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 Une modeste chambre

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Maeglin
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Peuple : Dunpeal, origines Lios & Ai-Esu
Second(s) Métier(s) : Prostitué à ses heures et assassin.
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MessageSujet: Une modeste chambre   Sam 3 Nov - 18:06

Le jeune homme pesait à peine plus que Lita, mais comme Mererid ignorait ce qu'il était, il préféra penser qu'il était aussi plus fragile que l'Urchin, aussi, fit-il attention à bien le caler, à le mettre dans une position que ne gênerait aucun d'eux. Il dormait, si bien, qu'il était facile de le manipuler, et en même temps difficile, puisqu'il ne pouvait pas s'accrocher au Dunpeal, qui dut passer un bras autour de la taille du jeune homme, pour le maintenir correctement sur son épaule. Il l'avait soulevé avec la cape qui le couvrait, formant un ballot d'humain, et non pas de paille.
Il emprunta le même chemin que Maeglin, à savoir, le couloir dissimulé derrière les panneaux de bois amovibles. Ce couloir donnait sur l'arrière des Plaisirs de Lyuben, mais il distribuait aussi un accès aux étages, et les portes des sanitaires. Plus étroit que les couloirs fréquentés, Mererid dut faire attention à ne pas cogner le jeune contre les murs, alors qu'il s'engagea dans les escaliers.

Les escaliers de service étaient aussi plus étroits que les grands escaliers qu'empruntaient les clients pour accéder aux chambres. Il en avait plusieurs de ce genre là, des escaliers cachés dans les pavillons, pour faciliter l'accès au personnel, mais aussi sa diligence à répondre à une éventuelle demande. Il donnait aussi accès la partie privée du pavillon principal, qui était réservée au personnel. La plupart des serviteurs ou des prostitués rentraient chez eux une fois terminé, mais certains dormaient ici. Les réguliers, comme Mererid, et ceux achetés par Maeglin, avaient une chambre attitrée. Des chambres vacantes accueillaient ceux qui passaient la nuit ici, occasionnellement seulement. Cette partie là était moins luxueuse, mais pas médiocre. Le sol et les murs rutilaient. Lita n'aurait pas supporté la saleté, ni la médiocrité.
Connaissant le couloir par cœur, Mererid passa devant la chambre de Maeglin, et alla jusqu'à bifurquer à un angle, atteignant les chambres vacantes du fond. Elles étaient plus petites, mais pas moins bien meublées, ni entretenues que le reste. Lita et Maeglin mettaient un point d'honneur à ce que les Plaisirs de Lyuben ne soit pas un taudis. Inutile d'avoir une belle façade, si l'intérieur était pourri.

Mererid ouvrit une des chambres, se glissant à l'intérieur avec son fardeau. La chambre était sobre, propre, sentant encore les produits d'entretiens. Elle était sobrement meublée, autrement dit, elle n'avait que quelques meubles. Disparates cependant. Des meubles sans doute réparés, mais ne pouvant être remis dans une des chambres pour les clients. Le lit était simple, repoussé dans un coin. Une petite table de chevet était simplement occupée par une lampe. Le Dunpeal appuya sur une glyphe gravée dans le pied de la lampe, et celle-ci s'alluma, diffusant une douce lumière. Au dessus du lit, une petite fenêtre. Le petit jour commençait à percer. Une commode sur laquelle posée un panier contenant des affaires de toilette, trônait en face du lit. Un petit fauteuil remplissait ce qui restait de l'espace.
Le geste vif, Mererid dégagea les couvertures, avant de déposer le jeune homme sur le lit. Il lui allongea les jambes, retira la cape, avant de rabattre les couvertures. Il se demanda un bref instant, s'il aurait du lui ôter ses vêtements avant, ignorant combien de temps il allait dormir. Il hésita, décidant de réfléchir tout en tirant le rideau de la fenêtre. Mererid pesta à voix haute contre Lita et Maeglin, avant de finalement décider de mettre le jeune homme plus à l'aise. Il défit à nouveau les draps, avant d'enlever la veste ouvragée à la mode Andanoréenne, qu'il portait, faisant attention à ne pas lui faire mal. Mererid avait de l'expérience quand il s'agissait de retirer des vêtements, même quand la personne concernait dormait, ce qui était plus difficile. Ignorant également comment l'autre réagirait s'il se découvrait cul nu dans un lit inconnu, Mererid s'arrêta finalement là, avant cette fois, de rabattre les draps pour de bon. Il déposa la veste et la cape sur le fauteuil, et repassa son doigt sur la glyphe, baissant la lumière, sans pour autant laisser le jeune homme dans le noir. Des pas dans le couloir l'avertirent qu'on venait, et quand Mererid ouvrit la porte, il se retrouva face à Masao.

-Non, pas besoin d'enlever des meubles. Il n'y a que le strict nécessaire de ce genre de chambre. Nan, je sais pas qui c'est. Il était avec Ophrys, mais... Le patron a demandé à ce que se soit Lillia qui s'occupe de lui, apparemment, il aurait un problème avec nous.

Et ce nous le désignait lui, et les autres favoris, à ceux qui travaillaient dans le Pavillon des Plaisirs. Il jeta un coup d’œil derrière lui.

-Je vais rester tant que Lillia ne sera pas là. Je sais pas si je serais très content de me réveiller dans un endroit que j'connais pas. Enfin, ça dépend avec qui.

Masao ricana et rebroussa chemin, alors que Mererid refermait la porte.
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Gareth
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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Sam 17 Nov - 18:12

Ce n'était pas vraiment reposant, de se retrouver ainsi inconscient, la douleur l'avait totalement submergé alors que son corps lui sembla se briser après sa chute, qui dans son esprit n'en finissait pas. Même si son visage arborait une expression sereine, quoi que légèrement troublé, bien loin des cris qu'il poussait dans cette obscurité qu'il entrevoyait, ne cessant de choir tout en se cognant sans cesse contre d'intangibles parois qui l'envoyait valser dans un chaos des plus angoissant.
Puis le noir, l'obscurité étouffante, dévorante, la sensation que quelque chose pressait tout son corps, chaque parcelle de sa peau écrasée sous le poids de quelque chose l'empêchant de bouger, de réagir, de hurler... mais cela ne dura pas, cette entité agressive, qui semblait jouer avec son âme et la torturer, fut chassé, éloignée, et une sensation troublante l'enlaça, comme si son visage, son corps, crevait la surface de l'eau, de l'abime dans laquelle il avait été plongé. Gareth se trouvait enfin en sécurité, il se sentit écarté de tout mal, et aurait pu enfin s'endormir, si des éclats de voix ne lui donnèrent pas l'impression de venir lui crever les tympans, s'enfoncer comme des lames glacées dans son cerveau épuisé.

Les sensations revinrent, et c'est comme s'il se retrouvait à nouveau en phase avec son corps, au chaud dans un lit, des personnes s'agitant vaguement autour de lui, à moins que ce ne soit une légère désorientation qui ne soit à l'origine de cette impression. Il ne capta qu'une seule voix, et essaya avant toute chose de rassembler les lambeaux éparses de son esprit, de sa raison, qui avait semblé voler en éclat lorsqu'il fut en harmonie avec les émotions négatives qui étaient incrustés dans ces lieux, les cauchemars bien réels qui avaient laissés leur emprunte et décidé, au travers du jeune homme, de s'en prendre à ce qu'elles estimaient responsable de leur calvaire.
La chaîne des évènements se reconstitua, et il se sentit un peu mieux, mais pas moins mal. Au contraire, il n'aurait jamais souhaité blessé quiconque, et espérait qu'il ne s'était rien produit. Ouvrant difficilement, le jeune homme aux cheveux noirs observa d'un œil un peu voilé ce qui l'entourait. Il déduisit qu'il n'avait pas quitté l'auberge, et surtout, il remarqua un homme. Et un plutôt beau, à la peau mate, aux cheveux d'argent, torse nue et tatoué. Gareth se sentit la tête tourner, et manqua de retomber dans l'inconscience. Tentant de se redresser un peu, il grimaça et abandonna la tentative, trop faible pour faire quoi que ce soit. Hormis peut-être parler.

