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 Ophrys, Gareth, et Auril

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Ophrys
Mercenaire
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Date d'inscription : 25/04/2012

MessageSujet: Ophrys, Gareth, et Auril   Mer 25 Avr - 15:53

I - Identité

Nom, prénom : Ophrys Blodwen, Gareth Cinàed et Auril Loviatar

*Age : 32 ans, la trentaine, et 26 ans
*Caste : Mercenaire, Druide, et Noble
*Peuple : Hybride (Lios et Ai-Esu), et hybrides (3/4 Svart et 1/4 Ethérie)
*Sexe : Homme, homme, et femme

II - Physique

Résultant d'une hybridation entre une Lios et un Ai-Esu, Ophrys a conservé les plus beaux traits de ses ascendants, une peau blanche, des cheveux d'un blond d'or, et des traits très harmonieux, qui même s'ils sont clairement masculin, on un petit quelque chose d'élégant et féminin. Un visage souriant, le nez droit et fin, des oreilles fines cachés sous sa crinière blonde indomptable lui arrivant aux épaules. D'un bleu clair assez troublant, son regard peut être aussi doux que mordant.
Sa peau d'un blanc très lumineux se met à luire dans l'obscurité, mais très faiblement. Plutôt grand et maigre, il a un bon maintien, et privilégie les vêtements de bonne facture, des ensembles qu'il fait parfois faire sur-mesure, et qui le mette en valeur. Cependant, il privilégie le confort et le pratique sur l'élégant, préférant éviter de détériorer des habits chics lors de ses combats et escapades, et il porte toujours une cape elfique au motif floral sur ses épaules. Il possède une épée faite d'un métal tenté de rouge et d'or et à la garde protégeant sa main, qui semble décorative mais qui pourtant possède un tranchant redoutable, ainsi qu'un fusil à lunette très perfectionné et adapté aux tirs longues distances.

Amateur de la mode de Fendassë, on voit peu souvent Gareth porter autre chose que des vêtements courts, adaptés au climat chaud, bien souvent des hauts ne couvrant que sa poitrine et ses épaules ainsi qu'un short, voir une djellaba s'il faut vraiment froid, car l'hybride ne craint d'être peu habillé, et apprécie le soleil, comme le prouve le teint halé de sa peau qu'il laisse bien souvent voir au travers de ses ensembles taillé pour la vie dans les chaudes régions où il a grandi. La vie dans le désert lui a d'ailleurs laissé un corps athlétique.
Ses yeux rouge foncé sont pétillant de vitalité, tout comme son visage souriant et prompt à rire de tout. Il a les traits d'un rêveur, qui laisse voir un jeune homme malin mais un peu dans la lune. Ses cheveux noir sont courts, hormis à l'arrière de sa tête où ils arrivent jusqu'au bas de son bassin. Il lui arrive de les tresser pour certaines occasions, bien que cela les fasse boucler et il a horreur de cela. Il porte toujours une chevalière en argent sertie d'un rubis, dont il a oublié la provenance.

L'air hautain, le regard froid, et le rictus cynique, Auril s'appliquent à avoir une attitude reflétant la noblesse de sa famille. Elle n'aime pourtant pas se faire remarquer et porte des robes assez simples mais chics, de couleurs sombres, faites sur-mesure, et dont le style ne nuit pas à la réputation de sa famille. Aucun bijou ne vient parer son cou ou ses mains, aimant se sentir libre et sans entrave de métal.
Le rouge sanguin de ses yeux sont un héritage de son père, tout comme sa peau d'une pâleur la faisant ressembler à une poupée de porcelaine, effet ajouté par ses cheveux noirs et soyeux, ainsi que ses traits de jeune femme encore adolescente. Ses formes suffisent à faire tourner les têtes, même si elle n'a rien d'exceptionnel, et son port altier ainsi que ses airs nobles et sa voix froide et autoritaire font d'elle une femme à la poigne de fer. Si quelqu'un un jour pouvait la voir nue -ce qui a peu de chance d'arriver- il pourrait apercevoir sur son corps de nombreuses cicatrices qu'elle cache tant bien que mal.
Elle se déplace peu souvent sans son garde du corps, un homme fort portant une armure de cuir et d'acier noirs, une redoutable épée bâtarde, ainsi qu'un casque à visière lui donnant une allure de Dragon, et seul les yeux verts du terrible Arhell, dépourvu d'émotion et d'état d'âme, sont visible de son corps dissimulé sous sa carapace. La suivante d'Auril, une dénommée Phaedra, est aussi beaucoup à ses côtés. Ses cheveux un peu bouclés d'un roux flamboyant, ses yeux d'un vert pétillant, et sa peau légèrement halée constellée de tâches de rousseur, contrastent radicalement avec le physique de la froide Auril.

III - Historique, personnalité, armement

o Histoire

Un soir grisâtre, dans une taverne miteuse de Cemenwin nichée quelque part dans un quartier peu fréquentable, la porte de l'établissement fut poussé par un blondinet à l'air maussade, emmitouflé dans une chaude cape, et qui d'un pas pressé vint s'asseoir au comptoir, adressant à peine un regard au barman en lui lançant sa commande d'une voix fatiguée.
-Un cocktail Marquise rouge, et traîne pas.
Les yeux dans le vide, il attrapa entre deux doigts une cigarette dans sa poche et la posa entre ses lèvres, avant de plonger l'autre main à la recherche d'un briquet, et d'allumer la Mornoir, le tout assez machinalement.
-Servez-moi la même chose, mais à la Svart. Déclara un homme qui avait l'air aussi morose qu'un guitariste qui venait de péter une corde.
Expirant comme un soupir la fumée de sa Mornoir, le jeune homme aux cheveux d'or changea de siège afin de prendre place plus près de l'autre âme en peine venue se détendre dans cette gargote délabrée. Il tira une nouvelle fois sur sa cigarette, et l'ôta de ses lèvres avant de laisser s'échapper la fumée. Ses yeux avaient désormais un éclat d'intérêt qui n'étaient pas là auparavant. Dans la salle il n'y avait que quelques Nocturnes et Vampires, l'air miteux, tapis dans les coins, dos aux murs et l'air peu engageant ; les deux individus faisaient un peu tâches.
-Un Marquise rouge à la Svart ? Faut vraiment avoir passé une sale journée pour commander ça.
-Et ça a pas l'air de vouloir s'arranger... Laissa échapper l'homme.
-Ah, de l'ironie. C'est signe de bonne santé.
-Vous vous souciez de ma santé ?
-Mentale, souligna le jeune homme blond en se tapotant la tempe. Je me demandais si tu étais sain d'esprit lorsque tu as choisi cet établissement. Les gens qui le fréquentent sont pas des tendres. Et le crin-crin est insupportable.
Il grimaça, et lança un regard incendiaire à un violoniste qui jouait dans un coin, pour offrir une ambiance sonore agréable, mais qui donnait surtout des mots de tête au blondinet. Sur ces paroles, le barman posa devant chacun d'eux un verre, contenant un liquide noir marbré de rouge, cette dernière couleur étant plus foncée pour l'homme au regard triste.
-A la vôtre ! Dit le jeune homme avant de vider son verre cul sec. Ah, ça c'est du remontant !
-C'est pas un peu dangereux de faire ça ? S'enquit son voisin de comptoir, qui n'avait bu qu'une petite gorgée.
-Tu te soucies de ma santé ?
Il ne répondit pas, mais un sourire se dessina au coin de ses lèvres, qui ne manqua pas d'en faire apparaître un plus franc sur le visage de l'homme aux cheveux d'or. Il porta à ses lèvres sa cigarette, et s'affala sur le zinc, regardant le mur devant lui comme si ses yeux pouvaient voir bien plus loin que le papier-peint miteux qui le recouvrait.
-Moi c'est Ophrys. Et toi ?
-Gareth. Répondit-il, en avalant le reste de son cocktail d'une seule traite.

