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 Péripéties du Suricate Rouge

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Soar Orombre
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Peuple : Métisse, Versipellis - Sidhe
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MessageSujet: Péripéties du Suricate Rouge   Sam 27 Avr - 12:33

L'ambassade de Cemenwin se dressait dans une large avenue, où se trouvaient d'autres ambassades, une des bibliothèques d'Iskandar, et quelques autres bâtiments importants. Repèrable aux bannières rouges sangs qui décoraient la façade, l'ambassade de Cemenwin était gardée par deux légionnaires, dont les uniformes étaient plus légers et mieux adaptés au climat chaud d'Iskandar, que les uniformes de la Légion Noire à Cemenwin, qui profitait d'un climat montagneux. Avant de sortir à découvert, la vêture de Soar changea brutalement, adoptant cet uniforme de la Légion, seulement agrémenté d'une écharpe rouge ocre. Soar traversa l'avenue, sortant de derrière ce qui devait être le siège d'une guilde quelconque. Elle dut tout de même montrer son laisser-passer à l'un des deux légionnaires en faction à l'extérieur, et faire de même avec un des quatre autres qui veillaient à l'intérieur. La fraîcheur régnait à l'intérieur de l'énorme bâtisse en pierres, et Soar fut reconduite devant un guichet en bois exotique. Le fonctionnaire leva le nez de ses papiers. Un mornien, à la chevelure noire coupée court, le regard inquisiteur et vif. Soar lui tendit ses papiers, à l'exception de son ordre de mission, ne lui donnant que son accréditation. Après un examen minutieux, le secrétaire lui rendit, et lui indiqua la salle des communications. Soar connaissait le chemin, et n'eut aucune difficulté pour s'y rendre. La salle était vide à cette heure. Et elle était de toute façon généralement vide. Les communications entre l'ambassadeur et Cemenwin devaient se faire faire un lieu moins exposés aux oreilles indiscrètes.


Soar s'installa dans un box. De chaque coté d'elle, des parois semblant faites de marbre, mais en réalité une pierre noire et lisse veinée de blanc, qui n'étaient pas du marbre, mais de la pierre conductrice de mana. Devant elle, une table de la même matière, couverture d'une rune complexe. Soar y posa les mains et rune et veines s'illuminèrent de vert pâle, une lueur un peu maladive, qui s'intensifia progressivement. Elle contactait la légion. L'échange qui suivit fut bref, la première raison était qu'elle n'avait pas grand chose à dire, et la deuxième était que c'était Tyr, le secrétaire général qui lui avait répondu, après qu'on l'ait mise en attente, lorsqu'elle s'était connectée à Cemenwin. Le visage et le buste du secrétaire général apparaissait devant elle, projetée au dessus de la rune, opaque, baignant dans une lueur vert pâle. Soar indiqua simplement qu'elle cherchait à avoir des renseignements plus précis sur Del'Nor avant de continuer. Elle ne mentionna ni Sellan, ni Ilory simplement qu'elle n'avait eu aucun incident notoire, et qu'elle avait simplement pris contact avec les Lionnes, qui sauraient où trouver sa cible. D'ici la fin de la journée ou durant la nuit, elle aurait ses réponses. Elle recontacterait la légion dans deux jours, à la même heure. Soar le salua et interrompit la communication. La lumière reflua et le box reprit une teinte normale.

La légionnaire sortit de l'ambassade, et quand elle fut suffisamment loin et hors de vue, sa tenue changea, reprenant celle qu'elle avait lorsqu'elle avait quitté l'auberge. Elle était maintenant désœuvrée, et les bains lui semblaient un bon moyen de tuer le temps, et de se débarrasser des dernières courbatures. Elle n'était pas tellement portée sur les achats de souvenirs, elle n'avait pas besoin de s'acheter des vêtements ou des armes. Elle devrait peut être refaire son stock d'onguents, peut être quelques herbes médicinales, que l'armure garderait par devers elle, dans ce petit sac que Soar sortait toujours d'où elle ne savait où. Aelius était levé, et Mizuki n'était plus qu'un lointain souvenir, la nuit terminait de s'effilocher, ployant devant le flamboyant soleil. La chaleur deviendrait d'ici peu suffocante, mais Soar avait l'habitude, elle avait passé plus d'un an ici. Elle connaissait Iskandar comme sa poche, et elle fut bientôt aux bains. Cette fois-ci, le regard acéré, elle vérifia qu'aucun tisseur aux cheveux pâles ne se trouve sur son chemin. La vieille femme d'hier avait été remplacée par un jeune homme encore imberbe. Elle paya pour deux heures de hammam, avec masseurs. Deux heures plus tard, elle ressortait détendue, fleurant bon les huiles, mais toujours désœuvrée.
Les pas de Soar la portèrent vers le quartier sous l'emprise des Lionnes, sans se soucier de Sellan ou d'Ilory. Elle pénétra dans ce qui semblait être un bordel, elle fut accueillie avec des accolades, des sourires, des rires, de salutations bruyantes...


***

Les deux jours d'attente parurent interminables à la Légionnaire, mais aussi au Suricate Rouge qui s'ennuyait ferme. Ilory se remettait des blessures de Merkan, et mangeait comme quatre, alternant avec de longues périodes de sommeil. Onyeka avait dit que c'était normal, que son organisme avait besoin de récupérer. Soar ne ressentait plus les effets de la magie, et tournait en rond comme un fauve dans sa cage. Elle sortait tous les jours, errant sans but, visitant des veilles connaissances, boutiquiers, marchands ambulants de tout genre, prostituées, mercenaires. Elle laissait Sellan l'accompagner, ce dernier semblait aussi mal supporter l'oisiveté qu'elle, et encore plus d'être laissé à lui même. Elle se rendait aussi chez les Lionnes, faisant quelques passes avec la redoutable Dévène, retrouvant Onyeka comme si Soar n'était jamais partie, elle apprit à connaître les nouvelles, à discuter des affaires avec Basira, tout en lui fournissant de quoi sauver la tête de sa lionne tueuse d'esclavagiste. Finalement, les réponses vinrent.

Myrdanos était apparu comme par enchantement à Tolceleg. Il était armurier, spécialisé dans les armes à feu, un artificier. Il acquit une certaine notoriété en fournissant les Treize, les redoutables hors la loi de Tolceleg. Un type misanthrope ne se mélangeant aux autres que pour affaire, préférant discuter avec une bouteille qu'avec les gens. Il n'était plus à Fendassë, ce qui expliquait que la Légion ait pu le retrouver. Et en passant, Soar n'avait pas pu mettre la main sur Six, la légionnaire qu'elle était sensée rencontrée. A l'ambassade, on lui avait dit que Six n'était pas revenue de mission. Soar avait sèchement répliquée que Cemenwin ferait mieux d'envoyer un ou une remplacente. Elle aurait voulu savoir ce que Six avait à dire, si c'était elle qui avait retrouvé Del'Nor, et comment. Soar aurait alors eu le cœur net : coup fourré ou pas ? Les Lionnes avaient trouvés des contrebandiers, qui avaient débités une histoire à propos d'un technomage nommé Dowen, et d'une technomage Navïs, une sacrée, mais douée avec les moteurs. Myrdanos était parti de Tolceleg après que Navïs ait été enlevée, bousculant Dowan au passage. Des renseignements qui faisaient une belle jambe à Soar, autant que de savoir que Dosiän Del'Nor se noyait dans l'alcool. Mais au moins, elle n'aurait pas a essayer d'entrer à Tolceleg, chose quasiment impossible. Tout Inwilis savait à propos de la malédiction des fleurs rouges. Tout ceux qui avaient essayé de révéler l'emplacement de l'île ou de la cité renégate des marais, étaient morts, leur cœur éclaté dans leur poitrine, une fleur de sang sur la poitrine. En revanche, ce qui intéressait Soar, c'était Navïs, la fille que Del'Nor était parti chercher. Elle eut quelques informations intéressantes, et fut amplement satisfaite.

