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 L'un part, l'autre reste...

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Tjaar
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Nombre de messages : 13
Date d'inscription : 30/08/2008

MessageSujet: L'un part, l'autre reste...   Jeu 28 Fév - 22:15

Ca faisait presque cinq mois que Sararegui et Pwyll avait eu leur première véritable et grosse dispute. Et encore, le mot dispute infantilisait la chose. Depuis que tout deux avaient découvert une part cachée de l'autre, ils avaient réapprit à se connaître lentement.
Le roi avait prit les devants de la réconciliation en obtenant de ses médecins de pouvoir faire de l'exercice, et en proposant à sa soeur un maché: Elle lui apprenait à se défendre, et il lui apprendrait la diplomatie et la politique pour aller à sa place au Grand Conseil. Jamais quelqu'un d'autre que Sararegui n'était aller au grand Conseil, tenu une fois par ans à Fainros, et là il lui offrait sa place. Sûrement appelée par l'envie d'aller à l'extérieur de Nargothrond, Pwyl avait acceptée, et Tjaar avait pu observer les souverains d'un point de vue extérieur, nouveau et dubitatif, mais aussi admiratif. Le roi avait eu un très long moment sans s'exercer, sans même pouvoir courir, il avait du réapprendre dans les premiers temps, à avoir une certaine endurance à l'effort, tant dans son souffle, que dans ses muscles. Tjaar ne l'avait pas vu avoir d'aussi longues nuits, bien qu'il fut toujours le premier lever et le dernier couché. Mais s'était un élève très attentif et concentré, et Pwyll un professeur un peu abrupte dans la forme, mais juste et patiente dans son fond. Sa patience à elle résidait dans le combat où elle savait que la précipitation ne menait qu'au monde de Dämons.
Ce qui faisait qu'elle n'était pas forcément des plus patiente en dehors d'un entrainement, et lorsqu'elle prenait des cours avec son frère les rôles étaient inversés. Sararegui était bien plus strict qu'elle en professeur, mais l'homme lige ne comprenait que trop pourquoi, elle allait avoir entre les mains au Grand Conseil des descisions à prendre des arguments à poser, des propos à modérer, voir même des amis à brosser dans le sens du poil pour obtenir leur soutiens sur quelques points délicats. Et ça, en combat pur, on ne connaissait pas. Personne ne se faisait de cadeau, et l'univer diplomatique et politique était une grande nouveauté pour la reine guerrière.

Mais on put découvrir une certaine habilité à viser juste, et d'excellents réflexes au roi, tout comme on pu remarquer que la reine était quelqu'un sachant négocier, tenir ses convictions, et sa langue quand le moment le demandait.
Tjaar assistait, de plus ou moins loin, au différents entrainements, et aux leçons, et se sentait presque vieux d'un seul coup. Il avait plus d'années derrière lui que les deux jeunes gens, qu'il avait connus tout petits, qu'il avait vu grandir, et surtout qu'il redécouvrait malgré tout. Il connaissait la face cachée de Pwyll, tout comme celle de Sararegui, mais ignorait jusque lors que ces protégés avaient tant de cartes dans leur manches. Ca l'émerveillait autant que le départ proche de la reine le faisait se sentir mal. Au fil des ans il avait vu cette intrépide petite fille, devenir une jeune femme franche, attachante, et de plus en plus belle. Il avait développé de l'affection pour elle dès le départ, qui s'était muée au fil du temps en quelque chose d'autre qu'une simple envie de la protéger. Et elle allait partir découvrir le monde autour d'elle, pas à jamais non, mais son retour serait surement long, déjà qu'elle partait très tôt avec la bénédiction de son frère, pour pouvoir apprécier les paysages et s'attarder en chemin.
L'homme lige devait surtout protéger Sararegui, qui était surtout la tête de ce royaume, et qui avait eu pendant longtemps un handicap l'empechant de se protéger efficacement, et la reine sachant très bien se défendre seule. Dans la cité il était simple de veiller sur les deux, mais là que le duo se séparait, est-ce qu'il irait avec Pwyll, pour veiller sur elle qui n'était jamais vraiment sortie, et surtout parce que c'était lui qui chaque année se déplaçait avec le roi, ou est-ce qu'il resterait auprès de Sararegui, comme toujours, même s'il savait à présent se défendre un peu grace à sa soeur ?

Il n'en savait rien, ce n'était pas lui qui déciderait de son sort, mais Sararegui qui avait accepté le départ à la condition de choisir l'escorte de sa soeur lui même. Tjaar sentait qu'il fallait au moins cette décision à Sararegui, ce choix pour que le roi se sente un peu plus tranquille à l'idée de laisser sa soeur partir.
L'homme lige attendait donc, assit sur un banc de pierre dans la cour, assistant au passage aux préparatif du départ de Pwyll. Sableus, Sablaune, quelques gardes hommes et femmes, tous de la garde proche des souverains, avec qui la reine passait déjà beaucoup de temps, le chef de l'expédition n'était pas encore là, ce qui lui laissait un petit espoir d'accompagner la souveraine. Il avait préparé un sac rudimentaire pour le cas ou Sararegui l'enverrais sur les routes avec eux. Le roi avait dit qu'il annoncerait le chef de l'expédition qu'au dernier moment. Pour éviter de le blesser car il n'y allait pas, qu'il proteste parce qu'il y allait ?
Des pas légers, presque furtif se firent un peu entendre derrière lui, et il eu un léger sourire. Depuis qu'il apprenait à se défendre, Sararegui tentait toujours l'offensive envers lui, comme pour tester ses reflexes et ses capacités. Mais l'andain n'était pas encore un guerrier aguerrit, même si lorsque la lune était de sortie, il était inaudible grace au sang de sa mère. La main puissante de l'homme lige attrapa le fin poignet royal qui tentait d'enfoncer un doigt dans ses cotes, enfin dans un point de pression précit qui visait à paralyser (enfin plutot engourdir dans ce cas) sa victime.

-Ton altesse, je t'ai déjà dit que le jour où tu réussirais à me surprendre de cette manière c'est que j'aurais atteind l'âge de rejoindre Dämons dans son monde.


Dernière édition par Tjaar le Ven 1 Mar - 14:49, édité 1 fois
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Sararegui
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MessageSujet: Re: L'un part, l'autre reste...   Ven 1 Mar - 14:43

Son bras immobilisé par Tjaar qu'il n'attaquait pas sérieusement, Sararegui soupira. Ce n'était pas aujourd'hui encore qu'il pourrait se vanter d'avoir eu le Tjaar, l'homme lige droit, puissant et invaincu de Nargothrond. La seule personne pouvant le faire étant peut-être Pwyll, mais Sararegui soupçonnait depuis quelques temps le capitaine des gardes d'avoir plus que des sentiments protecteurs envers sa royale soeur, et que ça ne devait pas le motiver à essayer de la battre quitte à lui faire du mal.

-Prions dans ce cas que le jour où j'y arriverait ce sera juste parce que je serais devenu encore meilleur, et meilleur que toi. Bon, ce ne sera pas demain, mais je vais continuer à m'entrainer, et on verra.

Les yeux de Sararegui se posèrent sur les préparatifs que regardait Tjaar quelques secondes plus tôt.
Son regard s'assombri un peu, ça ne faisait pas si longtemps qu'il avait eu ctte altercation avec Pwyll qui lui avait fait découvrir que sa soeur était semi-eldarin, et qu'elle se cachait pour ne pas voir. Ca avait été dur à apprendre, lui qui était persuadé de tout connaitre d'elle, qu'elle était sa si simplette et forte grande soeur. Il l'avait prise pour une idiote avec qui il s'entendait à merveille et n'arriverait jamais à tenir une conversation de politique plus de deux minutes.
Le temps était passé vite, peut-être un peu trop pour le souverain qui n'avait simplement pas dormit cette nuit. Pwyll partait aujourd'hui, elle avait émit l'envie de prendre son temps pour aller au conseil annuel, afin de profiter du paysage, des contrées. Il ne lui avait pas interdit tant qu'il la jugerait prête à s'en sortir sans lui en politique. Sararegui était fier de sa soeur, et il le lui avait ouvertement dit lors d'une dernière scéance de "torture" comme elle appelait ses cours. Elle s'était accrochée, et avait tout fait pour à chaque fois retenir le maximum, et le mettre en pratique au cour de quelques entrainements improvisés. Quelques fois il l'obligeait à débattre avec lui dès le réveil, ou quand il savait qu'elle n'était pas forcément de bonne humeur, et presque à chaque fois, si le sujet et le départ n'avaient pas été simples, elle s'en était sortit. Il lui avait dit qu'il était fier de ses progrès et de son acharnement, et que leur père et sa mère le seraient aussi s'ils avaient été là.

