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 Entre deux étals d'épices

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Nävis Al-Husayn
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MessageSujet: Entre deux étals d'épices   Mar 10 Avr - 0:24

Une semaine, une semaine et demi même, s'était écoulée depuis que sa mère l'avait ramenée, triomphante en pleurant sa joie pour le retour de sa toute petite fille chérie. Nävis avait inventé le mensonge le plus élaboré de sa vie.
Elle avait été enlevée par des pirates afin de réparer leur moteurs car ils avaient tués leur précédant technomage.
Elle s'était rebellé, avait protesté et clamé que sa famille allait s'inquiéter mais ils n'en avaient eu rien à faire. Obligée elle avait obéit, sachant qu'ils ferait d'elle leur punchingball si elle refusait, mais elle ne s'était pas non plus trop laissé faire. Elle en avait frappé des durs, et leurs chefs, impressionnés ne l'avaient pas sanctionnée tant qu'elle ne tapait pas sur eux et qu'elle continuait de réparer. Mais elle s'était enfuit à l'aide d'un emplumé, et du type de l'armée Fendasséenne.
Ce mensonge avait etrangemet fait l'unanimité, enfin si on exepte son frère Thahaj qui lui avait glissé en douce et à voix basse qu'elle aurait du faire conteuse à la place de technomage, mais qu'il ne dirait rien, car ça bousillerait le coeur de leur mère. Mère qui avait fait faire la fête à toute la famille durent trois jours. Hassim avait voulu lui rendre ses poupées, mais quand elle avait vu les yeux de son frère s'embuer en le faisant, elle avait prit Zayah et lui aviat traduit ses pensées. La poupée était très heureuse de la revoir mais elle était trop triste de ne plus être avec Hassim.
La grande soeur qu'elle était offrait ses poupées à son petit frère qui l'avait serré très fort.

Son père aussi l'avait serré très fort dans ses bras, et avec un peu d'émotion dans la voix il lui avait dit qu'il était heureux de la retrouver enfin.
Ishman lui avait donné une grande tape dans le dos, en lui disant qu'elle ressemblait plus à une vraie femme à caractère de mule que la gamine qu'elle était quand elle avait disparu. Erzhib avait insisté -sur demande de leur mère- pour vérifier si elle allait bien, médicalement parlant.
Elle s'était disputé avec Thahaj, vocalement au début, puis le combat à main nues était arrivé. Dhiery avait commencé à crier, puis s'était assise et avait prit son mari dans ses bras en pleurant que leur fille était rentrée à la maison. Ishman avait encouragé sa soeur, lui indiquant où mordre Thahaj qui l'insultait de tout les noms dès qu'il le pouvait. Erzhib était partit chercher sa trousse pour soigner les blessures, et Azul avait prit les paris avec Ishman sur le vainqueur. Hassim quand à lui avait caché les yeux de Zayah pour qu'elle ne voit pas ça.
Les six autres soirs avaient eu le même genre de tournure.
Au bout du deuxième jour sa mère avait "saisi" ses vêtements, et avait rempli son armoire de robes toutes plus féminines les unes que les autres. Et bien sur, pour éviter de se ballader nue, elle avait du enfiler ces robes, et avoir une mère complètement gateuse sur le dos. Nävis du faire avec, ne sachant pas coudre elle ne pouvait pas changer ses fringues, alors elles restaient les même que celles que se mère avait choisit.

Et là elles étaient allées, accompagnées de Thojh, jusqu'à Fendassë afin que Dhiery puisse refaire la décoration de la chambre de Nävis qui n'avait pas bougée depuis toutes ces années. Et donc elles étaient en plein marché, Nävis était vêtue d'une robe vert pâle à manches courtes, épousant ses formes jusqu'à la taille, avec par dessus une sorte de long manteau dans les tons marrons aux motifs représentant des moutons, un manteau large et aux manches tout aussi large, protégeant sa peau de la morsure du soleil.
Portant le panier de sa mère qui était partit fouiller dans un étal de tissus, elle soupira, se disant que sa vie n'était pas trop mal chez elle. Même si l'Emplumé lui manquait assez. Beaucoup. Est-ce qu'elle lui manquait un peu ? Au moins, pour le fait qu'elle lui faisait un peu de compagnie. Elle rêvait. Distraite elle dit à sa mère qu'elle allait flâner un peu plus loin, et flâna en effet, regardant les étals sans vraiment leur porter un véritable interêt.


Comme je suis la seule nana, mes parents voulaient me voir devenir guérisseuse, professeure, ou cuisinière, mais qu’ils continuent à rêver.
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Dosiän Damador
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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Mar 10 Avr - 4:29

