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 Sous le regard de Virva[libre]

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Faer'
Capitaine de Navire
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MessageSujet: Sous le regard de Virva[libre]   Lun 31 Mar - 20:47

L'officier grimpa quatre à quatre les marches du palais. Déjà las. La journée promettait d'être d'un ennuis mortel. Eoghan l'avait assigné a terre depuis quelques semaines déjà. L’ombrageux avait été éviscéré et examiné et ne décollerait pas avant bien des lunes. L'amiral avait donc estimer utile de profiter de l’occasion pour faire faire a son capitaine une « formation administrative », autre appellation du mot punition. L'ancien pirate s'était donc vu relégué au fond d'un bureau. Après quelques semaines d’adaptation difficile, il secondait maintenant l'intendant d'Eoghan dans la gestion papier de la flotte de l'amiral en tant que secrétaire particulier de l'amiral.

S'il voulait bien reconnaître que ce qu'il faisait avait peut être une utilité il avait du mal a prendre plaisir a son nouveau travail. Le plus dur était de rester assis a un bureau, a supporter des collègues plus ou moins sympathique, une journée entière. Alors Faeraël arrivait avant l'aube, quand on relevait la garde de nuit et allait se terrer derrière son bureau priant pour que la journée se termine vite. Les sentinelles a l'entrée s'était habitués a le croiser et c'est sans difficultés que le Renard entra dans l’enceinte du palais.

Il entra dans les jardins alors que l'aurore lançais ses rayons à l’assaut de la ville. A cette heure on entendait à peine les murmures de la ville qui doucement s'éveillait.

Faer ralentit un peu le rythme de sa marche pour se rajuster. Ici l'uniforme devait être irréprochable, Eoghan lui avait ordonner de surveiller sa mise. L'officier arborait donc la tenue réglementaire, ses couteaux était restés chez lui, tant et si bien qu'il se sentait nu et vulnérable, malgré la présence du sabre d'apparat a ses côtés. Dans un geste d'éternelle rébellions il avait gardé les bijoux qu'il portait habituellement en mer, amalgame de babioles colorées sensés lui apporter chance et protection, habitude prise lors de sa vie précédente quand il était encore pirate. D'un geste il referma le dernier bouton de sa veste, dissimulant ainsi son trésor.

Le regard dans le vague il prit le temps de flâner un peu près d'un bassin. La vue de l'eau lui rappela douloureusement son dernier bain de minuit. Cette nuit ou Eoghan l'avait convoqué pour ce joué de lui une fois de plus... Il avait courus jusqu'à la mer et s'y était jeter. L'eau avait giflé sa peau, sensation qu'il avait toujours trouvé désagréable, mais cette fois là elle avait été accueilli avec soulagement. Laissant ses affaires sur la berge il avait nagé jusqu'à l'épuisement. Et nager encore. Quand aucun de ses muscles ne lui permirent de faire une brasse de plus il se retourna pour regarder la ville, on la voyait a peine. Seul quelque aéronef étaient encore visible scintillant dans la nuit.

L'espace d'un instant il avait espéré ne pas trouver la force de revenir sur la berge, couler pour rejoindre Virva et son maudit Kraken. Mais la rage de vivre été trop forte. Et au matin il avait rejoint la berge.
Pendant plusieurs jour il se terra chez lui sans mettre le museau dehors, il ne sortit de sont immobilisme que quand il dut sortir de chez lui pour prendre ses fonctions au palais.

Le renard battit des paupières et revint a la réalités. Au palais les servantes commençaient à s'agiter. Il était temps de se mêlé au petit peuple. L'officier traversa le jardin et entra dans un des nombreux patios du palais. Il saluât poliment une servent dont il croisa le regard et gagna le plus discrètement possible les bureaux attribué aux hommes sous les ordres d'Eoghan.

Il referma la porte derrière lui avec un certain soulagement, ici il aurais la paix pour quelques heures encore. Sauf si Eoghan décidait d'avoir une entrevue avec la reine au quel cas toute cette aille du palais ne tarderait pas a s'agiter comme une fourmilière.

Faeraël Tsard se glissa jusqu'à son bureau qui en vérités était celui du secrétaire d'Eoghan malade depuis quelques jours déjà et qu'il remplaçais au pied lever. L'amiral l'avait placé là pour le croiser quand il le désirait sans avoir a trouver un prétexte. L'officier s'installa paisiblement dans le fauteuil attrapa sa fiche de notes de la veille et commença a feuilleté les registres. Les comptes et les chiffre de l'amiral n'aurait bientôt plus de secret pour lui, pas plus que la manière dont était géré sa flotte. Le renard avait espéré trouver dans les livres les fonds pour financer la réparation du moteur de l'Ombrageux, mais l'amiral avait été franc sur un point, ils n'en avaient pas les moyens. L'officier avait pour tache a taquer chaque centimes chaque dette qu'on aurait put devoir a la flotte devait être trouver et réintégré. La Guerre que menait Eoghan à Richard avait des allures de gouffre financier. Rien d'étonnant a ce que la reine Soit de plus en plus réticente a lui accordée de fonds, surtout maintenant que les attaques pirate semblais se calmer. Rien d’étonnant non plus a ce qu'Eoghan ivre de vengeance continue a courir après le fantôme de son ennemie, piétinant tout les obstacles sur sont passage.

La jeune reine avait elle conscience d'être un obstacle ?


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Atticus Han
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Sam 17 Mai - 0:39

Le capitaine Han venait de rentrer à Fendassë. Son temps en mer avait été plus long que prévu, et sa patrouille avait commencé sous de bien mauvais auspices. Une tempête avait mis à mal son équipage, et son bâtiment. Fort heureusement pour lui, Thorongaer, son pharazra, était plus résistant que n'importe quel autre navire vivant sur les mers d'Inwilis. Du moins, selon les vantardises de la figure de proue, qui n'en ratait jamais une quand il s'agissait d’impressionner quelqu'un. Atticus et son équipage étaient restés immobilisés en mer pendant deux jours, le temps d'effectuer les réparations et que son équipage s'en remettent. Là, ils avaient croisé les Ailes de Virva, avec l'amiral Lëbanen à son bord, ainsi qu'un autre capitaine qu'Atticus connaissait assez mal, Faeraël. Un capitaine étrange, toujours masqué, et qui avait joué dans le camp adverse avant d'être fait prisonnier. Lëbanen le tenait sous son soug, et Atticus plaignait sincèrement l'officier, qui ne devait pas avoir une vie facile. L'amiral n'était pas connu pour sa clémence et sa compassion. Atticus avait même entendu dire qu'il n'avait pas hésité à punir son propre fils pour une erreur commise. Mais le capitaine du Thorongaer n'avait pas besoin de ce genre de rumeurs pour savoir qu'il n'appréciait que peu l'amiral, et qu'il était heureux d'être sous les ordres du père de la reine, Shaheen Al Nerin, un homme autrement plus affable, et qui ne répondait pas aux hors la loi par des massacre systématiques. Bref, cette patrouille commençait bien mal. Et lorsqu'un bâtiment de la marine Andanoréenne sortait en mer, c'était pour plusieurs semaines, sans presque jamais toucher terre ou faire escale. Il y avait bien sûr quelques récifs, ou petites îles à proximité du littoral... Mais rien pour se fournir à nouveau en vivres et en eau douce. Et si la tempête n'avait pas causé de gros dégâts à Thorongaer, ce n'était pas le cas des vivres stockés dans la cale. De nombreux tonneaux, caisses et paniers s'étaient entrechoqués, ou s'étaient brisés, mal arrimés au sol. Atticus, et surtout Cerialis, son maître coq, s'étaient répandus en invectives et en sermons. Le navire vivant avait donc poussé sa patrouille jusqu'à Valin, où ses cales avaient pu se remplir, et cette escale au royaume Nordique fit un bien fou au moral de l'équipage. Le voyage du retour fut donc particulièrement long, bien plus que les trois semaines, habituelles.

