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 Une chasse enivrante et une nuit au Poste

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Kirann Satmaer
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Date d'inscription : 22/05/2010

MessageSujet: Re: Une chasse enivrante et une nuit au Poste   Dim 9 Fév - 14:51

L'impacte de l'esprit du scientomage fut violent. Sont esprit était fort, mais la nuit avait été difficile pour lui, alors que j'avais le ventre plein et l'esprit reposé. Je ressentit donc l'avertissement plus que je n’eut a le subir. Il m’accusa, me mit en fautes, mais je n'en attendait pas moins d'un homme qui après avoir commis un crime et obligé sa compagne a traversé la ville, l'exposant au la fréquentation de quartiers mal famés, ne trouvais rien de mieux que de joué au prédateur. Je restait néanmoins silencieux, heureux de le voir fulminer, heureux que ma simple présence calme ses ardeurs.

L'affrontement ne fut pas long. Sont attention fut vite attiré par le malheureux compagnon de chasse de Gaëtéo. Le scientomage fut terriblement rapide...et agressif dans sa réaction. Je fut subjuguer par cette réaction excessive. Éline avait été blessée, mais sont esprits était bien au dessus de tout cela, elle avais a peine bougée. L'honneur bipède est il a ce point démesuré ? Ont ils oublié que les seuls maître du monde sont les dieux et après eux, les dragons ?

Je compris néanmoins un peu mieux le lien puissant qui unissait les deux époux. Le pouvoir qu'avait Éline sur Gaëtéo n'avait d'égale que sa gentillesse. Comment ne pas être désarmé devant un être si pur ? L'espace d'un cour instant je fut traversé d'un élans de sympathie pour le vampire, et de fierté pour ma Dame.

Je décidais de rester étrangers au conflit. Quand tout fut fini et qu'enfin nous reprîmes la route, j'abandonnais ma posture agressive pour me lover avec élégance sur la peau de mon hôtesse. Je le fit avec plus d'adresse cette fois, accompagnant mon déplacement d'une sensation vers son esprit de calme et de bien-être, tant et si bien qu'elle ne dut sentir qu’une caresse.

Bientôt, nous fûmes enfin dehors et que nous nous engouffrâmes dans le véhicule qui nous reconduirais a l'hôtel particulier des Fortnik. A moins que Gaëtéo ne décide au plus fort de sa colère de régler ses comptes avec moi. Ce qui, je l'avoue était une situation qui promettait d'être amusante.
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Légion Noire
Légion Noire
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Nombre de messages : 18
Date d'inscription : 02/07/2007