-Je n'ai rien contre vous.
Sa voix était rauque, et il mit quelques instants avant de pouvoir recomposer les mots dans son esprit pour pouvoir former une phrase logique. Il avait encore un peu de mal, et devrait sans doute dormir, mais il ne pouvait s'y résoudre. Se reposer oui, mais pas de sommeil, pas de risque de blesser encore quelqu'un, cela le répugnait... lui donnait envie de... Le jeune homme eut un spasme, qui le fit se recroqueviller un instant, grimaçant de douleur, sentant revenir vers lui des souvenirs trop présent, trop récent, qui l'emplirent de dégoût, et poussant son corps à se secouer, à vouloir vomir en réponse aux réminiscences d'un troublant évènements, qu'il s'appliquait à refouler, pour ne plus voir son père d'adoption, sans vie, les entailles dans son écorce suppurant de sève.
Mais son estomac était vide, et seul la douleur accueillit les contractions de son ventre qui cherchait, en vain, à exprimer l'horreur qu'il ressentait, et craignait plus encore d'avoir réitérer un tel acte de barbarie, irraisonné et si horrible. Il sentit l'écho de ses propres sentiments résonner, et le danger se refaire sentir, le mana parcourant son échine sous l'effet de ses propres émotions cette fois-ci...
-Ne m'approche pas !! Cria-t-il à l'intention de l'homme qui veillait sur lui, ou le surveillait, pour éviter qu'il ne risque quoi que ce soit.
Gareth inspira longuement, se replaçant lourdement sur le dos, fermant les yeux. Il fit le vide tant bien que mal en lui, et chassa les effluves empathiques émanant de lui-même.
C'était un phénomène étonnant, qu'il découvrit depuis peu, qu'en plus d'être l'hôte des fortes émotions qui s'expriment à travers lui, le jeune homme aux longs cheveux de jais, soumis à de fortes émotions, les exprimait avec la même dangerosité... Le visage tendu, il fit refluer les douloureux souvenirs, et tout la tension qui se faisait sentir dans la pièce s'évapora. Il avait retrouvé un peu de sa vigueur, dans ce flot d'énergie, et pus lever devant son visage sa main, ses doigts, encore parcouru de quelques arcs électriques, grésillant et dansant sur ses doigts, résidus d'énergie.
D'un mouvement de poignet, les traits de mana sautèrent de ses phalanges, se jetant dans l'air avant de s'évaporer dans l'air, inoffensif.

Une autre tension s'installa ensuite, le malaise, la confusion, chez Gareth surtout, en fait il ne voulut même pas se préoccuper de l'autre individu que la panique aurait pu tuer, justement pour cette raison. Il ne voulait pas se justifier, s'expliquer. Tout ce que le jeune homme souhaitait, c'était être seul, qu'on lui foute la paix, mais... il avait aussi peur d'être seul, quelque part, après tant d'années passé avec feu son père. Et puis l'homme face à lui était troublant, tatoué... et Gareth lui, était torse nu. Torse nu ? S'il avait l'air fermé sur lui-même, il laissa filtré quelque chose, une certaine indignation qui gronda en lui...
-Vous m'avez dévêtu !
Sous sa couverture, il resserra ses bras sur sa poitrine, gêné d'avoir été dénudé, même si être aussi peu vêtu ne l'avait jamais dérangé. Mais il sentit aussi sur sa peau le contact froid de sa chevalière. On ne l'avait pas dépouillé, juste mis à l'aise. Et il ne l'était plus à présent, il se sentait confus, si... perdu... il l'afficha d'ailleurs, se détendant, et prenant une sincère expression de gêne.
-Excusez-moi, je... je ne voulais pas vous manquez de respect, ni... ni faire de mal à qui que ce soit... Il retint un sanglot. Excusez-moi...


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Maeglin
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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Ven 23 Nov - 21:51

Mererid travaillait aux Plaisirs de Lyuben depuis presque vingt ans, il avait vu passer plus d'un demi-siècle. Il avait vu, tenu entre ses bras, des centaines de clients, de clientes, venus trouver du réconfort, un exutoire, un peu de divertissement, parfois de la tendresse, parfois simplement une oreille attentive, juste un ami, parfois un amant passionné. Mais Mererid arrivait encore à être surpris. Il ignorait le nom du jeune homme aux cheveux aussi noirs que les siens étaient clair, à la peau d'albâtre, alors que lui avait la couleur d'un chocolat au lait, parfaitement appétissant. Il se trouvait en présence de son antithèse physique, ce qui le faisait sourire intérieurement, mais pour l'heure, Mererid n'avait aucune raison de se montrer amical ou aimable. Pas après ce qu'il avait vu, pas après ce que Lita avait dit, et normalement, c'était à Lilia qu'incombait la tâche de s'occuper de lui. Cependant, Mererid était courtois, et ne pas répondre serait un écart évident à cette courtoisie qui n'appartenait qu'à lui.
Le client lui épargna d'avoir à formuler une réponse, puisqu'il fut pris de spasme, et sembla sur le point de vomir. Mererid savait qu'il n'avait rien mangé, et aussi qu'il ne devait pas le toucher. Le Dunpeal s'adossa à la porte, croisant ses bras musclés sur sa poitrine, dans une pose aussi calculée qu'elle était naturelle chez lui, ne faisant que mettre sa silhouette en valeur. Ses yeux de chats, aux iris pâles restèrent poser sur le jeune homme, qui lui intima l'ordre de ne pas l'approcher. Grand bien lui fasse, songea-t-il, il n'en avait pas eu l'intention.
Durant ce laps de temps, Mererid sortit un petit étui à cigarette en métal d'une de ses poches, y sélectionnant une Gnome Rose, une des cigarettes aux parfums tous plus invraisemblables les uns que les autres. Il tapota la cigarette, tassant le tabac, geste machinal, avant de la porter à ses lèvres, et de faire claquer l'étui en le refermant. Pour sa part, Mererid faisant dans le classique, choisissant un parfum caramel, qui atténuait l'odeur parfois désagréable du tabac, surtout lorsque celui-ci était froid. Au moment où il allait l'allumer, le jeune homme réalisa que le Dunpeal l'avait mis à l'aise. Les iris pâles à la pupille fendue se contentèrent de le fixer.
Mererid lui jeta un regard dédaigneux, allumant sa cigarette. Il tira dessus, et glissa le briquet dans sa poche. Il ferma les yeux, savourant sa bouffée, recrachant longuement la fumée. Finalement, le môme se mit à pleurer.

-Pas la peine de pleurer, ça changera pas grand chose. Et ouais, je t'ai dévêtu, c'est quand même mieux pour dormir. Et t'en fais pas, j'ai l'habitude de me faire crier dessus, même si en général, c'est pour me demander d'y aller plus fort, ou moins fort, ça dépend de l'ordre.

Mererid eut un sourire insolent, un sourire canaille, avant de reprendre une bouffée de sa cigarette, dont l'odeur sucrée se répandait doucement dans la petite chambre. Le Dunpeal n'avait pas bougé, restant près de la porte, dos au mur.

-Quand au respect, t'serais bien le premier à en faire preuve. Y'a que la famille des Plaisirs, qui me fait l'honneur de me respecter, et les petites bourses, quand elles voient plus gros que ce qu'elles peuvent payer. Et faire du mal à qui que soit, je te rassure t'as rien pu faire, t'es tombé dans les vapes. Ton pote, Ophrys, il est avec le patron. Normalement je dois pas m'occuper de toi, mais Lilia doit être occupée à faire le service. Je m'appelle Mererid, pour le cas où ça t'intéresserait, mais ça doit pas être le cas.