Le lendemain, elle était comme promis, de retour à l'ambassade, et elle communiquait ses informations au secrétaire général. Elle devait trouver montures et provisions avant de partir pour Fendassë, où se trouvait actuellement Myrdanos, la Lionne en fuite l'avait vu, elle le suivrait de loin jusqu'à ce que Soar lui mette le grappin dessus. Elle ferait ce qu'elle pourrait pour le ramener, mais si jusqu'ici, Myrdanos n'avait pas voulu qu'on le trouve, il pouvait avoir le temps de disparaitre avant qu'elle arrive. Semer la Lionne ne devrait guère poser de problème à quelqu'un qui avait disparu et qui avait échappé à la Légion Noire pendant si longtemps. Soar ne put s'empêcher de poser des questions, pourquoi la Légion tenait tant à le retrouver ? Jusqu'ici, la seule chose qui l'avait soucié, s'était de trouver un candidat susceptible de remplacer le général disparu, et la solution avait été toute trouvée quand un des officiers sous ses ordres avaient été promu, un c'était un Vasco, pour bien faire. Les déserteurs étaient mis à mort, mais la Légion ne perdait ni son temps ni ses moyens pour chercher un ancien officier, qu'ils avaient tous supposé mort. Tyr n'était visiblement pas très heureux de l'entendre, et elle le remarqua au pli mécontent de sa bouche, et à son air plus renfrogné encore que son air habituel. Soar s'énerva un peu, se demandant aussi pourquoi c'était lui qui lui répondait, elle répondait d'ordinaire à son officier supérieur, la général Beitris Hale. Tyr éluda toutes ses questions, et ses réponses étaient toutes logiques, mais le mauvais pressentiment qui agitait Soar se mit à croître. Frustrée et en colère, elle sortit en trombe coupant net la conversation avec Tyr, lui disant d'aller se carrer sa canne dans son... Et d'autres noms d'oiseaux. Elle se demanda si elle ne ferait pas mieux de contacter un officier directement, peu importait lequel. Elle aurait aimé que l'espionne, Six, soit là, elle aurait sans doute pu mieux l'éclairer mais Six était morte.


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Ilory Falo et Merkan
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MessageSujet: Re: Péripéties du Suricate Rouge   Mar 4 Juin - 4:33

Deux jours. Deux jours à dormir et à manger. Qu'aurait-elle pu demander de mieux ? Des heures de plus dans ces journées ? Si elle avait pu en acheter, elle l'aurait surement fait.
Ilory profitait au maximum du temps de répit qui lui était alloué, mais ce n'était assurément pas par paresse, car Merkan ne s'était toujours pas arrêté. Elle ignorait où il était et n'arrivait toujours pas à entrer en communication avec lui, mais elle savait qu'il se surmenait toujours simplement parce qu’il puisait en elle pour poursuivre sa route.
C'est donc que, même après seize heures de sommeil, elle était encore épuisée et que, même après quatre assiettes, elle n'était toujours pas rassasiée.
Merkan s'appropriait absolument tout ce qu'elle ingérait.
Elle du aussi se convaincre de manger malgré cette pression qu'elle sentait en permanence dans sa gorge, car si elle ne donnait pas à Merkan ce qu'il lui réclamait, l'incident qui avait poussé Onyeka à intervenir allait se répéter. Et Ilory ne souhaitait aucunement revivre l'expérience désagréable de se sentir expulsée de sa propre tête.
Défait de ses chaînes, elle était maintenant libre de ses mouvements, mais, malgré tout, cette liberté n'était qu'apparente, car Soar lui interdisait de sortir de cette chambre. Pas qu'elle en avait spécialement envie, mais ainsi elle aurait eu la confirmation d'avoir regagné la confiance de Soar. Oui, elle lui paraissait plus amicale et moins encline à la traiter de menteuse à toutes les fois qu'elle ouvrait la bouche, mais le lien était ténu et fragile. Ilory s'était donc fait un devoir de ne pas faire de vague et d'obéir.
Elle resta donc dans cette pièce exigüe, à regarder les tâches au plafond et cherchant à leur donner une forme quelconque. C'était là la seule occupation qu'elle se permettait – ou qu'elle pouvait se permettre – car toute autre pensée la ramenait inévitablement à Merkan ou Dösian.
Une tâche en particulier y arriva pourtant. De forme allongée, elle évoquait un chat.
Ilory soupira et se tourna sur le côté. Ce matelas était, en deux jours, devenue la chose sur laquelle elle avait passé le plus de temps au court de sa vie. Elle sourit même lorsqu'elle se rendit compte qu'elle ne s'en était presque pas levée depuis qu'on le lui avait offert.
Cette idée s'évapora, rapidement remplacée par celle qui l'avait précédée, et Ilory en perdit son faible sourire. Comment Merkan pouvait-il bien se faire subir une telle épreuve ? Elle comprenait bien que c'était elle qui le lui avait demandé, mais elle ne lui avait tout de même pas ordonné de se négliger de la sorte.
Elle tenta à nouveau d'entrer en communication avec lui. Elle échoua, bien évidement, mais quelque chose la chicota soudainement. Elle se redressa, prenant appuis contre le mur derrière elle, et tenta de mettre le doigt dessus. Le regard vide, elle farfouillait dans son esprit à la recherche de ce petit accro et sentit la pression dans sa gorge augmenter lorsqu'elle comprit.
Merkan revenait vers elle.
D'abord surprise, ce sentiment se changea rapidement en effroi : il ne revenait pas parce qu'il avait décidé de désobéir, mais plutôt parce que… Dösian venait lui aussi.
La pression s'intensifia et elle porta sa main à sa gorge. Ce n'est que là qu'elle comprit que cette pression n'était pas causée par son Lien avec Merkan, mais plutôt par celui qu’elle partageait avec Dösian : plus la distance serrait réduite entre eux et plus la pression s'intensifierait.
Pourquoi est-ce qu'elle ne comprenait que maintenant ? Surement parce qu’elle avait jusqu'alors tenté d'ignorer les signaux d'alarmes et que, maintenant qu'elle leur portait attention, ils sautaient sur elle comme un chien enragé.
Elle reporta à plus tard ces interrogations. Elle devait en avertir Soar et rapidement. Il n'était plus maintenant temps de cachoteries ou de plans secrets : elles devaient retrouver le Général et si elle continuait à cacher des choses à la Légionnaire, elle pourrait bien les retarder inutilement.
Gaëtéo lui avait demandé de le retrouver avant la Légion, mais Ilory en avait maintenant cure : elle ne pouvait pas fausser compagnie à Soar et le temps pressait trop pour qu'elle se permette de tourner en rond. D'ordinaire, le lien qu'elle partageait avec le Général était ténu et ce peu importe la distance qui les séparait, mais aujourd’hui, il flamboyait comme cent torches…
Exactement comme le jour de son évasion. Le temps pressait.
Elle bondit donc sur ses pieds et frappa sur la porte comme si sa vie en dépendait… ce qui était étrangement le cas se souvint-elle. Lamia vint rapidement lui ouvrir et présenta une mine plus que surprise à la pensionnaire.


