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 Le prix à payer

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Armand Dagastanovich

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MessageSujet: Le prix à payer   Jeu 5 Juin - 14:55

Depuis quelques heures il n’entendait plus que son cœur battre dans sa poitrine, l’air entrer et sortir de ses poumons, et la respiration de son gardien qui semblait etre une statue tant il ne bougeait pas. S’il écoutait mieux il distinguait aussi quelques bruits d’eau coulant sur ou dans les murs, l’air filtrer entre quelques briques, et des bruits de pas lointaints. Ses autres sens étaient presque éteints. Il avait la gorge sèche, ses yeux ne pouver que regarder la pierre du sol sous lui. Quand à son nez, il était agressé depuis si longtemps par sa propre odeur, qu’il ne sentait plus rien

Armand ressentait par contre, la morsure des lanières de cuir presque ancrées dans la chaire tendre de ses poignets et de ses chevilles, une douleur lancinante sans mouvements, sans surprise, tout aussi morne que celle de ses muscles raides. Il avait des crampes partout, dans les jambes, le cou, le dos, les abdominaux, même aux fesses. Un signal électrique parcourant ses muscles figés, incapables de se contracter sans geindre sous l’effort, agités quelques fois de frissons désagréables comme s’ils tremblaient devant la peine. Rien que de respirer faisait protester ses muscles quand à l’effort surhumain qu’il ressentaient face à ce mouvement. Il savait qu’il ne pourrait pas rester des jours et des jours dans cette position, l’acide lactique qui courrait dans ses muscles finirait par être trop présent, ses muscles se figeraient de plus en plus, et à un moment, sa cage thoracique ne pourra plus se soulever pour qu’il puisse respirer. Et là il étouffera, cherchant à avaler l’air mais ne pouvant le faire malgré toute sa volonté, et il sentirait le manque d’oxygène embuer sa vision, son ouïe, laissant son cerveau lui administrer des endorphines apaisante et auphorisantes, puis aphrodisiaques, lui provoquer une érection, puis tout éteindre dans son cerveau le faisant se vider de ses fluides. Une mort bien sale et douloureuse.  
Il y avait aussi les douleurs découlant de quelques plaies où le sang commençait à coaguler difficilement entre les quelques mouvements qu’il faisait et la sueur qui coulait le long de sa peau.

Ses bras et ses épaules supportaient son poids depuis un moment, mais contrairement au reste, ils semblaient ne plus rien sentir du supplice qu’ils subissaient, ce non ressentit étant arrivé après qu’il ait eu l’impression qu’ils se soient changé en une sorte de bouillie chaude. Il devait avoir l’air fin dans ce cachot, dans une obscurité presque totale, cassée par la lumière d’une torche située dans le couloir à plusieurs mètres de lui. La tête ballante entre ses épaules, ses yeux dirigés vers le sol, sol qu’il effleurait à pein du bout des orteils, ses longs cheveux noirs d’ahbitude si soyeux, emmelés et ternes.
Pourtant il souriait.

Il l’avait cherché, et l’avait trouvé. Jouer avec l’intendant et le pousser dans ses retranchements les plus primaires avait été des plus amusant, et même plus que ça. Il avait eu la chance d’etre sortit lorsqu’ils avaient finit par les retrouver, il n’avait pas été prit aussi. Il aurait pu fuir dès qu’il avait vu les membres de la légion devant l’auberge, et ne pas remettre les pieds à Cemenwin avant un moment.
Mais non, il avait juste abandonné ses affaires, et prit en otage quelqu’un chez lui, un orc bougon, qui le distraya quelques jours. Il avait eu l’intention de fuir après, tenant un peu à sa vie, pour finalement sortir se jetter dans la gueule du loup. Enfin, dans les pattes de l’araignée que l’intendant avait engagée pour le traquer et lui amener, délicate attention prouvant qu’il lui manquait. Ou qu’il voulait se venger tout du moins. Une araignée aux traits fins et plutôt beaux, qui n’avaient rien à envier à ceux de l’intendant. Rien sauf une peau digne de la plus fine porcelaine, et douce. Et des gémissement exquis, sans compter ses regards assassins ou bien implorants qui réussissaient à lui donner envie de le prendre dans ses bras afin de le rendre dépendant de son réconfort. Le bourreau éprit de sa victime, c’était presque pitoyable.
Après avoir lutter un peu, il s’était laissé faire, enchevêtrer dans une toile noire comme on emballe un paquet cadeau. Pour faire bonne mesure Armand n’avait pas abandonné sans se battre un peu, mais sans grande conviction ce qui ne manqua pas d'échaper à son adversaire.

Il avait terminé trimballé comme un tapis jusqu'aux appartements même de l'intendant. Son visage étant dégagé il avait pu voir le raffinement des pièces qu'il avait traversé, et le sourire satisfait de son ancienne victime. Victime qu'il avait choyé comparée aux autres qui avaient finies par le lasser et par mourir de ses mains. Armand ne savait pas encore le traitement qui lui était reservé, mais le regard, les lèvres et la voix de l'intendant lui avait fait comprendre que ce ne serait pas pour se faire simplement taper sur les doigts. Et comprendre qu'il lui avait manqué ces derniers temps.

C'était comme ça qu'il s'était retrouvé suspendu par les poignets, ses orteils effleurant le sol froid, sans qu’il puisse s'appuyer sur ses pieds pour soulager le poids que son corps pesait sur ses bras. Un système ingénieux ayant du contraindre beaucoup d'être à l'abandon malgré leur espoir de soulager la douleur de leur bras. Lui savait que ce n'était pas possible, il n'y eu rien à briser au niveau espoir. Il avait même renoncé à l'idée de vivre. Il se tétaniserait lentement, et étouffera un jour. C'était le prix pour avoir joué avec le feu, le prix pour avoir joué avec plus puissant que lui. Etrangement, un prix qu'il acceptait.

Il inspira un peu plus fort, prit d’une nouvelle crispation au niveau de la base de son cou. Cette inspiration fit entrer un peu de poussière dans sa gorge et le fit tousser. C’était pire qu’avant, sa lui tiraillait la gorge et secouait son corps entier, quel idiot.
Son gardien le regarda d’un œil mauvais, près à attendre la plainte qui surviendrait sûrement après cette quinte de toux. Mais le draemorog ne se plaignit pas, ayant compris que demander à boire, ou a manger ne servait qu’à lui apporter des coups, ce qui le faisait bouger, ce qui lui faisait encore plus mal, ce qui rouvrirait les plaies cicatrisant déjà avec peine. Il ne pouvait pas retenir son estomac de grogner comme une bête en chasse par contre, et si au début son gardien faisait bonne mesure en le frappant à l’aide d’une matraque. Mais quand il avait enfin comprit qu’Armand ne pouvait pas contrôler ses organes internes, il avait fait avec. On lui donnerait à boire ce soir, pour qu’il ne meure pas de déshydratation. C’était très prévenant comme attention.
Sa toux se calma, il avala le peu de salive qu’il avait en bouche, et redirigea sa tête vers le sol, doucement, pour ne pas se brusquer. Pour la huitième fois en quatre heure de temps, son estomac émit une plainte deséspérée, lui causant une crampe dans le même temps.
Par les dieux, que le temps lui semblait long.