Un éclat de malice passa dans les prunelles reptiliennes du Dunpeal, accompagnant son sourire, avant qu'il ne recrache élégamment la fumée de ses poumons.

-Et toi, c'est quoi ton petit nom ?


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Gareth
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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Mer 16 Jan - 1:10

Que d'insolence... Gareth oublia bien vite sa gêne et le mépris de lui-même que le poussait à avoir ses pulsions empathiques. Sordide souvenir que celui de cette nuit tâché de la chlorophylle de son père, peur de savoir que cela pourrait se reproduire... et soudain, de l'insolence, un certain charme, qui maintenant faisait bien vite oublier les larmes, qui n'eurent pas même le temps de poindre : à peine en eut-il l'envie que ce bellâtre fanfaronnait avec sa cigarette au bec, lui rappelant un autre énergumène fumeur et tout sourire...
Le jeune adorateur de Primula se demanda si sa déesse ne lui infligeait pas une cruelle punition pour lui apprendre une quelconque leçon, mais à voir de pareils individus, il ne pouvait que se demander laquelle. Même si... ce garçon-ci avait du charme. Un petit quelque chose d'attirant, d'inavouable pour le jeune homme qui ne pensait à rien d'autre que son devoir, et au mal qu'il répandait bien malgré lui. Alors comment pouvait-il s'expliquer qu'il s'attarde ainsi sur le physique de quelqu'un, aussi... attrayant soit-il, avec ce regard de braise...

... et ses remarques agaçantes. Très agaçantes. Pourtant il ne se privait pas, le jeune homme à la chevelure de jais, d'afficher d'un regard blasé tout le peu d'intérêt qu'il portait à ce si dramatique déballage faisant état de la solidarité entre péripatéticiens, entrecoupés de phrases semblant faire avec humour l'apologie de l'art de Lyuben tarifié. Il trouvait ça aussi désespérant que charmant, mais laissa dans son regard paraître le premier choix. Gareth essaya de se relever, posant son coude sur le matelas et se redres-
-Aïe ! Lâcha-t-il.
Ah, il ne se redressa pas complètement en fait, interrompant son mouvement, la tête brusquement penchée vers son bras, qui avait aussi pris appui sur ses longs cheveux, qui n'était pas attaché et vagbondaient dans son dos. Maugréant à voix basse, il finit de se poser à la verticale, et regarder l'individu qui faisait de même. Gareth le mira plus longuement, le jaugeant peut-être, essayant de voir plus loin que ce brin d'insolence, et le regard malicieux qui lui était jeté. Il secoua la tête, et soupira.
-Si je devrais pas me soucier de ton nom, alors pourquoi vouloir connaître le mien ? Ah moins que tu veuilles faire plus ample connaissance...

Gareth avait beau être végétarien, il avait de sacrées canines. Un héritage familiale, du moins il lui semblait puisqu'il n'avait aucun souvenir de sa famille. Mais il se rappelait ses sourires, sur des tableaux, des sourires amusés, devenant dangereux par la présence de ces quenottes à l'allure tranchante. Et il les exhibait à présent, se montrant plus aiguisés que sa dentition, alors qu'il rendait la politesse avec malice, à ce dénommé Mererid.
Plus d'ondes négatives pour le perturber, rien de mal n'était arrivé, la panique était dissipé... et il était seul, avec cet individu. Seul avec son empathie. Seul et un peu fatigué...
-On m'a appris qu'il fallait respecté tout ce qui vit. Même ce qu'il y a de plus... petit... pour peu qu'il veuille l'être. Mais c'est tellement barbant d'être respectable...
A nouveau ce dangereux sourire. Vous savez, ce genre que savent si bien afficher les Svart, charmeur, mais dont on a aussi un peu envie de se méfier... Le jeune homme aux longs cheveux noirs le titillait de façon fort peu subtile, afin de voir comment allait continuer la conversation avec cet homme assez séduisant, et jouant sur cela, appuyant le mot "petit" en regardant l'entrejambe du concerné, juste dans le but de le piquer à vif, mais sans paraître mesquin, juste pour la provocation, en tout bien tout honneur. Après tout, Mererid avait bien commencé sur un ton un peu moqueur, autant continuer sur la lancée.
-Et c'est Gareth, mon "petit nom", dans le cas où ça t'intéresserais...
Conclut-il, le fixant dans les yeux d'un air de dire "vas-y, répond à cela". C'était dans son caractère, après tout, de se montrer mordant. Il avait ce petit côté charmeur sans être provocant... restait à savoir comment réagirait cet homme à la peau foncé et aux cheveux d’albâtre...


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Maeglin
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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Sam 19 Jan - 22:11

Mererid se devait de l'admettre, il était surpris. Il ne s'était pas attendu à quelqu'un capable de lui répondre ainsi, quoi que... Il s'était attendu à se faire jeter, vu l'amabilité du garçon, et la tentative d'assassinat sur son patron. Le genre dangereux, le genre qui méprisait les gens comme Mererid et les autres Filles de Lyuben. Intérieurement, il pesta contre Lilia, qui n'aurait peut être pas eu droit aux réactions transpirant le rejet de Gareth. Le petit chiot montrait même les crocs, touchant comme réaction. Amusant. Un éclat étrange passa dans les yeux du Dunpeal, reconnaissant un de ses semblables.

-Elles sont mignonnes des petites quenottes Gareth. Pas la peine de les étaler, j'ai les même.

Et Mererid eut un grand sourire, plein de morgue, arrogant au possible, et pourtant, c'était ce sourire qui faisait généralement craquer ses clients et clientes. Ses clients à lui adoraient être chahutés, repoussés, traités parfois comme des moins que rien, mais trouvant toujours de l'amour charnel et une passion torride et enflammée dans les bras du Dunpeal. Mererid tira à nouveau sur sa cigarette, ne se décollant pas du mur. Il souffla longuement, vers le plafond, ses yeux pâles fixant, Gareth. Le quitter des yeux pourrait être dangereux, vu la tentative de meurtre avortée qui avait eu lieu plus tôt.

-En général, les gens qui viennent ici, la plupart, se fiche de nos noms. Ils ont ce qu'ils veulent. Ceux qui reviennent, ils apprennent à nous appeler, histoire qu'on réponde. Mais moi, j'aime bien connaitre les noms des gens à qui je parle, ou que j'ai du porter jusqu'ici, parce qu'ils ont décidé de jouer les belles au bois dormant.

Un sourire un coin apparut sur le visage de Mererid, n'atteignant pourtant pas ses yeux restés froids. Pourtant, l'amusement réchauffait son regard, et le Dunpeal était content d'avoir quelqu'un avec qui jouter verbalement, sans que cela ne se termine nécessairement par une relation sexuelle. Sauf si bien sûr, la Belle au Bois Dormant se laissait tenter. Chose dont il doutait.

-Ravi de te connaitre Gareth. Et t'en fais pas pour la taille - Mererid attrapa son entre-jambe - c'est pas ça qui compte, mais la manière de s'en servir. Et au besoin, les adorateurs de Lyuben que nous sommes, savons user de nos mains, et de quelques inventions fort pratiques. Mais si tu veux vérifier...

Les doigts de la main qui tenait son entre-jambe s'écartèrent, soulignant le sexe moulé dans son pantalon en cuir, avant de Mererid ne remette sa main dans sa poche. Il tira un nouvelle bouffée, les Gnomes Roses étaient un délice, et celle-ci embaumait la petite chambre de son odeur sucrée. Ses yeux pâles ne se dégelaient pas, et si Gareth l'avait clairement mis au défis de lui répondre, Mererid estimait que c'était chose faite. Restait à voir si le prêtre allait continuer sur cette lancée, ce qui, cette fois, l'amuserait vraiment. Restait aussi à voir, jusqu'où ils pourraient aller, autant lui, que le Gareth.

