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 Dans la maison du forgeron, la broche est en bois.

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Rhys
Artisan
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Peuple : Fils de Dämons
Second(s) Métier(s) : Père Indigne
Grade : Forgeron
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Date d'inscription : 21/06/2007

MessageSujet: Dans la maison du forgeron, la broche est en bois.   Dim 27 Jan - 2:37

Cela faisait maintenant quelques semaines que j'avais ouvert boutique, officiellement elle n'étais pas ouverte, mais un peu de bouche à oreilles s'était fait donc officieusement, si. Le panneau n'était pas encore accroché dehors, et pour le moment il n’existait que pour garder les grandes portes ouvertes. La première chose que j'avais faite après avoir investi les lieux, et après avoir tout nettoyé grâce à une parchemin, c'était de monter ma forge avec la soufflerie magique, de refaire une partie du toit pour y intégrer une cheminée enchantée de manière à ne pas polluer l'air avec toute la fumée de charbon, et finalement d'installer la seule enclume que j'avais -pour l'instant- juste à côté. Pendant ce temps là, livraison sur livraison était arrivée avec outils, matériaux bruts et autres bricoles. Peu à peu ça avait prit forme, même si je grinçait des dents rien qu'en pensant au coût. Sans parler de l'Ilmarin et du mobilier de celui-ci qui m'avait presque littéralement coûté un bras, des frais qu'engendraient les jumeaux, ce que je n'avais pas osé calculer tellement j'avais peur que mon cœur décide de lâcher définitivement.
Bref. Depuis lors j'avais surtout passé mon temps à prier Hadar, et par extension Azar, en gestes. La forge étant un art ingrat, ça se perd très vite, mais la nature revient vite au galop quand on est un passionné comme moi.

Mais maintenant que je reprenais cette activité, assez monotone finalement, je ressassais énormément de choses, et mes pensées tournaient toujours autour d'une seule et même personne. Ce qui avait le don de m'agacer à force. Mon marteau et les morceaux d'acier que je travaillais avaient volés. Plusieurs fois. Mais quand je pensais à la dernière fois que je l'avais vu, l'acier coincé dans ma tenaille se transformait en masse informe irrécupérable. Malgré cela, en quelques semaines, j'avais retrouvé de ma dextérité usuelle au marteau. Et pour arrêter de penser à ses conneries je me bouchait les oreilles avec des headlisteners et un ambianceur tout neuf qui me hurlaient les notes furibondes d'un groupe de Nargothrond. Grace à ça, j'avais commencé à me faire un petit stock de fers pour chevaux, ânes, mules, laurëcaras et même earthaës.

Bien-sûr il y avait eu quelques clients qui avaient passé le nez par mes portes, mais je n'avais eu que des outils à rafistoler. En soit de l’entraînement en plus pour moi, un coup d’entretien pour ces outils mais pas vraiment du travail qui me permettrait de mettre du pain sur la table, pour ainsi dire. De ce fait, quand une petite centaure brune portant l'insigne d'Aériaplume passa mes portes en boitillant et venant visiblement d'arriver, vu l'état de ses vêtements, même si je ne me sentais pas prêt, je ne pouvait en croire ma chance.
Elle s’appelait Olésia, et sa dernière ferrure n'allait pas du tout, comme une paire de chaussures qui ne sont pas à votre taille en somme. Voire qui ne vous plaisent pas. Elle voulait les changer le plus rapidement possible et passer les deux prochains jours à larver avant de repartir sur les routes. Soit.
Je fis réchauffer un peu de thé sur les braises et lui expliquais que j'avais de la bouteille mais que j'avais pris un congé sabbatique, que je ne serrais donc pas aussi rapide qu'elle en avait l'habitude avec d'autres. Pour toute réponse elle haussa les épaules, m'indiquant tous les fers que j'avais forgé du menton, corroborant ce que je venais de dire sur mes longues années de pratique.
Après avoir bu notre thé, librement arrosé je dois le préciser, j'entamais les premières vérifications. Je lui posais toutes les questions qu'en d'autres circonstances je ne pouvais demander aux animaux sur lesquels je travaillais. Sur sa façon de marcher, sa coordination, si elle avait pour habitude de consciemment corriger sa démarche. Puis je lui demandais de marcher, trotter et galoper d'un sens et dans l'autre le long de la rue. Après, je me mis au travail. Et ce fut... folklorique est le moins que l'on puisse dire. Les gestes étaient là, je les avais pratiqué presque toute ma vie, mais l’endurance n'était pas vraiment au beau-fixe. Trois heures plus tard, Olésia trottait toute contente de ses nouvelles chaussures, moi j'avais quelques crampes, j'avais quitté ma chemise sans manches pour me mettre torse nu mi-chemin et je descendais de l'eau comme un garman. Je n'en pouvait plus.
Mais une chose était certaine, cette petite centaure allait me faire une superbe réputation rien que parce que j'avais fait tout ce qu'elle avait voulu.

