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 Arrivée dans sa nouvelle maison

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Inu
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MessageSujet: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mar 8 Oct - 17:26


Le voyage jusqu’à sa nouvelle maison se passa bien. Inu avait été habillé avec les vêtements de la sœur de son nouveau maître, et il devait admettre qu’il se sentait moins petit dedans et plus couvert également. Les vêtements étaient doux au toucher et sur la peau, ils sentaient le tissu et la lessive de qualité, et lui permettaient de bouger sans trop de contrainte au niveau des bras ce qui était un plus. Par contre ses jambes c’était une autre histoire, c’était plus contraignant que la chemise d’avant qui ne les couvrait pas vraiment, et lorsqu’on l’installa en amazone sur le cheval de son maître, il eu le reflexe de s’agripper à Jahangir, ce qui ne sembla pas le déranger. Mais Inu ne se sentait pas à l’aise dans cette position, il était habitué à chevaucher devant Mikhail mais de manière normale, et espérait qu’à l’avenir il puisse monter comme avant, s’il fallait refaire du cheval sur la route.

Le bruit de l’aéronef lui fut familier, tout comme les odeurs entourant le port aérien. Il avait déjà empreinté ce genre de transport, et lorsqu’il fallut monter sur le pont, Jahangir l’aida à ne pas trébucher sur les petites baguettes qui se trouvaient sur la planche. Le limier savait qu’elles s’y trouvait, mais pas où, l’aide de son nouveau maître lui fut utile pour éviter de se prendre les pieds dedans, surtout que les chaussures étaient différentes de celles qu’il portait d’habitude, en bois, un peu hautes, mais pas trop. L’aide n’était pas sans lui rappeler celle de Mikhail lorsqu’il était avec lui, à arpenter le sud afin de retrouver ceux qui étaient la cible de leur contrat et qu’ils finissaient toujours par retrouver. Qu’est-ce que ferait le limier maintenant ? Quelle serait son attribution au sein de la maison Qiang Sung ? Il ne savait pas faire d’autres choses que de traquer, sentir et goûter, il ne serait pas très utile au ménage, en cuisine, pour des travaux manuels. C’était tout juste s’il savait manger avec une fourchette, que pourrait-il faire. Il ferait bien sur de son mieux pour satisfaire les désirs de son nouveau maître, et effectuer toutes missions qu’il lui donnerait, mais savait qu’il ne serait pas des plus efficaces dès le début, et ça l’angoissait déjà, ne pas réussir.
Ils avaient été accueillit par le capitaine apparament, un homme qui passait tant de temps sur l’aéronef, qu’il en avait l’odeur, mêlée à celle de tabac, d’épices morniennes. Son maître ne lui parla pas comme il avait parlé avec les serviteurs de l’auberge où ils avaient été, il était bien plus détendu, sa voix et son odeur en témoignait. C’était le jour et la nuit presque.
Jahangir lui fit faire le tour de la cabine, pour qu’il puisse se déplacer dedans sans trop de problème. Il lui indiqua que les meubles étaient fixés eu sol, et qu’il n’y aurait aucun changement hormit une chaise ou deux dans le passage. L’aveugl pu faire le tour aider une première fois, puis seul. Il reçu l’ordre de ne pas sortir, pas sans Jahangir avec lui. Il hocha la tête. Ils seraient dans cet endroit une semaine, pendant laquelle Inu n’avait rien de spécial à faire à par rester dans la cabine. Il hocha une seconde fois la tête. Puis une fois seul dans la cabine, il en refit le tour, touchant longuement le bois des meubles, sentant les recoins de la pièces, comptant les pas le séparant du lit et de la table, de la table à la porte, de la porte au lit. Une fois qu’il se sentait sur de savoir, il allait s’assoir sur le lit, et s’y endormait, récupérant le sommeil qu’il n’avait pas pu avoir. Ou il restait allongé, et parlait à Mikhail, enfin à son absence. A Isil aussi, lui racontant ce qui lui était arrivé, ce qu’il se passait. Il espérait qu’elle aille bien, elle devait avoir la chance d’être encore en vie contrairement à Mikhail. Quelque fois, Oshia, l’élémentaire de son maître venait lui parler, de tout et de rien. Lui demandant s’il allait bien, comment il se sentait, lui parlant de tout et de rien aussi. Inu s’était un peu ouvert, lui faisant par de l’appréhension qu’il avait à l’idée de ne pas remplir les missions que lui confierait Jahangir à l’avenir, appréhendant d’échouer, de déplaire. Oshia l’avait rassuré, même s’il ne savait pas ce que serait ses attributions une fois arrivé dans la demeure des Qiang Sung , il lui serait accordé un temps d’adaptation.

Jahangir, il ne lui parlait pas beaucoup, juste pour savoir des choses importantes, rien de superflu, pas de grandes discussion comme avec Oshia. Mais il avait quand même toujours ce reflexe de le guider par le bras et de faire un peu attention à lui lorsqu’ils étaient ensemble. Inu avait sentit un soir qu’il n’était pas totalement endormit lorsqu’il avait prit son bras, mais son maître n’avait rien dit, alors il n’avait pas lâché, et avait gardé cette habitude de coller Jahangir la nuit, ayant au moins sa joue en contact avec sa peau.
Une fois revenu sur le sol, il avait fallut reprendre le cheval. Inu avait été gratifié d’autres vêtements de prêt, notament de tenues bien plus pratiques pour ce genre d’exercices, comme celle qu’il portait, composées d’un pantalon de coton à la coupe droite, doux, d’une tunique lui arrivant à mi cuisse en soie et brodé, sans manche avec une fermeture sur le col, fermée par des ficelles tressées, et toujours les chaussures qu’il avait eu au début. Lorsqu’il fallu remonter sur le cheval, il surprit en montant seul, refusant poliment l’aide qu’on lui proposait, s’appuyant seulement sur le sol pour aller sur la selle, puis il attendit que Jahangir monte à son tour. Il savait monter, mais bien sur il ne savait pas diriger, il n’y avait que Thunder, le laurëcaras du Dresseur, sur qui il avait pu monter seul, car l’animal avait été dressé lui aussi afin de savoir se diriger sans aide. Ils prirent la route d’une autre port, fluvial celui-ci. Une fois sur le bateau, Oshia fut plus présent que jamais, dans son élément dans l’eau du fleuve, et grâce à lui le voyage dura apparament moins de temps que prévu, au plaisir de Jahangir et de sa sœur. Le reste du trajet se fit à cheval, et dura quatre jours. Ce n’était pas très longtemps, surtout qu’ils avaient prit le temps de faire le chemin, ne galopant pas à bride abbattue tout le jour et une partie de la nuit.
Le soleil chauffait sa peau alors qu’ils arrivaient dans une ville. Oshia lui indiqua qu’ils étaient arrivés tout court, que c’était ici qu’était le fief des Qiang sung. Sentant l’air, il exposa un peu plus son visage au soleil, appréciant sa chaleur, la fraicheur aussi de la brise qui soufflait. C’était là qu’il vivrait à présent, dans la demeure des Qiang Sung, où il passerait avec un peu de chance le reste de sa vie. A moins qu’il ne soit revendu parce qu’il ne faisait pas l’affaire, auquel cas il devrait s’adapter à un autre endroit. L’étalon s’arrêta, l’escorte aussi. Ils devaient être arriver à destination, dans la demeure même des Qiang Sung. Des gens arrivèrent, pour prendre soin des montures, des bagages. Inu attendit que Jahangir descende, pour lui aussi poser pied à terre, et attendit qu’il le dirige, ce qui était devenu une habitude à par entière


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Jahangir Qiang Sung
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Lun 14 Oct - 18:16

Hitokage, Jahangir était enfin chez lui. Le noble passa les lourdes portes qui fermaient ce coté-ci des haut remparts qui encerclaient la ville. Le voyage avait été tranquille, et Jahangir et son escorte ne revenaient pas harassés, mais joyeux. Ses hommes d'armes avaient commencé à se dérider, à parler plus fort et à rire. Ils étaient en territoire conquis, mais cela n'empêchait pas les deux gardes qui collaient aux basques de leur maître de rester vigilant, la mine mauvaise. Personne ne s'étonna de le voir passer avec un jeune homme aux cheveux blancs et aux yeux bandés. Ils traversèrent la capitale impériale jusqu'à atteindre son centre, dans les plus vieux quartiers. A l'approche de la demeure des Qiang Sung, le portail de bois s'ouvrit, laissant passer le maître de maison. Les chevaux pénétrèrent dans une large cour sablée, bordée par les pavillons de la maison Qiang Sung. Derrière les toits pointus des pavillons, les feuillages des arbres du jardin. Les serviteurs sortirent des différentes maisons pour les accueillir. Jahangir démonta, passant les rennes de sa monture au palefrenier qu'il le salua chaleureusement :

-Seigneur Qiang Sung ! Comment s'est passé votre voyage ?

-Ah ! Miharna ! Bien, un voyage plutôt tranquille. Sûl Yeon te salue. Voici, Inu, il vivra ici à partir de maintenant.

Le palefrenier, Mornien aux cheveux gris et à l’œil rieur eut un sourire plein de dents, faisant plisser les rides au coin de ses yeux. Lorsque Jahangir désigna Inu, descendu de sa monture juste après le noble, Miharna lui souhaita la bienvenue avec chaleur, lui disant de venir le trouver s'il avait un problème. Inu avait surpris Jahangir en montrant qu'il savait monté, encore un peu, et le jeune aveugle aurait presque réussi à tenir les rennes et à diriger l'étalon Mornien. Le jeune homme n'avait eu aucun mal à supporter les journées de chevauchées, et aucune plainte ne sortit jamais de sa bouche. Le jeune homme avait fait preuve de discrétion, mais aussi de patience, attendant que Jahangir s'occupe de lui. Autour d'eux, dans la cour, les hommes d'armes avaient démontés, et sa soeur était déjà rentrée. A peine s'engouffra-t-elle par la porte d'entrée, que Lysanthir en sortit, vêtu de ses éternelles robes, la bouche masquée, ses cheveux blancs flottants sur ses épaules. Jahangir prit Inu par le bras, un geste qu'il avait pris l'habitude de faire, saisissant sans brutalité le jeune homme, le guidant ainsi, soit en le tenant par la main, presque délicatement, comme s'il avait peur de le casser. Jahangir fit traverser la cour à Inu, lui expliquant où il se trouvait.

-N'aies pas d'inquiétude, tu pourras en faire le tour autant de fois que tu le voudras pour mémoriser ton chemin. Sans compter que Miharna semble prêt à t'aider si tu en as besoin.

Oshia réagit à la présence de l'élémentaire de Lysanthir, Siadnur. Une réaction de joie, comme deux vieux amis se retrouvant. Impossible de lire la moindre expression dans le regard bleu et impassible du Sidhe qui se tenait dans l'encadrement de la porte. Lysanthir inclina la tête pour le saluer, mais la première parole qui passa le masque qui recouvrait la moitié de son visage furent à propos de Sheeshon.

-Ta fille est dans le jardin. J'espère que tu as des cadeaux pour elle, où elle sera déçue.

-Avec Sheeban j'imagine ?

-Tu imagines bien.

-Ne sois pas jaloux, j'ai pensé à toi aussi.

-Tu es trop bon. Et j'imagine que cette charmante personne est l'esclave que tu as acheté à Eiren.

-Il s'appelle Inu. Pour l'instant, il restera avec moi, ou avec Sheeshon. Inu voici Lysanthir, mon bras droit. Il est un peu bougon, mais n'a jamais mangé personne. Du moins à ma connaissance.

Jahangir décocha ce sourire agaçant dont il avait le secret. Lysanthir leva les yeux au ciel, et s'écarta pour les laisser entrer. Le noble aida Inu à se déchausser, sous les yeux ouverts par l'étonnement de Lysanthir qui se contenta de garder le silence, ayant l'habitude de son comportement extravagant. Le pavillon principal était énorme, les intérieurs de style typiquement mornien, avec des sols de parquets brillants, l'odeur de la cire frappant les narines, mélangée aux nombreuses odeurs des plantes et fleurs décorant le hall. Les cloisons des pièces étaient soit des murs, ou bien des panneaux de bois et de papier, comme dans de nombreuses maisons morniens. Les portes coulissantes bougeaient presque sans bruit. Jahangir en ouvrit une première, signalant les changements de pièces à Inu, à voix haute ou bien mentalement. Il fit traverser la maison à Inu, tandis que Oshia trépignait d'impatience. Gagnant le grand salon, Jahangir fit coulisser la porte donnant sur le jardin, à peine fut-elle ouverte qu'un "papa" retentissant lui vrilla les oreilles. Oshia avait déjà jaillit de l'eau du bassin, signalant à sa fille son retour. Sheeban, sa demoiselle de compagnie, s'était levée, et plus mesurée suivait Sheeshon qui avait bondi et arrivait maintenant en courant. Jahangir s'avança un peu plus sur la terrasse de bois qui courait tout autour du pavillon.

-Sheeshon, ma fille, précisa-t-il à Inu.

La jeune femme avait donc bondi, comme un diablotin sortant de sa boite, et sans le moindre respect des convenances, remontant ses jupes et courant jusqu'à lui, rayonnante. Ses cheveux se soulevèrent, dévoilant la moitié brûlée de son visage. Arrivée au bord de la terrasse de bois, Sheeshon sembla enfin remarquer Inu.


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Inu
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mar 15 Oct - 14:53

Resté près de l’étalon duquel il était descendu, Inu s’avança un peu lorsqu’il fut présenté au dénommé Miharna. Ce dernier lui souhaita la bienvenue, chaleuresement, lui serrant la main sans trop serrer, l’invitant à venir le voir s’il avait besoin de la moindre aide, s’il avait la moindre question, il se ferait un plaisir de l’aider. Inu hocha simplement la tête, souriant à l’homme qui se trouvait face à lui, et serrant sa main en retour.
La main de Jahangir glissa un peu sur son bras avant de le prendre, doucement, pour le guider. Sous ses chaussures, Inu sentait le craquant du sable, et son odeur aussi, c’était amusant à entendre, si bien qu’il fit de petits pas rapides afin d’entendre et de sentir le crissement le plus possible. Il écoutait tout de même ce que lui disait Jahangir le long de la route, ils étaient dans la cours d’entrée, il y avait pas très loin les écuries où étaient amenés par conséquents les chevaux, il lui indiqua aussi quand un escalier commença. Quand il le rassura sur le fait qu’il pourrait prendre le temps d’apprendre à connaître les lieux, Inu lui offrit un petit sourire et un hochement de tête. L’odeur d’un autre élémentale se fit sentir lorsque le vent souffla, celle d’un élémental du bois, mêlée à l’odeur d’un être magique. Inu reconnaissait l’odeur d’un lios pour l’avoir en partie sur lui, lui n’était qu’un métis lios, et n’avait pas d’autres caractéristiques que ses yeux aux couleurs mutliples, cette légère odeur et sa voix aujourd’hui disparue. S’il n’avait pas trop changé depuis son enfance, il n’avait pas grand-chose qui de visu faisait de lui un semi-lios, il n’y avait que quand il ouvrait la bouche, où l’on pouvait voir son appartenance. Autant dire que maintenant, ses yeux bandés, sa voix n’étant plus là, il n’avait rien d’un lios.