-Et si tu étais réellement respectable, t'aurais pas atterri ici, le prêtre. Et ça me dérangerait vraiment pas de faire plus ample connaissance, mais j'aimerai éviter de crever, t'avais pas l'air très enthousiaste avec mon patron...


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Gareth
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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Lun 21 Jan - 16:16

-Et si j'avais prêché la parole de Lyuben, tu aurais autant de mal à m'imaginer ici ? Il rit doucement, avant de continuer. Ceci dit je n'ai pas vraiment voulu y venir, c'est Ophrys qui m'a conduit ici. Mais j'étais tellement saoul que j'aurais accepté de dormir sur un banc, alors cela pourra te chagriner mais ce n'est pas pour vos fesses que je suis venu dormir ici. Ni pour quoi que ce soit d'autre, aussi alléchant cela soit...
Il porta de nouveau son regard vers l'intimité du Drow, car apparemment, il devenait plus loquace et provocateur quand l'on en venait à parler de cela. Après tout, pour un vendeur de charme, c'était quelque chose d'important. Un outil de travail, et l'image manqua de faire rire pour rien le jeune Svart. Ses yeux à la teinte brûlante d'un beau rouge carmin observait avec intérêt celui qui lui tenait compagnie.
Oh il n'éprouvait aucune envie envers ce charmant individu, par charnel du moins, même s'il appréciait ce corps et que, qui sait, en d'autres circonstances il aurait pu craquer, même s'il dépréciait les relations n'étant que purement sexuel... non, il n'avait pas d'à priori sur ce genre de choses, mais pour un empathe, c'était chose troublante.
Non, cela faisait un moment qu'il se murait dans la solitude, et en sortir faisait du bien. C'était bien parti avec Ophrys, mais ils étaient aussi imbibés que des éponges, donc cela ne comptait pas vraiment. Mais là, il jouxtait verbalement avec un autre, avec une certaine sympathie, un piquant qu'il aimait. Ça lui suffisait amplement.

Le jeune homme aux cheveux aile de corbeau, avec prudence, se releva, à même le matelas, afin de pouvoir s'y rallonger, sur le ventre cette fois-ci, ses pieds se reposant sur l'oreiller, son corps posé sur la couverture, se dévoilant et ce, même si Mererid avait du déjà en profiter lorsqu'il l'avait un peu dénudé. Il se surprit même à penser en souriant que ça avait pas du lui déplaire, même si c'était un peu présomptueux de sa part.
Mais, après tout, Gareth était un garçon qui prenait soin de lui, qui aimait paraître charmant, et plaire. Il était comme ça, et qu'est-ce qu'il y pouvait ? L'ambiance lui plaisait bien en plus, cette odeur sucré venant de la fumée n'était pas désagréable, et lui rappelait vaguement l'encens qui envahissait la salle d'une petite taverne d'Iskandar qu'il aimait beaucoup.
Il avait reposé son menton sur ses mains jointes, relevant son buste en prenant appui sur ses coudes, afin de se mettre un peu à la hauteur de son interlocuteur. Ils étaient tout deux torse nu, tout deux en tenu assez suggestive au niveau des hanches, Mererid pour le travail, et Gareth parce qu'il aimait ce style Fendassëen, ces vêtements légers qui allaient à merveille avec le désert qu'il aimait tant, en témoigne sa peau arborant un beau bronzage, qui contrastait avec la blancheur qu'elle avait autrefois. On ne pouvait que deviner difficilement qu'il était en grande partie un Svart.
-Alléchante proposition en tout cas, mais je me dois de décliner, mais, pas que je sois aussi respectable que tu sembles le penser, il semblerait que...
Il se retourna allègrement sur le dos, faisant basculer sa tête hors du lit afin de continuer à le regarder, à l'envers, tout en exposant son corps de façon un peu exagérée.
-... tu ne sois pas vraiment mon genre de mec.
Un petit clin d'œil, et il reprit sa position initiale, un sourire mutin sur le visage, et le regard qu'ont parfois les enfants lorsqu'ils veulent inciter quelqu'un à jouer avec eux. Sauf que ce regard était plus adulte, et le jeu tout autre...

-Beaucoup de choses horribles sont arrivés dans ce bouge, et ça s'est exprimé à travers moi. Apparemment, ton patron n'était guère aimé de ceux qui ont ressenti ces choses affreuses... mais je blâme personne. C'est peut-être un chic type, j'en sais rien, c'est pas vraiment moi qui ait essayé de le tuer. Enfin... je suppose que tu vois l'idée. Sauf si ce que tu as dans le froc est là pour compenser ce qu'il y manque plus haut...
Il ponctua sa tirade en montrant sa propre tête, signifiant ainsi quelques réserves sur les facultés cognitives du séduisant artisan de l'amour. Il ne savait guère pourquoi, mais il avait envie de voir jusqu'où irait son adversaire pour cette petite joute verbale, sans pour autant aller jusqu'à se permettre de dépasser les bornes, et sans laisser son interlocuteur faire de même.
Après tout, ce n'était qu'un jeu.


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Maeglin
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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Dim 27 Jan - 12:46

Un léger tic agita la lèvre supérieur de Mererid, l'habitude de montrer les dents, comme un animal, lorsqu'il se battait dans les ruelles crasseuses des quartiers fréquentés par la vermine de Cemenwin. Gareth faisait du cirque maintenant, eh bien, décidément, le psychotique se révélait plein de surprise, peut être avec une langue trop bien pendue. S'il y avait une chose qu'il n'appréciait pas, c'était que l'on décrie Maeglin. Il se retint de grogner un animal, et d'empoigner le petit prêtre pour le coller dehors. Son ami avait payé pour lui. Au lieu de ça, Mererid tira plusieurs bouffée sur sa cigarette, jusqu'à la terminer, soufflant lentement la fumée vers le plafond, entre deux, pour se calme. Lorsqu'il eut finit, il ouvrit son porte cigarette, tiré de sa poche arrière, écrasant le mégot à l'intérieur. Ses doigts se retrouvèrent rapidement occupés par une seconde cigarette. Le porte cigarette claqua en se refermant, et rejoignit sa poche. Maeglin alluma en suite sa Gnome Rose, dont le papier était d'un brun doré, continuant de parfumer la chambre avec cette odeur caramélisée.

-Et toi t'es pas mon genre de client. Le genre qui n'a pas d'argent pour payer lui même les dégâts qu'il a occasionné. Ou pour se payer une de nos paires de fesses.

Les yeux gris de Mererid parcoururent le corps exposé de Gareth, d'un œil appréciateur, ou comme quelqu'un évaluant la marchandise. Le prêtre était un peu maigrichon à son goût, mais la route et le soleil avait donné à son corps souple quelque d'exotique.

-Bien sûr que beaucoup de choses horribles sont arrivées. Avant Maeglin, cet endroit était pire. C'est peut être le seul de tout Cemenwin a traiter ses esclaves aussi bien. Te méprend pas, moi j'suis un homme libre, j'ai choisi de travailler ici. L'endroit me plait, j'suis logé et nourri, et j'suis payé pour prendre du bon temps. Et effectivement, je me sers plus souvent de ce que j'ai entre les jambes, que de ma tête. Ce qui doit pas être ton cas, vu que t'as l'air de complexer à propos de ça. Parce que si j'compense avec ma trique, toi, ça doit être l'inverse.

Mererid ne sourit pas cette fois. Il était peut être galant, parfois attentionné, mais il restait issu des bas fonds, de la lie de Cemenwin. Et parfois, son ancien comportement reprenait le dessus, comme maintenant. Il aurait du sortir de cette putain de chambre, et laisser la belle au bois dormant de l'Esgaleithel ou de l'Andanorië, peut importe d'où l'bronzé au corps alléchant venait, se démerder tout seul. Mais non, c'était pas son genre, client ou pas client. Il n'avait jamais pu s'empêcher de ramasser les gens. Peut être parce qu'il aurait bien aimé qu'on ait fait de même avec lui. Un sourire en coin tordit le visage aux traits nobles de Mererid, clope au bec, il plaça ses deux mains de chaque coté de son entre jambes, sur l'aine.