Enfin, l'équipage avait pu se défouler, ou en tout cas, avoir un peu d'action, autre que d'avoir à lutter contre une Virva déchainée, en affrontant deux bâtiments battant pavillions hors la loi, attestés par la présence de crânes et autres os en représentation. Rien de très original... Les deux navires s'en prenaient à une petite flottille de quatre navires marchands. Bien que la plupart des navires marchands disposent de quelques sécurités, mercenaires, mages embauchés pour le voyage, les pirates n'avaient pas peur de grand chose, surtout quand, poussé par l'avidité, ils voyaient plus gros que leur ventre. Un des navire eut le temps de prendre la fuite, tandis que l'autre, eh bien, Atticus en fit une offrande à Virva. Une nouvelle carcasse reposait au fond des eaux, cadavres compris. Des hors la loi qui avaient survécus, le capitaine Han les avaient mis au fer. Puis, ils étaient rentrés à Fendassë, escortant la flotte marchande. Une fois à quai, il avait fait emmener les pirates, pour qu'ils soient enfermés ailleurs. Bien sûr, leur serment empêcherait toute réponse quant à la question de la localisation des ports renégats. Les pirates purgeraient leur peine après procès, dans une cellule, ou bien dans une carrière de pierre, ou une mine quelconque... Certains se repentiraient, les autres reprendraient leurs anciennes activités une fois libre. Cela dit, leur liberté n'allait leur être rendue que dans quelques années... Sauf si le jugement rendu impliquait qu'on les envoie directement chez Dämons. Bien que depuis le couronnement de la reine Ayala, les hors la loi étaient plutôt employés à réparer leurs fautes en travaillant pour le bien de royaume... Même si les travaux forcés dans une carrière de pierre ou de marbre, n'était pas un sort plus enviable que la mort...

Atticus Han s'était rendu au palais après avoir pris le temps de se rendre présentable, même s'il n'avait pas non plus revêtu l'uniforme d'apparat. Il avait pris le temps de se raser convenablement, de laver pour chasser le sel des embruns, et de dompter sa chevelure indisciplinée. Il était allé faire son rapport au secrétaire de l'amiral Shaheen, celui-ci étant parti en mer pour une durée que seule Rune connaissait. Cela lui prit au moins deux heures, le secrétaire, Ishran, avait voulu être sûr que tout était conforme à sa version. Atticus n'aimant guère écrire les rapports, il endura les interminables questions, presque trop poussées d'Ishran, qui s'occupa de rédiger une note synthétique, pour l'amiral, et un rapport complet pour le tribunal et les archives. C'est fourbu qu'Atticus ressortit du bureau, situé dans l'aile la plus fonctionnelle du palais, et qui d'ailleurs n'était rattachée au palais que parce que l'édifice royal n'avait cessé de s'étendre, jusqu'à se coller au quartier général. Fort heureusement, les baraquements des soldats étaient situés plus loin... Atticus se disait qu'un des souverains avaient dû les faire déplacer, tandis que garder ses généraux près de soi, permettait d'avoir toujours un œil sur eux... L'édifice de l'état major était toujours en activité, bien que de nuit, l'activité soit moindre. Officiers, simples soldats et administratifs s'y côtoyaient. Ici, on gérait tout ce qui concernait l'armée. Ce centre névralgique avait donc pour cadre un bâtiment ancestral, à l'architecture un peu austère, à milles lieues du faste et du raffinement du palais qui le surplombait de son ombre. Mais, la proximité avec les jardins étaient plaisantes, d'autant qu'ils étaient ouverts à tous. Atticus avait fait de nombreuses conquêtes dans ce jardin... Il soupira, rêvassant, et se demandant si dame Nunarin était à la cour, quand il avisa, par la porte entre-ouverte, le capitaine Faeraël, qui semblait être affecté, pour aujourd'hui et sans doute sur un caprice de son maitre, au poste de secrétaire. Atticus hésita un instant, avant de toquer, et d'entrer, sans attendre la réponse.

-Capitaine, on dirait que l'amiral n'a rien trouvé de mieux à vous faire faire que de remplir sa paperasse. Si ça vous dit, je peux vous tirer de là. Genre, sur ordre d'un autre amiral, qui serait, par le caprice du destin, le père de sa majesté... ?

Atticus ne connaissait pas beaucoup Faeraël, outre quelques rumeurs, quelques échanges par-ci par là, inévitable quand on travaillait pour la même personne. Et le capitaine étant masqué, difficile pour lui de savoir ce qu'il pensait ou ressentait. Un peu comme quand Molly décidait de lui en vouloir pour une raison absurde, et qu'elle prenant son masque de l'indifférence quand il lui parlait. Il arrivait que les capitaines soient invités, ou doivent se réunir pour entendre les nouvelles directives, prendre leurs ordres en commun... Ce genre de chose. Mais généralement, chaque amiral avait sa flotte, ses capitaines, et les coopérations, surtout avec Lëbanen, étaient souvent difficiles. Entrant dans le bureau, Atticus s'était avancé jusqu'au bureau, sur lequel il jeta un œil. Il fit la grimace.

-Ah, les livres de comptes, soupira-t-il, j'ai toujours détesté ça. Et dire que je pensais en être débarrassé si je devenais soldat plutôt que marchand comme mon père... Grossière erreur.
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Faer'
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Lun 25 Aoû - 18:10

Faeraël sursauta, pris comme il était dans ses chiffres il ne s'attendait pas a être dérangé. Il redressa vivement la tête, dans sont regard passa une ombre d'effroi : Lëbanen ? Non. Ses épaules se détendirent et l'officier fit mine de s'étirer, espérant caché la terreurs grandissante que lui inspirait sont supérieur.

L'homme qui le tirait de son cauchemars n'était autre que Atticus Han, qu'il avait croisé en mer quelques semaines auparavant alors qu'il était sur le navire de son amiral.
Le renard, soucieux de la bienséance ce redressa vivement pour saluer le capitaine.  

« L'amiral tente de me trouver une utilités puisque je suis un capitaine sans navire, autant dire un oiseau sans ailles » fit-il avec une étonnante légèretés.

Il se rassis pour finir sont calcul avant de perde le fil tout en portant une partie non négligeable de sont attention sur l'homme qui lui faisait face. Il rit de bon cœur a la dernière tirade du capitaine. Les deux hommes n'avait que peut eu l'occasion de se rencontrer mais Faer' ne l'estimait pas moins. L'homme lui semblait être ce que tout homme de la marine devait être, un frère pour ses alliés, un juste pour ses ennemis. Et non une créature de haine et de violence comme Lëbanen.
Trop heureux d'avoir un prétexte pour se distraire quelques instants de sa tâche ô combien fastidieuse le jeune officier sautât dans la brèche.


« J'allais me faire du thé, voulez-vous boire quelque chose ? » Le renard se leva « Vous auriez tord de vous en priver, c'est au frais de l'amiral » ajouta-t-il non sans malice.

Il se dirigea vers une table contre le mur et mit l'eau a chauffer. Il proposa a son collègue se qu'il avait en stock, a savoir : thé, café et autre breuvage ainsi qu'une liqueur obscure qu'il avait retrouvé caché sous une étagère, sûrement la réserve secrète du secrétaire officiel, en cas de coup dur.

