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 Captivité

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Variel
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MessageSujet: Captivité   Lun 18 Nov - 11:57

Je regardais notre cible, qui étais à présent notre captive depuis plus de cinq jours, allongée sur le lit dans la chambre des filles. C’étaient d’ailleurs les filles qui s’occupaient d’elle et qui la gardait, au grand damn d’Aélior, qui s’était vu recalé plus d’une fois par Melse lors de tentatives d’approche de la chambre. La grande rouge chambrait toujours Aélior, ce beau parleur qui cherchait à séduire la gente féminine et qui y arrivait le plus souvent, qui ne lui faisait aucun effet. Difficile de savoir ce que préférait Melse, les hommes les femmes, toujours était-il que Aélior ne lui faisait pas d’effets et qu’elle le repoussait sans mal. Il avait beau faire les yeux doux, rien n’ébranlait la jeune femme.
Vallene avait du soigner les brûlures internes ou externe de notre proie, afin d’éviter qu’elle ne succombe bêtement, ou qu’elle n’ai trop mal. Le but n’était pas de la torturer, ou de lui faire du mal, mais juste de la garder captive, au moins le temps qu’elle récupère de ce qu’elle avaitsubit, et la relacher loin de la région après. Le but était qu’elle s’éloigne de là, qu’elle ne trouve pas ce qu’elle cherche, c’était les mots presque exacts de notre commenditaire qui semblait très fébrile à l’idée qu’elle trouve ce qu’elle cherchait. Encore quelqu’un qui avait fait quelque chose qui allait être dévoilé au grand jour, et qui ne voulait pas que ça se sache. Mais le pire, enfin pour lui, était qu’il devait apprécier la femme aux cheveux rouges sur le lit, sinon son sort aurait été la mort, tout simplement, avec, pour ne pas avoir trop de soupsons, une mise en scène de vol ou autre. Je lui avait proposé de prime abord, et il avait vivement refusé, ne voulant pas qu’on tue la femme, juste qu’elle disparaisse de la région, et réapparaisse ailleurs. Vallene s’était procurée une potion d’oublie, qu’on donnerait à notre cible une fois arrivée là où nous la relacherions, afin qu’elle oublie comment elle était arrivée là, pourquoi, et ce qu’elle cherchait. Mais il ne fallait le donner qu’à la fin, sinon elle aurait des souvenirs de nous, et du voyage.
Pendant les jours qui ont suivit sa capture, notre captive avait été donc prise en charge par les filles. Il y en avait toujours une avec elle, elle n’était jamais laissée seule. Même pour aller aux toilettes. De toutes manières, au début elle ne pouvait presque pas marchée, sonnée comme elle était. Tous les jours Ghe’Niel la lavait, et pendant ce temps, tout les deux jours cette fois, Vallene usait d’un parchemin ménager pour rendre les vêtements propres et frais. Melse la gardait la nuit, et Vallene le jour, quelques fois Emric et moi la gardions aussi. Comme aujourd’hui pour moi.

Là j’étais assis sur un lit juste à coté d’elle, laissant donc aux filles le loisir de sortir, de s’aérer la tête, d’aller aux bains, faire les étals. Comme nous passions dans la région au moins une fois par an, voire plus, on commençait à avoir nos habitudes. Ce qui arrangeait, nous ne paraissions pas suspect outre mesure, car notre présence n’était pas toujours signe de contrat. Là si j’avais bien compris, Vallene allait racheter des parchemins ménager, Ghe’Niel souhaitait s’acheter de nouvelles robes typique de la région, et Melse souhaitait aller piquer une tête aux bains. Reyhan devait être près de la porte, il avait ce reflexe de ne jamais être loin de ceux qu’on enlevait, au cas où. Après ce que faisait Emric, Aélior et Leylian, je n’en savais rien.
Assit en tailleur, je chantonnait un chant elfique, narrant l’épopée de l’aimée du dieu des animaux, errant dans le nord, cherchant partout un dieu qui lui offrirait un enfant, et qui en avait trouvé un qui lui avait offert bien plus. J'attendais que le journée passe, ou que notre captive se réveille. Il lui faudrait manger dans peu de temps, l'heure du midi approchait.
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Soar Orombre
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 25 Nov - 18:03