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Someya Min Hoa
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MessageSujet: Re: Le prix à payer   Ven 6 Juin - 15:13

Les cachots du palais de Marquise étaient encore plus sinistres et plus sales qu'aucune des cellules de la Légion Noire. Ici croupissaient ceux qui avaient fait affront à la couronne, ou bien à un membre d'une des maisons des trois Cerbères de la reine. Ils étaient peu nombreux à résister ici, peu nombreux à ne pas accepter l'étreinte oublieuse de Dämons. La puanteur des corps se disputait à la puanteur de l'humidité. Someya avait plaqué un mouchoir parfumé contre son nez et sa bouche, tout en regrettant de ne pas porter de robes plus courtes, et de chaussures plus appropriées. Sa tenue allait être ruinée par la saleté qui jonchait le dallage. Someya était vêtue de robes Morniennes, dans des tons carmins. Une ceinture de tissus d'un prune profond enserrait sa taille, marquant ses hanches fines. Sa tenue avait un petit quelque chose de vaporeux, mais rien d’ostentatoire. Sa somptueuse chevelure cascadait en ondulant légèrement, sur ses épaules, retenue à l'arrière de sa tête par une pince ivoire et or, dégageant ainsi son visage. Il était fardé, comme à son habitude, une légère poudre blanche unifiait son teint, ses lèvres étaient peintes, et ses yeux étaient presque charbonneux. Il s'était également parfumé, mais cela ne semblait plus qu'un souvenir, étant donné l'odeur qui régnait ici bas. L'humidité s'entendait à chacun de ses pas. Il se demanda comment les gardes faisaient, lui n'aurait pu survivre dans un pareil endroit. De temps en temps, un courant d'air remuait l'air moite et putride, lui faisant froncer le nez. Il se demanda, un bref instant, si le chemin était encore long jusqu'à sa destination.

Dans une des cellules l'attendait celui qui l'avait obsédé pendant des semaines. Le Hérilim, avait précisé Anargul, n'avait pas offert de réelle résistance, rien qu'un peu, pour la forme. Mais il s'était jeté dans la toile de l'Araignée, et cette dernière avait déposé son paquet aux pieds de l'intendant. Someya avait alors ressenti une intense satisfaction, qui n'avait pas manquer d'étirer ses lèvres fines et délicatement peintes, en un sourire plein de promesses. En suite, il avait simplement envoyé Armand faire un séjour dans les cachots, bien qu'il ait préciser vouloir que le Hérilim reste vivant. Le garde devant lui, qui tenait une lampe à cristaux, éclairant vivement leur chemin, lui assura qu'ils avaient respecté ses instructions. Armand croupissait là depuis une semaine, suspendu au plafond, privé de nourriture, ayant seulement droit à de l'eau. Après tout, il avait nourri Someya pendant sa captivité, bien qu'à la fin, il n'avait plus eu envie d'ingurgiter quoi que ce soit, Armand ayant jouit tant de fois dans sa bouche. Il en sentait encore le goût, son nez était encore pleine de cette odeur de stupre qui avait empoissé la chambre. Il ne s'attarda pas sur ses souvenirs, se délectant de ce qu'il avait sous les yeux. Le corps du hérilim était en piteux état, presque autant que le sien après ses bons traitements. Someya porterait des cicatrices dans son dos, et des traces de morsures dans le creux de son cou. De vilains hématomes zébraient le corps entièrement nu de son tourmenteur, marbrant sa peau pâle de couleurs presque psychédéliques. Ses cheveux, autrefois bouclés et soyeux, pendaient sales et emmêlés sur son visage. Ses poignets et ses chevilles étaient à vif.

-On dirait bien qu'il n'a pas su se tenir correctement...

-Les premiers jours oui. En suite, on s'est contenté de se rappeler à son bon souvenir, seigneur, acquiesça le garde.

Son comparse, qui faisait le pied de grue devant la porte de la cellule, ouvrit celle-ci, dans un cliquetis sonore. La porte grinça sur ses gonds. Someya s'empara de la lampe à cristaux de son guide, et entra dans la cellule crasseuse du hérilim. Il prit son temps déposant la lame sur le support prévu à cet effet, éclairant les murs sales et humides d'une lueur vive. Il se retourna, contemplant une nouvelle fois celui qui avait si bien su faire de son corps un enfer, le dévorant des yeux.

-Laissez nous.

Les deux gardes se contentèrent de lever le camp. Armand n'était de toute façon pas en mesure de faire quoi que soit dans cette position. Même pas de soulager dignement. La puanteur qui régnait ici était encore pire que dans le couloir. Son mouchoir parfumé était à présent inutile. Il prit son temps, l'ôtant de devant son visage, avant de le ranger soigneusement. Il avisa en suite, une petite table où attendaient une cruche et un gobelet. Il s'y dirigea. Il emplit doucement le gobelet, lentement, avant de s'avancer jusqu'à son prisonnier. Étant suspendu, Armand était légèrement plus haut que lui, ce qui ne l'empêcha pas de s'arrêter à une distance peu raisonnable, presque peau contre peau. Ses yeux cherchèrent les rubis qui servaient d'iris au métissé Draemorog. Sa main libre vint écarter les cheveux poisseux qui lui tombaient sur le visage. En suite, elle effleura une joue pictée d'une barbe tout aussi collante de crasse, de sueur. Someya vint ensuite caresser les lèvres gercées et fendues d'Armand, avant d'y appuyer son pouce, faisant craquer la peau et perler le sang.

-N'y aura-t-il donc aucune belle parole qui franchira tes lèvres ? Tu n'en étais pourtant pas avare lorsque nos positions étaient inversées.

Sa main glissa en suite sur le corps d'Armand, toujours aussi magnifique, en dépit de contusions et des meurtrissures. Someya en palpa quelques unes, notamment sur les flancs, où ses geôliers avaient aimé s'acharner. Il se demanda, si Armand, qui devait être engourdi depuis des jours, puisqu'il était coincé dans cette position, était au courant qu'il avait probablement quelques côtes cassées. Il appuya dessus.

-Cela, te fait-il mal ? demanda-t-il faussement prévenant, le sourire aux lèvres.


