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 Les Époux Armyan

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AuteurMessage
Gaëtéo Armyan
Scientomage
avatar

Peuple : Vampire
Nombre de messages : 75
Localisation : Tout près de ton visage...
Date d'inscription : 24/05/2010

MessageSujet: Les Époux Armyan   Lun 1 Avr - 5:31

IDENTITÉ


NOM, PRÉNOM :    Armyan, Gaëtéo
ÂGE :                      214 ans
CASTE, MÉTIERS :    Noble, Scientomage
PEUPLE :                  Vampire
SEXE :                     Homme


DESCRIPTION


PHYSIQUE :

La première chose qui frappe chez lui est son regard. D'un bleu des plus sombres et profonds, il paraît miroiter et ne pas être de ceux qui se détournent.
Ses origines Morniennes du nord sont évidentes lorsqu’on parvient à détacher son regard du sien pour observer le personnage, car sa chevelure mi-longue d'un brun clair et son visage coupé à la serpe clament son héritage vampirique originaire d’Hitokage. Il est cependant petit pour un Mornien, atteignant avec peine le mètre soixante-cinq.
Ses habitudes vestimentaires sont frivoles, mais, en général, il porte un gilet d'un rouge sombre, un pantalon noir et des bottes hautes, noires également, sous un manteau digne des plus grands couturiers d’Hitokage : d'un rouge de la couleur du sang, il est bariolé d'or aux rebords et aux bras et porte de magnifiques breloques en or accentué d'une petite perle rouge en guise de boutons.
Du à sa nature vampirique, il arbore les traits caractéristiques de sa race : une peau blafarde, mais sans la moindre imperfection, et des canines protubérantes qu'il ne se gêne pas de dévoiler. Il semble au premier abord dépourvu d'une quelconque musculature, mais il est tout de même athlétique et, étant donné son mode de nutrition, il se doit de se maintenir un minimum en forme. Les proies froides ne font généralement pas partit des meilleurs festins.
Si l'on ignore son manteau, il ne porte qu'un seul bijou : une alliance noire parcourue de symboles dorés. L'exact opposé de celle de son épouse, qui est dorée là où la sienne est noire.

CARACTÈRE :

On dit souvent que la folie vient avec l'intelligence. Gaëtéo ne déroge pas à cette logique : pour certaines personnes, parfois même pour ceux de sa propre race, il est un sadique, un monstre d'égoïsme et un être d'une totale imprévisibilité. Il faut peser ses mots avec attention, car la moindre incartade pourrait se transformer en bain de sang.
Son esprit est, pour beaucoup de gens, une énigme, car il est extrêmement analytique. Il ne manque aucun détail. Si un objet a bougé dans une pièce depuis sa dernière visite, il le saura. Il est aussi très à l'écoute, ne perdant aucune des paroles sortant de la bouche de son interlocuteur, mais il prendra les mots dans le sens qui lui sied, les retournant dans tous les sens pour parvenir, soit à comprendre un sens caché ou bien chercher le détail qui semble ridicule, mais qui rend flagrant un secret qu'on tient à garder.
Il est aussi de ceux qui parlent de la mort avec un tel détachement, un tel manque de compassion, qu'il est considéré comme un être insensible. C'est simplement qu'il voit au-delà du point de vue de beaucoup de gens, ne cessant jamais d'analyser. Il ne voit pas le mort, il voit les raisons qui ont poussé son assassin à poser ce geste.
Son intelligence a parfois de mauvais côté pour ceux qui le côtoie. Il lui arrive souvent, lorsqu’une idée lui vient, de passer des heures immobiles, à chercher la façon de la concrétiser, de la décortiquer ou d'y ajouter des composantes. Des serviteurs sont déjà passés sous ses crocs simplement pour l'avoir toucher.
Son ascendance vampire lui octroie naturellement un côté dangereux, bestial et chasseur, mais il est parvenu à élever ces agissements au titre d'art et à l'intégrer à la noblesse. Il ne refuse en aucune manière son héritage génétique.

ARMEMENT :

Comme tout bon vampire, son corps est son arme, mais il a un certain avantage sur ses compères. Il est imprévisible. On ne sait jamais comment il pourrait réagir face à une déclaration, car il pourrait aussi bien en rire aux larmes qu'attaquer.

POUVOIRS :

Il a hérité de sa mère un pouvoir fort pratique pour son emploi : il est télépathe.
Au temps de sa jeunesse, il ne parvenait qu'à communiquer avec les gens à proximité, mais avec les ans, il l'a tant perfectionné qu'il englobe maintenant toute la ville de Cemenwin dans son rayon d'action et il peut désormais pénétrer l'esprit des gens, farfouillant dans leurs pensées et leurs souvenirs et contrôlant leurs agissements… en leur faisant croire que cela est venu d'eux. Il a appelé cette technique le pouvoir de Suggestion.
Parfois il le fait à voix haute, question que sa victime sache qu'il a le contrôle, mais à d'autre, il est beaucoup plus pratique de lui faire croire qu'elle est l'instigatrice.
Il ne l'utilise qu'en de rares occasions cependant, préférant user de toute son intelligence avant d'en arriver là. La télépathie est un pouvoir dangereux, même pour lui, car s'il se laisse distraire, il pourrait perdre le chemin du retour. De plus, il ne se laisse même pas tenter par ceux possédant un bouclier, car il sait très bien qu'il y a peu de chance qu'il arrive à le pénétrer. Et puis... il y a d'autre moyen pour entrer dans la tête des gens...

PASSIONS, PHOBIES :

Il est un scientomage, mais il a su se spécialisé dans l’anthropologie. Toutes les formes de découvertes et d'expériences faites sur des êtres vivants lui sont d'un extrême plaisir. Sinon, ses aptitudes sont principalement rémunérées pour la médecine – ce qui lui est d'une platitude en passant.
Sa principale peur est de perdre le contrôle sur ce qu'il crée ou possède. Ce qui ne lui est arrivé de deux fois jusqu'à présent… Sinon, il refuse catégoriquement de tuer ou de mordre des humains, conséquences de sa mauvaise expérience avec sa femme.


HISTOIRE

L’Empire était à son âge d'or lorsqu'il vint au monde. De grandes villes prenaient racines, l'armée était au mieux et les échanges commerciaux fructueux. Et Hitokage, sa ville natale, était la plus splendide de toutes.
Il naît de parents vampires dans les quartiers modestes et couverts de dômes, de la grande capitale. Il a deux frères aînés et une sœur cadette. Enfant déjà, il faisait preuve d'une logique étrange, détaché de la réalité, et pourtant toujours implacable. Il démontra de même tout le plaisir qu'il avait de découvrir « comment fonctionne les gens »… avec des cobayes pas toujours consentant.
Sa période scolaire, quant à elle, est un véritable désastre, car trop intelligent pour son âge et trop différent, il est rejeté, autant par les autres élèves que par ses propres frères, et cela influença directement ses résultats. Ses parents croyaient qu'à force de l'épauler, il finirait par s'intégrer, mais mal leur en prit : il se referma sur lui-même, rejetant toutes les personnes qui tentaient de traverser sa cuirasse.

