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 Dix-Huit de l' Allée de la Branche d'Argent; Chez Rhys et les Jumeaux

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Inwë
Samildanach
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Peuple : Elfin, avec des origines un peu mystérieuses.
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MessageSujet: Dix-Huit de l' Allée de la Branche d'Argent; Chez Rhys et les Jumeaux   Ven 25 Oct - 15:05

Altariel se faufila à peu de loup dans la chambre de sa sœur, sous la barbe de Apa, comme chaque soir. Ils arrivaient toujours à dormir dans la même chambre, et Apa ne remarquait rien, jamais. Inwë avait déjà préparé l’oreiller à l’autre bout du lit, pour qu’il puisse se caler. Elle s’était fait disputer par Apa, pour la dame du marché, il avait encore réussit à deviner qu’elle avait fait quelque chose de pas bien, apparemment c’était écrit sur sa figure qu’il avait dit, mais comme ils ne savaient pas lire avec Inwë ils n’avaient pas pu le deviner eux  comment Apa faisait.
Il retira ses chaussons avant de grimper dans le lit et tira sa sœur dans ses bras pour lui faire un câlin. Même si il ne voyait pas Adma, il savait qu’elle était importante pour sa sœur, et qu’Inwë n’avait pas voulu faire du mal, juste récupérer son amie, c’était tout, ce n’était pas très juste qu’elle se soit fait gronder. Bon même si elle avait fait tomber une dame qui avait perdu ses courses, et qui avait peut-être eu du mal à ses genoux, mais c’était pour une amie non ? Ce n’était pas si grave. Consolée par son frère, Inwë le serra plus fort, il la serra fort aussi, elle continua à serrer, il mit tout son cœur dans sa prise. C’était à celui qui lâchait et demandait grâce en premier, qui de la princesse dragonnière ou du courageux capitaine lâcherait en premier. Le capitaine tenta de se lever pour plaquer la princesse contre le matelas, et l’étouffer de toutes ses super forces, mais la princesse dragonnière se faufila en fourbe, et fit basculer l’épique bataille en dehors du lit. La lutte était serrée, aucun guerrier ne semblait dépasser l’autre, puis le capitaine utilisa son arme secrète, utilisée par son maître Ragon noir qui est blanc, dis l’œil tout seul qui voit tout, ou Apa le grand. Les chatouilles. La princesse ne put rien faire et céda à grand coup de rire. En entendant Apa se lever dans le salon et s’approcher au bout du couloir, les jumeaux se turent et se figèrent, les joues rouges, ayant encore envie de rire l’un comme l’autre.
Altariel se cacha sous la couette, Inwë se coucha en vitesse et tenant son dragon en peluche dans ses bras, et fit semblant de dormir, petits ronflements à l’appui pour que ça semble plus vrai.
Apa regarda de son seul œil dans la chambre, mais le Ragon noir qui est blanc ne vit rien, et après un petit rire -encore inexpliqué à ce jour-, repartit.
 
 
***
 
La petite fille traînait des pieds pour sortir de la salle de classe. C’était le dernier jour d’école aujourd’hui, elle n’irait pas de nouveau en classe avant que le seigneur de l’automne ne commence à revenir. Là c’était l’été, il faisait beau et à peu près chaud, et tout le monde voulait en profiter, donc on laissait les enfants rentrer chez eux pour l’été, avec leur parents, comme ça ils faisaient une pause tous ensemble. Même Apa travaillerait un peu moins à la forge pour être avec eux, et il leur avait promis de manger des glaces, de faire des jeux, mais aussi s’ils faisaient quelques devoirs d’école pour ne pas oublier pendant leur pause.
C’est ce que lui avait expliqué Apa quand elle avait demandé pourquoi il fallait qu’elle quitte l’école. Elle avait peur de plus voir ses amis. Pourtant ses amis elle ne les gardait pas longtemps, elle trouvait qu’ils n’étaient plus très intéressants rapidement, ils ne jouaient qu’aux mêmes jeux, et restait moins grand qu’elle. Tata Fin avait dit que c’était parce qu’elle et Altariel étaient spéciaux, ils grandissaient très vite et apprenaient vite aussi. Ils étaient des Samildanach, c’est pour ça qu’ils apprenaient vite. Après pourquoi ils grandissaient vite, il ne savait pas trop, mais c’était simplement un fait. A cause de ça, elle avait eu au moins trois groupe d’amis différents, et ils avaient passés un niveau de classe en cour d’année avec son frère. Altariel lui n’était pas mécontent de partir de l’école, il n’aimait pas trop les mathématiques, l’écriture et la lecture, la géographie par contre, là ça l’intéressait, mais ça ne suffisait pas à le maintenir intéressé toute la journée.