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Armand Dagastanovich

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MessageSujet: Re: Le prix à payer   Mar 24 Juin - 22:18

Des pas s'approchèrent, lents et officiels, peut-être un gradé. Non, ceux-là avaient un pas plus lourd et pompeux, là c'était de gracieux pas qui s'amenaient, amenant quelqu'un de délicat, de gracieux. L'esprit d'Armand lui montra les images d'une personne gracieuse, de son corps nu, parcouru de bleu pour certains endroits, souillé de fluides corporel, le rendant encore plus beau et précieux dans la souillure, révélant sa beauté raffinée à côté de la dureté du naturel. Someya viendrait-il jusqu'à lui ? Possible, pour se délecter sûrement de la vision de son geôlier détenu et torturé par ses hommes, nu comme il l'était dans la chambre, et incapable de se mouvoir ou de s'occuper de lui. Une bien douce vengeance, le hérilim le concevait, et même l'acceptait. Il était trop tard depuis longtemps, s'il ne l'acceptait pas.
La porte de sa prison s'ouvrit, mais ses yeux ne se relevèrent pas pour autant. Il n'avait pas la force de relever la tête, et préférait garder quelques forces, pour ne pas mourir trop tôt, et éviter de s'endolorir encore plus pour peut-être rien. Vu son état d'engourdissement général, il était possible qu'il s'imagine quelque chose de faux sur celui ou celle venu le voir. De l'eau fut versée dans le gobelet qui lui était tendu à chaque fois, lui rappelant cruellement la sécheresse prononcée de sa gorge. Puis il s'avança, Someya, celui qui était effectivement venu le voir, étant un peu un rayon de lumière dans cette grande cage vide. L'intendant était paré de ses plus beaux atours, et rendait aussi la pierre encore plus sale et laide qu'elle l'était. Sa belle robe de soie devait être souillée en bas, quel dommage, le hérilim avait toujours fait attention à ce que les vêtements qu'il avait retiré sur l'intendant, restent propres, car Someya devait y tenir vu la qualité des tissus.
Les yeux de l'intendant trouvèrent les siens, sa mains caressa sa barbe, et le contact de son pouce sur ses lèvre se fit doux et piquant, les fendant par une simple pression. Puis le son de sa voix s'éleva, douce, clair, et cinglante. Oui, il ne parlait pas, c'était vrai, mais son esprit était aussi engourdit que son corps, et ses échanges verbaux si rares ces derniers temps. La douleur de ses côtes lui tira un bruit à mi-chemin entre un glapissement et un hoquet de surprise. La question faussement attentionnée de l'intendant, lui tira un léger sourire, terminant de fendre ses lèvres, faisant battre le sang à la sorties des fentes.


-Oui, j'ignorais jusqu'à présent que mes côtes fussent brisées. Même si je dois admettre, que vu l'applications de mes... Gardiens, je m'en doutais un peu.

Une légère quinte de toux le prit, accentuant la douleur qu'avait fait apparaitre Someya, faisant perler plus de sang à ses lèvres. Il devait apporter un piètre spectacle, lui et sa voix rendue rauque par la soif. Sans compter son état général, il devait être un tableau de toutes les couleurs que peuvent prendre les hématomes et les plaies sur un corps en vie. Une vraie encyclopédie de médecine. Il continua de parler d'une voix basse, avec un ton intime, comme lorsqu'on susurre des mots doux à l'oreille d'un être qu'on cherche à séduire.

-Si je dois émettre un conseil, ce serait que tu n'appuie pas trop profondément. Si tu me perce un poumon, je risque de mourir plus vite, peut-être même dans quelques heures, ce serait dommage, la tétanisation ne me guette pas avant trois ou quatre jours. A moins que me noyer dans mon sang et m'achever au plus vite ne soit le but de ta visite, dans ce cas ne te gêne pas.

Armand releva un peu les yeux pour soutenir le regard de Someya. Ses yeux ne traduisaient ni insolence, ni irrespect, mais plus une sorte de fascination, mêlée à cette attirance irrépressible qu'il avait pour l'homme qu'était l'intendant. Il sentait son souffle chaud sur sa peau froide et meurtrie. Ainsi fardé, il était presque aussi beau qu'au naturel, entourant de mystère ses yeux. Son sourire perdura encore.

-Et c'est vrai, que je n'étais pas avare de belles paroles lorsque je te tenais entre mes bras, mais c'était parce que mon esprit était éveillé, et à l'affut des moindres de tes réactions. Chaque tressautement, chaque clignement d'yeux m'inspirait et me donnait l'envie de t'en tirer d'autres, encore et encore. J'aurais pu continuer à jamais, ne jamais me lasser de te voir nu dans mes bras, de voir tes yeux et ta bouche chaque jour. Même si je dois avouer, que ne pas voir ton sourire aurait été une perte, car il est magnifique. Vois comme les paroles me viennent naturellement maintenant que j'ai assimilé que tu n'étais pas une vision, et que tu es bien là, contre moi, dans cette sombre prison qui ne ternie pourtant pas ta beauté. Tu pourrais m'achever lentement et douloureusement, que j'irais trouver le royaume de Damons sans regret aucun, car tu es venu jusqu'ici, me prouvant que je n'ai pas perdu d'importance à tes yeux, que cette importance soit bonne ou mauvaise...




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Someya Min Hoa
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MessageSujet: Re: Le prix à payer   Mer 25 Juin - 1:04

Il pencha légèrement la tête sur le coté, faisant tomber ses sombres et soyeuses boucles sur son épaule. Sa chevelure glissant contre le tissus de ses vêtements émit un son plus que sensuel, aussi sensuel que le sourire qui ourlait maintenant ses lèvres délicatement peintes. Someya fixa Armand, une curieuse lueur dans le regard, le sourire énigmatique, alors que le Hérilim se mettait enfin à lui parler. Il retrouvait cette insolence, et... ce regard qu'il avait eu pour lui durant tout le temps de sa captivité entre ses mains. Un bien étrange regard où ce qu'il lisait le terrorisait presque autant que ce qu'il avait pu lui faire. La terreur n'était d'ailleurs qu'une seule partie de ce qu'il ressentait. Au retour de ce regard possessif qui alluma un feu étrange dans les iris rouges du captif, un frisson lui secoua l'échine, remuant en lui quelque d'autre que la terreur primaire qu'il ressentait. Il fit un effort pour y paraitre insensible. Il avait peut être eu tort de se présenter à un Hérilim sans la moindre protection. Armand n'était peut-être pas aussi brisé qu'il n'en avait l'air. Pourtant... Les mots qui sortirent de sa bouche eurent le mérite d'attiser autre chose dans son esprit. Quelque chose d'aussi sombre que ce qu'il lisait dans les prunelles de l'autre. Someya joua un instant, un instant seulement, avec l'idée de le torturer longuement, comme lui l'avait fait, et de le laisser partir avec un dernier orgasme. Il aurait pu appuyer plus fort. Il aurait pu se contenter de le faire tuer. D'attendre qu'il meure ici sans la moindre dignité.