Durant le reste de la soirée, le jeune blondinet et le brun à l'air sombre discutèrent longuement de leur situations respectives, quoi qu'on ne peut pas vraiment parler de discussion lorsque l'un des deux hommes n'adressent presque aucun mot à l'autre, ne faisant qu'écouter en silence. Gareth se contenta d'une vague raison à sa monotonie qu'il souhaitait noyer dans l'alcool, et demanda à son voisin de tabouret ce qu'il faisait là. Pendant dix bonnes minutes, Ophrys détailla un contrat ayant mal tourné, d'un groupe d'individu particulièrement belliqueux sévissant dans les parages et -après avoir mis une gifle au musicien- d'une retraite désastreuse où il avait failli laisser des plumes.
-Et bien, tu as pas l'air très doué.
-Que tu crois. On a été pris par surprise, les infos de l'employeur étaient erronées, et le temps de réagir... Il soupira, et aspira une bouffée de fumée, qu'il recracha quelques instants après. Mes trois compagnons ont rendus l'âme, et c'est bien dommage. De bons gars.
Un léger silence s'installa, durant lequel les deux hommes avait l'air plongés dans leurs souvenirs, avant qu'Ophrys ne rappelle son partenaire de comptoir.
-Comment tu connais cet endroit ? A moins d'avoir le pif dessus, faut savoir où le chercher.
-Mon père buvait. Je connais tout les établissements du genre de Cemenwin. Et vous ? Vous n'avez pas vraiment la tête à traîner dans ce genre d'endroit, sans vouloir vous offenser.
-J'ai accompagné à la guitare le plus grand chanteur d'Inwilis dans chaque débit de boisson que compte ces royaumes, sans une seule fausse note. On s'est même produit à Muina et Tolceleg.
-Et qui était ce chanteur ?
-Narcisse Celandine.
-Qui ?
Si ses yeux avaient pu le foudroyer sur place, Gareth se serait changé en petit tas de cendres, et ce dernier se montra désolé de ne pas savoir pour éviter de subir le courroux du blondinet.
-Racontez-moi tout... Soupira-t-il en faisant signe au barman d'apporter un autre verre.


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Gareth
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MessageSujet: Re: Ophrys, Gareth, et Auril   Mer 25 Avr - 15:58

- Il y a huit ans, à Armenelos -
Cinq jeunes gens aux cheveux d'un blond resplendissant sous le soleil d'été marchaient en riant dans la grande rue de la citée portuaire, en direction du Cercle des Fées. Les deux plus grand du groupe, Ophrys et une fille de son âge, regardaient les trois jeunes se chamailler, tout en pariant sur lequel l'emporterait.
-Laelia, rend-moi mes lunettes ! Criait le plus petit, qui malgré une voix un peu grave semblait avoir un peu de poitrine.
-T'es plus mignonne comme ça Dichaea, rétorqua son frère Laelia, qui affichait un sourire satisfait en secouant les lunettes hors de sa portée.
-Je suis pas une fille !
-C'est pas ce que dises les melons qui te poussent, railla une nouvelle fois le garçon et poussant son petit frère.
-Laisse-le tranquille Laelia ! Ajouta la sœur jumelle de ce dernier, qui lui ressemblait trait pour trait, hormis la voix plus aigüe, et la robe qu'elle portait.
-T'en mêle pas Eria ! Lâcha son frère jumeau.
La jeune adolescente attrapa les lunettes, et les replaça avec un sourire affectueux sur le nez de Dichaea, qui en profita pour tirer la langue à son grand frère.
-Tu as encore gagné Calypso... Lâcha Ophrys à sa sœur cadette.
-C'est toi qui paye la goûter des petits ! Déclara-t-elle, triomphante.
-On est pas petits ! Rétorquèrent à l'unisson les trois plus jeunes.

L'après-midi touchait presque à sa fin et peu de monde était présent dans le Cercle des Fées, vaquant à leurs occupations entre le repas du midi et celui du soir. Les plus jeunes représentants de la famille Blodwen se précipitèrent à une table libre, sous l'œil attentif de Calypso, pendant qu'en soupirant l'ainé s'en alla passer commande, en calculant d'avance l'addition et se jurant de faire payer la prochaine à sa sœur.
La petite famille s'installa tranquillement, et attendit la commande avec autant de discrétion que pouvait avoir des adolescents qui se chamaillaient, Laelia et Dichaea se disputaient à nouveau, Ophrys essayant de les calmer, et Calypso se lamentant d'avoir des frères pareil. C'est alors que quelqu'un réclama l'attention, et l'obtint étonnement vite, car en posant les yeux sur l'individu qui avait requis le silence ont ne pouvait avoir envie de se disputer.
C'était une Ai-Esu d'une grande beauté, des longs cheveux argent cascadaient dans son dos, et encadraient son visage mêlant à la perfection traits masculin et féminin. Ses yeux changeaient de couleur par moment, passant de l'azur au carmin, puis à l'or, et au pourpre. Ses formes féminines étaient mises en valeur par une robe splendide, descendant jusqu'au chevilles en soulignant les courbes de son corps. Mais le plus captivant était sa voix, si les chants Lios étaient beau et puissant, le timbre si particulier de cette femme troublait sans aucune magie jusqu'au plus profond de l'âme celui qui l'écoutait.

"-Je n'avais jamais entendu pareille voix, et je doute que le monde en connaisse à nouveau. Il avait captivé tout le monde avec son chant, accompagné par un barde ma foi pas trop mauvais, mais il faisait par moment des fausses notes, et au bout d'un moment..."

-J'en ai assez ! Cria l'Ai-Esu en se retournant, sa voix mélodieuse brusquement agressive faisant sursauter tout le monde. Tu gâches ma représentation par ton médiocre talent !
-Ce n'est pas ma faute si vous choisissez des morceaux difficile.
-Tu m'as certifié être le meilleur ; j'aurai mieux fait de ne pas t'écouter. Hors de ma vue ! Et laisse la guitare. La chanteuse scruta l'assemblée, et pointa du doigt Ophrys. Toi ! Viens jouer.
-M-mais comment savez-vous qu... Bafouilla le jeune homme, surpris.
-Je le sais, c'est tout. Maintenant viens jouer, n'importe quoi, pourvu que ce soit entraînant.
Ophrys vint en tremblant prendre la place du barde, qui le fusilla du regard. Ophrys jouait occasionnellement de la musique, comme passe-temps, mais ne s'était jamais trouvé doué. Pourtant, il ne pouvait pas refusé, et une fois l'instrument en main, sans réfléchir, il joua l'air d'une chanson de marin populaire, du mieux qu'il put.

Ophrys et la chanteuse jouèrent ainsi jusqu'au soir, même après que ses frères et sœurs dussent rentrer, ne voulant pas s'arrêter de jouer il continua donc, notamment parce que celle qu'il accompagnait lui avait demander avec un sourire qui le fit non seulement rougir, mais aussi bégayer une vague réponse affirmative.