C'était plus qu'humiliant, et presque affolant pour elle. Au début, elle n'avait pas eu la force de faire ce que sa formation lui dictait. Elle n'avait pas tenté de repérer les lieux, puis d’échafauder un plan pour s'échapper. De toute façon, elle ignorait même si elle se trouvait encore à Iskandar, puisqu'elle avait été amenée ici inconsciente. Elle avait oscillé en suite entre sommeil et un état de conscience. Elle se souvenait avoir été électrocuté à plusieurs reprises, et qu'elle avait en suite perdu le contrôle de son corps, ses terminaisons nerveuses ayant été affectées. Les dégâts avaient d'abord été limités par son armure, avant qu'elle ne soit bloquée. Soar avait été coupée de son mana, l'énergie qui faisait fonctionner l'armure qui la recouvrait habituellement. Ce blocage avait été le plus douloureux, puisque sa magie n'avait plus combattu celle de foudre qui parcourait encore son corps, et la douleur avait été implacable, broyant son crâne, chacun de ses membres. Elle avait l'impression qu'elle avait dévalé l'Eredmorn de son sommet à la base, roulant sans avoir pu s'arrêter, heurtant pierres et arbres sur sa folle descente. Et il y avait eu la douleur des brûlures, lancinantes, sourdes, rongeant sa chaire. Elle sentait encore l'odeur de brûlé. Jusqu'à ce que ses agresseurs ne se décident enfin à la soigner convenablement. Elle avait du recevoir des soins d'urgence, puisqu'elle n'était pas morte dans la ruelle à Iskandar, sans cela, à partir du moment où on l'avait entravé magiquement, elle aurait pu mourir. Cela ne l'empêchait pas d'avoir eu envie de hurler de frustration et de fureur. Soar était furieuse. Furieuse après elle-même de s'être fait avoir. Furieuse de ne pas s'être mieux battue. Furieuse. Et aussi affolée. Elle ne comprenait pas pourquoi ils l'avaient attaquée, ni même pourquoi ils la gardaient en vie. Les questions se bousculaient sous son crâne, et livrée à elle-même, incapable de bouger sans aide pendant les premiers jours de sa captivité, elle n'avait eu d'autre choix que de tenter de remettre de l'ordre dans son esprit. Ils l'avaient attaqué en sachant qui elle était, elle n'était pas seulement le Suricate Rouge pour eux. Ils savaient qu'elle avait fait partie des Lionnes, puisqu'ils l'avaient piégé en utilisant cette information. Elle avait été stupide de se fier seulement au tatouage en forme de patte de félin, facile à contrefaire. Elle était partie depuis trop longtemps pour connaître toutes les lionnes, au moins de visu. Mais personne n'irait jusque là pour mettre la main sur le Suricate Rouge, d'autant que son alias avait quitté l'Esgal, ou en tout cas la région d'Iskandar depuis cinq ans. Et leur façon de faire n'était pas celle des autres groupes qui tentaient de faire taire les Lionnes, rien avoir avec des mercenaires engagés par un mécontent. Non, ils s'étaient donnés du mal pour planifier leur embuscade. Ceux là savaient qui elle était. Elle se demanda un instant s'ils avaient un lien quelconque avec le type aux cheveux roses qui avait deviné un peu trop facilement qu'elle était de la Légion.

Elle était surveillée jour et nuit, essentiellement par les femmes du groupe, qui n'étaient pas moins dangereuses que les hommes. Elles avaient aussi l'avantage de pouvoir rester avec elle, même lorsqu'elle allait aux toilettes. C'était sans ça le plus dégradant. Ça, et la sensation de faiblesse qui ne la quittait pas. Le bracelet en bronze encastré dans sa cuisse la démangeait, autant qu'elle souffrait d'être totalement privée de magie. Elle se sentait nue, malgré les vêtements dont elle était habillée. Vêtements que la mage nettoyait à grand coup de parchemins. Elle n'avait pas porté de vrais vêtements depuis longtemps, pas depuis qu'elle s'était fait posée l'armure, qui lui fournissait alors les tenues adaptées. L'armure était réduite à son plus simple appareil, contenue dans le bracelet d'origine, qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de toucher, même à travers le tissus du pantalon. Dans l'ensemble, elle était bien traitée, ce qui était aussi étrange, en comparaison de la violence de l'assaut. L'élémentaliste ne l'approchait pas, elle avait même entendu l'elfe en rouge le refouler devant la porte. D'après ce qu'elle avait compris, c'était lui qui avait choisi les vêtements qu'elle portait. C'était étrange. Elle était lavée et nourrie, du moins quand elle arrivait à garder la nourriture, les premiers jours, elle avait systématiquement vomi après chacun de ses repas. Mais les bons traitements ne compensaient certainement pas le fait qu'elle était surveillée de très près. Elle aurait presque mal au crâne à force de réfléchir. Du moins, ça faisait à peine deux jours qu'elle réfléchissait. Ses geôlières lui parlaient parfois, mais Soar restait silencieuse, oscillant toujours entre rage et découragement. Elle se demandait franchement ce qui allait lui arriver. Les questions ne cessaient pas. Elle se demanda, un instant, si ce pressentiment qu'elle avait eu depuis qu'elle avait quitté Cemenwin était juste. Si sa situation actuelle n'était pas liée à cette affaire Del'Nor ? Son ordre de mission était dans l'armure, et elle en était coupée. Elle se sentait faible. Elle se maudit une fois de plus d'avoir été aussi stupide.
Elle se réveilla avec la nausée, comme à chacun de ses réveils. La nuit, la mage l'endormait, sans doute pour faciliter la garde de celui ou celle qui veillerait sur elle. Au début, elle avait failli en rire, vu son état, même après de la magie de guérison, elle aurait été incapable de se battre et de fuir. Maintenant, elle serait bien en peine de pouvoir fuir sans problème, n'ayant pas la moindre idée d'où elle se trouvait, ni de la configuration de l'endroit dans lequel elle était enfermée. Elle dormait longtemps, autant par besoin de récupérer, et c'était là un des effets de la magie de guérison, le corps devait en suite rattraper les efforts fournis en partie par lui, qu'à cause du sortilège de sommeil. Quelqu'un fredonnait à coté d'elle  L'esprit encore embrumé, elle ne chercha pas à savoir de quelle chanson il s'agissait. Elle se redressa lentement, refusant de penser à sa nausée. Elle resta d'abord un instant immobile, contenant sa nausée. Elle regarda en suite sur le coté, pour voir qui la surveillerait aujourd'hui. Oh joie, le chef de cette bande d'oreilles pointues. Soar rejeta la couverture, en s'aidant de ses jambes, et pivota les faisant basculer dans le vide. Elle s'appuya en suite contre le mur où était collé son lit. Des brûlures sur ses jambes dénudées, il ne restait que des marbrures qui s'estompaient. Elle s'étira, grimaçant quand ses côtes se rappelèrent à son bon souvenir, là où la foudre l'avait frappé à plusieurs reprises. Les soins avaient arrêtés les brûlures et l'avaient certainement sauvées, mais leur magicienne était une piètre guérisseuse. En revanche, son bloqueur et le sortilège de ralentissement du temps, ça, elle les avait bien réussis. Soar soupira, attendant le bon vouloir de son hôte pour pouvoir aller se soulager.