Sa main pâle était simplement posée à plat sur les côtes cassées, sur cette peau teintée des pires camaïeux de violet, de brun et de vert qu'il ait pu voir. La crasse était partout sur ce corps, laissant toute de même entrevoir une peau pâle comme le visage rayonnant de Mizuki. Une peau qui s'était tant de fois frottée contre la sienne... L'intendant se figea presque. Sans rien répondre, il se contenta de porter le gobelet d'eau aux lèvres fendues et ensanglantées d'Armand. Il y but avidement. Quelques gouttes s'échappèrent, traçant des sillons pâles sur sa peau poisseuse, quand elles ne restaient tout simplement pas dans sa barbe. Someya trouvait d'ailleurs que le coté hirsute n'allait pas vraiment au Hérilim... Comme si ce qu'il avait sous les yeux n'était pas vraiment lui. Il soupira.

-Tant de sentimentalisme. Cela ne te ressemble pas vraiment. Tu sembles si pressé de mourir...

Le gobelet vide quitta les lèvres d'Armand. L'eau et le sang avaient barbouillés sa bouche. D'un geste tendre, il essuya le visage du hérilim, se servant de sa manche. Il n'était pas à une salissure prêt, vu qu'il pataugeait dans la fange depuis qu'il avait descendu les marches. Une bouffée de colère monta en lui. Le gobelet tomba avec fracas, la main qui le tenait prit en étau la mâchoire d'Armand, la main posée sur son torse remonta à une vitesse fulgurante pour empoigner ses cheveux empoissés, le tirant ainsi vers lui. Il n'y eut plus aucune distance entre eux, ou presque.

-N'y pense même pas, siffla-t-il entre ses dents son visage perdant toute trace de fausse amabilité, je suis loin d'en avoir terminé avec toi. Si j'avais voulu te tuer, je n'aurais jamais pris la peine de te faire capturer, ni même de t'enfermer ici avec pour ordre qu'on ne te laisse pas crever comme le chien que tu es !

Someya resta alors à fixer Armand, soutenant lui aussi le regard rougeoyant qui le dévorait depuis qu'il l'avait accroché. Cela ne dura qu'un instant, avant qu'il ne le relâche et ne recule, ramassant le gobelet qu'il avait fait tomber. C'est alors plus calme qu'il poursuivit :

-Je devrais te faire exécuter pourtant. Ça n'aurait été que justice pour les meurtres que tu as commis. Oh, Armand, Armand.... Et ce pauvre Orc... dans quel état l'as-tu laissé... Il a eu moins de chance que ce pauvre bougre que tu as laissé dans une ruelle à quelque pas des Plaisirs de Lyuben...

Essuyant le gobelet, il retourna près de la table pour le remplir une seconde fois, avant de revenir vers le hérilim suspendu. Il le lui présenta à nouveau, l'incitant à boire.


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Armand Dagastanovich

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MessageSujet: Re: Le prix à payer   Jeu 26 Juin - 22:40

Le gobelet fut porté à ses lèvres, et le hérilim ne se fit pas prier pour y boire. L’eau le soulageait et lui causait autant de bien que de mal. Le contact frais du liquide fit se détendre la peau de ses lèvres, accentuant les fissures creusées, et sa gorge le gratta encore plus une fois qu’il eu finit de boire, comme pour protester contre l’arrêt de l’écoulement de l’eau. Armand pouvait sentir l’eau s’écouler de sa gorge, à son œsophage, puis prendre le chemin de ses intestins. Une crampe le saisit à leur niveau, comme s’ils se jetaient sur ce qui arrivait, en espérant que ce soit de la nourriture. Ils seraient déçus. Une manche douce lui essuya les lèvres, achevant de tâcher la robe de son interlocuteur.
Puis de manière soudaine, la main se serra autour de sa mâchoire, comme si Armand pouvait la retirer à tout moment, et l’autre main tira ses cheveux, le collant contre le visage de l’intendant. Déjà qu’il n’y avait que peu de distance entre eux, à présent il n’y en avait plus. Les morsures des fers sur ses poignets se remirent à saigner suite à ce mouvement qui tirait ses bras vers le bas. Mais à part un ressentit, rien ne transparut sur son visage, agréablement collé à celui de Someya, qui lui fit part d'une volonté de ne pas le tuer. Il n'en avait pas terminé avec lui, ne voulait pas le tuer, et le métissé se doutait qu'ils n'en auraient jamais fini l'un avec l'autre. Quand il fut lâché et que son corps reprit douloureusement sa position initiale, une légère quinte le reprit, contenue par son envie d'entendre la moindre parole prononcée par l'intendant. Il avait reprit un ton calme, maîtrisé, lui expliquant que la justice et le devoir, lui dictent tout deux de le faire tuer pour ses crimes. L'eau coula de nouveau dans le gobelet.


-Oui, et d'autres encore ont péri avant eux, plus ou moins rapidement. Tu le sais, je te l'ai déjà confessé.

L'intendant revint auprès de lui, le gobelet de nouveau plein. De nouveau il se mit contre lui, trop proche pour être désintéressé. Trop proche pour faire croire que le métissé Dreamorog n'avait aucune valeur à ses yeux, ou que la valeur d'une vengeance. Armand ne se jeta pas sur l'eau comme la première fois, accrochant de nouveau le regard de Someya, plongeant ses iris rouges dans celles brunes de son interlocuteur.

-Oui, la mort devrait être ma seule option au vu de ce que j'ai fais à ces morts, et à toi. Tu me dis que non, je ne mourrais pas ici, que je n'ai pas été amené dans ce but... Pourtant même en m'offrant de quoi boire, cette position est faite pour que mon corps se tétanise seul, et mes gardiens, se rappellent à mon bon souvenir de temps à autre, manquant à chaque fois de me causer une hémorragie interne. Sans compter l'infection régnant ici qui pourrait souiller mes plaies, et me faire découvrir la gengraine.

Armand prit alors l'eau offerte et bu plus doucement, n'en mettant pas partout cette fois. Une fois à la moitié, il s'arrêta, et osa bouger son visage pour être un peu plus proche de celui de Someya. Il inspira un peu, se rappelant de l'odeur de l'intendant, et y décelant une autre qu'il n'avait pas remarquée jusque lors. Il reprit le cour de ses paroles.

