et nous la fîmes descendre lorsque l’heure était venue pour nous de retourner à l’ambassade. Je me suis fais un peu disputer, par rapport à l’heure à laquelle j’étais rentré surtout, après ce que j’avais fais, depuis quand j’était partit, ils ne s’y intéressèrent pas vraiment.
Quand je revis Isil les jours d’après, on fit plus ample connaissance. J’ai pu remarquer très vite qu’elle avait plus de conversation que les autres enfants de son âge, elle était même plus cultivée que moi sur certains points. Concernant nos passés, ce furent des explications rapides. Elle avait été adoptée, moi j’avais des parents occupés, ma mère ambassadrice, ni l’un ni l’autre ne souhaitait entrer dans les détails, et ça nous convenait parfaitement. A un moment, on en revint à notre rencontre à Ailord et moi, et nous avons mentionné Valin, là, Isil nous demanda des détails, beaucoup de détails. Elle semblait drôlement fascinée par les lieux, alors Ailord et moi nous lui avons parlé des lieux le plus possible, se complétant l’un l’autre dans nos histoire, et Ailord modelant grâce à la poussière, les images. Nous ne fîmes pas que parler ensemble, enfin si, mais pas qu’en étant assis. Elle me fit visiter la ville, endossant un rôle de guide qui n’était pas du tout incompatible avec celui de conteuse qu’elle avait. Mon séjour fut plus agréable qu’au début. J’avais une amie, j’apprenais pas mal de chose, je pouvais aussi partager mes propres histoires, et faire montre de mes propres tours. Je découvris aussi qu’Isil connaissait de drôles de personnes, enfin drôles, découvertes surtout. J’en avais bavé presque, lorsqu’une jeune femme plantureuse nous avait dis bonjour. Lorsqu’une seconde le fit, Isil eut le droit à quelques questions sur ces femmes. Sa réponse m’alerta un peu. Si elle connaissait des gens peu fréquentables à son âge, elle risquait d’avoir des ennuis à un moment, alors, avec Ailord, nous décidâmes de rester avec elle, au cas ou.
J’eus le plaisir de rencontrer Loren, un semi-troll, qui s’occupait d’Isil, et de son éducation. Martiale apparemment, vu les entrainements auquel je me mis à assister, et à participer, maniant un peu l’épée moi-même. Je fus un meilleur élève qu’Isil qui semblait ne pas apprécier de manier une lame, et quelques fois Ailord me fit gagner les duels peut sérieux qu’il y avait entre le semi-troll et moi. Ca n’arriva que deux fois en vérité, mais après, une fois que mon adversaire eut compris que j’avais un élémentaire avec moi, je n’ai réussis qu’à tenir le plus longtemps possible. Un soir, j’eus la désagréable surprise de voir une partie de mes affaires emballées, et ma mère m’annonça qu’on partait le lendemain matin aux aurores. La tête pleine de souvenirs, espérant qu’on reparte au plus vite pour Armenelos pour pouvoir revoir Isil, j’étais rentré avec mes parents pour Dhaval un peu plus tôt que prévu, ma seule préoccupation sur le coup fut qu’on ne m’avait pas laissé dire au revoir à Isil, ou laissé le temps de lui faire transmettre un message.