Il fit poliment la conversation, comment c'était passé sont périple en mer ? Pas trop de difficultés ? Il avait arrêter des pirates ? Bien ! Avait-il des noms a lui donner ? Non aucun ne lui parlait, il c'était décidément reconvertit depuis trop longtemps pour que ce genre de savoir ne soit encore utile a la couronne. La conversation retomba sur le plan génial qui lui permettrait de sortir du fond de ce placard administratif. Faer se surprit a rire.

«  Franchement Capitaine Atticus, je ne crois pas que Virva elle-même réussirait a me faire sortit des griffes de Eoghan Lëbanen. »

Jamais il n’oublia que j'ai été de l'autre coté de la loi dans mon jeune ages, continua l'officier pour lui même. Il n'a put me tuer, ni n’emprisonner... alors il a trouvé pire. Un frissons parcourut l’échine de l'officier, combien donnerait-elle pour échappé a Lëbanen ? La réponse était simple : Tout. D'autant plus maintenant qu'il avait imprimé dans sa chaire l'ordre de tué la reine.

Un lourd silence pesait entre eux, silence dont l'officier ne aperçue pas tout de suite. Quand enfin il réalisa après un instant de réflexion il s'empressa de reprendre d'une voie enjoué, comme si de rien n'était :


« Néanmoins si vous parvenez a faire ce miracle, je vous offrirait volontiers un verre capitaine ! »




Dernière édition par Faer' le Jeu 4 Sep - 18:47, édité 1 fois
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Atticus Han
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Jeu 4 Sep - 0:11

-Si c'est la tournée de l'Amiral, alors volontiers, fit-il en souriant de toutes ses dents.

Il se retrouva bientôt avec une petite tasse en terre cuite et vernie entre les mains, le genre qu'on trouvait dans tous les bureaux, et même jusque dans les baraquements. La tasse réglementaire du soldat, la même quantité d'eau pour tout le monde. Atticus resta debout, n'ayant pas vraiment envie de s'assoir après deux heures passées le cul vissé sur une chaise, à se faire harceler par le secrétaire de l'Amiral Al'Nerin. Ses doigts pianotèrent sur sa tasse, au rythme d'une chanson connue de lui seul. Ils discutèrent un instant de tout ce qu'un bon officier qui en rencontrait un autre avait à dire. Les patrouilles en mer, les hors la loi, la prise en chasse, et les captures qui s'achevaient toujours par le même problème : la mort des prisonniers ou la mort retardée de ces derniers. Han n'était pas particulièrement friand des exécutions, et était plutôt de l'avis de son amiral, le père de sa majesté, si bien qu'il envoyait les hors la loi capturés en prison, mais les carrières de pierres de la Limite Désertique ou les chantiers d'irrigation des cultures pouvaient tuer aussi sûrement un homme qu'un coup d'épée ou un tir bien placé. Les pirates ne pouvaient rien dire de cette île mystérieuse qu'était Tolceleg et la ville perdue de Muina, sous peine de mourir, frappés de la Malédiction de la Fleur. Les mages qui avaient essayé de passer outre le puissant sortilège jetés sur eux, étaient abouti au même résultat : la mort de leurs sujets d'expériences. Ce qui faisait qu'Atticus était certain que le chassé croisé de la marine et des hors la loi ne finirait jamais. Et parmi les amiraux et les capitaines qui constituaient la flotte royale, certains avaient des opinions bien tranchées sur la question des pirates. Eoghan Lëbanen était en tête des partisans de l'éradication totale. Une opinion que d'autres étaient loins de partager. Une opinion qu'il désapprouvait, malgré le fait que sa soeur ait fait les frais des attaques des hors la loi, et qu'elle soit maintenant obligée de rester à terre pour le restant de sa vie, ou de se contenter d'être une simple passagère. La haine ne menait à rien. La guerre qui avait rougie jusqu'aux fonds de la Mer d'Ysmyrlda était un souvenir particulièrement douloureux pour lui. Et il n'avait pas oublié que c'était des décisions comme celles que prenait celui qu'on surnommait Brûlefouet ou encore le Borgne Enflammé derrière son dos, qui avaient coûtées la vie à de nombreux soldats mais aussi à des civils innocents. La paix qui régnait depuis la fin de la guerre, une paix rudement négociée par la reine Ayala, lui convenait. Il n'avait pas envie voir les ponts de Thorongaer couverts de sang et de revoir les yeux vides de toute vie de ses hommes...

Atticus oublia vite ses sombres pensées, alors qu'il racontait à l'officier sa dernière patrouille, tempête et rencontre avec Lëbanen comprises, ainsi que son périple jusqu'à Valin pour remplir à nouveaux ses cales de vivres. Ils discutèrent ainsi pendant quelques minutes, le temps qu'il lui fallut pour terminer sa tasse de thé. Le sujet retomba sur sa proposition de départ. Ce que venait de dire l'officier fit lui fit froncer les sourcils. Il y avait quelque chose de sombre dans le ton de Faeraël, qui n'était pas vraiment en accord avec quelqu'un de simplement enfermé dans un bureau depuis des heures. Un lourd malaise s'installa en même temps que le silence entre eux, Atticus ne savait comment trop réagir, ni même si son interprétation n'était pas un peu trop tirée par les cheveux. Pourtant... Les opinions extrêmes de l'Amiral Eoghan étaient connues de tous, et il avait à son service un ancien pirate, ce qui n'avait pas d'ailleurs pas manqué de faire jaser. Le métis trouvait cela particulièrement étrange, puisque Faeraël n'aurait simplement pas dû être en vie. Il avait aussi entendu parlé du problème de moteurs de son vaisseaux, qui normalement, ne nécessitait pas autant de temps pour être réparé ou remplacé. La marine avait l'habitude des aéronefs. A n'en pas douter, l'officier était punie d'une manière bien cruelle. Sérieux, Atticus déclara d'une voix presque aussi sombre que celle qu'avait eu l'homme masqué :

-Si je le peux, je vous aiderai.

Cela sonnait presque comme un serment. Et Atticus eut un frisson, comme si Feardorcha s'était penché sur lui. Il adressa une brève prière à Zedekiah, dieu de la justice, pour ses paroles trouvent ses oreilles, et qu'il se penche un peu sur ce cas. Atticus reprit comme si de rien était, souriant à nouveau, dévoilant un sourire ravageur aux dents blanches qui contrastaient avec sa peau mate. Un air de comploteur se dessina sur son visage, à peine quelques secondes après qu'il eut l'impression qu'un gong avait sonné un changement dans son destin, et Atticus reprit détendu et égal à lui-même :

- Capitaine Faeraël, par ordres de l'Amiral Shaahib Al'Nerin, je somme de bien vouloir venir avec moi. Nous avons fort à faire, et il semblerait que votre expertise soit requise. Voila, comme ça si on vous cherche, vous pourrez toujours dire de voir ça avec l'amiral. Et non, je n'outrepasse pas mes fonctions. Si vous voulez bien me suivre ?

Tout en parlant, il s'était éloigné du bureau pour regagner la porte restée ouverte. Dans un geste tout à fait militaire, il désigna le couloir. Il offrait à Faeraël un peu de répit, quelques minutes qui lui permettraient de laisser tomber les livres de comptes, les tableaux prévisionnels et les listes de logistique, pour se détendre un peu. Atticus connaissait chaque recoin du lieu par cœur, et connaissait aussi les recoins les moins accessibles et surtout oublié. Quand il avait fait ses classes, il avait fait le mur de nombreuses fois, et avait fait entrer des civils pour passer un peu de bon temps. Il songea qu'il faudrait faire une escale, brève et efficace, au niveau des cuisines, par l'entrée de services, où la charmante Sabria lui donnerait sans rechigner ce qu'il lui demanderait.

-A moins que vous ne préfériez garder le nez dans vos chiffres plutôt que d'obéir à un ordre direct...