À l'adolescence, il eut sa première rage de sang et son père du l'enfermer, car, incapable de le maîtriser lui-même, il craignait pour sa propre vie. Son don de télépathie se développa également et ses parents durent trouver un Technomage pour lui fabriqué un inhibiteur tant il avait du mal à bloquer toutes ces images qui entraient dans son esprit.
C'est à cette époque qu'il développa son horreur de tout ce qui rimait avec pitié et charité, mais sa sœur, Miria, était aussi têtue que lui et décida de l'aider à surmonter ces crises. Elle fut à même capable de l'aider à contrôler sa télépathie alors qu'elle-même en était dépourvue.

Avec la maturité vint aussi le choix d'un métier et ses parents prirent, selon lui, la meilleure décision de toute leur existence : trouver suffisamment d'argent pour l'envoyer à Kage, l’université la mieux cotée de tout l'Empire.
Là, il put utiliser son esprit aiguisé à de biens meilleurs fins et il n'eut aucune difficulté à savoir où orienter sa carrière, car il avait toujours cet attrait pour la science et l’anthropologie.
La Scientomagie lui ouvrit donc ses portes et il devint, en moins de deux ans, le meilleur élève de toute l’université. Il termina ses études bien plus rapidement que les autres et obtint, grâce à de bonnes références, un emploi fort bien rémunéré dans un hôpital.

Moins de deux ans plus tard, sa sœur l'y rejoignit. Elle n'était pas aussi douée que lui, ce pourquoi elle ne lui fut assignée qu'en tant qu'assistante.
Ce choix n'était pas fortuit : les supérieurs de Gaëtéo avaient fini par comprendre que son esprit tournait mal, ou tout du moins pas comme la moyenne des gens, mais ils ne voulaient pas perdre tout son génie pour de simples incartades. Ils avaient donc contacté sa famille et décidé que de lui assigner sa sœur calmerait ses esprits.
Grâce à cet emploi, il put s'acheter une villa dans les quartiers riches et tenta, malgré ses propres tentations, de vivre honnêtement. Dès cet instant, il acquit une grande notoriété en ville et nombreux furent les gens de la hautes qui réclamèrent ses soins. Il quitta donc l’hôpital, entrainant par le même coup sa sœur avec lui, et devint le médecin privé de plusieurs nobles.
Notamment d'un certain dénommé Riadag Hale.

Sa vie amoureuse quant à elle fut assez hasardeuse, mais il trouva finalement son bonheur auprès de la fille de son plus éminent client, Émia Hale. Elle ne paraissait pas être gênée par son côté dérangé et ils se marièrent après deux ans de fréquentations. C'est ainsi que sa famille acquis ses lettres de noblesses et que les Hale se gagnèrent l’affection de ceux qui devinrent leurs plus fidèles alliés.

Près de cinq ans plus tard, la haute société fut secouée par un coup d’éclat : l’empereur Nereus El’Darslan mourut et ce fut Adrastos Nil’Dae qui prit sa place, secondée par la maison Hale. Trop peu accoutumé à ces jeux politiques, Gaëtéo n'osa pas s'en mêlé, mais lorsque Riadag fut sacré Capitaine de la Légion Noire, il n'eut d'autre choix que de l'y suivre. Il devint alors son médecin désigné et sa prime augmenta considérablement. Sa sœur fut alors contrainte de quitter son service.

Adrastos gouverna, Messara De’Rossa le remplaça puis ce fut le tour de Forbesii, et ce, sans même que la situation de Gaëtéo ne change. Oui, sa famille – comme beaucoup d'autre famille vampire d'ailleurs – avait gagné en notoriété, ses frères et sa sœur s'étant mariés à des gens de la haute, mais sa situation à lui n'avait guère évoluée.
Il était toujours marié à Emia Hale qui lui avait donné trois filles et il travaillait toujours en tant que médecin privé pour la famille Hale. Comme un héritage inscrit sur un testament, Gaëtéo avait vu ses ordres changer de main lorsque Riadag décéda en cédant son grade de Capitaine à Bervania Hale.
La guerre éclata comme une surprise. La future épouse de l’Empereur, Lys, venait d'être assassinée. Fou de chagrin, l’Empereur déclara la guerre à Bois-Blanche.
La Légion Noire ne servant pas de décoration, elle fut envoyée au front et, indubitablement, Gaëtéo aurait du la suivre… mais il suivit plutôt Forbesii. Ayant comprit qu'il ne voulait pas servir de trousse de raccommodage, Gaëtéo avait donné sa démission à Bervania avant d’aller offrir ses qualités de scientomage à l’Empereur.
Ce dernier ne lui accorda qu'une brève audience et, surement pour se débarrasser de lui, Forbesii lui donna ce qu'il voulait : faire partit de son équipe de scientomage.

Il trouva alors sa véritable vocation : non pas guérir, mais tuer. Il imagina des armes chimiques toutes plus innovantes les unes que les autres, fournissant l'armée de pièce minuscules et faciles à transporter, mais Ô combien plus mortelles que leurs armes de fer. La partie la plus amusante cependant était les séances de tortures. Simplement chercher à comprendre comment une blessure pouvait faire hurler un homme lui était d'un tel intérêt qu'il se devait toujours de trouver des façons plus créatives de faire souffrir un prisonnier. Être médecin a ses avantages lorsqu’on doit faire survivre un homme pour mieux le faire mourir.
L'apogée de son talent lui fut révélée à Alatairë. Il savait pertinemment que son arme n'avait pas pu créer cette explosion, mais elle y avait sans aucun doute aidé.
Lorsque la nouvelle tomba, tous retinrent leur souffle dans l'attente de l'annonce que personne ne voulait entendre : l'Empereur avait péri dans l'explosion. Un vent de panique souffla dans l'Empire. Les armées, misent en déroute et sans chef, tentèrent de se réfugier sur leurs terres, mais elles y furent impitoyablement pourchassées.
Gaëtéo, qui, en bon civil, était resté en arrière à Bois-Blanche, fut des premiers à tourner les talons. Contraint à se cacher pour éviter les forces armées de l'Alliance, il arriva trop tard à Hitokage.

La ville était assiégée, en feu et mise à sac. Il y entra malgré le danger et fonça chez lui. Il y trouva sa femme et ses enfants assassinés. Il savait qu'il aurait du les enterrer, mais il n'en eut pas le temps, car des soldats l'avaient vu entrer et le prirent en chassent. Il parvint à tuer ses poursuivants avant de retourner se réfugier dans les montagnes, pour attendre que la poussière retombe.
La guerre prit fin avec l'arrivée du Bahram. Usant de sa neutralité, le roi de Cyriaca contraint les peuples à la paix. Une paix qui laissa bon nombre de famille détruites.
Gaëtéo y avait non seulement perdu celle qu'il avait battit, mais aussi celle qui l'avait vu naître. Seulement trois de ses neveux avaient aussi survécut ainsi que l'épouse enceinte de son frère aîné, laissant tout de même une chance à la Maison Armyan de se refaire un lustre.
La Maison Hale étant maintenant captive de Chyrrlion, ils étaient désormais seuls pour y parvenir.