Les premiers mots du lios ne furent pas des mots de bienvenue comme il y en avait eu jusque lors, mais des informations, notament sur la fille de Jahangir. Ainsi son maître avait une fille, une famille autre que sa sœur, qui impliquait sûrement une femme. Inu se demanda pourquoi cette dernière n’avait donc pas voyager avec eux, peut-être n’était-elle plus de ce monde. Il garda cette interrogation en lui, il n’avait pas à se mêler des affaires de son maître et si ce dernier souhaitait lui dire de quoi il en retournait, il le ui dirait.
Lorsque Jahangir lui présenta Lysanthir, son bras droit, Inu s’inclina, lui offrant un sourire léger empreint de douceur. Il devrait le traiter comme Jahangir, tout comme la jeune fille qui se trouvait dans le jardin. Il eu un léger rire interieur quand Jahangir mentionna que normalement, son bras droit ne mangeait pas les gens, ou s’il le faisait, ce n’était pas devant lui. Le limier tendit son pied lorsque Jahangir le lui demanda, le laissant le déchausser comme il le faisait presque à chaque fois. Ca ne durerait sûrement pas maintenant qu’ils étaient arrivés, il prendrait ses fonctions et son maître reprendrait ses activitées normales, quels seraient ses fonctions il ne savait pas encore, et n’osait pas demander.

La traversée de la maison se fit rapidement, Inu n’arriva pas à analyser toutes les odeurs, il aurait voulu pouvoir s’arrêter dans chaque pièces et sentir, chaque recoin, pour s’impregner des lieux qui seraient sa nouvelle maison et de leurs odeurs. Son maître lui expliqua où ils étaient, s’ils étaient dans un couloir, quelles pièces il desservait, le rassurant toujours sur le fait qu’il pourrait prendre le temps de mémoriser les chemins. Ce qui était sur pour Inu, c’est que le chemin qu’ils empreintaient menait vers de l’herbe, de l’eau, des arbres. Les odeurs trainaient, légères dans l’air au milieu de toutes les autres, mais elles s’instensifiaient à chaque mètre. Son maître ouvrit une porte qui fit un peu plus de bruit que les autres, et les odeurs explosèrent, fraiches, odeur de terre, d’eau, de feuilles et de fleurs, de sèves. Inu inspira à plein poumons.
Deux jeunes femmes étaient dans ce jardin, l’une d’entre elle hurla un « papa » qui ne pu que laisser deviner qu’elle était la fille de son maître, et le bruit mat de ses pas dans l’herbe montraient qu’elle courrait, l’autre ne parla pas, et ne fit presque aucun bruit en avançant. Une servante, ou une esclave, sûrement, on demandait rarement au deux d’être bruyants et expensifs.
Jahangir avança un peu plus, Inu resta en retrait, son bras n’était plus tenu donc son maître voulait peut-être retrouver sa fille seul à seul. Le jeune homme restait donc debout, avec toujours cet air légèrement attristé qu’il avait depuis plusiquers mois, les mains jointes devant lui, attendant simplement quoi faire.


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Sheeshon
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mer 16 Oct - 8:28

Le jardin de la demeure familiale était parfaitement entretenu, mais d'une beauté que Sheeshon ne se lassait pas de regarder. Enfant, elle avait joué dans ce jardin pendant des heures. Seule ou avec Sheeban, elle avait vécu mille vies, s'était inventée mille histoires. Aujourd'hui, cela lui arrivait encore de courir partout, mais les sujets de ses conversations avaient bien changé. Une grande part de ses pensées était tournée vers une seule et même personne : Argental Tar Sùrion. Et avec lui, elle s'imaginait d'autres histoires, qu'elle confiait parfois à Ban-chan, qui de compagnon de jeu, était devenue, en grandissant, sa demoiselle de compagnie. Ban-chan était adorable, plus vieille qu'elle, elle avait toujours des bons conseils, et elle savait écouter. Et à elle, Sheeshon pouvait presque tout dire, notamment ce qu'elle ne pouvait raconter à son père, qui s'était à peine remis lorsqu'elle lui avait soutenu mordicus qu'elle se marierait avec Argental. Mais Sheeshon se morfondait parfois, songeant que le nouvel Empereur, ne pensait peut-être plus à elle. Bien sûr, elle comprenait qu'un Empire ne pouvait pas fonctionner sans son Empereur. Et c'était sans compter les rumeurs de guerre qui couraient sous toutes les lèvres. Derrière les murs de la demeure familiale, Sheeshon avait une vie confortable et protégée, ce qui ne l'empêchait pas de voir et d'écouter. Ses rêves pouvaient aussi la porter loin dans l'Empire et au delà de ses frontières. Elle le faisait souvent, mais utiliser son don avait un prix, puisqu'elle ne dormait pas réellement lors de ses voyages de l'esprit, et les journées pouvaient parfois être difficiles. Mais ces voyages étaient bien souvent à la source des figurines sculptées et peintes qui décoraient ça et là les pièces de tous les pavillons, jusqu'aux écuries, où une de ses sculptures trônait sur une étagère, fierté de Miharna, le palefrenier. Sheeshon ne montait pas beaucoup, mais elle connaissait la passion de Miharna pour les chevaux, et lui avait sculpté une horde en pleine cavalcade. En général, Sheeshon passait ses matinées à sculpter, et une partie de l'après-midi à peindre les figurines terminées, quand elle ne les passait pas à lire avec Sheeban dans le jardin, au bord du bassin où nageaient les énormes carpes koi qu'elle nourrissait depuis son enfance.
Lysanthir avait passé quelques heures avec elle, Siadnur, son élémentaire avait fait des couronnes de fleurs pour elle et Sheeban. Siadnur était une femme minature, avec des feuilles en guise de chevelure, le corps fait de bois, lorsqu'elle prenait forme. Elle s'entendait bien avec Oshia, l'élémentaire de son père, qui lui prenait l'apparence de son père, à l'époque où ils s'étaient liés. C'était étrange de voir le double de son père formé par de l'eau, mais cela n'avait jamais dérangé Sheeshon, qui avait joué avec lui pendant des heures, barbotant sur le bord du bassin. Enfant, lorsque l'eau du bassin s'agitait, Sheeshon, savait que Oshia allait en surgir, et elle attendait avec impatience d'être éclaboussée avec art. En grandissant, Oshia avait arrêté de la tremper à chacune de ses apparitions, mais chaque fois que son père arrivait, Oshia arrivait avant lui. Comme aujourd'hui. Sheeshon glissa prestement son marque page dans son livre, qu'elle laissa tomber par terre, et décollant du sol, entendant la porte coulissante s'ouvrir, se retourna, soulevant ses jupes, couru vers le pavillon principal. Son père était parti depuis plus d'un mois, pour ses affaires, et le voyage jusqu'à Eiren, à Cyriaca, était particulièrement long. Sheeshon n'avait pas encore la capacité de communiquer sur une si longue distance, ce qui aurait été bien utile. Jupes remontées, elle courut vers son père qui s'avança sur la coursive de bois qui courait tout autour du pavillon. Derrière son père se tenait un jeune homme qu'elle n'avait jamais vu, mais qui portait des vêtements qu'elle avait déjà vu sur tante Acyanhua, lorsqu'elle l'emmenait hors d'Hitokage, passer quelques heures à cheval. Le jeune homme était très mince, puisque les vêtements de sa tante semblaient un peu trop grands. Un foulard appartenant à son père lui bandait les yeux, à demi-caché par sa chevelure blanche. Mains derrière le dos, Sheeshon se pencha sur le coté pour mieux le regarder souriante.

-Ah ! Un nouvel arrivant !

Sheeshon grimpa sur la coursive de bois, sans se soucier de ce qui était convenable ou non, montant sans utiliser les marches. Sheeban était derrière elle, elle s'inclina brièvement devant son père, comme elle en avait l'habitude, mais pour Sheeshon, elle était comme une soeur. Sheeshon, excitée comme une gamine ayant trop mangé de sucre, serra brièvement son père dans ses bras, à peine eut-il le temps de l'enlacer, qu'elle était déjà en train de tourner autour du jeune homme. L'esprit de son père effleura le sien, et Sheeshon eut un sourire plus large.

-Quelqu'un comme moi, fit-elle à voix haute avant d'effleurer l'esprit d'Inu.

Sheeshon avait l'habitude d'entrer en contact avec l'esprit des autres avec douceur et délicatesse. Le jeune homme n'avait pas encore de forme dans son esprit à elle, comme elle voyait Lysanthir sous la forme d'un homme-arbre, accompagné par Siadnur telle qu'elle se présentait. Quand à son père, elle le voyait mêlé aux caractéristiques du dragon bleu Mornien des Qiang Sung, et Oshia était naturellement son double, un reflet capable de bouger de sa propre initiative. Sheeshon ne s'imaginait pas, mais d'ici peu, le jeune homme aurait lui aussi une place dans son imaginaire.

"Moi c'est Sheeshon, et avec moi, c'est Sheeban, ma demoiselle de compagnie."


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Jahangir Qiang Sung
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mer 16 Oct - 21:35

S'étant avancé sur la coursive de bois, pieds nus, Jahangir attendit que sa fille, qui arrivait en courant, remarque Inu, qui était resté en retrait, derrière lui. A présent de retour à Hitokage, le noble devait maintenant trouver une place à l'esclave qu'il avait acheté. Le mot esclave ne semblait pas vraiment approprié pour qualifier Inu, puisque Jahangir ne l'avait jamais traité comme tel, pas plus qu'il ne l'avait traité comme un serviteur depuis le début. L'idée de ne pas l'avoir à coté de lui le répugnait un peu, et Jahangir se rendit compte de sa réticence lorsqu'il s'aperçut qu'Inu se tenait derrière lui, ayant cette expression de profonde tristesse qu'il avait eu debout sur l'estrade à Eiren. Perdu dans ses pensées, Jahangir croisa le regard interrogateur de sa fille penchée sur le coté pour regarder Inu derrière lui. Jahangir lui tendit la main pour l'aider à monter, alors qu'elle remontait ses jupes une fois de plus. Sa fille était vêtue simplement, d'une robe légère et d'un jupon. Les tâches de peintures sur ses doigts, mais aussi sur sa jupe, et sur le bord de ses manches, indiquaient qu'elle avait passé sa matinée à peindre. Une fois sur la coursive, moins excitée, après l'avoir brièvement serrée dans ses bras, elle fit le tour d'Inu, l'observant sous toutes les coutures.

-Si tu t'attends à ce qu'une queue de Kitsune sorte de sous ses vêtements, tu seras déçue, se moqua Jahangir.

Inu avait cette expression d'infinie tristesse qu'il avait eu, debout, sur l'estrade à Eiren. Sans doute ce qui l'avait poussé à l'acheter, alors que Jahangir ne faisait pas dans l'achat de marchandises humaines. Jahangir poursuivit sa conversation mentalement, comme il en avait parfois l'habitude avec sa fille, puisque c'était ainsi qu'ils avaient commencé à parler, Sheeshon restant obstinément muette après l'incendie où elle faillit perdre la vie.

"Inu est aveugle et muet, mais il est capable de communiquer comme nous le faisons."

La curiosité dans le regard de sa fille se mua en lueur d'intérêt, et Jahangir la sentit engager la conversation avec Inu. Les pouvoirs de Sheeshon étaient plus développés que les siens, n'importe qui pouvait apprendre à communiquer par la pensée, par images ou par mots. Pour Jahangir, Sheeshon lui avait appris, mais il avait vite demander l'aide d'un véritable télépathe, capable de lui apprendre à se protéger. La télépathie semblait courir dans chez les Qiang Sung, puisque Acyanhua était alors passée par le même entrainement mental que lui. Inu ne semblait pas avoir bénéficié d'un entrainement complet, le jeune homme n'avait aucune barrière mentale, et Jahangir lui parlait parfois directement mentalement sans s'en rendre compte. Avec Sheeshon, il effleurait d'abord les murailles autour de son esprit, d'une certaine façon, qui faisait qu'elle le laissait entrer, comprenant que c'était lui. Inu était plus que vulnérable, mais celui qui l'avait entrainé, avait du prévoir quelque chose pour bloquer les informations importantes. Un esclave ne pouvait pas être une faiblesse pour son maître. Sheeban les rejoignit sur la coursive, elle inclina légèrement le buste. Jahangir lui répondit par un hochement de tête. Sheeban était plus réfléchie, mais aussi plus réservée que sa fille, pourtant, les deux jeunes femmes se comportaient comme des soeurs.

-Quand tu auras fini de lui faire peur, amène le dans le salon avec toi, j'ai des présents ramenés d'Eiren.

Jahangir se mit à rire en voyant le regard de reproche que lui lança sa fille. Sheeban cacha son sourire derrière une de ses manches, et lui emboita le pas lorsque Jahangir entra dans le salon. Sheeshon ne tarderait pas à suivre, guidant Inu. Le salon du pavillon principal servait parfois de salle de réception. Comme partout dans la demeure familiale, à l'exception des cuisines et des salles d'eau, le sol était recouvert d'un parquet parfaitement entrenu. Ici, il était d'un brun sombre aux reflets chauds, du même bois que sur les panneaux de bois et de papiers qui servaient de cloison à l'intérieur, séparant le salon du couloir. Les murs en pierre était recouvert d'une peinture crème, quand ils n'étaient pas cachés par des panneaux de bois peints. Des tentures bleu sombre drapaient le cadre des fenêtres, seuls éléments de couleur sombre. Le mobilier mornien était bien évidement en bois, travaillé et ornés de motifs typiques de la région d'Hitokage, quelques bibelots, dont un dragon taillé selon celui de l'emblème des Qiang Sung trônait sur un des meubles. Au centre de la pièce, autour d'un large tapis fait de peaux, les sofas étaient moelleux, recouverts d'une multitude de coussins brodés, et des plaids en laine ou bien en fourrure, épais et doux. Sur la table basse ovale entre les sofa, étaient disposés les paquets ramenés d'Eiren, ainsi qu'un plateau avec un thé fumant, déposé par une servante qui se retira en s'inclinant et aussi silencieusement qu'elle était entrée.