Le souverain n'avait donc pas émit d'objection à son départ avancé, mais en émettant une condition: Il choisirait qui accompagnerait Pwyll au Conseil. Et il avait alors planché durant son peu de temps libre sur le choix d'une escorte.
Elle ne devait pas être trop grande, et contenir que des personnes de confiance qui connaissait Pwyll et qu'elle appréciait. Ca, ça n'était pas dur, il lui choisit cinq gardes du palais avec qui elle s'entrainait très souvent, et dont elle lui avait parlé lors de leur entrainement en vantant leurs qualités guerrières et humaines.
Il y avait un orc, Kilmari, sa soeur jumelle, Gamari, un drow, Erekiel, une Sil'Ura se changeant en Gaarman, Zorha, et pour finir un demi nain, Teldaï. Après pour la personne devant chapeauter cette expédition... Ca avait été un choix délicat.
Se séparer de son homme de confiance était quelque chose de difficile, mais d'un autre coté Tjaar avait justement sa confiance et il mourrait plutôt que de laisser Pwyll courir le moindre danger. Mais il y avait cette histoire d'attentat, la dernière fois lorsqu'on avait tenter de le tuer, et faillit réussir, Tjaar avait mit plusieurs mois à s'en remttre et surtout à ne plus s'en vouloir jusqu'à ne plus dormir. Si il se produisait une chose similaire alors qu'il n'était pas là, le souverain n'osait imaginer les conséquances.

-Et bien il ne manque presque personne, surtout la principale interressée par ce départ. Je m'attendait à la voir entrain de seller son Sableu avec hâte.


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Pwyll
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MessageSujet: Re: L'un part, l'autre reste...   Mar 12 Mar - 13:49

Nargoryth était une ville magnifique, une ville qui l'avait vu naître, grandir. Les cavernes étaient immenses, abritant cette citée étrange, mélange entre constructions troglodytes et bâtiments tenant debouts, avec pour ciel les parois des cavernes. La lumière naturelle et ses variations, de jour comme de nuit, étaient récrées à l'aide de cristaux. La végétation qui poussait ici était aussi étrange, souvent phosphorescentes, tandis que d'autres, aider à par la magie, ressemblaient à s'y méprendre à la végétation de l'extérieur. L'accès principal se faisait par les lourdes portes, qui ne s'ouvraient qu'à heure régulières, des accès plus petits, disséminés partout dans la montagne qui abritait en son sein Nargoryth, étaient surveillés jours et nuits. Pwyll adorait cette ville, elle aimait ses habitants cosmopolites, ce sentiment de sécurité. Mais elle étouffait parfois, ressentant le besoin de sortir respirer l'air de l'extérieur, l'envie de voler de ses propres ailes, de se défaire de ses responsabilités, se disant qu'elle n'en avait jamais voulu. Sa moitié sauvage, cette partie dragon de son esprit, qui déteignait sur son corps, la poussait à vouloir partir, à voir du paysage, à être libre, quitte à devenir un véritable danger. L'égoïsme n'était pas un défaut que Pwyll possédait, plutôt généreuse, aimable, simple et spontanée, elle ne pensait pas à elle même, et ce sentiment l'effrayait autant que l'idée de sortir. Oh bien sûr, elle était déjà sortie dehors, elle connaissait les sentiers des Nargorythes, elle les avait parcourus, elle se devait de les connaître. Nargoryth avait été bâtie par les ancêtres de bien des familles vivants encore ici, cherchant à échapper à une guerre sanglante, qui ravageait Inwilis depuis bien trop longtemps. Pwyll connaissait l'histoire par cœur, son propre père avait porté le nom du célèbre fondateur de la cité des cavernes, Athelstan. Ce père qu'elle avait adoré, malgré le fait que sa mère n'ait jamais été son épouse officielle. Athelstan Dincair, le premier du nom, pouvait être fier de savoir, depuis le royaume de Dämons que ses descendants continuaient de veiller sur Nargoryth. Pwyll ne se sentait pas de décevoir cette longue lignée de rois et reines, qui avaient veillé sur la cité et ses habitants. Les multiples chemins pour y parvenir, étaient autant un moyen d'accès, que des issues en cas d'évacuation. La cité des cavernes continuait de jouer son rôle, indépendante, accueillant ceux qui y cherchaient refuges, accordant une seconde chance, offrant une nouvelle vie. Mais Pwyll s'y était finalement sentie oppressée, n'ayant qu'un seul désir secret, sortir, et vivre à l'extérieur, libre. La liberté était alléchante, mais l'ivresse de celle-ci pouvait être mortelle. Elle ne craignait pas de ne pas savoir se défendre, elle savait se battre depuis toute petite, bénéficiant de l'enseignement de sa mère, Evania, guerrière d'élite au sein de la garde de Athelstan Dincair Le Sixième, Athelstan le Chevaucheur de Lune. Sa mère avait été sa compagne, même après que Mizuki, déesse de la Lune, n'ait choisi ce dernier pour être le père d'un de ses enfants. Sararegui fut conçu sur le chemin du retour d'un des Conseil Annuel, où l'Alliance du Nord, invitaient les autres royaumes à venir y assister, créant ainsi d'autres alliances, militaires, politiques, ou encore commerciales. Ce même Conseil auquel elle se rendait maintenant. Elle prenait de l'avance, désireuse d'explorer et de profiter des royaumes qu'elle allait traverser, elle serait certes, escortées, mais la dite escorte était petite, par rapport aux autres délégations, dont Pwyll avait du mémoriser le nombre de gens, et leurs fonctions, jusqu'au dernier des domestiques. Jusqu'ici, c'était Sararegui, ou bien l'ambassadeur en poste à Fainros, qui avait assisté et participé à ce conseil. Pwyll n'était pas réputée pour être une fine diplomate, bien que proche du peuple et aimée, n'y avait jamais mis les pieds. Elle verrait la mer pour la première fois, le plus grand domaine de Virva, déesse impétueuse et capricieuse. Elle avait tant de choses à voir, à découvrir, et l'excitation se partageait à l'appréhension. Même si Pwyll était clairement impatiente de partir, ne rêvant plus que de ça. Son frère avait choisi son escorte, mais elle avait eu voix au chapitre.
Les Rochenoire, Kilmari et Gamari étaient des amis, des proches, toujours enclins à aller manger et boire avec elle à la Racine Rouge. Tous les deux étaient des orcs de hautes tailles, Gamari étant seulement un peu plus fine que son frère, leur peau était de ce vert olive foncé, et Pwyll pouvait passer de longues heures à les regarder se tresser mutuellement les cheveux, tout comme ils pouvaient passer des heures à se perfectionner dans le combat à main nue, ainsi qu'à la hache, ou à la bardiche. Erekiel faisait honneur à son peuple, les Drows, grand, svelte, la chevelure de neige et une peau sombre, des yeux rouges lui permettant de voir dans le noir le plus complet, usant d'un vision thermique. Impitoyable mais juste, lieutenant dans l'ost de Nargoryth, Erekiel était le maître épéiste de Pwyll, habile avec des lames longues, courbes, mais aussi plus courtes. Adepte des sauts et des pas légers, Erekiel était la légèreté et la souplesse même. Il était rigide, et ce coté martial ne pourrait qu'aider à canaliser les Rochenoire, parfois un peu trop enthousiastes. Zorha, la Sil'ura était la plus discrète, en dépits du fait que sa forme préféré était celle d'un Garman, animal lourd et imposant. Zorha faisait partie des rangers, habituée à l'Eredmorn et à survivre en terrain difficile, mais aussi apte à charger n'importe qui. Teldaï, demi-nain, était un mélange létal entre un mange et un guerrier, petit mais large d'épaules, avec un torse de taureau, il était capable de lancer des sorts, mais aussi de vous éclater une tête entre ses mains. Affilié à la guilde du Mana, Teldaï était un mage de confiance, que Pwyll avait côtoyé assez souvent pour bien s'entendre avec lui. En suite, il y avait bien sûr elle même, la princesse reine de Nargoryth, guerrière d'exception, prompte à frapper plutôt qu'à parler, mais accessible, adoré de son peuple, dont elle était très proche.