-J'suis pas ton genre, mais tu t’intéresses beaucoup à ce que j'ai là, peut être que client ou pas client, si t'es si curieux, peut être que je te laisserai jeter un coup d’œil.

Le Dunpeal ne fit pourtant aucun d'autre geste, résistant à l'envie de simplement ouvrir sa braguette. En général, les grandes gueules, ou ceux qui jouaient comme Gareth, finissaient par se rétracter, ou par fuir, lorsque Mererid devenait un peu plus sérieux. Bien que ça ne soit pas le cas. Dans le Pavillon des Plaisirs, voir le Dunpeal dans son plus simple appareil, était chose courante, et c'était tellement plus facile d'apâter le client, en lui montrant la marchandise. Si bien qu'il ne faisait pas grand cas de la nudité, par ici, ou parfois, on forniquait même entre employés, histoires parfois, de se consoler. Quand au Gareth, et bien, Mererid en aurait bien fait son repas, puisque Gareth semblait appartenir à l'espèce supérieur de ceux qui ont une éducation, de ceux qui usent leur tête. Brièvement, l'image du prêtre dansant et se tordant de plaisir au bout de sa queue, lui fit très plaisir, au point, qu'il se laisserait tenter, si Gareth arrêtait de jouer. Ce qui n'arriverait probablement pas.


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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Sam 2 Fév - 21:59

Gareth haussa les épaules, alors qu'il entendit parler de l'argent qui fut débourser par son compagnon aux cheveux blond. Il devait être dans les vaps à ce moment-là, et le charmant jeune homme face à lui en tirait des conclusions bien hâtives...
-On n'a pas vraiment attendu que je me réveille pour me demander mon avis ; parce que de l'argent, j'en ai, pour au moins... trois paires de fesses et demi...
Un peu d'humour, histoire de détendre l'atmosphère. Il ne savait pas vraiment s'il avait été trop loin, ou si le charmant péripatéticien était d'un naturel plutôt lunatique, abandonnant le sourire pour le toiser ainsi, sentant une certaine... hostilité ? Là encore, le jeune Svart n'était pas doué pour user avec précision de son empathie, il ne savait pas. Et, quelque part, il préférait éviter de scruter dans l'humeur des gens.
Et il lui parla du passif de l'établissement. Gareth trouva cela inutile, il savait déjà pour ce qui se cachait dans les murs de cet établissement, mieux que lui sans doute, pour l'avoir ressenti, cauchemardé, et été un pantin guidé par leur désir de s'exprimer, de montrer qu'elles existaient, quitte à tuer.
C'était ce qui arrivait, quand un lieu, ou un objet, est témoin d'une chose affreuse. On y pense jamais, mais ils ont une mémoire, et n'oublie jamais. Cela reste ancré dans la roche, le bois, et cela se ressentait dans certains de ces endroits. Mais quand l'on a la sensibilité du jeune Svart, ces sentiments prennent forme, veulent exister, suppliant les témoins silencieux de ces choses fortes et, le plus souvent, tragiques, de s'imposer, de prouver leur existence, de dire "cela a eu lieu".
Et le mana déchiquetait sous leur impulsion.

Son insinuation fit mouche, et Mererid lui avait relancé la balle, même s'il commençait à se demander s'il n'avait pas été vexé. Gareth ne se démonta pas, et tenta une approche toujours aussi incisive, tout en restant aimable. Il voulait garder ce ton un peu malicieux, mordant, qu'il avait commencé à apprécier, mais il n'eus que peu le temps de répondre, voyant, poings sur les hanches, son interlocuteur, lui faire une "proposition", qui pouvait être à prendre ou à délaisser.
Sans doute voulait-il voir si le jeune homme de l'Andonarië n'était qu'un bavard qui rechignait dès qu'il s'agissait de passer à plus concret, même sans aller jusqu'aux choses sérieuses, puisqu'à leurs dires, ils ne se plaisaient pas. A ce qu'ils disaient. Gareth eut un sourire amusé, et répondit simplement d'un ton léger.
-Tu parles trop, et conclus trop vite, mon cher. J'use moins de ma tête que tu le crois, même si t'as vu juste en me jugeant prêtre. Ceci dit t'as une vision bien morne du métier que j'exerce. Faudrait y remédier, donc...
Il laissa sa phrase en suspens, lui donnant le temps d'intégrer ses paroles, avant de reprendre, se tournant avant à nouveau sur le dos.
-... et bien, montre-moi donc cette relique de Lyuben, vu que je ne suis qu'un pieu prêcheur d'une divine parole... Un éclat de regret brilla furtivement dans son regard. Et puis, j'ai encore jamais eu l'occasion de m'intéresser à ce que je pourrais faire avec un autre homme...
La tentation, cruelle et sans pitié. Bien bâti, pas mal foutu du tout, avec cet air insolent qui trouvait son écho... même s'il pensait en terme de sentiments, il était seul, dans cette ambiance quelque peu intime, l'odeur sucré de la fumée faisant chavirer ses sens... Et puis il retrouvait cette sensation d'abandon, qu'il avait eu en se confiant à Ophrys, l'envie d'abandonner à quelqu'un le poids de ce qui obscurcissait sa conscience, qui l'avait conduit à l'errance, à chercher sans trop savoir quoi, au point d'atterrir dans cette sombre cité, qu'il reconnaissait être celle qui l'avait vu naître, et dont il ne voulait obstinément pas se souvenir.
Alors il souriait, et regardait avec insolence Mererid. C'était vrai qu'il n'avait jamais trouvé homme à son goût, se donnant corps à son œuvre plutôt qu'au Dieu des plaisirs... et puis il dépréciait l'idée d'une coucherie d'une nuit. Il ne savait plus vraiment ce qu'il voulait, après tout, à ce stade, et au point où il en était, dans cette situation. Une étrange flamme brûla dans son regard ; son visage et son sourire était aussi enjoué et malicieux que possible, mais son regard traduisait autre chose d'indéfinissable... comme la marque d'une profonde blessure, qu'il voulait oublier à tout prix...


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Maeglin
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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Jeu 7 Fév - 22:32

Ce regard là, Mererid le connaissait. Certains clients ou clientes l'avaient, lorsqu'ils venaient chercher du réconfort dans ses bras, ou parfois, simplement auprès de lui, payant parfois pour la soirée et la nuit entière, juste pour avoir l'illusion d'être avec un être aimé. A sa façon, Mererid les aimait tous, pas de ce genre d'amour qui fait que vous vous attachez à une seule personne, non, mais le genre d'amour qu'il pouvait se permettre. Qu'il pouvait donner. Il appréciait certains, d'autres beaucoup. Il comprenait. Somalior avait parfois ce regard, lorsque personne n'était là pour le voir, du moins le croyait-il.
Malgré le fait que le petit prêtre ne se soit pas démonté, ce regard faillit faire hésiter Mererid. Cela ne l'empêcha pas de se décoller du mur, fixant de ses pâles prunelles l'Andanoréen, souffla un nouveau nuage de fumée à l'odeur sucrée. Il s'avança, roulant des hanches en traversant la pièce, conscient que sa tenue ne faisait que souligner son bassin. Pour finir, il se pencha, mettant sa tête à la hauteur de celle du prêtre.

-Et bien on dirait que je me suis trompé. Finalement, tu n'es peut-être pas si coincé que ça.