Dernière édition par Soar Orombre le Lun 12 Mai - 23:19, édité 1 fois
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Variel
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MessageSujet: Re: Captivité   Ven 11 Avr - 17:45

J'arrivais vers la fin de la ballade, quand l'humaine découvrait que son compagnon de voyage était un dieu et qu’il l’aimait du même amour qu’elle lui portait, lorsque je remarquais que notre captive s'agitait, se réveillant doucement de son sommeil. Je ne m'arrêtais pas de chanter pour autant, Valenne m'avait dit qu'il fallait lui laisser le temps de se réveiller d'elle même, et qu'elle savait montrer quand elle était disposée à se laisser toucher. J'attendais donc ce signe montrant qu'elle n'attendait que moi. Sans prétention aucune, après tout elle était dépendante de nous, ses geoliers, tout comme un enfant dépendait de ses parents lorsqu’il ne peut se débrouiller par lui-même. Elle se redressa, ayant un peu de peine à le faire, mais je ne l’aidais pas, sachant qu’on apprécie rarement le coup de main de « l’ennemi » dans ce genre de cas. Et se serait la rabaisser plus que ce qu’elle était. Lorsque je fut chose faite, je tournais mon regard vers la légionnaire, et lui offrit un sourire qui n'avait que ce qu'il fallait de suffisant, le reste étant sincèrement amical.

-Bien le bonjour,et bien, en voila un air renfrogné. Tu me diras en même temps, il n'est jamais agréable d'être pris au piège je te l'accorde, même si on te traite le mieux possible.

Je décroisais mes jambes et posais mes pieds sur le sol pour pouvoir lui parler dans une position plus confortable. Je baissais un peu la tête sans la quitter des yeux. Elle était plutôt jolie, même avec la moue qu’elle faisait. Si nous nous étions vu en d’autres circonstances et lieu, j’aurais peut-être tenté de la conquérir pour une nuit. Et je me serais certainement pris un rateau. Je pouvais sentir que si elle avait les bras libres et la force nécessaire, elle se jetterai sur moi pour m’étrangler, ou se servir de moi pour sortir d’ici. Une demi seconde je l’imagnait se servir de moi au sens propre, utilisant mes cornes et mon corps pour faire levier et ouvrir la porte, puis descendre les escalier en faisant de moi un bélier vivant, renversant mes gars comme des quilles. C’était amusant.

-Tu as du comprendre que l’on ne te veut pas de mal, bien qu’on ai du t’en faire pour t’attraper, donc paradoxalement tu peux nous faire confiance pour ta sécurité. C’est difficile, mais si tu te méfies encore de nous je en t’en voudrais pas naturellement. Même si tu dois te soucier que je t’en vueille ou non comme de tes première dents.

Je me levais, la démarche souple et m’approchais d’elle.

-Ca ne te dérange pas que je te dises tu ? Tu peux en faire autant si tu souhaites me parler, ou m’insulter, je ne me sens pas supérieur à toi, ni à qui que ce soit. Allez viens, je t’emmenne aux toilettes.

Je la soulevais par une aisselle avant de la soutenir pour marcher, faisant attention à être doux, et à ne pas lui doner un coup de corne involontaire. Une fois la porte franchie nous passions un couloir, et une autre porte nous mena à la salle de bain. Je défi le lien qui lui maintenait ses mains au milieu de son dos pour lui permettre d’être un peu plus à l’aise, puis je lui enlevais celui qui liait les mains. Dans son état je pouvais la maîtriser d’une main, et sinon, Reyhan qui était dans un coin du couloir s’en chargerai. Et c’était surtout pour qu’elle se débrouille seule pour se soulager, je n’allais pas la déshabiller quand même, j’avais un minimum de respect. Mais la porte resterait ouverte.

-Tu peux tenir debout seule ? Bien, quand tu en auras finis, on pourra retourner dans la chambre, et tu pourras manger.

