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 Miria Armyan Hale

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AuteurMessage
Miria Armyan Hale

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Peuple : Vampire
Second(s) Métier(s) : Guérisseuse
Nombre de messages : 2
Localisation : Hitokage
Date d'inscription : 05/08/2013

MessageSujet: Miria Armyan Hale   Sam 18 Jan - 5:39

IDENTITÉ


o NOM, PRÉNOM : Armyan Hale, Miria
o ÂGE : 211
o CASTE, MÉTIERS : Noble, Guérisseuse
o PEUPLE : Vampire
o SEXE : Femme




DESCRIPTION


PHYSIQUE :

Miria est, comme toute femme digne de ce nom, très pointilleuse quant à son apparence. Ses vêtements sont soignés et elle refuse de sortir si tout n’est pas parfaitement agencé. En général, elle porte des robes, toutes dans des teintes de rouges ou de pourpres, et pour la plupart bien ajustée au niveau de la poitrine et fendue le long des cuisses.
Pour ce qui est des bijoux, si elle pouvait en porter plus, elle le ferait. Elle ne sort jamais sans son collier en or comportant plusieurs torsades embellies de perles. Collier allant, bien entendu, de pairs avec ses boucles d'oreilles et, lorsque sa tenue le permet, elle se pare aussi d'un bracelet et d'une ceinture. Elle porte de même trois bagues dont elle ne se départit jamais : la première en argent à son pouce droit, la seconde en or ornée d'une perle à son annulaire gauche et la dernière en pierre noire à son auriculaire gauche.

Dû à son héritage vampirique, sa peau est clair et ses canines protubérantes, mais plutôt que d'ajouter un effet prédateur, ils se lient à sa féminité pour la rendre encore plus séduisante. Sa forme physique est elle aussi influencée par son héritage, la parant non seulement d'une musculature suffisante quoique discrète, mais aussi d'une taille de guêpe qu'elle ne tarda pas à exploiter. Elle est cependant petite, touchant à peine au mètre soixante. Son ascendance de Hitokage quant à elle l'a paré d'une chevelure longue, bouclée et d’un brun des plus somptueux. Ce sont cependant ses grands yeux d’un bleu clair et brillant qui décorent le mieux son visage prompt.


CARACTÈRE :

Provocante est un faible mot lorsque l’on pose les yeux sur elle, car non seulement porte-elle des vêtements conçus à cet effet, mais tout dans son attitude évoque la sensualité.
Cette attitude n’est cependant pas guidée par un désir de plaire, mais plutôt d’attention. Elle tire plaisir de voir un homme se démener pour obtenir une faveur – ou bien une simple nuit – et s’amuse d’autant plus en la lui refusant. Elle n’est pas, malgré les apparences, ce que l'on peut appeler une fille facile. Elle aime simplement attirer les regards.
Sa coquetterie ne se reflète cependant pas lorsqu'elle officie, car elle trouve alors très encombrant ses robes ajustées et tous ses bijoux. En tout autre occasion cependant – surtout lors des réceptions, bals et soirées mondaines –, elle est le reflet même de sa position sociale.

Elle semble au premier abord n’être qu’une femme qui se complait dans sa richesse, mais elle cache derrière cette féminité une intelligence et une férocité digne de sa race… ou plutôt de sa famille si l’on vérifie son historique. Elle n'a pas l'esprit aussi aiguisé que celui de son frère, même si elle peut parfois faire preuve d'une imprévisibilité déroutante et d'un sens de l'analyse assez poussé. Déplacez un objet dans une grande pièce et elle le saura. Elle est aussi habile dans l'esquive orale, parvenant souvent à obtenir ce qu'elle veut par un simple choix judicieux de mots.

Elle n'est pas, comme ses frères, tentée par les bienfaits de la chasse, préférant plutôt se rabattre sur des « gorges offertes » comme ils se plaisent tant à le décrire avec dégoût. En effet, elle n'est pas portée sur la violence, même si elle peut se montrer sans pitié lorsqu’elle atteint son seuil de tolérance pourtant très difficile à atteindre. Même si elle grandit entourée par trois frères aînés et par un père qui les encourage presque à la violence, elle s'en voit épargnée et même qu'ils s'avèrent d'un sens protecteur presque maladif à son égard. Peu de prétendant ont pu se targuer d'avoir dragué la cadette sans que l'œil mauvais de l'un de ses aînés ne soit braqué sur lui.


ARMEMENT, POUVOIRS :

Elle ne porte qu’une dague à sa ceinture – agencée à ses vêtements bien entendu. Elle n'a aucun pouvoir.


PASSIONS, PHOBIES :

Miria aime bien se jouer des hommes, attirer leurs regards et leurs attentions avant de leur retirer le moindre espoir – même si parfois elle y cède. Sinon, elle aime s'occuper de ses patients et les voir retrouver la santé est un plaisir de tout instant. Elle déteste les gens en général, les trouvant trop insignifiant pour elle, leur discussion étant d'une banalité à mourir et leurs problèmes d'un intérêt totalement absent. Elle se plaît cependant à entrer dans leur conversation et leur faire croire qu'elle s'y intéresse avant de balayer le sujet d'un sarcasme.