Les paroles d'Atticus auraient pu être menaçantes, mais l'expression du capitaine démentait toute forme de menace. Mais nul doute que le Borgne perfide et surtout paranoïaque avait des oreilles partout, et il préférait la jouer prudente, et donner le change. Lui aussi, était un petit peu paranoïaque, instinct de soldat oblige.

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Faer'
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Jeu 4 Sep - 19:38

Le renard écarquilla les yeux un instant mais son regard changea bien vite. Dernière sont masque il afficha un sourire triste mais reconnaissant. Le capitaine jouait a un jeu dangereux.

Faer, mis ses papiers en ordre, ce redressa et s'inclina.

« A vos ordres mon capitaine."

Il posa sur l'homme un regard plein de curiosités, plein de méfiance aussi, le regard de celui qui ne sais pas si il doit croire a un miracle ou a un simple surcit. Au fond de lui il savait que l’échappatoire qu'on lui offrait n'était que brèves et illusoire, aucun homme sur terre ne pourrait briser le serment qu'il avait prononcé il y a des années s'arrachant lui même les ailles pour les offrir a Lëbanen... mais la volontés d'y croire revenais toujours. C'était pour cela que Eoghan aimait tant joué avec lui... Le voir se débattre devait être pour lui un ravissement sans fin.

Le renard fit lentement le tour du bureau avec un manque d'entrain évident, alors que ses yeux pétillait comme ceux d'un enfant qui s'aprète a faire une bêtise. En franchissant la porte la pensée qu'il pourrait croisé la reine l'effleura, mais l'idée d'échapper a ses livres quelques minutes voir même quelques heures l'enchantait tellement qu'il l'oublia aussitôt.

Il passa dans le couloir, Atticus lui emboita la pas, le guidant.

« Puis-je savoir en quoi puis-je vous aider capitaine? Vous avez parlé d'expertise."

L'officier posa sur sont collègue un regard curieux et intrigué, une fois de plus. Un peu comme un animal a qui l'on dispense quelques bienfait après l'avoir battut pendant des lunes. Comme un renard en cage.


Le capitaine Han lui proposait-il un vrais travail ou une simple diversion? Si il s'agissait de la première option... avait-il entendu parlé des dons de Salmidanach de l'officier? Lors de sa capture on en avait un peu parlé a la cour, mais devant sont palmarès militaire honorable mais sans gloire ses talents était devenus des rumeurs lié a l'idée de nouveautés qu'entrainnait un pirate dans l'armée. Mis a part les amiraux et la reines peu de personne devait savoir. Bien que sa vie n'ai été dut qu'a ce dont. Eoghan lui même lui avait demandé de ne pas faire de vague. Tant et si bien qu'il se contetait de passé pour un rêveur et un combattant bien entraîné.  


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Atticus Han
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Dim 14 Sep - 18:25

-Attendons d'être plus loin pour en parler. On pourrait attirer des oreilles indiscrètes ici.

Atticus n'était pas du genre à faire des mystères, mais il valait mieux être prudent dans cette partie des baraquements où la plupart des gens étaient loyaux à leur amiral. Malgré la réputation de sanguinaire et d’intransigeant que se trainait Eoghan Lëbanen, il n'était pas un ancien pirate, et le capitaine Faeraël n'était pas toujours apprécié à cause de ce détail. C'était même le seul pirate reconvertit au sein de la flotte de l'Amiral Lëbanen, et la méfiance qui régnait à son égard était aussi palpable que l'hostilité de certains. Bref, le capitaine Han ne tenait pas à ce qu'un soldat un peu trop zélé ne les dénoncent. D'autant plus qu'il ne tenait pas vraiment ses ordres de l'Amiral Al'Nerin, et n'avait pas vraiment envie d'avoir à produire un quelconque ordre écrit, signé et estampillé du sceau de l'amiral, qu'il n'avait pas en sa possession. Et il avait encore moins envie d'avoir à se justifier auprès de l'amiral pour avoir inventé une histoire pareille. Même si cela ne le gênait pas absolument pas de le faire. Il ne mentait pas vraiment, il usait simplement d'un petit subterfuge pour sortir son homologue de là. Ce qui était un but honorable à ses yeux, même s'ils se connaissaient peu, voire presque pas. La connivence qui régnait maintenant entre deux, laissait penser à Atticus qu'il avait fait le bon choix, et que sa première impression, à savoir qu'il savait qu'ils pourraient sans doute s'entendre, était la bonne.
Alors qu'ils arpentaient d'un pas vif et en silence les couloirs, Atticus se prit à sourire, et quand ils furent loin du territoire de l'amiral, à savoir dans le grand hall qui desservait les nombreuses ailes des baraquements, Atticus reprit la parole.

-Navré, d'habitude je ne fais pas tant de cachoteries, mais je dois vous avouer que je n'ai pas la moindre idée de ce que je suis en train de faire.

Il imaginait bien la tête interloquée que pouvait faire l'autre capitaine sous son masque, et vu le silence qui se prolongea, il ne put s'empêcher de rire.

-Vous aviez l'air tellement malheureux dans ce bureau, que je me suis dit qu'une petite distraction serait la bienvenue. Ne vous en faites pas, j'ai, comme qui dirait, une certaine pratique des escapades de ce genre quand la paperasse m'étouffe un peu trop. Je me disais qu'il serait sans vôtre intérêt que je partage mon secret. Je connais quelques endroits où personne ne pensera à venir nous chercher. Et nous pourrons sans doute faire plus ample connaissances. Nous avons pas eu le plaisir de nous côtoyer tant que ça. Mais puisque que j'ai cru comprendre que vous étiez cloué à terre pour un moment, autant vous rendre le séjour agréable. Si tant est que se soit possible avec votre amiral.

Un sourire cynique apparut sur son visage, alors qu'il menait Faeraël dans des couloirs plus étroits, réservés aux serviteurs qui venaient apporter nourriture et boisson aux secrétaires, et qui venaient nettoyer les bureaux par la même occasion. Beaucoup moins luxueux que les couloirs qu'ils venaient d'emprunter, dont le but était d'impressionner les visiteurs - un peu comme ceux qui entraient au Palais pour la première fois, et qui se retrouvaient face  à l'opulence écrasante de la royauté - ici, la propreté régnait, mais il n'y avait pas d'ornements, ni ses riches tapis qui couraient le long des sols. Ils atteignirent bientôt une volée de marches qu'ils descendirent, continuant en suite dans un couloir semblable à celui qu'ils venaient de quitter.

-En passant par ici, on ne vous verra pas. Et les serviteurs n'ont pas pour habitude de rapporter. Si on vous demande, vous n'avez qu'à donner mon nom.
Il rit à nouveau.

-Je ne dois pas vous paraître très sérieux, mais croyez moi, je prend mon travail très à cœur. Et avoir de bonnes relations avec un petit paquet de gens me facilite bien souvent la tâche pour l'accomplir. Ou quand je veux m'aérer la tête. Ou que je veux échapper à mon secrétaire. Zaïr est un trésor de patience, mais c'est un tyran de la bonne forme des rapports.

Du doigt, il indiqua le couloir qui partait sur la droite.

-En passant par là, vous vous retrouvez directement dans les jardins, et là ou nous allons, fit-il en bifurquant à gauche, vous passez trois intersections, et vous tomberez sur la porte des cuisines. Là, qu'est ce que j'vous disais...