Je la laissais donc se débrouiller, lui tournant le dos, mais ayant confiance en mes reflexes et sa faiblesse pour n’avoir aucun problème. Je regardais la porte de la chambre, cette chambre aux murs peints en blanc un peu usés, avec deux lits simples, la fenêtre fermée d’un volet de bois laissant filtrer quelques lumières. Une chambre faite pour qu’il n’y ai aucun style de visible, un endroit neutre pouvant laisser penser qu’elle avait été emmenée loin d’Iskandar, ce qui était une évidence. Sauf que je savais qu’on cherchait rarement dans la ville de l’enlèvement quand quelqu’un était emmené. Nous n’étions pas sourd et on avait eu vent que quelqu’un cherchait un jeune femme aux cheveux rouges, alors quelques cheveux de notre proie avait été lâché dans une écurie de sableus à l’extérieur de la ville, si quelqu’un cherchait à cet endroit, il croirait qu’elle avait été emmenée ailleurs.
Une fois qu’elle eu terminé, et me le fit savoir, je me retournai vers elle et la reprenait sous le bras pour l’aider à bouger. Je lui remettrai ses liens plus tard, elle devait manger auparavent. Nous repartîmes vers la chambre sous l’œil attentif de Reyhan.

-On t’a préparé une soupe froide de tomates et de poivron, avec de la semoule dedans. Enfin Leylian l’a fait, heureusement pour toi, je suis une catastrophe en cuisine. Si tu veux d’autres choses après dis le, on verra ce qu’on a.
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Soar Orombre
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 12 Mai - 23:50

La légionnaire se demandait un instant s'il croyait à ce qu'il disait. Il ne lui voulait aucun mal ? Pire encore, il comprenait qu'elle lui en veuille ? Et oh, il l'autorisait aimablement à parler, voire même à l'insulter. Non, vraiment. Elle faillit lui rire au nez.
Elle préféra serrer les dents, se contentant de le regarder, avec l'air le plus neutre possible. Elle aurait pu lui jeter un regard haineux, furieux. Elle aurait pu le faire. C'était inutile. Aussi inutile que d'essayer d'abattre une muraille en donnant un coup de pied dedans. Soar se contenta donc de faire ce qu'on lui avait appris, ce qu'elle devait faire dans ce genre de situation : ne rien faire. Elle se contenta donc de le regarder un instant, le temps qu'il finisse son monologue, puisqu'elle n'avait pas l'intention de lui répondre. Puis, elle cligna des yeux, et fixa un point dans le vide, attendant son bon vouloir. Cela aidait aussi à faire passer sa nausée.

Si aimable soit-il maintenant avec elle, elle ne se laisserait pas prendre. Pas une seconde fois. Et elle savait de quoi il était capable. Elle savait aussi qu'il n'était pas seul, et comme elle n'avait qu'une vague idée de la rotation entre les membres de son équipe, du nombre encore présent dans le périmètre, Soar n'avait guère de chance de pouvoir tenter une sortie. De plus, ils prenaient tous, toujours soin de lui lier les mains dans le dos, et de les placer dans le milieu du dos, après avoir fixé la corde à un collier qui lui enserrait le cou. Au moindre mouvement brusque, elle risquait de s'étrangler. La position était carrément inconfortable pour dormir, mais sous sommeil magique, Soar n'avait d'autre choix que de dormir dans cette position. La nausée à ses réveils, éclipsait généralement l'engourdissement de ses membres ankylosés. Parfois c'était le contraire, il suffisait qu'elle ait été mal posée dans son lit pour que ses bras lui fassent souffrir le martyr. Sans compter qu'elle s'étranglait parfois toute seule en essayant de bouger. Car naturellement, elle n'était pas entravée que pour la nuit. Elle avait des temps sans entraves, et d'autres où ses bras reprenaient cette position inconfortable, qui ne faisait que rendre impossible tout mouvement brusque. Si, pour une raison quelconque, il avait fallu qu'elle se batte, elle n'était pas sûre de pouvoir réussir. Elle le regarda approcher. Il la souleva avec délicatesse. Ses pieds nus touchèrent le sol froid. Les dalles étaient froides. Elle sentit ses jambes flageoler, comme chaque fois. La pièce tourna. Soar déglutit péniblement, fermant les yeux. Elle les rouvrit alors qu'il la faisait traverser un couloir menant à la salle d'eau et aux latrines.

Là, il défit enfin les liens qui l'entravaient. C'était douloureux de bouger ses bras. Elle le fit lentement, alors qu'il la laissait aller se soulager. Elle massa ses poignets, ses coudes, remua des épaules, fit craquer les os de son cou. Elle nota qu'un homme était posté dans le couloir, dans un coin de son crâne, Soar n'avait pas vraiment renoncer à se sortir de là toute seule. Personne n'était en mesure de venir la chercher, surtout si elle n'était plus à Iskandar. Elle ignorait depuis combien de temps exactement elle était retenue ici, mais elle tablait sur trois ou quatre jours. Peut-être plus vu son état d’extrême faiblesse. Elle n'avait fait qu'osciller entre totale inconscience et état léthargique les premiers temps. Depuis qu'elle avait à nouveau toutes ses facultés mentales, elle savait qu'il s'était écoulé deux jours. Cela faisait une semaine qu'elle était là. Et elle ne pouvait compter sur personne d'autre qu'elle pour sortir d'ici. Ilory était convalescente et enfermée à l'auberge du Nomade et de la Lamia, et elles n'étaient guère en bons termes. Sellan ? Rien d'y penser, qu'elle s'étranglerait de rires. Sellan serait tout bonnement incapable de prendre l'initiative de la chercher, de la pister. Le fanfaron avait été incapable de réagir avec Cheveux Roses, alors réagir face à ce type de situation ? Et elle n'était rien pour lui. Peut-être finirait-on par se demander ce qu'elle faisait à la Légion. Un de ces jours. Et il serait peut-être trop tard. Elle ne croyait qu'à moitié les paroles pleines de bonté de son interlocuteur du jour. Celui-ci attendait d'ailleurs patiemment à l'extérieur. Évidemment, la porte de la salle d'eau restait ouverte. Une humiliation de plus pour elle. Comment ne pas avoir franchement honte quand n'importe qui pouvait vous regarder et vous entendre pisser ?