HISTOIRE

Dernière née d'une famille de quatre – et seule fille du lot –, Miria est très tôt destinée à devenir la paria, celle qui est laissée derrière parce qu'elle ne peut pas suivre et qui est raillée parce qu'elle a essayé. Cette réclusion ne lui fut cependant pas si désagréable, car elle put développer son habileté orale en s'inventant des aventures qu'elle racontait plus tard à ses frères question de les faire baver de l'avoir mise de côté.
Elle fut cependant rapidement rejointe dans sa réclusion par le plus jeune de ses frères. Gaëtéo avait, comme elle, un esprit analytique, mais ses pensées allaient bien au-delà de toute rationalité et ses propos étaient souvent froids quoiqu’extrêmement logiques. Mais là où ses autres frères, les jumeaux Allect et Drew, voyaient un énergumène, elle, elle voyait un véritable génie. Écoutant ses élucubrations, elle ignorait leur sens lugubres et ne pouvait que voir la justesse de ses propos.
Leurs parents s'inquiétèrent de tels agissements, croyant que s'ils laissaient leur fille être la proie de telle pensées à un si jeune âge cela aurait une incidence sur son intellect, mais ils virent aussi le bien que cela apportait à leur fils. Pouvoir enfin libérer son esprit de telles pensées avec un interlocuteur attentif – et même participatif – semblait le calmer et le tenir sur un semblant de droit chemin. Malgré tout, le rejet qu'il subissait de la part de tous les autres le poussait vers une réclusion encore plus profonde, ce qui poussa Miria à se montrer protectrice à son égard. Cela lui procura par le même coup l'affection presque indéfectible de son frère.

Miria eut ainsi une enfance plutôt tranquille, mais tout changea lorsque Gaëtéo eut sa Rage de Sang, l'étape transitionnelle où la nature vampirique fait surface. Pour Gaëtéo cela se fit de façon extrêmement violente, à tel point que leur père y perdit des lambeaux de peau et se mérita une belle morsure au visage. Gaëtéo ne fut plus le même par la suite, s'étant totalement laissé submerger par sa nature et y puisant même les raisons de sa violence.
Miria savait qu'il se s'y cachait pour éloigner les autres de lui, pour se barricader derrière sa logique implacable, mais elle se montra butée et y perça son entrée secrète. À force de l'écouter, elle avait finit par calquer sa façon de penser sur la sienne et elle ne se gênait pas pour lui répondre lorsqu'il lançait l'une de ces répliques dont lui seul avait le secret. Ils se complaisaient à se lancer la balle.
Pour en ajouter à son supplice, sa télépathie fit elle aussi surface quelques mois plus tard. Miria n'était elle-même pas pourvue de cette faculté, mais elle avait suffisamment connaissance de la façon dont l'esprit de son frère fonctionnait pour l'aider à retrouver son chemin parmi les pensées parasites. Même sa mère, de laquelle il tenait ce pouvoir, n'avait pas été apte à égaler les résultats auxquelles Miria était parvenue.

Sa Rage de Sang à elle passa quasiment inaperçue tant elle se fit en douceur, mais ses frères n'eurent pas besoin de se le faire dire pour comprendre qu'elle était maintenant une femme. Sa féminité devint dès lors une évidence et elle commença à se plaire des regards qu'elle attirait. Des regards que n'appréciait guère sa fratrie. Eux qui, dans leur enfance, l'avaient rejetée, se montrèrent dès lors plus protecteurs, car, oui ils se moquaient d'elle parfois, mais personne d'autre n'en avait le droit.
Gaëtéo se montra particulière plus appliqué que les autres dans cette tâche. Surveillant les faits et gestes commis par ceux qui osaient l'approcher, il se promettait de faire du moindre fautif sa prochaine cible. Bien vite la rumeur se mit à courir comme quoi toute personne osant porter atteinte à la Armyan était frappée par un funeste destin.
Cette surveillance constante dut cependant prendre fin lorsque Gaëtéo se vit accepté à Kage, la plus imminente université de tout l'empire. Miria se vit déçue, car elle perdait ainsi la seule personne avec laquelle elle partageait une réelle complicité, la seule avec qui elle avait toujours réellement pu être elle-même et c'était réciproque. Gaëtéo ne pouvait pas lui cacher la moindre de ses pensées tant elle connaissait les méandres de son esprit.
Oh, il était toujours là, à portée de télépathie, mais plongé dans ses études, dans ses livres énormes et engloutit sous une pile de travaux, il n'avait plus de temps à consacrer à sa jeune sœur. Déprimant sec, Miria dut tenter de se trouver d'autres activités. Les jumeaux étant plus vieux qu'elle de cinq ans, elle savait qu'elle ne pouvait espérer trouver en eux les compagnons qu'elle se cherchait pour tuer le temps.

C'est donc à ce moment qu'elle connut sa période libertine. Sortant avec ses quelques copines, elle découvrit ce qu'était l'alcool et comprit l'attraction qu'elle exerçait, car elle avait beau être née dans la classe moyenne, elle n'était pas dénuée de charme lorsqu'elle s'arrangeait un peu.
Elle en profita donc pour se créer un jeu : aguicher les garçons, s'amuser un peu avec eux sans pour autant leur donner le moindre espoir. À quelques reprises bien sûr elle y céda – il faut bien s'amuser avec autre chose que leurs sentiments de temps à autre –, mais bien souvent ses prétendants repartaient penauds. Et, conscients de la menace qui la suivait à la trace, bien peu insistèrent plus que nécessaire.
Elle n'était cependant pas aussi insouciante qu'elle se plaisait à le laisser paraître. Consciente de la situation financière précaire de ses parents, elle trouva rapidement un maître qui lui enseignerait le métier qu'elle s'était choisit. Personne parmi les membres de sa famille ne fut cependant surprit de la voir se diriger vers un métier de guérisseuse alors qu’eux-mêmes étaient tous dans la main-d’œuvre… excepté Gaëtéo, qui s'était depuis peu accompli en tant que Scientomage spécialisé dans l'anthropologie et qui avait obtenu un emploi dans un hôpital…
Pure coïncidence…