Le séjour ne fut pas désagréable même si les médecins du propriétaire des lieux (Et l'éleveur de faucon quand il passait) lui cassaient sans cesse les oreilles pour qu'il arrête de se promener. Être enfermé dans sa chambre pendant des jours n'était pas pour lui une perspective très réjouissante. C’est donc avec un entêtement à décorner un taureau qu'il allait aux jardins quand les serviteurs avaient les yeux ailleurs.
Le manque d’alcool lui faisait aussi très mal. Ses maux de crânes s'accentuaient et se multipliaient, mais les médecins avait vidé la maison de toute trace d’alcool, disant que ses maux étaient justement causé par cette boisson. Ils ignoraient à quel point ils se trompaient.
Il dut donc s'en priver et passer des heures entières dans son lit à se tenir la tête à deux mains. Jamais ils n'avaient passé autant de temps aussi à jeun et il savait que parfois il avait des pertes de consciences. Les médecins disaient que c'était à cause de la douleur… ils disaient…
Il dut donc se trouver une autre occupation, question de repousser loin de lui toute envie d’alcool. Ce qui fut difficile les premiers jours, mais lorsqu'ils retrouvèrent son sac de voyage il vit enfin une lueur d’espoir et il s'était engagé à remettre en état certaines de ses inventions qu'il avait cru bon d’amener, mais qui avait prit un sacré coup lors de l'atterrissage forcé.
Lorsqu’on le lui avait amené, il avait déballé tout son contenu sur son lit. Ce long sac en forme de tube – apparemment conçu expressément pour lui – ne pouvait contenir que l'essentiel et encore, bien peu de chose étaient assez menue pour y entrer. Quelques inventions de son cru, une bourse pleine, une épée courte, son harnais pour maintenir ses ailes, un minimum de nourriture avaient alors couverts les draps.
La nourriture fut rapidement écartée. Avariée et humide, elle ne pouvait plus être consommée – il prit cependant soin de cacher les flacons d’alcool. La poudre noire quant à elle était encore mouillée, mais à force de cuir au soleil, elle redevint aussi s;’eches que ses lèvres craquelées.
Une semaine durant il travailla sur la restauration de ses Gantelets de Feu, ces armes aux capacités quasi illimitées et qui ne nécessitait que l'usage du toucher pour créer des explosions. Une semaine qui passa sans même qu'il ne s'en rende compte.
Lorsqu'il eut enfin terminé, il décida d’aller prendre du soleil sur sa véranda. Il s'y endormit et quand il se réveilla, il s'étira avec tant de force que le bandage retenant son aile céda. Il jura comme un charretier et, retenant les bandelettes comme il le pouvait, entra à l'intérieur. La stupéfaction l'enlaça lorsqu'il se rendit compte que bouger son aile ne lui faisait plus aussi mal. Il l'observa éberlué et l'étira autant que possible, effleurant même le plafond de ses pennes.
C'était impossible. Une guérison si rapide d’une blessure aussi grave ne pouvait pas être normale.
Repoussant à plus tard ses interrogations, il ramassa ses effets et alla demander congé à ses hôtes – non pas sans passer par l'inspection des médecins et du fauconnier stupéfaits. Remerciant le jeune garçon qui l'avait secouru, il partit sans un regard en arrière, pressé de poursuivre ses recherches.
Son retard avait peut-être éloigné Nävis de lui encore plus, mais il espérait que mettre les bouchées doubles lui permettraient de rattraper son retard. Volant avec un grotesque plaisir, il rejoignit la ville de Fendassë. Comprenant que peu d’aérial s'y arrêtait, il décida de cacher ses ailes pour éviter les suspicions.
Enfiler son harnais ne fut pas une mince affaire. Il eut souvenance qu'autrefois il y avait toujours eut quelqu’un pour l'aider à le mettre, mais cacher dans un fourré, il était bien seul. Après de nombreux jurons, quelques plumes arrachées et de nombreuses pauses pour reprendre son calme, il parvint enfin à le mettre. Attachant les sangles sur le devant de son corps et ajustant celles rabaissaient ses ailes, il mit son long manteau par-dessus, les cachant ainsi à la vue de tous. Seuls les méticuleux pourraient voir les plumes qui paraissaient derrière ses jambes et trouveraient curieux la bosse qui saillait dans son dos.
Il se mit ensuite en quête d’indices sur la position de la jeune femme. Sachant qu'il ne trouverait rien le premier jour, il loua une chambre et, comme de fait, cela lui prit deux jours avant d’entendre son nom parmi les marins du port et une journée de plus pour apprendre où elle avait travaillée. Les matelots présents ne purent cependant lui apprendre où elle était allé une fois le boulot terminé.
Se retrouvant rapidement affamé et à court de vivre, il décida de prendre une pause et d’aller se restaurer au marché. Les gens étaient nombreux et leur masse grouillante et bruyante ne fit que le rendre un peu plus colérique. Il était en train de suivre le flux et reflux de la foule quand il fut bousculé.


- Hey ! Ça te dirait de regarder devant toi quand tu marches ?!

Sans même lui porter plus d’attention, il poursuivit sa route.


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Nävis Al-Husayn
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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Mar 10 Avr - 22:14

Nävis profitait de cette séparation d'avec sa famille. La vie chez elle ne lui déplaisait pas tant que ça -exepté les vêtements que sa mère l'obligeait à porter- mais elle avait vécue quasiment seule pendant longtemps. Elle se couchait plus tard que Dowen, et faisait rarement des soirées boissons ou jeux d'argent, mais surtout elle n'avait plus l'habitude d'avoir au dessus d'elle une autorité parentale qui ne devait pas être contredite, sous peine de sanction.
Puis elle s'arrêta, regardant avec interêt une étale où se trouvaient différentes sortes de tartes sucrées et salée, Nävis se demanda si en acheter une serait raisonnable.

Elle ne bougeait pas plus que ça chez elle, mis à part les disputes avec ses frères, ce n'était pas comme sur le chantier où elle soulevait des choses un peu lourdes, où en tout cas elle dépensait pas mal d'énergie.
Là elle avait l'impression qu'elle allait s'empater dès qu'elle mangeait un peu trop. Et c'était dur de ne pas un peu trop manger quand votre mère cherchait à vous gaver. Mais une tarte aux figues lui semblait très appétissante. Alors elle commença à négocier le prix. C'était plus par coutume que par réelle nécéssité, ne pas négocier les prix avait tendance à vexer les marchands tant Iskadarien que Fendasséens.
La technomage commençait à avoir le dessus et alors qu'elle reculait on lui rentra dedans sans ménagement, et surout qu'on lui gueula dessus que c'était sa faute. Elle vit roge immédiatement.

-Et toi ça te dirais de t'acheter un cerveau l'empafé !? Même pas fichu d'regarder eux même où ils fichent leur grolles, pas possible... Et toi, j'te file cinq pièces de bronze et pas plus, alors file la tarte fissa.