Par contre, jouer des tours aux autres avec Inwë, ça, ça lui permettait de trouver un intérêt à l’école. La fois où ils avaient réussis à reprendre les jouets confisqués dans la consigne avait été le meilleur jour de l’année. Ils s’étaient aidés de leurs Ombres. Elles étaient partis ouvrir de l’intérieur le bureau de la directrice de l’école, après, ça avait été à eux de jouer, sinon ça n’était pas un exploit héroïque. C’était Altariel qui avait pris la tête du commando, et qui avait mené les opérations. Le plus facile avait été d’entrer dans l’endroit où se trouvaient les bureaux des professeurs, et celui de la directrice, après pour ne pas être repéré, ils leur avaient fallu se déplacer sur le haut des murs. Ils avaient été les héros des autres enfants, applaudis dans la cour de l’école. Et ils avaient été punis aussi, et Apa convoqué pour être mit au courant.
Les jumeaux avaient encore eu le droit à un discours d’un Apa en colère qui leur expliquait qu’il ne fallait pas utiliser leurs pouvoirs à la légère, que ne pas respecter les règles était mal, etc etc…
Ca ne les avait pas empêché de faire d’autres coups comme celui-ci. Notamment la distribution des balles, des desserts piqués en douce, et le fait d’avoir caché les feuilles des contrôles des professeurs…
 
 
***
 
Il faisait froid dehors, tellement froid qu’il y avait de la neige. C’était super beau et tout blanc, et il n’y avait pas d’école, c’était les petites vacances de l’hiver. Altariel était assis par terre, et jouait avec un petit bateau qui volait dans la pièce, avec Krispy dessus qui vivait de folles aventures, capitaine de cet aéronef qui avait fière allure. Inwë elle était en train de regarder par la fenêtre tout en parlant à Adma qui apparemment lui tenait une conversation sur l’art de se cacher en cas de neige. La fillette était impressionnée de voir autant de poudre blanche dans les rues alors qu’ils étaient sous des arbres même sans feuilles.
Apa disait que c’était étrange qu’elle ait une amie imaginaire aussi longtemps, enfin, surtout si on prenait le fait qu’ils grandissent très vite, et surtout qu’ils aient à présent des amis réels. Tata Fin lui ne trouvait pas vraiment ça étrange, c’était encore des enfants même s’ils se développaient vite, et même s’ils avaient de vrais amis dans leur entourage. Mais ça n’empêchait pas Apa de se demander pourquoi.
Apa qui arriva de la cuisine et qui tapa dans ses mains avant de les frotter.

-Bon. Qui veut un capoué chaud et des biscuits pour le goûter ?

Le bateau eu une secousse, une inattention de la part de son pilote qui le posa en vitesse –et pas très en douceur- sur le fauteuil, son passager couinant de mécontentement. Le pilote sauta sur ses pieds et leva haut les mains, victorieux.

-Moi moi moi !!

Inwë sautilla aussi une main levée, l’autre paume vers le ciel, parallèle au sol, comme si elle tenait quelque chose ou quelqu’un dans sa main.

-Moi n’aussi ! Et Adma z’aussi ! Elle a zamais goûté du capoué, z’lui avait promis que ze lui ferait goûter, en plus c’est trop bon le capoué et-

-Inwë, ma puce, je ne vais pas faire un capoué pour Adma, elle ne pourra pas le boire tu sais ?

-Mais si elle pourra le boire. C’est pas un ragon z’imaginaire, elle est vraie, z’te zure Apa.

Apa s’approcha de la petite et s’accroupi devant elle. Il lui passa la main dans les cheveux en lui souriant, puis lui expliqua. Elle le regarda au début un peu interloqué, puis elle fit la moue. Il allait encore lui dire que Adma était vraie pour elle, parce que s’était son amie, mais qu’elle n’existait pas vraiment. Tout ça parce que les autres n’arrivaient pas à la voir ou bien à l’entendre, ce n’était pas juste.

[Je trouve aussi, mais il faut les comprendre, ils ne me voient pas donc c’est plus difficile de croire que j’existe. Tu devrais être un peu plus patiente, quand ils me verront un jour ils s’excuseront]

[Altariel il le sait lui…]


[Ce n’est pas vraiment pareil, vous êtes liés lui et toi, il sait ce que tu ressens.]

-Tu comprends non ?

Elle cligna des yeux, elle n’avait pas du tout écouté son père cette fois. Hébété, elle fixa l’œil de son père sans savoir quoi dire. Un long « euh » se fit entendre, puis en baissant la tête elle avoua n’avoir pas écouté ce qu’il avait dit, elle parlait dans sa tête avec Adma. Apa ne semblait pas apprécier la réponse, fronçant le sourcil

-Inwë, quand je te parle, tu m’écoutes. Tu ne parles pas à ton amie imaginaire, moi je suis réel, je-


-Elle n’est pas n’imaginaire ! C’est une vraie ragonne ! C’est zuste que tu peux pas la voir, mais si tu la voyait tu voirais que c’est une vraie ragonne ! Il le sait Altariel lui qu’elle est vraiment vrai, mais les z’adultes vous z’êtes touz nuls d’abord, vous nous croyez pas zuste parce qu’on n’est des z’enfants et qu’on sait pas tout, bah vous savez pas tout non plus du d’abord ! Adma elle n’est vraiment vraie !

Elle s’était un peu énervée il fallait l’avouer, et s’était levé pendant son discours qui fut suivit d’un repli vers sa chambre, pour aller bouder sous sa couette, dans le placard à vêtements. C’était vrai quoi, les Dieux ils se montraient pas devant tout le monde, il y avait que quelques personnes qui les avaient vus, mais ils y croyaient. Parce que même ceux qui étaient les enfants des Dieux ils pourraient mentir pour le faire croire, alors pourquoi on les croyait eux, et on croyait que les Dieux existaient et on ne la croyait pas elle quand elle disait qu’Adma était une ragonne réelle. De toute façon, le monde était nul. Sauf Altariel bien sur. Et tata Cer’ril… Tata Fin aussi. Et Apa, enfin ça dépendait du moment.
D’ailleurs dans le salon, Apa était resté l’œil ouvert et s’était lui à présent qui savait plus quoi dire. Il ne devait pas s’attendre à ça peut-être. Altariel s’approcha et mit la main sur son épaule, tapotant comme faisaient les grands.