L'odeur du pain frai en train de cuir flottait dans le couloir, et celle plus sucrée du miel, laissait supposer à Atticus que quelqu'un avait pris le temps de préparer des douceurs. Il adorait, même si cela imposait quelques heures d'exercices par la suite, manger les pâtisseries Andanoréennes. Les rouleaux de pâte feuilletée fourrés à la pâte de noisette ou de cacahuètes et nappé de miel étaient une délice, de même que les makroutes, ces petits carrés à la semoule fourré d'une pâte de dattes, et frits... Il avait ouïe dire que la reine en raffolait aussi, ce qui n'avait rien d'étonnant pour lui. Ils entrèrent dans la cuisine, et une petite femme toute en courbes leva le nez du pâton qu'elle pétrissait vigoureusement.

-Atticus Han ! s'écria-t-elle, voilà un bail que je n'avais vu ta tête par ici ! Et tu viens avec un ami on dirait.

Sabria n'était pas très grande, et avait la peau caramel et les cheveux noirs et bouclés des Andanoréennes. Sa bouche pulpeuse était étirée en un sourire, et quelques petites rides plissaient le coin de ses grands yeux sombres. Atticus fit le tour de la table pour déposer un baiser sur le haut de son crâne.

-Je te rendrais bien la pareille, mais j'ai les mains pleine de farine.

-Ma chère Sabria, à moi aussi tu m'as manqué. J'ai eu quelques soucis lors de ma dernière traversée, mais je suis de retour. Et je te présente le capitaine Faeraël.

-Capitaine, salua-t-elle l'homme masqué d'une légère inclinaison du buste.

-Nous voudrions de quoi nous sustenter, et en suite ne te laisseront à ton ouvrage.

-Cela devrait pouvoir se faire. Je me doutais que si je faisais du baklava tu finirais par pointer le bout de ton nez ici. C'est le meilleur sort d'invocation d'Atticus Han que je connaisse.
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Faer'
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Dim 1 Fév - 17:29

Atticus avait réussi un miracle, Faer' avait complètement lâché prise. Adieu, les comptes bardant, bonjour escapade captivante. Souvenir d'un autre temps ou l'ombre d'Eoghan n'était qu'une lointaine chimère. Faer s'amusait comme un petit fou. Il notait mentalement toute les sorties, tout les trucs que lui confiait l'officier, s'imaginant déjà les mettre en œuvres lors d'une escapade futur.
Ils arrivèrent bientôt au cuisine, l'odeur du pain chaud fit saliver le renard.


Atticus, en habituer fit les présentations, Faer' s'inclina devant la cuisinière.

« Dame Sabria, enchanté, c'est donc vous la fée dont m'a parler Atticus. J’étais septique je l'avoue mais rien qu'a appétissante odeur qui flotte ici, je suis maintenant convaincu.»

Puis il se tourna vers sont comparse d'escapade, le sourire au lèvre.

«  L'invocation d'Atticus Han ? Voila tout un concepts, as-t-on déjà put asseyez de faire du baklava en mer, voir si cela fonctionnais aussi ? »

Il se tourna vers la cuisinière qui déjà sortait divers mets, tous aussi appétissant les un que les autres. Profitant des propriétés magique de sont masque, l'officier put manger sans avoir a se découvrir le visage, comme un enfant il goûtas a tout, les yeux brillant, l'estomac grondant devant tant de nourriture. Atticus était visiblement très apprécier pour recevoir si bon accueil et il commençais a comprendre pourquoi.



Les pâtisseries avait toujours eu le don de le rendre fou et quand Sabria déposa devant lui des loukoum, ce fut de coût de grâce. Quand la cuisinière lui demandas visiblement amusé s'il voulais en emporter avec lui pour plus tard, l'officier il se confondit en remerciements. On lui aurais annoncer une promotion, qu'il aurais certainement été moins heureux.  


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Atticus Han
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Dim 15 Fév - 19:52

-Dame Sabria ?

La cuisinière échangea un regard avec Atticus et se mit à rire. Sabria secoua la tête, ce qui eut pour effet d'agiter les quelques mèches bouclées qui dépassaient du grossier chignon qui maintenant son épaisse chevelure attachée, l'empêchant de laisser des cheveux dans ce qu'elle préparait.

-Vous êtes bien poli pour un capitaine. Vous gagnez le droit de venir quand vous voulez, il y aura toujours un p'tit quelque chose pour vous.

La plantureuse femme s'essuya les mains sur son tablier, y laissant des traces de farine blanche. Elle se déplaça alors, sortant un plat où reposait le fameux baklava, savamment découpé en losange. Elle entreprit d'en disposer des parts sur deux assiettes. Levant les yeux de sa tâche, elle sourit.

-Oh je pense que cela devrait fonctionner en mer, si ça fonctionne ici aussi. Il venait déjà en engloutir des plats entiers quand il était seulement marin.

Atticus grimaça comiquement, alors que Sabria ressortait les vieux dossiers. Il n'avait jamais été très porté sur le respect des règles et de l'autorité, et avait souvent fait fi du couvre feu, non seulement pour sortir, mais aussi pour aller se chercher du rab en cuisines. Il s'était parfois planqué ici pour échapper à certaines corvées quand il n'était encore qu'un jeune soldat de la marine. Sabria se mit à sortir d'autres pâtisseries, dégoulinantes de miel et fourrées elles aussi aux noisettes, cacahuètes ou encore aux pistaches. Atticus donna son assiette au capitaine Faeraël, qui les dévora. Atticus mangea de bon coeur lui aussi, et eut rapidement les doigts empoissés et collants, avec la quantité de miel qui imbibaient chacune des pâtisseries. Il regarda avec une certaine curiosité, son collègue manger. Le capitaine engloutissait les pâtisseries, qui disparaissaient miraculeusement quand elles atteignaient le niveau de sa bouche, malgré le masque.

-Ingénieux vôtre masque, ne put-il s'empêcher de remarquer avant d'être distrait par Sabria qui sortit alors un petit plateau de bronze couverts de loukoums.

Les confiseries rendirent Faeraël particulièrement enthousiaste. Amusée, la cuisinière lui proposa de lui en mettre dans un petit sachet pour qu'il puisse en emporter. L'officier se confondit en remerciement, ce qui tira un nouveau rire à la cuisinière. Le grincement de la porte des cuisines opposée à celle qu'ils avaient emprunté lui fit tourner la tête. Atticus s'empressa d'avaler sa bouchée et de poser son assiette.

- Et voilà la plus belle de toutes ! s'exclama-t-il souriant, Ô chère Mirembe, voir ton visage me met en joie !

Atticus ouvrit les bras et s'inclina, accueillant une jeune femme vêtue de la robe verte des serviteurs du palais. Ses cheveux noirs et luisants étaient noués en une simple tresse basse. Un sourire éclatant ourlait ses lèvres épaisses et sensuelles, qui avec ses yeux noirs en amandes, adoucissait ses traits quelque peu carrés. Dépourvue de maquillage et d'ornements, elle portait de simples sandales aux pieds.