Pwyll avait fait ses bagages, elle avait sélectionné des tenues d’apparats, les quelques tenues qui n’entraveraient pas ses mouvements. Pwyll faisait concevoir ses robes de façon à ce qu'elles ne gênent pas ses mouvements. Elle devait pouvoir bouger, pour se défendre, même si elle s'appuyait sur la vigilance de la garde à Nargoryth, la garde ne pouvait rien contre quelques nobles un peu trop entreprenants. Pwyll savait bien qu'on ne l'approchait pas parce qu'elle plaisait, ou seulement physiquement en tout cas, mais c'était surtout parce qu'elle semblait plus abordable que son frère. Sararegui était toujours nimbé d'une aura de froideur, comme étant intouchable, lorsqu'il présidait sa cour, lors des banquets. La noblesse de Nargoryth était tout entière issue de nobles ayant suivi Athelstan Dincair, le Fondateur, ou bien de familles ayant gagné en influence à mesure que Nargoryth c'était étendue. L'ancêtre des actuels souverains avait bâti Nargoryth pour en faire un havre de paix, un refuge sécurisé, et Pwyll avait dans l'idée que son ancêtre n'aurait jamais voulu de toute cette clique. Elle en était convaincue, surtout depuis qu'un de ses riches héritiers avait essayé de s'imposer à elle. Elle l'avait donc balancé par dessus une rambarde, et il était tombé dans une des nombreuses fontaines qui égayaient le Palais des Myriades. Un incident presque diplomatique, que Sararegui avait du tempérer, mais Pwyll venait à peine d'être couronnée, et elle n'avait jamais vraiment eu la même pratique que son frère en matière de réceptions officielles. Toujours est-il que sa robe, qu'elle avait légèrement modifier pour pouvoir bouger, l'avait bien aidé pour projeter cet horrible individu. Depuis, elle choisissait elle même ce qu'elle portait. De même, elle ne s'embarrassait pas de coiffures compliquées, ni de lourdes parures. Pwyll était une guerrière et elle le resterait. Elle avait donc pris trois robes, chacune sans manches, mettant en valeur ses épaules, et sa poitrine, maintenant celle-ci fermement. Pwyll était plutôt bien pourvue de ce coté là, elle ne voulait pas non plus être gênée par ses seins. Les jupes de ses robes étaient également fendues, ou bien amples, et elle ne portait pas et ne porterait jamais de haut talons. Pour aller avec les robes aux jupes fendues de haut en bas, Pwyll portait des pantalons serrés, lui arrivant mi-mollets. A ses tenues s'ajoutaient quelques bijoux, et deux paires de chaussures. Dans ses valises, la souveraine ajouta des tenues plus décontractées, tuniques et pantalons, et une paire de bottes de rechanges. Pour partir, Pwyll portait une armure de style Nargoryth. Un filet en maille de métal Nargoryth souples et fines, mais résistantes à tout, recouvrait son buste, sauf ses bras. Sa poitrine était enserrée dans une amure souple, d'écailles de lézards des cavernes montée sur du cuir, attachée dans sa nuque. Le ventre de pwyll aux abdominaux légèrement dessinés était visible sous le filet.Une culotte de tissus, et un pantalon laissant voir le haut de ses cuisses, fait sur le même modèle d'armure souple en écailles. Le pantalon était maintenu par une ceinture de tissus blanc. Des renforts aux hanches, et des épaulettes, faites d'un autre type d'écailles complétaient sa tenue de voyage, avec de longs gants, et des bracelets de cuir couvrant ses avant-bras et poignets. De meme, le bas de son pantalon était enfoncé dans ses bottes, resserré à mi-mollets jusqu'aux chevilles par des bandes de cuir souples. Un casque, une cape blanche, et un foulard du même blanc pour emmailloté sa tête, lorsqu'il faudrait affronter le soleil. Comme la plupart des gens de Nargoryth, Pwyll ne voyait pas beaucoup le soleil, et sa lumière pouvait être aveuglante, si bien que chaque membre de l'escorte, ainsi qu'elle même, portaient des foulards, autour de la tête, à l'image des nomades des sables, mais également des voiles ou des lunettes de verre fumé.

En plus de l'escorte entièrement militaire composés par son frère, avec son aval, Pwyll emmenait Sladjana, un jeune Ai-Esu, qu'elle adorait, et qui lui, savait la coiffer et la maquiller. Sladjana était aussi un confident, un ami, une dame de compagnie, dont la féminité et et la délicatesse contrastaient avec la force sous-jacente que dégageait Pwyll. Là ou Pwyll était tout en rondeurs féminines, Sladjana était svelte, plat, avec peut être un début de poitrine. L'Ai-Esu était pourtant doté d'un sexe masculin entre ses jambes. A l'apparence d'adolscent, Sladjana natif de l'Esgal, a la peau chocolat, veloutée. Sa chevelure platine, qu'il attache en coiffures complexe, contraste avec sa peau. Ses yeux onyx sont insondables, souvent soulignés d'un maquillage pâle. Les tenues de Sladjana sont faites pour laisser planer le doute quand à son sexe. Pwyll le laisse d'ailleurs s'habiller comme il lui plaît, n'ayant pas grand chose à redire en matière d'habillement, puisque c'est Sladjana qui s'occupe de sa garde robe à elle. Leur rencontre était simplement survenue lors des errances habituelles et quotidiennes de la souveraine dans la cité des cavernes. Sladjana, esclave affranchi, venait d'arriver à Nargoryth, ou l'esclavage était interdit. Né d'une mère esclave, il avait été affranchi à la mort de son maître, le jeune Ai-Esu avait alors quitté Iskandar pour la ville libre de Nargoryth. L'ancien esclave errait lui aussi, vivotant de petits travaux, et Pwyll admira sa dextérité à enfiler des perles, et à vendre ses colliers compliqués, mais simples. Très vite, la souveraine d'un naturel social, se retrouva à discuter avec le jeune Ai-Esu, avant de lui offrir de venir avec elle, d'entrer à son service, terme que Pwyll détestait, mais faute de mieux, à part offrir un travail et un toit. Depuis, Sladjana n'était jamais très loin d'elle, lorsqu'elle était dans le palais, ou lorsqu'elle sortait. Sladjana avait d'ailleurs adopté Toutou immédiatement, et le gros loup avait fait de même. Le jeune Ai-Esu, et Pwyll n'avait pas transigé là dessus, partait avec elle, elle avait besoin de lui pour se coiffer et se maquiller, et elle ne voulait personne d'autre pour le faire. Habituellement, Pwyll n'était pas si capricieuse, mais elle voulait aussi emmener un véritable ami, car même si elle adorait les Jumeaux Rochenoire, elle ne partageait pas le même degrés d'intimité. Sladjana venait donc, et Toutou venait aussi, le gros chien de Pwyll la suivait comme son ombre, n'appréciant qu'elle et Sladjana, Sachiko qui le gavait de viande, mais boudant les autres. Sladjana avait aussi ses bagages, puisqu'il la suivrait lors des réceptions, il lui éviterait sans doute des faux pas. Il attendait sagement qu'elle ait terminé de faire le tour de ses appartements, Pwyll ne voulait rien oublier, même si leurs bagages étaient déjà arnachés aux dos de gros lézards des cavernes, différents des rapides Sableux.

-Je crois que j'ai tout, annonça-t-elle.

-Difficile de partir ? demanda Sladjana ses yeux brillants.

-Difficile oui, mais je suis tellement excitée ! Pwyll redevint plus sérieuse, hésitante, nous allons devoir passer par Iskandar, ce ne sera pas trop dur pour toi ?

-Non, ça ira. Je t'ai toi, Princesse.

Le jeune homme sourit et Pwyll lui répondit, de ce sourire complice qu'ils partageaient. Elle carra les épaules, et expira profondément. Elle tourna donc le dos à ses appartements qu'elle ne reverrait pas avant un moment.

-Allons-y. On doit nous attendre.

-Une princesse doit se faire attendre.