-Ton répertoire est un peu restreint, mais tu joues merveilleusement bien.
-V-vous trouvez ?
-S'il te plait, ne me vouvoie pas voyons ! Lui dit-elle avec un sourire qui fit rougir de plus belle Ophrys.
-Désolé mademoiselle, je n'ai pas l'habitude...
-Mademoiselle ? Répéta la chanteuse, incrédule, avant d'éclater d'un rire cristallin. Malgré mon apparence très féminine, mon cher ami, la nature à voulu que je sois un homme, du moins sous la ceinture...
Jamais Ophrys n'eut été aussi rouge et gêné, mais ce fut vite oublié quand la chanteuse, qui était donc un chanteur, le prit par le bras et l'amena à une table en faisant signe pour qu'on leur apporte à boire.
-J'aimerai que tu m'accompagnes, j'ai besoin de quelqu'un pour jouer avec moi, plutôt que de me contenter des bardes et ménestrels qui ont parfois des talents bien moindre que le laisse suggérer leur langue bien pendue.
-M-mais comme v... euh, tu l'as dit, je ne suis pas très doué...
-Faux ! Tu es doué, très doué, mais tu as besoin de t'épanouir, de découvrir les limites de ce que tu peux faire avec un instrument... Alors, qu'en dis-tu ?
-Euh... je... je... faut d'abord que j'en parle à mes parents...
-Entendu ! Dit-il en souriant. Je t'attendrais ici jusqu'à ce que tu reviennes m'apporter ta réponse. Mon nom est Narcisse.
-Et moi Ophrys. Ophrys Blodwen.

- Dans la taverne de Cemenwin -
Le blondinet écrasa sa cigarette dans un cendrier, avant d'en ressortir une nouvelle, qui était aussi sa dernière. Il soupira à nouveau, l'alluma, et s'affala complètement sur le comptoir, interrompant son histoire un moment, replongé dans ses souvenirs. Gareth laissa son ami à la contemplation de ces scènes passées de sa propre histoire, et vida lentement son verre, gorgée après gorgée. Puis il le reposa doucement, et encouragea Ophrys à continuer.
-Tu l'aimais, n'est-ce pas ?
-Oh plus que de raison, et lui aussi m'aimait. Mais je ne regrette rien. Jusque là je n'avais pas trouvé ma voie, errant de petits boulots en petits boulots, et je suis devenu musicien. Parfois même je chantais avec lui, et nous avons coulé des jours heureux ensemble. Il soupira à nouveau, les yeux humides. Il me manque tellement...
-Et comment... comment est-il... ?
-... mort ?
Gareth acquiesça.
-Patron, envoyez deux Bloody Dunpeal. Il me faut au moins ça pour raconter ce qui est arrivé...

- Il y a quatre ans, à Nargothrond -
Le duo de cheminants avaient pris la route de Nargothrond sur la demande de Narcisse, qui avait depuis cette décision l'air anxieux, et très silencieux, chose que le jeune homme au cheveux blond trouvait très inhabituel. C'était dans cette citée qu'avait grandi le chanteur, et où était sa demeure, qu'il n'utilisait que lorsqu'il était de passage, et où ils avaient plus d'une fois séjournés. C'était une maison coquette, et une fois arrivé à la citée des cavernes, l'Ai-Esu fila dans sa direction, suivi par Ophrys toujours aussi désemparé par l'attitude de son compagnon.
-Qu'est-ce qui se passe à la fin ? Narcisse, répond-moi !
Il ne répondit pas, et sortit de la poche de sa veste la clef qui déverrouillerait la porte qui se mettait en travers de sa route.
Le salon était sombre, une odeur de renfermé planait dans la pièce, et chaque pas emplissait l'air d'un nuage de poussière. Ophrys entra à la suite de son ami, qui avait déjà disparu dans le noir. Le corps du semi-Lios se mit à luire d'un doux éclat qui perça l'obscurité, et en regardant sur le sol, il put suivre les traces de pas, qui le conduisirent jusqu'à une autre porte, dans la cuisine, descendant au sous-sol. Ophrys resta un instant dans l'embrasure. Il n'avait jamais vu ce qu'il y avait dans la cave, et hésita en voyant l'étroit escalier qui plongeait dans l'obscurité, et bifurquait brusquement vers la gauche, et seule une lueur blanche et tremblotante lui parvenait de la pièce souterraine. Le jeune homme trembla légèrement, craignant ce qu'il allait trouver, puis finalement prit une grande inspiration et descendit prudemment dans les entrailles de la demeure de Narcisse, appréhendant ce qu'il allait découvrir dans les entrailles de cette sombre demeure.