-Un morceau de baklava ? Je te proposerai bien des loukoums, mais il semblerait que leur vie soit comptée dans les mains du capitaine Faeraël, ajouta-t-il avec humour.
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Ayala Al'Nerin
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Mer 18 Fév - 23:19

Débarrassée de sa couronne et des nombreux ornements en argent qu'elle portait d'ordinaire, elle se sentait légère. Elle ne portait pas non plus l'élégant, mais ostensible, maquillage qui lui faisait les yeux charbonneux et mettait en valeur ses lèvres pulpeuses. Sa chevelure soyeuse était nouée en une tresse sage, qu'elle avait ramené sur son épaule gauche. Son visage à la mâchoire carrée et au nez fort était dégagé. Elle portait la simple robe vert sombre des serviteurs du palais, avec une simple cordelette de cuir tressé noué à la taille, et était chaussée de simples sandales. Elle ne ressemblait plus à la reine qu'elle était réellement. Ayala Al'Nerin s'était débarrassée de tous ses atours royaux, pour se glisser dans la peau de Mirembe, simple servante du palais. Elle savait que Shiphrah, son intendante, était certainement au courant pour cette fausse identité, Shahriyar, son capitaine, avait dû l'en avertir. Ayala lui faisait suffisamment confiance pour qu'elle n'ébruite pas son secret. Sous les traits de Mirembe, elle retrouvait une certaine liberté qu'elle avait perdue quand la couronne de l'Andanorië avait été posée sur sa tête.Elle pouvait arpenter le palais, les rues de Fendassë, et profiter du bord de mer sans avoir à se soucier des convenances, ni même d'être interrompue.  Elle retrouvait aussi un anonymat bienvenue. Ces instants qui lui permettait de mettre de côté ses responsabilités et le tumulte des intrigues de sa cour.  Elle quittait parfois à regret l’identité de Mirembe, mais depuis son couronnement, elle se devait à son peuple. Jamais elle ne laisserait les horreurs de la guerre se reproduire. Ce devoir était profondément ancré en elle, et il la poussait à reprendre la couronne qu'elle avait parfois envie de jeter au fond des océans. Mais pour l'instant, elle profitait des trois heures de libre. Elle déambula quelques minutes dans les couloirs au sol de marbre rose et aux colonnes de marbres blancs veinés d'or. Elle hésita un bref instant entre les jardins, par lesquels elle pourrait rejoindre Fendassë, ou bien les cuisines. Elle adorait les cuisines, qui n'étaient pas sans lui rappeler celles sur le bâtiment de son père, qui était un de ses endroits favoris avec le nid de pie quand elle était enfant. Les bonnes odeurs qui flottaient dans l'air l'aidèrent à faire son choix. Avant que quelqu'un ne vienne trouver quelque chose à faire à une servante désœuvrée, elle se dirigea vers les cuisines, comme si elle avait véritablement quelque chose à y faire.

Ayala poussa l'épaisse porte en bois et passa la tête. Une bouffée d'air chaud lui frappa le visage, et les odeurs qui la faisaient saliver sur le chemin lui envahirent le nez. Les cuisines sentaient aussi les fruits secs grillés, et le pain en train de cuire sous l'odeur dominante de sucre et de beurre. Elle sentait presque le goût du miel et du beurre sur sa langue. Ayala savait que les cuisinières passaient l'après midi à confectionner les pâtisseries, grillant noisettes, cacahuètes et pistaches, avant de les broyer finement, d'en faire d'épaisses pâtes sucrées au miel, qui terminaient à l'intérieur de pâte feuilletées. L'heure était tardive, et la plupart des pâtisseries était déjà confectionnée. Les fours étaient occupés par les nombreux petits pains plats qui seraient servis au cours des repas de ce soir. Les cuisines étaient presque vides,  à l'exception de Sabria, la cuisinière en chef, et de deux capitaines qu'elle reconnut immédiatement : Atticus Han et Faeraël. Elle avait déjà côtoyé le capitaine Han alors qu'elle était Mirembe. Elle avait découvert que le capitaine aimait trainer dans les cuisines presque autant qu'elle. La plupart des servantes adoraient quand il les gratifiait de sa présence. Elle l'avait vu plaisanter, rire à gorge déployé, et même mettre la main à la pâte quand il le fallait. L'autre officier était plus discret, et les rumeurs à son sujet ne se tarissaient jamais. Cela venait surtout du fait qu'il allait masqué, et les spéculations foisonnaient sur ce qui se trouvait sous le masque. Ayala plaignait l'ancien pirate d'être au service de l’Amiral Lebanen. Eoghan Lebanen, outre le fait d'être connu pour son intransigeance, était aussi connu pour sa haine des hors-la-loi. Que l'Amiral ait intégré l'ancien capitaine pirate à sa flotte était une aberration. Shahriyar plaignait souvent le capitaine d'être sous les ordres de l'amiral... Quant à ce qu'elle pensait, elle, de Lebanen, elle préférait rester courtoise, et ne pas le dire tout haut. Il faisait partie de ceux qui s'opposaient souvent à elle lorsqu'elle réunissait son état-major. Ayala ne l'appréciait que moyennement, bien qu'elle admira sa ténacité et la loyauté dont il faisait preuve envers l'Andanorië. Atticus Han fut fidèle à lui même, à savoir qu'il était flamboyant dans tout ce qu'il faisait, surtout quand il avait un public. Elle trouvait amusant de le voir ainsi, lui qui faisait toujours preuve de sérieux et de concentration quand elle le côtoyait lorsqu'elle était Ayala. Le capitaine l'accueillit comme une reine, ce qu'elle trouva comique. Un immense sourit s'épanouit sur son visage en voyant son tour de trublion.


-Atticus Han, espèce de beau parleur ! s'exclama-t-elle en franchissant la distance qui les séparaient en riant, un morceau de baklava m'ira bien, je pourrais manger des loukoums plus tard. Surtout si le capitaine Faeraël se charge de leur faire un sort.

Sabria, la cuisinière, femme plantureuse, donna un petit coup de torchon à Atticus.

-Arrête un peu de faire du charme tu veux !  Et laisse donc ce charmant capitaine manger ses loukoums. Et toi Mi', ne l'encourage pas !

Ayala eut un petit rire et elle prit un morceau de gâteau aux noisettes dans l'assiette que lui tendait Atticus. Elle mordit dans le baklava, adorant le craquant du feuilleté, le moelleux de la noisette broyée, et la texture collante du miel. Elle émit un petit son de contentement, comme chaque fois qu'elle en mangeait. Quand elle était Mirembe, elle pouvait se permettre d'avoir ce genre de réactions, qu'elle réfrénait lorsqu'elle mangeait en public.

-C'est toujours un délice Sabria. Mais ce serait encore mieux avec un thé, j'en fais pour tout le monde ?

L'avantage également d'être Mirembe, était qu'elle pouvait faire les choses elle-même, comme lorsqu'elle était enfant, à bord du vaisseau de son père ou de celui de Shahriyar. Elle adorait pouvoir le faire, mais elle savait aussi qu'elle serait certainement incapable d'abattre autant de travail que les véritables filles des cuisines, ou comme tout autre serviteur qui faisait que ce palais fonctionnait.

-Menthe ou jasmin ?




Dernière édition par Ayala Al'Nerin le Ven 20 Mar - 23:11, édité 1 fois
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Faer'
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Sam 21 Fév - 16:02

Répondant a la pique du capitaine de vive nef, Faeraël répliqua d'une voix, mi offusqué, mi amusé.

" C'est une histoire d'honneur entre eux et moi capitaine, ne tenter pas de vous interposer"

Puis il se tourna vers la nouvelle arrivante.

"Ne vous inquiétez pas mademoiselle, si Dame Sabria me laisse faire il n'y auras aucun survivant, parole de renard! "

Bientôt on proposas du thé et Faer' vota avec entrain pour le Jasmin. Profitant de ce moment de quiétude et de joie, l'officier se cala sur sont siège et observa autour de lui, finissant consciencieusement les loukoums que l'on avait laissé a sa portée.

La jeune femme plu instantanément au renard. Ses mouvements trahissait une nature passionnée, espiègle et vive. Faer' l'observa un moment préparé le thé. Sa silhouette généreuse illustrait a merveille le charme des femme de la régions a la fois sombre et sauvage. En y regardant de plus près, sa peau paraissait par endroit légèrement marqué. Des cicatrices ? Non c'était beaucoup trop régulier, a peine perceptible, d’ailleurs il ne l'avait remarquer que quant elle était passé près le lui et qu'une lumière rasante avait souligner le relief de sa peau. Peut être un indice quand a ces origines.