Elle étudia d'arrache-pied deux ans durant avant que ses parents ne lui annonce qu'elle devait cesser ses études. Elle en fut d'abord attristée, mais lorsqu'ils l'informèrent que c'était parce que quelqu'un était intéressé par ses aptitudes dans un autre domaine, elle se montra intriguée.
L'âge n'avait pas fait disparaître la particularité de Gaëtéo et cela causait problème à ses employeurs. Plutôt que de s'en départir cependant, ils avaient contacté ses parents et conclu que la meilleure solution était d'amoindrir ses accès par ce qui avait toujours semblé le garder stable : la présence de sa sœur.
Elle se vit donc, à son plus grand plaisir, contrainte de suivre son frère partout. Étiquetée en tant qu'assistante, elle fut heureuse de ne pas avoir à simplement s'asseoir dans un coin et attendre qu'il ait des idées saugrenues pour intervenir. Le peu de connaissances médicales qu'elle avait acquises durant ses années d'études se virent ainsi exploité à son plein potentiel et, pour ce qui étaient des aspects qu'elle ne maîtrisait pas, elle put se complaire d'avoir un professeur personnel.

Sa vie n'aurait pas pu aller mieux. Possédant un emploi fort bien rémunéré, elle put rapidement s'émanciper de ses parents et s'acheter une maison des plus somptueuses dans un quartier un peu mieux fréquenté.
Ses amours quant à eux étaient au point mort, non pas qu'elle se montrait difficile, mais elle n'avait jamais vraiment apprécié la présence de la gente masculine – si ce n'est pour les avantages physiques –, la trouvant trop envahissante à son goût, trop importune et de peu d'intérêt. Les femmes n'avaient pas droit à meilleure sympathie. Elle n'aimait simplement pas les gens en fait, les trouvant parfois simple d'esprit tant leur conversations étaient insipides.
Les seules conversations qui lui plaisaient étaient celles qu'elle avait avec son frère. Des conversations généralement à sens unique, car l'écouter deviser seul, mettant ainsi ses idées au clair, était comme d'écouter une histoire. C'était une technique qu'elle l'avait aidé à perfectionner, qui avait fait ses preuves, et, avec le temps, elle avait fini par y prendre goût. Elle se plaisait à rester chez lui des heures durant, l'écoutant parfois à moitié, somnolente contre son épaule et y passant parfois même ses nuits. Elle se sentait si bien avec lui, invulnérable, affectionnée, protégée, surtout lorsqu'il se laissait aller à une démonstration affective et lui passait simplement un bras autour des épaules – des moments encore plus rares et chéris.

Quelques années après son affectation, Miria vit sa situation changer pour le mieux. Maintenant établi dans le quartier prisé par les nobles, Gaëtéo s'y était fait des amis haut placé et bien vite ces derniers prirent connaissances de ses habiletés médicales. En peu de temps, il se fit une clientèle personnelle et se vit rapidement contraint de quitter son emploi à l'hôpital pour répondre à leurs demandes. Bien heureusement pour elle, il décida de la garder comme assistante et elle put ainsi continuer à le suivre lorsqu'il entra dans ses nouvelles fonctions.
Fonctions dans lesquelles il s'impliquait un peu trop au goût de sa sœur. Il s'occupait très bien de ses patients, ça personne n'avait quoi que ce soit à y redire, mais c'était malheureusement au détriment de sa propre santé. Bien souvent, il pouvait passer deux jours sans dormir et, pire encore, quatre sans boire ne serrait-ce la plus petite goutte de sang. Oui l'argent qu'il recevait compensait ces désagréments, mais il y avait des limites à respecter, surtout avec lui.
Ce pourquoi un soir, alors qu'ils revenaient de chez l'un de leur patient qui les avait fait mander au beau milieu de la nuit, elle décida de le suivre jusqu'à sa demeure, question de s'assurer qu'il y arrive conscient. Une fois à l'intérieur, elle l'accompagna jusqu'au salon où il se vautra dans un fauteuil. Elle avait ensuite tenté de le convaincre de boire, mais il avait affirmé ne pas avoir de réserve et elle maudit son attrait un peu trop prononcé pour la chasse. Il affirma cependant avoir un serviteur qu'il utilisait parfois comme ces « gorges offertes » qu'il exécrait tant, mais Miria doutait de pouvoir le lui ramener avant qu'il ne sombre dans l'inconscience.
Elle lui présenta alors sa propre gorge, mais il se rebuta, refusant même de penser à percer sa peau de ses crocs. Elle insista, mais n'arriva à rien jusqu'à ce qu'elle perce d'elle-même sa peau avec ses ongles. Il ne put alors résister et mordit sa chair à pleine dent.
Elle ne comprit pas ce qu'il se passa par la suite. Elle savait bien qu'il s'abreuvait, mais sentir son souffle sur sa nuque et sa main empoigner ses cheveux, se montrant presque violent, lui fit ressentir quelque chose qu'elle savait ne pas avoir le droit d'évoquer, de penser. Quelque chose qu'elle s'était toujours refusé à admettre.
Et ça empira lorsqu'il l'attira plus près, simplement pour faciliter l'accès à son « repas », mais cela la força à s'asseoir sur ses genoux… et de face. Gaëtéo ne sembla pas prendre conscience de son malaise, se montrant même agressif lorsqu'elle fit mine de vouloir s'éloigner. Miria ne put donc que supporter ce supplice le temps que son frère retrouve ses esprits. Un supplice pourtant si délectable…
Lorsqu'il la relâcha enfin, elle se trouva étourdie, incapable du moindre mouvement sans que tout autour d'elle ne se mette en mouvement. Elle ignorait si c'était dû au fait de sa perte de sang ou de ses émotions désemparées. Elle entendit Gaëtéo murmurer un remerciement et elle ne put qu'ouvrir les yeux pour les plonger dans les siens.
Elle se sut, dès lors, perdue, car une lueur de désir brûlait dans ses yeux. Il avait toujours soif de toute évidence, mais Miria l'interpréta autrement. Ou plutôt, elle choisit de l'interpréter autrement.
Le baiser fut d'abord brûlant d'envie quoiqu’incertain. Il s'y montra toutefois étonnement réceptif et, encouragée, Miria en augmenta la vigueur avant de rapprocher son corps du sien. Elle se crut défaillir lorsqu'elle sentit sa main remonter le long de ses côtes avant de se glisser entre eux, de se poser sur sa gorge… et de la repousser.
Elle retint de justesse un gémissement de protestation lorsque ses lèvres quittèrent les siennes, mais pire fut sa douleur lorsqu'il lui demanda de se lever. Confuse, elle obéit sans oser poser le regard sur lui. Embarrassée, elle ne trouva pas les mots pour expliquer sa conduite, mais Gaëtéo ne lui en laissa pas le temps, quittant la pièce avant même qu'elle n'ait pu imaginer le moindre mot d'excuse.