- Où est Soar ?
- Elle est sortie avec Sellan. Elle ne sera surement pas de retour avant la nuit.
- Il faut que je lui parle,
dit-elle en faisant mine de la contourner.
- Tu ne peux pas sortir. Tu dois te reposer, ordonna-t-elle en lui barrant la route de sa main qu'elle posa sur le cadre de la porte.
- Il y a urgence Lamia. Je t'en pris, laisse-moi partir à sa recherche.
- Dis-moi ce qui se passe et j’irai,
dit-elle d'un ton dur. Elle m’a interdit de te laisser sortir et, pour ton information, Khalil attend au bas des marches.

Ilory laissa transparaître l'irritation sur son visage, mais consentit à obéir à la tenancière. Elle lui demanda seulement de la faire revenir rapidement et que cela concernait la position de Merkan.
Une fois la porte refermée, Ilory alla se rasseoir sur son matelas et ramena ses genoux contre son corps.
Et pria pour que Lamia fasse vite.


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Variel
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MessageSujet: Re: Péripéties du Suricate Rouge   Lun 2 Sep - 14:50

Nous étions partit vers le soleil dès que j'étais sortis de mon entretien avec notre nouveau client. Un affaire officieuse comme d'habitude, un anonymat à respecter même si la mort nous guettais, des gens hauts placés qui commandaient sans le dire au reste de leur hiérarchie, des gens à faire taire sans les tuer de préférence, la routine. Quand j'étais revenu avec l'avance, une somme rondelette qui permis quelques folies, ma petite famille avait été impatiente de connaître le détail. Le détail détaillé dans les grandes lignes -un peu contradictoire n'est-il pas ?-, le plans était préparé sur la route avec l'aide de Vallene qui nous maintenait en contact. Ayant peu de temps, nous étions partit rapidement, et cette merveilleuse petite mage nous permettait de pouvoir nous permettre de se séparer sans rien préparer de plus que nos bagages.
Mais nous avions une méthode fétiches appliquée la plupart du temps et qui ne nécessitait aucune préparatio, Reyhan, Aélior et moi même serions les "derniers" à arriver. Les premières sur place seraient été Ghe'Niel et Vallene, qui seraient rejointes peu de temps après par Emric. Leylian et Melse séjourneraient dans une autre auberge, arriveraient en même temps qu'Emric, mais par un chemin et un moyen de transport différent. Il ne fallait pas éveiller les soupçons, même ceux d'une cible ne sachant pas qu'elle en est une et donc peu alerte.
Vallene avait donc usé de magie pour amener plus rapidement Ghe'Niel, Emric et elle même à Iskandar, Leylian et Melse s'étaient jetés presque dans le premier aéronef pour Fendassë, et avec Aélior et Reyhan, nous avions pris la voie des airs pour Dhaval.

****

Le soleil tapait fort, rendant l'air presque aussi irrespirable que du plomb, et si nous avions été pied nus, la plante de nos pieds aurait été brulée par le sable. Nous venions de rendre les sableus empruntés pour la traversé à un relais qui se chargerait de les nourrir, et qui se débrouillerait avec eux. Il nous suffisait de faire à peine une centaine de mètre pour atteindre la ville. Un petit sort fournis par Vallene nous permettait de ne pas avoir les yeux brûlés ou aveuglés par la lumière d'Aelius, qu'il valait mieux fuir ici. Ici où se trouvait notre mission du moment. Cette dernière était lucrative, très lucrative, mais aussi assez périlleuse, car nous allions avoir à faire avec quelqu'un qui était entrainé, et qui possédait un atout très gênant. Enfin, nous avions pour nous le nombre, l'élément de surprise, et surtout le point faible de l'atout, généreusement dévoilé par notre commanditaire. Nous arrivions enfin à notre destination, nous allions être réunis enfin.
Telle était notre méthode, arriver scindés, par des routes et transports différents, ne se mêlant pas les uns aux autres. Car un grand groupe, même déguisé en prêtres et prêtresses, faisait toujours jaser et se méfier les cibles les plus paranoïaques. De plus nous avions chacun un petit mensonge à raconter aux aubergistes les plus curieux. Voyage de retour sur la terre natal pour un frère et une sœur, des vacances pour se retrouver entre amis, des hommes de mains chargés de l'achat d'esclave pour leur maître. Il n'y avait pas besoin de développer plus, déjà car l'improvisation se faisait ensuite naturellement, nous nous connaissons suffisamment pour ça, et puis parce que la mission actuelle se ferait dès que nous serions tous sur place, c'est à dire, maintenant. A peine eu-je posé le pied sur le sable d'une rue, que Vallene m'informait des dernières nouvelles.
La cible avait été repérée, elle était bien sur place et le groupe Leylian / Melse avait pu l'observer car il séjournait dans la même auberge qu'elle. Et une filature discrète effectuée par le jeune elfe avait pu déterminer qu'elle se rendait souvent au bain, à l'ambassade, mais aussi dans divers endroit de la ville. Je donnais donc l'ordre à Vallene d'avertir les autres. On se mettait en mouvement, il fallait alpaguer la cible et faire vite et sans trop de bruit. Le but n'était pas la mort, au contraire. La mage s'exécuta en partant elle même et la conversation entre nous cessa, sans pour autant qu'on ne soit plus connecté. Pas besoin de plus d'explication, de long discours, ou même d'expliquer la manœuvre. Je me chargeait d'informer mes deux compagnons de groupe d'un simple mouvement de tête. Ils me répondirent de la même manière.
Ca avait été comprit, que le bal commence.

Une jeune fille courait, apparemment paniqué, mais avec une certaine assurance quand même. Lorsqu'elle vit la jeune femme aux cheveux rouges, elle alla vers elle, sûre de ce qu'elle faisait. Vêtue d'une robe ample de couleur sable clair, avec un foulard autour des hanches rouge bordeau orné de broderies blanches en noires et des piècettes qui sonnaient à chacun de ses pas, la jeune femme arborait un tatouage fin représentant une patte de félin dans le cou entourée d’entrelacement. Elle se mit devant la femme à cheveux rouges.

 
-Excuse moi Suricate, j'ai besoin de ton aide. Ma soeur est blessée, et ne peut plus marcher, je n'ai pas assez de force pour la soulever seule, il faut être deux au moins.
 