Tournant le dos à cette vie, Gaëtéo décida de recommencer ailleurs et lorsqu'il apprit qu'une femme au port royale et à la chevelure rouge s'était installée dans un petit fief des montagnes, il n'attendit pas avant de s'y rendre pour s'y installer à son tour. Celle qui se faisait désormais appelée la Marquise Rouge prit possession de la bourgade et la changea en château-fort. Gaëtéo lui prêta allégeance, non sans oublier de spécifier que, si elle souhaitait user de ses services, il serrait à son entière disposition. Elle devait totalement ignorer qui il était, ou bien simplement s'en douter, mais il savait qu'il avait été assez subtil pour attiser sa curiosité et faire en sorte qu'elle s'informe sur lui.

Étant parvenu à récupérer une partie de sa fortune, il avait pu se faire bâtir une villa dans ce bourg devenu cité. Usant de ses habiletés pour pratiquer la médecine afin de remettre sur pied sa misérable fortune, il en vint rapidement à s'ennuyer. Auparavant, la médecine le satisfaisait, mais plus maintenant. À la guerre, il avait eu la chance d'atteindre son plein potentiel, de profiter de son savoir pour apprendre encore, pour pouvoir laisser libre-court à sa curiosité. Les cris et la soumission des blessés lui manquaient désormais.
Il décida dès lors qu'il allait retrouver ce sentiment de puissance.
Aménageant son sous-sol, il y fit construire un laboratoire. Grand de quinze pièces d'isolements, de deux salles de recherches, de quatre chambres d’examens et d'une grande salle commune, il se dit que ses installations étaient tout de même assez confortables pour de futurs pensionnaires.
Afin de rendre cette opération rentable, il décida aussi de vendre ses « services ». Comme ses premiers clients furent satisfaits des résultats obtenus, ils passèrent le mot et bien vite il eut une clientèle régulière.
Il se gardait tout de même quelques pièces pour ses propres curiosités ou bien pour les gens honnêtes prêt à payer pour des services de médecines un peu plus avancer que pour un simple rhume.

Cela faisait quelques années qu'il s'était installé lorsqu’il reçu enfin l'invitation tant attendue : la Marquise Rouge requérait sa présence à une réception. Pour lui, le message était clair.
Elle était prête à récupérer son bien.
Il se présenta donc à ladite soirée vêtu de ses plus beaux atours. Il n'aimait pas les gens en général, mais ce soir là, il avait décidé de faire exception. Il discuta avec bon nombre de gens, des nobles, dont la majorité d'entre eux était des rescapés de la guerre.
Une jeune femme attira cependant son attention. Une adolescente sans aucun doute, qui le fixait étrangement. Il se demanda un instant ce qu'elle faisait là jusqu'à ce qu'une femme, sa mère de toute évidence, vienne la retirer de sa vue.
Le reste de la soirée se passa sans mal, mais il la trouva longue. Sa patience fut cependant récompensée lorsqu'il parvint enfin à avoir une audience auprès de la Marquise.
Elle était resplendissante, plus que dans son souvenir. Il faut dire aussi qu'elle avait prit de l'âge depuis l'époque où elle avait assassinée sa mère. Elle lui demanda de lui parler de ses capacités et il n'omit que peu de chose – notamment sa responsabilité, même minime, dans la mort de son frère. Une fois satisfaite, elle le chassa.

Il n'eut pas à attendre plus de trois jours avant d'être de nouveau  convoqué, mais dans son bureau cette fois, au château de la cité. Il fut alors informé de son désir de faire de Cemenwin une cité indépendante et, que pour y parvenir, elle souhaitait utilisé ses talents.
Il fut dès lors engagé à la cours pour recréer les armes chimiques qu'il avait concocté pendant la Grande Guerre et ainsi en équiper l'armée de Cemenwin.
Il travailla d'arrache-pied des semaines durant, remisant au placard les projets qui se cachaient dans son sous-sol. Il était si concentré dans ses démarches qu’il ne remarqua la jeune femme que parce qu’elle passa près de lui rentrer dedans à de nombreuses reprises. C'est à sa quatrième tentative qu'il la reconnut enfin : la jeune femme du bal. Elle s'excusa, de toute évidence intimidée, avant de se présenter comme étant Éline Telrunya. Il se présenta à son tour… avant de lui fausser compagnie. Il avait autre chose à faire que de perdre du temps à discuter.

Mais la jeune femme sembla déterminer à vouloir faire la conversation et revint à de nombreuses reprises à sa rencontre. Il finit par céder à son caprice, car peut-être déciderait-elle finalement d'arrêter son petit jeu. Ils en étaient à quatre semaines de discussion ici et là quand Gaëtéo vit quelque chose de reconnaissable dans son regard.
De l'intérêt. Et même pire que ça, du désir.
Il décida donc d'attendre qu'elle se décide à faire le premier pas, mais il perdit patience avant elle. La retrouvant seule un soir, il l'aborda et lui donna ce qu'elle voulait : son corps. Il faut dire aussi que depuis la fin de la guerre, il avait eu peu souvent l'occasion de s'adonner à ce genre d'activité et que cette… enfant, il faut le dire, était désirable. Ce n'était pas comme les prostituées qu'il avait ramenées chez lui et qui n'attendait qu'une chose : de le voir sortir son argent.
Ce sentir désiré avait quelque chose de stimulant… et de moins coûteux.
Ils continuèrent à se fréquenter pendant près de deux ans, mais jamais Gaëtéo ne lui donna le moindre espoir de concrétisation d'une quelconque relation… même si une fois, il lui offrit un collier. C'était une breloque sans réelle valeur, mais ça sembla être le plus beau des cadeaux pour elle.

Puis la guerre éclata de nouveau. S'étant rallié Cyriaca, la Marquise obtint un soutient de taille et personne ne douta qu'elle réussirait ce qu'elle entreprenait. Son expertise étant demandée sur le front, Gaëtéo dut partir, ce qui signa pour lui la fin de cette relation. Il s'en vit étrangement déçu.
Cette guerre-ci ne fut pas moins stimulante que la précédente au niveau des prisonniers. Ils hurlaient et mouraient… avant de revenir et de mourir encore. Ça avait quelque chose de grisant que de se prendre pour un dieu.

Après cinq années de combats, Cemenwin obtint enfin son indépendance et les Hale récupérèrent leur liberté, ce qui signa pour Gaëtéo la concrétisation de ses propres souhaits. Il fut cependant surpris que la Marquise cède l'Empire à Chyrrlion, mais cela lui importait peu. Il avait eu ce qu'il voulait.
Pour les services rendus, des terres à l'est, près des montagnes, lui furent octroyées en plus d'une place privilégiée à la cours de la Marquise.
La Maison Armyan venait de regagner son lustre d'antan.
Satisfait, le scientomage retourna à sa villa pour y poursuivre ses expériences laissées en suspend. Argent, sang et alcool coulèrent à flot, mais Gaëtéo ne réalisa qu'il voulait autre chose que lorsqu’il pensa à la jeune noble.
Elle refusait de lui sortir de la tête.
Pourquoi donc ? Ce n'était qu'une enfant. Une maitresse de passage uniquement pour réchauffer son lit. Il pouvait en trouver plusieurs autres… alors pourquoi pensait-il à elle alors qu'il en tenait une autre dans ses mains ?
Un soir, alors qu'il avait en tête d'aller chasser, il se retrouva devant chez elle… et entra dans sa chambre pour aller réchauffer son lit à elle. Elle en fut aussi surprise que lui.