Accablée par la honte, Miria se refusa à se présenter de nouveau à lui. Son geste n'était pas excusable et méritait encore moins de la pitié. Cela faisait des années que de telles envies la parcouraient sans qu'elle n'ait le courage de les assumer et maintenant qu'elles avaient fait surface, elle n'avait pas le droit de les renier. Elle avait agi parce qu'elle l'avait voulu, non pas sur l'impulsion du moment.
Il fallu une semaine à Gaëtéo avant de la recontacter et deux sommations avant qu'elle n'accepte les conséquences de son geste. Elle s'était cependant attendue à une explosion de colère, mais elle n'eut droit qu'à une remontrance… et de la moquerie. Évidemment, Gaëtéo avait analysé la situation sous tous les angles et n'avait décelé dans son geste qu'un amour fraternel – quoiqu’assez poussé – et, même s'il lui interdit de recommencer, il ne lui en voulait pas.

L'incident fut ainsi oublié, mais leur relation en pâtit. Elle se savait toujours la bienvenue chez lui, mais elle décida de réduire le nombre de ses visites et de surtout éviter d'y passer la nuit, ce qui l'attrista, car cela signifiait qu'elle n'aurait plus autant droit à ses conversations en solitaire et à cette proximité qu'elle avait tant chérie. Il le fallait pourtant, car elle savait qu'elle devait mettre fin à ce genre de comportement et, surtout, ne pas les encourager ou même les rechercher.
Leur collaboration, elle, ne souffrit d'aucun bouleversement, et ce, même si Gaëtéo procéda à quelques remaniements d'ordre administratif : d'abord, il réduisit le nombre de ses patients, amoindrissant par le même coup leur charge de travail, et il mit en place une charte que les nobles eurent rapidement intérêt à prendre connaissance, car elle définissait les raisons qui les autorisaient à faire appel à ses services hors de ses heures habituelles.
Leur mésaventure avait au moins eu cela de bon.

Comprenant enfin qu'elle avait toujours rejeté le moindre prétendant dans l'espoir vain d'avoir le seul homme qui lui était inaccessible – et le seul à l'avoir éconduite réalisa-t-elle sombrement –, elle dut se contraindre à chercher ailleurs l'homme qui comblerait son vide. Ceux qu'elle fréquentait étaient malheureusement toujours les mêmes : d'insipides bourgeois, trop confiants et bêtes pour se rendre compte de leur stupidité lamentable. Elle savait s'être auparavant imposée des standards plutôt élevés, mais il y avait tout de même des limites à tomber dans la bassesse.
L'occasion lui fut cependant donnée de changer de catégorie lorsque Émia Hale lui vola son frère, propulsant ainsi sa famille dans le monde chaotique et faux de la noblesse. Là, elle se rendit compte à quel point les jeux de la bourgeoisie n'étaient, réellement, que des jeux. Elle était maintenant dans un monde totalement différent, où la parole est plus souvent mensonge et où la manipulation des mots devenait un véritable art. Art dans lequel elle se plut à plonger.
Il ne fallut guère de temps avant que la fratrie Armyan se fasse connaître pour sa langue bien pendue. Et lorsqu'on la lançait dans des jeux d'esprit, on pouvait être assuré de perdre tant leur complicité était forte.
Le reste de leur fratrie et leurs parents profitèrent eux aussi des bienfaits de cette union, les jumeaux et le père parvenant à obtenir des postes enviables dans la métallurgie, alors que leur mère put à nouveau connaître la vie de femme au foyer. Une vie tout de même assez mouvementée lorsque l'on comprend pourquoi son époux l'y avait poussé : Allect, celui de leurs frères qui était considéré comme l'aîné, avait engendré deux morveux dont la mère n'avait pas survécu à la naissance du second. Et comme Allect était incapable de s'occuper convenablement d'un poupon seul, sa mère était, à son plus grand soulagement, intervenue. Elle en avait eu quatre des petits capricieux.