La femme aux cheveux rouges la suivit, la femme au tatouage en sembla soulagée, elle la mena vers une ruelle, puis s’engagea dedans, expliquant qu’elle avait caché sa sœur pour éviter tout problème. Une femme était contre le mur, cachée en partie par une caisse de bois un peu pourrie. La jeune femme aux cheveux rouge s’avança, mais celle en robe claire rebroussa chemin rapidement, dévoilant un homme massif et musclé aux cheveux argentés au bout de l’impasse, qui souriait largement.
Devant l’incompréhension visible de la femme, la fille à robe claire, qui n’était autre que Vallene, haussa les épaules avec un petit sourire désolée, et elle resta derrière l’homme. La femme adossée au mur se releva, dévoilant son visage, une chevelure rouge coupée plus court que celle de notre cible  et un marteau de guerre qu’elle avait dissimulé dans le sable. Melse sourit tout aussi largement qu’Emric qui bouchait le passage et à qui Vallene avait donné une de ses haches, sur les toits se dévoilèrent Reyhan, Aélior, Leylian et moi-même. Ghe’Niel rejoind Vallene derrière Emric et Reyhan descendit des toit d’un bond pour rejoindre Melse.
J’en faisait de même et me plantais aux cotés d’Emric. Aélior et Leylian était là en soutien, coupant la fuite par les toits, surtout l’élémantal de foudre qui pourrait électrocuter leur proie si elle venait à être trop dure à maîtriser. L’étroitesse du lieu n’était pas un avantage pour elle comme pour nous, mais Emric était là pour éviter une fuite et protéger Vallene, Melse pour éviter qu’elle ne tente de fuir en grimpant au mur du fond, et Reyhan et moi serions les premier concernés, notre technique était plus fine et nécessitant moins de place. Deux elfes ayant dans le sang une parcelle de parenté abjecte, se manifestant par deux excroissances en forme de cornes pour moi, des yeux rouges et une dentition pointue pour Reyhan.
Vallene n’attendait qu’une chose pour agir, pour ralentir le temps autour de l’armure de leur cible et en bloquer la transformation, la laissant sans protection et mettant en lumière son seul point faible. Elle n’attendait que que leur cible change son armure.
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Soar Orombre
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MessageSujet: Re: Péripéties du Suricate Rouge   Jeu 5 Sep - 14:13

Occupée à insulter mentalement Tyr, à l'accabler de tous les noms, plus inventifs les un que les autres. Elle se dirigeait vers l'auberge de Khalil, décidée à se venger sur un des plats de Lamia. Ou plutôt non, elle irait voir Dévène, des Lionnes, pour évacuer sa colère.Marchant à grandes enjambées, elle vit à peine la fille qui courait vers elle, l'air paniqué. La jeune fille lui demanda d'aider sa soeur, sur son cou, le tatouage des Lionnes, Soar ne s'était jamais fait tatoué, mais le Suricate Rouge était connue de toutes les filles, et elle était repérable avec ses cheveux auburns et son éternelle écharpe rouge.

-D'accord, d'accord, calme toi, je viens avec toi.

Elle suivit la Lionne jusque dans une rue plus éloignée, courant à sa hauteur, tandis qu'elle lui expliquait que sa sœur avait été blessé en la protégeant. Elles avaient simplement voulu acheter une robe pour elle, mais le vendeur les avait chassées, et l'avait frappé à coup de bâton. Sa sœur avait pris un coup à la tête, elle saignait beaucoup. Elle, elle avait trainé sa sœur jusque dans une ruelle, avant que sa sœur ne s'évanouisse. Soar tenta de la rassurer, le coup ne devait pas être si grave, la tête, ça saignait toujours beaucoup. Sa sœur s'était évanouie à cause du choc, sans doute. Et parce qu'un coup à la tête, ça faisait parfois cet effet, mais ça n'était pas forcément grave. La légionnaire oublia un instant sa mission, et sa colère contre Tyr.  
Soar arriva dans la ruelle, mais ne vit personne par terre. Elle se retourna pour voir la Lionne qui reculait. L'incompréhension dut se voir sur son visage, car la jeune femme haussa les épaules, ayant un l'air désolé de l'avoir piégée. Soar se retrouva soudain acculée, un mastodonte lui barra le passage, passant devant la fausse lionne. Derrière elle, quelqu'un se décolla du mur du mur, drapée d'une cape grise, la camouflant jusqu'ici au regard de la légionnaire. Rabattant sa capuche, la femme sourit, et agita le marteau de guerre dont elle était munie. La légionnaire, immobile, leva les yeux, pour voir plus d'hommes. Elle venait de tomber dans une embuscade. Elle ne comprenait pas très bien ce qui lui arrivait. Mais son esprit martial reprit le dessus rapidement, cherchant un moyen de la sortir d'ici, alors que certains de ses adversaires se déplaçaient.
Ils étaient huit. Sept à se battre visiblement, puisque la fille qui avait servi d'appât s'était reculée, protégée par le mastodonte qui venait d'être rejoint par un autre homme. Des quatre hommes postés sur le toit, deux descendirent. Derrière elle, un troisième vint en renfort, même si l'elfe au marteau ne semblait pas vraiment en avoir besoin. Merde. Ceux là savaient qui elle était vraiment. Personne ne se donnerait autant de mal pour mettre la main sur le Suricate Rouge. Et par Ceallach ! Personne n'irait jusque là même pour Orombre de la Légion. Son esprit fonctionnait à toute allure, plus que les motivations de ses gens, elle devait sortir d'ici. Merde. Elle aurait du emmener Sellan, il aurait au moins pu mettre ses talents à profits. Elle devait sortir d'ici. La Légionnaire analysa la situation, deux forces de barrages devant et derrière elle, au dessus, les attaquants à distance, archer ou mage, ou pire, gunner. Quand aux deux autres descendus du toit, la force de frappe mobile qui serait chargé de l'abattre. La femme au marteau était stupide d'utiliser un marteau de guerre dans une ruelle, elle n'aurait pas la place de manœuvrer correctement, même en étant entrainer, ce genre d'arme, on s'en servait comme d'une masse, en abattant ses ennemis à grand renfort de coups puissants. Ici, elle serrait gêné par l'étroitesse du terrain. Mais ils étaient si bien organisé. Elle ne devait être là que pour lui barrer le passage, l'empêchant de grimper au mur du fond, pour passer de l'autre coté. Soar opta donc pour le moindre mal, et pour le moyen le plus rapide de gagner les grandes rues.