Un délicat parfum de fleur effleura les narines d'Ophrys, avant même que son regard ne se pose sur la grande pièce qui s'ouvrait à lui, révélant un immense jardin sous-terrain, qu'une sphère de lumière éclairait dans un subtil jeu d'ombre et de lumière, faisant ressortir les couleurs des nombreuses fleurs qui parsemait la végétation luxuriante, qui atteignait le plafond. Il n'y avait aucune mauvaise herbes, qu'un immense parterre de fleurs chacune différente, jusqu'aux plantes grimpantes recouvrant les murs de verdure. Et au milieu, un bassin était creusé dans le sol, dont l'eau pur à la surface qui n'était pas perturbé par le vent, agissait comme un parfait miroir, devant lequel Narcisse était accroupi, mirant son reflet.
-Qu'est-ce que tu fais là, pourquoi tant de mystère, et que... Commença Ophrys.
Un bruit se fit entendre, une goutte, puis une autre, tombant dans l'eau, et venant en iriser la surface miroitante. Des larmes, qui avait glissé sur le visage de l'Ai-Esu, qui se releva doucement, et se tourna vers son compagnon. Vêtu d'une longue robe noire en soie sauvage, mettant ses formes en valeur, il était dos à la source lumineuse, et son ami ne put voir clairement son visage, si ce n'est l'éclat doré de ses yeux aux iris changeant, et la lumière jouant dans ses longs cheveux d'argent.
-Je suis venu ici pour mourir, Ophrys. Déclara-t-il, la voix tremblant légèrement.
Le jeune homme aux cheveux d'or cru recevoir un coup dans l'estomac. Il esquissa un pas en arrière, incapable de prononcer un mot, et horrifié, ne su détacher son attention de Narcisse, qui se retourna, et se baissa afin de récupérer un objet qui était à ses pieds : un fourreau, dont il tira lentement une longue lame rouge au tranchant couleur or, de même que les nombreux entrelacs qui formait un motif complexe le long de l'acier carmin.
-Narcisse...
-Tu es jeune. Si jeune...
-Ne dis pas de bêtises, tu...
Ophrys fit un pas vers son ami, mais lorsqu'il se retourna, la lumière révéla un instant quelques rides au coin des yeux et des lèvres de l'Ai-Esu qui avait paru jusqu'à présent si plein de vie, mais qui désormais paraissait fatigué, et empli de tristesse.
-Des années durant j'ai offert ma vie à Nevaeh, ma voix si belle lui rendit un fier hommage... Une nouvelle larme perla sur la joue de Narcisse, qui détourna le regard de son ami. J'ai été préservé de la vieillesse très longtemps. Mais ce don n'est pas éternel... je vais faner...
-Arrête Narcisse, je... je... !
Serrant les poings, Ophrys chercha les mots qui pourraient retenir le chanteur, mais d'entre ses lèvres ne purent sortir aucun son ; mais un autre son fit entendre quand l'épée tomba à terre avec son fourreau, et que Narcisse se retourna brusquement. Le jeune homme blond eut un mouvement de recul, mais il se laissa approcher par son ami, qui se jeta dans ses bras en pleurant.
En silence il versa des larmes, accompagné par Ophrys qui déposa quelques perles sur les cheveux argentés de son compagnon.
-Narcisse, je t'...
Il n'eut pas à finir sa phrase que le chanteur en larme releva la tête pour poser ses lèvres sur les siennes, scellant sans un mot les sentiments qu'ils avaient sans jamais les avoir exprimer, et dans le même silence l'Ai-Esu écarta Ophrys en pleurant. Il ramassa son arme, mais lui empoignant le bras le jeune homme tenta de le retenir.
-Tu es jeune, ne perd pas ton temps plus longtemps avec moi ! Cracha Narcisse, sans aucune conviction dans la voix, en tentant d'échapper à la prise de son ami.
-Tout ce temps passé en ta compagnie, je ne le regrette pas. Prononça doucement Ophrys, en prenant l'épée de force, et la lançant parmi les fleurs.
-Laisse-moi rejoindre Dämons en paix !! Cria le chanteur alors qu'il tombait à genoux en se remettant à pleurer. Je... je ne veux pas vieillir... voir ma voix se flétrir, et... et que tu me vois ainsi, si... pathétique, et faible, l'ombre de moi-même...
-Ce n'est pas pour ça que je... que je t'aime, Narcisse... Il s'accroupit, et obligea le chanteur à le regarder dans les yeux. Ce n'est pas ton visage qui m'importe, c'est ton cœur...
-Arrête... tais-toi... Gémit-il, en détournant le regard comme il put, ses iris virant au pourpre. Je ne peux pas vivre ainsi... tu ne dois pas m'aimer. Tu es jeune, une vie t'attend avec quelqu'un d'autre, j'arrive à la fin de ma vie, et tu ne ferais que perdre des années à me voir me faner...
-Narcisse...
-Arrête !!! Cria-t-il, esquissant un mouvement de recul, qui finit en une gifle que reçu Ophrys.
Le chanteur resta sans bouger un moment, se mordant la lèvre, réprimant un sanglot, et s'avança jusqu'au bassin, se penchant pour voir son reflet, celui d'un être triste, qui se sentait sur le déclin. Ophrys approcha, et regarda à son tour sur le miroir d'eau, à côté de Narcisse.
-S'il te plait... laisse-moi partir en paix. J'aurai honte de mon état, je ne pourrai plus chanter, et je ne supportera pas de te voir à gâcher ta vie auprès de moi alors que tu pourrais faire des choses tellement belle... Je vais mettre fin à mes jours en contemplant mon reflet dans l'eau, en gardant cette image de moi, que la Déesse m'a permis de conserver plus que de raison.
-Narcisse...
-Tu ne me feras pas changer d'avis...
-... je vais le faire.
Avec surprise, le chanteur tourna son regard vers Ophrys, le décrivant avec stupéfaction. Le semi-Lios avait l'air fermé, son visage sombre dégageait une forte résolution. Il se leva, et d'un pas lent et un peu hésitant, il s'en alla prendre la lame, et revint vers Narcisse, le regardant avec un air déterminé, même si son regard trahissait sa douleur.
-Si tel est ton souhait, je ferai en sorte que tu ne souffres pas, et que tu ais une sépulture digne de toi, entouré de ces fleurs qui font honneur à Nevaeh.
-Ophrys...
-Ne dis rien. Je le ferai, même si... même si cela me fait infiniment mal...
Narcisse se tut, et se contenta de regarder son reflet dans le bassin. Debout derrière lui, Le jeune homme, épée en main, la leva bien haut, et posa délicatement la pointe sur l'omoplate gauche du chanteur, juste là où il fallait pour lui embrocher le cœur, et mettre fin à sa vie. Pendant un instant, il resta sans bouger, se préparant à ce qu'il devait faire, et en se penchant pour apercevoir le reflet de Narcisse et voir lui aussi une toute dernière fois le visage de son aimé, leur regard se croisèrent. Le chanteur posait ses yeux sur le reflet d'Ophrys et non le sien. Ils prirent tout deux une grande inspiration et... l'eau se teinta de pourpre, alors que dans un dernier râle s'éteignit la plus belle voix qu'avait connu Inwilis. Des perles vinrent irisé la surface de l'eau, alors qu'un chant s'éleva et se répercuta dans le jardin privé de Narcisse, mais ce n'était pas sa voix qui se faisait entendre, mais celle d'Ophrys, laissant échapper toute sa douleur dans un chant funèbre Lios.

- Dans la taverne de Cemenwin -
-C'est... c'est triste... Glissa doucement Gareth, regardant avec compassion son camarade.
-J'en ai perdu l'envie de chanter.
-Venant d'un Lios, ça en dit long. Conclut l'homme aux cheveux noirs.
Un silence lourd de sens s'installa entre les deux hommes, troublé uniquement par le bruit de la fumée que crachait Ophrys, les pensées perdus dans les volutes grisâtres. Ils restèrent ainsi un long moment, avant que brusquement le silence ne se brise au son de la voix de Gareth.
-Pourquoi me parles-tu de ça ?
-Je ne sais pas. En te voyant j'ai senti une tristesse qui faisait écho à la mienne.
L'homme au cheveux de jais resta silencieux en regardant son verre, son visage s'assombrissant aux mots d'Ophrys, qui se tut et détourna ses yeux de son interlocuteur.
-Mon père est mort. Lâcha-t-il dans un souffle.
-Ah ça, c'est l'alcool. Acquiesça le blondinet avant de porter son verre à ses lèvres. Faut faire attention...
Gareth observa du coin de l'œil et avec circonspection son compagnon, comme s'il avait dit quelque chose de stupide, et ce dernier réagit après un moment.
-Quoi ? Tu m'as dit que ton père faisait la tournée des comptoirs, alors j'en ai déduis que...
-Oh, je vois. Déclara-t-il, confus. En fait je parlais de mon père adoptif. J'ai... j'ai été abandonné par mon alcoolique de père quand j'étais jeune, et un Ent m'a recueilli, donné son nom, et une vie...
-La famille, c'est plus qu'une question de sang, crois-moi.
-Tsss, toi tu as eu une vraie famille, tu es plutôt mal placé pour dire ça ! Adressa Gareth non sans agressivité à son interlocuteur.
-Oui, mais j'ai aussi connu une fratrie qui ne partageait pas mon sang, les mercenaires qui m'ont pris sous leur aile après la... la mort de... Il retint un sanglot avant de reprendre. Et eux aussi sont désormais au côté de Dämons...
-Excuse-moi...
-Raconte-moi plutôt ce qui est arrivé, compagnon. Lâcha Ophrys avec un léger sourire un peu forcé.


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Auril
Noble
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Date d'inscription : 25/04/2012

MessageSujet: Re: Ophrys, Gareth, et Auril   Mer 25 Avr - 16:03

- Il y a un mois, dans la jungle Skeljiren -
-Pourquoi être revenu ici, père ? S'enquit Gareth en repoussant quelques branches.
-C'est ainsi. Aurais-tu perdu foi en moi fils ?
Le jeune homme au cheveux noirs s'arrêta, et observa le vieil Ent le regarder du coin de l'œil avec un air malicieux, avant de continuer. Le druide Cinàed avait l'air d'un humain, mais en y prêtant plus attention l'on pouvait constater qu'il tenait plus du végétal que de l'animal : ses yeux était du même vert que le sang coulant dans les veines que l'on pouvait apercevoir parcourir son corps, n'étant autre que de la chlorophylle, qui nourrissait les feuilles perdues dans sa longue chevelure marron lui arrivant au bas du dos. Sa peau tannée par le soleil rajoutait à l'impression d'avoir un arbre mouvant en face de soi. Mais c'était un être rempli de sagesse et d'humour, au visage souriant.
-Non père, vous avez toujours raison, même si c'est...
-... exaspérant ? Coupa le vieil Ent.
-Ça aussi ça l'est. Rétorqua le jeune homme en riant.