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Dosiän Damador
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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Mer 11 Avr - 0:07

Myrdanos soupira de colère et poursuivit sa route sans vraiment porter attention aux mots lancés à son attention. Se perdant dans les brouhahas de la foule et dans la distance qui s'agrandissait, il n'en comprit pas la moitié et oublia rapidement.
Mais il s'arrêta net. Les mots s'obstinaient, ne quittant pas son esprit et le harcelant sans qu'il ne comprenne pourquoi. Ils lui semblaient familiers et il dut faire un certain effort pour en rappeler les tenants.
Il se retourna d'un bloc et observa la foule. À contre-sens, les gens lui rentrèrent dedans et il dut se déplacer pour ne pas déclencher la colère des passants. Il scruta les étals et revint sur ses pas, cherchant la personne à qui avait appartenu cette voix haut perchée.
Le présentoir de tarte était vide. Jurant à voix basse, il repartit, scrutant les têtes et observant les visages. Il se trouvait ridicule : croire qu'il l'avait vu dans un endroit pareil était un non-sens. Il décida quand même de continuer – on sais jamais – mais comme ses yeux ne donnaient pas l'effet escompté...


- Nävis ! Nävis ! Où est-ce que tu te planques merde ! Hey ! Pimbêche !


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Nävis Al-Husayn
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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Mer 11 Avr - 17:03

Tarte en main, fière de son achat qui lui tomberait peut-être directement sur les hanches, Nävis continua son chemin, un peu radoucis de sa bousculade par l'autre idiot.
Encapuchonné comme ça, et avec autant d'amabilité, c'était sans doute un étranger qui cherchait à se planquer. Ou un local qui avait des emmerdes, mais dans ces cas là on évite souvent de se faire remarquer. Ses sandales claquants sur le sol, et laissant passer les petits cailloux à son plus grand regret, elle croquait à pleine dent la tarte tout en se laissant absorber par des articles de bricolage divers. Si elle pouvait retrouver son kit de bricolage de Flyhigh, elle pourrait ravoir de l'argent tout en restant chez elle... Elle remit une mêche de ses cheveux lâchés et onudlés -preuve de leur tressage plus que régulier- derrière son oreille.
Un mot, presque hurlé, surpassa le brouhaha de la foule. Nävis se figea, et en laissa tomber sa tarte. Pimbêche. Pimbêche. Ca semblait résonner en elle, d'autant que la voix lui était plus que familière. C'était Myrdanos. Elle se retourna plus vite que ce qu'elle avait voulu, se prenant un type lancé à pleine vitesse dans la figure, elle le bouscula sur le coté, et chercha des yeux.

-Myr !? Myrdanos ?! Pousse toi de là, toi.

Elle fit descendre d'une caisse en bois un camelot qui faisait l'étal de ses balais magiques qui permetteraient à toutes femmes de faire le ménage sans aucun effort. Elle grimpa et mit ses mains au dessus de ses yeux.
Fringuée comme ça il n'allait pas vraiment la reconnaitre... Elle le vit, le type au grand manteau, criant son nom, à une dizaine de mètre. Ses yeux s'embuèrent un peu, et se fichant des insultes lancées par le camelot qu'elle avait poussé, elle se rua dans la foule se frayant un chemin à grand coup de coude. Nävis arriva face à Myrdanos, et lui sauta directement au cou, lachant le panier de sa mère sur le sol. Elle le sera fort.

-Myr !! Toi, c'est bien toi ! Tu as tellement manqué à la pimbêche que j'suis ! Oh, Myr, espèce d'emplumé qu'est-ce que tu fiche là ?!


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Dosiän Damador
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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Jeu 12 Avr - 1:20

Myrdanos appela la jeune femme encore un peu, mais finit par abandonner. Elle n'était certainement pas la seule à parler de la sorte et puis, de toute façon, du peu qu'il avait vu, elle n'avait pas du tout le même genre vestimentaire. Il était sur le point de faire demi-tour et reprendre ses courses quand il entendit son nom crié.
Non, il n'avait pas halluciné.
Il pivota sur lui-même, mais, rien à faire, il ne la voyait pas et pourtant, si elle était à portée de voix, elle était assurément à vue ! S'en était frustrant.
Une bousculade attira son regard et il vit une bouille qu'il reconnu enfin. Nävis courait vers lui et il l'accueillit à bras ouvert. Elle lui sauta dans les bras, s'agrippant à lui comme à une bouée... ce qu'il avait l'impression d'être. Elle cria dans ses oreilles et il comprit à peine ce qu'elle disait, mais il pu aisément en deviner le sens.


- Moi aussi je suis content de te voir. (Il fit des efforts pour lui faire lâcher prise et la déposa devant lui) J'suis venu réparer la gaffe de Dowen qu'est-ce que tu crois ? Trouvons un meilleur endroit.

Tout deux suivirent alors le flux des passants et sortirent du passage principale pour deviser encore deux étals. Myrdanos sourit à la jeune femme qui lui faisait face.

- Qu'est-ce qui est arrivé à ta garde-robe ? Tu as l'air d'une fille.


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Nävis Al-Husayn
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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Ven 13 Avr - 12:07

Nävis eu du mal à lacher l'aérial qu'elle tenait entre les bras. Et si tout ça s'évaporait d'un coup et ne la fasse simplement se rendre compte que même si elle éssayait de faire celle qui s'accomodait de sa nouvelle vie elle voulait desespérément retourner à l'ancienne. Avec ses moteurs, ses pirates, son Myr... Voir même cet abrutit de Dowen qui sait, elle pourrait presque lui pardonner afin de revenir.
Presque.
Myrdanos la fit lâcher, et la posa devant lui. Elle se contenta de la regarder, avec un grand sourire puis de le suivre parce que rester en plein milieu de la voie n'était pas la chose la plus agréable du monde. Elle attrappa le panier de sa mère. Ils trouvèrent un coin calme, un peu caché, entre deux étals d'épices qui donnait à l'air un parfum agréable. L'aérial lui fit un sourire, et une refléxion. Mais pas méchante, il était taquin, elle qui ne portait jamais de robe en portait une.
Elle pinça le tissu sur son ventre et le tira comme pour vérifier que ce n'était pas sa peau qui avait prit cette teinte.