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Inu
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mar 22 Oct - 12:09

Resté en retrait Inu ne s'attendit pas à sentir la jeune fille lui tourner autour. Elle devait le regarder de haut en bas, le dévisageant sûrement, un peu comme une enfant. Il eu le reflexe de porter sa main à son bandeau. Il était bien mit, d’ailleurs ses yeux étaient fermés alors… L’esclave ne pensait rien de péjoratif vis-à-vis du comportement de la fille de son maître , au contraire, elle lui rappelait Leyli, la fille du Dresseur, qui avait une dizaine d'année à présent. La petite était curieuse de nature, et assez joyeuse malgré l’univers dans lequel elle évoluait. Il ne l'avait pas vraiment connu, il ne cotoyait que très peu la famille du Dresseur, ce dernier ne mêlait jamais son travail et sa famille, elle s’était juste, une ou deux fois, échappée de la garde de sa nourrice. Elle avait joué à cache cache avec sa nourrice et avait trouvé refuge chez les servants et esclaves du manoir. Dans la chambre d’Inu plus précisément. Ce jour là Rosy l'avait ramenée à sa mère après qu'Inu la lui ai ammenée, la petite lui tenant la main et lui disant qu’il était gentil. Est-ce qu'il lui manquait un peu à cette fillette ? Il ne l'espérait pas, il était apparament destiné à rendre malheureux toute personne qui s'attachait à lui, et à qui il s'attachait aussi.
Jahangir émit à voix haute une petite reflexion qui tira un léger sourire à Inu, le sortant de ses pensés. Une queue de kitsune. Non, s’il devait être affilé à un animal, ce ne serait pas à un renard, mais à un chien. Il était limier après tout. Et il se souvenait de cette forme que lui avait donné son maître dans son esprit, c’était amusant de se voir chien.
Quelques instant après l’intervention de Jahangir, la fille de son nouveau maître ennonça qu’il était comme elle. Il ne le comprit pas avant qu’elle ne vienne dans son esprit, l’effleurant avec beaucoup de douceur avant. Inu eu un air interrogateur se demandant pourquoi elle faisait ça, mais appréciant tout de même ce contact gentil. Elle lui parla alors, se présentant, et présentant la seconde jeune femme, qui ne parlait pas, et qui n’était pas vraiment une servante, mais une demoiselle de compagnie. Normal pour une jeune fille noble d’avoir une demoiselle passant du temps avec elle. Inu sourit plus largement, et s’inclina légèrement devant Sheeshon.

[Enchanté de vous connaître Sheeshon, vous et votre demoiselle de compagnie. Je m’appelle Inu.]

A peine avait-il finit sa phrase que Jahangir reprenait la parole, invitant sa fille à l’emmener dans le salon lorsqu’elle aurait finit de lui faire peur. Le limier n’était pas effrayé par la jeune fille, pourquoi le serait-il ? Le rire de Jahangir le choqua, pas négativement du tout, il ne l’avait pas encore entendu rire, et c’était bizarre, le rire ressemblait à celui de Mikhail, mais juste en plus grave. Le bras d’Inu commença à bouger pour le tendre vers Jahangir, pour qu’il le guide, mais ce dernier avait dit à sa fille de le conduire, le geste fut arrêté alors qu’il commençait à peine.
Le limier se permit d’aller à la rencotre de nouveau de l’esprit de Sheeshon, qui n’avait pas vraiment quitté le sien, de la même manière qu’elle avait fait.

[Je ne pensais pas que j’avais l’air d’avoir peur, mais ce n’est pas le cas. Vous n’avez pas l’air d’être une personne méchante, je n’ai pas de raison d’être effrayé et jusque là personne n’a été méchant avec moi. Je suis désolé si j’ai eu l’air d’avoir peur.]

Après qu’elle lui ai répondu, Sheeshon le prit par le bras, comme le faisait Jahangir et l’emmena avec elle dans le salon, là où étaient les présents d’Eiren, et là où était aussi Jahangir. L’odeur de thé envahissait la pièce, ainsi que l’odeur des gateaux. Sheeshon semblait impatiente, elle l’installa sur un sofa moelleux sur lequel il attendit.


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Sheeshon
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Ven 25 Oct - 21:57

La jeune femme roula des yeux à la remarque de son père, lui tirant en suite la langue. Elle arrêta donc de tourner autour d'Inu. Elle remarqua que la boutade de son père avait fait son effet, puisque le jeune homme n'avait plus l'air aussi triste. La voix de ce dernier résonna dans sa tête, très douce, respectueuse. Il accompagna d'ailleurs ses paroles par une légère inclinaison et un sourire, que Sheeshon trouva charmant. Sheeshon transmit ses salutations à Sheeban, de la même manière que Inu venait de le faire, avant de lui transmettre celle de sa suivante :

"Sheeban est enchantée également, elle te souhaite la bienvenue chez les Qiang Sung."

Sheeshon allait continuer, mais son père reprit la parole, entrant dans le pavillon. La curiosité légendaire de la jeune femme s'éveilla à la mention des cadeaux qu'il avait ramené de son voyage. Inu tressaillit presque lorsque son père se mit à rire, puis tendit la main vers lui. Trouvant le geste curieux, Sheeshon se demanda quelle était exactement la relation entre l'esclave qui portait les vêtements de voyages de sa tante, et son père. Elle en déduisit rapidement que Jahangir avait sans doute été la seule personne que Inu avait dû côtoyer durant le voyage. Son père n'emmenait jamais d'autres serviteurs que des hommes d'armes lors de ses voyages. Même ici, dans la demeure familiale, son père ne faisait pas grand usage des serviteurs, contrairement à d'autres nobles, lorsqu'il s'agit de son service personnel. Il se vêtait seul, s'occupait de sa chevelure seul, bien que tante Acyanhua le coiffe parfois. Les serviteurs s'occupaient surtout de tenir la maison propre, des cuisines, du jardin, de l'entretien des bâtiments, des chevaux, etc. Sheeshon avait quelques femmes de chambre, mais la plupart du temps, c'était Ban-chan qui remplissait les fonctions de camériste. Sheeshon partageait énormément de chose avec elle. Sheeban les précéda dans le salon, alors que Sheeshon prenait la main d'Inu, le guidant à l'intérieur.

"Ah ! Non, non, tu n'avais pas l'air effrayé. C'est une plaisanterie entre moi et mon père. Disons que... j'aime parfois faire fuir ceux qui m'approchent pour les mauvaises raisons. Si tu entends dire que je suis un peu bizarre... "

Sheeshon eut un petit rire amusé.

"Et bien c'est qu'il y a un peu de vrai. Et personne ici ne traite mal les esclaves. Père a interdit que l'on batte les esclaves. Et il les affranchit au bout d'une ou deux années de service. Toi par contre, j'ignore ce qui est passé par la tête de mon père pour qu'il t'achète. Mais maintenant que tu es là, j'imagine que nous allons nous voir souvent. Je suis tellement contente d'avoir quelqu'un d'autre que tante Acyanhua, Ban-chan, Lys et papa pour discuter de cette façon là ! Là, assieds toi."

Faisant assoir Inu sur un des sofa, Sheeshon s'assit à côté de lui, tandis que Sheeban prenait place dans un fauteuil à coté d'eux. Sur la table, on avait apporté du thé et de quoi manger, des fines et petites pâtisseries que l'on pouvait engloutir en une bouchée, dégoulinantes de miel, d'autres au dessus caramélisé et craquant. A côté du plateau se trouvait une pile de paquets.

-Oh, tout ça pour moi ? minauda-t-elle faussement avant de rire.


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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Dim 27 Oct - 17:54

La porte s'ouvrit, glissant silencieusement. La servante qui venait d'apporter le thé et les pâtisseries entra silencieusement. Elle s'inclina respectueusement devant le maître de maison, avant de venir déposer un plateau garni de petites serviettes chaudes et humides, afin qu'ils puissent se laver les mains. Elle entreprit alors de servir les quatre tasses du plateau autour de la théière en fonte noire. Jahangir s'installa dans son habituel fauteuil, à la forme de fer à cheval, de bois et tissus. La servante lui tendit une tasse qu'il accepta avec un hochement de tête. Sheeban s'installa sur un des sofa, et prit elle aussi la tasse de thé fumante qu'on lui tendait. Sa fille entra sur ces entrefaites, guidant Inu en le tenant par la main. Jahangir lui fit un signe discret pour qu'elle installa Inu sur le sofa à sa gauche. Sa fille s'installa à coté d'Inu, étant sans doute en grande conversation avec lui. Jahangir eut le temps de prendre une gorgé de thé noir aux fleurs de Tiemeth, tandis que Sheeshon se retrouvait elle aussi avec une tasse entre les mains. Quand vint le tour d'Inu, la servante regarda Jahangir, incertaine de ce qu'elle devait faire. Hochant simplement la tête, le noble reposa en suite sa tasse. La servante déposa donc la tasse de thé entre les mains d'Inu. Elle s'inclina une nouvelle fois et sortit de la pièce aussi discrètement qu'elle était entrée.
Jahangir se pencha sur la table, et fit le tri parmi les paquets. Il y avait au total une dizaine de paquets de tailles et de couleurs différentes.

-Ces cinq là sont pour toi, et il y en a trois pour toi Sheeban. Les trois autres sont pour Lys, je les lui donnerai quand il daignera se joindre à nous.

Des cinq cadeaux pour Sheeshon, le premier paquet contenait une petite boîte en bois, servant d'écrin à une broche en forme de dragon Cyriacan. Deux autres contenaient de la peinture aux effets de nacre, iridescents, de volutes. L'avant dernier contenait une parure de perles de la Baie de Sirnn et des pierres précieuses des Gorges de Dragica. Quant au dernier paquet, glissé sur les autres, était un long coffret de bois, contenant trois globes de verres, eux-même contenant l'un une fleur d'Aelius, une fleur de Vasanta, et une fleur de Mizuki. Pour Sheeban, Jahangir avait pris une autre parure, mais entièrement faites de perles nacrées de Sirnn, le deuxième paquet était fait de quatre livres, chroniques de Cyriaca, et le dernier paquet était une commande de Lysanthir pour elle, un parfum à la fragrance sucrée, chaude et douce. Lys avait lui même sélectionné les ingrédients, et Jahangir n'avait fait que récupérer sa commande chez le meilleur parfumeur d'Eiren.

-Le troisième vient de Lys, précisa-t-il alors en poussant les trois paquets vers Sheeban.

La demoiselle de compagnie de sa fille le regarda avec des yeux ronds. Si Jahangir connaissait Lys par cœur, et avait bien vu et compris l'intérêt qu'il portait à la jeune femme, Lys n'était en revanche pas prêt de le montrer à l'intéressée, à l'exception de ce cadeau. Inu semblait à nouveau perdu,ayant à nouveau cette expression mélancolique qui ne le quittait que rarement. Après plusieurs semaines passés ensemble, Jahangir avait fini par connaître la moindre expression sur le visage d'Inu. Le noble l'avait parfois observé du coin de l'oeil, tout en se demandant quelle place pouvait-il lui donner une fois de retour ? Jahangir avait d'abord pensé qu'il serrait un esclave plutôt faible, et incapable de se débrouiller seul. Ce n'était qu'en partie vraie, puisque Inu ne pouvait effectivement pas se débrouiller seul pour certaine chose, comme se déplacer en lieu inconnu, ou encore manger, bien qu'il ait fait quelques progrès avec des couverts. En dehors de ça, le jeune homme l'avait d'abord surpris avec sa faculté à communiquer par la pensée, puis par sa faculté d'adaptation, et enfin, l'aisance avec laquelle il était monté à cheval. La marque en forme de diadème à l'intérieur de sa cuisse, laissait penser que le jeune homme avait plutôt été un esclave de luxe qu'un esclave dont a peu l'usage.

"Dis le moi si tu veux manger quelque chose. La table est juste devant toi si tu veux poser ta tasse."



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Inu
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Lun 28 Oct - 14:40

C’était donc un sujet de plaisanterie entre Jahangir et sa fille, cette histoire de faire peur. Apparament c’était une sorte de moyen d’éloignement qu’avait la jeune fille pour éloigner des gens l’approchant pas pur intêret. C’était une méthode comme une autre, et apparament, si elle était le sujet d’une plaisanterie, c’est qu’elle devait être efficace cette méthode. Inu eu encore un sourire lorsqu’elle lui expliqua qu’on disait d’elle qu’elle était étrange, et qu’elle approuva ces dires en riant. Le limier ne la trouvait pas étrange, enfin, pour le peu qu’il la cotoyait à présent.
Il ignora pourquoi elle lui parla des esclaves de la maisonnée, et du fait qu’on ne les battaient pas. Il n’avait jamais été battu chez le Dresseur, et ne portait donc pas de marques. Quand ce dernier le frappait, c’était avec raison, et parce qu’il avait fait quelque chose de mal, soit parce qu’il n’avait pas bien obéit, ou qu’il n’avait pas tout dit. Et ça ne s’était passé que lorsqu’il avait apprit, dès qu’il avait commencé à traquer, il n’avait plus eu besoin d’être corrigé. Ah, peut-être que les marques sur ses poignets étaient encore visibles et que Sheeshon pensait qu’elles venaient de son ancien maître. Lorsqu’elle lui expliqua qu’ici les esclaves étaient libérés au bout d’une ou deux années, Inu perdit quelques couleurs. Est-ce que lui serait libéré aussi au bout de quelques temps ? Il n’espérait pas, il n’avait jamais rien connu d’autre que son statut d’esclave, ce dernier lui permettant d’honorer la dette qu’il avait envers son maître. Il devait rester au service de son maître, sa vie ne rimerait à rien. Même s’il devait avant tout la vie au Dresseur, Jahangir l’avait sortit de la cage puante dans laquelle il avait passé du temps, et lui avait évité de mourir, tué d’une manière peu enviable, parce qu’il n’avait pas été vendu et qu’il était une perte de revenus plutôt qu’un apport.

[J’ai pu constater que le seigneur Qiang Sung n’était pas quelqu’un de mauvais envers ceux qu’il emploi, il n’a jamais montré la moindre méchanceté à mon égard, et m’a très bien traité depuis qu’il m’a acheté. Il m’a même beaucoup aidé dans les lieux que je connaissais pas et prêter ses vêtements avant que ce soit sa sœur qui m’en prête.]

La main de Sheeshon prit la sienne, après le père, c’était la fille à présent qui le guidait, gentiment. La poigne était plus douce encore que celle de Jahangir, et la main fine, mais étrangement moins sécurisante que celle de son nouveau maître. Le contact n’était simplement pas celui dont il avait l’habitude, mais il pourrait s’habituer également à être mené par le jeune fille. Le limier suivit comme à son habitude, confiant son chemin à Sheeshon.

[Je suis content de pouvoir parler avec quelqu’un moi aussi. Mis à part le seigneur Qiang Sung et Oshia, je n’avais plus parlé à quelqu’un depuis un moment. Merci.]

Elle l’installa donc sur le sofa, il n’était pas loin de Jahangir, elle s’assit à coté de lui. Une jeune femme servait un thé noir fleurit, des fleurs de Tiemeth mélangées au feuilles des théiers poussant au pieds de ces montagnes, l’odeur augurait d’un thé doux et riche en goût. La jeune servant arriva auprès de lui, et lui donna une tasse, prenant sa main pour qu’il puisse enserrer la tasse sans difficultés. Il inclina la tête, avec toujours ce petit sourire poli, afin de la remercier. La tasse n’était pas brûlante, mais juste bien chaude, réchauffant ses mains qu’il ne pensait pas froides pourtant. Le thé émettait une odeur prenante, mais une autre attira le nez du limier, provenant de la table, et n’étant pas celle des gateaux et autres choses à grignoter, mais plus d’un paquet, car l’odeur était étouffée.
Par habitude, il répondit à Jahangir, qui lui indiqua où était la table et qu’il n’avait qu’à lui demander s’il voulait manger, tout en buvant un peu du thé qu’il avait dans les mains, ayant un peu soif.