Un sourire insolent barra le visage du Dunpeal, des dents blanches qui contrastaient avec sa peau. Cette insolence fut couplée à un réel désir dans les yeux gris perle de Mererid, qui se redressa. Lui non plus, ne passerait pas pour un frileux. Et comme l'y avait invité le jeune prêtre - et c'était là un autre test - il commença, clope à la bouche, à défaire son ceinturon, puis à déboutonner sa braguette, laissant tout le loisir à Gareth de regarder, avant d'écarter les pans de son pantalon de cuir, y glissant une main, sortant un sexe, sur lequel s'étalait le prolongement du tatouage en ronce qui courait sur le coté droit de son corps. Mererid imprima un léger mouvement de sa main, gonflant presque immédiatement son appendice.

-Satisfait le prêtre ? demanda-t-il, s'attendant à ce que Gareth lui balance qu'il était déçu, s'agirait pas de te défiler maintenant...

Mererid était d'une taille respectable, proportionnelle au reste de son corps. Il savait s'en servir, avec les femmes, comme avec les hommes. Il n'avait d'ailleurs pas de préfèrences, et bien qu'il ait pu dire le contraire, Gareth serait le genre de client qui n'était pas une corvée pour le Favoris de Lyuben. L'argent ne faisait pas tout, et sa répartie lui plaisait autant que son physique. Placé comme il était, Mererid était pile en face du visage du prêtre, presque nu, fièrement dressé. Mererid s'attendait à ce que Gareth revienne en arrière, c'était une chose de le défier, mais une autre d'être face à sa "relique de Lyuben". Mererid, pourtant calme, bien que visiblement excité, tira une nouvelle bouffée, son regard couvant Gareth, son habituelle morgue peinte sur son visage.
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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Ven 8 Fév - 0:34

Coincé, lui ? En entendant cela, il sourit, un de ses sourires de défi, provocant. Il se remémorait certaines soirées auquel il avait participé, où il s'était bien amusé, pour oublier un peu le dur labeur de son quotidien, et se liant ainsi d'amitié avec d'autres gens, jeunes de son âge. Il chassa bien vite ces pensées, en revenant au présent, à ce vendeur de charme qui l'approchait.
Recrachant de cette fumée aux relents doucereusement sucré, entêtant, enivrant... se recalant sur le ventre, croisant les jambes, les yeux plissés et une attitude très féline, attendant qu'arrive enfin à sa hauteur Mererid, bien que ce dernier soit, dans leur positions respectives, bien plus haut que lui.
A dire vrai, Gareth se trouvait face à l'entrejambe de son interlocuteur.
Bien pratique...

Il défit sa ceinture, et le Svart le laissa faire, un brin de fascination dans le regard, l'observant se dévêtir légèrement, lui qui n'était déjà pas bien couvert. Entrouvrant les pans de son pantalon, faisant glisser le tissu sur sa peau, empoignant ladite relique... Gareth fut surpris de voir qu'elle était aussi tatouée, et imagina un instant la douleur que cela devait infligé. Mais le résultat était assez... intriguant.
Satisfait ? Un étrange sentiment le saisit, le faisant rougir, battre l sang aux tempes. Sa respiration lui sembla quelque peu pesante, alors qu'il restait ainsi, à observer cette "relique". La tentation, l'envie, à portée de main. Une certaine peur éclaira un instant son regard, alors que sa conscience brillait dans la brume de son esprit enfiévré ; il était dans une maison de passe, en petite tenue dans une chambre en compagnie d'un vendeur de charme, qui lui montrait son outil de travail...

Et alors ?

Il se ressaisit, clignant des yeux, chassant la stupide morale qui essayait de s'installer, sans trouver prise. De faisait-il de mal après tout ? Ne pouvait-il pas jouer des mots avec un inconnu des plus charmant, compagnon de joute verbale ? En venir à pousser Mererid à voir jusqu'où il se trompait sur lui, le jugeant coincé ? Et qu'est-ce que ça important, qu'il glisse la main sur les draps, jusqu'à arriver face au vide, à hésiter un instant, avant qu'avec curiosité, il ne vienne, prudemment, caresser du bout des doigts la verge du Drow ?...
Il ne se rendit pas compte tout de suite qu'il avait si chaud, que sa bouche s'était lentement entrouverte, haletant légèrement, alors que son corps exprimait pour lui l'envie de s'abandonner sans concession à ce qu'on lui offrait. Mais un léger tiraillement le retint. C'était... trop facile. Allait-il vraiment devoir s'avouer vaincu, céder si promptement ?
Oh que non...

Son visage était rouge, sa respiration encore aussi chamboulée que son cœur cognant ses côtes avec une force certaine, mais il eut un sourire, et ses expirations un peu forte aurait pu laisser croire à un rire, alors qu'il tentait de regarder Mererid, qui le dominait totalement.
-Magnifique... même si je ne t'envie pas... quoi que... un peu quand même... Il marqua une pause, le regardant avec une certaine intensité, avant d'afficher une moue boudeuse, regardant à nouveau la verge tatouée qui lui faisait face. Je me demande, mérites-tu seulement que ne me "défile pas" ?... Nous nous connaissons si peu, je ne veux pas passer pour un garçon... facile...
Il ponctua ses dires en tendant le cou, s'approchant subitement, et sortant la langue pour caresser le membre gorgé de sang, juste un peu, avant de se raviser, reportant son regard, mutin, vers son interlocuteur...


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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Mar 26 Fév - 21:32

S'offrant presque entièrement à la vue du jeune prêtre, presque, parce qu'il aurait fallu qu'il soit complètement dévêtu pour que le tableau soit parfait, autant lui, que le jeune homme, Mererid apprécia ce qu'il vit sur son visage. L'effet du tatouage sans doute, prolongement de ce motif de ronces, entièrement noir, s'enroulant jusqu'à toucher l'extrémité de son sexe. D'ailleurs, Mererid avait une superbe érection en se moment même, révélant toute la complexité du dessin qui ornait son corps. Il avait souffert, mais cela en avait valu la peine, et son corps était de l'art, un corps qu'il entretenait, n'ayant pas d'autre vice que de se complaire dans le stupre et la luxure. Les seuls jeux auxquels Mererid jouait, étaient bien ceux de Lyuben, et rien d'autre. Il n'était pas assez stupide pour aller s'encanailler avec les joueurs, ou les buveurs, ceux qui ne pouvaient s'empêcher de dépenser leur argent, ceux qui finissaient généralement le bide ouvert dans un caniveau. Mererid risquait aussi de terminer comme ça, les jaloux, les envieurs, il y en avait partout. Des tordus aussi. Ce n'était pas le cas, ou du moins, Mererid ne s'en serait jamais douté, de celui qui avait ostensiblement rapprocher son visage, dévorant des yeux, ce que le Dunpeal lui offrait. Ce dernier gardait le silence, se contentant d'exposer, et de maintenir son érection, contrôlant son désir, ajoutant parfois un long va et vient de la main. Il passa tout de même la langue sur ses lèvres, alors qu'il voyait parfaitement sur le visage de Gareth ce qui se passait dans sa tête.
La propre respiration du Dunpeal s'accéléra, son coeur battant plus fort, et le désir refluant par vagues, alors qu'il n'avait qu'une envie, saisir à pleine mains les cheveux du jeune homme, et de s'enfoncer dans sa bouche. Rien que Mererid ne se serait permi, sans l'aimable autorisation du concerné. C'était ainsi, il demandait avant de s'exécuter. Certains de ses clients adoraient lorsqu'il était un peu brutal, mais Mererid ne donnait pas dans le sadisme, quelques jeux parfois un peu extrème, mais rien de plus, malgré ce que pouvaient dire son tatouage giganstesque et ses piercings. Finalement, Gareth se mit à parler, brisant leurs respirations lourdes à tous les deux. Mererid se fendit d'un sourire qui dévoila ses dents, un sourire qui en disait long, mélange de fierté sauvage et de désir. Un rictus de frustration passa sur son visage, lorsque la langue de Gareth fut si près de le toucher. Un sourire en coin marqua le visage de Mererid.