Tous les deux pouffèrent, et Pwyll referma soigneusement la porte. Toutou les attendait dehors, musardant dans le couloir. Le gros loup noir - car oui Pwyll avait appris que c'était un loup - trotta jusqu'à eux, ses griffes cliquetant sur les dalles. Pwyll se rendit donc, déjà sous bonne escorte, rejoindre le reste de celle-ci. Elle ignorait encore qui prendrait la tête de l'expédition, en dehors d'elle même, il fallait bien quelqu'un pour diriger les soldats, en dehors d'elle même, et quelqu'un pour la surveiller aussi. C'était la condition de son frère, consensus, et compromis, condition pour que Pwyll emmène Sladjana et Toutou. Bien que Toutou, Sara soit plutôt soulagé qu'il ne reste pas. Elle apparut donc dans la cour, Sableux, lézards des cavernes et soldats s'agitaient devant, elle, échangeant avec d'autres adieux, vérifiant leurs paquetages. Son frère et Tjaar leur tournaient le dos, mais Toutou les annonça d'un aboiement, et Pwyll s'avança jusqu'à eux. Les membres de son escorte se tournèrent vers elle, et Pwyll se pencha pour chuchoter à Sladjana de les rejoindre. L'Ai-Esu s'exécuta, s'inclinant au passage devant Sararegui, il fut accueilli avec enthousiasme par les Jumeaux, et chose surprenante, par une légère accolade d'Erekiel. Pwyll s'immobilisa à coté de son frère, son casque sous le bras. Ses armes étaient fixées à sa selle, et de toute façon, Pwyll pouvait se défendre autrement.

-Navrée de te décevoir, mais mon lézard est déjà sellé.

La souveraine prochainement en maraude eut un sourire. Elle jeta un nouveau coup d’œil à la ronde, et constata, vu le désordre apparent, que le chef d'expédition n'était pas encore là. Et il fut aisé de devenir que ce n'était pas Tjaar, celui-ci ne serait pas assis si c'était le cas. Mais prêt à partir. Après tout, il était l'homme lige de son frère, et non pas le sien. Pwyll était d'ailleurs suffisamment apte à se défendre seule pour ne pas être escortée en permanence. De plus, son rôle de souveraine était assez limitée contrairement à celui de son frère. Elle n'exerçait véritablement son pouvoir que lorsque Sararegui quittait Nargoryth une fois par ans, laissant les rennes à sa sœur. Elle était capable de gouverner, et Sararegui retrouvait à coup sûr sa cité comme il l'avait laissé. Mais, cette fois, son frère faisait preuve d'une confiance exceptionnelle pour la laisser aller au Conseil Annuel à sa place.

-Maintenant, tu peux dire qui tu as choisi pour me chaperonner durant ce voyage ?

Pwyll avait eu beau dire à son frère qu'elle était capable de se prendre en mains, de voyager seule, ou du moins, en étant elle même à la tête de l'expédition, il avait refusé. Elle ne niait pas avoir besoin d'un guide, mais la plupart des membres de son escorte connaissait la surface. Quand elle avait finalement cédé, son frère avait en suite refusé de lui donner l'identité de celui ou celle qui serait à la tête de son expédition.



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Sararegui
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MessageSujet: Re: L'un part, l'autre reste...   Mer 13 Mar - 12:59

Alors qu'il regardait tout ce petit monde s'agiter, un aboiement fit se retourner Sararegui qui put alors appercevoir Pwyll et Sladjana, s'avançant vers le groupe de départ. Sa soeur se pencha sur l'Ai-Esu afin de lui parler, ce dernier alla rejoindre les autres membres de l'expédition, s'inclinant en passant auprès de lui. Sararegui répondit d'un mouvement de tête, avec un léger sourire. Il devait presque remercier cet Ai-Esu, sans qui il n'aurait pas réussis à imposer un chef à Pwyll. Lorsqu'elle avait demandé à l'emmener avec elle, il avait donc négocié la venue de Sladjana contre celle du chef d'expedition. Il n'était pas fier de s'être servit de la faiblesse de sa soeur, mais comme il lui avait apprit lors de leurs leçons, il faut savoir user de toutes les cartes qu'on a en main. Si elle avait accepté derechef de ne pas diriger l'expédition, bien sur qu'il aurait accepté que l'Ai-Esu vienne, il ne voyait même pas en quoi il aurait pu refuser.
Il rendit son sourire à sa soeur quand elle "s'excusa" de le décevoir car son lézard était déjà près, et lorsqu'elle évoqua le chef de l'expédition, et le fait qu'il pouvait dès à présent l'anoncer, il sentit Tjaar se tendre un peu derrière lui, indiquant qu'il était également interressé par la réponse. Même si l'homme lige devait se douter que Sararegui n'allait pas lui annoncer qu'il partait, au tout dernier moment. A moins qu'il ai espéré jusqu'à la fin. Le roi se tourna complètement vers sa soeur, et prit appuit sur la rambarde derrière lui avant de répondre.


-Je n'employerais pas le mot chaperonner, plus tempérer. C'est nouveau pour toi de sortir de Nargoryth, tu vas vouloir voir beaucoup de choses, en faire d'autres, mais tu ne pourras pas tout faire. C'est pour ça que je ne t'ai pas nommée chef de ce groupe, pour que quelqu'un ai l'autoritée suffisante pour dire non lorsqu'il le faudra. Et ne fais pas celle qui saura se réfréner, je te connais quand même.

Il se doutait qu'elle savait être raisonnable la plupart du temps, mais là, dehors. Tout ça serait nouveau, merveilleux elle voudrait vraiment aller partout. Et il la comprenait les premières fois pour lui avaient été toutes aussi exitantes, et il avait eu du mal à rentrer malgré le fait que cette citée était la sienne et qu'elle l'avait bercé dès sa naissance.
Mais c'était dehors qu'il avait pu voir le véritable visage de l'astre de sa mère, qu'il avait quelques fois pu lui parler, qu'il y avait découvert qu'elles étaient ses capacités, ses pouvoirs et ses sensations se trouvaient décuplés sous la lumière de la lune, il y voyait bien mieux qu'en plein jour. Ca allait lui manquer, ne pas se trouver sous l'astre maternelle dans les plaines ou les villes. Il pourrait toujours sortir de la citée s'il sentait vraiment qu'il en avait besoin.


-Ca n'a pas été un choix facile. Il me fallait quelqu'un qui saurait te tenir tête, que les autres respecte et écoute. J'avais pensé à Erekiel au départ, mais je me suis dis que malgré ses évidentes qualités de meneur, il serait un peu trop prit par les jumeaux. Vu comment il me parlait d'eux lorsque je lui ai demandé à t'accompagner en leur compagnie... Et il a refusé de prendre la tête de toute manière.

Le drow avait accepté de se joindre à l'escorte, tout en mentionnant qu'il veillerait sur la reine, et à ce que les jumeaux, un peu trop impulsifs par moment, ne fassent pas trop d'esbrouffe. Ils étaient impétueux par leur sang, et surtout étaient deux, ce qui rendrait la tâche plus difficile. Ce qui avait motivé le drow à refuser cependant d'être à la tête du groupe, le roi ne le savait pas, mais s'il ne voulait pas, il ne l'obligerait pas, même si contrait il aurait fait un excellent travail vu son sens du devoir.

-Aussi j'ai décidé de prendre quelqu'un qui m'accompagne à chaque Conseil Annuel, même si on ne la remarquait pas, car c'est son métier de ne pas être vue. Elle passe inaperçue lorsqu'il le faut, mais sait aussi très bien se faire entendre. Celle qui est en charge de votre groupe est Ayaé Lame d'Ivoire.