Le lendemain un autre client se présenta, puis un autre le surlendemain, et encore un autre le jour d'après, et ainsi de suite. Les choses commençaient enfin à se décider d'abonder dans mon sens.


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Inwë
Samildanach
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Peuple : Elfin, avec des origines un peu mystérieuses.
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Date d'inscription : 22/01/2009

MessageSujet: Re: Dans la maison du forgeron, la broche est en bois.   Mer 27 Fév - 14:18

La tête basse, ses yeux rivés sur le bout de ses chaussures, Inwë avançait doucement, toujours tenue par Tata Cer’ril. Le visage de la petite montrait clairement qu’elle avait fait une bêtise, et qu’en plus elle s’était fait gronder. Et pas qu’un peu, elle n’avait pas cru que Tata Cer’ril pouvait faire peur, mais il le pouvait, avec des branches qui piquent sortant des cheveux, et ses yeux tous froncés. Mais les yeux étaient par pire que quand Apa faisait le Gros Z’œil, là c’était à faire lever les cheveux sur la tête et à faire avoir des nuits noires. Ou blanches, elle ne savait plus c’était qu’elle couleur qu’il fallait dire, parce que la nuit il faisait noir mais qu’on devait pas forcément dire ça comme ça.
Altariel avançait dans la même posture. Tout ce qu’on disait à Inwë on le lui disait aussi, et pis s’était sa sœur, la princesse qu’il devait protéger en tant que chevalier, mais aussi sa copine ragonnière avec qui il partageait tout à la vie à la mort.
La fillette savait que Cer’ril dirait tout à Apa, c’était du normal, même si c’était pas juste. Il pourrait rien dire ça serait un secret… Au moins, elle avait récupéré Adma. La ragonne était dans sa main qui était pas dans celle de Tata Cer’ril, elle la regardait et lui parlait.


C’était gentil de m’avoir aidée, même si tu as fait tomber quelqu’un, je sais que tu ne voulais pas lui faire du mal.

La petite fille lui répondait alors à voix basse, murmurant pour lui répondre sans qu’on l’entende trop. Adma vait dit qu’un jour elle pourrait lui parler avec sa tête, comme Adma faiait, mais qu’il fallait qu’elle soit plus grande pour le faire.

-C’est normal tu n’es ma ragonne, et là tu n’es petite parce que c’est pas vraiment du toi là, et personne y te vois… Tout le monde y dit que t’es n’image binaire, mais moi je sais que c’est pas du vrai…. Et Apa il va me disputer et faire le gros z’œil…


Tu sais les dragons aussi se font disputer, et font des bêtises. Sauf que les notres sont encore plus grosses que celle des bipèdes. Et puis même si ton Apa te dispute il ne va pas t’en vouloir toute ta vie pour ça, surtout si tu as bien compris que c’était mal.

-Oui, mais quand même… Ca fait peur le gros Z’œil… J’aurais peut-être pas du dessert ce soir, et plein de légumes en punition, Apa il aime que ça les légumes, il veut qu’on n’en mange presque tout les temps… Comme les Krispys, ça mange plein de légumes.

Moi je ne mange jamais de légumes, ça n’est pas très bons pours les dragons. Il y a des herbes qu’on mange, mais pas tout le temps.