La salle d'eau était petite, comme la chambre où elle séjournait. Le sol était tout aussi froid. Les latrines, elles, trahissaient leur caractère Esgaléen, et Soar avait alors su qu'elle n'était pas si loin d'Iskandar. Les latrines étaient dans un genre de petit box, et faite d'un trou dans le sol, et l'évacuation se faisait par de l'eau courant sous les dalles. Des chiottes à la manière des royaumes de l'Ouest. Le genre où il fallait savoir viser si on ne voulait pas s'en foutre partout sur les pieds. Le bracelet dans sa cuisse la démangea. Soar gratta vivement, mais avec précaution, le pourtour du bracelet, là où il s'encastrait dans sa chaire. Elle n'avait qu'une envie : l'arracher. Les démangeaisons allaient et revenaient, comme les petites décharges électriques qui contractaient parfois les muscles de sa cuisse droite. Dans le couloir, son geôlier du jour lui énuméra le menu du jour. Elle soupira. De la soupe froide et de la semoule. Encore. Cela aussi, lui signalait qu'elle était encore dans une région des royaumes de l'Ouest. Tomates et poivrons coûtaient cher dans le Nord, et la semoule... Et bien, l'Empire n'en consommait guère... A moins qu'ils aient tout prévu jusqu'à lui faire croire qu'elle se trouvait dans un lieu proche d'Iskandar, ou du moins dans la région, pour la désorientée. La légionnaire repoussa cette pensée. Elle n'avait pas autant de valeur pour qu'on se donne tant de mal. Soar fit en suite son affaire, prenant soin donc, de ne pas s'en foutre partout. Elle eut le temps de laver ses mains, et de s’asperger le visage d'eau fraîche. En suite, elle se contenta d'attendre que l'autre se retourne. De toute façon, il l'entendait venir. Il se retourna presque immédiatement, au moment où elle se plaça dans l'encadrement de la porte.


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Variel
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MessageSujet: Re: Captivité   Ven 16 Jan - 13:27

J'attendais patiemment qu'elle fasse ce qu'elle avait à faire. Personnellement les enlèvement n'étaient pas mes missions préférées. Il y avait souvent des cris, des pleurs, des tentatives pour s'évader, mais surtout de longues périodes d'attentes. Celui-ci aurait pu se terminer vite, si Aélior n'avait pas fait preuve d'un trop plein de zèle ayant manqué de coûter la vie de notre otage qui devait pourtant rester en vie. Les ordres étaient très clairs, l'abimer pour l'attraper, oui -de toutes manières c'était indispensable nous avait dit notre client-, la tuer, non. Elle devait oublier tout ce qu'elle était venue faire ici, et se réveiller près de la frontière où elle aurait été retrouvée par les patrouilles. Observant le mur de terre, je songeais qu'elle avait du remarquer les détails esgaléens de la maison, mais il avait prit tout aussi soin d'inclure quelques petites touches de Dhavalien dans leur affaires. Ainsi ma tunique ressemblait assez à celle portées à Dhaval par les griffons d'Argent, et les filles avaient quelques accessoires dans leur cheveux. De quoi perturber un peu notre captive qui se croirait peu loin de Dhaval et d'Iskandar. Ce qui était le cas vu qu'ils étaient toujours là bas.
Mais il fallait partir, nous n'avions que trop traîné, rester ici était risqué avec les lionnes qui commençaient à s'agiter un peu et surtout les compagnons de voyage de notre amie. Ce n'était pas prévu qu'elle soit accompagné, notre contact avait été surpris et furieux quand je le lui avait dit, puis il avait demandé à modifier le plan. Il faudrait qu'elle se réveille plus loin qu'au début, ce qui nous valu une allonge sur notre prime. J'avais organisé le départ cette nuit, Soar devrait faire avec son mal pendant le voyage qui de toutes les manières était nécessaire et urgent. Il faudrait être très prudent,Valenne brouillait déjà notre trace et celle de Soar magiquement pour éviter qu'on ne nous localise, mais le sort ne permettait bien évidemment pas d'effacer totalement nos traces.
Je fis volte-face pour tendre mon bras vers la guerrière qui eut un air que je trouvais amusant quand je passais mon bras sous le sien, la raccompagnant à la chambre. Je ne lui remis pas ses liens, elle n'était pas en état de se défendre, et même je n'étais pas faible, puis je la fis s'assoir.