-Tu sais Apa, moi je la crois Inwë, et pis même si c’était pas vrai c’est pas du grave non ? Maintenant va fallur que tu rattrape la bêtise.

Apa avait levé le sourcil devant ce moment pseudo adulte d’Altariel, qui jouait les sortes d’ami réconfortant. Il eut un petit rire, et ébouriffa la tignasse rousse de son fils.
Au moment du dîner, leur père frappa à la porte du placard d’Inwë. Un grognement boudeur l’accueillit, ainsi qu’un « non ! ». La porte s’entrouvrit quand même, laissant passer un mouchoir accroché à une cuillère en bois qui s’agitait, et peu après, une petite assiette avec deux cookies dessus.

-Paix ? Je vous offre ces délicieux cookies à Adma et toi en gage de réconciliation, et d’excuse.

La petite, enroulée dans sa couverture comme une chenille, fit une petite moue. Les gâteaux avaient l’air bon. Et c’était ses préférés, avec des noisettes et du chocolat. Et elle n’avait pas eu de goûter. Ce dernier point fit vaciller sa volonté et elle attrapa l’assiette.

 
-N’accord.




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Altariel
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MessageSujet: Re: Dix-Huit de l' Allée de la Branche d'Argent; Chez Rhys et les Jumeaux   Ven 25 Oct - 15:16

Altariel inspira profondément, expira à fond et reprit une inspiration. Le mot entre ses doigts était un peu froissé parce qu’il l’avait serré un peu trop fort. Inwë était, elle, partie chez Tata Fin en lui souhaitant un bon courage. Et il lui en faudrait. Le mot était pour Apa, et ce n’était pas pour de bonnes nouvelles, c’était jamais de bonnes nouvelles. Mais il prendrait son courage à deux mains et assumerait, mais ça allait être dur. Le garçon finit de descendre quelques marches, et se dirigea vers la forge. Le printemps allait bientôt arriver, ça se sentait, même s’il faisait encore un peu frais, l’air était doux. Un sourcil interrogateur accompagné d’un léger sourire accueillit son arrivée.  Sans plus de cérémonie Altariel tendit le mot devant lui et attendit.

-Encore ?

Apa prit le mot et le lit. Il était convoqué par la directrice dès le lendemain dans la matinée. Le forgeron leva l’œil du mot qu’il tenait entre ses mains. Altariel regardait avec la plus grande attention, les ongles de son père, même s’ils n’étaient pas vraiment existants, ils étaient plutôt soignés pour un forgeron. Les doigts bougèrent, claquèrent, et Altariel du regarder son père dans l’œil, père qui soupira.

-Altariel Audenarde, qu’est-ce qui s’est passé cette fois encore ? Vous avez lâché des grenouilles dans la cour ? Changé la purée en chocolat, ou les brocolis en autre chose ? Ne me dite pas que vous avez encore transformé un camarade en animal parce que là.


-N’on n’a pas fait des bêtises. Et n’en plus c’est même pas pour Inwë, c’est que du moi sur le papier.

-Que toi ? Comment ça, que toi ? Bon, ça en fait au moins un sur deux de sauvé remarque…

-Ca n’est pas du drôle.

-Si, mais tu n’as aucun humour. Tu me jure en tout cas que ce n’est pas une bêtise quelconque ? Que je ne vais pas découvrir la directrice avec des cheveux en serpent ?

-Promis Apa.

Par la suite, Altariel avait passé une soirée plutôt tendue. Apa n’avait pas demandé ce que cachait la convocation, il verrait demain, pour une fois que c’était une surprise. Avant de se coucher Apa les mesura, il voulait voir leur taille, il avait oublié de le faire le mois dernier, à leur anniversaire pour voir de combien ils avaient grandis. Inwë se prêta le jeu et essaya de tricher en se mettant sur la pointe des pieds, et Altariel se mit contre le mur simplement, n’en menant toujours pas large par rapport au mot de la directrice. Après avoir mesuré et calculé dans sa tête Apa leur annonça qu’ils avaient pris en un an et un mois 45 centimètres pour Inwë, et 48 pour Altariel. Altariel était le plus grand, il mesurait quatre-vingt quatorze centimètres, et Inwë faisait quatre-vingt dix centimètres. Altariel demanda timidement à faire mesurer Krispy. Le rongeur faisait 16 centimètres, et Inwë avait insisté pour mesurer Adma, ce qu’elle fit elle-même vu que personne d’autre ne le pouvait. Elle afficha un fier quarante centimètres du museau à la queue, mais précisa qu’elle était bien plus grande réellement.
Altariel mesura Apa, tout en étant porté par lui pour être assez grand. Inwë mesura des plantes, et les enfants voulurent même aller mesurer Tata Fin, Tata Cer’ril, Tonton Uriel… Mais leur père refusa, expliquant qu’il était l’heure de manger et de se coucher.