La maison arrivait en vue, et la petite fille continua un peu à parler avec Adma des légumes, des ragons qui avaient de la chance de pas en manger, mais pas de chance parce qu’ils mangeaient pas de capoué. Et Adman connaissait pas les bonbons non plus. Pauvre Adma, Inwë décida qu’Adma était la ragonne la plus jolie, la plus chanceuse sans légumes, mais la plus malheureuse sans bonbons et capoué. Elle lui en offrirait quand tout le monde verra Adma. Tata Cer’ril frappa à la porte, et Altariel la poussa pour rentrer.
La fillette pu retrouver l’usage de ses deux mains, elle mit Adma par terre puis retira ses chaussures et son mateau posant le tout où Apa avait dit qu’il fallait les mettre dans leur maison. Car ils avaient une maison maintenant, et ça c’était trop cool.
Inwë et Altariel avaient chacun sa chambre, même si souvent ils dormaient dans la même chambre, c’était trop chouette, Inwë elle avait pile la chambre de princesse dragonière qu’elle voulait, Apa lui avait fait un rideau qui tombait sur son lit pour faire joli, et elle elle avait fait des faux petits dragons et qui allaient dessus, c’était plus beau que des papillons. Elle avait une fausse petite épée en bois qu’elle avait peinte en blanc, des jolis vêtement rangés dans un meuble, ses peluches sur sa commode les unes à coté des autres, droites et fières. Elle avait aussi un grand tapis tout doux, une table à coloriage, un coffre pour les jouet qui servait surtout de cachot de l'enfer. Et surtout beaucoup de bazard avait dit Apa, tout ça parce qu’elle ne nettoyait pas le champ de la bataille à mourir après qu’elle et Altariel se soit livrés à des combats sans pitié contre les pirates du ciel.
Altariel lui, il avait un lit trop de la mort qui tue. C’était un bateau, un vrai, même s'il n'allait plus dans l'eau et qu'il était petit, Apa l'avait fabriqué en lit, et Altariel avait demandé à ce que Apa mette une fausse voile sur le mur. Ils avaient fait des nuages sur le mur, et accroché des oiseaux de la mer sur le plafond. Altariel avait une tour de chateau pour ranger ses jouets, une commode pour ses chevaliéresques habits, et des armes. Enfin des armes en bois, comme inwë sauf qu'il avait deux épées, et une lance avec un bouclier. Et oh ! Lui il avait un cheval à basdcule, et Inwë un ragon à bascule aussi. Et il avait autant de bazard que Inwë à cause du retour de la revanche de la bataille à mourir...

Après qu'il ai enlevé ses chaussures, Altariel appela Apa en criant presque, même si Apa n'était jamais loin quand ils rentraient, parce qu'il savait qu'ils rentraient, et que de toute manière Tata Cer'ril il frappait à la porte. Inwë elle, ne se dépêcha pas comme Altariel, elle ne voulait pas que Apa fasse le gros Z'oeil, et elle savait qu'il saurait qu'elle avait fait une bêtise... Alors s'était pas pressé qu'elle le voit. Parce que ...
Il savait toujours.




I'm delicate, sweet and fragile. But it doesn't mean I can't hit you.
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Altariel
Samildanach
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MessageSujet: Re: Dans la maison du forgeron, la broche est en bois.   Lun 31 Mar - 14:05

Ca faisait deux mois que leur anniversaire était passé et Inwë ne se laissait pas de ses jolis bijoux. Elle portait l’ensemble à breloque aujourd’hui encore, et était habillée d’une jupe verte, avec des collants en laine de couleur blanche, un gilet noir par-dessus un haut crème, et de nouveau son plastron d’armure, assortit cette fois du casque qui allait avec. A dos de dragon sur une selle posée au sol, un bout de bois à la main, elle dominait un champs de bataille. Car oui, aujourd’hui, c’était la guerre !
Altariel son féroce ennemi était la, dans un bateau volant incarné par une caisse en bois vidée des outils qu’elle contenait, brandissant lui aussi un bout de bois. Devant eux leurs armées animées n’attendaient que leurs ordres pour se jeter l’une sur l’autre, les petits dragons d’Inwë s’impatientaient, les aéronefs d’Altariel étaient déjà dans les air, armés jusqu’aux dents. Les ennemis se jaugèrent, se menaçant des yeux, des sourcils et des dents. Une série de grimaces plus effrayantes et intimmidantes les unes que les autres se déroula sous les yeux de Krispy les Dents Vertes, nommé ainsi à cause des nombreux brocolis qu’il avait terrassé à dent nues, mais aussi d’Adma la Fureur Invisible, la dragonne qui ne se montrait qu’à sa fidèle amie Inwë. Les ombres se mêlèrent du combat, formant des ombres d’animaux terrifiants qui auraient pu faire fuir les guerriers les plus preux et braves, mais pas Altariel ou Inwë, et sûrement pas leurs armées prêtent à risquer la fracture et l’absence de sucrerie pour leurs chefs. Puis soudain, ce fut le signal : Inwë rit à une grimace, signe d’une faiblesse, d’une faille dans sa défense.
Altariel brandit son bâton et hurla de charger. Les premières lignes avancèrent. Inwë agita son bâton et donna l’ordre de charger aussi. L’armée Bleue fut rapidement sur la Blanche qui eu tout juste le temps de se mettre en place. Les duels d’épée fusèrent, et de gros bobos furent à déplorer rapidement. Les fantassin Blancs avaient des épées Bleues coincées entre leur bras et leur corps gisait au sol, tendant leur bras valide vers le ciel avant de cesser de bouger, quelques Bleus aussi étaient au sol, mais si peu comparée aux Blancs. Dans un geste de désespoir, Inwë serra son poing sur son cœur en voyant ses pauvres hommes tomber. Elle envoya alors les cavaliers avant que le massacre soit plus grand, et un de ses dragons. Altariel s’esclama alors qu’on ne le battrait jamais, et envoya ses trois aéronefs d’un coup en plus des canonniers. Un second dragon rejoinds alors le premier du coté des Blancs. Krispy les Dents Vertes couina des encouragement tandis qu’Adma grondait et pestait contre les aéronefs. Suite à l’offense suprème d’Altariel, a savoir une langue trop pendue assortie d’un nez de cochon, Inwë envoya toutes ses troupes et descendit de selle.