L'officier tenta un moment de deviner, mais ce résolus bien vite devant le manque d'indice. Ayant fini les loukoums sur les quels il avait fait main basse, il s'essuya la main, remercia une nouvelle fois l'adorable cuisinière. Et reporta sont attention sur Atticus.

Au vue de ses cheveux noire de sa peau halé par l'air marin, Faeraël ne put s’empêcher de sourire, avec sa peau pâle et sa chevelure de feu, il était d'une discrétion absolue, un vrais natif !

L'officier observa la salle autour le lui, ou étaient ils exactement dans le palais? Il n'avait pas été très attentif, serais il capable de retrouver le chemin ? Oui a l'odeur sans doute.


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Raffaryan
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Jeu 5 Mar - 23:42

Même lorsqu'il était à terre, l'équipage des Ailes de Virva n'était pas inactif, loin de là. S'ils ne devaient pas être en vigilance constante, scrutant les vagues en quêtes de navires clandestins ou hors la lois, l'amiral Lëbanen ne tolérait pas que ses hommes sombre dans l'oisiveté. Et ça s'appliquait encore plus à son fils, Raffaryan, qui suivait alors de nouveau des cours à l'université lorsqu'ils étaient à terre. Ces cours étaient dispensés dans la matinée, et l'après midi venu, il était tenu de sa rendre au palais, afin de suivre un entrainement plus ou moins intensif, afin de se perfectionner encore et toujours. S'il était le fils de l'Amiral, il n'avait en aucun cas de traitement de faveur. Bien au contraire, son traitement à lui était plus sévère et plus stricte que pour les autres, vu que Lëbanen attendait beaucoup de lui pour l'avenir.

C'était la tête encore bourdonnante des cours sur la navigation en pleine mer, le repérage grâce aux étoiles et au compas, qu'il avait du suivre ce matin, qu'il était arrivé en début d'après midi dans la cour où se déroulerait l'entrainement d'aujourd'hui. C'était une cour protégée du soleil par des grandes toiles tendues entre les bâtiment, et qui était investie la plupart du temps par les entrainements de la garde du palais. Afzal, un aérial à la peau brune et aux ailes rappelant celles des faucons, le second de son père, avait réussit à la réserver pour l'après midi entière. Ce dernier était souvent bien plus apprécié que l'Amiral, car il n'affichait aucunement sa haine des hors la lois publiquement, même s'il était plus que certain qu'il était en tout point d'accord avec Brulefouet. Si Lëbanen ne s'en cachait pas pour tenter de convaincre, Afzal n'avait aucun rôle politique ou militaire direct et ne voyait pas l'utilité d'afficher ses idées. Il avait prévu pour aujourd'hui un entrainement aux armes à feu, et à la magie pour ceux la maîtrisant, profitant d'être en extérieur pour ce faire. Fusils, pistolets, mousquets, arquebuse... Au bourdonnement des cours, s'ajoutèrent les détonations des armes et l'odeur de la poudre. Sans compter la voix forte d'Afzal qui leur donnait des ordres rapides et précis à suivre le plus rapidement possible. Car dans un vrai combat à l'arme à feu, si la précision était indispensable, de bons reflexes l'étaient tout autant. La chaleur de l'après midi lui avait fait retirer sa chemise qui de toute manière était trempée, laissant voir son torse quelque peu tanné par le soleil, et couvert de cicatrice plus ou moins fines. Afzal congédia une partie de l'équipage, les renvoyant à leur quartiers et maisons, l'autre partie nettoya la cour. Ce n'était pas son tour de le faire, alors Raffy se dirigea vers les douches des gardes et se délassa dessous. Il ne remit pas sa chemise pour autant, la fourrant dans le sac de cuir contenant aussi des livres et parchemins de cours. Sous le coup de l'effort et de la chaleur, il sentait qu'il ne pourrait pas attendre le soir, et le retour surement tardif de son père, pour manger quelques choses.

Ce fut le plus naturellement du monde qu'il se dirigea vers les cuisines du palais. Il n'y allait pas si souvent, n'ayant pas de quartier au sein du palais, mais les lieux ne lui étaient pas inconnus, tout comme la dirigeante des cuisines qu'il appréciait. Elle était franche, simple, et ne manquait jamais d'un petit quelque chose à donner à ceux pointant le bout de leur nez en cuisine, expliquant qu'ils cherchaient de quoi grignoter. L'odeur lui confirma qu'il avait eu raison de se rendre là bas, et il ne fut pas surpris d'entendre des voix s'élever à l'intérieur. Là où il le fut, c'était de voir le capitaine Faeraël assit à la table, devant un plateau vide ayant du contenir des pâtisseries à présent disparues, une tasse de thé fumante devant lui. Il ne fut pas surpris de le sentir se raidir, tout comme le capitaine Atticus qui avait du amener le renard ici.


-Eh bien, moi qui pensais trouver une cuisine relativement calme.

Sabria, la généreuse cuisinière du palais n'eut pas l'air de savoir quoi penser, tout comme l'autre servante qui se trouvait là. il leur adressa un signe de tête en guise de bonjour. Raffaryan savait que ce n'était pas réellement lui la cause du léger malaise qui venait de s'installer. Il referma la porte sans bruit, et adressa un sourire aux capitaines face à lui, levant les mains en signe de paix.

-Rassurez vous Faeraël, je n'ai aucune intention d'aller rapporter quoi que ce soit à mon père. De toute manière il fait trop chaud pour travailler. Et les odeurs de cette cuisine sont bien trop alléchantes pour être légales, je comprends parfaitement que vous soyez descendus pour faire une inspection ici, et vérifier quelques produits histoire d'être sur. S'ils n'ont pas tout pris, je contrôlerais bien quelques cornes de gazelle Sabria ?


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Atticus Han
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Ven 6 Mar - 17:48

-Ah ! Voilà une proposition qui me plait bien, s'écria Atticus avant d'ajouter un sourire moqueur aux lèvres, voilà quelqu'un qui a du savoir vivre ! Pas comme certaines.

Sabria fit la moue, pinçant les lèvres et gonflant les joues. Un nuage de farine s'éleva dans la cuisine, alors qu'elle gratifiait le capitaine d'un nouveau coup de torchon sonore. Atticus, hilare, leva le bras pour se protéger du coup, les doigts encore empoissés par le miel des pâtisseries. Si Faeraël aimait les loukoums, Atticus, adorait le baklava, comme l'avait subtilement fait remarqué Sabria, mais il aimait aussi les gros rouleaux feuilletés fourrés d'une épaisse pâte à la cacahuète et à la noisette, qui craquait sous la dent et fondait dans la bouche. Il s'efforçait de ne pas passer pour un goinfre incapable de manger proprement, malgré ses doigts collants et sa bouche qui lui faisait sentir que le fourrage des rouleaux avait été plus que copieux, collant à ses dents et son palais. Faeraël fut pour le jasmin, avec un enthousiasme presque enfantin, sans doute due à une rechute en enfance suite à l'ingestion massive de loukoums. Les petites confiseries carrées recouvertes de sucre glace disparaissaient à vu d’œil.

-Je serais d'avis de me ranger du côté du capitaine Faeraël pour le thé. Ça me changera de la menthe.

-Et qu'est ce que tu insinues par là, Atticus Han ? Hm ? s'enquit Sabria le mettant au défi de préciser le fond de sa pensée.

Un énième sourire insolent s'épanouit sur les lèvres du capitaine.

-Loin de moi l'idée de critiquer le merveilleux thé que tu fais chaque fois que je viens, répondit-il faussement sérieux avant de prendre l'air dramatique le moins convaincant du monde, mais...