Deux ans durant, leurs rendez-vous devinrent presque une fréquentation, mais le père d’Éline perdit patience, car elle avait maintenant vingt-six et n'était toujours pas mariée. Il barricada alors sa fille chez lui en déclarant qu'il ne revienne que s'il avait l'intention de la demander en mariage.
Gaëtéo se sentit attaquer malgré que cette colère ne soit pas réellement portée contre lui. Il se sentit néanmoins obligé de rendre l'attaque… et alla demander la main d'Éline à son père. Il ignorait totalement pourquoi il avait fait ça, mais le plaisir qu'il eut de voir la surprise sur le visage du père en avait largement value la chandelle. Malgré son sérieux plus qu'évident, l'homme hésita de longues secondes, mais le scientomage lui envoya un regard qui ne méritait aucune réplique.
Il la lui céda sans plus de discussion.

La cérémonie fut sobre et courte et Gaëtéo en fut bienheureux, car il détestait les foules et principalement lorsqu'il était le centre d'attraction.
Malgré sa nouvelle vie d'homme marié, il refusa de délaissé une bonne habitude qu'il avait prise depuis la Grande Guerre. Oui, Éline était une bonne partenaire au lit, mais il aimait bien la diversité que lui avait offert son célibat. Éline ne s'en formalisa pas, préférant elle aussi conserver son propre « harem ».
Il ignorait pourquoi le destin avait un tel sens de l'humour, mais pas moins d'un an après son mariage, l'un de ses maitresses donna naissance à un enfant. Un garçon. Son premier fils.
Mais il refusa de le reconnaître. Il n'y avait aucun doute qu'il en était le père – même lui le savait – mais il refusait tout de même de le reconnaître comme tel. Il donnait à la mère de quoi subvenir au petit, mais pour lui, ce n'était pas son fils et ne méritait pas son nom… même si la mère le lui donna malgré son désaccord plus qu'évident.
Éline cependant fut choquée par cet événement, mais n'en laissa rien paraître… si ce n'est que, par la suite, Gaëtéo comprit qu'elle tentait activement de lui donner un fils qu'il saurait reconnaître.

Un jour cependant, un incident vint bouleversée la vie de sa jeune épouse...
Elle n'avait rien demandé et pourtant, Gaëtéo l'avait mordu. Afin que le venin fasse son œuvre de façon sécuritaire, il avait décidé de l'installer dans son laboratoire et lui fit préparer une salle de confinement afin de s'assurer que la transformation se passait sans heurts autant pour elle que pour les autres. Elle en souffrit des jours, des mois durant et c'était bien la seule torture au monde dont il ne tirait aucun plaisir.
Lorsqu'elle se réveilla, reprenant réellement conscience pour la première fois, il n'eut d'autre choix que de lui dire ce qu'il avait fait. Ce fut un choc pour elle et elle en fit une crise si violente qu'il dut la faire attacher pour sa propre sécurité. Sa crise perdura pendant près d'un mois et les subalternes que Gaëtéo engageaient furent les seuls autorisés à l'approcher, car, lorsqu'elle le voyait lui, elle perdait la raison et se remettait à hurler de plus belle.
Une fois qu'elle se fut calmée, elle fut autorisé à sortir et lorsqu'elle passa devant lui, elle lui envoya un regard si empli de rage, qu'il se sentit intimidé pour la première fois de sa vie.
Il ne lui dit jamais la raison de la morsure et elle ne la lui demanda pas. Elle ne chercha même pas à savoir pourquoi il l'avait descendu ici, ou même ce qu'il y faisait, et n'osa pas regarder les Autres lorsqu'elle put finalement remonter. Gaëtéo supposa que c'était parce qu'elle avait peur de la réponse qu'elle obtiendrait. Peur que se confirme ses craintes : d'avoir été un sujet d'étude.
Ce qui n'était absolument pas le cas, mais il ne chercha pas démentir ses peurs, préférant attendre qu'elle soit prête à poser la question et, plus important encore, à en entendre la réponse.

Il ne fut pas long que la nouvelle se répandit et, lorsque Marquise le convoqua, il se rendit à la cours sans résister aux gardes qu'elle avait envoyé, sans doute pour la forme. Il fit alors face à des accusations d'atteinte à la noblesse de la Maison Telrunya. Il avoua sa culpabilité et affronta le jugement sans broncher : sa Maison ne perdrait pas ses lettres pour un geste aussi insignifiant, mais lui, n'aurait plus sa place à la cours.
Satisfait, car il était certain qu'il aurait pu y perdre plus, il s'en retourna chez lui la tête haute.

Éline ne se remit jamais totalement de cet événement. Malgré qu'elle sache désormais être vampire, elle n'alla jamais chasser et refusait catégoriquement de boire le liquide si vital à leur existence. Il ne l'y força pas, même si la tentation était grande, car ce manque la rendait très irritable et agitée. Il préférait plutôt attendre qu'elle change elle-même d'avis et qu'ainsi elle se rende compte qu'elle n'avait réellement pas le choix.
Il lui fallu attendre un an avant qu'elle ne craque. Le piégeant dans le salon, elle se jeta sur lui. D'abord surpris, il prit sur lui pour ne pas se défendre et la laissa le mordre. Alors qu'elle le maintenait violemment au sol, Gaëtéo du s'avouer que le changement d'attitude de son épouse lui était déroutant, mais pas désagréable.
Elle n'en était qu'à deux minutes de dégustation lorsqu'elle tenta de s'éloigner, mais Gaëtéo savait qu'elle n'était pas rassasier et lui maintint la nuque en place, l'encourageant à continuer. Il fallait aussi avouer que ça l'excitait et, une fois qu'elle eut terminé, ils eurent leur première relation depuis sa morsure.

Après cet événement, Éline paraissait accepter un peu plus sa nouvelle nature et ne rechignait plus à boire. Cependant, elle se refusait toujours à partir en chasse et, l'un n'allant pas sans l'autre, Gaëtéo comprit qu'il n'était pas question pour elle de planter ses crocs dans ce que lui appelait communément, un festin. Il s'engagea donc à lui trouver de quoi la sustenter, sans jamais lui dire d'où provenait le liquide. Probablement que, pour elle, ne pas voir la mort, signifiait qu'elle n'avait tué personne pour se nourrir.
Éline, cependant, du se rendre à l'évidence : la chasse était une partie intégrante de sa transformation et Gaëtéo comprit qu'elle était parvenu à contourner cette règle lorsqu'elle l'attaqua de nouveau quelque mois plus tard. Depuis, lorsqu'il la voyait s'agiter, il se laissait prendre au jeu.
Mais c'était bien le seul moment où il se laissait vulnérable et dominé.