-Et crois moi c'est pas confortable du tout cette chose. J'ai les cuisses qui s'frottent, j'peux rien enjamber, j'dois faire attention quand j'me baisse. Ca a pas été inventé pour rendre libre mais pour contraindre ce truc.

Elle leva la jupe jusqu'à ses genoux et chercha un moyen de la faire tenir à cette hauteur tout en parlant. Au moins l'avoir jusqu'ici lui permattait de bouger bien plus à son aise, et tant pis pour ce qu'on pourrait voir.

-J'ai rien demandé, ma mère a prit mes fringues et à tout remplacé par des robes, et pas moyen de fiche la main sur les anciennes. Alors j'ai été lâchement obligée de mettre des robes, des p'tites sandales et autres trucs. Bon au moins j'suis pas obligée de porter des bracelets et des colliers...


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Jeu 26 Avr - 1:47

Myrdanos observa la jeune femme devant lui, un brin surprit de la voir dans un tel accoutrement. L'examinant de haut en bas, il ne se faisait décidemment pas à l'idée qu'elle puisse volontairement s'être vêtue de la sorte. Elle se lança alors dans une explication qui calma ses doutes… sans toutefois parvenir à retirer son sourire de sur son visage.
Un mot cependant fit sonner une cloche dans son esprit. Il la laissa terminer avant d’oser lui poser la question.


- Ta mère ? Ah. Tu as donc choisit de rester ici ? De retourner à ton ancienne vie ? Quoi que c’est pas si mal.

Il promena son regard aux alentours, regardant les gens et les étals. Les bâtiments lui rappelèrent vaguement quelque chose cependant. Il était déjà venu ici, c'était indéniable, mais quand et en quelles circonstances ? Les impressions que lui donnait l'endroit étaient vagues et il n'arrivait pas à se décider de leurs bons ou mauvais sens.
Il revint rapidement à Nävis.


- Je me suis donc cassé une aile pour rien ? Lâcha-t-il sans vraiment savoir s'il était contrarié ou pas.


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Nävis Al-Husayn
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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Sam 26 Mai - 21:46

Nävis résussit à faire tenir sa robe avec sa ceinture, elle l'avait passé à demi sous la jupe de la robe, et l'autre par dessus. Ca ferait l'affaire, elle ne voulait pas se sentir contrainte. Et elle ne voulait pas que Myrdanos la voit comme une, une "vraie fille", car ce n'était pas ce qu'elle était, même si certaine robe avait un joli tissu, elle en ferai des tuniques et point, mais pas si longues... La jeune fillese figea, et regarda l'aérial avec des yeux qui s'agrandissaient de plus en plus, comprenant en décalé ce qu'il disait.
Il croyait qu'elle été revenue tranquillement chez elle, qu'elle se sentait toute joyeuse et en plus il s'était...

-Cassé une aile !?

Elle le regarda de haut en bas et souleva un peu le manteau se fichant des protestations qu'il émettait pour voir les plus en dessous qui avaient l'air bien.

-Ca va ? Elle s'est remise ? Ou se remet je sais pas moi, enfin, ça va quoi ?? M-mais comment tu t'es cassé une aile et pour-

Elle s'arrêta d'un seul coup, comprenant. Elle allait demander pourquoi il s'était cassé une aile et s'était elle même faite la réponse. Il était veu la chercher. Il avait du avoir vent de ce qui était arrivé avec Dowen, son enlèvement. Donc il s'était inquiété de ne pas la voir revenir. Elle eu une drôle de sensation lui serrant la poitrine. Il s'était inquiété pour elle, alors qu'elle et sa langue de vipère avaient crues qu'il s'était remit sans problème et qu'il avait refichu un bazard monstre dans sa chambre, enfin, la chambre qu'elle squattait.

-Tu sais, si j'revis chez ma mère, et porte ce qu'elle me dit de porter, c'est parce que j'ai pas trouvé comment partir, mais j'ai pas envie de rester. Mais j'ai pas non plus envie d'lui briser le coeur, j'lui ai fais du mal en fuyant plus jeune, là je cherchais une histoire à servir pour partir. Mais je vois pas quoi dire, j'ai pas de vrai boulot, pas non plus de maison à moi, et pas de famille ou ma-ri....

Les yeux verts de Nävis s'illuminèrent d'une idée merveilleuse, elle regardait Myr avec un visage tout aussi lumineux que ses yeux, voyant le potentel de cette rencontre, son retour à la vie qu'elle aimait, sans pour autant briser sa famille. Et d'une cerainte manière ce n'était pas un si gros mensonge. Et puis c'était une idée qui pouvait très largement marcher, sa mère pourrait même y plonger tête la première.

-Myr. Si tu veux réparer la connerie de Dowen. Fais-toi passer pour mon fiancé.


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Sam 30 Juin - 5:39

Pimbêche commença par s'étonner de son accident et se mit en quête de ses ailes. Il était surpris qu'elle n'y ait pas réagit plus tôt, mais comme elle se ruait sur lui en soulevant son manteau, il la trouva soudain excessive. Il la repoussa rapidement et replaça son manteau.

- Oui, ça va. Hey j'ai dit ça va, siffla-t-il en la repoussant lorsqu'elle revint à la charge. Elle a guérit rapidement.