Une fois rentrés, ce fut Delkhad qui nous accueillit dès notre arrivée dans la citée, avec un petit comité de gardes qui vinrent s’ajouter à ceux qui avaient voyagé avec nous. Je sentais le piège à rat, Ailord était de mon avis, ce retour empressé et cet accueil ressemblaient plutôt à un traquenard. Mais ce qui m’attendait, je n’aurais jamais réussi à le deviner, et si je l’avais fais je pense qu’à l’époque je serais sûrement resté à Armenelos, demandant l’asile politique à Isil. La soirée commença  quand nous arrivâmes au palais. Déjà, pourquoi aller au palais alors que nous habitions dans la demeure Ailedargent ? Là bas nous attendait un second comité d’accueil, les hautes familles de Dhaval, mes cousines adorées, et mon oncle se tenait, royal, devant son trône. Son compagnon se hâta de l'y rejoindre. Ma mère réajusta ma chevelure et mes vêtements, puis me poussa vers mon oncle. Je m’exécutai, même si je n’appréciais guère la tournure que ça prenait et les regards que l’on me portait. Je n’avais jamais eu autant envie de déployer mes ailes pour aller voir plus haut si j’y étais. Je sentais Ailord près à souffler pour me permettre de filer à la vitesse de l’éclair. L’annonce que fit mon oncle m’atterra, à tel point que si je  voulus m’envoler pour fuir, je ne le pus. Il déclara que n’ayant aucun enfant de son sang, et ne pouvant en avoir, il me nommait moi, héritier légitime de la couronne, prince de Dhaval et par conséquent futur roi. Ma mère ne donna un léger coup de coude pour que je réagisse. Comme je ne fis même pas mine de bouger, elle prit la parole en mon nom, m’excusant et remerciant son frère de l’honneur qui m’était fait. Je ne vis pas passer la soirée qui suivit. Je me souvins d’avoir été abordé par tous, même mes cousines avaient minaudés devant moi en me félicitant, ensuite d’avoir mangé…
Ce n'est que le lendemain que j’explosai, presque littéralement. Je me réveillai au palais, dans une chambre qui n'était donc pas la mienne. Lorsque j'émis le souhait d'aller voler -j'avais besoin de me remettre de mes émotions, de pouvoir penser clairement - on me l'interdit. Jusque lors, jamais on ne m'avait interdit de sortir dans la cité, mais maintenant que j'étais héritier du trône, on me servit le prétexte, qu'il était dangereux de me laisser sans surveillance aucune. J’essayai de forcer le passage, mais les gardes n’en démordirent pas. J’envoyais valser les gardes d’une bourrasque rageuse et m’enfermais dans ma chambre avant qu’ils puissent réagir. J’essayais d’ouvrir la fenêtre avec l’aide d’Ailord, mais sans doute avait-on anticipé cette réaction, car elle était condamnée. Quand je sortis de ma chambre, les servantes la retrouvèrent littéralement retournée.
Plus tard dans la semaine, on me présenta une jeune femme, à la peau chocolat, pas tellement plus âgée que moi, mais je ne l’aimais pas d’emblée. Je n’aimais plus personne à ce moment là, le monde était rempli de traîtres et de jumeaux maléfiques. Mes cousines étaient passées me souhaiter le bonjour au petit déjeuner et avaient minaudés encore, me tirant d’horribles frissons. Et ma mère était sur un petit nuage. Il n’y avait que mon père et ma sœur qui trouvaient grâce à mes yeux. Mon père il n’était ni surexcité comme ma mère, ni indifférent. Il sentait sûrement que la nouvelle ne me plaisait pas du tout et donc avait une attitude neutre par rapport à tout ça. Je ne lui en voulais pas trop donc, comprenant qu’entre ma mère qui pouvait être une vraie furie, et moi, le choix était délicat. Et ma sœur était juste contente que je sois un prince, mais globalement elle s’en fichait, trop occupée à apprendre et à jouer pour se mêler d’affaires qui n’étaient pas les siennes. Bien sur, Ailord n’avait pas besoin de trouver grâce à mes yeux, pensant comme moi.
Pour en revenir à la jeune femme à la peau couleur chocolat, on me la présenta sous le nom d’Oalyenka, et en tant que ma nouvelle professeur. Elle continuerai mon éducation en lettre et linguistique. Je pris la nouvelle avec autant de joie que d'apprendre que je serai roi un jour. Le fait de ne plus pouvoir sortir comme je le souhaitais, me mettait en rage, enfin je me mettais en rage pour le principe.
Enfin, en théorie je ne pouvais sortir, mais la pratique fut tout autre. Je devins un professionnel de la fuite, Ailord mon complice m’étant d’une aide plus que précieuse, disparaissant des heures durant, et demeurant introuvable, et ce malgré le rouge flamboyant de mes ailes et cheveux. Dans chaque pièce du palais, j’avais  dissimulé de quoi maquiller mon apparence, et quelques affaires pour pouvoir sortir pendant des heures. J’énervais ma mère, mes professeurs, Oalyenka, et mon oncle qui finit par demander à l’un de ses hommes, le duc Liel de Falathrim, de m’avoir à l’œil. Il fut très efficace comme nourrice. Ce fut le début d’un jeu du chat et de la souris entre le duc et moi, où il gagnait le plus souvent. Mais je peux me vanter de quelques victoires où il ne me revit qu’une fois rentré de mon plein gré.  