Ce n'est que quelques mois plus tard, lors d'un examen de routine, que Gaëtéo comprit que quelque chose d'autre s'était abattue sur elle pendant « l’incident » : elle était désormais stérile. Pourquoi ? La morsure ne faisait pas cela généralement. Elle dénaturait, mais ne stérilisait pas. Il avait sa petite idée sur les véritables raisons de ce drame, mais il n'osa pas s'avancer avant d'en avoir la confirmation.

Quarante-huit ans de mariage plus tard, Gaëtéo ne se lassait toujours pas de l'enfant qu'il avait marié. Et son commerce avait tant rapporté qu'il pouvait maintenant se permettre d'étendre son champ d'expertise à des pratiques un peu plus complexes et immorales.
Pour concrétiser la dernière en date cependant, il dut faire preuve de patience et de détermination, car elle impliquait, non pas un, mais bien trois cobayes récalcitrants.

Le premier avait d'abord été volontaire, étant lui-même venu proposer l'expérience au scientomage, mais lorsqu'il comprit que sa vie allait être mise en danger, il avait retourné sa veste. Gaëtéo, qui avait été séduit par l'idée, en décida autrement et, après quelques escarmouches, parvint à "convaincre" son ami de rester.
Le second avait fait l'objet d'une longue recherche, car Gaëtéo avait des spécificités à respecter. Le meilleur candidat s'avéra être quelqu'un de très difficile à atteindre, mais cela ne l'arrêta pas pour autant. Comme il était certain qu'il allait refuser de le suivre s'il allait simplement le lui proposer, il décida de procéder de la bonne vieille façon : la séquestration. Trouver un point faible ne fut pas bien difficile et convaincre celui-ci de l'aider le fut encore moins. L'homme lui tomba carrément dans les mains quelques semaines plus tard.
Le troisième ne faisait pas partie intégrante de l'expérience, n'étant qu'une sorte d'à-côté pour le divertir. Il s'avéra cependant nécessaire lorsque le Général lui fit part de son mécontentement, l'obligeant ainsi à trouver quelque chose pour lui divertir l'esprit et ainsi calmer sa combativité. Les résultats allèrent bien au-delà de ses espérances jusqu'à ce que, brusquement, tout tourne au drame. Ilory y avait presque perdue la vie.

Une fois ses sujets rassemblés, Gaëtéo fit transporter tout son matériel et ses cobayes sur ses terres, près des montagnes. Ses expériences précédentes n'avaient pas impliquées autant de gens ni comportées autant de risques et les conséquences, s'ils se faisaient prendre, allaient  être catastrophiques. Il préféra donc minimiser les risques et s'éloigna de la ville. Là il put s'adonner à son loisir sans contraintes.
Jusqu'au jour où sa plus belle création s'envola... littéralement. Son contact à la Légion s'en vit très irrité, mais Gaëtéo assura que sa mémoire avait été effacée et qu'il ne représentait aucune menace directe... pour l'instant.






Dernière édition par Gaëtéo Armyan le Ven 27 Mai - 21:59, édité 16 fois
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Éline Telrunya
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Localisation : Dans ma maison... toujours dans ma maison
Date d'inscription : 30/03/2013

MessageSujet: Re: Les Époux Armyan   Lun 1 Avr - 5:39

IDENTITÉ



NOM, PRÉNOM : Telrunya, Éline
ÂGE : 74 ans
CASTE, MÉTIERS : Noble
PEUPLE : Métisse Elfe-Humaine, devenue Vampire
SEXE : Femme

DESCRIPTION


PHYSIQUE :

Petite et menue, Éline compense son apparente fragilité par un visage fort et avenant. Ses yeux gris sont si pâles qu'ils en sont presque blancs, contrastant à merveille avec la noirceur de sa longue chevelure, mais se confondant avec la pâleur de sa peau.
Du à son train de vie assez peu mouvementé, sa peau est, dirait-on, aussi lisse que celle d'un enfant. Pas une marque ne vient trancher sa beauté presque enfantine. Étant incapable de se faire bronzer au soleil à cause de sa nature – ce qui lui manque cruellement – Éline est condamnée à arborer le même grain de peau depuis sa morsure : un brun assez clair, démontrant à n'en pas douter qu'elle a déjà été « vivante ».
Elle porte généralement des vêtements aux tons de bruns et de verts, mais elle déteste par-dessus tout porter des souliers. Enfin, elle s'y oblige lorsqu'elle doit se rendre à des réceptions, mais aussitôt rentre-t-elle chez elle, qu'elle retire tout ce qu'elle porte aux pieds. Elle adore aussi se coiffer, manipulant son énorme masse de cheveux avec habileté. Lorsqu'elle ne s'en sent pas l'envie cependant, elle les remonte et les maintint en place avec un bandeau vert arborant de magnifiques pompons blancs.
En ce qui attrait aux bijoux, elle n'en porte que rarement, si ce n'est jamais. Contrairement à ses compères, elle ne trouve pas que les bijoux l'avantage. Les seules breloques qu'elle se targue de porter sont au nombre de deux : son alliance, un anneau d'or bariolé d'arabesques noires, et un collier d’or, portant un symbole petit et fort simple : une perle noire à laquelle se fondent deux lames courbent en or. L’armoirie de son époux, cadeau qu'il lui a offert à leur tout début.
CARACTÈRE :

Éline est une femme plutôt joviale. D'aucun dirait qu’elle n'est pas du tout accordé à son époux, mais elle se plaît à se dire qu’elle est son sens de l’humour et lui son côté sauvage. Courtoise et de bonne compagnie, elle ne rechigne pas à se présenter aux réceptions auxquelles elle est invitée.
Son côté vampire la pousse parfois à la violence, principalement lorsque la faim la tiraille, mais en général elle ignore cette partie d'elle. Étant à moitié Elfe de part son père, cette nature calme et posée semble la prémunir contre les excès parfois brutaux qu’elle a obtenus à sa morsure.
Dû à son nom, l'une des trois familles fidèles à la Marquise Rouge, elle est suffisamment fortunée pour se subvenir sans avoir à travailler. Elle ne rechigne cependant pas à mettre les mains à la pâte ou à la terre. Elle s'est d'ailleurs réquisitionnée un petit coin du jardin où ni les jardiniers, ni son époux n'ont accès. C'est en quelques sortes son petit coin détente où elle peut laisser son esprit vagabonder à sa guise sans craindre d'être surprise.
Côté amour, elle et son époux sont d'un genre très libertin. Elle a donc quelques amants avec qui elles partagent ses nuits de temps à autre. Elle n'en ressent pas moins d'affection face à l'homme qu'elle a épousé. Elle sait qu'il l'aime, même s'il ne l'exprime pas ouvertement, et ça lui suffit.
Éline est cependant opposé à son époux en rapport à ses… activités. Jamais il ne lui parle de ce qu'il fait, si ce n'est quelques mots ici et là, mais en général, il reste discret. Et Éline ne peut que lui en être reconnaissante. Pour elle, si elle ne voit pas ce qu'il fait, ça n'existe pas. Elle préfère fermer les yeux sur ce qu'il expérimente, sur ses petits jeux au sous-sol, plutôt que d'avoir le cœur brisé de voir ces pauvres créatures souffrir. C'est son jardin à lui.
ARMEMENT :

Si ce n'est son corps – force, rapidité, violence instinctive, des caractéristiques raciales en somme – elle ne porte pas d'arme et ne souhaite pas en avoir ou bien apprendre à en manier.
POUVOIRS :

Encore là, si ce n'est pas en rapport à ses caractéristiques raciales, elle n'en a pas.
PASSIONS, PHOBIES :

Elle adore jardiner. Étant la seule activité qui lui soit réellement permise, elle a finit par adorer ça. Des peurs ? Avoir peur de soi-même peut-il être considéré une peur ? Car, malgré que cela fasse plus de quarante ans qu'elle a été mordue, elle refuse toujours de l'admettre et se méprise de ressentir ces envies si dévorantes de tuer. Elle n'a cependant jamais tué qui que ce soit, se nourrissant seulement de ce que son époux lui présente dans un verre lorsque la soif la tenaille.