La jeune femme continua de parler comme s'il n'avait rien dit, mais soudain elle se tut. Il vit une certaine compréhension se teindre sur son visage et il s'en sentit mal à l'aise : elle venait de comprendre qu'il était venu la chercher. Il se détourna et passa vivement sa main dans ses cheveux, comme tentant de se défaire de ce malaise. Elle ne s'était visiblement pas attendu à ce qu'il réagisse ainsi.
Elle se remise à parler, ce qui dissipa quelque peu son malaise. Écoutant ses paroles, il comprit qu'il s'était méprit sur ses premières insinuations. Elle était en quelque sorte prisonnière de sa propre famille. Elle se tut de nouveau, fixant sur lui un regard qu'il n'aima pas. Et les mots qui sortirent de sa bouche le figèrent de surprise. La regardant fixement, il prit un très long moment avant de répondre. Les premiers mots prononcés furent marmonnés.


- Hum... je ne sais pas... je... (Il lécha ses lèvres pour dissiper son malaise et perdit aussi sa main dans ses cheveux) Je ne sais vraiment pas Nävis. Écoute, tu imagines vraiment que je puisse... (il gronda tout bas et rabaissa sa main) Non, on trouvera bien un autre moyen de te sortir de cette impasse.


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Dim 14 Oct - 23:15

Horrifiée parce qu'il refusait alors qu'elle avait pas vraiment expliqué le pourquoi de ses paroles, Nävis secoua vivement lorsqu'il refusa en lui expliquant qu'ils trouveraient autre chose, mais que là ça n'était pas possible. L'humaine lui attrppa les mains et l'obligea à la regarder droit dans les yeux. Son regard se fit plus suppliant, tout en restant franc et direct. Elle prit quelques secondes à réfléchir à comment lui dire ce qu'elle voulait lui expliquer. Finalement elle lui expliquerait comme ça venait, enrober ou adoucir ses mots, ce ne serait pas elle, du tout.

-Ecoute moi Myr, j'sais très bien ce que je viens de dire. Si je te demande de faire ça c'est pour plein de raisons. Déjà mes parents me laisseront pas partir de chez eux si c'est pas avec un mari qui s'occupera de moi et leur assurera que je suis en sécurité et que je ne manque de rien, enfin surtout pas d'amour. Ca c'est ma mère, elle a un coté fleur bleue qu'on l'crois ou non...

Elle revoyait Dhiery dire qu'elle ne mourrait pas avant que chacun de ses enfants ne soit mariés, parce qu'une fois mariés elle saura que quelqu'un d'autre qu'elle leur prodiguera de l'attention et de l'amour et qu'ils seraient donc heureux. Nävis savait donc qu'elle ne pourrait être lachée par sa mère que lorsque quelqu'un lui demandera sa main, et l'emportera sur son flot d'amour et deau fraiche. Son père rajoutait souvent aussi que c'était bien beau mais qu'il fallait veiller à choisir quelqu'un d'autre qu'un fauché qui ne surviendrait pas matériellement à leur besoin.

-Et t'es le seul gars avec qui j'ai passé l'plus de temps ces dernières années, et qui soit à peu près saint d'esprit et en correlation avec l'image que se fait ma mère et mon père du physique du gendre idéal. Pas un maigrichon, pas un tonneau, et assez fort pour travailler. En plus Ca ne leur brisera pas l'coeur que je parte pour vivre ma vie comme ça.

Et se serait plus facile à elle de leur écrire régulièrement en leur parlant d'une vie avec un mari que de leur dire qu'elle retournais chez les pirates réparer illégalement des moteurs parce que c'est ce qu'elle aimait.

-Il nous suffira de dire que tu m'as sauvée des pirates y a un moment, et que tu m'as reccueillit, mais qu'j'ai été de nouveau prise lors d'un raid sur notre village et alors que tu partais pour me sauver, bah tu as su que j'étais ici et te voila ! Je t'en prie Myr, si j'avais d'autres solutions je les auraient appliquées depuis belle lurette... Je t'en prie, j't'en prie, j't'en supplie même....


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Mar 16 Oct - 23:41

Myrdanos n’aimait décidément pas cette situation. Il passa sa main sur son visage, comme pour en chasser les traces d’inconfort et pour réfléchir à une façon de sortir la gamine du pétrin dans lequel elle était allée se mettre.
Elle lui saisit brusquement les mains et le força à se pencher à sa hauteur pour la regarder dans les yeux. Surpris par cette initiative, il n'eut pas le temps de réagir avant qu'elle ne se mette à parler. Elle débita tout ce qu'elle avait à dire à une telle vitesse qu'il n'en compris le sens que par après : elle lui redemandait de jouer son jeu.
Il parvint à se défaire de sa prise et à se redresser, mais elle poursuivit son discourt allant même jusqu'à le supplier d’accepter. Il resta longtemps en silence, étirant le supplice de sa jeune amie à cause de ses délibérations. Il chercha en vitesse une façon de régler son problème, de contourner la seule solution qu'elle avait trouvée et qui lui était extrêmement déplaisante.
Finalement, il soupira avec force et passa sa main dans ses cheveux.

- Tu pourrais tout aussi bien leur dire la vérité. (La moue qu’elle lui servit sembla répondre à sa place et il soupira encore) D’accord, fit-il entre ses dents serrées.
Elle lui sauta encore au cou, mais il la fit rapidement lâcher prise.

- Ça va, c'est pas la peine de commencer tout de suite… j'espère pour toi que ça ne prendra pas des heures pour les en convaincre, parce que je suis plutôt mauvais acteur. Explique-moi un peu le contexte de ta famille, et leurs noms. Et surtout ce qu'ils veulent entendre.
Décidément cette idée n'était pas la meilleure qu'il ait eu.