Mais cette montée dans l'ordre sociale dévoila douloureusement son second tranchant lorsqu’une nouvelle famille s'empara du trône. Sans héritier, les Sirath'Darslan furent contraint de céder le pouvoir aux Nil’Dae. Non pas que les joutes politiques intéressaient la vampire, mais la maison Hale, qui était alors le bras-droit des Nil’Dae, offrit une occasion en or à Gaëtéo en lui proposant de devenir son médecin personnel… l'obligeant ainsi à se départir d'elle étant donné la charge de travail considérablement réduite.
Cette nouvelle lui fit l'effet d'une douche froide, comme si on la contraignait à abandonner une partie d'elle. Gaëtéo s'assura qu'elle obtienne un poste bien placé dans l'une des maisons de soin les plus prestigieuses de Hitokage, mais ça ne compensait pas sa douleur. Étant de plus obligée d'espacer d'avantage ses visites à cause de cette mégère d’Émia, elle se sentit brusquement trahie, délaissée et indésirable.

Sa vie suivit par la suite un trajet des plus banals et sans intérêt. Un Hale de petite extraction avait vu en elle l'occasion de se rapprocher de la famille régnante et lui fit la court avec acharnement. Il ne s'avéra cependant intéressant que parce qu'il avait vraisemblablement de l'expérience avec les femmes et que Miria était fatiguée de chercher et de voir tout le monde autour d'elle s'amouracher et engendrer. Elle n'avait pas spécialement envie d'avoir des enfants, mais elle avait conscience que son célibat entêté attirait les regards et des interrogations peu recherchées par sa famille.
Comprenant qu'un mariage arrangé était mieux que pas de mariage du tout, elle céda enfin. Son mari put ainsi profiter de la proximité qu'elle avait avec Bevernia et obtint un poste enviable dans l'infanterie de la Troisième Légion. Sa fortune connut ensuite un essor fulgurant tout comme sa position sociale.
Ça avait au moins eu cela de bon.
Allect et Drew avaient, quant à eux, trouvé – ou retrouvé – l'amour dans la maison DeMire, grande régente de la métallurgie de Hitokage et propriétaire de nombreuses mines de fer perçant les flancs de l’Eredmorn. Les fils d’Allect, qui avaient ainsi put retrouver un semblant de normalité familiale, se retrouvèrent avec trois autres terreurs – dont une fille qui incarnait l'exact opposée de ce qu'avait été Miria –, Drew eut un fils et deux filles et Gaëtéo trois filles avec… l'autre.
Tout semblait aller si bien pour eux…

La maison Hale fut cependant secouée lorsque Adrastan Nil’Dae fut assassiné. Accédant au trône, son épouse Méssara appliqua une politique différente, totalitaire, presque dictatoriale, et élimina la moindre menace provenant de ceux qui contestaient son règne. Les Nil’dae et les Hale furent les plus touchés, car elle craignait un complot visant son fils. Assassinats divers, mise aux arrêts ou dépossessions furent les plaies qui s'abattirent sur eux. De nombreuses familles perdirent tout, mais, heureusement pour Miria, son époux n'avait pas eut suffisamment d'ambition pour être touché.
L'empire retrouva cependant de sa superbe lorsque Forbesii accéda au trône. Sa précédente propriétaire empoisonnée et n'ayant aucun autre prétendant, il s'en empara sans mal.
Craignant l'influence que sa mère aurait pu avoir sur lui, personne n'aurait pu prévoir la paix et la prospérité qu'il amena sur son royaume. Signant des traités avec ses voisins, instaurant la paix dans les gorges et allant même jusqu'à se présenter à l'Alliance du Nord, Forbesii était le plus grand Empereur qu'avait jusqu'alors eu le territoire pourtant connu pour sa férocité et sa violence.
Réputation qui refit douloureusement surface lorsque la promise de leur souverain fut assassinée. Entrant dans une rage vengeresse, l'Empereur fit marcher ses Légions sur Bois-Blanche.

Bienheureuse de voir son époux quitter la ville pour le front, Miria se complut de son absence… mais celle de son frère fut plus douloureuse, car plutôt que de rester avec les Hale à Hitokage, il avait suivit Riadag, le successeur de Bevernia en tant que capitaine de la Légion Noire.
Miria s'inquiéta des conséquences qu'une telle décision pouvait avoir sur lui. Il était plus que doué, tout le monde le savait, mais Miria connaissait son frère. Lui qui avait toujours eu des pensées assez lugubres, des curiosités frôlant dangereusement le macabre, pouvait trouver sur le front de quoi satisfaire son intellect.
Elle l'avait toujours gardé en dehors de ce sentier, le ramenant à la raison lorsqu'il divaguait, lui faisant comprendre que ces pensées l'amèneraient vers ce que la société qualifiait de folie – ce qu'il n'avait jamais comprit d'ailleurs –, mais elle n'avait pas pu le voir avant son départ. Émia l'en avait empêchée en affirmant qu'il était bien assez grand pour faire ses choix seul. Miria avait calmement – ou plutôt en faisant part d'une colère qu'elle ne se connaissait pas – tenté de lui faire comprendre le danger que l'exposition à ce genre d'expérience pouvait amener sur l'esprit de son époux, mais elle avait refusé de l'entendre.
Un refus qui s'avéra fatal.