HISTOIRE



Venue au monde dans une famille noble dont les terres s'étendaient aux pieds l’Eredmorn, Éline est, dès son tout jeune âge, éduquée en vue de ses futures responsabilités. Étiquette et bienséance sont donc des notions apprises très jeunes. Elle ignore ce qu'est le besoin et profite de chaque instant avec bonheur.
Elle a à peine douze ans lorsqu’Elayne De’Rossa, alors maitresse de la bourgade voisine, décède de façon tragique. Une femme à la chevelure écarlate prit rapidement possession de ses biens et entrepris de faire fructifier les avoirs de sa ville. Comprenant que ses ambitions pouvaient lui être bénéfique, la famille Telrunya entière lui voua son allégeance, lui fournissant argent et matériel dans la réalisation d'un but très précis : l'indépendance.
Grâce à ses nombreux appuis, la Marquise Rouge défigura le fief pour le mieux. Un nouveau nom, une armée et un succès commercial sans précédent firent le bonheur de ce qui devint rapidement la Cité de Cemenwin.
Leur nom gagnant en importance – et leur fortune ne cessant d'augmenter – les Telrunya s'installèrent en ville. Ils devinrent alors la dernière maison, après les Hale et les Vasco, à se gagner l'affection indéfectible de la suzeraine.

Obligée de suivre le mouvement, Éline ne put qu'en vouloir à ses parents. Elle, qui était depuis toujours habituée aux grands espaces, était maintenant contrainte à vivre entre quatre murs. Et du haut de ses seize ans, la seule chose qu'elle trouva pour le leur faire payer, était de désobéir.
Elle sortait donc avec ses copines, allant souvent dans des soirées mondaines où alcool et drogues diverses coulaient à flots. C'est d'ailleurs lors de ces petites soirées qu'elle découvrit que les garçons s'avéraient finalement avoir leur utilité. Ses parents en furent abattus et, pour préserver leur image, contraignirent un peu plus sa liberté en l'obligeant à les suivre partout, sous prétexte de vouloir lui montrer à gérer ses futures responsabilités.

Ils l'entrainèrent donc dans leurs propres réceptions où elle s'ennuya à mourir parmi des adultes qui semblaient s'amuser à parler de chose aussi insignifiantes que du prix du blé ou de la tentation de s'allier à l'armée de Cyriaca.
Un soir cependant, elle parvint à échapper à la vigilance parentale et s'aventura dans la grande salle de réception, à la recherche de quelque chose pour lui dégourdir l'esprit. Elle fut attirée par une discussion qui lui paraissait sortir du lot : un homme affirmait être entré en contact avec un Marcheur.
Éline ne put s'empêcher d'écouter et, bien malgré elle, son intérêt attira le regard de l'homme. Un regard d'un bleu sombre qui la fit immédiatement fondre. Sa mère vint cependant tout gâcher en l'attrapant par le bras pour la ramener auprès d'elle.

Aux réceptions suivantes, elle n'avait étrangement pas rechignée à suivre ses parents, mais n'y avait tristement jamais retrouvé l'étranger. Incapable de se le sortir de la tête, elle s'informa et parvint enfin à associer un nom à ce regard : Gaëtéo. C'était un vieux vampire, scientomage de profession, et membre de la Maison Armyan, alliée de celle des Hale. Elle apprit aussi que ses présences étaient rares et que la seule raison qui l'avait poussé à se présenter à cette réception-là était que l'invitation était venue de la Marquise elle-même.
Apprenant par la suite qu'il était dorénavant souvent présent à la cours de Marquise, Éline se trouva soudainement d'humeur à y suivre ses parents. La première fois qu'elle l'aperçu, elle fut subjuguée par sa présence. Il dégageait énormément de charisme, à croire qu'il avait inventé la bienséance.
Lorsque ses parents remarquèrent son intérêt, ils trouvèrent bon de l'avertir que le personnage avait une déviance, qu'il avait beau émaner un caractère calme et réfléchit, il possédait cependant un côté sombre, sadique, chaotique et extrêmement dangereux.
Cet avertissement lui traversa l'esprit comme le vent dans une crevasse : en trouvant la sortie.
Selon elle, ses parents cherchaient à l'éloigner de tout ce qui avait rapport avec les vampires, leurs propres races leur étant psychiquement opposées.
Elle venait de trouver de quoi leur faire payer de l'avoir amener ici.

Au court des mois qui suivirent, elle se présenta seule à la cours, feignant de s'intéressée enfin à son avenir, mais cherchant secrètement à rencontrer le scientomage. À ce qu'elle comprit, il travaillait auprès de la Marquise, développant des produits et des armes en vue d'en équiper leur armée. Une armée qui, selon les rumeurs, allait bientôt marcher sur l’Empire.
À force de le voir, elle avait finit par comprendre qu'il avait établi une petite routine et, stratégiquement, elle se présentait à un coin de rue, sur un banc ou bien simplement en compagnie de ses copines. Lorsqu'elle se trouva finalement le courage de lui parler, elle s'avança à sa rencontre et lui adressa timidement la parole.
Il la regarda alors d'un œil intéressé, mais scrutateur, la jaugeant de toute évidence. Leur échange ne dura que quelques secondes, mais c'était suffisant pour elle.

Plus les semaines passaient et plus elle s'arrangeait pour lui parler. Et plus leurs discussions s'allongeait et devenaient intéressantes. Ce n'était maintenant plus un intérêt vague qu'elle voulait transformer en affront, mais un intérêt franc qu'elle ressentait à son égard.
Elle trouvait son esprit particulièrement intriguant, car il était analytique, capable de raisonner d'une façon assez tordue, mais toujours effroyablement logique. Oui, comme ses parents l'avaient dit, il semblait assez chaotique, ne paraissant ressentir aucune émotion lorsqu'il parlait de la mort ou trouvant amusante des situations qui ne l'étaient pas du tout. Malgré tout, elle ressentait toujours plus de plaisir à être en sa présence sans parvenir à comprendre pourquoi.
Elle n'avait cependant pas l'impression que c'était réciproque. Elle avait plutôt le sentiment qu'il se jouait d'elle, la trouvait ridicule et qu'il ne continuait de lui parler que pour prolonger son supplice. Ce qui serrait exactement son genre, réalisa-t-elle.
Et puis quel intérêt pouvait-elle bien représenter pour lui ? Elle n'était qu'une enfant de dix-sept ans ayant le béguin pour un vampire qui avait fort probablement plus de dix fois son âge. Elle n'était qu'un amusement passager.