-Sauf si, tu es venu afin de défaire ces chaines meurtrières, et me voir me blottir auprès de toi, cherchant ton réconfort, ta chaleur et ton contact, comme un animal fier mais blessé, n'ayant que tes bras pour seul refuge ? C'est une théorie bien plus que possible quand on y pense...

Il resta quelques secondes sans rien dire, fixant un peu plus intensément le regard brun de Someya, comme pour y chercher une preuve de ce qu'il avançait dans ce regard. Et de nouveau, un sourire s'accrocha à ses lèvres, à la fois tendre et dangereux, illuminant ses yeux quelques secondes.

-Tu es venu jusqu'à moi, paré de tes plus beaux vêtements, apportant un soin tout particulier à ton maquillage, traçant le contours de tes yeux pour assombrir divinement ton regard, peignant tes douces lèvres, tu t'es même parfumé, alors que tu savais que l'odeur s'étoufferai dans la puanteur de ces geôles. Et pourtant, tu n'as aucunement protégé ton esprit. Crois-tu que je suis démuni, ou brisé pour que je ne puisse pas utiliser mes pouvoirs ? Ou as-tu confiance en moi pour ne pas les utiliser ?




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MessageSujet: Re: Le prix à payer   Sam 28 Juin - 0:42

Il avait presque frémi en repensant aux confessions d'Armand, ou plus exactement, à la situation dans laquelle il s'était trouvé lorsque le Hérilim avait soudainement décider de lui conter ses crimes. Les fines cicatrices dans son dos le firent se raidir un peu, les cicatrices à la base de son cou se mirent à le lancer, et plus bas, une étrange chaleur se répandit dans son ventre. Someya se contenta de se maitriser et de remplir le gobelet.

-Pardonne moi de ne pas avoir été très... Attentif lors de tes aveux.

Un mince sourire avait étiré ses lèvres, et s'était alors approché, et avait tendu le gobelet plein à Armand. Manifestement, celui-ci avait retrouvé l'usage de la parole, et comptait en faire la démonstration. Les doigts de Someya se crispèrent légèrement alors qu'il lui faisait un résumé de la situation dans laquelle il se trouvait. Le Hérilim avait accroché son regard, et il se demanda un instant, s'il n'allait pas se retrouver avec un autre esprit fouillant et ravageant l'intérieur de son crâne. Il n'avait d'ailleurs pas le moindre souvenir que le Hérilim ait jamais utilisé ses pouvoirs sur lui, même alors qu'il était entre ses mains. Ses mains. Someya faillit lever les yeux vers elles. Ces mains. Les cicatrices dans son dos n'étaient plus que de fines lignes blanches, petites boursoufflures sur sa peau lisse et pâle. L’amas de tissus cicatriciel entre son cou et son épaule, mettrait plus de temps à disparaitre. Ce n'était l'affaire que de quelques sorts de guérisons. Someya ne l'avait pas fait. Il avait choisi de garder ses cicatrices, qui lui rappelaient alors ce que c'était passé. Il vit les lèvres rougies de sang et craquelées d'Armand bouger, et sortit de sa rêverie, clignant des yeux.

-Comme si, ce genre de séjour t'était inconnu... murmura-t-il presque tout en l'aidant à boire.

Cette fois, il prit son temps, buvant doucement. L'eau ne se mit pas à ruisseler, mais les sillons tracés dans la crasse étaient toujours là, dévalant toujours le corps suspendu et tendu à craquer... Someya résista à l'envie de suivre le même chemin que l'eau, réprimant un instinct primaire qui ne semblait plus le quitter depuis qu'il était sorti de cette chambre. Il aurait du, être indigné, honteux, de ce qui lui était arrivé : d'avoir été réduit à l'état d'un jouet dont on dispose à sa guise. Pourtant, Armand ne cessait de l'obséder. Ces longs jours passés entre ses mains ne cessaient d'accaparer ses pensées. Une véritable obsession qui l'avait poussé à employer les services d'Anargul pour mettre la main sur le Hérilim. Non pas que la Légion n'en eut pas été capable, seulement, il lui aurait sans doute fallu plus de temps. Les mots prononcés par Armand le frappèrent d'autant plus fort qu'il se rendit compte de la vérité qu'il contenait. Ils restèrent alors à se fixer tous les deux, à se regarder les yeux dans les yeux, scrutant une réaction chez l'autre. Someya s'efforça de rester de marbre, alors que le Hérilim poursuivait. A mesure qu'il continuait, il ne put s'empêcher de sourire, de plus en plus largement, de ce sourire qui lui avait valu son surnom dans la Légion, lors des années de gloire de sa jeunesse. Someya se détourna, se mettant franchement à rire.

-Oh, Armand, si tu le voulais vraiment, tu n'aurais jamais laissé Anargul t'attraper. Au lieu de cela, tu t'es jeté dans ses bras. Et si tu le voulais, tu serais déjà loin d'ici après avoir utilisé tes terribles pouvoirs sur tes geôliers. Mais tu ne l'as pas fait. Tu ne l'as pas fait non plus lorsque nous étions en tête à tête...

L'intendant était retourné près de la porte de la cellule, il s'arrêta juste à coté de la table de bois, où il reposa le gobelet. Il tournait délibérément le dos au Hérilim.

-Et tu ne le feras pas maintenant non plus. Tu n'en as guère eu besoin jusqu'ici.

Une main pâle et fine se tendit vers un levier, s'en emparant. Someya se retourna pour le regarder, contemplant une dernière fois Armand suspendu par les bras, les chevilles seulement à quelques centimètres du sol, enchainées elles aussi, rivées par des chaines. Il abaissa le levier et dans un bruit sinistre et brusque, les chaines qui retenaient le hérilim se détendirent, le laissant choir sur le sol fangeux. Il le regarda tomber lourdement, s'effondrer. Il se glissa alors à nouveau jusqu'à lui, s'accroupissant dans un nouveau bruissement de tissus, alors que la soie glissait sur sa peau. Il releva la tête du Hérilim, faisant glisser tendrement sa main sur une joue rendue rugueuse par la barbe.

-Ce serait un véritable gâchis que de te laisser mourir ici.


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Armand Dagastanovich

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MessageSujet: Re: Le prix à payer   Sam 5 Juil - 17:19

Armand regardait le dos de Someya, alors que ce dernier le lui présentait, ou plus précisément sa nuque. Gracieuse, légèrement dévoilée, quelques cheveux noirs un peu plus courts que les autres la chatouillait légèrement. Il mit un peu de temps à voir le bras se levier, et la main gracile se poser sur la poignée d'un levier. Le rire de l'intendant était encore présent dans l'air, quand Armand comprit ce qui allait se passer. Leurs yeux se croisèrent une ultime fois avant que le levier ne se baisse, et Armand les ferma en entendant le craquement du métal indiquant qu'on le relâchait.

