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 Au bord du fleuve [Ouvert].

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Anya
Serveur/Serveuse
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Nombre de messages : 12
Date d'inscription : 14/08/2011

MessageSujet: Au bord du fleuve [Ouvert].   Lun 6 Mai - 21:48

L'eau coulait tranquillement, brisant le silence des plaines venteuses nommées landes.
Dans le lit du fleuve dormaient des pierres grises rendues lisses par l'érosion, et dansaient quelques algues d'eau douce. Une truite arc-en-ciel nageait à contre-courant, sa bouche s'ouvrant régulièrement et ses branchies s'ouvrant une fois la bouche fermée. Ses écailles brillaient dans l’eau, reflétant le soleil qui entrait dans le liquide, le rendant un peu moins glacé qu’il pouvait l’être. Une patte noire entra dans l'eau, serres en premier, sans provoquer d'ondes ou de remous, se posant à quelques centimètres de la truite qui ne la vit pas arriver ou se poser. Le cou replié, un échassier aux plumes noires regardait le poisson qui continuait à nager sans se douter de ce qu'il y avait au-dessus de lui. Les yeux grands ouverts de l'oiseau jugeaient de la distance de l'animal, de sa position, étudiant soigneusement son cou avant de le porter. Il avait le dessus, il avait le temps, la précipitation n’apporte que la faim lors d’une chasse. Puis d'un coup le bec s'ouvrit, le cou se détendit, et un bruit de clapotis se fit entendre.

Levant sa patte assez haute pour franchir la marche entre la rive et le lit de la rivière, la cigogne noire sortit de l’eau, et fit quelques pas en terre ferme. La truite se débattait par à coup, épinglée à son bec et ne pouvant plus s’échapper, elle lâcha sa proie sur le sol qui s’agita furieusement sans espoir de retrouver l’eau, et ébouriffa ses plumes. Se faisant, elle céda la place à une jeune femme blonde, aux sourcils se terminant en spirale. Les jambes dans un leggings complet de couleur noir, les pieds dans des bottines marron, elle portait une jupette courte et plissée sensiblement du même marron que ses chaussures, assortit d’un gilet de la même couleur, rehaussant et mettant considérablement en valeur, sa poitrine moulée dans une chemisette blanche à manches courtes. Elle attrapa sa proie suffocante, et lui cogna la tête sur un rocher. Le poisson ne bougea plus, mort avant de trop souffrir. En deux grandes enjambées, Anya se retrouva près de son sac, qui lui-même était près d’un feu, et embrocha le poisson à une pique après l’avoir vidé en l’éventrant.

La semi sil’ura voyageait depuis deux jours déjà. Le chemin de Dhaval vers le sol avait été simple en se métamorphosant, mais ça avait été plus long que prévu à cause d’un temps peu clément, et l’avait retardé sur son plan de rentrée. Là elle était proche d’une cité, Miervaldis, qu’elle connaissait de nom et de réputation.

Rien que de s’en rappeler de cette réputation, elle avait envie de courir sans se soucier de sa fatigue, de sa faim, et de son hygiène personnelle, pour y arriver plus vite. Anya savait que cette cité était le fief d’un clan connu pour ses membres masculins imposants, musclés, aux visages fermés ou ayant du vécu, et ça… Cet endroit pour elle s’appelait paradis. Elle avait décidé d’y faire une halte, avec de la chance et le plus beau des hasards, il y aurait peut-être une auberge qui serait à la recherche de personnel et subjugué par sa grâce et ses talents, l’aubergiste la prendrais en tant que serveuse, et elle coulerait des jours heureux, entourés de beaux hommes. Elle trouverait peut-être l’Homme de sa vie, celui qui viendrait à l’auberge régulièrement pour la voir, mais sans l’avouer, semblant la dénigrer, la snober même, mais qui un beau jour lui demanderait sa main…
Mais elle ne serait pas là-bas avant deux jours, voire trois. C’était un peu déprimant, mais il fallait qu’elle tienne bon jusque-là bas, il le fallait.
Elle remua le riz chauffant dans une petite marmite suspendue au-dessus du feu, riz et poisson seraient son repas, agrémenté de quelques herbes fraichement ajoutée à l’eau, lui donnant un bon petit gout, et surtout, avec une pointe d’un sel assez rare. Elle pouvait se vanter d’avoir dans son sac magique un sac de toile assez grand plein de ce sel.

Assise sur une couverture, un cercle de pierre protectrice autour d’elle et de son feu de camp, Anya regardait le ciel se colorer d’orange, de rose, tout en mangeant son poisson et son riz. Les vagues de couleur dansaient presque, interrompues quelques fois par un oiseau volant vers son nid, ou par un nuage solitaire qui passait par là. La serveuse en quête d’un emploi rangea ses affaires, éteignant le feu et lavant dans l’eau de la rivière ses ustensiles qui trouvèrent une place dans son bagage magique. Les pierres y repartirent aussi, et elle roula la couverture qu’elle fixa au-dessus, avant de le jeter sur son épaule et de reprendre la route sous le soleil couchant cherchant un arbre ou se percher pour y passer la nuit plus à l’abri que sur le sol.


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