Quand mon oncle tomba malade, je me calmai. Enfin, tomba plus gravement malade qu’il ne l’était déjà. J’appris qu’il avait une angine de poitrine virulente que les guérisseurs réussissaient tout juste à contenir, mais pas à éradiquer. Sa maladie était incurable, expliquant le fait que j’ai été nommé héritier d’une manière presque inconventionnelle. Le fait qu’on m’ait caché cette maladie me choqua. C’était quand même mon oncle, je n'avais pas été très proche de lui enfant, le croisant peu de fois, mais depuis que je vivais dans le palais j’avais appris à le connaître un peu, lui et son mari.  Durant cette période où je suis resté assez choqué de ce que je venais d’apprendre, j’ai commencé à parler avec Oalyenka. Notre différence d’âge n’était pas très importante, quatre ou cinq ans tout au plus, j’ai trouvé une oreille attentive, et j’ai reconsidéré mon point de vue sur elle, qui je dois l’avouer n’était pas très reluisant. Je me suis fais ma seconde amie à cette époque.  
Maintenant que je savais pour mon oncle Orallen, et que je comprenais la précipitation de ma nomination en tant que prince, je décidais de ne plus être vecteur de soucis. Plus autant qu’avant du moins, la nature ne s’effaçant pas en un claquement de doigt, mais le Duc n’eut plus besoin de me chercher tous les jours. J’avais gagné en maturité également, comprenant que je ne pourrais pas rester pas un adolescent capricieux toute ma vie, et que ma promotion de prince à roi, se ferait malheureusement plus vite que je ne le prévoyais. Ailord se calma également, même s’il n’avait pas changé physiquement parlant, restant un enfant aux cheveux indisciplinés, comme s’il était le reflet de ce que je suis intérieurement. Je me rapprochai aussi de Delkhad, le mari de mon oncle, que je voyais devenir de plus en plus sombre et triste, au fur et à mesure où la santé de mon oncle se dégradait, et le croisais dans les couloirs où il était souvent assit dans une alcôve, le regard dans le vague. Le voyant si mal, je me décidai à lui parler, pensant que cela lui ferait oublier quelques temps l’état de mon oncle, mais c’est surtout lui qui me parla d’Orallen, de leur rencontre, de ce qu’il aimait chez lui. J’avoue que, je me fichais de connaître les détails de leur histoire, mais j’ai découvert chez le prince consort quelqu’un de droit, de posé aussi, qui se souciait de beaucoup de chose et qui savait encaisser. Lorsqu’ils s’étaient connus, et avaient commencé à se voir, mon oncle l’avait prévenu de sa maladie, et qu’il y avait d’infimes chances qu’elle puisse être guérie. Ca n’avait pas rebuté Delkhad qui l’avait épousé au final, et qui maintenant le voyait s’éteindre peu à peu. J’ai beaucoup de respect pour cet homme, et je me suis pris à l’appeler « mon oncle », ce qu’il était après tout, et ce qui lui fit très plaisir.