Il repoussa ce besoin primaire de mettre les mains devant soit quand on tombe, et se contenta simplement d'avancer son bassin tout en essayant de se détendre au maximum. Si il essayait de se rattraper avec les bras, la douleur serait plus forte encore, et ses côtes lui rappellerait à quel point elle sont brisées. Et il n'était pas sur que ses poignets à vif tiennent le choc. Ses pieds et ses chevilles rencontrèrent le sol souillé et fangeux en premier, lui tirant un gémissement retenu entre ses lèvres. Quand ses genoux cognèrent la pierre, ce fut étrangement moins douloureux. Son bassin arqué vers l'avant lui permit de se réceptionné plus doucement avec le torse, et ses coudes empêchèrent ses côtes d'entrer en contact avec le sol. Il n'en avait pas moins mal partout, ressentant l'horrible douleur de muscles tendus à l’extrême ne sachant pas revenir à leur place initiale,et sentant le choc du sol se propager dans tous ses os, ravivant la douleur des côtes cassées, des poignets fêlés, des chevilles tordues et de sa nuque plus que raide. Il ne bougea que lorsque la main de Someya passa sur sa joue, l'enjoignant à le regarder.
Le souffle un peu court, cherchant à respirer le moins douloureusement possible, Armand réussit à reprendre un sourire malgré tout. Il lui fallu quelques secondes supplémentaire pour pouvoir prononcer quelques mots.

-Crois le ou non, je suis ravi de l'apprendre. Je préfèrerais mourir dans un endroit moins sale. Quoi que si tu es là lors de ma mort je n'aurais pas tout perdu.

Sa tête se baissa un peu, son cou ne supportant pas qu'il le tende trop longtemps. Et comme si son corps entier refusait à présent de contracter ses muscles, ses bras tremblèrent et il prit le temps de descendre son torse contre la pierre sale et froide, posant sa joue sur le sol, avant de les laisser se détendre complètement, laissant ses muscles devenir aussi mous que de la mousse, et pourtant trembler. Il les sentait devenir chauds, contrastant avec la froideur de la pierre. Il attendit que ça se calme, que son corps finisse de prendre conscience de sa liberté nouvelle.
Il n'avait pas besoin de se brusquer, de se presser, pas comme s'il avait manipulé quelqu'un afin qu'il le fasse descendre, et qu'il lui fallait fuir le plus rapidement possible. Non, là Someya l'avait fait descendre, et attendrait que le hérilim soit en état de faire quelque chose d'autre que de parler. Armand fit l'effort de se redresser encore sur les coudes, puis les mains, pour finir assit et se rapprocher de son interlocuteur, toujours accroupit gracieusement à son niveau. Toujours aussi beau dans cette cellule. Il retrouvait ainsi une certaine proximité avec l'intendant, faisant fit des douleurs qui l'assaillaient à chaque articulations, chaque muscle et dans beaucoup de ses os.


-Je ne sais pas ce que j'aimerais faire en premier en sortant de cet endroit. Prendre un bain, manger, voir un guérisseur, ou passer du temps seul à seul avec toi dans un lieu un peu plus à ta mesure.




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Someya Min Hoa
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MessageSujet: Re: Le prix à payer   Lun 7 Juil - 1:15

Sa main quitta la joue d'Armand. Celui-ci venait de choir lourdement, dans un fracas terrible. Someya savait son corps perclus de douleurs, après près d'une semaine suspendu ainsi, roué de coups, et surtout affamés. Le Hérilim était tombé comme un pantin désarticulé, dont on venait subitement de couper les fils. Il gisait étalé sur le sol, et même relever la tête lui était pénible. Ainsi accroupi, Someya avait le nez agressé par des odeurs plus fortes. Armand gisait dans ses déjections et dans la crasse qui s'accumulait ici depuis des années. Ses vêtements, ses cheveux, devaient déjà être imprégnés de l'odeur, et le bas de ses robes devaient être irrécupérables. Non pas que cela lui fasse grand chose, ce n'était pas une de ses tenues préférées. Depuis, il avait dans l'idée qui ne la garderait pas très longtemps, peu importait l'état d'Armand. Ce dernier n'avait d'ailleurs, pas fait grand cas de son propre état, lorsqu'il n'était un jouet, certes précieux, mais un jouet, entre ses mains.

Patiemment et en silence, Someya regarda Armand reprendre la maitrise de son corps. Un moment difficile, puisque aucun de ses muscles ne devaient lui répondre. Agité de violents tremblements, le Hérilim tentait de se maitriser. Un effort courageux, mais qui nécessitait qu'Armand passe un peu plus de temps le nez dans sa propre merde. Someya en retirait un certain plaisir sadique ; lui-même avait passé des nombreuses heures maculés de sang et de fluides corporels, au point de ne plus pouvoir sentir que ça. Certes, Armand avait été plus généreux, puisqu'il l'avait régulièrement baigné, et soigné. Il aurait été dommage qu'il se vide de son sang. Someya se souvenait encore de ce que le Hérilim avait pu lui dire. Après un certain lapse de temps, Armand finit par s'assoir, au prix d'un nouvel effort, de nouvelles douleurs. Ses gestes étaient lents, précautionneux. Someya n'avait pas envie de le brusquer. Une côte cassée pouvait très bien perforer un poumon ou un quelconque organe nécessaire à ce que Armand reste dans le royaume de Mei. Il contempla son cher Hérilim, qui était alors encore plus sale qu'à son arrivée. La curieuse lueur qui s'était allumée dans les yeux de Someya quelques instants auparavant réapparut, alors qu'une forte chaleur s'épanouissait dans le creux de ses reins. Un nouveau sourire ourla alors ses lèvres. Dans un geste fluide, Someya s'agenouilla, se pencha vers le Hérilim crasseux, tira sur les chaines qui entravaient entre ses poignets, sans brusquerie aucune, l'attirant plus près, comblant le peu de distance qu'il y avait entre eux. Le feu dans son ventre se mit à le ravager alors qu'il déposait un baiser sur les lèvres gercées et ensanglantées du Hérilim.  Un baiser qui fut d'abord suave, tendre, avant de devenir plus sauvage, avide, sa langue pénétrant avec force dans sa bouche meurtrie. Le goût métallique du sang fut ce qu'il gouta en premier, avec l'haleine fétide du futur ex-détenu, cela ne le dérangea pas. Pour un peu, il serait même près à se rouler dans la fange juste pour s'adonner ici,  à des ébats digne d'une orgie en l'honneur de Lyuben, mais Armand n'était pas en état, et Someya avait passé l'âge de copuler dans la crasse et les excréments. C'est pourtant à peine calmé qu'il rompit leur étreinte. Someya fronça le nez et tira la langue, grimaçant.