-Pour l'instant, c'est moi le mec facile, rétorqua-t-il d'une voix rauque, j'suis presque allé jusqu'à baisser mon froc devant toi. Libre à toi de goûter ou pas. Des tas de gens qui je ne connais pas qui se laissent tenter. Mais quoi qu'il arrive, j'pourrais pas rester dans cet état.

La main de Mererid fit un nouveau va et viens, et le Dunpeal se lécha les lèvres une nouvelle fois, fixant de ses claires prunelles, Gareth, dont le corps était tout aussi appétissant. Peut être que le jeune homme trouverait drôle de laisser Mererid dans cet état. Bien qu'il eut l'air vraiment séduit, ayant même tellement envie de le toucher. Le Dunpeal avait envie de le voir avec une autre expression sur le visage, alors qu'ils joueraient vraiment aux jeux de Lyuben tous les deux, mais pour l'instant, il perdait le jeu.

-Mais merci de reconnaître que ma relique est magnifique.

Une dernière bravade, alors que son sourire insolent revenait, et qu'il agita doucement, d'un énième mouvement de main, sa verge tendue, au visage de Gareth. La position de ce dernier ne permettait pas de voir si Mererid lui faisait réellement de l'effet.
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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Mar 9 Avr - 14:56

Il mettait à Gareth une légère pression, sans doute pour le pousser à ce décider, car le jeune homme ne pourrait pas passer la journée à minauder, à titiller ; il faut bien passer aux choses sérieuse, et le Drow tatoué l'enjoignait avec un certain charme à se prononcer sur ce qu'il voulait faire de ladite relique qui pointait vers lui, avant que le temps ne fasse mollir ses arguments. Un petit commentaire de plus, et le prêtre dévoila un nouveau sourire, toutes dents dehors, amusé par la remarque autant que par l'audace qui l'avait animé lorsqu'il l'eut prononcé.
Mais il hésitait un peu, en regardant ce sexe tendu. Le jeune Svart n'avait guère d'à priori sur la sexualité, tout au plus considérait-il qu'il fallait être deux, consentant, et avoir un minimum de désir envers l'autre. Se plaire, ça c'était relativement acquis, Mererid avait cette insolence qui lui plaisait tant, autant chez les filles que les garçons de l'âge du jeune prêtre, quand du moins il veut se faire des amis ; et Gareth devait paraitre alléchant au Drow tatoué, assez pour dévoiler son outil de travail, et le laisser sans aucun doute y toucher.
Le bel homme à la peau chocolat semblait aussi tenir à voir jusqu'où irait le jeune messager de Primula, qu'il croyait jusque là être un coincé qui avait choisi de se jeter à bras le corps dans la religion. Gareth ne put s'empêcher de se dire que le clergé devait bien s'ennuyer si ses membres étaient aussi fervents que certains l'imaginaient. Quelques Dieux pouvaient exiger une totale dévotion, mais le jeune prêtre lui, servaient une divinité qu'il estimait beaucoup plus libre, laissant ses servants sans grande contrainte, sinon un profond respect et amour pour les plantes, et le devoir sacré de les protéger.
Ceci dit, le jeune Svart était bien loin de tout ça. Là où il se trouvait, aucun plante ne méritait ses soins, sinon la tige qui était tendue face à lui, et qui ne manquerait pas de dépérir si l'on ne lui prodiguait pas quelque peu d'affection. Mais, Gareth en avait-il vraiment envie ? Il avait certes exprimé une certaine curiosité sur le sujet, mais voulait-il vraiment passer à l'acte, ici, maintenant, et avec Mererid ? Les secondes s'étiolaient lentement, alors que les pensées fusaient dans l'esprit du jeune homme, qui hésitait. Il y avait l'envie, ce corps si appétissant. Physiquement, les deux hommes n'avaient pas grand-chose à s'envier, ils étaient tout deux plutôt séduisant, dans deux genre différents, et l'effronterie teintée d'un charme aguichant se mariait élégamment avec l'air plutôt sage que pouvait arborer le prêtre, sans pour autant se départir d'une pétillante malice.
Mais... aussi séduisant pouvait être le Drow, l'envie du corps pouvait-elle supplanté la passion qui allait de pair avec ce que Gareth qualifiait de "sentiment amoureux" ? Il ferma les yeux un instant, soupirant. Dans le fond, l'amour était une envie, un désir, envers l'esprit autant que le corps. Et il serait mentir que de dire qu'il n'avait pas déjà eu des aventures qui n'eurent pas duré plus d'une semaine, quand l'ardeur de l'envie retombait, que le devoir l'appelait, et que la demoiselle avait elle aussi des obligations. Des engagements courts, amours aussi sauvages et imprévisibles qu'il pouvait durer bien plus ; mais ce que proposait Mererid, dans le fond, ne différait que dans la forme. Une sorte d'acceptation de ne chercher qu'une relation sans guère d'attachement, une passion aussi éphémère qu'elle ne s'encombrait pas de palabre.
Cela durerait le temps que cela durerait ; sans doute pas plus de quelques heures, et encore...

En rouvrant les yeux, il avait pris sa décision ; à dire vrai, il avait l'intime sensation que dès le début, il savait que cela finirait ainsi, qu'il n'y couperait guère. Mais il avait besoin d'accepter de le faire, de se convaincre que ce n'était pas quelque chose de mal, de plier son esprit à son désir. Un sourire se dessina sur ses fines lèvres, amusé par cette douce fatalité, avant de couler sa main jusqu'à la verge qui l'attendait ; son regard bifurqua de l'objet de son désir à la chevalière qui ornait la main dont les doigts se refermaient sur le membre du Drow. Un fin bandeau d'argent, qui se resserrait élégamment en arborant la forme d'une couronne de feuille autour d'un magnifique rubis, qui semblait avoir été taillé en forme d'une rose à peine éclose. La pierre couleur de sang sembla briller un moment, et les yeux aux iris rouge foncé du jeune Svart semblèrent absorbés par cette contemplation, avant qu'il ne l'abandonne, projetant à nouveau toute son attention sur l'objet de son désir.
Il y apposa délicatement ses doigts, et marqua une légère hésitation, avant que ne s'entrouvre ses fines lèvres, et que sa langue ne vienne à accueillir avec douceur et une pointe d'appréhension la relique qui lui était présenté, afin d'honorer Lyuben. Il engloba de ses lèvres ce qu'il pouvait, comme pour se convaincre qu'il pouvait aller au bout de ce qu'il entreprenait, en affront aux doutes qu'avait émis le Drow ; il en apprécia autant le goût que la texture, et ferma les yeux pour savourer, avant de se retirer, et de se laisser guider par sa langue qui courait librement sur le membre gorgé de sang, et raviver par l'ardeur de ces lèvres qui apposait de délicat baiser quand Gareth ne jouait pas de ces papilles.
Il agrémenta cette expérience gustative en imprimant un va-et-vient de ses doigts graciles, en douceur pour ne rien brusquer ; il avait le temps...
Le goût autant que l'odeur ne manqua pas de faire frissonner le corps du jeune Svart, faisant courir le long de ses muscles une sensation électrisante de plaisir, au travers de celui qu'il donnait ; c'était assez différent, trouvait-il, de donner au lieu de recevoir, et pas tellement comparable. Alors il profitait. Il se sentait exalter, et bien qu'il sut n'être très certainement pas le meilleur praticien en cet art de Lyuben que put avoir connu Mererid, il n'en ressentait aucune tension, sachant qu'il était là pour découvrir, et apprendre.
Et puis, au besoin, le Drow aux attributs si savoureux saurait le guider convenablement sur le chemin pas si impénétrable que cela des arts de Lyuben...