Quand Apa les amena à l’école, la convocation revint à l’esprit du petit garçon qui marchait moins vite. Déjà qu’il n’avançait pas avec enthousiasme, là, ça l’achevait. Inwë elle parlait avec une copine, Elwyne qui prenait la même route qu’eux et qui les rejoignait chaque matin.
Tout le monde alla en classe, Altariel aussi, alors qu’Apa était emmené par la directrice dans son bureau. La matinée passa. L’après-midi terminé, les enfants eurent la surprise de voir qu’Apa venait les chercher. Il déposa Inwë à l’auberge de Tata Fin, et rentra avec Altariel parce qu’il avait à lui parler. Assis sur le canapé, Apa ne se fâcha pas, comme l’avait pensé le petit garçon.

-La directrice m’a expliqué que tu ne travaillais plus du tout en classe. Que tu embêtais tes camarades, et qu’en plus tu ne faisais pas tes devoirs. C’est vrai ?

L’œil bleu se posa sur le petit rouquin qui ne répondit que par un hochement de tête, n’osant pas regarder vers le haut, de peur de l’expression de son père. Même pas fâché, Apa ne devait pas être souriant.

-Donc quand vous faites vos devoirs avec Inwë, tu ne les fais pas réellement, et tu me mens quand tu me dis que tu les as fait et finis ? Tu sais que ce n’est pas bien de mentir, parce qu’on finit toujours par savoir la vérité.

Altariel se mordilla un peu la lèvre, encore moins à l’aise qu’avant. Il croisa ses pieds et tortilla ses orteils dans ses chaussures.

-Dès aujourd’hui, je te ferais faire tes devoirs moi-même, et pour avoir perturbé les cours, je te prive de sortie et de goûter chez Tata Fin jusqu'à ce que tes notes remontent. Et je ferais ça à chaque fois que je saurais que tu as recommencé. A la sortie de l’école, tu viendras à la forge, et tu apprendras tes leçons là-bas, après dîner au lieu de jouer on fera tes devoirs. Quand la semaine de punition sera finie tu pourras retourner chez Tata Fin après l’école avec ta soeur, mais on fera toujours tes devoirs le soir. Tu as compris ?

Son père lui fit lever les yeux d’un geste de la main, et Altariel, jouant avec ses lèvres, hocha encore une fois la tête, déglutissant. Il était privé de Tata Fin et de sortie, c’était horrible pour lui. Elle n’aurait pas pu tenir sa langue la directrice au lieu d’aller tout dire.

-Je ne te demande pas d’avoir les meilleures notes du monde à l’école, mais de travailler sérieusement. Si tu veux devenir pilote d’Aéronef un jour, tu devras étudier, on  ne devient pas pilote simplement en le voulant. Tout comme Inwë devra travailler si elle veut devenir dragonnière. Même si pour elle il faudra aussi qu’un dragon la choisisse.

Après ça Apa lui demanda de lui montrer ses cahiers, dans lesquels ils n’y avaient pas grand-chose d’écrit, mais beaucoup de gribouillages. Ses premières punitions à la forge seraient de recopier les leçons du cahier de sa sœur, pour tout avoir, puis de les apprendre. Une semaine sans sortir jouer et sans prendre de goûter chez Tata Fin, ça lui sembla affreusement long, d’autant qu’il commençait à faire un peu moins froid et un peu plus beau, mais il s’appliqua à faire sa punition, suivit en classe sans rien faire de mal, pour éviter d’être encore punit.

 
***
 
-Ze veux une épée !

-Qu-Comment ?

-Ze veux une épée ! La ragonnière, dans mon livre, elle a vaincu ses méchants z'ennemis avec sa terrible épée z’en plus de son ragon, donc si ze veux z’être une ragonnière, il faut une épée z’à moi !

C’était le matin, avant l’école. Apa n’avait pas encore bu le truc noir et pas bon qu’il avalait chaque matin, et Altariel lui était somnolant devant son chocolat chaud et son jus d’orange. La petite fille elle, était réveillée, habillée et coiffée pour la journée avec sa petite robe violette courte et un caleçon noir, ses bottines déjà lacées. Elle était toujours la première habillée, coiffée, préparée. Après tout elle était une princesse en plus d’être une ragonnière, il faut qu’elle soit belle en toutes occasions. Elle était debout, bien campée sur ses jambes et faisait face à son père, un grand sourire aux lèvres et des étoiles dans les yeux. L’œil d’Apa se ferma, et il se le frotta un peu, pour se réveiller.

-Inwë, d’une il est trop tôt pour qu’on en parle clairement, de deux, tu es trop jeune pour avoir une épée voyons.


-Mais non, la z’héroïne de mon livre a apprendu quand elle n’a eu 12 ans, c’est du zeune douze z’ans ! Et puis c’est quand on est tout zeune qu’on n’apprend le mieux nous z’a dit la maitresse.

-Mange tes tartines, ce n’est qu’un livre ce n’est pas vraiment la réalité. Si tu veux on en reparle ce soir, quand on sera réveillé hein ?

-Pfff... D’accord.

Toute la journée à l’école, elle ne parla que de ça. A la maîtresse, à ses amis, à Adma, avec altariel. Son frère pensait comme elle, elle devait avoir une épée, c’est sûr. Lui en revanche ne savait pas trop si il en voudrait une, pour le moment, ça n’était pas urgent, il lui faudrait d’abord un bateau alors une épée... Ses amies, elles, ne savaient pas trop, pourquoi une épée ? Elle pouvait avoir des robes encore plus jolies avant non ? Chez Tata Fin, ce fut la grande question, le grand débat. Le seul sujet de conversation valable même.