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Nävis Al-Husayn
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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Mer 17 Oct - 9:08

Sa joie avait était elle que la jeune femme lui avait de nouveau sauté au cou, ce qui s'était soldé cette fois par le fait que Myr la repoussa. Elle était tellement contente qu'il accepte pour enfin, pouvoir partir de chez elle, mais sans faire autant de dégats que la dernière fois. L'Emplumé lui demanda alors de lui faire une sorte de point sur sa famille, la situation, les noms. Même s'il était mauvais acteur, il savait ce qu'il fallait demander pour avoir l'air un minimum crédible. Nävis se dépêcha donc de lui faire un résumé de sa drôle de famille.

-Bon, déjà mes parents, ma mère s'appelle Dhiery, mon père Thojh. Elle est très pot de colle et mère poule, et trop envahissante, mais pour elle elle est juste une bonne mère point. Papa lui est peut-être effacé à coté, mais faut pas croire dès qu'il dit quelque chose, on fait, vaut mieux éviter de le contrarier. Après j'suis la seule nana, donc la d'sus ça ira t'a pas de belle-soeur.

Elle posa ses fesses sur une caisse derrière elle afin d'être mieux installée et de ne pas parler trop rapidement. Il fallait qu'elle fasse un résumé de sa famille qu'il puisse retenir, et pas débiter un flot de parole qui lui ferait à coup sur perdre le fil et aire appeler sa mère Thahaj. Elle l'invita d'une main à se poser aussi sur le tonneau derrière lui. Elle leva alors frère doigts.

-Par contre, j'ai cinq frères. Dans l'ordre d'apparition, donc du plus grand au plus petit on a: Ishman, dans la trentaine plutôt lent et calme, et surtout très branché nana, et c'est un grand-frère qui prend son rôle bien au sérieux; Erzhib, va avoir les trente et est guerrisseur, il est comme Ishman niveau grand frère il veille au grain; Après c'est Thahaj, la vingtaine, la pire machine à emmerde de tout les temps, si tu vois des gens courir en beuglant dans la rue qu'ils vont tuer quelqu'un tu peux être quasi sur que c'est lui le quelqu'un en question.

Elle porta la main à son front et secoua la tête affligée. Elle était sur que si elle arrêtait quelqu'un même dans cette rue, et qu'elle lui demandait si il-elle connaissait un élémentaliste du bois Al-Husayn il lui dirait que oui et que d'ailleur sil lui avait fait ci ou ça. Une calamité ce Thahaj, avec qui elle se prenait la tête très régulièrement.

-J'crois qu'on peu dire qu'il a l'même caractère que moi après, mis à part les emmerdes. Bon, moi je suis après Thahaj, donc on en a finit avec mes ainés. Maintenant, les cadets. On a Azul, qui est assez sang chaud et surtout curieux, il aura tendance à te poser dix millions de question sur des trucs pas forcéments importants, et il voue un culte à Erzhib; Et pour finir, il y a Hassim, qui est calme, timide, tout doux j'dirais même, et qui apparament à bien prit soin de mes poupées durant mon absence. T'méprend pas, j'les ai jamais appréciées ces poupées. Des questions ? J't'épargne les cousins et autre, la famille proche c'est le plus important.


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Dim 4 Nov - 16:39

Myrdanos croisa ses bras et regarda l'enthousiasme de sa jeune amie. Prenant tout de même soin de parler lentement, elle lui débita plusieurs informations concernant sa famille, notamment les noms de ses parents. S'ils avaient vraiment été un couple, ça aurait été la première chose qu'elle lui aurait dite. Elle lui fit de même un petit résumé de leur caractère respectif. L'Aérial savait qu'il ne retiendrait pas tout, mais ça ajouterait à sa crédibilité, car il était peu habituel qu'à la première rencontre le gendre connaisse parfaitement ses beaux-parents.
Elle l'invita ensuite à s'asseoir sur une caisse. Il soupira à nouveau de cette mauvaise idée et s'avança à son côté. Elle lui parla alors de ses frères et leur nombre le fit secouer la tête : elle en avait cinq. Leur nom lui échappa aussitôt qu'elle les prononça, mais leur description l'aida à situer le genre de frères qu'elle avait.
Une fois ce petit résumé fait, il lui posa des questions pertinentes et elle lui répondit du mieux qu'elle put. Il répéta ensuite les noms et elle le corrigea à quelques reprises, notamment sur les noms de ses frères, car il les avait complètement oubliés.
Après un nouveau tour de question, il se leva en époussetant son manteau.

- Bon, ta mère doit se demander où tu es. On devrait y aller… question que ça se termine rapidement.
Il posa son regard sur la jeune femme qu'il était sensé traiter comme une épouse et remarqua son sourire. Il ignorait s'il aimait ce sourire ou pas. Après un moment d’hésitation, il lui tendit la main.


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Mar 26 Fév - 14:22

Myrdanos avait l'air d'avoir prit au sérieux son rôle de mari. Les noms de ses parents avaient été assimilés assez rapidement, il avait eu plus de mal avec ses frères, mais d'un autre coté s'il savait tout par coeur ça aurait fait suspect.
Elle avait donc expliqué qui ils étaient tous autant qu'ils sont, comment ils étaient. Myr lui demanda des choses sur eux deux notamment. Comment i l l'avait "sauvée", comment et où ils avaient vécu, où s'étaient-ils mariés, des question que sa mère leur poserait après avoir avalé les premières informations balancées. Les habitudes de la vie à deux, a, ça n'étaient pas un problème ils avaient quand même vécu ensemble donc la dessus, pas besoin de se concerter pour savoir que Nävis était pas celle qui cuisinait mais celle qui dévorait, qu'à l'inverse elle nettoyait les pièces qui n'était pas la cuisine, qu'elle mettait six ans à se coiffer et à se laver squattant la salle de bain, etc etc.
Après un dernier tour d'horizon de sa famille, une répétition des noms de ses frères, et un long moment pour respirer et se donner le courage d'y aller, les fesses de la technomage se décollèrent de sa caisse et regardant Myr en souriant, elle remarqua la main tendue, grosse paluche à coté de ses mains caleuses de filles. Elle prit cette main et se rapprocha de lui.