[Merci, je n’ai pas faim pour le moment, le thé me suffira, j'ai soif. Le parfum dans un des paquets sent bon, il est de bonne qualité.]


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Sheeshon
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mer 30 Oct - 17:44

Sheeshon jeta un regard en coin à Inu lorsqu'il mentionna la bonté de son père. Elle eut un petit sourire en coin que l'aveugle ne pouvait pas voir. Son père traitait bien sa maisonnée, tout comme son père avant lui. La mère de Sheeban le lui avait raconté, elle même n'avait aucune souvenir de son grand-père, sauf le portrait qu'il y avait dans un petit cadre, là où son père rendait hommage aux Qiang Sung dans le royaume de Dämons, déposant chaque matin des fleurs et un verre d'eau, quand ce n'était pas une assiette de nourriture, puis, il mettait quelques bâtons d'encens à brûler, et refermait les portes de la petite pièce où était accrochés tant d'autres portraits. Sa mère comptait parmi eux, à une époque où elle souriait. Sheeshon n'avait pas non plus beaucoup de souvenir d'elle. Elle avait plus de souvenirs de son père, de Lys, de la mère de Sheeban, de tout ces gens qui gravitaient autour d'elle depuis ses six ans, dont certains hommes de mains de l'autre vie de son père, qu'elle avait souvent croisé la nuit. Inu ignorait sans doute ce visage là de son père, un visage brutal pour un homme implacable. Ceux qui désobéissaient n'étaient pas particulièrement bien traités, mais Inu n'avait pas besoin de le savoir, du moins pas tant que son père ne l'aurait pas décidé.

"Ce n'est pas dans ses habitudes d'être mauvais, même s'il a une sacrée réputation, et qu'il faut bien qu'il la tienne. Tout comme j'ai la mienne."

Sheeshon se mit à rire.

"Oshia a plus de conversations que mon père, n'est ce pas ? C'est pareil pour Siadnur, l'élémentaire de Lysanthir. A coté de Lys, elle est même carrément bavarde."

Sheeshon remercia la servante qui lui tendit une tasse thé fumante. Le thé était parfaitement infusé, libérant toute la saveur des feuilles de thé noir des montagnes de Tiemeth et le parfum frai de ses fleurs. Un thé que Sheeshon appréciait, même si elle préférait le thé des plateaux d'Akaash, avec son riz et son maïs soufflés. Son père poussa cinq paquets devant elle, puis trois devant Sheeban. Elle fit un clin d'oeil à son amie lorsque son père mentionna que le dernier cadeau venait de Lys. Lysanthir adorait Sheeban, même s'il était plutôt maladroit dans sa façon de le montrer. Autrement dit, le grand Sidhe ne le montrait pratiquement jamais. Et Sheeban le trouvait plutôt intimidant, même s'il arrivait parfois qu'ils se parlent. Sheeshon ouvrit le premier paquet, ôtant délicatement le tissus chamarré qui l'enveloppait. Une boite de bois de rose, ornée de fines ciselures aux motifs typiquement Cyriacan. Elle souleva le petit loquet de bronze, et découvrit une broche en forme de dragon Cyriacan. Ces dragons là ressemblaient à ceux de l'Empire, mais ils partageaient quelques traits avec ceux du Nord. Le montant était fait en argent - que Sheeshon préférait à l'or - le bord des écailles était serti de fins arc de cercles d'opale, l'opale qui formait aussi les griffes et les yeux du dragon. L'intérieur de ses ailes était fait de nacre. Sheeshon caressa le bijou du bout des doigts, sentant les aspérités, appréciant le travail de l'artisan qui l'avait fabriqué. Elle leva des yeux brillants vers son père.

-Merci beaucoup, celle là je la porterai souvent...

Elle reposa délicatement la boîte et entreprit d'ouvrir les autres paquets qui étaient eux, plus volumineux. Deux boîtes de peintures, dont elle agita les flacons pour voir les volutes ou bien la couleur changer selon la lumière. Son imagination s'envola à l'idée de tout ce qu'elle pourrait faire. Elle reposa soigneusement chaque flacon à leur place dans leurs coffrets respectifs, avant d'ouvrir le quatrième cadeau, qui contenait une parure complète en perles et en pierres précieuses. Celle là, Sheeshon ne la porterait que lors de grandes occasions s'il lui fallait tout porter. Séparément, les différents éléments étaient plutôt discrets. Sheeshon savait qu'elle porterait les bracelets qui montaient hauts sur le dos de la main et sur l'avant-bras, ce qui cacherait les cicatrices sur sa main droite. Sheeshon referma le coffre plat qui contenait la parure venue de Sirnn. Elle tira en suite le coffre le plus lourd et le plus volumineux vers elle. Elle défit les attaches qui retenait le couvercle, et l'ouvrit. Sheeshon se saisit délicatement d'un premier globe, celui sur la gauche. La fleur avait des pétales semblables à celle d'un Lys, mais d'une texture plus lisse, moirée, et surtout, brillants comme les rayons d'Aelius, d'où son nom. La fleur était toute entière ouverte dans le globe, trempant dans un fond d'eau inépuisable. Sheeshon reposa le première globe. Le globe du milieu contenait une fleur de Mizuki, celle-ci était fermée, puisqu'elle ne s'ouvrait que la nuit, et ses pétales reflétaient la lumière de l'astre. En suite, la fleur de Vasanta, à l'état de graine, elle n'atteindrait sa maturité qu'au printemps, saison du seigneur Vasanta, et éclaterait en petites fleurs colorées. Sheeshon reposa le dernier globe. Le visage illuminé d'un énorme sourire, Sheeshon se leva, prenant garde à ne pas bousculer Inu dans sa précipitation, pour venir coller un baiser bien sonore sur la joue de son père.

-Merci, merci, merci !

Battant en suite des mains, elle retourna s'assoir.

-J'ai hâte d'essayer la peinture, il y a tellement de jolies choses à faire ! Maaaais, avant, aller, Sheeban, ouvre donc le fameux cadeau de Lys.


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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mer 30 Oct - 23:52

A la mention de Lysanthir, Sheeban s'était sentie rougir. Elle tenta de se casser derrière ses cheveux bouclés, mais elle n'y parvint qu'à moitié vu le clin d’œil que lui lança Sheeshon. Cela ne fit qu'accentuer sa gêne. Lorsqu'il s'agissait de Lysanthir, Sheeban perdait ses moyens. Le bras droit du Seigneur Qiang Sung l'intimidait autant qu'il l'attirait, une fascination qu'elle avait depuis petite. Sheeban n'était encore qu'une enfant, à qui sa mère avait demandé de venir jouer avec une petite fille, la fille de son employeur, d'un grand seigneur, quand elle avait rencontré Lysanthir pour la première fois. Il était déjà adulte, mais les Sidhes, comme les Lios, ont une longue vie, et l'âge finit par ne plus guère avoir d'importance. Sheeban avait pratiquement grandi dans la demeure des Qiang Sung, élevée en même temps que Sheeshon, par sa mère, par les percepteurs de celle qu'elle appelait parfois sa sœur. Sheeban était plus vieille de quelques années seulement que Sheeshon, et elle se souviendrait toujours de la petite fille brûlée et couverte de bandages qu'elle avait rencontré. Une petite fille si triste, qu'elle avait fait son possible pour l'amuser. Aujourd'hui, elles vivaient presque tout le temps ensemble, et si elle connaissait bien Sheeshon, cette dernière la connaissait bien aussi. Et il n'avait pas fallu longtemps pour qu'elle fasse le rapprochement entre sa propre obsession pour le seigneur Tar Sùrion et celle qu'avait , quoi qu'un peu différente, Sheeban pour Lysanthir. Et elle savait que Sheeshon devait habilement œuvrer dans l'ombre, et à son plus grand dam, le seigneur Qiang Sung savait. Trois paquets glissèrent vers elle.

-Je vous remercie seigneur Jahangir, et je remercierai maître Lysanthir pour son cadeau.

Sheeban jeta un regard exaspéré à Sheeshon qui souriait maintenant de toutes ses dents, mais elle ne put s'empêcher de sourire à son tour, la joie de la noble étant plutôt contagieuse. Sheeshon attendait le retour de son père depuis des semaines, et chaque voyage à Cyriaca signifiait qu'il y aurait des cadeaux, puisque le seigneur Jahangir rapportait toujours quelque présent de ses voyages, même s'il n'allait qu'à Zulbajin ou Akaash. Sheeban ne s'était pas attendue à ce qu'il ramène un esclave de son voyage, ce n'était pas vraiment dans ses habitudes. Inu semblait fragile, et c'était assez amusant de le voir porter les vêtements de Dame Acyanhua, qui avait sans doute dû faire un scandale à son frère lorsqu'elle avait dû apprendre qu'il avait acheté ce jeune homme. Sheeshon les présenta, servant d'intermédiaire. Inu était aveugle et muet, et pourtant... Sheeban eut un élan immédiat de compassion pour le jeune homme au cheveux blancs. Il était un Lios, comme elle, et ne plus avoir de voix... Sheeban osait à peine imaginer la souffrance que ce devait être. Inu avait des marques sur les poignets, presque guéries, mais encore visibles. Sheeban les avait aperçues lorsqu'il avait pris la tasse de thé. Ici, elle le savait, Inu serait bien traité, et le seigneur Jahangir devait l'apprécier pour le traiter de cette façon. Sheeshon avait été gâtée, et en voyant la peinture, Sheeban se dit qu'elles passeraient encore de longues à peindre les figurines que Sheeshon sculptait presque tous les jours. Sheeshon l'incita en suite à ouvrir ses propres cadeaux, surtout celui venant de Lys.
Le cadeau était plutôt petite, une boîte rectangulaire, posée dans le sens de la hauteur. Sheeban ouvrit le couvercle et en sortit un flacon, lui aussi rectangulaire, à la ligne courbe faisant comme un tour sur lui-même, lui donnant quelques courbes. Sheeban déboucha le capuchon du flacon, et appliqua une légère touche de parfum, puisque c'était du parfum, sur son poignet. L'odeur était sucrée et envoûtante, et pourtant suffisamment légère pour lui plaire.

-Il sent très bon...

Sheeban osait à peine imaginer le prix. Elle sentit encore une fois son poignet, maintenant que le parfum avait eu le temps de révéler toutes ses odeurs. Le coté sucré laissait un coté chaud et doux qui lui plaisait. Sheeban remit sagement le flacon dans sa boîte, préservant ainsi le liquide de la lumière qui finirait par le faire s'évaporer. Lysanthir avait bien choisi. Sheeban ouvrit en suite les deux autres paquets. Le premier était une série de livres, des chroniques de Cyriaca. Le deuxième, une parure de perles de Sirnn la laissa les yeux écarquillés.

-C'est... c'est beaucoup trop. Je ne sais pas quoi dire d'autre à part merci.
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Jahangir Qiang Sung
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Dim 3 Nov - 21:46

"La portée de ton odorat ne cessera sans doute jamais de m'étonner... "

Inu avait déjà fait des remarques similaires depuis que Jahangir l'avait acheté. Oshia avait dit que le jeune composait la perte de sa vue avec ses autres sens, et Inu avait un odorat très développé, faisant sans doute concurrence à celui d'un thérianthrope. Depuis le vin blanc qu'il avait sentit dans sa suite, et maintenant le parfum, bien que le flacon n'ait jamais été ouvert... La curiosité de Jahangir à l'égard de l'esclave ne cessait de grandir, et le noble se promit d'avoir une longue conversation avec Inu. Après tout, cela l'éclairerait peut-être quand à quoi faire de lui. L'attention de Jahangir de porta sur sa fille qui avait commencé à ouvrir les quelques présents rapportés de son voyage dans l'ancestral royaume de Cyriaca. La broche en forme de dragon avait fait mouche, sa fille vouait une véritable passion à ces majestueuses créatures depuis qu'elle était enfant. Une passion avivée et maintenue par Argental Tar Sùrion dont l'emblème était un dragon. Et Sheeshon adorait tout ce qui se rapportait de près ou de loin au nouvel empereur de Morna. Sa fille vint l'embrasser, jetant ses bras autour de son cou, Jahangir lui rendit son étreinte, riant de la voir si enthousiaste avec ces quelques cadeaux, qui n'était qu'une dépense mineure au vue de la fortune que possédait les Qiang Sung. Fortune que Jahangir gérait consciencieusement, afin d'éviter le moindre revers de fortune justement. Sheeshon le lâcha, et retourna à sa place en battant des mains, comme si elle applaudissait. L'espace d'un instant, et comme souvent, elle redevint l'enfant qu'elle avait été, lorsqu'elle s'était enfin épanouie, lorsque son sourire était revenu quand les bandages qui cachaient ses blessures avaient finalement disparu. Jahangir le savait, son esprit devait déjà penser aux utilisations qu'elle pourrait de la peinture, car si la broche lui avait plu, Jahangir savait que les flacons de peintures à effets étaient ce qu'elle aimerait le plus, avec les fleurs qui fleuriraient presque sans fin dans leurs globes de verre enchanté. Mais perdant rarement le Nord, Sheeshon détourna habilement l'attention vers Sheeban, dont les joues se teintèrent d'un beau rouge.
Sheeban était une jeune femme réservée, mais aussi beaucoup plus calme que sa fille. Jahangir la considérait comme sa seconde fille, puisque Sheeshon avait pratiquement grandi avec elle, et que Sheeban avait passé presque toute sa vie entre les murs de la demeure des Qiang Sung. Ses parents avaient été de fidèles serviteurs, et leur fille avait bénéficié, en tant que compagne de jeu de Sheeshon, d'une éducation qu'ils n'auraient certainement pas pu lui offrir. Jahangir avait affranchi les parents de Sheeban, et les avaient gardé à son service, les installant dans une ferme à Zulbajin, à la tête d'une exploitation de thé, thé qu'ils buvaient en ce moment même. Sheeban s'obligea donc à ouvrir ses cadeaux, et Lysanthir avait visiblement eu du nez, le parfum avait une note sucrée qui n'était pas déplaisante. Et il serait suffisamment discret pour quelqu'un comme Sheeban. Tout comme il avait choisi une parure en perles assez simple et discrète, quant aux livres, il savait qu'elle pouvait passer des heures à lire, tout comme Sheeshon pouvait passer des heures à sculpter et peindre.

-Merci est amplement suffisant, et si tu ne sais pas quoi dire de plus, Lysanthir serait sans doute ravi d'entre lui aussi ce merci.