-Par contre, ze n’hésiterais pas z’une seconde, une épée qu’on tient qu’avec une main, z’assez longue quand même pour n’avoir du porté, avec de zolies gravures dessus le long de l’arrete, tu sais le truc creusé au milieu du métal.

-Et bien, tu m’as l’air de t’être informée Inwë.

-Oui ! Ze me suis informaté Tata Cer’ril, et ze sais z’exactement quoi que ze veux, n’et ze veux que c’est Apa qui me la fasse, elle sera tellement belle si c’est Apa qui l’a fait. On z’en parle ce soir.

-Il n’a pas trop l’air qui va dire oui.

-Il va falloir que ze le convaincre, mais ze n’y arriverais ze le sais, Elwyne elle dit toujours que les garçons ça dit oui si on fait des arguments et des yeux qui font les papillons. Adma, elle dit, elle que ze devrais n’attendre un peu parce que ze suis zeune, mais z’ne veux pas trop n’attendre quand même, t’en dis quoi toi Tata Cer’ril ?

-Je pense que le meilleur moyen de le convaincre, ce serait que tu apprennes à manier une épée, en bois pour commencer. Une fois que tu sais t’en servir et que ce n’est donc pas dangereux, tu lui prouveras que tu sais faire attention avec une épée, donc que tu peux en avoir une véritable. Ça marchera mieux que de juste dire « Je veux !! » en papillonnant des yeux.

-C’est pas du bête ce que tu dis. C’est comme Léanor qui voulait z’un n’animal et qu’on lui a prêté Krispy, il a montré n’a ses parents qu’il pouvait s’occuper d’un n’animal tout du seul… C’est zénial ton conseil ! Merci Tata !!

Inwë attrapa Cer’ril au vol pour lui faire un gros baiser sur la joue. Si elle prouvait qu’elle pouvait, Apa serait impressionné et ne pourrait plus dire un non. Le soir venu, pendant qu’ils mangeaient –des tagliatelles, avec du saumon, de la crèmes et quelques poireaux, en dessert c’était du flanc-, Apa lança le sujet le premier, sachant qu’il n’y réchapperait pas.

-Inwë, pour ton épée, je ne pense pas que ce soit une bonne-


-Ne te fais pas du soucis pour ça Apa, ze ne sais que tu ne veux pas parce que ze n’ai zamais n’eu d’épée et que tu crois que ze ne peux pas n’avoir d’épée sans que ze n’ai eu une épée, enfin, sans que ze ne sache utiliser n’une n’épée. Alors ze propose qu’on marchande et que moi ze n’apprenne à épéiser, et toi quand ze vais savoir n’épéiser, et bien tu me fabrique mon n’épée. Tu n’en pense du quoi ?

Apa restait un peu figé, surpris, mais avec un sourire qui se dessina sur son visage. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui dise ça, sans se battre et céder finalement à ses conditions. Il inclina un peu la tête.

-Et bien, je ne m’attendais pas à une proposition aussi sérieuse, et réfléchie. Face à ça, je ne peux que dire oui, dès que tu sauras tenir une épée, et en prendre soin, je te fabriquerais ta lame. Mais pas tout de suite, tu es encore trop jeune pour ça, et je ne veux pas que ça t’empêche de continuer à travailler à l’école.


-Promis zuré !!


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Inwë
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MessageSujet: Re: Dix-Huit de l' Allée de la Branche d'Argent; Chez Rhys et les Jumeaux   Mer 30 Oct - 16:33

-Alleeeez ! Dis nous le !
 
-On dit, dis-le nous, c’est plus correct. Et non, c’est une surprise, si je vous le dit ça n’en est plus une.

Ils avaient passé la journée à la maison, à dessiner, lire, faire des devoirs de vacances. Apa les avait lavés plus tôt que d’habitude et leur avait demandé de s’habiller comme ils le voulaient, mais joliment s’il vous plait. Inwë avait alors prit sa robe de princesse. Bleue claire, avec des petites fleurs roses qui étaient sur les manches courtes et sur le bas de la robe, elle passa un faux plastron par-dessus pour le côté guerrière, ajusta sa couronne. Altariel lui prit un pantacourt noir, une veste ample ivoire, un gilet de cuir marron, il mit ses gants bruns. Un vrai capitaine de bateau kivole, qui en fait était un aéronef.
Apa lui aussi était tout bien habillé et avait rigolé en les voyant comme ça, mais pas pour se moquer avait-il dit, mais parce qu’il savait qu’ils seraient habillés comme ça. Là ils étaient chacun au bout d’une main de leur père, cherchant à savoir où ils allaient, pourquoi ils y allaient, parce que tout ça, le bain, les vêtements jolis, la ballade, c’était louche.
Il y avait dragon sous caillou.

 
-Tu nous emmènes voir un Ragon, un vrai ?!
 
-On va voler dans les airs ?!
 
-Encore plus mieux, z’on devient les nouvelles roi et reine de z’ici ?
 
-Non, non, et encore heureux que non. Et on dis les nouveaux roi et reine.
 
-Hey, c’est l’ilamarine de Tonton Uriel ! On va le voir dis ?
 
-Oui, pourquoi pas, mais il faudra aller à la surprise après hein ?
 
-Bien sûr !
 