-Je te conseille de manger doucement, pour ne pas rendre ton repas. Nous repartons ce soir, tu as l'air d'être en meilleur état et j'en ai assez d'attendre.

Reyhan tendis le plateau dans l'encadrement de la porte, ne laissant que sa main et son poignet dépasser, je du donc faire un pas pour m'en saisir, et le donnais à la légionnaire. Je ne fis pas grand cas du regard qu'elle put me jeter et retournais à ma place de tout à l'heure, croisant mes jambes et appuyant l'une de mes cornes contre le mur.

-Je suis navré d'ailleurs, par rapport à l'élecricité. C'est un petit nouveau qui a voulu montrer de quoi il est capable. On a du un peu attendre pour tes soins, ça aussi j'en suis désolé, mais l'important est que notre mage ait réussit à éviter le pire. J'aurais préféré un bon assomement après qu'on t'ai privée d'armure, ou un léger court circuit...
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Soar Orombre
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MessageSujet: Re: Captivité   Sam 14 Fév - 23:12

Le chemin du retour lui parut interminable, et sa cuisse la démangeait encore. Son gardien du jour avait passé un bras sous le sien, la soutenant presque délicatement, lui permettant de s'appuyer contre lui. Sa jambe fut secouée d'un spasme douloureux, qui lui arracha une grimace. Ses doigts se crispèrent sur l'avant-bras qu'elle tenait, alors qu'elle manquait de tomber. Elle étouffa les jurons qui menaçaient de franchir ses lèvres, et qui risquaient de se déverser en un flot ininterrompu. Elle se maudit pour avoir choisi de se faire faire un artefact pareil, et encore plus de l'avoir lié à sa magie. Elle se maudit encore de s'être fait avoir. Elle serra les dents, et parcourut le restant du trajet en s'appuyant un peu plus sur son geôlier du moment -ne lui facilitant pas la tâche donc- dans le silence le plus complet. A nouveau dans la pièce qui lui servait de cellule, elle fronça le nez, ça sentait le fennec. Les fenêtres étaient closes, barrées, et les volets étaient également clos. Il y régnait une certaine chaleur, en comparaison du couloir ou de la salle de bain. Soar ne put s'empêcher de rouler des yeux, alors qu'il lui conseiller de manger doucement. Cependant, son intérêt s'éveilla lorsqu'il parla de repartir. Bouger ? Pour aller où ? Et surtout, pourquoi s'emmerder à la changer de place ? Tout cela n'avait aucun sens. Elle n'avait aucune valeur. La légion noire ne payait pas de rançon, elle se chargeait même d'éliminer les éléments les plus faibles, ou bien elle les laissait se démerder. Soar ne détenait aucune information importante. Tout pointait en direction de Del'Nor, le général déserteur. Était-ce lui qui avait engagé ces enfoirés ? Ils en savaient trop sur elle pour que ce soit plausible. Elle n'avait jamais été en contact avec Del'Nor, et il avait disparu alors qu'elle était à Sirnn. Elle se demanda aussi s'il allait choisir de l'endormir pour qu'elle n'essaye pas de tenter de leur échapper. Avec sa patte folle, elle ne risquait pas de pouvoir aller loin. Ces mecs étaient des maîtres dans leur genre, et elle doutait qu'aucun d'entre eux ne se laissent avoir. Elle ne parviendrait pas à s'emparer d'une arme, et à s'enfuir. Ils étaient déjà trop nombreux, et elle ignorait si elle avait vu tous les membres de la bande. Soar aurait vite fait d'être submergée par le nombre, comme dans la ruelle. Et sa défaite serait encore plus rapide que dans la ruelle.

Le Drow à l'extérieur tendit un plateau, que le métis se chargea de lui donner. Assis sur le bord de son lit, elle posa le plateau sur ses genoux. Le menu était conforme à ce que le métis avait annoncé. Un large bol de terre cuite contenait une généreuse quantité de soupe, la couleur rouge ne laissait aucune doute sur ses composants. La semoule devait se trouver au fond. Une cuiller de bois simple reposait à côté. Elle avait aussi un petit pain sans levain aux herbes, et un deuxième bol rempli de fromage frai et de figues coupées en quartier. Elle renifla, et à son grand étonnement, son estomac gronda. Elle avait faim. Elle jeta un regard au métis Draemorog, qui avait l'air de se marer. Autant pour son numéro d'otage silencieux et impassible. Elle n'eut alors d'autre choix que de manger. La soupe était bonne, légèrement relevée avec un peu de cumin. La semoule était moelleuse. Soar se disait qu'elle n'avait rien mangé d'aussi bon depuis le début de sa captivité. Il fallait dire qu'elle avait surtout régurgité tout ce qu'elle avait pu ingérer. Il n'y avait eu que l'eau et le pain pour rester dans son ventre et apaiser son estomac. Le métis lui servit de l'eau dans un gobelet en terre cuite lui aussi. Elle hocha simplement la tête quand il lui tendit le gobelet. Elle mangea sans se soucier du fait d'être observée. Elle finit par relever la tête de son assiette. Elle eut un sourire mauvais, retroussant plus les lèvres à la manière d'un animal sauvage grondant, que d'un véritable sourire. Un rictus s'approchant plus du mépris qu'autre chose.