-Oui, c'est vrai que ça risque même de lui faire un coup de chaud de plus me voir. Si elle a finit de négocier ce qu'elle voulait acheter. Mais je t'ai apperçu fendant la foule, questionnant tout le monde sur moi, si on m'avait vu, si on me connaissait, et je n'ai pas hésité à courir te rejoindre, et nous n'avons pas vu le temps passer, mon chéri.

Elle avait commencé à avancer vers l'étal où se trouvait sa mère main dans celle de Myr, un peu agrippée à lui comme une jeune mariée au bras de son mari, ce qu'elle était sensé être. Après quelques pas, elle remarqua Dhiery portant Hassim qui avait une main en visière. Ils la cherchait ça ne faisait aucun doute. Souriant pleinement, elle agita le bras qui ne tenait pas la main de Myrdanos, attirant l'oeil de son frère qui la pointa du doigt.
L'éclair de soulagement intense passant sur le visage de sa mère serra un peu le coeur de la jeune fille. Sa mère l'avait pensée de nouveau disparue, ça ne faisait pas de doute, il faudrait qu'elle s'excuse un peu plus que ce qu'elle avait eu l'intention de faire.
Puis Dhiery exprima tout autre chose, une sorte de mélange entre de la méfiance, un peu de colère, mais surtout un grand étonnement. L'heure de l'acte 1 scène deux était arrivée: L'arrivée du mari inconnu...

-Bon, laisse la parler en première, elle va s'insurger du fait que je soit partie, puis poser dix mille questions sur toi, qui tu es, et un tas de choses. Laisse la débiter, et surtout quand elle a finit si tu te sens pas de répondre presse ma main et j'argumente.


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Mar 26 Fév - 14:50

Elle avait eu les rouleaux de tissus qu'elle voulait, avec une réduction, et même du fil à coudre et à broder. Nasira était une sacrée tête de mûle, mais elle ne serait pas Dhiery Al-Husayn si elle ne savait pas faire flancher les marchands et marchandes de Fendassë. Elle voyait déjà ce qu'elle ferait de tout ça, Azul avait besoin de pantalon, il grandissait et usait ses pantalons trop vite, Nävis avait grandit et avait de plus jolies formes qu'avant, il lui fallait aussi des adaptations de vêtements, et Thahaj, qui avait encore déchirés ses habits en fuyant. Et s'était bientôt l'anniversaire de Thojh, elle lui ferait peut-être un manteau pour aller dans les plaines de sables.
Hassim avait été adorable, il s'était simplement assit sur un coussin par terre et avait parler, enfin écouté, la fille de Nasira. Les achats emballés, et les annecdotes échangées par les deux femmes terminées, Dhiery se retourna pour voir où était partie Nävis, afin qu'elle l'aide à porter les tissus, et pour voir si elle ne voulait pas quelque chose à manger, elle commençait à avoir faim personnellement.
Mais personne n'était derrière elle, sa fille n'était pas en vue près des étales des marchands ou entrain de marcher. Elle avait disparue. Non, elle devait juste être hors de portée de sa vue, elle n'allait pas disparaitre si peu de temps après être rentrée Dhiery, prit la main d'Hassim, la serrant un peu pour etre sur qu'il était bien là, car elle ne détachait pas son regard de la foule.

-Hassim, vient dans les bras de maman, tu vas chercher ta soeur hein ? Tu seras plus haut que moi et tu auras une meilleure vue, plus jeune. Tu regarde bien mon chéri, regarde bien.

Elle le porta du mieux qu'elle pouvait, ses achats en main. Il se dressa au mieux et scruta partout. Cachant ses yeux du soleil, il regarda par où il était venu, et repondait non quand sa mère lui demanda s'il la voyait. Dhiery trembla un peu, mai quand il lui dit "Là bas!" en pointant un bras s'agitant au loin, elle fut soulagée. Elle s'était juste éloignée, c'était tout, personne ne l'avait prise.
Sauf un homme qui la tenait par la main. Dhiery cligna des yeux. Qui était-ce ? Qu'est-ce que la main de sa fille faisait dans la sienne, il n'était pas d'ici lui non...

-Nävis ! Tu pourrais prévenir quand tu t'éloigne ! J'ai eu peur moi, qu'est-ce qui ce serait passé si tu avait été enlevée encore une fois hein ? Tu as imaginé ton pauvre père ? Et tes frères ? Et moi aussi, non mais ! Tu préviens, hein ?! Et qui est-ce lui ?

La mère se tourna alors vers l'être un peu blanc comparé aux gens d'ici, qui avait des ailes vu de plus près, et qui ne semblait pas à l'aise en plus.

-Comment vous appelez vous ? Pourquoi vous tenez ma fille comme ça ? Je ne vous ai jamais vu ici, vous ètes pas de Fendassë ou Iskandar ?