-Par les Dieux, tu pues presque autant que les égouts d'Hitokage et maintenant que je te regarde de plus près, tu en as même l'allure...

Un sourire passa, amusé, sur son visage fardé à présent maculé de saleté. Il s'écarta un peu,  pour défaire les verrous des entraves qui ornaient encore les poignets et les chevilles d'Armand. Dans une série de cliquetis, les entraves cédèrent, et il repoussa les chaines sur le coté.

-Un bain est ce qu'il y a de plus urgent. Avec tes côtes. Je m'en voudrais que tu ne meures d'hémorragie à cause d'elles.

Someya marqua une pause, redevenant sérieux, un bref instant.

-Tu peux te lever ?




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Armand Dagastanovich

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MessageSujet: Re: Le prix à payer   Dim 24 Aoû - 22:54

Armand ne protesta pas quand les chaines se tirèrent, l’emmenant un peu plus près, avec douceur, de Someya. Il n’y avait pas beaucoup de distance à franchir, quelques centimètres les séparaient, et pourtant c’était un peu trop. La proximité plus intime de l’intendant le réchauffa, autant dans le bas de son ventre, qu’au bout des mains et des pieds. Une vague chaude et électrisante, qui lui donnait des idées bien peu appropriées à son état, mais tentantes et délicieuse.
Ses lèvres craquelées, perlées d’un peu de sang, reçurent la caresse de celles de Someya, avant que la caresse se fasse possessive et sauvage, lui laissant à peine le temps d’entrouvrir la bouche afin d’accueillir une langue avide de la sienne. La bouche de l’intendant était fraiche, humide, avec un goût aussi doux que ce dont il se souvenait. Meilleur même, après tout ces jours suspendu à ces chaines. Le baiser fut rompu, sans aucune envie des deux côtés, mais dans l’état dans lequel il était ce qui suivait d’habitude ce genre de baiser n’était pas envisageable. Dommage, il aurait bien fêté sa liberté de cette manière sensuelle et un peu brutale. Il eu un sourire amusé pour Someya lorsque ce dernier fronça le nez et fit une grimace, le comparant aux égouts de la ville, tant au niveau olfactif que de l'aspect. Couvert de sa propre merde, et n'ayant pas bu se laver les dents depuis un long moment, Armand pouvait bien le croire sur ce point, n'ayant plus vraiment l'impression de sentir correctement les odeurs il ne savait plus vraiment à quel point il devait puer.


-Certes. Mais avoue que les égouts ne t'ont jamais parut aussi attirants, et sensuels.

Une réflexion qui ne servait pas à grand chose après ce baiser passionné, mais qui montrait que le hérilim se retrouvait peu à peu, faisant un peu d'humour douteux sur sa propre condition. Dans un bruit de métal, les entraves qu'il avait encore au poignets et aux chevilles s'ouvrir, et furent repoussées. Il bougea un peu ses mains et ses pieds, pour se réhabituer à l'absence des fers. Il y avait des arques ici aussi, et il espérait qu'elles soient effaçables.

-Je vais essayer. Je pense que c'est faisable, mais mon corps semble avoir quelques difficultés à suivre mes envies ces derniers temps.

Toujours avec lenteur et milles précautions, Armand ramena ses jambes sous lui, se retrouvant d'abord à genoux avant de poser une main sur le sol, et une autre sur l'épaule de Someya, afin de se relever. Malgré un soin à ne pas aller trop vite, l'opération ne fut pas sans douleur, les muscles tremblants et protestant contre cet étirement voulu, alors qu'ils venaient d'être étiré sans vergogne durant des jours et des jours, sans pouvoir se reposer, et qu'ils venaient tout juste de pouvoir enfin reprendre une position normale.
Ses jambes tremblèrent, mais elles ne cédèrent pas sous son poids, et c'était toujours légèrement replié sur lui même qu'il finit enfin par se tenir debout. Il respirait doucement, sans trop de profondeur dans ses inspirations ou expiration, ce qui évitait à ses côtes de trop bouger. Bien entendu, si l'intendant lui avait demander s'il pouvait se lever, ce n'était pas pour qu'ils restent tout deux debout dans un cachot puant les excréments et la pisse pendant des heures, il devaient changer de lieu, et marcher s'avéra un peu plus difficile qu'Armand l'avait envisagé. Ses jambes lui semblaient être en coton, avec des os en fil de fer, et il dut s'appuyer bien plus sur l'intendant pour faire quelques pas que pour se lever. Mais surtout, il sortait enfin des cachots, et ce n'était pas en tant que cadavre.




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MessageSujet: Re: Le prix à payer   Mer 27 Aoû - 22:24

Armand, bien qu'en piteux état, commençait à redevenir lui-même. Sa boutade tira un sourire amusé à Someya, qui se contenta d'essuyer les lèvres craquelées et rougies du hérilim, avec le revers d'une de ses manches. Et il ne semblait finalement, pas si mal en point que ça. Someya baissa les yeux, et sentit un sourire à la fois sensuel et moqueur étirer ses lèvres peintes. Le hérilim faisait la réflexion que son corps n'obéissait pas forcément à sa volonté, conséquence de cette semaine qu'il avait passé suspendu. Someya résista à l'envie de caresser Armand, et de poursuivre ce qu'il avait commencé. Arquant un sourcil, il se contenta de faire un simple commentaire :

-Visiblement, ce n'est pas forcément le cas de toutes les parties de ton corps...

Il jeta alors un regard équivoque à Armand, mais faire des galipettes avec quelqu'un qui avait les côtes cassées, et qui puait autant qu'une fosse commune n'était pas forcément judicieux. L'intendant perdit cependant son sourire pour prendre un air plus sérieux, teinté d'inquiétude, alors que son prisonnier tentait de se mettre debout. L'effort lui coûtait, Someya pouvait voir chacun de ses muscles se contracter sous l'effort, et ses membres trembler. Se mettre debout lui prit plusieurs minutes, et Someya le laissa s'appuyer sur son épaule, avant de passer un bras autour de sa taille pour le soutenir. Il se demanda un bref instant s'il ne devait pas tenter de couvrir un minimum la nudité du métissé Draemorog, mais se dit qu'il était inutile d'avoir à brûler d'autres vêtements en plus des siens, et l'idée de faire traverser à Armand le palais dans son plus simple appareil le séduisait. Someya tourna la tête juste pour mettre sa bouche à la hauteur de l'oreille d'Armand :

-En d'autres circonstances, te faire traverser le palais dans cette tenue aurait pu être... intéressant. Mais vu l'odeur que tu dégages et ton état, nous ferons ça une autre fois...