L'armure lui fournit rapidement ce dont elle avait besoin, sans prévenir, sortant brutalement de son immobilité qui l'avait laissé figée, usant de ses deux mains, et avec une rapidité stupéfiante, Soar envoya plusieurs dagues de jets, du genre Morniennes, courtes et sombres, vers les assaillants du coté du fond de la ruelle, elle se retourna et en envoya d'autres sur les quatre autres qui lui barraient le passage. Ses jets se firent dans un mouvement de balayage, qui forcerait sans doute ses assaillants à devoir bouger pour les éviter. Tenter sa chance en grimpant sur les murs lattéraux, pour essayer de passer par les toits, serait du suicide si les deux restés postés en haut servaient à couvrir les autres en bas.
L'armure fournit à la suite, deux épées courtes à Soar, ressemblant aux glaives courts des soldats, bondissant à la suite de son second jet, Soar fonça presque tête baissée vers l'unité mobile, l'armure jeta d'elle-même un nouveau jet de dagues, alors qu'elle renforçait sa prise sur ses lames. Pensant à sa protection les vêtements de Soar se mirent à changer, passant des vêtements adaptés au climat Iskandaréen à du cuir et du métal, enveloppant tout son corps. Des piques de métal poussèrent sur ses avant bras, tandis que son dos était entièrement couvert de métal. L'armure avait fait ça rapidement, en moins de deux secondes, Soar ressentit le même vertige passager lorsque les changements étaient trop brutaux, mais avec les années, elle avait appris à passer outre. Elle donna un coup, revers de bras, à l'homme le plus proche, lui écrasant les piques acérées sur le coin de la tête. Elle ajouta un coup de pied, tout en sautant, elle repoussa à la fois l'homme et se retrouva plus près du mur de gauche. Sous ses pieds, l'armure lui fournit des crampons, lui permettant de courir sur le mur.
Levant son bras gauche, épée pointe vers l'arrière, Soar la lança de toute ses forces vers le mastodonte. Prenant son envol, la lame se changea en hache à double de tranchants, semblables aux armes des tribus Nordiques. Ses quelques actions s'étaient passées très rapidement, Soar ayant réagit le plus rapidement possible, faisant autant confiance à son expérience, mobilisant ses années de service dans la Légion, et son instinct.


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Aélior Mélies
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MessageSujet: Re: Péripéties du Suricate Rouge   Dim 22 Sep - 19:28

La vie avait décidément un drôle de sens de l'humour.
Penser que quelques semaines plus tôt il était un pauvre mec en fuite et blessé, autant au corps qu'à l’orgueil, était presque surréaliste. Andare lui avait fait un sale coup. Le genre de coup duquel on ne se remet pas du jour au lendemain. Surtout pas lorsqu'il vient de l'homme que l'on considérait comme un frère.
Bon… il l'avait peut-être un peu cherché… D’accord, il l'avait totalement cherché, mais était-ce de sa faute si c'était la fille qui l'avait invité à la suivre? Il savait qui elle était, il savait ce que son époux allait en penser – après tout, n’était-il pas le Maître du port? – mais c’était elle la fautive… non? Et puis le fait qu’il avait piqué quelques bijoux au passage n'entrait très certainement pas en ligne de compte…
Andare avait cru que le dénoncer le disciplinerait, qu'il allait arrêter ces petits jeux malsains avec les femmes des autres, mais il n’avait assurément pas prévu que son meilleur ami se retrouverait en cellule, battu, enchaîné et traité comme un chien. Aélior lui-même ignorait combien de temps il y était resté et lorsque Andare l’aida à s’évader, il ne voulu même pas entendre ses excuses. Il lui faussa compagnie dès que la première occasion se présenta.
Mais on ne se glisse pas hors des griffes d’un mari jaloux aussi aisément. La chasse à l'homme avait été lancée et le seul refuge que trouva l’elfe fut auprès de gens qui ne voulait pas le lui offrir.
Trouver en Variel une chance de salut était presque une contradiction en soi… et un peu poussé, car Aélior l’y avait presque contraint. L’elfe aux cornes était en train de régler son compte à un mauvais payeur lorsque le jeune avait déboulé devant lui… avec une dizaine d'homme sur les talons.
Oh, il leur avait été aisé à lui et ses autres fiers à bras de s'en débarrasser, mais se départir du jeune elfe fut une tâche un peu plus ardue. Des jours durant, il ne les lâcha pas d'une semelle, rameutant sur eux les hommes qui le cherchaient toujours et ne cessant pas de tenter de prendre contact. Car Aélior dû lui-même s'avouer que l'idée de se retrouver seul le terrifiait.
Pourquoi Variel finit par l’accepter dans leur groupe était une question à laquelle même Aélior ne trouva pas de réponse, mais, tant qu’il y trouverait refuge et amitié, il se refuserait à la poser.

~ ¤¤¤ ~
L'aventure était excitante. Plus qu'avec Andare, il devait l'avouer. La vie de mercenaire n’avait absolument rien à voir avec celle de vagabond. Il y avait quelques similitudes certes, mais être payé pour tabasser des gens n’en faisait très certainement pas partit.
La légionnaire serait donc une première.
Sur les talons de Variel, le jeune elfe le suivait partout et observait chacun de ses mouvements. C’était à peine s’il ne buvait pas ses paroles. Comment en était-il venu à accepter que l’elfe corné le mène ainsi à la baguette il n’en avait pas la moindre idée, mais se retrouver soudainement avec quelqu'un qui le guidait – un véritable chef en somme – avec quelque chose de stimulant.
Oui bien sûr, il n'avait pas délaissé son côté amadoueur, charmeur… casse-pied, tête-en-l’air et impétueux, mais, contrairement à Andare, Variel le remettait à sa place. Et avec violence s'il le fallait.
Trouver la légionnaire n’avait pas été difficile et la piéger, un jeu d'enfant. Sur le toit, Aélior observait les autres l'encercler avant de jeter un regard à Leylian. Son expression lui fit comprendre que tout se passait pour le mieux… pour l'instant, car l'elfe savait que ça allait se corser. Variel leur avait dit que capturer la légionnaire ne serait pas une mince affaire et, alors que ses yeux se posaient sur elle, Aélior ne put empêcher une autre conclusion de se tracer un chemin dans son esprit : le sens propre de l'expression ne s'appliquait pas. La légionnaire était même très appétissante.
La première attaque le prit tant au dépourvu qu'il dut prendre un moment avant de concevoir ce qui se passait. Des dagues fusèrent de partout et l'armure que portait leur cible changea. D’abord stupéfait, il la regarda la recouvrir en entier, ébahi devant un tel prodige. Elle fonça vers Emric et Variel, avec aux poings deux épées courtes qu'elle n'avait pas au départ. Elle frappa avec une telle vitesse qu'il eut du mal à la suivre.
Et c’est lorsqu'elle se cramponna au mur que l’elfe réagit enfin, car il avait eu droit à son propre rôle cette fois. Cette ruelle avait été choisie pour son étroitesse, mais si elle était un désavantage pour leur cible, elle l'était encore plus pour eux. Aélior du prendre un moment avant de calibrer son tir, mais ce laps de temps fut suffisant pour que la légionnaire lance l'une de ses épées… qui devint rapidement une hache.
Sa sphère électrifiée passa à un cheveu de leur cible, s'écrasant sur le mur au-dessus d'elle et faisant s'envoler des éclats de pierre. Ne lui donnant pas le temps de comprendre ce qui venait de se passer et profitant de son temps de réaction, Aélior en lança une seconde qui fit mouche. La légionnaire tomba au sol, se tordant de douleur. L'elfe se déplaça sur le toit de façon à être au-dessus d'elle et en lança une troisième alors qu’elle faisait mine de se relever.
Cette dernière attaque fut plus violente que les précédentes et les conséquences qu'elle provoqua sur l'armure confirmèrent leurs soupçons : les chocs déboussolaient sa protection qui cherchait alors à se protéger contre quelque chose qui venait de l'intérieur. Elle changeait sans cesse de forme. De métal, elle devenait de cuir, puis de tissu. Des bourses apparaissaient avant de devenir des pics, des lances ou bien des vêtements divers.
Malgré ses chocs, la légionnaire tenta une manœuvre désespérée, mais Aélior tua sa tentative dans l'œuf en lui envoyant une quatrième sphère bleue. Les cris qui suivirent cependant ne vinrent pas exclusivement de la cible et l’elfe s'excusa silencieusement. Il avait oublié l'étroitesse du lieu et des filins avaient touchés deux ou trois de ses alliés.
Cette dernière attaque mit fin à sa combativité, car Vallene était de nouveau entrée en scène et avait jeté le sort qui ralentirait le temps. Cela permit à Variel d’agir et mettre finalement la légionnaire hors d'état de nuire.
L'adrénaline coulait dans les veines du jeune elfe. Ce n'était clairement pas la première fois qu’il usait de son pouvoir, mais c'était la première fois qu'il le faisait « professionnellement », dans le but d'en tirer un profit.
Le yeux rivés sur Variel, il l’observa s’afférer, attendant le signal qui lui permettrait de descendre et de jeter un coup d'œil à leur prise.