Dans une petite clairière, les deux hommes avaient fait un feu. Le bois mort brûlait, et faisait lentement chauffer une casserole contenant un liquide verdâtre qui bouillonnait tranquillement. Gareth, qui était parti trouver un point d'eau afin d'en ramener un seau rempli, retrouva son père une louche à la main, en train d'ajouter des herbes à la mixture qui n'était pas là à son départ.
-Expérimentez-vous un nouvel onguent aux propriétés fantastiques ? Demanda-t-il en reniflant la mixture qui ne sentait pas très bon.
-Non, c'est la soupe de ce soir. Rétorqua-t-il froidement.
-Comment un être végétal peut-il être aussi médiocre lorsqu'il s'agit de choisir et cuisiner des plantes ? S'enquit Gareth avec un sourire qu'il peinait à réfréner.
-Et bien viens donc cuisiner si tu penses faire mieux que moi... Grogna le vieil homme.
-Je ne voudrais pas vous empêcher de progresser... même si en vingt ans vous n'avez guère fait de progrès ! Dit-il sans pouvoir se retenir de rigoler.
Le druide lança sa louche, que son fils adoptif évita sans peine tout en riant de bon cœur. Finalement les deux hommes partagèrent leur hilarité, ainsi que leur repas, ponctué par quelques grimaces de la part de Gareth, auxquels le druide répondit par des insultes qu'il ne pensait pas vraiment. Ils finirent vite, car même s'il ne reconnaissait pas ses médiocres talents, l'Ent ne supportaient pas pour autant la nourriture qu'il préparait, et s'empressa d'achever son bol tout comme son fils.

-J'ai à te parler Gareth. Fit le druide d'un air sérieux qui inquiéta un peu son fils.
-Qu'y a-t-il père ? S'enquit le jeune homme, qui quitta le feu de camp des yeux pour porter un regard incertain vers l'Ent. Je ne vous ai que rarement vu si sérieux. Se passerait-il quelque chose de grave ?
-Ne te souviens-tu pas de cet endroit, cette clairière ? L'air du vieil homme s'assombrit, et avec une branche il remua les braises alors que Gareth fit non de la tête. Il est vrai que tu ne gardes aucun souvenir des jours qui ont suivi celui qui nous intéresse, pas plus que les précédents...
Le jeune homme garda le silence, reportant son attention sur le feu, l'air sombre.
-En vingt ans nous n'en avons jamais parlé. Il est temps mon fils. Tu as grandi, mûri, et suivi mes enseignement avec talent. Tes cauchemars sont loin derrière toi, et tu es en droit de savoir...
-Et si je ne veux pas ?! Cria brusquement Gareth. Et si je refuse ?...
Le jeune homme ramena ses genoux contre son menton, et scruta l'obscurité, le regard fuyant. L'Ent attrapa le seau d'eau à côté de lui, et projeta son contenu sur le feu, afin de plonger la clairière dans la clarté ténébreuse du crépuscule. Aelius était couché, et quelques lambeaux de lumière éclairaient encore le ciel, alors que les étoiles et Mizuki commençaient à apparaître. Le jeune homme se mit à trembler, alors que de vieux souvenirs refaisaient lentement surface.
-C'était à un moment tel que celui-ci, il y a vingt ans, qu'un homme te laissa seul dans ces bois, à l'agonie. Si je n'avais pas été là, tu serais mort, dévoré par les prédateurs attirés par l'odeur de ton sang.
-Arrêtez père...
-Tu as mis des semaines à reprendre des forces, enfermé dans le mutisme, ne prononçant que quelques mots confus dans ton sommeil, et quand enfin tu t'es remis, tu avais tout oublié sinon ton nom : Gareth. J'ai fait de toi mon disciple, mon fils, enseigné la voix de Primula afin de soigner la nature et venir en aide à ceux dans le besoin ; mais tu avais une vie avant cela...
-ASSEZ !! Cria-t-il en se levant brusquement.
L'air ambiant sembla plus lourd, pesant, et des arcs d'énergie, de mana, s'échappèrent du corps du jeune homme au visage rongé par la douleur, qui se tenait la tête entre les mains, en proie à ses démons intérieurs.
-Mon fils... calme-toi... Prononça doucement et avec calme le druide.
-P-pardonnez-moi... Glissa-t-il, le regard encore choqué et les muscles tendus, alors qu'il se rassit. Pourquoi... pourquoi me torturez-vous ainsi père ?...
-Tu vas bientôt devoir continuer ta vie sans moi, et tu ne dois pas refouler ces souvenirs que tu as fui toutes ces années...
-Vous allez... me laisser ?... M-m'abandonner ?... Peina-t-il à demander, les larmes aux yeux.
-Bien sûr que non, tu es mon fils adoré, seulement... tu le sais, j'ai donné ma vie à Primula, il y a fort longtemps, et tout comme Eire l'immortelle, après chacune de ma mort je renais, offrant à la Déesse une nouvelle existence vouée à la servir ; je l'ai fait avec plaisir et honneur, et continuerais de le faire lors de ma prochaine incarnation en ce monde...
-Père... Commença Gareth en gémissant, laissant ses larmes couler.
-Oui, je sens que ma mort est proche. Sache, que de toute mes vies, je n'ai que rarement eu un bonheur aussi immense que celui d'être avec toi, mon fils... Ton avenir dépasse de loin les prédictions que peut faire le vieux fou que je suis, et quoi que cache ce don qui se développe en toi, qui fais naitre une telle énergie dans ton corps, il dissimule une destinée bien plus grande que tu ne l'imagines. Maintenant embrasse donc ton vieux père, et va dormir, je vais faire de même.
La gorge serrée par les révélations de son père, et les joues encore humides des larmes qu'il avait laissé perler, il se releva pour venir enlacer l'homme qui l'avait aidé à grandir, et qu'il aimait comme un père.

Sa nuit fut un cauchemar épouvantable. Parfois, il voyait en rêve des scènes assez étranges, et flou, dépeignant des évènements qui avaient imprégnés les lieux, et déclenchaient chez lui soit un sentiment de bonheur assez troublant, soit d'horribles songes, qui le faisait se réveiller en sueur, ses draps et ce qui se trouvait autour de lui lacérer par la force de son esprit. Et cette nuit-ci, le cauchemar fut plus sombre et déchirant que jamais, car c'était de sa propre histoire qu'il s'agissait, qui mêlait l'horreur qui avait laissé sa trace dans la clairière et ses souvenirs.
Il revoyait la silhouette sombre de l'homme qui l'avait amené là-bas, le trainant par le col alors qu'il pleurait, et appelait désespérément quelqu'un. Puis l'homme le jeta face contre terre et le frappa, s'acharna sur lui, et Gareth ne put que crier, hurler, pleurer, la douleur était telle qu'il se cru mourir...