Un soir cependant, alors qu'elle marchait en compagnie de ses copines, Gaëtéo les aborda en demandant à ses amies de les laisser seul à seule. Éline sentit son cœur bondir dans sa poitrine, car c'était bien la première fois que c'était lui qui faisait le pas dans sa direction.
Lorsqu'il ramena son regard sur elle cependant, elle sentit une boule étrange se former dans sa gorge. Ses yeux brillaient d'une lueur vorace et menaçante qu'elle n'avait vue qu'une seule fois auparavant : lorsqu'ils avaient discuté autour d'un verre, d'orange pour elle et… d'autre chose pour lui.
Il se rapprocha alors d'elle et leva sa main pour lui caresser la joue. Éline se sentit défaillir lorsqu'il l'embrassa. Pas aussi délicatement que ses précédents amants, mais assez vigoureusement pour faire chavirer son cœur. Lorsqu'il s'éloigna, il lui présenta un sourire aguicheur et l'invita chez lui plus tard en soirée.
Le vampire fit preuve d'une grande expérience au lit, sans aucun doute du à sa vieillesse, et Éline n'allait certainement pas s'en plaindre. Dominant et brutal, mais en restant toujours dans les limites du plaisir mutuel.

Les mois et les années passèrent et Éline ne parvenait plus à se passer de son vampire. Malgré le désaccord parental, elle arrivait toujours à s'éclipser et à se rendre à leur rendez-vous.
Malgré qu'il lui ait offert un magnifique collier, Gaëtéo ne semblait toujours pas ressentir le moindre intérêt pour elle, si ce n'est le partage de ces nuits, et elle était parvenue à se faire à cette idée. Et puis, il y avait plusieurs garçons bons à marier dans cette ville. Elle en avait d'ailleurs essayé plusieurs, sans pour autant trouver son bonheur.

À la fin de l'hiver cependant, alors même qu'elle venait de fêter son dix-neuvième anniversaire, la guerre éclata. Les forces de Cemenwin déferlèrent sur l'Empire. Cinq années durant les combats firent rages un peu partout, mais jamais ils ne s'approchèrent de Cemenwin.
Occupé à fournir l'armée de ses armes de science, Gaëtéo n'avait plus de temps pour elle et elle finit par se dire que c'était terminé. Elle retourna donc à ses obligations, apprenant par son père comment gérer son capital monétaire, avec pour trame de fond les pertes et les gains de l'armée.

Lorsque la victoire fut annoncée, une grande fête fut donnée dans les rues de la ville. Leur suzeraine avait non seulement su libérer la grande famille des Hale, ses plus fidèles alliés, mais aussi déclarer l'indépendance de leur cité.
L'organisation d'une telle démarche fut ardue, mais au final, les dirigeants surent monter un gouvernement assurant la pérennité de leur liberté si chèrement gagnée. Marquise assit son autorité sur toutes les maisons nobles et les Telrunya furent des premiers à lui prêter à nouveau allégeance.
Lorsque l'effervescence de tous ces bouleversements fut retombée, Éline retourna à ses obligations premières… jusqu'à ce qu'un soir, elle soit réveillée par un vampire qui ne l'avait finalement pas oubliée.

Ils restèrent amants deux ans durant, jusqu'à ce que son père décide que, étant donné qu'elle ne s'était pas trouvé un mari digne de son nom, il allait lui en trouver un. Il chassa même Gaëtéo en lui ordonnant de ne revenir que s'il avait l'intention de lui demander la main de sa fille… ce qu'il fit.
Le père d'Éline n'avait lancé cette tirade que pour lui faire peur, pour qu'il arrête de lui tourner autour, et n'avait jamais cru qu'il le prendrait au mot. Il hésita à lui céder sa fille, mais il n'opposa pas la moindre résistance lorsqu'il vit cette lueur dangereuse apparaître dans son regard.
Éline parvint de peine et de misère à contenir sa joie.

La cérémonie fut, malgré leur statut réciproque, assez sobre. Gaëtéo appréciait peu les foules et les soirées dansantes – Éline ignorait même s'il savait danser – mais leur lune de miel fut magique… Bon, d'accord, la règle d'abstinence avant le mariage n'avait pas été respectée et en particulier pour lui, mais l'expérience fut tout de même splendide.
S'emparant de sa dot, Éline emménagea chez le scientomage. Depuis le temps qu'ils se fréquentaient, elle connaissait sa maison par cœur et n'eut donc aucune difficulté à s'y sentir comme chez elle.
Malgré leur mariage, tout deux décidèrent de conserver leur cercle d'amants. S'étant habitué à ce qu'il aille voir ailleurs, elle décida que le mariage n'allait certainement pas changer ses propres habitudes.
Comme si le destin décidait soudainement de leur cracher au visage, l'une des amantes de Gaëtéo donna naissance à un garçon presqu’un an après leur mariage. Ce n'est qu'à ce moment qu’Éline se mise à penser à sa propre descendance et à s’atteler à la tâche.

Après deux ans de tentatives cependant, elle vit ses espoirs être réduits à néant. Éline elle-même ignorait comment cela avait bien put se produire, ou même pourquoi elle en devint stérile, mais ce qui était certain c'est que ça la changea à tout jamais.
Gaëtéo l'avait mordue.
En rouvrant les yeux, elle avait remarqué les murs blancs et le lit dans lequel elle était étendue. Les souvenirs étaient vagues et la dernière chose claire à son esprit était qu'elle ne se trouvait pas dans cette étrange pièce, mais dans son salon de thé en train de lire un très bon livre. La confusion était totale.
Gaëtéo était assis sur une chaise près d'elle et paraissait fatigué pour la première fois de son existence. Elle lui demanda où elle était et... ce fut le choc. Il lui annonça crument ce qu'il avait fait et tout ce que se rappela Éline de la suite c'est qu'elle était entrée dans une colère noire, un sentiment qui lui avait semblé si libérateur, mais tellement étranger. Elle ne se reconnut pas, mais ça lui avait semblé totalement légitime.

Elle passa de nombreux jours à refuser de voir son époux, à se débattre et à pleurer, mais après un mois de hurlement, elle capitula. Gaëtéo avait fait d'elle ce monstre et elle allait devoir vivre avec cette vérité, qu'elle le veule ou non.
Elle ne lui demanda jamais la raison de son geste. Non pas pour se voiler la face, mais plutôt parce qu'elle s'était fait son idée et qu'aucun mot ne l'altérerait plus. Gaëtéo pouvait bien se défendre, dire tous les mensonges qu'il trouverait, Éline savait qu'il lui mentirait. Elle le connaissait maintenant trop bien pour se permettre de croire qu'il était innocent, qu'il avait fait ça sur un coup de tête. Tous ses gestes étaient calculés jusque dans les moindres détails. Il ne pouvait pas ne pas avoir prévu ça. Il l'avait délibérément mordue.
Lorsqu'il lui fut finalement possible de sortir de sa cage, elle s'empressa de remonter, sans oser regarder les autres Pensionnaires. Une fois en haut de l'escalier, elle sut qu'elle aurait du être surprise de se retrouver dans son propre hall d'entrée, mais il n'en fut rien, car, inconsciemment, elle s'était toujours doutée de ce que cachait Gaëtéo. Le penchant de son époux pour les expériences et sa curiosité accrue face aux nouvelles choses lui avait toujours fait pensée que, s'il le pouvait, il laisserait libre court à son imagination…
Mais il ne le pouvait pas… il le fallait.
Elle vit dans le regard de Gaëtéo qu'il attendait qu'elle pose la question, mais elle n'en fit rien et s'en alla sans plus un regard en arrière. Son idée était faite sur ce qu'il avait oser commettre sur sa personne. Elle n'avait pas besoin de confirmation.