Dernière édition par Sararegui le Mar 11 Juin - 13:25, édité 1 fois
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Ayaé Lame d'Ivoire
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MessageSujet: Re: L'un part, l'autre reste...   Mer 20 Mar - 14:12

Lame d'Ivoire était un surnom. Un surnom acquis au fil du temps et des batailles. La naine Ayaé l'avait durement gagné la première fois grâce à une dague faite à partir de l'ivoire d'un des ennemis qu'elle avait abattu lors d'une bataille pour défendre la citée de Nargoryth.
Lors de la bataille ayant élevé le seigneur Athelstan deuxième du nom, au rang de roi, après que son père ne tombe sur le champ de bataille. Elle avait vaincu presque à elle seule Zaroth et Rykan, un couple dragonnier-dragon faisant des ravages lors des batailles et tuant par dizaine les soldats de Nargoryth, en abattant le compagnon écailleux de Zaroth, l'affaiblissant du même coup et lui faisant tant baisser sa garde qu'une flèche l'avait atteint en pleine nuque. Une corne de Rykan se brisa lors de sa mort, Ayaé avait récupéré ce morceau et fait tailler une dague dans ce matériau, qu'elle porte en signe de sa victoire depuis ce jour. Depuis elle était également l'Ombre du roi, silencieuse, discrète, elle avait accepté une partie des honneurs qu'on lui offrait, sans pour autant tout prendre. L'argent qu'on lui avait offert en prime elle n'y avait pas touché, et l'avait fait distribuer aux familles des soldats morts pour leur cité.
L'Ombre du roi était pourtant, lorsqu'elle n'était pas en service, une personne appréciée de beaucoup de garde et soldats. Paraissant dure et froide aux premiers abords, elle détendait rapidement l'atmosphère d'une pièce, avec cette joie de vivre et ce sens de la fête typique du peuple nain. Capable de faire des concours de boisson tard le soir et d'être fraiche et disponible le lendemain matin, sans que rien n'y paraisse.
Quand le roi Athelstan avait périt et que son fils prit sa relève, elle ne s'était pas au début départie de son rôle d'Ombre du roi. Quand le roi Sararegui nomma sa soeur comme son égale, ayant à sa charge tout ce qui relevait de l'intendance et de la garde, elle resta l'Ombre du frère, connaissant la soeur de par les entrainements et sachant qu'elle pouvait se défendre par elle même et que de toute manière, elle ne partirait pas au Conseil Annuel. Ce qui différait entre le règne d'Athelstan et celui de Sararegui, était que Sararegui s'était pourvu d'un homme lige, Tjaar, et que ce dernière se faisait le double du roi en quasi permanence, donnant moins de travail à Lame d'Ivoire lorsque le roi était dans la citée.
Elle revint alors à ses premières missions qu'elle n'avaient jamais vraiment quitté, en tant que Chef des renseignements, l'entrainement des nouvelles recrues pour le détachement des Ombres. Lors de missions elle rencontra un Félibrume, de manière passagère au début, le félin réapparu plusieurs fois, au début elle le prenait pour une simple coïncidence, sans savoir que ce félin avait en fait décidé qu'il la suivrait partout, comme son ombre à elle. C'était d'ailleurs son nom, Ombre, et il était utile lorsqu'il fallait un messager discret et fidèle.

Aujourd'hui, comme chaque année, elle était de l'expédition visant à emmener un souverain de Nargoryth à Fainros sans encombre, puis de le garder en vie le temps du Conseil, et enfin à le ramener chez lui entier. Mais cette année c'était la reine qui partait, et si elle avait acceptée sans se poser de question d'aller avec elle jusqu'à Fainros, sa mission aurait quelques différences avec celles d'avant.
Déjà, elle ne devait plus être une Ombre, mais chapeauter le groupe. C'était inhabituel, elle n'était jamais la personne menant, mais celle suivant et précédant, cherchant à anticiper, prévenir et guérir. Elle était tout à fait capable de mener et de se faire obéir, mais s'était étonnée de cette nouvelle place le roi lui avait demandé de n'en parler à personne, ce devait être un secret jusqu'au jour J. Et elle n'avait rien dit, rien laissé filtré. De toute manière elle avait déjà son suppléant à son poste de près comme tout les ans, et n'avait pas besoin de changer grand chose à l'habitude.
Ombre posé sur son sac, elle acheva de faire le tour de son appartement de ses yeux bleus. Elle n'avait rien de très exceptionnel avec elle. Des vêtements, des armes, sa dague d'ivoire, quelques affaires de toilettes, l'Ombre se contentait de deux sacs d'affaires pour elle et son Félibrume. Elle ne déménageait pas, et reviendrait un jour, donc. Et puis ce n'était pas son rôle de se présenter en tant qu'ambassadrice, elle n'avait pas besoin d'être joliment habiller, et de bien présenter.
Tressant ses cheveux roux pour les coincer sous un voile couleur terre, elle enfila ensuite un manteau noir d'aspect usé lui arrivant en dessous des genoux. Ses chaussures enfilées, et son Félibrume partit de sur ses sacs, Ayaé fixa un sac sur l'autre, et le mit sur son dos. Ombre la suivit sans faire de bruit, laissant un léger nuage de brume sur son chemin. Le roi avait insisté pour qu'elle n'arrive pas dès le débuts des préparatifs, pour laisser la surprise avait-il dit. Elle n'avait fait que suivre les ordres.
A son arrivée, elle entendit la fin de la phrase de Sararegui qui la présentait à sa soeur comme chef d'expédition. Le timing était parfait. Ombre grimpa sur ses sacs, aussi léger qu'une plume, cherchant à avoir plus de hauteur. Elle arriva à hauteur des souverains, ce qui était façon de parler au vu de ses un mètre cinquante.

-Et c'est un honneur pour moi que d'avoir été nommée à ce poste votre altesse. Princesse, j'ai hâte de prendre la route avec vous, ce sera divertissant de conduire quelqu'un de nouveau à Fainros, bien que je n'ai jamais trouvé votre frère ennuyeux loin de là, nous commencions à nous enfoncer dans la routine. Un peu de nouveauté ne fera aucun mal.

La naine confia son sac à un jeune homme venu le lui prendre afin de l'arnacher avec les autres, elle le gratifia d'un remerciement accompagné d'un léger sourire. Sourire qui s'agrandit un peu lorsqu'elle se tourna vers le groupe dont elle connaissait les membres. Soit par leur grade était le même, soit par les entrainements ou même par connaissance de longue date.

-Content que ce soit toi qui nous commande, au moins on va pas s'ennuyer ou s'perdre, j'imagine pas ce que ça aurait donné si ça avait été les Rochenoires qui nous avaient guidés...

-On serait pas arrivés.

Un rire s'empara du groupe alors que Teldai donnait son avis sur le fait que ce soit la naine leur guide, terminé par Galmari qui se moquait elle meme du sens de l'orientation horrible qu'elle possédait avec son frère.

-Et je suis ravie de voir que vous êtes tous de ce voyage.
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Pwyll
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MessageSujet: Re: L'un part, l'autre reste...   Dim 31 Mar - 9:19

Pwyll se détourna, pivotant pour voir que Sladjana venait de se faire accaparer par les Jumeaux Rochenoire. Erekiel couvait le trio du regard, tandis que Teldai et Zorha terminaient de vérifier leurs lézards, échangeant quelques mots. Quand son frère mentionna le fait qu'elle risquait de se disperser, elle roula des yeux. La voix qui habituellement lui soufflait qu'elle devait partir, maintenant d'impatience, et se mit à rire en réponse aux paroles de Sararegui. Pwyll savait que son frère avait vu juste, mais il lui avait confié sa place au sein du Conseil de l'Alliance du Nord. Nargoryth était une alliée des trois royaumes du Nord, profitant d'accords commerciaux avantageux, et permettant à Nargoryth d'assurer son indépendance. Son royaume était plus petit, ses frontières réduites, mais Nargoryth était néanmoins un royaume, avec sa propre suprémacie. Son alliage de métaux lui assuraient la prospérité, de même que ses produits manufacturés, liés aux métaux et aux gemmes précieuses, faisant concurrence aux mines du Nord. Après les six mois de leçons intensives avec son frère, impitoyable professeur, Pwyll saisissait bien tout l'enjeu et la responsabilité qu'il lui confiait. Ce n'était qu'un Conseil de plus parmi d'autres, son frère lui même ne s'y rendait pas chaque année, laissant la responsabilité à l'ambassadeur en place à Fainros. Elle savait que l'autre raison qui avait poussé son frère à lui confier cette responsabilité, était de la faire sortir de Nargoryth, de lui faire découvrir le monde, les autres royaumes. Pour la première fois de sa vie, Pwyll descendrait de l'Eredmorn. Elle en piaffait presque d'impatience, et cela la terrorisait également. Elle hocha la tête, un peu distraite, aux paroles de Sararegui.

-Erekiel préfère être libre de ses mouvements. S'occuper d'un groupe c'est aussi être entravé par des responsabilités.

Pwyll se retourna vers son frère, toute sourires.