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Variel
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MessageSujet: Re: Péripéties du Suricate Rouge   Lun 14 Oct - 16:41

Notre cible était loin d’être sans défense et sans ressource. Elle était aussi loin d’être idiote, et savait donc que si l’étroitesse des lieux la confinait, elle nous confinait aussi. Mais nous avions l’avantage du nombre, de la surprise, et surtout des informations précieuses.

La cible réagit rapidement, efficacement, comme prévu par notre commanditaire. Reyhan dévia la plupart des dagues lancées vers lui grâce à sa propre dague, essayant de dévier aussi les projectiles de Melse, qui du en éviter d’elle-même, Reyhan bien que très rapide, ne pouvant tout dévier. De mon coté j’avais le soutien de Vallene qui, tout en se préparant à appliquer un sort complexe, avait prit le temps d’ériger un champ de protection éphémère devant moi le temps de repousser les dagues, ne me forçant pas à bouger. Enfin, je fut tout de même forcé de me mouvoir, car une fois les dagues repoussées, le champ se dissipa aussi vite qu’il était arrivé, me laissant à la merci de notre cible, mais surtout laissant à Vallene toute sa puissance pour un sort plus complexe et précis. La légionnaire me fonça dessus, deux épées en mains, et des piques sur une armure étant arrivée aussi soudainement que les armes. En voyant les dites piques, j’eus le réflexe salvateur de baisser la tête du coté où elle me porta un coup, faisant se rencontrer l’une de mes cornes et ses piques, m’évitant un choc qui aurait pu m’être fatal. Je n’en sortit pas indemne pour autant, saignant à présent de la tempe, et sentant son pied dans mes cotes, j’effectuai une roulade pour ne pas finir au col, et me relever rapidement, me préparant à une éventuelle riposte et faisant un signe de la tête à Aélior pour lui dire qu’il pouvait y aller.
Emric repoussa sans grande difficulté la hache qui fonçait vers lui, l’envoyant se ficher dans le mur à coté avec force. Une sphère électrique frôla leur cible qui du alors regarder également en l’air pour évaluer la nouvelle menace. Cette diversion permit à Reyhan d’attaquer leur victime dans le dos, histoire de ne pas la laisser réfléchir trop longtemps. Il l’obligea apparemment à changer de nouveau d’armure, cette dernière semblant réagir d’elle-même. La protection allait changer en sentant l’électricité la frôler, mais lorsque la lame de Reyhan allait s’enfoncer dans la cuisse de la jeune femme aux cheveux rouges, la protection changea à toute vitesse, redevenant de métal, et empêchant la lame de pénétrer dans la chaire. Puis de nouveau l’électricité fusa, frappant de plein fouet la légionnaire qui en subit le choc. Lorsqu’elle se releva, une nouvelle sphère frappa sans attendre. L’armure essaya de changer, mais là Vallene entra en action, figeant l’armure entre deux transformation, l’empêchant donc de protéger sa porteuse, qui se reçu une quatrième sphère, plus puissante encore que les autres.

Tellement que Melse Reyhan et moi-même eurent le douloureux plaisir de la ressentir, ce qui nous tira quelques cris qui étaient difficiles à retenir. Le regard jeté à Aélior par Reyhan me fit penser que s’il n’avait pas été de nos compagnons, le jeune élémentaliste serait en danger de mort. Mais bon, il apprenait encore, il n’était pas parfait et cette première grande mission ne s’était pas si mal passée pour un bleu comme lui. Je faisais signe à Leylian et lui de descendre, la cible était neutralisée, Emric lui liait déjà les mains dans le dos en faisant un nœud complexe. La corde liait les poignets, remontait entre les omoplates en se croisant, séparait la poitrine en deux, faisait un tour pour finalement revenir aux poignets.
Vallene arriva promptement, et plaça sur la cheville de la légionnaire, un bloqueur sous forme de bracelet gravé de runes et certit de deux pierres rouges. Elle le scella à l’aide de quelques mots, et une fois activé, le bracelet et le sort firent leur office, c'est-à-dire neutraliser l’armure. Notre cible se retrouva nue, avec encastré dans la cuisse, de la jambe où avait été placé le bloqueur, un gros bracelet, qui par le biais de piques, s’enfonçait profondément dans sa chair. Emric lia tout de même les jambes de la jeune femme aux cheveux rouges. De mon coté je réfléchissais à voix haute.

-Ce n’était pas vraiment prévu quand même, il va fal-

Un bruit de cape m’arrêta, et je vis Ghe’Niel appliquer ce à quoi je pensais. Elle enveloppa délicatement la légionnaire, qui fut soulevée par Emric afin d’éviter de prendre trop de sable, dans sa cape, couvrant sa nudité. Vallene détacha le foulard qu’elle avait autour de ses hanches pour maintenir la cape autour des hanches de notre cible. Ghe’Niel rentra les cheveux rouges dans la cape, mit la capuche de cette dernière sur la tête de la légionnaire, et dissimula son visage habilement sous le tissu.
Melse de son coté avait attrapé Leylian et Aélior par le bout de l’oreille pour leur détourner le regard de la jeune femme. Si j’entendais bien elle les traitait de pervers irrespectueux, et de gamins pré-pubères, ce qui était vrai vu qu’ils étaient bien plus jeunes que nous. Il fallait dire que Reyhan et moi n’avions pas mieux vallu, étant resté plusieurs secondes les yeux bloqués sur l’opulente poitrine qu’avait notre cible avant de réagir et de détourner le regard par pudeur. Emric lui n’avait pas eu de geste ou de regard déplacé, il était presque trop parfait pour ça, une sorte de gentleman, mercenaire. Il n’y avait pourtant aucun doute qu’il aimait la gente féminine, il suffisait de le voir regarder les hanches dansante de Ghe’Niel lorsqu’elle marchait pour voir que c’était évident. Mais justement, cette obsession lui conférait un self contrôle impressionnant.