Jahangir reprit sa tasse de thé, qu'il termina sans avoir à se soucier de la température du breuvage qui avait eu le temps de refroidir un peu.  Sheeban avait les joues rouges, et il lui sembla qu'elle s'empourprait encore plus à l'idée de devoir parler à Lysanthir. Sheeshon avait raison, ces deux là n'arriveraient jamais à se parler sans qu'ils aient reçu un peu d'aide extérieure.


***


Jahangir passa les heures qui suivirent assis dans son fauteuil, appréciant d'être enfin de retour chez lui, et écoutant sa fille lui raconter ses derniers rêves, tandis que Sheeban avait déjà le nez plongé dans les livres, feuilletant les quatre volumes.  Jahangir était parti depuis plus d'un mois, et sa fille en profita pour lui raconter ce qu'il avait manqué, dans la maisonnée, mais aussi à Hitokage. Ce dernier mois avait été plutôt calme, et Sheeshon n'avait pas vraiment dérogé à ses habitudes. Elle avait poliment refusé la moindre invitation, notamment celles plutôt pressantes de Leili Vaino, qui tentait par tous les moyens de marier son fils à Sheeshon, depuis qu'elle avait compris qu'elle ne réussirait jamais à séduire Jahangir. Leili était veuve, dotée d'une grande fortune, celle de son défunt mari, et elle était encore suffisamment jeune pour avoir été épargnée par le temps. Cependant, Jahangir ne pouvait souffrir ce genre de femme, si intelligente et belle était-elle, Leili était opportuniste, calculatrice et peut être un peu trop amoureuse de l'argent. Même s'il était indéniable qu'elle tenait au bien être de son fils en lui trouvant le meilleur parti possible. Jahangir aurait pu dire oui, mais Leili avait essayé par bien des moyens de l'attirer dans ses filets, lui qui n'avait eu que quelques relations, et ne s'était jamais marié, et qui avait pourtant une fille. Sheeshon était sa fille unique, et Jahangir n'aurait sans doute jamais d'héritier, à moins qu'il ait un enfant dont il ignorait alors l'existence, Sheeshon hériterait de l'empire des Qiang Sung. Et sa fille avait déjà choisi qui elle voulait pour époux, et elle se cantonnait à ce choix, n'ayant de toute façon d'yeux que pour l'Empereur depuis la première fois où elle l'avait vu.
Sheeshon lui raconta que ce dernier lui avait écris, à elle, mais qu'il lui avait aussi écrit.

-Je lirais mon courrier plus tard, et Lys' a déjà dû s'en occuper.

Sa fille hocha la tête et se mit à parler d'un tout autre sujet. Devant eux, la table avait été débarrassée, de même qu'une partie des cadeaux que Jahangir avait fait porté chez leurs propriétaires. Inu restait patiemment et sagement assis à coté de sa fille, n'ayant rien à faire, ni à s'occuper, à part peut-être écouter la conversation.
Au bout d'un moment, Sheeshon, dont l'esprit ne semblait avoir aucune logique cohérente décida d'aller peindre, et Sheeban s'excusa elle aussi pour la suivre. Jahangir s'enfonça dans son fauteuil, étalant ses grandes jambes devant lui, soupirant de lassitude, la tête posée contre le haut du dossier.

-Voila pourquoi je n'aime pas partir, voyager est aussi éprouvant que de rentrer.




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Inu
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mer 6 Nov - 0:32

Le limier avait eu un léger sourire lorsque Jahangir lui avoua être encore surpris de tout ce que son odorat pouvait sentir. Inu avait eu une pointe de fierté, son nez était ce qu’il avait de plus précieux, c’était ce que le Dresseur avait mit le plus en avant chez lui, qu’il avait le plus développé, et c’était sans nul doute l’une des seules choses dont Inu pouvait en effet être fier. Il y avait eu ses yeux à une époque, sa voix, mais à présent, ces deux choses n’étaient plus vraiment des fiertés, l’une disparue, l’autre maudite. Pour ce qui était du parfum, il pouvait déjà en deviner des ingrédients, les principaux du moins. Il y avait de l’essence de vanille pure, des fruits aussi, c’était sucré, mais pas écœurant, un parfum discret en somme.
Lorsque le paquet fut ouvert, mais surtout que Sheeban s’en mit un peu sur elle, il pu apprécier l’odeur boisée qu’il avait également, une odeur due principalement à une plante poussant dans les régions désertiques, du vétivier, et des arômes rappelant par petite touche, la cannelle, et les épices douces. C’était un parfum de grande qualité, conçu sur mesure certainement, et aux proportions justes. Le bras droit de Jahangir devait beaucoup apprécier la jeune lios pour lui offrir un tel parfum. L’ouverture des cadeaux se termina, lui avait finit sa tasse de thé qu’il avait reposé doucement sur la table face à lui, et Sheeshon monopolisa la parole un long moment. Le limier écouta d’une oreille distraite la fille de son maître parler de ses rêves, de ce qui s’était passé dans la demeure des Qiang Sung, à Hitokage en général. Elle avait beaucoup de choses à dire, Inu ne savait pas depuis combien de temps était partit Jahangir, mais à entendre Sheeshon, ça faisait plus de trois semaines. La jeune fille rêvait beaucoup, enfin elle se souvenait bien de ses rêves et c’était impressionnant de l’entendre raconter des choses précises, qui avaient l’air d’être tout sauf imaginées, comme si elle voyageait en rêve. Jahangir réagissait soit en quelques mots, ou simplement en émettant quelques bruits qui signifiaient qu’il écoutait. Lui restait simplement assit, les mains simplement posées sur ses cuisses, écoutant d’un coté ce qui se disait, et prenant le temps de bien ancrer l’odeur de Sheeshon, de Sheeban, mais aussi des différents domestiques qui passaient, de l’autre, afin de retenir qui faisait partit de la maisonnée. La jeune fille s’arrêta presque d’un coup de parler, et déclara qu’elle allait peindre. Sheeban s’excusa tout naturellement, pour partir avec Sheeshon, laissant du coup Inu seul avec Jahangir, comme il en avait eu l’habitude tout ce temps. Un soupire bruyant, puis une remarque sur le fait que les retrouvailles étaient éprouvantes, peut-être plus que le voyage lui même, et Jahangir rompit le silence qui s’était installé dans la pièce depuis le départ de sa fille. Amusé Inu tourna son visage vers lui, et lui offrit un sourire.

[Votre fille avait beaucoup de choses à vous dire, on sent que vous lui avez manqué pendant votre voyage. C’est toujours plus ou moins calme de retrouver les siens lorsqu’on revient de loin, surtout lorsqu'il faut rattraper tout ce qui a pu se passer en notre absence.]

Peu après, la jeune femme qui avait dressé la table tout à l'heure, revint discrètement, ne faisant presque aucun bruit. Inu la reconnu à l'odeur de thé qu'elle dégageait doucement. Elle annonça d'une voix qui était elle aussi douce, que le dîner serait servit dans une trentaine de minutes dans la salle à manger. Elle demanda alors s'il fallait préparer un couvert pour Inu, ce à quoi Jahangir répondit par l'affirmative. Une fois la servante repartie, Inu attendit de nouveau. Jahangir se leva, et le prit par le bras contre toute attente. Son nouveau maître le guida doucement du salon où ils étaient, vers la salle où ils mangeraient. Il lui laissa le temps de compter, de sentir les murs du bout des doigts afin de connaître leur distance, Jahangir lui expliqua où se trouvaient certains meubles et vers où menaient certaines portes coulissantes. Inu enregistra ce qu'il pouvait. Il ne retint pas où menaient chaque portes, mais au moins la configuration du couloir, sa largeur, sa longueur, tout ce qu'il devait savoir pour y marcher sans heurter quelque chose ou un mur.
Au dîner, il y avait, sans surprise, Sheeshon, qui avait de l'odeur de peinture fraiche sur les doigts, Sheeban qui portait toujours l'odeur de son parfum, Lysanthir, et la sœur du seigneur Qiang Sung, en plus du limier et du maître des lieux. Ce fut Jahangir qui le fit manger. Parce qu'il n'y avait pas de fourchette, et que lorsqu'il avait découvert du bout des doigts, deux baguette en bois vernis, le limier avait un peu bloqué, ne voyant vraiment pas comment on pouvait manger avec ça. Jahangir du le remarquer, et lui avait dit qu'il le ferais manger. Ce qu'il avait fait. Sheeshon vint lui parler pendant le repas, s'étonnant qu'il ne sache pas manger avec des baguettes. Le limier lui expliqua alors que d'habitude, il mangeait à l'aide de ses doigts, et en en mettant un peu partout, et qu'il avait apprit à se servir d'une fourchette que lorsque Jahangir l'avait acheté, et qu'il ne savait même pas qu'il existait des baguettes pour manger. En l'entendant parler de manger avec les mains, la jeune fille lui expliqua comment elle même mangeait quelques fois, pour faire fuir les prétendants trop collants. Le dîner se termina sur un débat entre eux sur les aliments les plus difficiles à mettre sur un couvert et à manger. Pour Inu, c'était les petit-pois. Les différents protagonistes du dîner commencèrent à partir, et comme d'habitude, ce fut Jahangir qui le prit par le bras, pour le guider jusqu'à la chambre qu'il avait demander pour le limier. Ce dernier eu un étrange malaise en entendant Jahangir lui dire "ta chambre". Il allait sûrement dormir seul. C'était peut-être bête, mais Inu n'avait jamais dormis seul. Il avait dormit avec Rosy, s'était endormit souvent sur les genoux du Dresseur, puis avait dormis avec Mikhaïl, puis Isil, les autres esclaves à vendre, et Jahangir ces derniers jours. Passer la nuit seul, dans cet endroit qu'il ne connaissait pas ne lui faisait pas envie.
Mais comme d'habitude, si son maître lui ordonnait de dormir dans cette chambre, seul ou non, il le ferait.


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Jahangir Qiang Sung
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mar 12 Nov - 16:07

Les cuisines s'étaient surpassées une fois de plus pour son retour. Le dîner fut servi relativement tard, étant donné que Jahangir n'avait fait annoncé sur retour imminent que dans les heures précédent son arrivée à Hitokage. Une succession de plats à l'équilibre des saveurs parfait. La cuisine typiquement Mornienne lui avait manqué, puisque dans la région d'Akaash, l'influence de Cyriaca se trouvait aussi dans la cuisine. Jahangir retrouvait avec plaisir le bœuf sauce satay, les baozi fourré au chou mornien et au porc, ou bien œuf et ciboulettes, les légumes sautés, pommes de terre râpées au piment, émincés de porc au curry, raviolis, bouillons... Comme à son habitude, Sheeshon anima le dîner, discutant avec Acyanhua, tandis que Lysanthir mangeait à sa façon, sans que personne ne voit la moitié basse de son visage. Sheeban restait polie, demandant parfois qu'on lui passe un plat, ou en faisant passer. Jahangir participait parfois à la conversation, avisant rapidement qu'Inu se retrouvait démuni face à l'utilisation de baguettes.Contrairement à Eiren ou durant le voyage, Inu ne disposait pas d'une fourchette, avec laquelle il avait eu des difficultés et continuait d'en avoir. Jahangir prit sur lui de le faire manger, le noble maniant les baguettes avec dextérité. Ce qui n'était absolument pas le cas d'Inu, qui venait de passer dix minutes à essayer de comprendre comment se servir des deux baguettes de bois. Jahangir fit sentir les différents plats à Inu, qui n'eut aucun mal à manger seul une des soupes faites avec du bouillon et quelques légumes émincés avec une cuiller, et Jahangir l'autorisa à manger les raviolis et autres baozi et rouleaux avec les doigts. Pour accompagné ce repas, Jahangir prit du thé, ou bien de l'eau, dédaignant les vins Morniens, n'ayant pas envie d'engourdir son esprit plus qu'il ne l'était déjà par la fatigue. Oshia se moqua gentiment de lui, l'élémentaire semblait heureux lui aussi d'être rentré. Le repas toucha à sa fin, et Lysanthir fut le premier à quitter la table. Sheeban lui emboîta le pas, bredouillant une excuse à peine audible. Sheeshon lui souhait à lui et à Inu une bonne nuit, et elle finit par entrainer Acyanhua pour lui montrer ses dernières œuvres.

-Je vais te conduire jusqu'à la chambre que j'ai demandé pour toi.

Joignant le geste à la parole, Jahangir conduisit Inu, comme ils en avaient pris l'habitude depuis Eiren. Jahangir n'avait pas voulu faire installer Inu dans le pavillon où logeaient les serviteurs de la maisonnée, si bien que le jeune homme avait été installé dans l'ancienne chambre qu'avait occupé Sheeban lorsqu'elle était enfant et que Sheeshon la voulait près d'elle. Depuis, Sheeshon avait changé de chambre, et Sheeban également. Inu ne disposait donc que d'une petite chambre. Sur le trajet, Jahangir le laissa compter ses pas, se repérer dans le pavillon principal. Fort heureusement pour Inu, le pavillon ne comportait qu'un seul étage. La chambre se situait au fond, plutôt petite par rapport aux autres pièces, donnant sur l'ancienne chambre de Sheeshon qui servait à présent de bureau à Jahangir. La chambre de Sheeshon se situait à quelques pas. Celle de Jahangir se situait à l'opposé dans le couloir, au milieu, il y avait celle d'Acyanhua. Jahangir fit coulisser la porte. Tout comme face aux baguettes pendant le repas, Inu sembla se figer.

-Normalement, tu aurais dû dormir dans le pavillon où logent les autres serviteurs, mais comme tu ne me sembles pas être un simple esclave entrainé à servir...

Jahangir laissa sa phrase en suspend.

-Viens.Tu dormiras plus tard.

Le noble prit le chemin opposé, entrainant Inu vers sa propre chambre, dont il ouvrit la porte. Ses affaires avaient été rangées, et sa chambre préparée pour cette première nuit depuis son retour. La chambre qu'il occupait était vaste, le sol était de ce même parquet en bois rouge sombre et lustré que l'on trouvait partout dans la maison. Les fenêtres étaient hautes et rectangulaires, aux panneaux ouvragés. Les murs donnant sur l'extérieur étaient recouverts d'une peinture d'un beige assez foncé, plutôt chaud. Les murs donnant sur l'intérieur du pavillon étaient recouvert de panneaux de bois.
Un immense lit trônait contre le mur du fond, au milieu de la pièce, avec de chaque coté des chevets. Une élégante cheminée servait pour chauffer la pièce. Une armoire et une commode morniennes occupaient un pan de mur, tandis qu'un autre était occupé par de hautes étagères contenant des ouvrages et exposant quelques sculptures, poteries morniennes et autres bibelots. Sous les fenêtres, un meuble bas, servant de banquette, agrémentés de coussins, contenant aussi des livres. Une petite table basse et rond, ainsi qu'un profond fauteuil comme on en faisait dans le Nord, en cuir doux et usé, suffisamment rembourré pour être confortable.
Jahangir cessa alors de guider Inu, le faisant s'assoir sur un des coussins sous les fenêtres. Il tourna en suite le fauteuil maëldanais. Il ne s'assit par immédiatement dedans.