Les enfants tirèrent presque leur père, impatients de se montrer à Tonton Uriel, qui serait sûrement éblouit par leur beaux vêtements. C’était sûr, et certain. Et après ils iraient à la surprise, Tonton pourrait peut-être venir jusqu’à là-bas avec eux qui sait, quoi que c’était leur surprise à eux tous seuls… Il faudrait qu’ils y réfléchissent sérieusement. Le temps de se dire tout ça, ils étaient devant la porte qui n’était pas fermée, Apa nota que c’était très étrange.
Ils entrèrent tous les trois, appelant Tonton Uriel, qui ne répondait pas. Apa emmena les enfants vers le salon, où leur Tonton devait faire simplement une sieste en ayant oublié de fermer la porte. Il était un peu bête de faire ça non ? Mais bon, c’était Tonton Uriel, il était un peu spécial parfois mais gentil dans le fond.
Il faisait noir dans le salon, et d’un seul coup la lumière s’alluma et Tonton Uriel sauta de derrière son canapé avec Tata Fin, Tata Cer’ril, Tonton Gogram, Tonton Nef, en criant un grand « Surprise !! ».

Inwë et Altariel sautèrent de surprise, puis crièrent de joie en riant à moitié. Elle était là la surprise, et pas ailleurs, et vu toute la décoration, c’était pour leur anniversaire. Ils avaient presque oubliés en plus !
Ils sautèrent au cou de tout le monde, Inwë ne se lassant pas de dire en passant un « elle est jolie ma tenue hein ? » à toute personne qu’elle embrassait. La fournisseuse de bonbon de tonton Nef lui avait donné des bonbons, des chocolats, et de la guimauve pour les jumeaux. Dont une partie était au menu du goûter-dîner d’anniversaire.
Le goûter commença par un jeu de mime, chacun devrait mimer un lieu, un métier, ou un animal et le faire deviner aux autres. L’imitation d’Earthae d’Apa fut mémorable, tout comme celle d’une Virvienne par Tata Fin. Par contre, quand tonton Uriel du imiter le travail de pêcheur, il avait eu l’air ridicule. Puis le dîner, composé de ce que les jumeaux préféraient. En entrée, des petits trucs à grignoter. Du fromage, des tranches de saucisson, de jambon cru, des petites tomates cerises –ils aimaient ça les tomates cerises-, et même des crevettes. En plat, un rôti d’Earthae, couvert de moutarde et de miel, avec une purée de pomme de terre et de patate douce, et des haricots verts pour ceux qui voulaient. Et en dessert, le fameux fondant au capoué, avec des framboises et sa crème elfique à la vanille.
Bien sûr, le gâteau avait été apporté sur une chanson de bon anniversaire, avec trois bougies roses, et trois bleues. Un groupe de bougies pour Inwë un pour Altariel. Ils fermèrent les yeux pour faire un vœux, soufflèrent ensemble, et toutes les bougies s’éteignirent d’un coup. Et là, ce fut le moment qu’ils préférèrent, les cadeaux !

Les papiers furent déchirés très vite, dévoilant le cadeau de Tonton Uriel. Une armée de soldats animés par enfants. Une Blanche pour Inwë, avec surtout des fantassins, des archers, et deux dragonniers. Et une bleue pour Altariel, qui était surtout une armée volante, avec trois aéronefs, et des cavaliers au sol. Tout ça promettait des batailles épiques, sans pitié. Tonton Gogram compléta la collection avec des extensions des armées, toujours dans les mêmes couleurs. Tonton fin leur fit deux cadeaux. Une épée en bois peinte comme une vraie pour Inwë, des goggles pour Altariel, et un livre animé sur les légendes d’Inwilis. Tata Cer’ril lui, offrit de jolies parures de bijoux à Inwë. Collier, bracelet, bague et boucle d’oreille, un des ensemble était fleurit un peu rose, l’autre de couleur bleue avec des petites pierres pendantes, et le dernier plein de breloque. Ce dernier plu particulièrement à la petite qui le mit tout de suite, et qui voulut tout mettre finalement avant de se rappeler qu’elle n’avait pas encore de trou pour les oreilles et elle demanda alors à Apa quand est-ce qu’elle irait. Altariel lui eut une chaine argentée, et des vêtements assez élégants.
Apa leur offrit de nouvelles chaussures, une nouvelle maquette de bateau volant pour Altariel, une figurine de dragon miniature à peindre et animé pour Inwë, et à chacun une gourmette, avec leur nom, et leur date de naissance, qu’il avait fabriqué lui-même et dans laquelle il y avait deux pierres, une bleue et une verte dans laquelle il avait mis magiquement des images d’eux bébés.




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MessageSujet: Re: Dix-Huit de l' Allée de la Branche d'Argent; Chez Rhys et les Jumeaux   Mer 26 Nov - 15:14

Altariel secoua la tête pour enlever de l’eau de ses cheveux. Il pouvait faire ce qu’il voulait avec eux, les faire courts, longs, rouge, noir, là, il restait sur son idée de les garder un peu long, et roux, comme un écureuil, ou le pelage de Krispy. Apa l’enveloppa dans une grande serviette toute moelleuse, et le posa sur une sortie de bain. Frotté dans tous les sens pour le sécher, le garçon rit quand son père passa sous ses bras et sur ses cotes.
Un caleçon propre, son pyjama, et hop, il était paré pour dîner, jouer un peu puis dormir. Apa se leva, et rinça la baignoire avant d’appeler Inwë. C’était son tour d’aller au bain. La fillette arriva, bras croisés, l’air déterminé de ceux qui avaient quelque chose à dire.