Les conséquences de ce geste furent drastiques pour son époux : disgracié à la cours pour atteinte à sa noblesse, il fut contraint de quitter les bonnes grâces de Marquise. Il ne perdit pas ses titres, mais ce geste lui avait fait perdre bon nombre de contact et d'amis – si on pouvait parler d'amis dans son cas.
Éline savait qu'avant même de poser son geste, Gaëtéo avait été parfaitement conscient des conséquences. Parfaitement conscient qu'il aurait pu y perdre beaucoup plus. Son regard, lorsqu'il revint de la cours, crachait toute sa détermination.
Il ne regrettait pas son geste.

Éline décida que cet épisode ne s'était jamais produit. Elle était toujours la digne épouse d'un Scientomage, une noble respectée et aux avoirs nombreux. Elle refusait d'entendre parler de chasse et pour ce qui était du sang, elle jeûna pendant presque un an avant que la soif ne la dévore de l'intérieur et la pousse à attaquer. Gaëtéo fut sa première proie.
Pour elle c'était comme une double-libération : elle contentait enfin son instinct tout en s'en prenant au responsable de son malheur. Elle se trouva horrible de commettre un tel geste, mais Gaëtéo ne lui en voulu pas... l'encourageant même à continuer...
Depuis, elle acceptait de boire, mais uniquement dans un verre - ou à sa gorge - et s'était tranquilliser face à sa nouvelle nature, l'acceptant toujours un peu plus chaque jour. Le processus fut long, car même quarante-huit ans plus tard, elle n'était toujours pas prête à partir en chasse.

De nos jours, la situation d’Éline n'a guère évoluée : son père étant décédé d'un tragique accident de cheval, elle avait héritée d'une bonne partie de sa fortune, de ses terres et de ses capitaux sur les échanges commerciaux. Elle est toujours l'épouse de Gaëtéo et vit à nouveau le parfait bonheur… même si les maîtresses de son vampire lui avait donné trois autres fils, ne faisant ainsi qu'augmenter sa propre frustration.
Mais en noble épouse d'un scientomage, elle garda le sourire et continua de faire en sorte que tout se déroule pour le mieux entre eux… quitte à ne jamais parvenir à lui donner d'héritier.





Dernière édition par Éline Telrunya le Ven 27 Mai - 22:00, édité 7 fois
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Morwen Nil'Dae
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MessageSujet: Re: Les Époux Armyan   Lun 1 Avr - 12:57

Bienvenue à toi très chère Éline, et bienvenue à nouveau à toi Gaétéo.
Quelques points de vos présentations respectives me chagrinent, mais rien de très grave.

Le pouvoir de télépathe de Gaétéo, qu'il s'étende à Cemenwin, la cité étant d'une taille relativement importante, sans que cela s'étende aux terres adjacentes et appartenant à Cemenwin, cela me va. En revanche, parler de couvrir tout l'Empire, c'est presque impossible sans de perdre, l'Empire a une taille équivalant à celle de l'Alliance du Nord, qui compte tout de même trois royaumes. De plus, à force de pénétrer l'esprit des autres, on peut devenir fou, de même, certaines personnes disposes de boucliers mentaux très efficaces, construit par leur propre mental sans pour autant être télépathe.
En suite, si Gaétéo avait une mère Tieffelin, il devrait en avoir les caractéristiques physiques, même atténués, les Tieffelin sont des semi-démons, les caractéristiques physiques les moins voyantes sont les yeux rouges ou bien jaune, l'absence d'ombre, etc.

Alatairë, les survivants sont très peu nombreux, surtout aussi proches de l'explosion, et en général, les survivants deviennent des Abominations quelques jours après, transformés par l'énergie autour de la cité fantôme. Et les armées, peu importe leur camps, ont toutes été décimées et balayées, les forces armées qui restent sont celles qui sont basées du coté d'Iskandar, celles restées sur le territoire de l’Alliance, mais également en mer, et de l'autre coté, celles qui se trouvaient à tenir Bois-Blanche pour l'Empire. Gaétéo aurait donc eu largement le temps de se mettre à l’abri. De plus, quiconque s'approchait d'Alatairë risquait alors d'être transformé créature immonde, ou bien de se faire manger par les Abominations.
La guerre d'indépendance de Cemenwin, Freyr, dont nous avons récemment changé le nom, en Cyriaca, n'a jamais attaqué l'Empire, le soutient est politique, avec la menace d'attaquer. Cyriaca ayant contraint l'Empire et Bois-Blanche/Alatairë et leurs aillés à la paix, son pouvoir de persuasion est grand. De plus, le Bahram est une élite guerrière millénaire, et Cyriaca ne prendrait jamais le risque d'aller se fournir chez des scientomages d'un autre royaume, c'est comme se vendre à l'ennemi.

Et l'Empire de Morna, reste l'Empire de Morna, et pas celui de Chyrrlion. De plus, Cemenwin ne libère pas l'Empire de Chyrrlion, ce dernier conserve le trône, et son pouvoir. C'est un ancien général de Forbesii Nil'Dae, et il y en a pour le soutenir. Chyrrlion n ne sera détrôné que bien plus tard par Argental Tar Sùrion. En attendant, l'Empire de Morna reste en sa possession. Si non, je me serais assise sur le trône de l'Empire. Ce qui n'est pas le cas.

Je vous laisse faire les changements qui s'imposent à la suite de ces quelques remarques, et vous serez libre de poursuivre votre vie sur Inwilis. Si vous avez des questions mes chéris, vous savez où me trouver.


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Éline Telrunya
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MessageSujet: Re: Les Époux Armyan   Lun 1 Avr - 14:14

Je me doutais bien qu'il y avait des choses qui clochaient ! Je suis heureuse que vous ayez pu nous éclairez sur ces zones d'ombres, chère Marquise.

Voilà ! Modifications effectuées !

N'hésitez pas si autre chose chicote votre intellect ! Nous sommes à votre entière disposition. *Révérence bien basse*



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Gaëtéo Armyan
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MessageSujet: Re: Les Époux Armyan   Mar 2 Avr - 4:29

Le perfectionnisme est un bien vilain défaut...

Pour ceux qui ont déjà lu nos fiches, je vous suggèrerais de relire à partir du moment où j'ai mordu Éline. Nous y avons tous deux apportés des modifications qui, nous l'espérons, rende un peu plus justice à la gravité de l'événement.

Et je vous remercie, chère Marquise, pour ce nouvel accueil.




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Les Époux Armyan

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