-Que vais-je bien pouvoir faire de toi ? J'imagine que la solution la plus simple serait de te demander ce que tu faisais pour ton ancien maître...

Le regard pénétrant de Jahangir se posa sur Inu, le jeune homme aveugle ne voyait pas l'expression sérieuse sur son visage. Le noble se détourna, juste le temps de retirer sa veste, se mettant plus à l'aise avant de s'assoir dans son fauteuil.


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Inu
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mer 13 Nov - 14:26

Inu essaya de ne pas paraître trop mal à l’aise face à cette chambre qu’on avait préparé pour lui. Ce n’était pas lui qui déciderait où il allait dormir et s’il dormirait seul ou non, son maître déciderait, et il n’avait pas à l’influencer ou à sembler le contredire. Il fallait bien qu’un jour il dorme seul, sans personne contre qui se mettre s’il en ressentait le besoin, parce qu’il ne se sentait pas bien, ou juste pour avoir une présence à ses côtés. Isil avait été surprise la première fois qu’il avait atrappé son bras une nuit pour caler sa joue contre. Déjà, elle avait été surprise qu’il monte dans son lit, mais la surprise passée, elle lui avait même fait un câlin et l’avait laissé dormir avec elle les nuits suivantes. Etrangement, rien que de se dire qu’il allait être seul, lui faisait ressentir le besoin de sentir quelqu’un près de lui, d’avoir un contact avec quelqu’un de chaud, de vivant, rassurant. Mais la seule personne ici était Jahangir, et son maître avait été déjà assez patient et gentil avec lui depuis qu’il l’avait acheté, pour qu’il abuse de cette gentillesse. Se serrer contre lui en plein milieu du couloir serait sûrement plus qu’étrange pour les autres, et pas forcément bien prit par son maître.
Il dormirait non loin de Jahangir et sa famille, dans le pavillon principal, et pas avec les autres serviteurs de la maisonnée. Il semblait évident qu’il n’était pas destiné à servir le thé, nettoyer les sols ou bien le linge, même s’il avait aidé Rosy, quand il était plus jeune, à faire les lits. Aveugle, il serait très dur pour lui d’être un esclave domestique maintenant.
Ils repartirent, le seigneur Qiang Sung reprit son bras pour rebrousser chemin, et l’amena dans une pièce, non, une chambre, qui ne pouvait être que celle de Jahangir, son odeur envahissant la pièce malgré qu’il n’ai pas été là un moment. Il y avait aussi l’odeur d’Oshia qui s’y trouvait, et d’autres odeurs qui n’étaient pas vraiment importantes, ou effacé. Le limier s’arrêta quand Jahangir lâcha son bras, et éprouva ce qui sembla être un coussin, du talon, dans un geste doux et discret visant à simplement savoir ce qu’il y avait au sol autour de lui. Il s’assit attendant alors de savoir ce qu’ils venaient faire ici, ce que son maître voulait de lui. C’était assez simple, juste savoir ce pour quoi il était fait, afin de savoir quoi faire de lui. Inu ne répondit pas immédiatement, attendant d’entendre Jahangir bouger, jeter sa veste, mais surtout le cuir du siège face à lui, plisser sous le poids de quelqu’un qui s’assied, montrant que Jahangir était installé.

[ Je ne servais pas en temps que simple esclave domestique, en effet, chez mon ancien maître. Il ne m’a pas entrainé pour ça.]

Le limier se replaça un peu mieux, remuant légèrement pour se remettre un peu plus droit sans faire trop de bruit. Son visage se tourna comme pour regarder Jahangir, ce que ses yeux feraient s’ils n’étaient pas recouvert d’un bandeau et fermés. Il sentait qu’il le regardait aussi, le pouvant lui. Il se demanda quelques secondes à peine à quoi pouvait ressembler son nouveau maître, s’il avait un air sévère, doux, sérieux, un peu dissipé…  

[Je traquais pour mon ancien maître. Je cherchais et chassais pour lui, ou pour des clients qui lui demandaient ce service. Ca allait des esclaves qui s’enfuyaient, aux endettés cherchant à se cacher pour ne pas payer, et quelques fois des personnes simpelment disparues.]

Est-ce que le seigneur Jahangir aurait besoin de lui pour ce genre de tâche, ou est-ce qu’il pourrait se servir des informations qu’Inu lui donnait sur ce qu’il faisait avant, afin de pouvoir lui trouver à faire dans sa maisonnée. Le limier se le demandait. Sans Mikhail, il ne pouvait plus vraiment prétendre courir derrière ses proies et les ramener, sans lui il n’avait ni ses yeux, ni son « épée ».  Il servait à d’autres choses auprès du Dresseur, ça n’étaient pas sa mission première, mais si ça pouvait avoir son utilité auprès du seigneur Qiang Sung…

[Mais nous étions deux, j’avais un partenaire qui m’aidait à me diriger, et qui atrappait ceux que nous cherchions. Maintenant qu’il n’est plus là, je ne suis pas sur d’être utile, tout seul. Pas pour ça. Sinon, lorsque je n’étais pas en traque, mon maître me faisait sentir les différents plis et colis qu’il recevait afin de ne pas avoir de mauvaise surprise lors de l’ouverture. Certains étaient piégé par magie, ou bien par du produit caché à l’intérieur, je lui signalais alors ceux qui pouvait nuire à sa vie. Le soir je restais avec lui, pour le calmer et lui tenir compagnie.]


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Jahangir Qiang Sung
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mer 13 Nov - 23:40

Le noble s'était enfoncé dans son fauteuil, ses longues jambes devant lui, les bras reposant sur les accoudoirs. Inu mit quelques minutes à lui répondre, ayant attendu qu'il soit installé. Sur la table basse à coté de lui, reposait une sphère de métal. Le geste désinvolte, Jahangir repoussa le haut de la sphère qui se replia, s'ouvrant sur de l'eau, Oshia en émergea partiellement, comme une miniature de lui-même. L'élémentaire était aussi intéressé par la réponse d'Inu, ayant démontré un fort intérêt pour l'esclave depuis son achat. Jahangir avait vu juste en pensant que Inu n'était pas un simple esclave, comme il venait de le confirmer.

-Cela me paraissait évident, et cela explique pourquoi tu sais aussi bien monter. Un esclave ne sait généralement pas monter comme un cavalier expérimenter, et sa seule expérience des aéronefs se limite bien souvent à celle des cales des cargo...

Il ne mentionna même pas le fait que les esclaves aveugles n'étaient généralement pas traités ainsi, ils étaient soient achetés par les moins fortunés, ou bien finissaient comme divertissements pour certains jeux cruels auxquels s'adonnaient certains nobles ou riches marchands. Puis Inu poursuivit et l'intérêt de Jahangir s'éveilla en même temps que sa surprise. Oshia qui tournait doucement dans l'eau, s'arrêta trahissant la surprise qu'il ressentait lui aussi. Sa tête apparut derrière le rebord de la sphère métallique, comme s'il se hissait sur le bord d'un mur. Jahangir ne s'était pas attendu à ce que Inu soit un chasseur, mieux que ça, l'odorat sur-développé s'expliquait presque autant que l'absence totale de barrières mentales. Inu avait été un homme de main, un esclave dressé pour être comme un chien de chasse. Jahangir eut un instant, un instant, un éclat de colère, que Oshia calma bien vite. Lysanthir avait été dressé pour combattre, et s'il était devenu un redoutable combattant, au point que sa renommée l'avait fait embauché par son père... Lys n'en était pas moins un être implacable, habitué à la violence et à en user sans sourciller. Un trait de caractère qui n'était pas pour déplaire à Jahangir, puisque Lys s'occupait de ses affaires, ou en tout cas de celles de Fei Long seigneur des bas-fonds, avec une efficacité redoutable. Cependant, Jahangir, en homme libre, ne pouvait pas imaginer être traiter ainsi. Il se demanda si le fait que Inu soit muet et aveugle était volontaire, en lien avec cet entraînement. Jahangir fixa Inu, longuement, reconsidérant son jugement, voyant l'esclave sous un autre jour. Le silence fut seulement perturbé par le feu crépitant et les clapotis venant d'Oshia. L'élémentaire lui jeta un coup d’œil inquiet, semblant lui signifier qu'il savait ce qui se passait sous son crâne. Ce qui était probablement le cas.

-Je ne comptais pas t'envoyer battre la campagne, j'ai mes hommes de mains pour ça. Mais tu me seras sans doute plus utile que ce que j'avais pensé. Même si je ne m'étais même pas posé la question de ton utilité en t'achetant. A dire vrai, je ne pensais même pas acheter un esclave.

Jahangir eut un léger rire, ressemblant plutôt à une exclamation ironique. Il tourna sa main gauche paume vers le haut, et Oshia sortit de l'eau pour venir danser entre ses doigts, sous une forme plus aquatique que ressemblant à une forme humaine. Le noble soupira renversant la tête en arrière pour l'appuyer sur le dossier de son fauteuil. Ses longues jambes s'étendirent devant lui. Ses yeux se fermèrent.

-Dans un premier temps, il faudra te familiariser avec ma demeure, et avec les autres domestiques. Quant à tes aptitudes, elles pourront m'être utiles, bien que tu doives apprendre à protéger ton esprit, si je veux pouvoir les utiliser. Ton ancien maître ne craignait peut être pas que d'autres télépathes t'utilisent, mais disons que je suis simplement plus prudent...

Oshia s'agita.

-Ah oui, et toujours dans un premier temps, il te faudra des vêtements, si adorable sois-tu dans ceux de ma chère sœur.

Jahangir rit de nouveau, cette fois plus joyeusement, ses doigts s'agitaient autour d'Oshia. Les mouvements de l'élémentaire produisait un bruit relaxant pour le Mornien qui se détendait, ressentant alors la fatigue du voyage, bien qu'il n'ait pas chevauché à bride abattue depuis Eiren pour rentrer. Après un autre instant de silence, les yeux clos de Jahangir s'ouvrirent, regardant à nouveau Inu.

-Dormir seul ne te plait pas vraiment n'est ce pas ?


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Inu
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Jeu 14 Nov - 18:20

L’odeur d’eau fraîche dégagée par Oshia s’était élevée, dès lors qu’un léger bruit de métal s’était fait entendre. Un couvercle soulevé peut-être, ça ne devait pas être qu’un simple coïncidence. Toujours était-t-il qu’Inu avait alors adressé sa réponse au seigneur Qiang Sung et à son élémentaire d’eau, les deux l’écoutant. Le bruit d’eau glouglouttante produit par Oshia s’était arrêté quand il avait expliqué ce qu’il était avant, et ce à quoi il servait auprès de Dresseur, son ancien maître. Tout comme il avait entendu le souffle de Jahangir se bloquer quelques secondes avant de repartir. Ils étaient surpris, surpris de ce pour quoi il avait été dressé et employé, qu’il soit un limier. Ce n’était pas courant, il était vrai qu’il n’avait pas croisé ou entendu parler de personne comme lui, ayant la même charge de travail. Une fois ses explications finies, il se passa quelque secondes durant lesquelles le bois dévoré par le feu craqua et crépita, en contradiction avec les bruit d’eau produits par Oshia. Lui attendait, une main sur l’autre, posées toutes deux sur ses genoux, et ses doigts caressant le haut de sa main.
Le peu de temps où le silence s’était installé, le limier ne bougea pas plus que ça, toujours tiraillé par le besoin de se rassurer en prenant quelqu’un dans ses bras, mais par la bienscéance de ne pas le faire. Il n’avait pas oublié qu’après, il irait dans sa chambre, à lui seul. Enfin, celle qu’on lui avait préparé.

Le silence fut brisé par jahangir, qui lui annonça qu’il n’avait pas l’intention de le faire courir partout, il avait déjà ses propres hommes de main pour effectuer ce genre de travail. De toute manière il n’avait pas songé à ce qu’il allait lui faire faire, il l’avait acheté sans trop savoir quoi en faire, voir même sans en avoir l’utilité. Il le lui avait déjà dis, il l’avait aussi entendu dire à sa sœur. Inu avait été un achat compulsif, son nouveau maître l’avait vu, voulu, et acheté. Le limier hocha la tête lorsque Jahangir lui parla de se familiariser d’avantage avec la demeure, et les domestiques qui l’entretenait, avant qu’il l’utilise, enfin ses aptitudes.
Il lui parla aussi de ses barrières mentales qu’Inu n’avait jamais apprit à mettre, simplement parce que c’était le Dresseur puis Mikhail qui s’étaient chargés de protéger son esprit. Son partenaire et lui devaient pouvoir communiquer instantanément, donc il avait été plus simple que seul l’un d’entre eux protège leur deux esprits.

[C’était mon partenaire, qui protégeait nos deux esprits. C’était afin qu’on puisse toujours communiquer à tout moment, sans avoir à attendre que l’autre baisse ses barrières.]

L’ajout sur les vêtements tira un léger sourire à Inu. Il ne savait de quoi il avait l’air dans les vêtements de Dame Acyanhua, il ne savait même pas à quoi il ressemblait actuellement, mais ça devait être assez étrange qu’il porte des vêtements de femme, même s’ils devaient être plutôt beaux. Il eu un léger rire silencieux à la mention qu’il était adorable dans les vêtements. Pourquoi, ça il ne le savait pas trop, entendre dire qu’il était adorable, c’était un peu étrange… Dans un sens positif tout de même.
Il sursauta un peu quand Jahangir lui demanda si dormir seul ne lui plaisait pas vraiment. Enfin, il ne lui demanda pas, c’était une affirmation qu’il venait d’énnoncer. Le limier n’avait pas pensé que ça se verrait tant que ça tout à l’heure, ou même maintenant. Ses doigts se joignirent sur ses genoux et il les entortilla un peu.

[Pas vraiment mais. C’est juste que… Je n’ai jamais dormit seul. Mais, si vous voulez, je peux m’y habituer, c’est juste que je n’ai pas l’habitude, mais je peux la prendre]



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Jahangir Qiang Sung
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Jeu 14 Nov - 22:16

-Ton partenaire devait être un télépathe puissant, tout comme l'est Sheeshon. Ce n'est pas mon cas, et je suis plus doué pour me protéger que pour communiquer.

A dire vrai, cet aspect de son pouvoir correspondait à sa personnalité plutôt brutale qu'il cachait sous le vernis de la noblesse et de la bienséance. Si Jahangir pouvait se permettre de tenir sa réputation d'excentrique, c'était aussi grâce à des aspects plus sombres de sa personnalité. Personne n'oserait le lui dire ouvertement parmi la noblesse d'Hitokage, mais nombreux étaient-ceux qui avaient fait depuis longtemps, le rapprochement entre Jahangir Qiang Sung et Fei Long, le roi des bas-fond de la capitale impériale. Et Fei Long n'était pas homme à qui chercher querelle, pas plus que ne l'était Jahangir Qiang Sung. Cela ne l'empêchait pas de contribuer à la grandeur de sa famille, et de ne cesser d'étendre la renommée et l'honneur du nom de sa maison. Pas plus qu'il ne prenait soin de ceux qui travaillaient pour lui.