-Apa, faut qu’on discucte toi et moi.

-Qu’on dis-cu-te, oui, je t’écoute ?

-Atta assois toi.

-La fillette pointa de la main un petit tabouret qui servait à Apa pour s’assoir quand il les lavait, ou aux enfants pour se faire couper les cheveux sans qu’ils bougent trop, enfin surtout à Inwë de ce point de vue-là vu que Altariel il avait les cheveux qui faisaient ce qu’il voulait.
Inwë elle resta debout, bras croisés, l’air grave.


-Apa, il arrive à un moment de la vie d’une zeune damoiselle, qu’elle soit princesse, ou ragonnière, une n’elfe, une n’humaine ou d’autres trucs, sauf peut-être les sirènes, faut que ze me renseigne tiens...

-Elle avait mis le doigt sur sa bouche, l’air songeur, Apa, lui, la regardait avec intérêt, mais surtout une petite lueur amusée dans le fond de l’œil.

-N’enfin bref, il faut qu’on songe z’à ma tintimité personnelle.

-Tin-tintimité ?

-Oui, la tintimité, celle qui fait que tu n’as pas z’envie qu’on voit tes fesses, z’ou toute nue parce que ça te gène.

-Aaaah, l’intimité. Déjà ? Enfin je veux dire, tu es encore une petite fille.

Elle soupira profondément en levant les yeux au ciel, puis secoua la tête, affligée. Elle joignit ses mains derrière son dos, et commença à faire les cents pas, résolue à devoir tout expliquer à Apa qui apparament ne comprenait rien du tout.

-Apa, tu sais, ze ne serais pas tout le temps z’une petite fille. Ze grandis, et pis mon corps il change, ze qu’il fait que ze devient z’une grande fille. Et z’une grande fille, ça montre pas ses fesses, même à son Apa. Ze voudrais pas que tu te sente mal, mais va falloir que tu me laisse prendre ma douche toute zeule. D’accord ?

-D-d’accord, oui. Tu sais où se trouve le gant, le savon, le shampoing, attend je te sors une serviette.

Inwë prit la serviette et posa sa petite main sur celle d’Apa, lui souriant avec tendresse et compassion.


-Ca va z’aller Apa, j’fermerais pas z’à clef si ça peut te rassurer.

- Merci...

***

A pas de loup, pour ne pas réveiller sa sœur qui dormait profondément, Altariel se dirigea vers la chambre de son père. Il savait qu’Apa dormait aussi, il pouvait se reposer aujourd’hui, la forge était fermée, mais il fallait qu’il lui parle, de fils à père, de garçon à monsieur. Il ne voulait pas qu’Inwë le sache, ou risquer que dans la journée ce ne soit pas possible de parler à cause de gens qui seraient venus.
Krispy le talonnait, comme un petit chien, sauf que c’était un rongeur gros comme une balle et qui ne bavait pas partout. Par contre il perdait ses poils.
Le garçon entrouvrit la porte de la chambre, doucement, Apa dormait encore, il faudrait le réveiller avec douceur, et il savait comment faire. Son ombre était déjà partie dans la cuisine avant qu’il sorte du lit pour venir jusque-là, et préparait le café de son père, ainsi qu’un verre de jus de pomme, et quelques tartines beurrées. Le plateau était amené, semblant flotter dans les airs, mais en réalité l’ombre de l’objet était portée par l’ombre du garçon qui remercia cette dernière avant d’attraper le plateau et qu’elle ne refasse qu’un avec ses mouvements.


-Apaaa ?

Son père grogna un peu et se tourna dans son sommeil. Il ne portait pas son bandeau la nuit, mais ça ne le dérangeais pas que les enfants voit son œil, parce qu’ils s’en fichaient, c’était cool comme cicatrice. Et puis c’était leur père, ils l’aimaient quand même.
L’odeur du café sembla avoir son petit effet, titillant le nez d’Apa qui frémit et ouvrit l’œil. Il cligna plusieur fois avant d’ouvrir la bouche pour bailler, et enfin parler.

-Qu’est-che qu’ilya ? T’as fait un cauch’mar ?


-Non, j’ai... J’ai des trucs à te demander...

-Peut pas attendre plus tard ?

-Non, j’veux pas qu’on sache ce que je te demande...

-Grimpe, mais laiche moi cinq minutes pour m’réveiller...

Altariel posa le plateau sur la table de chevet, puis grimpa là où son père lui avait fait une place, ce dernier s’étant assis en tailleur. Ce dernier l’entoura d’un bras et calla sa tête sur la sienne le temps d’émerger totalement. Son œil se posa sur le plateau qu’il semblait venir de remarquer.

-C’est pour moi ? Ch’eest gentil.


Baillant, il tendit le bras pour attraper sa tasse de café et en bu une gorgée, puis une seconde. Il donna son verre de jus de pomme à Altariel, et mangea une tartine.

-Bon, alors, qu’est-ce que tu veux me demander que tu ne veux pas que les autres sache ?


-Ben... Des trucs, de garçon. Sur les filles, sur le...

-Aaah ! Ah.