La guerre perdura dix ans. Dix années durant lesquelles elle ne put que voir son frère devenir le sadique qu'elle avait tant redouté. À chacun de ses retours, elle tentait de le convaincre de l'erreur qu'il commettait, mais il avait goûté au génie qui se cachait dans son esprit et refusait de le remettre au placard. Lorsqu'il lui racontait ce qu'il faisait, elle ne pouvait que l'écouter comme elle l'avait toujours fait, en tentant de lui faire comprendre que c'était mal. Elle savait qu'elle aurait pu le ramener sur le chemin qu'il n'aurait jamais dû quitter… n'eut été de son imbécile de femme.
Lorsqu'il était là, elles jouaient la bonne compagnie, mais lorsqu'il retournait sur le front, elles y retournaient aussi. Sarcasmes, arrogances et condescendances devinrent les seuls ingrédients de leurs conversations, l'une tentant de raisonner l'autre et cette dernière tentant de museler la première. Émia dut cependant jouer des coudes lorsque Miria se montra un peu trop impétueuse et fit tomber sur elle des menaces, non pas d'ordre physiques, mais sociales. Comprenant qu'elle faisait allusion au poste de son époux – et par le fait même sa propre position – Miria se vit contrainte d'abdiquer et de s'attrister à voir le génie de son frère le corrompre lentement.

Miria n'aurait jamais cru pouvoir expérimenter plus vive douleur lorsque la nouvelle concernant la destruction d’Altare atteignit Hitokage. On disait que l’explosion avait soufflée sur des centaines de kilomètres, rasant tout sur son passage… y comprit les armées autant amies qu'ennemies. Étant là la dernière position connue de Gaëtéo, Miria ne se faisait pas d'illusion quant aux possibilités.
Totalement anéantie, Miria était inconsolable. Elle refusa de voir qui que ce soit si ce n'était sa mère avec qui elle partageait la même douleur. Miria n'avait pu alors garder son secret plus longtemps et lui confia en larme qu'elle ne pleurait pas la mort de son époux. Sa mère affirma ne pas être surprise, ayant même prit conscience de cet amour bien avant elle, et Miria relâcha enfin toute la tension qui l'habitait depuis si longtemps.

Mises en déroutes, les Légions restantes en Esgal battirent en retraite, venant se rassembler au pied des murs de la capitale Impériale. Sous les ordres de Morween, elles défendirent la cité contre les forces Esgaléennes qui multiplièrent les assauts.
Miria n'y portait plus la moindre attention. Peu lui importait maintenant qui conquérait l'autre. Apathique, elle restait chez elle, broyant des idées noires et rejetant sur celle qu'elle détestait tant la responsabilité de cette disparition.
Alors que les combats semblaient particulièrement violents, Miria se décida finalement à faire payer la responsable de son malheur. Inconsciente ou ignorant le fait qu’Émia était elle aussi en proie à sa propre douleur – n'y ayant pas seulement perdu son époux, mais aussi plusieurs membres de sa famille –, Miria se montra sans pitié, l'accusant de tous les tords possible. Émia n'avait pas non plus sa langue dans sa poche et relança la balle à sa rivale.

Leur rencontre fut ponctuée de cris, d'accusations diverses et de rancunes qui, une fois toutes misent dans le même chapeau, créèrent des étincelles. Des étincelles qui mirent le feu aux poudres.
Miria perdit totalement le contrôle et laissa sa nature vampirique – si longtemps mise au placard – prendre le pas. Émia était, elle, dunpeal, mais elle ne put rien faire face à la colère de la sœur éplorée. Coups et cris se multiplièrent, mais la Hale se sut perdue lorsque la Armyan vit une ouverture et plongea vers la gorge ainsi offerte.
Jamais Miria n'avait vécue pareil jubilation. Sa proie dominée, suppliante, c'était comme de la posséder et d'avoir le droit d'en faire ce qu'elle voulait, d'avoir le droit de la faire souffrir selon son bon vouloir. Et elle avait tant à lui reprocher. Miria se délecta longtemps de son sang, repoussant les mains et ignorant les suppliques… jusqu'à ce qu'elles cessent d'elles-mêmes. Sa souffrance était un véritable délice.
Elle comprenait maintenant l'attrait dont ses frères avaient toujours fait part concernant la chasse.