MessageSujet: Re: Une chasse enivrante et une nuit au Poste   Sam 15 Fév - 15:11

Le sergent Ackrose dut se retenir de ne pas rouler des yeux, devant l'échange qu'avait Éline Telrunya avec Markus Van Oklanay. La noblesse. Sa bouche devint un drôle de pli, durant un court instant, alors qu'un sentiment d'extrême exaspération l'envahissait. Il se demanda comment faisait leur reine pour supporter toutes ses joutes, ses petites piques que devaient s'adresser au moins une fois par jour les nobles de la haute société de Cemenwin. Fort heureusement pour lui, Ackrose n'avait pas à s'en soucier, et ce n'était pas son devoir, ni même sa fonction, d'avoir à s'immiscer entre ses deux là, pour couper court à une conversation, qui, il n'en doutait pas, risquait de se finir par une provocation en duel, ou une autre imbécilité de ce genre. Il n'y avait que les nobles, même déchus, pour s’apitoyer sur le sort, et pour se prendre pour les rois du monde, même dans les cellules de la toute puissante Légion Noire. Non, vraiment, la Marquise Rouge avait une sacrée poigne pour tenir tout ce petit monde tranquille - ou presque. Et la Légion n'était pas pour rien dans la force de cette poigne. Ackrose faillit soupirer de lassitude, mais il savait tenir son rang, et savait aussi s'en tenir à la réputation de la Légion. Le visage du Drow redevint impassible, alors que ses yeux restaient alertes. Nirmaig avait légèrement changé de posture. Lui aussi avait eu vite fait de déduire où l'échange les conduiraient. Et évidemment, le boutiquier ne put s'empêcher de faire un commentaire, alors que la Dame n'avait voulu que faire preuve de bonté, et surtout d'une certaine humilité en s'excusant presque son mari ait entrainé le boutiquier dans une chasse illégale. Et forcément, Markus Van Oklanay semblait être dans une phase rebelle, ou bien semblait être complétement fou, à la fois de manquer de respect à une Telrunya, ces derniers faisant partie des Cerbères de la Reine, et de mettre en doute la justice de Morween Nil'Dae devant deux légionnaires, dans le quartier même du pouvoir militaire de Cemenwin. Ackrose sentit une bouffée de colère monter en lui. Bien sûr que parfois, la justice était biaisée, la corruption ça existait partout, même au sein de la Légion - quoi que les ripoux terminaient assez mal en général - et sans doute quelques jugements avaient pu être rendus en faveur d'un parti, et en la défaveur de l'autre. Ackrose ne s'était pas intéressé au scandale des Van Oklanay, avec la noblesse, c'était même un miracle qu'il n'y ait aucun scandale pendant une semaine entière. Ces gens, songea-t-il, avaient tellement d'argent, et tellement peu de problèmes, qu'il fallait qu'ils s'en créent, alors que ailleurs, des petites gens luttaient simplement pour pouvoir manger.
Mais Ackrose n'avait pas de poids politique pour changer ce fait, et sa solde et le fait qu'il soit logé dans les baraquements, n'ayant aucune famille à nourrir, faisaient qu'il vivait confortablement. Mais certains des légionnaires sous ses ordres arrivaient parfois difficilement à joindre les deux bouts. Comme beaucoup d'autres à Cemenwin, comme les filles qui tapinaient le soir près des auberges bondées de soldats. Ackrose eut envie de coller de coller son poing dans la jolie figure du boutiquier, mais ça n'aurait pas été très professionnel. Et Gaëtéo Fotnik faillit s'en charger à sa place. Ackrose était un Drow, et les Drows bougeaient vite. Mais la vitesse du noble vampire le prit par surprise, alors qu'il s'en prenait physiquement au boutiquier.Nirmaig et lui réagirent, avec une lenteur délibérée. Ni lui, ni Nirmaig n'avaient l'autorité pour s'interposer dans une affaire qui regardait la noblesse, sauf contre ordre venant d'un supérieur. Et Ackrose devait bien se l'avouer, si le seigneur Fotnik en venait à maltraiter physiquement le boutiquier, et bien, il ne ferait rien pour l'en empêcher, pas après ce qu'il avait entendu. Cependant, laisser un citoyen de Cemenwin se faire rosser dans une cellule de la légion... Le sergent grimaça, et commença à s'avancer pour s'interposer. Dame Telrunya l'en empêcha, d'un ordre sec. Et Ackrose s'arrêta donc, tout de même prêt. Nirmaig lui lança un regard incertain, et le sergent haussa imperceptiblement les épaules. Autant faire confiance à Éline Telrunya pour ramener son mari à la raison.
Ce qu'elle fit.
La tension ne disparut pas pour autant, et lorsqu'elle remonta les escaliers, Ackrose s'écarta d'ailleurs pour les laisser passer, et fut surpris de sentir la colère de la Dame dans sa voix. Le sergent salua à la manière de la Légion, un coup de poing sur le coeur.


-A vos ordres ma Dame.

Le sergent siffla, et la porte en haut des escaliers s'ouvrit pour laisser passer les époux Fotnik. Celle-ci se referma derrière eux. Il ne doutait pas qu'un légionnaire ou deux les escorteraient hors du poste. Ou pas. A cette heure, le poste grouillait d'activité, notamment parce que plusieurs patrouilles s’apprêtaient sûrement à partir. Ackrose entendit Nirmaig soupirer. Le légionnaire sembla se détendre, une fausse impression, puisqu'en service, aucun légionnaire digne de ce nom ne se détendait véritablement. Pour sa part, le sergent roula des épaules, dénouant ses muscles qui s'étaient crispés lorsque la tension était montée. Ses yeux se posèrent sur le boutiquier mal mené. Le sergent soupira de lassitude. Il se dirigea vers la petite table près de la porte, et se servit un gobelet d'eau - rien d'autre à boire dans le poste - et en but une bonne rasade.

-Ce n'était guère judicieux d'insulter une Telrunya, et encore moins d'insulter cette Telrunya en particulier, fit Ackrose en se retournant. Et je dirais que vous devez être un fou, maître Van Oklanay pour remettre en doute la justice de Morween Nil'Dae devant deux légionnaires. Un serviteur un peu trop zélé vous aurait déjà accusé de trahison. Mais je suis d'humeur magnanime. Un peu d'eau ? En attendant que votre acolyte vienne payer pour vous sortir d'ici.





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