Le jeune homme se réveilla en sueur, la respiration haletante. Il porta la main à son cœur qui cognait comme s'il voulait s'arracher de sa poitrine, et chercha les yeux paniqués à localiser autour de lui l'homme qui lui voulait du mal. Mais il ne trouva personne autour de lui. Gareth se calma alors, reprenant son souffle, et remarqua, lorsqu'il rassembla son esprit à peine éveillé, que sa couverture n'était plus qu'un ramassis de lambeaux de tissu, que dans le sol étaient creusé de profonds sillons, et que, non loin de lui, un corps gisait...
-... p... p-p... p... père... Balbutia-t-il, son corps tremblant autant que sa voix, et les larmes se remettant à couler.
Gareth se jeta sur le corps lacéré de son père, tâchant ses vêtements de son sang chlorophyllien, et pleura, sanglota, et laissant éclater sa tristesse qui était infini face à cet acte qu'il n'avait jamais voulu connaître. Il avait mal, infiniment mal, et une fois ses larmes taries, il attrapa son sac et prit la fuite, courant le plus loin possible pour oublier, même si l'image du corps mutilé de l'Ent ne le quittait pas. Il le revoyait dès qu'il fermait les yeux, une véritable torture...
Cependant, une semaine et bien des kilomètres plus tard, alors qu'il pleurait à nouveau, le jeune druide fouilla son sac afin de trouver une pomme, et sa main tomba sur un morceau de papier, portant l'écriture de feu son père. Les mains tremblantes, il hésita, avant de lire le message...
Ce n'est pas ta faute. Et puis tu n'auras plus à subir mon épouvantable cuisine ! On se reverra sans doute, même si je n'aurai plus la même tête.
Le jeune homme sourit, bien que des gouttes tâchèrent le message, qu'il froissa et jeta avec amertume. Il ne comprenait pas comment son père pouvait faire preuve d'humour face à la mort, ni pourquoi il n'avait rien fait s'il savait que ça arriverait. Il éprouvait à ce moment de la colère, et recommença à pleurer, jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus, et se remette en chemin...

- Dans la taverne de Cemenwin -
-Voila toute l'histoire... Conclut avec un air apathique le jeune druide.
Ophrys resta sans rien dire, regardant en coin son compagnon, qui faisait tourner son doigt sur son verre. Le jeune blondinet constata que son ami avait toujours du mal a accepter la mort de son père, et ne trouva rien à dire. Le silence s'étiola, et l'homme à la cigarette fini par écraser cette dernière dans le cendrier, en crachant sa bouffée de fumée.
-Hum, j'ai fini mon paquet. Lâcha-t-il, l'air agacé. Mais il m'en reste dans ma chambre, à l'auberge. Tu m'accompagnes ?
-Pourquoi faire ?
-Je sais pas. Je suis seul, tu es seul, et nous sommes tout deux des itinérants. Autant tuer le temps ensemble.
-Ma compagnie est mauvaise... Grinça-t-il, détournant le regard.
-Et vous pensez que la mienne vaut mieux ? On devrait fonder un clan de mercenaire, les "portes-poisse", ça nous irait bien non ?
-Ça annonce la couleur au moins. Rétorqua-t-il avec un demi-sourire. Allez, pourquoi pas... je peux pas dire avoir mieux à faire.
-Très bien, alors allons-y. Conclut avec malice le demi-Lios.
Ophrys posa de quoi payer leurs boissons, puis il se leva, remit sa cape bien en place, et se dirigea vers la porte, suivit par Gareth qui s'engouffra à sa suite dehors. Le jeune homme aux cheveux noirs frissonna en sentant le vent glacé, et ce, malgré sa propre cape.
-Où vous êtes-vous installé ?
-Suis-moi et tu verras. Et ça t'écorcherais de me tutoyer ?
-Oui. Alors, vous bougez ou il faut que je vous botte le cul jusqu'à destination ? Le railla-t-il avec un sourire.
-Je me demande si j'ai bien fait de te demander de faire équipe avec moi... Soupira Ophrys avec un sourire.
Puis les deux amis rirent de bon cœur tout en avançant dans les ruelles de Cemenwin...

- ¤ -
Pourquoi ?... Pourquoi es-tu morte, toi qui m'a offert ta vie ? Je ne t'ai jamais connue, mère, et je regrette que ce ne soit pas le cas. J'aurai tant de questions à te poser, tu m'as donné la vie et pourtant je suis morte-née. Mon corps glacé était dépourvu de chaleur, de souffle, et tu as offert ton âme à Dämons en échange de la mienne. Pourquoi as-tu fait cela ?... Mon corps est toujours froid, aucune flamme ne peut arrêter ces frissons qui me tourmentent, encore et encore...
Il ne m'a jamais pardonné cela, il t'aimait tellement, notre père... Et je ne te remercierai jamais assez pour ce frère auquel tu as donné la vie avant moi, et que j'ai tant aimé. Lui il pouvait me toucher sans sentir la morsure qui frappe ceux qui m'approchent, alors que même notre père ne pouvait y parvenir. Mais Il n'est plus là, lui qui s'opposait à sa colère. Car tu lui manques, mère, ton être aimé ne m'a jamais pardonné de t'avoir arraché à lui. Seulement, je ne l'ai jamais voulu. J'aurai du être morte, morte...

Où es-tu aujourd'hui, mon frère adoré ? Je ne me souviens pas de ton départ, ni même quand tu as disparu. Tu t'es effacé, c'est tout, et notre père qui buvait se noya un peu plus dans l'alcool, pour oublier. J'aurai voulu aussi, pour ne pas penser à ces coups que je recevais, ce n'était pas sa faute, mais la mienne, j'ai pris la vie de ma mère. Il me hait, et je ne lui en veux pas, moi aussi j'aurai préféré qu'elle vive plutôt que moi. Je suis un esprit mort dans un corps gelé, et tu es parti, toi mon frère qui était si chaleureux avec moi. Tu me manques.

Mon oncle s'occupait parfois de moi, de mon éducation. "Tu es une princesse" m'a-t-il dit un jour, "la princesse de notre noble famille". Des hauts dignitaires, membres de la noblesse Cemenwinienne, qui soutenait financièrement la Légion Noire, alors je devais être instruite, comme la jeune femme de la haute société que j'étais. Évidemment mes professeurs se tenaient toujours à bonne distance, me craignaient, moi, mon froid et mon rang...
Cela n'empêchait pas père de se noyer dans la boisson pour oublier sa peine, pour ne pas haïr sa fille, même si cela ne s'atténuait pas vraiment quand il rentrait... Mon oncle prit la direction des affaires familiales, soulageant père de ses obligations. Cependant il ne ruminait que plus encore sa douleur, et les larmes coulèrent autant que pleuvaient par moment les punitions, les sanglots entrecoupés par les mêmes cris de désespoir, plus marquants que les hématomes et les fractures qu'il put m'infliger : "Tu as pris sa vie", "tu as volé la femme que j'aimais"... "Pourquoi es-tu venue au monde ?..."

Je n'avais aucune réponse, et je gardai le silence. Je les méritais, ces coups...

Quinze ans. Je venais d'avoir quinze ans quand la dernière personne à qui je tenais, que j'aimais, me quitta. Père... il fut assassiné. Retrouvé poignardé dans une ruelle, tard le soir, alors qu'il rentrait. Le travail d'un assassin qui ne laissa pas de traces, et pourtant il n'apparaissait qu'un seul coupable ; et je fis l'erreur de venir le voir, lui demandant si je devais prendre la place de père, étant d'après lui la "princesse" de la famille Loviatar, et par ces mots il comprit que j'étais une menace pour son ascension...