-Pour ta propre sécurité, je préférerai que tu apprennes, peu importe le temps que ça prendra. Une intrusion télépathique n'est jamais plaisante.

Un bon télépathe savait comment piétiner les pensées d'un autre, jusqu'à ce que ce soit douloureux. Jahangir marqua une nouvelle pose avant de poursuivre, un léger dédain dans la voix :

-Mais si ton partenaire était si bon que ça, vous auriez pu communiquer même avec des barrières mentales. Chaque télépathe à une manière de se signaler, si bien que l'on peut autoriser ses entrées sans avoir baisser ses barrières. Cela dit, il faut être doué pour savoir faire ça.

Oshia devait lui lancer un nouveau regard de reproche. Jahangir soufflait le chaud et le froid, exprimant sa pensée sans ménager ses interlocuteurs. Oshia continuait de danser autour de ses doigts. La main du Mornien se tournait et se retournait, accompagnant les mouvements de l'élémentaire. Finalement, sa question, qui n'en était pas vraiment une, fit sursauter l'esclave. Un sourire fleurit doucement sur ses lèvres, disparaissant en suite, laissant à nouveau son visage impassible, non pas qu'Inu ait pu voir quoi que ce soit.

-C'est ton hésitation à chaque fois que je parlais de la chambre qui t'a trahie, fit-il doucement, tu pourras très bien t'y habituer plus tard. Lorsque tu seras plus à l'aise ici, ce sera sans doute plus facile.

Oshia ricana, et Jahangir le chassa d'un geste de la main désinvolte. L'élémentaire s'éleva jusqu'à son visage, et Jahangir put voir son visage fait d'eau lui renvoyant ce sourire qui agaçait tant les autres. Il roula des yeux, et se contenta de les fermer alors qu'Oshia reprenait son manège, mais avec sa main droite cette fois.

-J'imagine que je me suis fait à ta présence... Tu resteras avec moi. Du moins pour cette nuit.


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Inu
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Sam 16 Nov - 14:19

Lorsque Jahangir fit mention que Mikhail devait être un télépathe puissant pour avoir pu protéger deux esprits plutôt que seulement le sien, le limier avait eu un léger sourire, fier de ce qu’il venait de se dire sur son partenaire. Son nouveau maître souhaitait qu’il apprenne à protéger son esprit, pour sa propre sécurité, afin d’éviter les intrusions d’autres télépathes. Inu hocha la tête montrant qu’il comprenait et qu’il apprendrait alors. Mais lorsque Jahangir ajouta après que son partenaire n’était pas forcément si bon, pour ne pas avoir su lui parler avec ou sans barrières, Inu eu un petit pincement au cœur. Mikhail ne méritait pas qu’on le rabaisse après tout ce qu’il avait fait pour lui, tout ce qu’ils avaient vécus ensemble, et surtout le sacrifice qu’il avait fait pour que la limier soit encore en vie, Inu se sentit obligé de prendre sa défense. Même si comme d’habitude, il ne fut ni virulent, ni contrariant.

[C’était moi qui avait du mal à me construire des barrières, mon maître à alors décider que je m’en passerait, et que ce serait mon partenaire qui les aurait pour nous deux afin qu’on entre pas dans mon esprit. C’était plutôt moi, le non doué, mais je ferais tout mon possible pour apprendre.]

Lorsque son nouveau maître lui expliqua ce qui avait trahi sa résistance à dormir seul, Inu tordit un peu plus ses doigts. Même si ça l’arrangeait que son maître l’ai vu, parce qu’il ferait peut-être en sorte de ne pas le laisser seul, peut-être le mettrait-il au moins dans la même chambre qu’un autre domestique, ça le dérangeait quand même d’avoir interféré avec la décision premier de Jahangir. C’était le maître qui avait les réponses et les décisions, c’était lui qui décidait, il devait s’y plier et ne jamais chercher à comprendre. Toujours faire confiance aveuglément, même si le maître l’envoi vers la mort, c’est que le maître à ses raisons.
Après quelques secondes de silence, Jahangir l’autorisa à passer la nuit avec lui, comme il l’avait fait depuis que le noble en avait fait l’acquisition. Le limier se retint de sourire trop largement, sentant son cœur bondir dans sa poitrine. Ce n’était que pour cette nuit avait dit Jahangir, mais c’était déjà mieux que rien. Inu n’aurait peut-être pas réussit à dormir seul, dans un lieu qu’il ne connaissait pas, sans autre repère que lui-même. Au moins, dormir avec le seigneur Qiang Sung serait un repère familier, même si ce repère était encore nouveau. Le limier déglutit. En fait, tout était nouveau, plus rien n’était comme ce qu’il avait connu toute sa vie, et plus rien ne le serait d’ailleurs. Il eu soudain l’impression qu’il était debout sur une dalle instable, menaçant de s’effondrer à n’importe quel moment, sûrement celui où il s’y attendrait le moins, tout comme les dalles précédentes avaient finies par céder et à le faire tomber ailleurs. Il pouvait sembler qu’à présent il resterait au service du seigneur Qiang Sung et que ça ne changerait jamais, mais il n’aurait jamais songé perdre Mikhail un jour, et sa vie au Manoir.

[Merci. Merci beaucoup, je ne vous dérangerais pas plus d’une nuit, c’est promit.]

Après s’être changé, remettant encore des vêtements prêtés par Dame Acyanhua, et avoir fait aussi un brin de toilette, il s’était donc couché au coté du seigneur Qiang Sung. Il n’avait pas dormit immédiatement, tournant le dos à son nouveau maître. Il avait tourné son visage contre les oreillers, sans pour autant s’empêcher de respirer, et avait ouvert les yeux qui n’étaient plus couverts par le foulard qu’il avait posé à coté de lui. C’était toujours une sensation agréable, même si il regrettait le temps où quand il ouvrait les yeux, il voyait. Revenant à la remarque qu’il était adorable dans les vêtements de la sœur de son maître, il se demanda s’il avait beaucoup changé visuellement. Il avait ensuite tendu son esprit vers le lien qu’il avait avec Mikhail, même si plus personne ne lui répondait à présent. Il trouva encore du vide au bout de ce lien, lui causant encore une fois un serrement au cœur, mais il parla tout de même à ce vide, expliquant les quelques jours qui venaient de se passer à son partenaire disparu. Il lui expliqua la route, la sensation familière de parcourir des kilomètres pour atteindre un but, même si ce but n’était pas le même que le leur lorsqu’ils étaient ensemble, il n’y avait donc pas la sensation grisante de traque, de recherche d’inconnu, mais ça faisait plaisir de sentir le vent s’engouffrer dans ses cheveux, fouetter son visage. Il lui exposa aussi la peur qu’il avait à s’habituer a cette nouvelle vie, à son nouveau maître, si tout finissait encore par s’en aller d’un coup, s’attacher et s’habituer ne servirait qu’à lui faire plus mal quand ça finira.
Il fini par s’endormir après avoir refermé les yeux et s’être tourné vers Jahangir, qui lui s’était apparemment endormit depuis un moment, pour prendre son bras et mettre sa joue contre son épaule. Il serra le bras un peu plus que d’habitude, le mettant tout contre lui. Le contact était agréable, le rassurait bien plus que des mots, et lui plaisait. Le limier avait finit par passer un bras en travers de Jahangir, sur son ventre, et par se caler un peu mieux contre lui, l’enserrant comme un traversin ou un oreiller qu’on câline, et s’endormit dans cette position.

***

Il se réveilla toujours collé à Jahangir, mais différemment, il avait reprit juste le bras dans la nuit, et avait le front contre l’épaule de son maître qui dormait encore. Le limier entr’ouvrit les yeux et leur fit regarder vers le bas, pour éviter que Jahangir croise son regard par accident s'il se réveillait pendant qu'il avait les yeux ouverts. Il agita un peu ses doigts contre le bras d’un noble encore endormit. Il leur fit décrire quelques petits cercles sur la peau du coude, et refermant les yeux, il laissa une chaleur douce envahir sa main droite, celle qui tenait simplement le bras, comme lorsqu’il passait ses soirées avec sa tête sur les genoux du Dresseur, pour le détendre et l’apaiser, ou qu’il dormait avec Mikhail, et qu’il le calmait aussi le soir. Ça dura une bonne dizaine de minutes avant que Jahangir ne bouge et qu’Inu stoppe donc cette chaleur. Ils se levèrent donc tout deux, et après un passage à la salle de bain, ce fut le même rituel d’accompagnement que fit Jahangir pour emmener Inu avec lui pour aller petit déjeuner. Ils retrouvèrent les même personne qu’au dîner, Sheeshon, sa demoiselle de compagnie, le bras droit de Jahangir, et dame Acyanhua. Inu les salua en s'inclinant, mains devant les genoux. Même s'il se permit d'effleurer l'esprit de Sheeshon pour lui dire bonjour dire bonjour de vive voix. Le petit déjeuner était un mélange de choses sucrées, et de salé. Il put utiliser ses mains, et mangea surtout du sucré.

Par la suite, il fut confié à une servante. Jahangir Qiang Sung lui demanda de faire visiter la maison à Inu, qu'il puisse se repérer et se déplacer avec facilité, et qu'il sache se rendre sans peine dans chaque pièces. Il fallait aussi qu'il soit présenté aux autres domestiques. Elle avait acquiescé puis avait prit la main d'Inu pour la poser sur son épaule, et avait commencé à marcher. Elle s'appelait Ayame, cela faisait huit ans qu'elle servait la maison Qiang Sung, et elle avait été esclave au début. Maintenant elle était libre, mais avait demandé à rester, car le seigneur et sa famille étaient de bons employeurs, honnête et respectueux de leurs employés. Elle se chargeait surtout de servir les repas, et les invités, et entretenait le pavillon principal.
Elle l'emmena directement à l'entré de la demeure. Là bas ils retrouvèrent Miharna qui le salua avec enthousiasme, et qui salua aussi Ayame. Elle lui décrivit les pièces, les couloirs, et les jardins au fur et à mesure de la visite. Inu lui fit comprendre qu'il souhaitait compter ses pas, lui montrant ses pieds, levant ses doigt pour faire un, puis deux, puis trois. Elle le laissa faire et quand ils repassaient dans des lieux déjà visités, il retirait sa main, et circulait de lui même. En chemin ils croisaient quelques fois du monde. Ayame le présentait, il s'inclinait pour saluer, puis ils reprenaient leur visite. En passant dans les jardins il pu constater que Sheeshon et Sheeban y étaient déjà, la jeune fille le salua et lui demanda s'il s'en sortait, il lui répondit par l'affirmative, expliquant qu'il lui faudrait encore quelques jours pour être complètement confiant, mais qu'il marcherait sans aide dans les couloirs très rapidement.
Une fois la maison finie d'être visitée une seconde fois, Ayame l'emmena avec elle dans les cuisines, lieu où chaque servants et chaques servantes finissait par passer. Tout comme les gardes qu'il lui fallait rencontrer aussi.
Inu termina son après midi avec un plateau de gâteaux un peu mous, en pâte de riz avec de la pâte de haricot rouge dedans, sur les genoux sur les marches à l'extérieur des cuisines, coté jardin, le temps qu'Ayame et les autres servants finissent leurs travaux.


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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mer 20 Nov - 14:05

L'après-midi touchait à sa fin, et Sheeshon était toujours plongée dans une de ses transes. Elle était assise sous les cerisiers, au bord du bassin principal, et là où elle était, elle n'avait pas besoin de sa demoiselle de compagnie. Sheeban avait alors délaissé son livre, le premier volume des chroniques de Cyriaca, qu'elle avait déjà bien entamé, ayant lu jusque tard dans la nuit. Elle portait sur elle le parfum offert par Lysanthir. Elle n'avait pas encore trouver le temps de le remercier. Ou plutôt, n'avait pas osé aller le faire. Ce matin, elle avait hésité à le suivre pour le faire, mais quitter la table juste après lui... Et bien, elle s'était senti embarrassée rien qu'à l'idée de le faire. Alors ce matin, elle s'était simplement arrangée pour qu'il puisse sentir qu'elle le portait. Elle aimait vraiment son odeur chaude et sucrée, et en même temps un peu acidulée. Elle restait légère, discrète, et semblait durer toute la journée. Sheeshon n'avait pas cessé de s'émerveiller sur le parfum, jusqu'à ce qu'elle soit happée dans son monde intérieur. Elle y était maintenant depuis le début de l'après-midi, juste après leur repas prit sur l'herbe, Jahangir étant parti en ville avec Lysanthir. Acyanhua était là, gardienne de la demeure des Qiang Sung. En passant devant l'espace entre le pavillon principal et le pavillon des serviteurs où se trouvaient les cuisines, Sheeban aperçut la soeur du seigneur Qiang Sung qui s'entrainait au sabre avec un des gardes. Sheeban pénétra dans le pavillon des serviteurs qu'elle connaissait bien, pour y avoir passé de longues heures à regarder le ballet des serviteurs, avant qu'elle ne devienne la compagne de jeu de Sheeshon. Le pavillon était presque aussi grand que celui des Qiang Sung, il abritait bon nombre de serviteurs, faisant face au pavillon abritant l'écurie et les baraquements de la garde. Les cuisines occupaient, avec la buanderie, tout le rez de chaussé, et les caves étaient remplies de nourriture. Deux serviteurs en remontaient, portant un gros sac de riz. Elle fut accueilli avec des sourires. Elle se glissa jusqu'aux grandes étagères, qui exposaient des boîtes cylindriques en métal de couleurs. Elle en prit une, de couleur blanche, peintes de petites fleurs argentées. En l'ouvrant, elle prit une petite cuiller à la tête en forme de bec, percé de trous. D'une petite pression du pouce sur un petit piton sur le dessus du bec, elle ouvrit la tête de la cuiller, et la plongea dans la bondonne au couvercle préalablement dévissé. Elle ressortit la cuiller et tassa le thé vert provenant de la région d'Akaash, garni de grain de riz soufflés et de grains de riz grillés. Elle referma le bec, entendant un petit bruit caractéristique, signalant qu'il était bien fermé. Puis, Sheeban se dirigea vers un des vaisseliers, et prit un gobelet haut en terre cuite mornien, dans lequel elle déposa sa cuiller à thé. Enfin, elle s'arrêta devant les feux, et prenant un torchon, elle se servit de l'eau bouillante, provenant d'une des nombreuses bouilloires en permanence sur les flammes. Les Morniens buvaient du thé en quantité, et les communs ne s'embarrassaient pas des cérémonies des grands maîtres dans l'art de servir ce breuvage. Elle se dirigea en suite vers la sortie, par le jardin. Sur les marches étaient assis l'esclave que le seigneur Qiang Sung avait ramené de son voyage à Cyriaca. Il tenait un petit plateau de bois vernis sur ses genoux. Sheeban eut un sourire, lui aussi, prenait une collation.