 
-C’est bon, elle est descente, nous signala Ghe'Niel. Il faudra mieux l’habiller une fois arrivés, les nuits sont bien trop froides pour qu’elle reste comme ça.  
 
-Et on ne pourra pas enlever son armure, à moins de lui couper la jambe. Remarqua Vallene. Doit-on le faire ?
 
-Non. Du moins, le contrôleur la neutralise, pour le moment lui retirer l’armure n’est pas une priorité. Je verrais s’il faut la lui enlever plus tard. Emric tu continues à la porter. On se sépare de nouveau, Vallene et Melse vous allez avec Emric, Ghe’Niel avec Reyhan, les garçons avec moi. On va aller faire un tour au marché lui acheter des vêtements, Ghe’Niel et Reyhan vous nous prenez de la nourriture, les autres vous allez à l’endroit prévu, comme elle a trouvé du travail à Fendassë, N nous laisse sa maison, Melse, les clefs.

Je lançai le trousseau à Melse. N était en fait Neigia, une jeune femme qui fut une amie de passage, puis un contact dans cette région. Son départ pour le chantier naval de Fendassë était une aubaine, elle ne tremperait pas trop dans nos affaires, et nous occuperions sa maison. Sachant que nous passons de temps à autre, ses voisins proches ne s’inquièteraient pas de nous voir, et de toutes manières, elle était en lisière de la ville. Vallene s’approcha de nouveau de leur cible, cette dernière commençait apparemment à se sortir de son engourdissement, et apposa ses doigts sur son front, l’endormant profondément d’un sort murmuré.
Emric cala la tête de la légionnaire sur son épaule et s’éloigna avec Melse. Ils avaient moins l’air suspect qu’on pourrait le croire, le mastodonte portant l'endormit avec douceur, comme pour ne pas la réveiller. Nous partions avec les garçons quelques minutes après pour le marché. J’avais eu le droit à un petit sort de soin quand à la plaie que j’avais sur ma tempe. Je m’adressais à Aélior.

-Il faudrait que tu fasse un peu plus attention à l’avenir, c’est pas vraiment agréable de se prendre une châtaigne, surtout quand ça vient d’un coéquipier. J’ai cru que Reyhan allait te sauter à la gorge. Sinon ?  Qu’en as-tu pensé de cette première vraie mission ?
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Soar Orombre
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MessageSujet: Re: Péripéties du Suricate Rouge   Sam 19 Oct - 15:46

Encore un peu, et elle pourrait changer de direction, au lieu de courir vers la sortie, et d'avoir à affronter le mastodonte et les deux autres. Elle grimperait sur le mur et passerait sur le toit terrasse, qui lui servirait d'échappatoire, et lui permettrait de gagner plus rapidement une rue passante, où ses attaquants n'auraient pas le choix mais de battre en retraite, ne pouvant décemment l'abattre en plein rue, au nez et à la barbe des gardes d'Iskandar qui ne laissaient passer aucune infraction. Elle jura mentalement, priant à la fois Ceallach et Feardorcha, et se reprocha encore d'avoir laisser Sellan à l'auberge. Le mur au dessus d'elle explosa, percuté par une sphère de foudre. Soar en déduisit rapidement qu'un des deux individus postés sur le toit derrière elle venait d'essayer de la tuer. L'odeur de la pierre carbonisée lui monta au nez, l'armure commença à changer pour du cuir, qui lui éviterait d'être électrocutée. Puis, elle sentit l'attaque dans son dos, visant sa cuisse, la lame de son assaillant rippa et crissa sur une jambière de métal qui se matérialisa rapidement. Soar courait toujours sur le mur, se maintenant sur la pierre avec les crampons sous ses bottes, elle devait monter. Elle entendit le crépitement, et fut aveuglée par les éclairs qui la percutèrent de plein fouet. L'armure encaissa une grande partie du choc, et Soar chancela, tombant du mur, l'armure luttant pour lui éviter d'électrocution. Elle se réceptionna et roula sur le sol, se relevant en lançant une nouvelle slave de projectiles divers et variés, signe que l'armure était toujours en train de repousser la foudre. Une autre sphère la frappa, de coté cette fois, l'envoyant presque s'encastrer dans le mur. L'odeur de brûlé encore, et les flash devant ses yeux, la douleur qu'elle repoussait dans un coin de son esprit. Si elle cèdait elle était fichue. Soar devait se relever, elle le devait. Elle sentit la magie, les entraves, mais ce n'était pas des liens, c'était le temps qui se figeait autour d'elle.

Son cerveau fonctionnait à toute allure, mais elle ne voyait rien, aveuglée une nouvelle fois par la lumière de la foudre, sans compter la fumée noire qui venait des parties de l'armure qui avaient subies l'attaque. Elle resserra sa prise sur ses lames, et tenta de se mettre dos au mur. Sous ses yeux, l'armure luttait, elle luttait. Elle sentait son corps produire toujours plus de mana, le diriger vers les parties les plus touchées. Un processus qu'elle ne sentait pas d'habitude, sous ses yeux, l'armure oscillait entre cuir et métal, défense et attaque. Le temps s'étirait indéfiniment, et Soar avait l'impression d'être clouée au sol. Elle vit la dernière sphère arriver du coin de l'oeil. Celle-ci fut violente et l'armure ne put rien pour elle, n'absorbant qu'un tier de la magie. Elle s'entendit hurler.
Soar lâcha ses armes, ne contrôlant plus son corps secoué de violentes convulsions. Elle s'écroula agitée de soubressauts tous plus violents les uns que les autres. La légionnaire ne ressentait plus que la douleur, sentait le brûlé, la fumée lui prenait le nez, les poumons. Elle dut se mordre la langue, le goût métallique du sang envahit sa bouche, aussi désagréabe que l'odeur de brûlé, qu'elle ne percevait plus. Le sortilège de ralentissement du temps faisait qu'elle était parfaitement consciente de la douleur de chaque convulsion. Son corps refusait de lui obéir, elle était déboussolée, incapable d'avoir une pensée cohérente. La magie de foudre courcircuitait sa propre magie de l'intérieur, c'était pire que douleur, elle avait l'impression que ses os allaient lui être arrachés à travers sa chair, chaque convulsions la faisaient heurter le mur, le sol. Elle allait finir par se briser quelque chose, si ça n'était pas déjà fait. Chacune de ses terminaisons nerveuses ne répondait plus, son cerveau ne comprenait plus rien. Il fallait qu'elle se lève, qu'elle s'enfuit. Il fallait qu'elle résiste, qu'elle se batte. Quelque part dans son esprit, l'armure gémit, à moins que le gémissement ne soit venu d'elle. La peur aurait submergé la légionnaire si elle avait été consciente qu'on venait de bloquer sa magie. Son corps continuait de convulser, et elle continuait de s'affoler, tentant de repousser la douleur. Lorsque le temps cessa de ralentir, les lumières explosèrent sous son crâne, et Soar finit par ne plus rien sentir.