- Trop aimable de t'excuser l'Cornu, et trop aimable à toi et à tes petits copains de prendre soin de moi après avoir manqué de me tuer. Tu m'en voudras pas si je te dis pas merci et que je te baise pas les pieds ?

Soar était furieuse contre elle. Elle était dans cet état à cause d'un excès de zèle. Pire encore, à cause d'un amateur. Un débutant. Elle s'était fait avoir par un putain de "petit nouveau". Elle faillit rire de dépit, mais elle se contenta de manger à nouveau, déchirant à belle dent le pain aux herbes. Elle mâcha furieusement, fixant son gardien, avant de s'enfiler une bonne rasade de flotte, et de s'essuyer la bouche d'un revers de main.


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Variel
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 20 Avr - 12:47

Quand notre captive ouvrit la bouche, je pu aisément voir qu’en effet, elle allait beaucoup mieux. Ce ton cinglant et ces paroles accerbes étaient étrangement douces à mes oreilles, signifiant qu’on pouvait enfin se barrer de cette ville ce soir, chose qu’on aurait du faire dès sa capture, mais bon, Aélior avait cherché à faire son caïd et avait manqué de la griller vivante. Si Reyhan n’avait pas de sang froid, et ne m’avais pas empêché, j’aurais embroché l’élémentaliste sur une de mes cornes pour cette bourde qui nous avait prit une putain de semaine à réparer. Et voir ma proie me claquer dans les pattes alors que c’est pas dans mon contrat, ça avait pas été envisageable. Alors on avait du la soigner et la dorloter pour qu’elle se remette de ce coup de jus. L’important à présent c’était que la légionnaire avait reprit du poil de la bête, et qu’un transport ne serait pas trop risqué pour elle. C’était trop risqué pour nous de rester de toute manière, malgré le fait qu’on soit passé innaperçu.
Je gardais mon sourire et lui répondais.

-C’est normal de m’excuser ma chère, c’était pas sensé ce passer de cette manière. J’ai même songé à t’amener ce guignol pour que tu lui donne un bon coup bien sentit où tu voudra, mais on m’a rétorqué que ça ne se faisait pas soit disant.

Ghe’Niel m’avait regardé avec un air qui m’avait fait drôlement froid dans le dos, malgré qu’elle était lové contre moi au moment où j’avais énoncé cette possibilité, et que j’avais donc bien chaud. Elle n’avait pas du comprendre que sous mon air sérieux je plaisantais, si moi je n’avais pas rossé Aélior, je n’allais pas donner la chance à quelqu’un d’autre de le faire. Mon contrat était bien plus important que la simple vengeance de notre cible, et ma vengeance personnelle pour avoir failli tout faire foirer aurait été ma seule priorité. On tape pas ma famille, je la tabasse moi-même si il y a besoin.

-Et je crois que je m’en remettrais pour les remerciements et mon baisage de pied. Ce qui aurait été un petit plus apprécié, mais te voir en meilleure forme est déjà une bonne récompense en soit.

Je n’ajoutais pas qu’en plus, j’adorais ces remontrances, de peur de passer pour un pauvre masochiste en manque. Même en lui expliquant la raison j’aurais l’air encore plus tordu que ce que je suis.

-Demain tu te réveillera dans un tout autre endroit, et je demanderais à ce qu’on te choisisse de nouveaux vêtement, ceux là doivent te lasser à force. Enfin, moi ils me lasseraient.

J’entendais de très légers murmures dans le couloirs, qui s’ils étaient incompréhensibles même par mon ouie qui était très bonne, m’indiquaient que Reyhan parlait avec Emric. Mon bras droit était vraiment exeptionnel, je savais qu’il demandait à notre gentil colosse d’aller chercher les filles pour qu’on prépare nos affaires, qui, de toutes manières, étaient quasiment prêtes depuis le premier jour. On ne sait jamais, un départ précipité pouvait survenir n’importe quand, et pour n’importe qu’elle raison. En attendant que Soar termine, je grattais le mur du bout de ma corne, pensif, laisssant une petite marque. On avait nos sableus qui nous attendait dans une écurie bon marché à l’extérieur de la ville, l’évacuation se ferait alors à pied dans un premier temps. Il fallait endormir Soar et la transporter à travers la ville sans éveiller de soupçons, ou amener les sableu jusqu’ici. La seconde option était meilleure, sous couvert de la fin de journée, avec les marchands itinérants du souk qui repartaient et créaient un brouhaha et une cohue idéale, on passerait quasiment innaperçu, et si on nous voyait, on ne dépareillerait pas. La nuit était plus sombre, mais étrangement un gros convoie de personne partant de nuit était bien plus visible et suspect que de jour.
Et j’avais faim moi aussi, j’avais envie de tremper un peu de pain plat dans de l’houmous, et peut-être quelques dattes au miel aussi. Mais cette reflexion n’avait rien à voir avec mon idée de plan d’évasion qui n’était pas si improvisé, j’avais déjà observé la ville à différentes heures, et le départ des itinérants était l’idéal pour filer incognito. On dissimulerait Soar sous une cape claire, pour la protéger du soleil, et sans trop la cacher.
Il ne restait plus qu’a nettoyer notre vaisselle, et endormir notre invitée forcée, et nous partirons dans quelques heures.
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Soar Orombre
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MessageSujet: Re: Captivité   Lun 27 Avr - 17:29