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Altariel
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MessageSujet: Re: Dix-Huit de l' Allée de la Branche d'Argent; Chez Rhys et les Jumeaux   Mer 7 Sep - 15:57

Inwë et Altariel soupiraient. Ils étaient assez grands à présent pour rentrer seuls de chez Tata Fin à la maison après l’école, et aussi assez grands pour se poser une question, la même depuis plusieurs nuits, et là ils n’attendaient que leur père pour le confronter et lui poser cette fameuse question. Inwë avait fini son travail et caressait Adma, en regardant par la fenêtre. Altariel, lui, caressait Krispy en regardant la porte. Il ne suffisait que d’un signal, et ils tiendraient leur proie entre leur main. Apa pointa le bout de son œil dans leur rue, et lorsqu’il ouvrit la porte, il trouva deux enfants, assis face à l’entrée, l’un caressant son gros rongeur roux, l’autre assise les jambes croisées, caressant le vide et l’air grave. Leur père ne dit rien, et posa ses affaires doucement, comme si le moindre geste brusque allait les faire se jeter sur lui comme deux bêtes affamées et avides de chair humaine.

-Bonjoouur ?

-Apa, dis-nous, où est notre maman. Et qui c'était aussi.

Apa sembla perdre toutes ses couleurs face à cette question posée de manière abrupte par Altariel, comme s’il venait de recevoir une eau glacée dans le dos, et resta figé dans son action d’avancer. Il resta comme ça plusieurs secondes, si bien qu’Inwë enchérit avec beaucoup de douceur, comme elle savait le faire :

-On sait que c’est un peu brutal comme retour, mais va bien falloir que tu le dises. Et comme quand on fait d’autres choses et qu’on te demande, tu évites la question, là tu ne peux pas.

-On a le droit de le savoir, tu le sais, on est assez grands maintenant pour savoir c’est quoi notre histoire.

-T’inquiète pas, c’est pas parce qu’on demande ça que tu seras plus notre Apa après. C'est juste qu'on se souvient de choses mais...  

-Mais on est pas sur de si c'est vrai ou pas.

Déglutissant et soupirant à la fois, leur père se dirigea vers le canapé, et s’y assit, ne disant toujours rien. De nouveau il inspira fort, puis expira fort. Les enfants se posèrent chacun à côté de lui, et attendirent, sachant qu’il devait quand même avoir besoin de reprendre ses esprits, et de temps pour se remettre de « l’attaque » portée par les jumeaux dès son arrivée. Mais depuis le temps qu’il se défilait, il devait se douter qu’il n’avait pas vraiment le choix, et qu’un jour il ne pourrait plus fuir devant la question. Lorsqu’il rouvrit l’œil il commença alors à leur raconter.

-Alors. Bon. J'aimerais que vous ne m'interrompiez pas, c'est une histoire assez... Complexe comme ça.

Les mains de Rhys se tortillaient un peu quand il racontait et les enfants eux restaient immobiles, s’empêchant presque de respirer pour ne pas interrompre le récit. Même Krispy se tenait à carreau.

-J'ai rencontré votre mère dans une caravane en partance pour Nargoryth. A l'époque j'allais faire affaire avec les mineurs du coin, et j'avais un travail à accomplir pour la guilde locale, enfin bref.

Inwë et Altariel se tenaient sagement près de leur père, écoutant ce qu'il avait à leur dire. Ni l'un ni l'autre n'avait songé à interrompre leur père, même s'ils savaient qu'ils auraient des question sur leur mère, ils n'auraient rien dit tant que le récit ne se serait pas arrêté. Ils avaient eu assez de mal à obtenir une vraie réponse pour ne pas l'interrompre.

-Il y avait votre véritable père aussi, mais je l'ai simplement aperçu, je ne sais même pas son nom. Notre caravane a été attaquée, et votre père emmené, j'ai évité à votre mère le même sort. Elle vous attendait déjà depuis deux trimestres et elle s'est retrouvée seule sans vraie maîtrise de la langue locale. Je n'ai pas pu la laisser et je suis resté avec elle.

L'oeil bleu de Rhys brillait d'une lueur nostalgique. On sentait dans sa voix que l'attaque ne l'avait pas tant marquée, mais que la détresse de leur mère si. Altariel s'imaginait bien que voir quelqu'un qui avait tout perdu, enceinte et désemparé ne devait pas être quelque chose qu'on oublie si facilement.

-Elle est venu vivre avec moi et vous êtes arrivé trois mois plus tard dans la maison qu'on louait. J'ai pas eu le temps d'aller chercher une sage-femme, tu es arrivé trop vite Altariel, et Inwë, tu as suivi très peu de temps après. Vous étiez si petits, et j'ai pu voir que Nivarel, votre mère, avait de nouveau une très bonne raison de se battre dans la vie.

Apa leur expliqua alors les premiers mois de leur vie. Les nuits blanches, les crises de nerf pour les endormir. Certains détails, les enfants s'en souvenaient, avaient un souvenir flou. Mais Altariel le sentait, il voyait presque de plus en plus nettement le visage de leur mère, et son sourire. Rhys et elle étaient devenus amis, très bons amis. Il l'avait aidé comme leur véritable père l'aurait fait, la soutenant. Bon ils avaient eu des coups de gueule aussi, mais qui n'en avait pas.

-Puis un soir, j'étais sortit et quand je suis revenu la maison était effondrée. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je sais que vous étiez tout deux indemne. Je n'ai pas pu sauver votre mère, et je n'avais pas le coeur à vous laisser dans un orphelinat, alors je vous ai pris avec moi.

( Suite ici : http://inwilis.heavenforum.org/t1363-debut-des-embrouilles-pv#23932 )


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