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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Mer 5 Juin - 17:06

Mererid s'accorda un sourire, darda sa langue entre ses canines, léchant ses lèvres. Son regard gris s'alluma d'une lueur de convoitise, brillant d'excitation, alors que finalement, Gareth s'approchait de lui, après ce qui semblait être une intense délibération avec lui même. Le Dunpeal avait pu voir tout le raisonnement passer sur le visage du jeune prêtre, alors qu'il continuait d'entretenir son érection, l'agitant toujours sous le nez du jeune homme. Une main aux doigts fins se referma sur son membre, et exhalant un soupir, Mererid baissa les yeux sur Gareth, le mettant toujours au défi d'aller plus loin, juste toucher, ce n'était pas jouer. Finalement, il y eut un premier contact hésitant, le Svart le goûtait de sa langue. Mererid adorait cette phase, celle de la découverte de l'autre, il y avait ceux qui prenaient leur temps, incertains, comme Gareth, ceux qui le prenaient parce qu'ils aimaient savourer, et puis, les avides, ceux qui ne s'embarrassaient plus de rien, s'empressant d'obtenir ce dont ils avaient envie. Mererid avait été formé, et été payé pour répondre, s'adapter à ses clients, mais aussi pour savoir réagir convenablement. Avec Gareth, le Dunpeal n'avait pas besoin de se forcer. Le jeune homme tenta d'englober son membre, et Mererid adora la sensation de ses lèvres, de sa bouche chaude et humide autour de son sexe tendu, qui sembla gonflé d'une vie nouvelle. Gareth semblait encore hésitant, il ferma les yeux, et Mererid effleura les mèches brunes qui encadrait son visage délicat, comme pour l'encourager, se retenant à grand peine de ne pas imprimer lui-même de mouvements à la tête de Gareth, d'enfoncer ses doigts dans sa chevelure. Le Dunpeal inspira profondément, se contrôlant, souriant toujours, alors qu'il observait Gareth, le laissant faire, inutile de le brusquer. Gareth faisait preuve d'initiative, jouant autant de sa langue, que de sa bouche toute entière, bien qu'avec une certaine maladresse, cela n'était pas pour déplaire à Mererid. Les grandes mains du Dunpeal finirent par encadrer le visage du Svart, ses doigts se glissant dans ses cheveux, accompagnant ses mouvements, le guidant parfois légèrement, alors qu'il tendait un peu plus son bassin vers lui. Il aurait aimé, que le Svart soit totalement dévêtu, rien que pour voir d'autres de ses réactions physiques, le plaisir se lisait distinctement sur son visage. Finalement, Gareth s'aida également aussi de ses mains, Mererid laissa de longues minutes s'écouler, se contentant de le guider, lui signifiant les zones ou les gestes qui lui faisaient le plus plaisir, l'enjoignant à continuer. Sa respiration devint rauque, bien que Mererid soit encore capable de se contrôler, malgré cette situation qu'il trouvait très excitante.
Finalement, Mererid repoussa doucement la tête de Gareth, la faisant se lever vers lui, forçant ainsi Gareth à se redresser, à se mettre sur les genoux. Le Favoris de Lyuben se pencha, un pouce caressant les lèvres pleines de Gareth, avant de venir lécher celles-ci. N'allant pas jusqu'à l'embrasser, Mererid eut un nouveau sourire, qui n'eut rien d'insolent, son regard se fit presque tendre.

-Il ne serait pas juste que je sois le seul qui reçoive...

D'une main, Mererid effleura une hanche découverte de Gareth, touchant la peau douce et mate du jeune prêtre, seule partie dévoilée de son anatomie, puisque le Favoris de Lyuben avait seulement retiré la veste du jeune homme, ne s'étant pas permis de le déshabiller lorsqu'il avait mis au lit. Mererid colla alors son nez dans les cheveux de Gareth, humant son odeur, et descendant jusqu'à son oreille, pour y souffler le reste de sa phrase.

-Sauf si c'est ce que tu veux. Dis moi ce que tu veux que je fasse...

Mererid déposa en suite un baiser, délicat, presque incongru, sur la joue imberbe du jeune homme, se reculant en suite, rompant tout contact physique avec Gareth. Le Favoris de Lyuben n'était pas le genre à forcer qui que se soit, pas même quelqu'un l'ayant payé, et surtout pas quelqu'un qui ne l'avait pas fait, à faire quoi que se soit sans son accord. C'était ainsi que ça fonctionnait, il incarnait, ou en tout cas il s'efforçait d'incarner cet idéal auquel rêvaient ses clients. Gareth n'était pas vraiment un client, disons plutôt, que Mererid lui offrait de quoi avoir un bon souvenir des Plaisirs de Lyuben.

-Ou que je te fasse.

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Gareth
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MessageSujet: Re: Une modeste chambre   Sam 16 Avr - 6:39

C'était nouveau et il appréciait ça. Faisant bien attention à ne pas effleurer le précieux membre de ses canines, il glissa avec toute l'habileté et la douceur dont il était capable ses lèvres le long de ce sexe qui l'excitait autant. Gareth pouvait sentir son corps frissonner à chaque mouvement de va et viens qu'il imprimait, ainsi que le ceux de son partenaire. Ce dernier ne manqua pas de l'aider un peu, le guider, et le jeune homme se plia docilement au rythme suggéré par les doigts fins qui se glissèrent dans sa crinière noire, puis les mouvements de hanches.
Le jeune Svart avait cessé de penser, l'esprit uniquement tourné vers cette tâche qui le faisait tant chavirer... si bien qu'il ne comprit pas immédiatement lorsque son partenaire le repoussa délicatement, mais il se laissa faire. Leurs visages étaient si proches... le regard du druide se perdait dans celui de Mererid, presque extatique, et il savourait chaque contact, étant complètement satisfait d'être à la merci du Drow.

Gareth fut surpris que son partenaire vienne presser son visage contre sa chevelure de jais, mais il apprécia cette passion, cette tendresse... et plus encore ce qu'il entendit, glissé au creux de son oreille. Il eut comme un choc électrique et son cœur s'emballa, pas près à s'arrêter au toucher délicat des lèvres du Favori contre sa joue.
A genoux au bord du lit, le jeune Svart à la peau brune resta sans bouger, savourant la douce euphorie qui le secouait encore, le corps vibrant en imaginant les possibilités qui s'ouvraient à lui, avec son amant à l'air insolent, l'invitant à toutes les folies.

Se rendant compte qu'il avait encore la bouche légèrement entrouverte, il se fendit d'un sourire. Gareth eut un regard prédateur alors qu'il dévorait du regard Mererid. Il se leva avec une grâce féline et réduisit la distance qui les séparait, venant à poser les mains sur les épaules du Drow, pour venir presser ses lèvres contre les siennes.
Bien sûr, le corps athlétique du Svart brûlait d'envie et de désir, rien qu'un baiser ne puisse satisfaire, mais il avait envie de lui témoigner de l'affection de cette façon ; et puis, il n'avait jamais embrassé de garçon.
Malgré sa fougue et le plaisir qu'il éprouvait à faire cela, il y mit fin très vite, principalement parce qu'il avait le souffle court. Il fit alors glisser ses mains le long des bras de Mererid, l'incitant à venir faire glisser le short plutôt proche du corps, qui laissait déjà peu de place à l'imagination quant au fait que le druide appréciait grandement ce qu'il se passait. Dans le même mouvement il se rallongea sur le lit, exposant ainsi son corps, la respiration toujours bruyante alors qu'il se sentait totalement mis à nu, et pas simplement physiquement. Il était offert tout entier à Mererid et il appréciait terriblement cela.

- Je te veux... Délecte-toi de la vue et quoi qu'elle t'inspire, fais-le...

Il ne put s'empêcher de laisser sa langue courir sur ses canines, comme pour suggérer qu'il était affamé, mais d'un appétit bien particulier que son sexe gorgé de sang illustrait à la perfection. Son envie était palpable et ses yeux rouge fixait le Drow avec insolence. Pas question qu'il se défile après l'avoir autant mis au défi de se montrer sous ce jour-là...


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Une modeste chambre

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