L'intendant soupira, et aida Armand à parcourir les quelques mètres qui les séparaient de la porte de la cellule. Il n'eut qu'à la pousser, ne l'ayant pas verrouillée après qu'il soit entré. Il fronça de nouveau le nez. La puanteur était exécrable, mais plus supportable que lorsqu'il était entré. A moins qu'il ne soit simplement habitué, son nez engourdi par les odeurs. Dans le couloir, les gardes s'étaient déjà avancés, aucun d'entre eux n'auraient l'audace de le questionner, d'autant qu'Armand était son prisonnier, non pas celui de sa souveraine, comme c'était souvent le cas pour ceux qui se retrouvait ici. Armand pouvait se vanter d'avoir survécu à ces cachots. D'ordinaire, les gens qui y étaient enfermés n'en ressortaient que parce que leurs cadavres n'auraient fait qu'ajouter à la puanteur des lieux. Lorsqu'ils s'arrêtèrent en bas des escaliers, une des gardes se défit de sa cape pour en draper Armand. Someya lui demanda de se tenir tranquille, en voyant le sourire arrogant qu'il avait affiché. L'ascension de l'escalier avait eu vite fait d'effacer le sourire d'Armand, remplacé par des grognements lorsque la douleur de ses côtes et la faiblesse des jambes rendaient la progression difficile et erratique. Ils traversèrent le poste de garde donnant sur l'extérieur sans être inquiétés, prenant une fois de plus le temps de chausser Armand et se retrouvèrent dehors. La nuit était tombée, épargnant à Armand l'éblouissement qu'aurait pu lui causer une lumière trop vive. Une fine pluie tombait sur la cour qu'ils avaient à traverser. Someya épaula Armand, lui faisant parcourir le chemin jusqu'au palais en lui-même, y pénétrant par une petite entrée service. L'intendant lui expliqua qu'il lui ferait faire le grand tour plus tard, l'état de son ex-captif ne lui permettait pas de faire trainer les choses.



***

Les appartements de l'Intendant n'étaient pas aussi grands que pourraient l'être ceux d'un noble de la cour, mais il regorgeait de luxe. Someya aimait baigner dans une atmosphère assez chargée, et surtout confortable. Le petit salon et la chambre avaient des air de yourte Mornienne, n'étant pas sans rappeler celles des nomades des grandes steppes. De riches tapis colorés et au fil d'or recouvraient le sol, d'épais rideaux encadraient les hautes fenêtres, dont une donnait sur un balcon, son mobilier était en bois sombre et vernis, luisant à la lueur des lampes. Le plafond était fait de caissons de bois sculptés, lui aussi assez sombre. La lumière n'était jamais vive, Someya préférant une atmosphère plus feutrée, qui lui correspondait plus. Les couleurs des tissus étaient la continuité de cette atmosphère feutrée et chaude, les bruns et rouges chauds se mêlaient à des prunes et des violines, aux broderies dorées ou dans des tons plus clairs, avec des touches d'orange, de jaune et de vert clairs pour donner des notes de luminosités. La salle de bain de l'intendant avait des murs de pierres et un sol en bois. D'une dimension respectable, la pièce était sans doute la plus lumineuse des trois qui composaient les appartements de Someya. La baignoire pouvait accueillir quatre personne au moins, le pourtour de celle-ci était encombré par des flacons et quelques bougies parfumées. Un premier bain avait été coulé pour Armand, et Someya songea qu'il lui en faudrait sans doute plusieurs pour qu'il soit débarrassé de toute la crasse qui le recouvrait. L'eau fumait encore, indiquant une température qui ne serait pas forcément supportable, mais elle aurait le temps de tièdir pendant que le guérisseur achevait de soigner les côtes et les coupures d'Armand.

Ce dernier était assis sur un banc de bois amené pour l'occasion, afin qu'il évite de salir le luxueux mobilier de l'intendant. Someya s'était débarrassé de ses vêtements maculés, et de la cape qui avait recouvert momentanément le hérilim. Ses vêtements seraient peut être récupérables, en revanche, la cape était bonne à brûler. Une servante s'était empressée de les emporter, avec les chaussures qu'il avait porté, et qui étaient bonnes à jeter. Le guérisseur avait eu la mine soucieuse en voyant Armand, et Someya s'était contenté de toussoter pour que l'homme cesse de se plaindre. Il avait à présent les mains sur le torse d'Armand. Les doigts illuminés d'une lueur verte, l'homme ressoudait depuis cinq bonnes minutes les côtes cassées du Hérilim. Il avait d'abord soigné les coupures et les écorchures, avant de s'atteler à la tâche la plus longue. Someya, à présent vêtu d'un simple kimono de soie rose pâle, était assis sur le bord de sa baignoire, ses yeux scrutant autant le guérisseur que Armand. Le Hérilim avait choisi de le suivre, mais cela n'empêchait Someya d'être quelque peu méfiant. Il pouvait très bien décidé, une fois guéri, de recommencer son petit jeu avec lui. L'intendant n'avait pas forcément envie de se retrouver à nouveau dans l'état d'une poupée de chiffons sanguinolentes. Cependant, ce n'était pas après une séance de guérison qu'Armand serait capable de prouesse. Le guérisseur sollicitait son corps, et Armand se réveillerait demain avec des courbatures.

-J'ai terminé. Cependant, il serait bon que vous ne fassiez pas trop d'efforts durant les deux jours à venir, recommanda le guérisseur en fouillant dans l'énorme sac qu'il avait apporté avec lui.

Someya eut un sourire, mais retint le commentaire qui allait s'échapper de sa bouche. Le guérisseur déposa un pot en terre cuite, expliquant brièvement qu'il y avait là un onguent pour les hématomes et les contusions qu'il n'avait pas guéri avec sa magie. Un flacon en verre s'ajouta, c'était une huile chauffante pour dénouer et soulager les muscles. L'intendant le remercia, et l'homme prit rapidement congé.  Someya effleura la surface de l'eau, elle serait peut-être encore un peu trop chaude mais Armand avait sérieusement besoin d'être récuré.

-Maintenant que tu ne risques plus de mourir d'un moment à l'autre, il est temps que tu prennes ce bain.

Il lui faudrait aider Armand à grimper dans la baignoire, et sans doute à le laver. La magnifique chevelure ébène du Draemorog n'était plus qu'une masse informe, ce qui était déplorable. Il se leva et aida Armand à se lever, puis à se glisser dans l'eau de ce qui serrait un premier passage. A peine fut-il entré, que l'eau se teinta de volutes brunes.

-Rappelle moi de t'enfermer dans un endroit moins sale la prochaine fois. Surtout si je dois t'en sortir en suite.


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