-Avoir un chaperon n'est pas si mal. Même si elle sera là pour m'éviter de me disperser. Je n'aurai pas non plus à m'occuper de superviser le groupe.

Elle aussi savait habilement manœuvrer, et sa moitié dragon ricana intérieurement. Pwyll éprouvait une véritable satisfaction, même si au départ, elle avait vraiment été frustrée de ne pas pouvoir gérer seule cette nouvelle aventure. Mais elle avait pu emmener avec elle Sladjana, et elle avait pu choisir, ou du tout moins proposer plusieurs soldats pour son escorte, le choix final étant revenu à son frère et son mystérieux chef d'expédition. Le dit chef arriva, et Pwyll put enfin mettre un nom et un visage sur la fonction. Un silhouette petite, vêtue de noir, aux longs cheveux roux, des yeux d'un bleu presque brûlant, Ayaé Lame d'Ivoire. Une présence familière à la princesse guerrière, puisque la femme, chef du services des renseignements, appelée l'Ombre du Roi, ne se tenait jamais bien loin de son frère. Elle avait été le femme lige de leur père, jouant le même rôle que Tjaar avec son frère aujourd'hui. Pwyll ne la connaissait pas vraiment seulement de nom, seulement quelques histoires, notamment celle de la dague d'Ivoire. Et c'était tout. Pwyll n'avait jamais vraiment apprécié tout ce qui se rapprochait, se rattachait à son père, malgré toutes les tentatives de sa mère pour la convaincre qu'il était un homme bon. Pwyll reconnaissait qu'il avait été un bon roi, qu'il avait œuvré pour Nargoryth. Mais en tant que père, il avait été déplorable avec elle. Pwyll ne s'était jamais intéressée à lui, et lui à elle. Et elle ne s'était pas intéressée, à part récemment, aux affaires de la citée, en dehors de la sécurité de celle-ci, extérieure et intérieure. La naine avait l'air plus sympathique que dans les souvenirs d'adolescence de Pwyll. Elle se souvenait d'elle, le jour où sa mère était morte, se tenant, visage fermé, pâle, à coté d'Athelstan, qui tenait la main d'Evania déjà partie pour les royaumes de Dämons. Pwyll inclina légèrement la tête, légèrement mal à l'aise. Mais son frère ignorait ce qu'elle avait bien pu ressentir à l'époque. Et Ayaé accompagnait son frère à chaque sortie. Son choix s'était naturellement porté sur elle.

-Je tâcherai d'être sage, lança simplement Pwyll.

Ayaé se détourna rapidement, pour aller se présenter au groupe. Vu leurs têtes, ils la connaissaient, Erekiel semblait bien la connaître, Teldaï semblait être un ami, Zorha et les Rochenoire se raidirent, signe qu'ils ne la connaissaient pas personnellement, et qu'ils acceptaient son rang d'officier supérieur. Sladjana s'inclina simplement, les mains jointes, les bras formant un triangle, le long du corps, comme d'usage à Nargoryth. Des rires secouèrent son escorte, et Pwyll se détendit un peu, repoussant le ressenti et les souvenirs de son enfance. Athelstan, ni Evania n'étaient là, et Ayaé n'aurait rien pu y changer. Pwyll se tourna vers son frère, jetant un bref regard à Tjaar, qui avait senti son malaise. L'homme lige de son frère la connaissait par cœur. Toutou lui lécha les doigts, et Pwyll lui grattouilla distraitement une oreille. Son loup était une source de chaleur appuyée contre sa jambe droite. Cette fois, elle accrocha le regard de son frère, il était temps pour elle de partir. Son escorte n'attendait plus qu'elle.

-J'essaierais de ne pas te faire honte, grimaça-t-elle comiquement.

L'appréhension commençait déjà à la gagner, se disputant le terrain à l'excitation et à la curiosité, produisant rapidement son effet euphorique sur Pwyll, qui finit par se détendre, laissant de coté la gêne qu'elle avait ressenti en voyant Ayaé. Cette dernière n'était pour rien dans le traitement qu'elle avait subi durant son enfance, et tant qu'elle ne l'agaçait pas, tout se passerait bien. Sa moitié Eldarin approuva, se délectant des émotions fortes qu'elle ressentait, exultant presque, mais pas encore. Déjà Pwyll sentait poindre l'exultation, cette libération sauvage que l'Eldarin, qu'elles et qu'elle attendaient tant depuis longtemps. Courir et chasser à l'extérieur des Cavernes n'étaient plus satisfaisant, une soif de grand espace s'était emparé d'elle. Pourtant, au moment de dire au revoir à son frère, à Nargoryth, Pwyll sentit poindre une petite pointe de tristesse, comme à chaque fois que Sara partait pour le Nord. Ses yeux d'ambre rougeoyant transmirent tout ce qu'elle ressentait, et elle eut un petit sourire.

-Je crois qu'ils n'attendent plus que moi, fit-elle doucement avant de prendre les mains de son frère et de sourire plus largement, je reviendrais entière, et cette fois, ce sera moi qui t'offrira des souvenirs, et qui t'abreuvera de récits de voyage.








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Sararegui
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MessageSujet: Re: L'un part, l'autre reste...   Mar 11 Juin - 13:22

Sararegui pu voir la présentation d'Ayaé, qui se fit sans encombres, sans protestations aucunes. Après tout, qu'est-ce qu'aurait pu dire sa soeur concernant son choix de confier le groupe à Lame d'Ivoire ? La naine était une figure de Nargoryth assez connu des soldats, respéctée, elle n'avait jamais eu aucun reproches durant ses années de service qui étaient exemplaires, elle avait toujours menée ses missions à bien et lorsqu'il y avait eu danger sur la route elle avait toujours su déjouer le piège. Elle l'avait toujours accompagné lui et mené à bon port. Et elle était le choix qui empêcherait à sa soeur de s'inquiéter pour lui s'il avait confié la mission à Tjaar qu'il sentait un peu déçu.
Peut-être s'était-il attendu à un refus de la part de sa soeur parce qu'elle n'aimait pas Ayaé ou autre, bien qu'il ai l'impression qu'elles ne se connaissaient que de nom. Mais il n'était pas non plus réellement au courant de tout les faits et gestes de sa soeur, seul Tjaar le savait pour une majorité d'entre eux. Que Pwyll accepte sans broncher sa chaperonne le soulagea sans pour autant desserrer le noeud complexe qu'il avait à l'estomac. Ayaé arrivée, le convoit allait pouvoir partir car au complet. Ce qui signifiait sa soeur s'en irait en dehors de la citée, pour un long moment en plus, aussi long que celui qu'ils avaient mit à se former l'un l'autre, peut-être même plus car elle pourrait décider de trainer encore plus sur le chemin du retour. Des mains chaudes atrappèrent les siennes, froides, voire glacées. Il ne s'était pas rendu compte de cette baisse de température, sûrement due au stress qu'il ressentait. Quelques mots dit par sa soeur, d'une manière un peu émue, et il ne lui en fallut pas plus pour lacher les mains, et entrainer sa soeur dans ses bras pour la serrer contre lui.


-Fais bien attention à toi surtout, pas d'actes de folies, pas d'escapades dangeureuses...

Il la serra un peu plus fort, sans pour autant l'étouffer ou lui faire du mal, c'était pour que les légers tremblements qu'il avait ne se perçoivent pas trop. Il avait également peur qu'elle ne revienne jamais. Et ce n'était pas que par rapport à sa mort qu'il avait peur, il avait peur qu'elle décide de ne jamais revenir, qu'elle ne vueille plus s'enfermer sous la montagne alors qu'elle avait goûté à l'air des plaines, aux villes carressées réellement par les rayons d'Aélius et de Mizuki. Qu'elle ne revienne jamais, pas même pour lui dire adieu.
Qu'elle se plaise et veuille vivre à jamais hors de Nargoryth lui faisait peur, mais si elle était plus heureuse ainsi il l'accepterait, mais il ne voulait pas qu'elle ne passe pas le voir au moins pour le lui dire, perdre à jamais le contact.


-Reviens nous, reviens moi entière, saine, et sauve. Ce sera déjà un superbe cadeau. Quand tu seras à Fendassë, va goûter les Bellicornes à l'auberge, profite de la vue splendide qu'on à depuis Dhaval, essaye de voir des Virviennes dans la mer du milieu, et fais un tour au marché des épices à Iskandar.