-Bonjour, fit-elle doucement descendant quelques marches, vous vous habituez à votre nouvelle demeure ? J'ai vu que Ayame vous a fait faire le tour des pavillons deux fois... J'espère que la demeure ne vous semble pas trop grande. Puis-je m'assoir ? Si vous désirez un peu de compagnie...
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Inu
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Sam 23 Nov - 12:30

Le limier mâchait doucement un des gateaux, appréciant le gout autant que la texture. Il n'avait jamais mangé de choses comme ça, c'était assez amusant à avoir en bouche, il jouait un peu avec sa langue sur le gateau, l'éprouvant dans sa bouche. Il refaisait aussi les chemins qu'ils avaient empreintés avec Ayame, les couloirs, où ils menaient, s'imaginant se lever et partir d'un coté ou de l'autre. C'était encore confus pour lui, mais il saurait peut-être retourner vers la chambre du seigneur Qiang sung, seul. Et par conséquent vers la sienne qui était quelques mètres plus loin. Ce soir, il irait dans la sienne, comme il avait dit à Jahangir avant d'aller se coucher. Inu n'allait pas déranger son maître chaque nuit, il n'était qu'un esclave, il ne devait pas interférer avec les moments d'intimité que voudrait son maître, et pour le moment le limier ne lui en avait pas laissé. il y avait aussi le fait que le coller ainsi était inconvenant, même si ce contact plaisait à Inu, il devrait faire sans.
La demoiselle de compagnie de Sheeshon arrivait, son odeur et celle de son parfum le tirant de ses reflexions, avec un thé en main, puis le bruit de ses pas discrets se fit entendre, ainsi que sa voix. Lorsqu'elle lui demanda s'il s'habituait, le limier hocha la tête, avec un léger sourire. Sourire qui s'agrandit quand elle mentionna qu'Ayame lui avait fait faire deux fois le tour de la maison. Il se décala un peu et posa sa main à coté de lui pour l'inviter à s'assoir, en écho à sa demande. Lorsqu'elle fut assise à coté de lui, Inu lui tendit un peu le plateau, pour l'inviter à en prendre si elle le souhaitait. Un déclic lui vint en tête quand il se souvint que Sheeshon lui avait dit qu'elle parlait avec Sheeban par le biais de l'esprit, il effleura doucement l'esprit de la jeune femme.

[Ce sera plus simple pour vous de me comprendre comme ça. Je m'habitue à la demeure, elle n'est pas trop grande, elle l'est même moins que la précédente maison chez qui je servais.]

Il se mit un peu plus droit. Le vent fit bouger ses cheveux qui vinrent lui chatouiller le bout du nez et la gorge. D'une main, Inu attrapa doucement les cheveux lui chatouillant le nez, les remettant en arrière, et replaça ceux lui caressant la gorge derrière son oreille. En le faisant il passa ses doigts sur la cicatrice qu'il avait.

[Mademoiselle Sheeshon n'est pas avec vous ?]


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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mar 26 Nov - 22:52

-Merci. Et non merci pour les gâteaux, j'ai peur d'en avoir trop abusé ces derniers temps, fit-elle en riant.

Sheeban descendit de quelques marches, pour pouvoir s'assoir sur celle où Inu était assis. L'opération aurait pu être périlleuse avec sa tasse de thé brûlant, mais elle s'en sortit, et parvint à s'assoir sans se laisser tomber comme on laisse tomber un gros sac de riz sur le sol. Elle posa ses pieds sur une des marches en dessus, resserrant ses jambes et les mettant un peu se côté. Une position confortable et élégante. Sheeban réajusta les plis de sa jupe d'une main, prenant garde à ne pas reverser de thé par mégarde avec l'autre. Inu effleura son esprit, et elle le laissa entrer. Elle n'était pas douée pour communiquer de cette façon là, en tout cas, pas assez pour savoir répondre. Cependant, son manque d'aptitudes lui permettait d'avoir de hautes barrières, comme un réflexe contre d'éventuelles intrusions.

-Ah oui, Sheeshon m'avait prévenue que vous parliez de cette façon. C'est effectivement plus simple pour se comprendre.

Sheeban eut un petit rire.

-C'est là seulement une des demeures des Qiang Sung. Celle de Zulbajin est plus grande, mais le seigneur Jahangir ne s'y rend qu'une fois l'an, ou pas du tout. Mais mes parents veillent sur elle. Ici, à Hitokage, le domaine est plus petit, parce que nous sommes en pleine ville, même si nous sommes dans un quartier calme. Enfin, le domaine est entouré de hauts murs, alors le peu de bruits qu'il peut y avoir à l'extérieur est étouffé. Même si c'est toujours plein de vie dans ce pavillon-ci.

Derrière eux, dans les cuisines, les voix chantantes des servantes et serviteurs, certains parlaient dans le dialecte de leur région, et quelqu'un chantonnait. Elle entendait aussi les chevaux, Miharna donner des ordres. Sheeban but une gorgée de thé.

-Non, Sheeshon est... disons, dans son propre monde. Et j'ignore quand elle reviendra parmi nous. Elle a déjà commencé à sculpter quelque chose pour vous. Elle dit que ce n'est pas parce que vous êtes aveugle, que vous n'avez pas le droit d'avoir des jolis objets pour décorer votre chambre. C'était la mienne avant, lorsque Sheeshon et moi étions enfants. Mais vous, vous n'êtes pas avec le seigneur Jahangir ? Vu la façon dont il vous traite, il vous appécie beaucoup.
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mer 11 Déc - 14:42

Inu ne pu que sourire quand Sheeban refusa ses gateaux, expliquant qu’elle en avait déjà trop prit. C’était vrai que les femmes faisaient bien plus attention à leur ligne. Lui tant qu’il pouvait se mouvoir et courir comme il le voulait, manger en quantité ne le dérangeait pas, il ne voyait pas s’il était gros ou mince, même si il pouvait le deviner en touchant son ventre ou ses hanches. Ces dernières se sentaient facilement à travers sa peau, plus qu’avant, les évènements de ces derniers mois ne l’avait pas épargné physiquement. Le limier eu une pensée pour Isil, se demandant où elle était, si elle allait bien, si elle était toujours là bas est-ce qu’ils la traitaient bien…

[La demeure gardée par vos parents doit être immense en effet, si elle est plus grande qu’ici. Et c’est vrai qu’à part les bruits de vie d’ici on ne se croirait presque pas en ville, même l’odeur est atténuée par les murs.]

Il était assez facile de se croire loin de la ville. Pourtant en tendant l’oreille, on entendait les gens passer. Les chevaux s’agitaient dans les écuries, la voix de Miharna s’élevait, et des servants et servantes parlaient dans des dialectes qu’il ne comprenait pas vraiment. Il devinait à peu près, mais rien de plus. Il avait apprit à connaître les langues du sud, les plus courantes, pour pouvoir comprendre les clients. Heureusement, il n’aurait pas pu converser avec Jahangir, ou Sheeshon sans cela. Son maître l’aurait peut-être rendu à son vendeur s’il n’avait pas été capable de le comprendre. En parlant de Sheeshon, Sheeban lui expliqua qu’actuellement la jeune fille était dans son monde. Même si le limier ne comprit pas vraiment ce que voulait dire la demoiselle de compagnie par là, il hocha la tête. Ca donnait l’impression que la jeune fille n’était plus parmi eux, plus dans son corps. Il fut surpris d’apprendre qu’elle sculptait quelque chose pour lui. Pas forcément parce qu’il était aveugle mais plus parce qu’il n’était qu’un esclave, sans attribution pour le moment. Décidément, les membres de la famille Qiang Sung le surprenaient toujours, le traitant plus comme un invité qu’un esclave.
Il secoua la tête quand la demoiselle de compagnie lui parla du seigneur Qiang Sung.

[Non, je ne suis pas avec lui, il avait d’autres choses à faire en ville si j’ai bien compris, il a seulement demandé qu’on me fasse visiter aujourd’hui, pour que je puisse seul me déplacer dans la demeure. Il ne peut consacrer tout son temps à un esclave, c’est normal. Même si il m’a bien traité tout le temps, je pense qu’il est logique qu’il me laisse à présent.]

Inu prit un dans gateau et le mit dans sa bouche, entier, et mâcha. Ils n’étaient pas bien grands, juste la taille d’une bouchée, c’était parfait. Et manger pendant qu’il parlait ne dérangeait pas, vu qu’il n’utilisait pas sa bouche pour le faire.

[Il m’a aussi dit qu’il me faudrait apprendre à me protéger, à élever des barrières mentales, parce que je ne sais pas le faire. Dites, qu’est-ce que Sheeshon sculpte pour moi ?]


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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Jeu 19 Déc - 21:31

-Immense, c'est bien le mot, fit-elle en riant.

La maison des Qiang Sung à Zulbajin se dressait au pied du lac Halakaï, un peu l'écart de la ville, et ses pavillons étaient perchés sur le relief des racines de la montagne de Tiemeth. C'était une lieu paisible, entouré lui aussi de hauts murs, comme tout autre maison noble, mais la quiétude qui y régnait n'était pas comparable. Elle aimait s'y rendre, mais dorénavant, elle était tributaire du bon vouloir du Seigneur Qiang Sung, et de Sheeshon. Bien sûr, elle pouvait, si elle le désirait, demander la permission pour s'y rendre, pour visiter ses parents, qui, parfois, lui manquaient.

-Il vous faudrait plus qu'une journée pour vous y faire, mais là bas, le temps s'écoule plus lentement, comme si la paix avait aussi atteint le temps. Ici, tout le monde est toujours pressé. Ou presque. Mais c'est vrai qu'on ne ressent pas vraiment toute cette agitation derrière les murs.

Sheeban but encore un peu, savourant le goût du riz grillé et soufflé mélangé au thé noir. Ce thé avait quelque chose de réconfortant, lui rappelant les soirées au coin du feu, alors que la neige avait recouvert la capitale, et continuait de tomber doucement dehors, parant la nature d'une couverture blanche. Il était alors étrange de penser, qu'à l'Ouest, l'été était sans fin, et ce depuis plus d'un siècle. Mais en contre partie, la sécheresse régnait en bien des endroits. Sheeban se prenait parfois à rêver d'aventure, alors qu'elle lisait tous ces livres qui en parlaient, lorsqu'elle écoutait les rêves plus vrais que nature que Sheeshon faisait. Mais d'un autre coté, elle était satisfaite de la vie qu'elle menait. Elle se savait privilégié, vivant une vie plutôt confortable pour une fille de serviteurs. Il lui sembla percevoir une certaine détresse dans ce que lui disait Inu. Elle réfléchit un instant, avant de dire très doucement :

-Le Seigneur Qiang Sung n'a pas pour habitude de délaisser ceux de sa maisonnée. Et comment vous dire...

Sheeban se mit à rire.

-Hier soir, Miharna a raconté que le Seigneur vous avez traité presque comme un invité de marque. Il prend soin de vous. Et je crois que même les invités de marque, n'ont jamais eu droit à ce genre de comportement de sa part. Non pas qu'il soit un mauvais maître, ou discourtois, mais disons qu'il entretient une certaine réputation... En général, les visiteurs ne savent jamais sur quels pieds danser. Et Sheeshon excelle également dans cet art de rendre les gens mal à l'aise. Mais vous... Il a pris soin de vous. Et s'il demande à ce que vous appreniez à ériger des barrières mentales, c'est qu'il compte vous garder près de lui. Du moins, c'est ce que je crois. Mais je ne suis pas le Seigneur Jahangir... alors...

Elle haussa les épaules, avant de se rappeler qu'Inu ne pouvait pas voir.

-Alors je ne peux pas être certaine de ce que j'avance, reprit-elle. Oh et, j'ignore ce qu'elle sculpte exactement, pour l'instant, ça ressemble à un morceau de bois à peine équari. Mais d'ici quelques jours, je devrais pouvoir vous dire ce que c'est. Mais je pense que Sheeshon vous le dira elle-même, ou qu'elle vous invitera dans son atelier.
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Inu
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MessageSujet: Re: Arrivée dans sa nouvelle maison   Mar 31 Déc - 13:00

Inu était rassuré, soulagé en partie par ce que lui répondit Sheeban. Le seigneur Jahangir le traitait d'un manière exeptionnelle, il ne traitait même pas ses propres invités comme il s'occupait du jeune homme, alors que ce dernier était esclave, et donc n'était qu'une marchandise en fait, ni plus ni moins. Mais même si ça lui faisait plaisir, même s'il se sentait rassuré de savoir qu'il ne serait pas laissé tout seul, sans repère, le limier ne se sentait pas à l'aise avec cette déclaration sincère de la lios, demoiselle de compagnie de Sheeshon. Il était maudit, ses yeux étaient une malédiction lourde qui risquait de tout faire basculer, de faire du mal à ceux à qui il s'attachait. Et si ce n'était ces yeux, il y aurait autre chose, son handicap, son besoin d'avoir quelqu'un avec lui ne serait-ce que pour qu'il ne dépérisse pas de solitude, qui ferait qu'un jour où l'autre, ceux qui s'attacheraient à lui et à qui il s'attacherait, souffriront et finiront par ne plus être à ses cotés.
Il avait un mauvais préssentiment, une peur sourde de faire du mal à Sheeshon qui sculptait quelque chose pour lui, qui avait l'air de l'apprécier, et qu'il appréciait aussi. Mais aussi à Miharna, Ayame, Sheeban qui se révélait être une jeune femme douce et calme, Oshia. Jahangir, lui qui l'avait acheté, et traité avec autant d'égard que s'il était son égal et quelqu'un à qui il tenait. Il était arrivé dans cet endroit presque coupé du monde, dans une vieille famille où chacun se respectait, et il avait peur de tout chambouler, briser, comme il avait brisé la vie de Rosy, de Mikhail, du Dresseur, d'Isil...
Il déglutit, gardant pour lui ce qu'il ressentait, ne laissant aucune trace de ce mal-être se montrer sur son visage, il sourit même à Sheeban qui achevait son monologue par une description d'un bout de bois à peine taillé en sculpture.

[J'attendrai donc patiemment que ce morceau grossier devienne ce qu'elle a en tête. Son attention me touche, beaucoup, j'en prendrais grand soin.]

Le limier pencha très légèrement la tête, se posant une question. Il se demanda comment serait accueillit cette question s'il la posait à Sheeban, mais il n'avait osé la poser directement au principal interressé, la lios pourrait peut-être y répondre. Elle pourrait même se laisser voir à sa manière.

[Dites, pourriez vous me dire, à quoi ressemble le seigneur Jahangir ? Je sais que si vous ne pouvez parler par l'esprit, me montrer une image ne serait peut-être pas possible, mais, avec des mots, je pourrais au moins me faire une certaine idée, sans avoir besoin de toucher son visage... J'aimerais bien savoir aussi, à quoi vous, vous ressemblez. Si ça ne vous dérange pas, bien sur.]


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