Père était certes un ivrogne, mais il me traitait bien malgré tout, alors que ce monstre qui osait m'appeler "sa petite nièce"... Il m'a envoyé pourrir dans les geôles de Cemenwin, entre les mains d'hommes ignobles... si je n'avais pas eu le froid de la mort pour me protéger, je n'ose imaginer ce qu'ils m'auraient fait... J'avais si peur, il faisait sombre, et ces êtres qui criaient, leurs douleurs résonnaient dans les souterrains, échos de leur tourment se répercutant, se déformant en un son de cauchemar... le jour, la nuit, les semaines et les mois, ma volonté se perdait dans ma prison humide, entre les injures et la rage de ceux qui ressentaient mon aura glacer leur sang et les coups que je recevais par mes tortionnaires, qui se défoulaient sur moi en me frappant, mais peu longtemps pour éviter d'attraper froid.
Je passais mon temps blottie au fond de ma cellule, contre le mur du fond, le plus au milieu possible pour qu'aucun des détenus ne me touchent, car à ma droite et ma gauche seuls des barreaux en aciers me séparaient des autres. Seulement de leurs corps, pas de leurs mots où de leurs regards pervers tapis dans l'ombre qui ne me quittèrent pas avant longtemps...

Je crache sur le nom de cet être ignoble qu'était mon oncle, et il mérita son sort. Tout espoir m'avait quitté, après presque neuf ans dans cette geôle immonde, quand vint une occasion inespérée. L'homme dans la cellule mitoyenne à la mienne, qui était faible et très souvent cible de l'acharnement des geôliers, frustré de ne pouvoir se "défouler" sur moi, succomba à ses blessures, étendu contre les barreaux qui le séparaient de moi. La mort n'était pas rare en ces lieux rongés par la violence et la maladie, mais pas aussi proche de moi. Il était là, ce corps froid, si semblable au mieux... rien ne semblait nous différencier, sinon une petite étincelle de vie, de conscience, qui empêchait mon corps de pourrir. Ce sang glacé qui courrait dans mes veines...
Ils allaient l'enlever, ce corps touché par la mort, mais je ne voulais pas. Qu'il se putréfie non plus... et ça m'est venu naturellement. Je me suis mordue le bras si fort, sous le poignet, qu'un flot carmin s'écoula sur le sol et tâcha mes vêtements. Cela n'avait pourtant aucune importance. De mon index trempé de mon propre sang je dessinai sur la peau froide du cadavre des symboles dont je ne comprenais pas vraiment le sens, agissant sans même le comprendre... et il s'éveilla...

Grâce à mon sang je pus faire revenir un semblant de vie dans ce corps, sous forme d'une coquille vide sans conscience et que je pouvais contrôler. Son cœur ayant été signalé quelques instants plus tôt comme étant privé de battement et donc de vie, un garde vint évacuer ce qu'il croyait n'être qu'un mort de plus dans cette prison. Avec la carotide arraché par mon serviteur, cet être ignoble compris son erreur, et je lui réservai le même sort que celui fait à son bourreau, faire revenir cette enveloppe charnelle pour qu'elle me serve. Avec un garde à mes côtés, je sortis de cette prison dont je n'avais osé rêver m'évader.
J'avais dissimulé la plaie signalant sa mort, et prit dans mon étreinte glacée il conserva sa "fraîcheur". Ma vengeance fut alors préparé avec soin, prenant mes quartiers dans une vieille bâtisse des bas-fond avec mon serviteur, et le jour où j'allai frapper pour reprendre ce qui m'était dû ne fut pas choisi par hasard : celui de la mort de mon père.

Quand enfin je fus devant lui, face à cet être infâme qui avait piétiné les morceaux de ma vie déjà brisée, je n'éprouvais qu'une colère sans nom. il fut à terre, mon serviteur arrachant ses vêtements et commençant à le griffer et le frapper avec autant de force que ma rage put être grande, il se débattit et tenta de l'arrêter... en vain. Je l'ai regardé avec jouissance tenter de fuir l'étreinte de son agresseur, ce lâche qui ne méritait pas meilleur sort, jusqu'à ce qu'il me regarde en me suppliant de l'épargner. Mon sourire s'effaça, et j'ordonnai à mon laquais de le laisser et s'écarter.
Il avait l'air si minable, ses vêtements en lambeaux, couvert de plaies, et le visage rongé par la peur. Le mien devait être dur, dur et froid, je le dominais de toute ma hauteur, méprisante, et le contemplai ainsi un instant avant de souffler quelques mots.
"Et mon père, l'as-tu épargné ?..."
Il n'eut pas besoin de répondre, son regard le trahissait. Mes mots furent comme un coup de poignard en plein cœur, car il sut à cet instant que plus rien ne le sauverait de la mort. Je ne lui fis pas l'honneur de mettre moi-même fin à ses jours, cet individu vil et lâche ne méritait même pas que je pose mes yeux sur lui ; je pris congé, après avoir ordonné à mon serviteur zélé de le dévorer encore vivant, un châtiment qui allait bien avec son ambition qui l'avait rongé au point de tuer son propre frère.

J'ai pu réclamer l'héritage qui me revenait de droit, reprenant en main les affaires de la famille Loviatar. J'espère que les fastes de la vie qui incombe à une personne de mon rang ne vont pas me faire oublier comment j'en suis arrivée là. La solitude est ma seule compagne désormais, les derniers membres de ma famille ayant peur de moi et mon frère... je commence à le détester autant qu'à l'aimer.
Mon fidèle serviteur, Arhell, ce soldat que j'ai fait revenir à la vie et qui répond à mon sang, s'occupe de moi désormais, m'aidant à boire et me laver en m'apportant l'eau avant qu'elle ne gèle. Cependant il ne remplacera jamais une vraie personne, bien que je me sente plus à l'aise avec lui plutôt qu'un être réellement vivant. Malheureusement, je crains que les courts séjours un peu éloigné de mon aura glacial ne commencent à affecter son corps et qu'il ne commence à pourrir...

Les affaires des Loviatar me prennent beaucoup trop de temps. Je m'applique à remplir mes devoirs envers la famille, car je me suis battue pour reprendre ce qui m'appartenait. Je ne suis pas digne de remplacer mon père, mais je vaux bien mieux que l'être immonde dont j'ai écourté la vie. Mais cela m'en laisse pour mener quelques expériences afin de maintenir mes serviteurs en état. Cela fait deux ans que je cherche à perfectionner ce don qu'à mon sang de ranimer les chairs mortes par ma volonté, et peut-être parce que je suis moi-même un cadavre à qui l'on a laissé sa vie... Arhell et mes autres serviteurs peuvent enfin se mouvoir loin de mon aura glacé, tout en conservant les propriétés de mon étreinte, au sein d'un médaillon enchanté par mes soins et portant le sceau de mon sang. Ils sont mes protecteurs, mes semblables, bien que dépourvus de conscience.

J'ai trouvé une femme qui me comprend et qui est désormais ma suivante, s'occupant pour moi, de mes affaires et m'accompagnant aux rares soirées requérant ma présence malgré le désagrément que j'apporte avec moi. Je ne sais pas ce que je ferais sans Phaedra pour m'épauler, et, grâce à elle, je peux pousser plus loin mes expériences. Et je pourrais peut-être, qui sait, demander à la Marquise Rouge de lancer des recherches pour mon frère, ce frère que j'ai tant cherché... la Légion Noire me doit bien ça, elle le doit à ma famille, à mon sang !!