La seule personne à qui elle avait envie de botter le cul, c'était lui. Ou de lui fracasser le crâne à coup de plateau. Elle se contenta d'afficher un sourire tordu, se rapprochant d'ailleurs plus du rictus de mépris. Elle fulminait, mais elle ne ferait pas trop pas avant de se faire plaquer par le type à l'entrée, ou le grand gaillard qui s'était bien souvent occupé de ses liens. Elle se contenta de le fixer, comme s'il se moquait d'elle. Normal de s'excuser pour avoir manqué de la tuer. Elle releva une lèvre, dévoilant ses dents en une parodie de sourire, ayant plus à voir avec le rictus de mépris. La légionnaire se contenta de reposer le pain, et de terminer sa soupe, sans rien ajouter de plus, et tout en gardant un oeil sur le métis Draemorog qui semblait beaucoup s'amuser. Elle ne voyait pas vraiment ce qui pouvait autant le faire rire, mais peut importait. Elle s'essuya le coin de la bouche avec le pouce, ayant terminé de racler bruyamment le bol et après l'avoir saucé avec un morceau de pain. Elle s'empara à nouveau du pain, et s'apprêtait à en déchirer un nouveau morceau quand elle releva la tête, furieuse.

-Une récompense ? cracha-t-elle alors que sa colère débordait, que j'aille mieux ? Me fais pas rire, qu'est ce que t'en as à foutre que j'aille mieux ? Sans toi et tes petits copains, je me porterai comme un charme, et j'serais pas en train de croupir ici !

Elle écrasa le pain dans son poing serré, alors qu'elle se mettait à hurler :

-Et tu me vois ravie d'apprendre que j'vais me réveiller ailleurs ! Ça tombe bien ! Je trouvais franchement que cette pièce devenait un peu trop exiguë ! Et j'imagine que ta petite sorcière va encore utiliser sa magie sur moi ? Comme c'est gentil. Et tes vêtements, tu peux te les foutre où j'pense !

Elle se leva, envoyant le plateau droit sur Variel, le faisant voler à travers la pièce.  Enragée, elle allait continuer, n'ayant qu'une envie, reprendre le plateau, et lui fracasser la tête avec lui, ou la lui écraser contre le mur, quand ses jambes se dérobèrent sous elle. Soar eut  un hoquet qui se mua un petit cri d'animal à l'agonie. Elle s'effondra à moitié sur le sol, et à moitié sur le métissé Draemorog qui s'était déjà levé du lit où il était assis pour la maitriser. Elle essaya de se rattraper en s'accrocha aux vêtements de Variel, alors que sa jambe gauche était secouée de spasmes douloureux. La magie du bracelet se heurtait à celle de la mage, au sortilège qui l'empêchait de pouvoir utiliser l'artefact. Elle comptait trop dessus. Inconsciemment, elle avait dû en appeler à lui pour pouvoir sortir d'ici, comme elle l'avait toujours fait. La colère lui avait fait perdre son sang froid, et ses moyens. Elle s'arcbouta, ses doigts se crispant sur ce qu'elle tenait. Sa voix se coinça dans sa gorge, sa bouche ouverte sur un cri muet. Elle avait l'impression qu'on lui coupait la jambe, la douleur la transperçait de part en part. Elle ne maitrisait plus rien, sa jambe ne répondant plus. Elle entendait la magie crépiter, sentait une odeur de brûlé, alors que sa vision se brouillait. C'était insupportable, et elle avait déjà senti ça quand elle s'était faite électrocuter. Mais c'était pire, parce que sa propre magie se rebellait, se heurtait au sort, comme deux garmans chargeant et se heurtant de plein fouet. Elle essayait en vain de se remettre debout, que ça s'arrête, de se maîtriser, puis chaque fois qu'elle y pensait, qu'elle pensait à vouloir sortir d'ici, à être débarrasser des mercenaires, la douleur revenait de plus belle, sa magie réagissant à nouveau. Elle s'était arrêtée de respirer. Elle s'entendit hoqueter à nouveau puis gémir. Elle savait qu'elle avait levé la tête vers lui, cherchant désespérément de l'aide. Un coin de son esprit nota qu'elle l'avait éclaboussé avec du fromage frai et des figues. Un autre lui renvoya sa propre situation. Elle était pathétique. Et stupide. Le constat était effrayant. Elle était probablement en train de crever, sa magie finirait par la détruire, si elle ne pouvait plus s'en servir. Elle était aux mains de mercenaires, ignorait où elle se trouvait, ce qu'ils voulaient, et encore moins pourquoi ils avaient pris soin d'elle. Elle était pathétique parce qu'elle avait été vaincue de la façon la plus pitoyable qui soit. Parce qu'elle était incapable de se sortir seule de là. Parce qu'elle s'accrochait à lui en pensant qu'il avait le pouvoir de faire en sorte que ça s'arrête. Et que si elle avait pu, elle serait en train de le supplier, pour que la douleur cesse.


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