Il relâcha sa soeur et lui sourit, redevenant quelques instants le gamin agité qu'il avait put être à son contact lorsqu'ils étaient petits.

-Et tu ne me feras jamais honte.


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Tjaar
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MessageSujet: Re: L'un part, l'autre reste...   Ven 6 Sep - 13:10

Il avait espéperé jusqu'au bout , naïvement beaucoup aurait dis, accompagner la reine dans son expédition. Mais il ne s'était pas non plus fait de grandes illusions, Sararegui n'était pas idiot on n'organisait pas tout à la hâte sans aucun plan ou aucune préparation, et prévenir du jour au lendemain n'était pas dans ses habitudes. Mais l'espoir faisait vivre.
Il s'était très légèrement raidit en voyant Pwyll en faire de même quand le roi annonça qui serait le meneur de l'expédition. Ou plutôt la meneuse. Ayaé était une personne que l'homme lig cotoyait peu, mais quand il la cotoyait elle lui avait parut être une femme intègre, juste et amicale enver les autres -hors service-, mais il savait que Pwyll n'avait pas le meilleur des souvenir quand à son nom et son visage. Lame d'ivoire était là le jour où la mère de sa protégée était morte, morte en sauvant un roi qui n'avait jamais été un véritable père pour Pwyll. Mais tout alla mieux lorsque la naine eu le droit à quelques reflexions gentilles de la part du groupe, ça détendit Pwyll qui le regarda, sachant qu'il avait ressentit son malaise. Tjaar la connaissait, peut-être trop, pour être objectif.

Ce qui se passa par la suite le toucha, lui tirant un sourire. Sararegui serrait sa soeur dans ses bras, comme si elle allait s'envoler. Ce qui n'était pas loin d'être le cas, elle allait partir un long moment. Il lui demanda de revenir saine et sauve, lui conseillant tout les endroits qu'il avait aimé. Puis il termina en lui disant qu'elle ne lui ferait jamais honte. Il n'y avait plus trop de buit tout autour, seuls les lézards s'agitaient dans leur coin. Tjaar attendit une éventuelle réponse de la souveraine avant de poser sa large main sur son épaule, et de la regarder avec un air ému.

-Bonne route ton altesse, essaye de pas garder les yeux trop grands ouverts, ou tu pourras plus les refermer après. Et envois nous quelques missives aussi, histoire de nous tenir au courant de tes péripéties.


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Pwyll
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MessageSujet: Re: L'un part, l'autre reste...   Dim 8 Sep - 21:57

Lorsque Sararegui, le Prince de Verre de Nargoryth, était sujet à conversation, son apparente froideur revenait souvent sur le tapis. Car à coté de lui, sa sœur, la princesse Pwyll, semblait être de feu. Pwyll savait que l'apparente froideur de son frère n'était qu'une façade. La plupart des gens qui le rencontrait s'en apercevait très rapidement, car il avait le sourire facile, et toujours une expression bienveillante. Et pour Pwyll, à cet instant, lorsqu'il la prit dans ses bras, elle revit le petit garçon qu'il avait été. Elle se souviendrait toujours de la première fois qu'elle l'avait vu, dans les bras de leur père, mais c'était surtout lorsqu'elle avait réellement fait sa connaissance pour la première fois que Sara était devenu son frère. Elle se souvint de son regard émerveillé alors qu'elle lui racontait, incarnant quelque héro, des aventures toutes plus rocambolesques les unes que les autres, ou qu'elle sortait de ses poches, lorsqu'il n'y avait personne pour le voir, des sucreries données par la garde. Sararegui était plus grand qu'elle, mais des deux, c'était elle qui avait le plus de muscles, bien que Pwyll n'en ait pas autant que Sachiko, qui elle, était capable de battre Tjaar au bras de fer. A la régulière, sans utiliser la moindre magie.
Pwyll sourit et serra son frère à son tour, ricanant lorsqu'il lui enjoignit d'être prudente.

-Tu me connais, glissa-t-elle avec une pointe d'humour, prudence c'est mon deuxième prénom.

Son frère la serra plus fort, avant de la lâcher. Pwyll lui fit un grand sourire, le même genre de sourire que devait avoir un dragon devant sa proie. Évidemment, Ayaé commandait, et Pwyll était plutôt discipliné, mais parfois, elle était vraiment l'espèce de princesse un peu sauvage qui prenait plaisir à de longues escapades dans les cavernes, allant parfois jusqu'à pointer le bout du nez à la surface, usant des passages des rangers Nargoryth, avant de redescendre dans la montagne. Et puis son frère redevint l'enfant parlant à toute vitesse, et Pwyll se mit à rire.

-D'accord, d'accord. Entière. Et avec plein d'histoires à te raconter. Toi aussi, soit prudent. Et je compte sur toi pour continuer à t'entrainer, même pendant mon absence. Évite de te blesser quand même.

L'Eldarine eut un sourire tendre, qui changea de nouveau pour ce sourire malicieux, presque carnassier, draconnique.

-Oh je pourrais toujours essayer de me maquiller toute seule, plaisanta-t-elle, ou bien de leur dire à tous que tu aimes par dessus tout les histoires du Capitaine Brackan, surtout le Capitaine Brackan et les Sept Épées.

Avant que Sararegui puisse répondre à cette attaque frontale - les histoires du capitaine avait souvent été sujette à des représentations théâtrales lorsqu'ils étaient enfants, et Sararegui avait un jour proclamé qu'il y aurait des livres avec son nom et ses aventures partout, un jour - que Tjaar posa sa grande main sur son épaule. Il avait l'air aussi ému que son frère.

-Hé, Tjaar, je pars seulement pendant quelques mois. Je vous écrirais, à tous les deux. Promis.



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Ayaé Lame d'Ivoire
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MessageSujet: Re: L'un part, l'autre reste...   Ven 24 Oct - 10:17

Ayaé assistait de loin aux adieux fait par le roi et son homme lige à la princesse de Nargoryth. Connaissant un peu le souverain, elle savait qu’il lui était difficile de laisser sa sœur s’en aller ainsi, du jour au lendemain, même si c’était lui qui lui avait cédé sa place pour le grand Conseil. Il avait cette attitude à cause de celle que la reine avait eu pendant des années, une attitude de jeune femme un peu niaise et simplette, ce qui avait valu à l’homme lige du roi, d’être mit à disposition pour veiller sur elle. Peu de gens savaient réellement pour les aptitudes de la princesse, et elle en faisait partit, car c'était de son devoir de tout savoir ou presque. Elle avait donc su que la reine était aussi apte à frapper un manequin pendant l'entrainement, que d'établir un plan de bataille complexe et bien pensé. Et ça, aucune naïve jeune femme n'aurait su le faire. Malgré qu’il vienne d’apprendre que cette attitude était feinte, le Roi avait du mal à se départir de son coté protecteur et inquiet envers sa grande sœur. La naine elle même, avait reçu beaucoup d’instructions venant du prince de verre, pour faire attention à Pwyll. Elle les suivrait, pour la plupart, certaines n’étant pas nécessaires, elle n’allait pas étouffer la reine sous une tonne de protocole et de règles. Ca n’était pas, et n’avait jamais été son mode de fonctionnement, elle faisait confiance à ses hommes, même si elle savait se méfier assez de certains pour les remettre dans le droit chemin s’il le fallait. Elle n’avait jamais eu l’honneur de voyager avec la reine, mais avait eu des connaissait un peu son tempérament, et sa discipline. Elle ne serait pas un problème, tant qu’elle ne laissait pas sa nature eldarine parler, et elle serait même un atout, car contrairement à son frère, Pwyll savait très bien se défendre.
Ombre miaula, d’une miaulement doux et presque iréel. Ayaé leva le bras pour le caresser par-dessus son épaule où il s'était juché sans bruit et sans lui faire mal.
Les jumeaux Rochenoire terminaient de se bouculer gentiment, ne faisant pas trop de bruit, et n'énervant pas leur monture. Erekiel et Zorha discutaient, et Teldaï la rejoignait.

-Bon, bah tout est paré, il ne manque que ton ordre et on est partit Lame d'Ivoire.

Elle lui adressa un sourire, et montra les souverain d'un petit signe de tête. Sararegui venait tout juste de lâcher sa soeur, et Tjaar s'avançait à son tour pour lui souhaiter une bonne route.