Elle n'arrêta que lorsqu'elle entendit les premiers cris. Intriguée, elle porta d'abord son regard sur la porte-fenêtre sans pour autant relâcher sa proie, mais comme les cris ne cessaient pas – se multipliant même – elle se trouva suffisamment curieuse pour aller voir. Émia ne bougeait plus lorsqu'elle la posa au sol.
Des gens courraient en tout sens, paniqués, et Miria dut tenter de comprendre leurs cris avant que l'horreur ne pare son visage : les Esgaléens avaient fait une percée dans le mur tout proche. Et d'après la direction que prenaient les fuyards, Miria conclu qu'ils arrivaient par ici. Tournant les talons, elle sortit de la pièce et partit à la recherche de ses nièces.
Les trois filles avaient de toutes évidences entendues sa « discussion » avec leur mère et, de la voir arriver en trombe et couverte de sang, n'eut pas un effet des plus rassurant. Prises de panique, les trois filles – toutes âgées entre quinze et vingt ans – prirent leurs jambes à leur cou et allèrent s'enfermer dans une pièce. Miria tenta de leur expliquer la situation, mais elles refusèrent d'obéir à ses sommations et, le temps qu'elle y parvienne, il était trop tard.
Les Esgaléens avaient envahit le quartier, tuant tout le monde et mettant le feu aux propriétés. Une faction prit les Armyan en tenaille et, malgré toutes ses forces et habilités, Miria ne fut pas de taille. Ils la maîtrisèrent sans difficultés, malgré quelques coups de griffes et une morsure intempestive, avant de capturer ses nièces… et de les tuer sous ses yeux.

Sa précédente rage meurtrière refit surface et elle tua le premier homme qui osa la toucher avant de parvenir à fuir la poigne de celui qui la tenait. Prenant ses jambes à son cou, elle fuit vers les demeures de ses frères. Elle trouva celle de Drew vide… si ce n'était de la présence de son cadavre et de celui de ses deux filles dans l'entrée alors que celle d'Allect était aux prises avec les flammes d'un incendie trop intense pour que qui que ce soit y ait survécu.
Elle courrait vers celle de ses parents lorsqu’elle trouva Allect et leur père livrer combat à une faction dont les rangs s'éclaircissaient de plus en plus. Miria bondit sur le soldat le plus proche et lui ouvrit la gorge sous le regard stupéfait de son frère.
Une fois la faction mise en déroute, Miria se vit satisfaite de constater la présence de la femme de Drew et de leur fils ainsi que de la famille intacte d'Allect. Sa mère lui fit part de son inquiétude concernant Émia et ses filles, mais Miria lui fit un signe négatif de la tête… sans toutefois lui dire qu'elle en était sans aucun doute responsable. Repoussant à plus tard son deuil, la famille se mise en marche vers la sécurité de la seconde enceinte.
La guerre se poursuivit, assaut sur assaut, mais les Légions tinrent bon. De nombreux autres débordements contribuèrent cependant à réduire drastiquement la famille de Miria : ses parents avaient péri sous un bombardement et, de la famille d’Allect, ne restaient plus que deux de ses fils.

La guerre prit fin lorsque Cyriaca somma la paix en envoyant le Bahram. Les armées Esgaléennes rejoignirent ainsi leur propre pays et la reconstruction put s'enclencher.

Miria avait cru pouvoir reprendre un train de vie normal, mais en comprenant que Chyrrlion, qui s'était emparé de la couronne, chassait les Nil’Dae et les Hale qui s'opposaient à lui, elle décida plutôt de suivre la vague des fugitifs et d'aller trouver refuge auprès des Hale d’Akaash l’Ancienne. Là, elle retrouva la famille de son défunt époux et put espérer retrouver un peu de sa fortune d'antan.

Dès lors, les jeux politiques s'enclenchèrent – Ashirindra et Morween refaisant même surface pour dissuader les Légions de l’Empereur de déferler sur la ville pour y débusquer ceux qui contestaient la couronne – mais Miria ne s'y intéressa pas le moins du monde. Elle se remaria à un Hale, reprit ses fonctions de guérisseuse dans l’enceinte même du Jeune Palais et se refit une vie insipide et insignifiante, mais prospère.

À Hitokage cependant, les Armyan avaient reprit du poil de la bête. Reprenant possession de la fortune de leurs pères, ils achetèrent à prix modiques les manufactures de métallurgie des DeMire – maison décimé durant la razzia, exception faite de la femme de Drew – en plus de faire main basse sur tous leurs concurrents, petits ou gros. Ils s'approprièrent ainsi toute la production de la ville et jetèrent les assisses d'une entreprise prospère.
Zarès, l'aîné d'Allect, alla même plus loin encore en diversifiant ses activités. Il devint ainsi l'intermédiaire de plusieurs entreprises, fondant et modelant les métaux venus depuis l’Eredmorn, de Tiemeth et même parfois de Cyriaca, pour ainsi fournir en arme les corps d’armées ou bien simplement en outils les acheteurs en tout genre.
Il devint ainsi un orfèvre, un forgeron, un commerçant, un importateur et bien plus encore. Et lorsqu'il investit dans les mines de fer, s'appropriant même cinq d'entre elles en devenant actionnaire majoritaire, sa fortune grandit encore. Une grande partie des métaux extraits allait directement dans ses manufactures, mais le reste il le revendait au prix fort à des acheteurs de partout au travers l'Empire et Cyriaca.
Féru de défi, il se lança ensuite dans la construction d'œuvres architecturales, généralement des bâtiments usuels construit presque en totalité à partir des métaux extraits de ses mines. On railla son idée, lui affirmant que des constructions en fer rendraient la ville morne, grotesque et oppressante, mais il leur prouva le contraire en jouant sur les aspects malléables du fer ainsi que sur sa densité et sa pureté, créant ainsi des bâtiments colorés et tout en finesse, à l'image des bâtiments plus anciens et dignes de l'ère de prospérité qu'avait connu la ville.
Et il ignorait à quel point il aurait pu faire plus plaisir à sa tante lorsqu'il fit construire ce qui deviendrait les deux plus importantes maisons de soins de la ville pour lui en offrir la gestion. Elle n'avait absolument aucun intérêt dans la gestion d'une telle entreprise, mais ça lui donna une raison de retourner à Hitokage. Son époux ne sembla même pas le remarquer et elle retourna dans sa ville natale après trente ans d'exil.