 
-Viens te battre si tu n’es z’un homme !
 
-Même pas peur !
 
Altariel descendit de son bateau après l’avoir posé, et une fois au sol mit son bâton devant lui, paré à se battre avec la bravoure d’un chef de guerre. Krispy couina d’horreur, les armées s’arrêtèrent et les morts s’assirent pour regarder le spectacle de leurs chefs s’affrontant. Pointant leur bâton l’un vers l’autre, les ennemis se regardaient avec des moues féroces.
 
-On va se battre jusqu’à l’armor ! Et faudra pas aller pleurer à Apa que je te n’ai mise zune raclée !
 
-Tu ne me mettra pas zune raclée, car ze suis plus fort qu’un chef du Malaudents.
 
-Yaaaaa !!
 
Le bâton d’Inwë cogna contre celui d’Altariel. Il en fit de même et les bruits de bois se cognant envahis la salle dans laquelle ils étaient. La bataille était tendue, féroce, atroce. Les yeux les plus sensibles n’auraient pas réussis à tenir le spectacle de ce guerrier et cette gerrière frappant l’un contre le bâton de l’autre. Leurs pieds dansaient presque, et la bataille aurait pu durer la journée, la nuit, la vie, si quelqu’un n’était pas entré à ce moment là. Baissant à l’unisson leur bâton, les jumeaux regardèrent la grande dame entrée dans la salle magasin de leur Apa.
Là ce dernier exposait des armes et des pièces d’armure, et il venait se reposer aussi. Et lorsqu’il n’y avait pas école, les enfants envaahissaient souvent les lieux, sachant s’occuper seuls, et ne pas toucher aux armes. De toutes manières il y avait un sortilège dessus qui faisait qu’ils avaient pas réussis.
Les enfants changèrent d’attitude, passant de guerriers, à boutiquier. Ils prenait ce mini rôle au sérieux, immitant Tata Fin’, et tontont Nef’.

 
-Bonjour madame !
 
-Et bienvenue chez Rhys le meilleur des forgerons du monde n’entier de la forêt d’ici du nord.
 
-Et aussi le meilleur des préparateurs de poireaux fondus avec des noix qui sont pas des noix.
 
-C’est du poisson, n’enfin zon croit.
 
-Bougez pas zon va le chercher, parce que nous zon vend pas des choses. Zon joues ici parce qu’il n’y n’a pas zécole.
 
Inwë sautilla jusqu’à la porte de derrière et son frère s’engouffra dehors dès qu’elle l’eu ouverte. Ils courrurent tout les deux à la forge où leur père battait du fer avec beaucoup de bruit. Ils mirent leur main en porte voix et s’écrièrent à l’unisson :

-Apaaaaa zune madame cliente dans la boutique !!


It's time to see what I can do, to test the limits and break through.
No right, no wrong, no rules for me.
I'm free.
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