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Aélior Mélies
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MessageSujet: Re: Péripéties du Suricate Rouge   Ven 25 Oct - 19:19

Variel leur fit signe de descendre au moment où Emric liait les mains de leur cible et Aélior s'empressa d'obéir, impatient de voir si elle était aussi joli de près que de loin. Ce n'est qu'en posant le pied sur le sol qu'il vit le regard de Reyhan. Il ne lui en fallu pas plus pour comprendre qu'il était l'une des victimes de son dernier assaut et que, de toutes évidences, le fait qu'il soit un allié lui évitait de perdre sa tête.
Il fit un large cercle pour éviter de passer à sa portée et approcha de Variel, sans pour autant quitter la légionnaire des yeux. Elle était plutôt canon. Le genre de femme qu'il avait l'habitude de séduire. Dommage qu'il l'ait électrocuté. Ça venait de foutre ses chances en l'air.
Vallene approcha à son tour, sortant un bracelet étrange de sa poche avant de le passer à sa cheville. Les vêtements de la légionnaire se brouillèrent subitement et, à sa grande surprise – et à son plus grand plaisir –, elle se retrouva totalement nue. Ce n'était pas une vision désagréable. Sa peau blanche contrastait avec le rouge de ses cheveux et, même si elle semblait frêle, elle était suffisamment charnue pour promettre du bon temps.
Il eut à peine le temps de se l'imaginer que Melse lui agrippa sauvagement une oreille pour le forcer à se détourner.


- Ah! Melse! Tu me fais mal! (Elle lui passa un savon et Aélior sourit) C’est pas pour rien qu'on a des yeux pour regarder et des mains pour toucher. Et puis, c'est de sa faute. C'est son armure qui…

Il eut droit à un autre pincement d'oreille et il se tut avant de soupirer profondément.
Il lui était étrange de constater que, malgré leurs activités pour le moins illicites, violentes et méprisables, tous et chacun ici éprouvait le besoin puérile de se détourner face à une femme nue.
Qu'y avait-il donc de mal de regarder les bouts de peaux que l'on cache? Qu'ils soient dissimulés ou pas, ils sont là, et pourtant l'on s'offusque lorsque l'on a le malheur d'y promener les yeux. Rien n'est pourtant plus beau et désirable que le corps d'une femme.
Aélior ne connaissait pas la définition du mot pudeur.
Lorsque Melse le lâcha, Ghe’Niel avait malheureusement recouvert le corps de la légionnaire dans sa cape. N’ayant plus rien d'intéressant à regarder, le jeune elfe se tourna vers Variel. Ayant reçu un coup à la tête, il se mérita les soins de Vallene avant de procéder au discourt concernant la suite des opérations. Un sourire transparut sur son visage lorsqu'il comprit qu'il ferait partit de l'équipe chargée de trouver des vêtements à leur joli prise.
Une fois les groupes formés et séparés, Variel porta enfin son attention sur lui et revint sur le déroulement de la mission, lui demandant son opinion. Prenant cela comme une sorte de test, Aélior réfléchit un moment à sa réponse.


- Je crois que nous sommes intervenus un peu trop rapidement. Elle a eu le temps de se défendre et d'attaquer. Je ne dis pas que ça ne serait pas arrivé si on avait un peu plus resserré l'étau. Enfin bon, je ne m'y connais pas du tout en embuscade. Mais j'ai aimé l'expérience. Et j'ai bien l'intention de modérer mes ardeurs. Je crois pas que Reyhan me donnera de deuxième chance. Peut-être m'entrainer pour viser un peu plus juste. Je sais que je l'ai manqué le premier coup et je crois que le second n'a fait que l'effleurer. J'ai pas l'habitude d'avoir des cibles et surtout pas des cibles mouvantes. D'ordinaire, je ne l'utilise surtout que pour impressionner les filles…

Les mots avaient défilés les uns derrière les autres, sans qu'il en ait le moindre contrôle. À la fin de sa tirade, il se traita mentalement d'imbécile. Trop de justifications démontrent souvent de la culpabilité. Il prit un court moment pour retrouver son calme. Il inspira profondément et se refusa à lui jeter un regard.

- Je suis désolé. Si j'ai touché Reyhan, c'est clair que je t'ai touché aussi… j'me suis fait la grosse tête.

Comme une chance de salut, le premier présentoir de vêtements féminins apparu et il s'y jeta comme pour cacher sa honte.
Il fouilla un peu et dégota un magnifique foulard rouge. Il avait cru remarquer, lorsqu'elle était entrer dans la ruelle, qu'elle en portait un semblable et, mieux encore, à chacune de ses transformations, l'armure parait la légionnaire d'un accessoire rappelant sa chevelure flamboyante. C'était toujours discret, mais il était clair que la charmante demoiselle appréciait les assortiments vestimentaires.
Et, heureusement pour elle, Aélior était calé dans ce domaine. Non pas qu'il avait des penchants pour la mode, loin de là, mais le fait qu'il appréciait tant la gente féminine l'avait naturellement poussé à s'intéresser à ce qui rendrait sa partenaire encore plus splendide. Il n'avait souvent qu'à l'observer pour trouver ce qui lui irait le mieux. Et, pour l'avoir observer, il savait précisément ce qui rendrait justice à sa beauté sauvage.
Quelque chose lui disait qu'elle était du genre revêche, voir carrément insupportable, alors lui trouver une robe dans les tons de jaune n'était pas approprié du tout. Le foulard irait avec sa chevelure, mais que pourrait-il bien trouver pour s'accorder avec son allure menue secondé par un caractère bien trempé? Pas un tailleur et certainement pas un justaucorps. Des vêtements souples de toutes évidences et discrets. Pas quelque chose qui mettrait l'accent sur sa poitrine, ce qui s'avérait bien dommage.
Dans un étal voisin, il débusqua un pantalon de lin noir. Il en examina la coupe et se trouva satisfait. Il alla ensuite en quête d'un chandail, mais tout ceux qu'il trouva était affreusement laid : trop coloré, trop court, trop voyants. Il trouva son bonheur en dénichant un débardeur blanc. Il se vit cependant contrit par le fait qu'il faisait frai. Trouvant un manteau noir décoré de petites broderies rouges, il fut enfin satisfait. Achetant des bottes qui allaient de pairs avec tout le reste, il alla quérir le consentement de Variel.
Une fois leurs achats effectués, ils se mirent en route pour la maison qui leur avait été prêtée pour leur séjour. D’un style tout à fait banal – mur en pierre de couleur pâle, toit-terrasse – elle ne se démarquait pas des autres, ce qui faisait leur affaire en fait.
Les vêtements en main, Aélior alla trouver la légionnaire afin de l'en revêtir, mais il fut arrêté dans ses démarches par Melse. Cette dernière lui retira les vêtements des mains et l'envoya balader. Il n'insista pas, malgré qu'il s'en vit déçu
.


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