Mais, elle qui avait cru pouvoir y vivre dans le calme, se trouva déçue lorsque la Marquise Rouge décida de revendiquer son petit bout de pays. Comtesse d'un petit fief au nord de l’Empire, elle avait pourtant bon nombre d'appui – dont Cyriaca – et s'était rapidement construite une force armée intimidante. Zarès trouva là son bonheur lorsque les escarmouches débutèrent et, une fois la guerre ouverte enclenchée, elle s'avéra être d'une prospérité réjouissante.
Les Armyan prirent donc officiellement le parti de l’Empereur, mais Miria ne s'y intéressa, encore une fois, pas du tout. Tant et aussi longtemps que le guerre n'atteindrait pas à nouveau les murs de la ville, elle ne serait pour elle qu'une trame de fond d'un ennui platonique. Oui, les combats faisaient de nombreux blessés, emplissant ainsi ses chambres et ses coffres, mais les combats que se livraient les chefs de bandes dans leurs guerres incessantes lui faisaient tout autant de clients.

À sa grande surprise, le petit fief insignifiant du nord gagna son indépendance, privant ainsi l’Empire de nombreuses ressources et d'un col. Il orchestra aussi la libération des Hale prisonniers de Chyrrlion depuis qu'il s'était approprié le pouvoir, ce qui était, à son sens, le seul côté positif de ces combats.
Miria se complaisait dans cette vie que lui avait offert son neveu. Son époux se plaignit de son éloignement, mais si ce n'est une réplique salée l'informant qu'elle n'avait pas l'intention de quitter Hitokage et que s'il avait tellement envie de la voir il n'avait qu'à la rejoindre, elle ne s'en formalisa pas d'avantage. Il obéit à son caprice, mais Miria se montra indifférente à ses attentions. Étonnement – et à son grand déplaisir – il ne se montra pas plus agacé qu'elle.

Ayant acquis deux autres maisons de soins, Miria délégua ses tâches administratives et ne vivait plus désormais que pour les soirées mondaines auxquelles elle allait au bras d'un homme dont elle ne se donnait même pas la peine de mémoriser le nom et, bien souvent, elle repartait au bras d'un autre.
En parallèle de ses activités professionnelles, elle s'était constitué une clientèle qu'elle appela les Capricieux. Composée de nobles, cette liste regroupaient tout ceux qui refusaient d'aller dans les maisons de soins et qui réclamait des soins personnalisés et à domicile. Ceux-là, elle s'en occupait personnellement.

La maison Armyan ne pouvait avoir espérée meilleure renaissance. Possédant le monopole de la métallurgie à Hitokage, cinq mines, des parts dans les autres, de nombreux bâtiments dont les maisons de soins, elle n'avait maintenant plus rien à envier aux autres. S’étant alliée à la maison Damador par le mariage de sa fille, Zarès s’assura aussi de la sécurité de ses possessions et de pouvoir conserver son monopole si important. Leur famille s'était aussi grandement multipliée, les fils d’Allect ayant à eux seuls engendré une dizaine de descendants et ceux de Drew en était maintenant à six et la moitié d'entre eux était déjà marié.
Miria quant à elle, s'était toujours assurée de ne pas faire l'erreur d'engendrer les rejetons de qui que ce soit, d'abord parce qu'elle n'en voulait pas et puis parce qu'elle n'en voulait pas venant d'hommes aussi insignifiants, car oui sa répugnance de la stupidité des hommes ne s'était pas envolée avec le temps. Certains s'étaient attiré sa sympathie, notamment un certain Qiang Sung, le seul dont elle était parvenu à retenir le nom, car leur relation avait tout de même durée un certain temps, mais aucun n'était jamais arrivé à la cheville du seul homme qu'elle ait réellement aimé.




Dernière édition par Miria Armyan Hale le Ven 27 Mai - 23:13, édité 8 fois
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Isil
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MessageSujet: Re: Miria Armyan Hale   Dim 19 Jan - 10:58

(Re)Bienvenue Miria !

Alors, navrée pour cette réponse tardive d'abord, et en suite, il y a quelques points de l'Histoire d'Inwilis qui ne sont pas bons dans ta présentation.

Mais, comme l'Histoire de l'Empire et de Cemenwin sont en cours de révisions pour en faire deux sujets distinct (dans le but plus large de faire des notes historiques pour chaque royaume, plutôt que d'avoir à aller rechercher les éléments dans l'Histoire entière d'Inwilis) je t'enverrai un MP avec les éléments qui ne vont pas, et avec les corrections que tu devrais apporter.


Si non, le reste est bon, et ta fiche sera validée sans problème une fois les détails historiques corrigés.



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Miria Armyan Hale

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MessageSujet: Re: Miria Armyan Hale   Mer 22 Jan - 1:51

Merci très chère pour cet accueil. J'ai voué aux correctifs requis en espérant que cela sied mieux à l'histoire.

J'ai bien hâte de pouvoir intégrer ce charmant univers. (Et de retrouver mon frère pardi!)

Aherm, un peu de retenue.


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Miria Armyan Hale

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