-Encore une petite minute je pense, dès que Tjaar lui aura dit au revoir, tous en selle.  

C'était assez étrange de voir cette montagne de muscles qu'était l'homme lige du roi, être autant touché par un départ. Certes, il fallait être aveugle pour ne rien voir de ce qu'il éprouvait, mais ça la surpendrait toujours. Même Pwyll sembla gentiment se moquer de cet élan d’émoi. De là où elle était, elle put entendre la réponse de l’homme lige à la princesse.


-Je sais, que quelques mois. Ca fait juste bizarre de savoir que c’est nous qui allons t’attendre ici.

Ayaé se tourna alors vers l’escorte de la reine, et frappa dans ses mains pour obtenir leur attention. Ce ne fut pas long, même pour les jumeaux qui cessèrent immédiatement leur chamailleries. Elle n’eut pas besoin de discourir qu’ils commencèrent à s’installer sur leurs montures. La naine pivota pour avoir les souverains dans sa ligne de mire.

-Nous n’attendons plus que vous princesse. Si nous voulons pouvoir profiter de chaque étapes du voyage, il ne va pas falloir perdre trop de temps.



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Pwyll
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MessageSujet: Re: L'un part, l'autre reste...   Dim 2 Nov - 22:20

Ayaé Lame d'Ivoire prit possession de son statu de chef de l'expédition. Elle superviserait son escorte, et lui servirait de chaperon. Si la majorité de son escorte semblait l'apprécier, ce n'était pas vraiment le cas de Pwyll. Elle s'aperçut d'ailleurs que si elle était plutôt neutre quand à son opinion sur la naine, elle éprouvait, au fond d'elle, la répulsion qu'elle avait toujours quand elle se trouvait en présence de ceux qu'elle considérait comme les alliés de son géniteur. Elle refusait de parler de père, le plus souvent, quand il était question d'Athelstan Vahanumar. C'était puéril, et cela venait de ses sentiments profonds et violents qu'elle avait éprouvé à la mort de sa mère. Des sentiments d'enfant, qu'elle ressentait toujours, parfois. Mais Ayaé était aussi la protectrice de son frère. A la fois espionne et assassin, mais aussi à la tête de la sécurité quand son frère se rendait dans le Nord. Son frère l'estimait assez pour lui confier la tâche de l'amener à bon port. Une part d'elle même, la plus sauvage et indépendante clama qu'elle aurait très bien pu se débrouiller seule. Elle était forte, puissante, et rien ne l'effrayait. Une voix qu'elle eut tôt fait de calmer, et le nouveau contrôleur qu'elle portait au poignet - pour limiter les dégâts si elle s'énervait, le dernier ayant fini tordu avec sa gemme brisée lors de sa crise de colère - brilla brièvement, alors qu'une lueur sauvage passait dans son regard, fugace comme le rugissement lointain d'un dragon. Elle frissonnait d'impatience, encore quelques pas, et elle serait dehors. Une fois passé les montagnes et un des Col de l'Ouest, elle quitterait le royaume.

Elle serait libre.

Elle faillit rire de la naïveté de sa partie sauvage. Aucun être vivant n'était libre. Elle eut un autre sourire joyeux, rassurant Tjaar qui la connaissait par cœur, et qui avait observé ses réactions. L'homme lige de son frère était plus attentif depuis sa crise, où elle avait révélé sa véritable nature à son frère. Son frère. Elle sentait qu'il avait du mal à comprendre, à appréhender et saisir l'entièreté de ces révélations, ce qu'elle lui avait jeté à la figure avec tant de véhémence. Pourtant, il faisait des efforts. Mais parfois, elle se rendait compte qu'il pensait encore comme avant, et qu'il la prenait toujours pour ce qu'elle passait, une fille un peu brute et mal dégrossie. C'était drôle de savoir à quel point il s'était trompé sur son compte. Et en même temps, elle était aussi triste de voir qu'il n'avait rien vu, rien perçut. Aveugle, comme son père. Elle eut un sourire plus triste.

-Tout ira bien Tjaar. Quelques mois, ce n'est pas la mort. Et puis, pour une fois que je pourrais être dehors. J'ai tellement entendu parler du Nord, cette fois, je vais pouvoir le voir de mes propres yeux. Veille bien sur mon frère.

Ayaé l'interpella. Toutou grogna légèrement, marquant sa désapprobation. Pwyll lui grattouilla une oreille. Elle le câlinait comme s'il était un chat, en dépit des cicatrices et de son poil hirsute. Et elle continuait de l'appeler Toutou, en dépit du fait que le loup était loin d'être un gentil petit chien. Ce dernier eut un bref jappement. Elle se tourna de nouveau vers Sararegui.

-Toi aussi, soit prudent.

Le pas vif et alerte, elle rejoignit ce qui serait son escorte, son équipage qui la conduirait jusqu'à Fainros. Son voyage serait plus long que tout autre mission diplomatique jamais envoyé. Elle comptait visiter un maximum de cités, et profiter de ses longs mois de liberté qu'elle attendait. Chacune des cités qu'elle visiterait impliquait bien sûr de faire dans la diplomatie et de rendre hommage aux seigneurs et souverains qu'elle croiserait sur son passage. Le périple la mènerait à Dhaval, puis Iskandar - Pwyll appréhendait plus Iskandar que tout le reste, ne serait-ce qu'à cause de Sladjana - l'Andanorië marquerait la fin de son tour des royaumes du Sud - Ouest, et elle prendrait la mer pour la première fois. Elle accosterait à Valin et remontrait le fleuve Duinfain jusqu'à Fainros où l'attendrait le Conseil de l'Alliance. Elle carra les épaules. Elle s'arrêta devant Ayaé.

-Je compte sur vous pour mener cette expédition, comme vous avez toujours su le faire. J'ose espéré que je vous donnerai moins de mal que mon frère. Allons-y.

Son escorte s'agita alors, montant en selle. Outre les hommes d'armes, à savoir les jumeaux Rochenoire, Erekiel, Teldaï, Zorha et Ayaé, il y avait bien sûr Sladjana, et trois autres serviteurs, dont Pwyll connaissait les noms : Romlyn, Aerûn, et Demira. Le premier, Romlyn, était un Drow, et pouvait au besoin, se défendre avec des lames courbes. Il serait en charge du bien être des lézards. Aerûn était humain, typé Esgaléen avec sa peau d'obsidienne, et il était aussi un des meilleurs cuisiniers que Pwyll connaissait. Et enfin, Demira était une Naga, et la femme serpent serait en charge du reste de la logistique. Au total, l'expédition comptait douze personnes, chacun ayant son lézard, des plus fins pour les soldats et des lézards massifs capables de transporter plus de poids, pour les serviteurs, et des lézards de qualité pour Pwyll et Ayaé. Il fallait compter deux autres lézards pour le reste de bagages et des vivres. La princesse de Nargoryth savait que son voyage était planifié dans les moindres détails et qu'en dehors d'imprévus, ils n'auraient aucun mal à se ravitailler ou à changer de monture si besoin était. Chacun enfourcha son lézard. Kilmari et Gamari le firent avec plus d'acrobaties que nécessaire, Erekiel et Romlyn montèrent avec la grâce des elfes noirs, après avoir aidé Sladjana à s'installer sur le sien. Teldaï sauta carrément sur le dos de sa monture, tandis que Zorha, Demira et Aerûn faisaient montaient normalement. Pwyll se coiffa de son casque, et vérifia que le métal était bien emmailloté de tissus -pour éviter qu'elle cuise à l'intérieur et pour éviter que les rayons d'Aelius ou de Mizuki ne signale sa position, faisant de sa tête un phare. Elle eut un autre sourire. Elle salua une dernière fois son frère et Tjaar, et le lourd portail s'ouvrit pour les laisser passer alors qu'ils adoptaient une formation en colonne. Pwyll savait que d'autres soldats les rejoindraient à l'extérieur, ne serait-ce que pour assurer une plus grande protection au convois qu'ils formaient. Elle avait demandé des archers et arbalétriers, ainsi que deux artificiers. Son frère n'avait pas rechigné fasse à cette demande. L'escorte de Pwyll était moins considérable que celle qui partait habituellement avec le roi. Ils passèrent sous l'arche du portail, épaisse comme quatre garmans, sortant dans les cavernes, et se dirigeant en une lente procession en direction des portes.



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