Dans un nouvel éclat de rire, il esquiva le troisième coup de torchon, d'un geste habile, avant de passer un verre à thé fumant à son camarade, et de saisir la sienne. Comme de coutume en Andanorië, Mirembe avait sucré le thé, sans pour autant l'avoir chargé en sucre comme le faisait Sabria. Le thé à la menthe de la cuisinière en chef collait dans le fond des verres.

-Merci ma belle, ça sent divinement bon.

Le verre à thé était délicatement ouvragé lui aussi, sur toute la moitié supérieure, de peinture sombre qui contrastait avec la couleur rose du verre. Atticus but une gorgée, se rinçant enfin la bouche. Claquant la langue, il soupira d'aise.

-Le mieux aurait été d'embarquer tout ça dans les jardins, mais on aurait pu se faire prendre, lâcha-t-il pour Faeraël avant de hausser les épaules.

-Des années d'expériences, commenta la cuisinière, si vous saviez le nombre de fois où son officier supérieur a dû lui courir après pour le ramener par la peau des fesses...

-Et le nombre de fois où j'ai dû faire des tours de terrain d'entrainement. Quelle folle jeunesse j'ai eu.

La porte de la cuisine qui donnait sur l'extérieur s'ouvrit, alors qu'il prenait un nouveau rouleau. Atticus se redressa, son verre de thé à la main, en alerte. Non pas qu'il n'ait pas eu le droit de venir aux cuisines, cela faisait longtemps qu'il n'y avait plus personne pour venir le rappeler à l'ordre et à ses devoirs. Seulement, son complice du jour, lui, avait pris un risque en le suivant. Les yeux bleus du capitaine glissèrent sur le nouvel arrivant, puis passèrent sur Faeraël, qui était encore plus raide que lui. Il se racla la gorge. Celui qui venait d'entrer n'était autre que le fils de l'Amiral Lëbanen, si bien que l'escapade du Renard venait d'être découverte. Il y eut un moment de flottement, avant que Raffaryan ne rompe le silence, annonçant presque qu'il venait en paix. Atticus eut un sourire un peu faiblard en comparaison de ses habituels sourires railleurs, avant de tendre le bras, désignant ce qui restait des pâtisseries que chacun piochait à sa guise. Sabria fut véritablement la seule à ne pas se laisser démonter, les poings sur les hanches, l'air désapprobateur, elle secoua la tête :

-Doux Elordaraï ! Qu'est ce que c'est que cette tenue ?

Un petit bruit de bouche marqua sa désapprobation.

-Déjà que je suis envahie par les capitaines qui prennent ma cuisine pour une auberge, je devrais en plus servir les jeunes soldats torse nu ? Et pas de protestation jeune homme !

Atticus jeta un coup d’œil complice à Mirembe, se retenant de rire, mais ne pouvant s'empêcher de sourire. Sourire qui retomba bien vite sous le coup de l'indignation, en entendant ce que Sabria venait d'ajouter :

-Même l'autre glouton ne m'a jamais fait c'coup là !

-Ah bah bien, merci pour la réputation que tu me fais.

-Tu te débrouilles très bien tout seul je crois. Et tu devrais y aller doucement sur les rouleaux, où tu risques de devenir aussi gros qu'une baleine.

-Argh ! Atticus porta la main à son coeur, pourquoi tant de véhémence ?
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Ayala Al'Nerin
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MessageSujet: Re: Sous le regard de Virva[libre]   Ven 20 Mar - 23:08

-Aucun survivant ? demanda-t-elle amusée avant de rire, vous êtes impitoyable. Enfin peut-être pas autant qu'Atticus avec le baklava...

Elle eut un sourire moqueur pour l'autre capitaine, qui lui avait tendu le plat où reposait de petites parts de baklava en forme de losange. Le thé au jasmin sentait divinement bon, et elle avait généreusement servi tout le monde en thé, même Sabria qui continuait son ouvrage. Elle but un peu, avant de mordre dans un losange de baklava, prenant soin de mettre une main en coupe sous son menton, évitant d'en mettre partout, alors qu'elle en sentait le craquant, le moelleux, et surtout le sucre du miel qui finit par envahir toute sa bouche. Elle poussa un petit soupir de plaisir alors qu'elle engloutissait le restant, mâchant avec un air ravi sur le visage. Elle avait les doigts collants, mais cela valait la peine. Même quand elle tenait son rang, et qu'elle ne se faisait pas passer pour une fille du peuple, elle ne se privait jamais de déguster les pâtisseries qui avaient un goût d'enfance pour elle. Elle resta silencieux, observant le manège digne d'une vieux couple entre le capitaine Han et la cuisinière, qui se lançaient des piques. Son regard glissa sur le capitaine Faeraël, qui semblait effectivement bien parti pour faire un massacre, avant de sourire derrière sa tasse, en entendant parler des frasques de Atticus. Son sourire se figea en entendant la porte s'ouvrir. Elle qui s'était appuyée contre un des longs plans de travail, se redressa, en alerte. L'entrée de Raffaryan Lëbanen jeta un froid. Le silence régna dans la cuisine. Atticus avait l'air aussi peu à l'aise qu'un dignitaire qui la verrait pour la première fois en tenue traditionnelle, dévoilant une bonne partie de son corps, et surtout sa poitrine. Elle se moquait toujours gentiment de ceux qui étaient gênés par sa quasi-nudité, et qui ne savaient plus comment la regarder, ni où regarder. Son regard brun passa d'Atticus à l'autre capitaine, qui avait cessé de boire et de manger, et qui avait lui, l'attitude, d'un enfant pris en faute. Elle même ne savait pas trop où se mettre, se demandant toujours si elle allait être reconnue ou non. Généralement, il y avait toujours ce moment de flottement où les gens se demandaient s'ils ne l'avaient pas déjà vue, avant de s'en remettre à la tenue de servante qu'elle portait, et de se dire qu'ils avaient déjà dû la voir travailler dans le palais. Le jeune homme déclara ses intentions toutes pacifiques, et Atticus s'écarta pour lui  désigner le plateau de pâtisseries. Le malaise ne sembla pas toucher Sabria, qui imposa immédiatement son autorité. Ayala sentit l'atmosphère se détendre un peu. Elle croisa le regard d'Atticus, et eut un petit sourire, haussant les épaules. Personne n'allait à l'encontre de la volonté de Sabria dans sa cuisine. Même Shiphrah ne tentait pas de discuter avec elle quand elle prenait une décision. Et puis Sabria remarqua le sourire d'Atticus, et ne put s'empêcher de lui envoyer une pique, avant de l'achever quand il protesta. Cette fois, la tête du capitaine fut impayable, et Ayala éclata de rire.

-Rho, te vexe pas. Mais à ta place...

Elle contourna la table pour lui planter un index dans les côtes.

-Je ferais attention. Elle n'a pas tort. Et si tu fais une seule remarque sur mes hanches, je demanderai au pourfendeur de loukoums de me défendre,termina-t-elle en se plaçant derrière Faeraël.

Elle se pencha pardessus l'épaule de l'officier masqué, pour attraper un des derniers loukoums encore en vie, prenant garde à ne pas faire trainer ses cheveux dans le plat. Elle sourit, et prit le temps de d'ajouter pour Raffaryan :


-Il y a du thé au jasmin, pour aller avec les cornes de gazelle.

Elle glissa le loukoum dans sa bouche, se saisissant en suite d'un deuxième. La confiserie était gélatineuse, fourrée d'une noisette entière craquante, et enrobée de sucre glace. C'était bon, et elle savait qu'il était facile de laisser aller à en manger quand on en avait sous la main. Ayala se redressa, écartant une mèche noire et bouclée de son visage, en essayant de ne pas se mettre du sucre partout, déjà qu'elle avait les doigts collants de miel.  

[HRP : Désolée pour l'attente. T.T]


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