J'admire beaucoup la Marquise Rouge. Elle qui est si belle, si forte, imposant sa volonté d'une main de fer. Je l'envie, moi qui ne suis qu'une pauvre fille prisonnière d'un corps mort. Mon père me haïssait, mon frère a disparu, et mon oncle... Je ne mérite que la mort, et pourtant, j'ai suivi son exemple, en quelque sorte. Les décisions concernant les fonds investis dans la Légion Noire ainsi que les projets scientomagiques et technomagiques de Cemenwin, c'est moi qui les prend, et jamais la famille Loviatar n'a jamais autant prospéré ! Et mes recherches sur la nécromancie avancent mieux que je ne peux l'espérer...
Personne ne peut se dresser contre moi désormais...


o Caractère

Ophrys cache derrière un masque de légèreté et de bonne humeur parfois niais et enfantin une personnalité complexe, et bien plus mature qu'il n'y paraît. Autodidacte et curieux, il se passionne pour beaucoup de chose, et en bon bricoleur il a appris à réparer lui-même les appareils technomagiques les plus répandu. Il se désintéresse des problèmes de ceux qui ne lui sont pas proches, et ne pense qu'à lui et ceux qu'il considère comme ses amis. C'est un bon diplomate, et il n'a pas la langue dans sa poche, défendant ses idées avec conviction.

D'un naturel souriant et amical, Gareth est un garçon charmant qui aime créer des liens avec les gens, et qui serait prêt à aider un inconnu dans le besoin sans rien demander en retour. C'est un optimiste, qui pourtant peu se montrer très négatif dans certaines situation, car doté d'une forte empathie. C'est un jeune homme franc, très respectueux des autres, et qui aime faire preuve d'un humour léger, parfois plus incisif, mais jamais méchant.

Persuadée de n'être qu'un cadavre doué de conscience, Auril n'a pas une haute opinion d'elle-même, mais se conforme à l'image que l'on attend qu'elle renvoie. Elle est peu amicale, agressive, et rongé par le dégoût d'elle-même. Retrouver son frère disparu est une obsession, autant que les expériences morbides qu'elle mène en secret sur la nécromancie. Auril garde tout de même un grand sens des réalités, et une intelligence qui aurait pu faire d'elle une scientomage très talentueuse.

o Passions, phobies

La bonne musique est pour lui un nectar auditif, et la technomagie l'ambroisie qui satisfait sa passion pour la belle mécanique. Il déteste les fleurs, qui lui rappelle celui qu'il aimait, ainsi que le son des instruments mal accordé.

C'est un amateur de vêtements et il suit avec un certain intérêt l'évolution de la mode à travers inwilis. Il a peur de ses souvenirs ainsi que de revoir l'homme qui l'a frappé et abandonné dans sa jeunesse.

Un grand intérêt pour la vie au-delà du trépas ainsi que les recherches en génétique et biologie. La sensation de chaleur est dangereuse pour sa peau sensible, elle évite les flammes et tout ce qui peut produire de la chaleur malgré son aura.

o Armes

Une épée longue forgée avec style, un pistolet à balles percutantes, et un fusil à lunette disposant de balles mordantes et de balles à dispersion.

Le jeune druide évite la violence et ne possède aucune arme.

Le froid empêche les gens d'approcher Auril ; en ces circonstances une arme ne servirait pas. Ses serviteurs en revanche peuvent se battre pour elle.

o Pouvoirs

Son héritage Lios lui permet d'utiliser les chants mystiques propre à leur culture, qui lui furent enseignés par sa mère. Bien qu'il n'ait plus aucune envie d'utiliser sa voix, il reste malgré tout capable d'en user, et un jour, qui sait, Ophrys chantera peut-être à nouveau.

Le mana qu'émet Gareth lorsqu'il ressent des émotions négatives trop fortes, autant les siennes que celles qu'il perçoit par empathie, peut blesser tout ceux qui l'approchent de trop. Il tente d'apprendre à canaliser cette énergie qui sommeille en lui, mais il a beaucoup de mal.

La jeune Nécromancienne possède depuis sa naissance un aura qui jette un froid glacial dans un rayon de cinq mètre environ autour d'elle. A l'intérieur, l'eau gèle assez vite, les flammes s'éteignent, et seule une puissante magie pourrait contrer ces effets car ils émanent à la fois de son corps et de son âme.

*Choses particulières à vos personnages : Elle fut longue, mais elle fut longue à finir cette foutue fiche... T-T




Dernière édition par Auril le Sam 28 Avr - 23:52, édité 1 fois
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Nivarel
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MessageSujet: Re: Ophrys, Gareth, et Auril   Mer 25 Avr - 16:18

...
Que dire...
C'est long, mais j'ai pas sentis la longueur en lisant. J'ai même presque été déçue que ça finisse aussi vite.
C'est fluide agréable, et les émotions passent très bien.

Ouhao.

Un grand bienvenue à vous trois !


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Ophrys
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MessageSujet: Re: Ophrys, Gareth, et Auril   Mer 25 Avr - 16:39

Au nom de toute l'équipe, je ne peux que vous remerciez pour ce chaleureux accueil ^^
Nous sommes content d'être parmi vous !


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Isil
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MessageSujet: Re: Ophrys, Gareth, et Auril   Mer 25 Avr - 17:09

Comme à dit Nivarel, on ne s'ennuie pas un instant en lisant cette fiche, et on en redemande même ! J'apprécie particulièrement les références aux petits objets d'Inwilis, qui intègrent parfaitement cette histoire dans la grande Histoire, et l'univers d'Inwilis.

La suite de tout ça, j'ai hâte de la lire en roleplay.

Il me ne reste plus qu'à mettre vos rangs -si ce n'est pas déjà fait- et à vous souhaiter à tous la bienvenue !
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Auril
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MessageSujet: Re: Ophrys, Gareth, et Auril   Mer 25 Avr - 17:30

Nous avons tout les trois hâte de vous montrer ce dont nous sommes capables.

Aligato gozaimas.


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Morwen Nil'Dae
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MessageSujet: Re: Ophrys, Gareth, et Auril   Sam 28 Avr - 0:25

Je ne puis que constater, l'attractivité de ma charmante citée de Cemenwin. J'en suis fort aise. Et également flattée par tant de succès.

Je vous souhaite la bienvenue à tous trois.


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Gareth
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MessageSujet: Re: Ophrys, Gareth, et Auril   Sam 28 Avr - 12:48

Merci, même si pour ma part je préfère Fendassë, c'est plus... ensoleillé Razz


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Meadharan
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MessageSujet: Re: Ophrys, Gareth, et Auril   Sam 28 Avr - 18:50

Ah chère Isil ta vue baisse encore. Je n'aurais qu'une seule protestation, je suis Meadh le Roi Immortel, et ma tendre épouse est Eire l’Éphémère, qui ne peut être comparée à la vie d'un vulgaire chanteur.

Mais soyez les bienvenus en Inwilis.


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Ophrys
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MessageSujet: Re: Ophrys, Gareth, et Auril   Mer 2 Mai - 19:34

Que l'on soit roi ou simple roturier, ce sont les faits qui entrent dans la légende. Et cette histoire mérite d'être contée au même titre que la votre.

Et merci quand même pour l'accueil.


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Ophrys, Gareth, et Auril

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