Mon oncle Orallen décéda quelques années plus tard, me faisant devenir le plus jeune roi de Dhaval -pour le moment-, à 21 ans. Mon couronnement s’était fait plutôt sobrement, le deuil de mon oncle étant encore présent. La célébration se fit une fin de matinée, dans la salle du trône où s'étaient entassés des gens pour être les témoins de mon couronnement. Lors du repas qui suivit, mon oncle Delkhad annonça qu’il transmettrait sa place d’intendant à Oalyenka. Elle avait été prévenue m’expliquât-elle, et mon oncle m’expliqua qu’il voulait pouvoir se tenir un peu éloigné du pouvoir, pour faire le deuil de la mort d’Orallen. Lorsqu’il parla de partir également du palais, mon père l’invita à vivre dans la demeure des Ailedargent. Delkhad refusa dans un premier temps, mais quand ma mère lui demanda de venir, car il faisait partit de la famille, il accepta.
Je pris mes nouvelles fonctions en douceur. Mon oncle Orallen avait tout prévu, des conseillers en qui il avait confiance m’aidaient à reprendre les affaires du royaumes, mon oncle Delkhad prit le temps d’apprendre à Oalyenka ses fonctions, et fut aussi un soutient pour moi qui avais l’impression de ne jamais pouvoir réussir. Le Duc Liel de Falathrim se moqua un peu de moi, de mon comportement tout sage à présent, pour m’énerver et me soutenir à sa façon me dit mon oncle, ce qui me poussa à lui répondre, et à le refaire quelques fois tourner en bourrique. Je recommençais à sortir prendre l’air sans avertir personne, le faisant bien sur moins souvent et jamais sans arme même si Ailord est  une sorte d’arme en soit, je ne suis pas fou.
Le temps est passé depuis que j’ai rencontré Ailord à Valin, je n’ai pas revu Isil depuis mon dernier voyage en tant que simple enfant noble. Pourtant lorsque mes parents ou/et ma sœur partent pour Armenelos, je leur demande d’essayer de la retrouver, pour avoir de ses nouvelles. Mais jusque lors ces demandes sont restées sans retour positif. Ma sœur a bien grandi, devenant de plus en plus belle et populaire auprès des hommes avec l’âge, et a comme moi besoin et envie de liberté. Mais contrairement à moi, elle ne disparait pas pendant des heures, préférant s'adonner à la peinture, une activité bien moins dangereuse. A mon grand désarroi mes chères cousines ne sont pas encore mariées, et restent très souvent au palais, minaudant toujours aussi désagréablement auprès de moi afin d'obtenir mes faveurs. Et pire encore, elles pensent que l'une d'entre elle finira pas réussir à me passer la corde au cou. Et, voyez vous, même si les rumeurs de guerres arrivent, même si les rapports démontrent qu’elles sont loin d’être infondées… La question du mariage restera pour moi la pire de toute, et ma préoccupation première en ce moment.
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Isil
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MessageSujet: Re: Liam Ailedargent [Edition]   Mer 22 Oct - 22:17

Welcome again Wink

Adieu le petit souverain blondinet, et bienvenue au rouquin ailé !




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Morwen Nil'Dae
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MessageSujet: Re: Liam Ailedargent [Edition]   Sam 15 Nov - 21:32

Un bienvenue très en retard d'un souverain à un autre !

Bonne continuation sur Inwilis mon cher.


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Barahir Liel de Falathrim
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MessageSujet: Re: Liam Ailedargent [Edition]   Sam 22 Nov - 16:40

Et bien, on dirait qu'il n'y a eu que peu de personnes pour vous souhaiter une bonne continuation votre Majesté... Pas même votre intendante. (ouuuh la vilaine !)

Enfin, ravi de voir de vous n'êtes plus un blondinet de treize ans avec un égo aussi gros que l'Empire.








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Liam Ailedargent [Edition]

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