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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Dim 3 Mar - 23:57

Nävis s'agrippa à sa main, comme toute bonne épouse retrouvant son mari, et vint plus près de lui que n'importe quelle femme l'ayant déjà approché. Il retint son envie de s'éloigner et détourna le regard.
Pourquoi un tel malaise ? Il avait déjà été en compagnie de femmes et, depuis son Réveil, il ne s'en était pas gêné. Alors pourquoi avec elle c'était différent ?
Il repoussa à plus tard ces interrogations et entraina la jeune femme vers le courant des passants. Elle répondit alors à sa remarque et s'empressa de trouver un bobard à raconter à sa mère… un mensonge pas si mensonger que cela étant donné que c'était réellement ce qui s'était passé. Ils ne marchèrent pas longtemps avant que Nävis ne repère deux membres de sa famille.
Involontairement, l’esprit de Myrdanos se mit à analyser la femme qui approchait. Son visage en disait long : elle était inquiète pour sa fille, oui, mais ses yeux avaient la dureté des gens accoutumés à diriger et à obtenir ce qu’ils voulaient. Étant donné ce que Nävis lui avait dit à propos de ses frères, il n’en attendait rien de moins d'elle.
Il reçu un commentaire concernant la première rencontre, mais il n'eut pas le temps de répondre que la femme en question débuta un interrogatoire assez musclé : non pas dans le sens de difficile à contourner, mais plutôt dans celui du nombre de question. C’était partit.
Elle commença par interroger Nävis, puis, comme si elle venait de se rendre compte de sa présence, n'attendit pas les réponses de sa fille avant de se tourner vers lui. Sa brusquerie ne le rebuta pas le moins du monde, comme s'il y était habitué, et il resta de marbre jusqu’à ce qu'il semble qu’elle ait terminé.
Il s’éclaircit alors la gorge et posa sa main libre sur son torse.

- Bien le bonjour madame Dhiery. Je me nomme Myrdanos. (Il fit une petite pause, imitant à la perfection celui qui attend une réponse tout en ne lui laissant pas suffisamment de temps pour en trouver une) Il semblerait donc qu’elle ne vous ait pas encore parlé de moi. Je suis presque vexé, Nävis, dit-il en posant un regard sur elle. (Il s'éclaircit à nouveau la gorge et revint à Dhiery) Je suis, depuis maintenant deux ans… votre gendre.
Myrdanos n’était pas arrivé à retenir son hésitation et su que Dhiery l’avait immédiatement repéré. Sachant très bien qu'il ne pourrait pas rattraper le coup, il pressa la main de Nävis.


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Lun 4 Mar - 10:47

Myrdanos avait presque parfaitement joué son rôle. Sauf quand il butta sur le mot de gendre et que très visiblement sa mère avait tiqué. Sur le mot et l'hésitation, nävis n'en doutait pas deux secondes. Ni une ni deux, Myr pressa sa main, lui montrant que là, il ne savait plus quoi dire. Son jeu d'actrice se mit alors en place, elle rosit un peu et se précipita comme pour se justifier de l'oublit, tant auprès de sa mère que de son époux qui était un peu mal à l'aise.

-C'est vrai que je n'ai rien dit mais je... J'avoue que je ne savais pas comment vous l'annoncer à papa et toi. Je sais que vous n'avez souhaité tout au long de ma vie que mon bonheur, et toi m'offrir un merveilleux mariage alors j'ai eu un peu peur de te décevoir...

Son dernier mot fit mouche. Parler du rêve de sa mère, à savoir l'habiller richement d'une robe qu'elle lui aurait faite pour l'occasion, des bijoux familiaux que sa mère et la mère de sa mère avaient toutes portées lors de leur propres mariages, et servir durant des jours de fête des tas de petits plats alléchant, juste pour célebrer son union avec quelqu'un avait un certain impact, mais avouer qu'elle avait peur de décevoir sa mère par un mariage non organisé par elle même, et avouer donc à demi mot qu'elle en aurait voulu de cette fête interminable montrant la joie et la capacité de ses parents à faire montre d'une grande hospitalité.
Elle se mordilla le coin de la bouche. Un tic qu'elle avait lorsqu'elle cherchait ses mots dans des situations gênantes, et qui l'embêtait. Elle savait que Dhiery noterait toute expression qu'elle aura, aussi elle ne laissait rien au hasard. Mais ce n'était pas à sa mère qu'elle s'adressa, mais à son mari par mensonge.

-Je suis désolée de n'avoir rien dit sur toi Myr. Il y a eu tellement de choses et de boulversements ces derniers temps, je crois que pour une fois je n'ai pas réussis à tout gérer. Et j'avais un peu peur de ne jamais te revoir aussi... Je ne savais pas s'ils t'avaient retrouvés, et fait du mal...

Elle eu un petit tremblement d'épaules, presque rien, et se colla un peu plus à lui. Et si les pirates l'ayant -imaginairemen- retrouvée et enlevés de nouveau avait également retrouvé son cher et tendre... Elle avait eu si peur qu'ils ne s'en soient prit à lui, qu'il l'ai brutalisé, ou tué. Elle avait préféré tenir sa langue et ne jamais parler de lui. Elle en avait même jeté sa jolie bague pour qu'il ne lui cherche aucune famille. Le mensonge se brodait de mieux en mieux, et il était plausible. Et ce qui jouerait en leur faveur était les blessures que Myr s'étaient faites, ça pourrait attester de violentes remontrances des vilains pas beaux, envers le grand héros emplumé.

-Après, maman, c'est peut-être pas le meilleur endroit pour en parler non ? J'aime pas comment les gens nous regardent. Et puis c'est pas leurs oignons cette histoire, c'est les notres. On va te raconter toute l'histoire en détail. Depuis le début d'accord ? J'avais pas voulu en parler au début, mais c'était surtout parce que j'avais peur que Myr n'ai été.... Elle avala un peu difficilement sa salive, n'ajoutant pas le mot tué ou enfermé, mais le laissant sous-entendre. J'aurais finis par le dire, mais je cherchais la manière, et puis je l'ai vu tout à l'heure en regardant quelques étales, et j'avoue que je n'ai plus pensé au fait que tu m'attendais.


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Lun 4 Mar - 15:45

Dhiery eu un peu, non beaucoup, de mal à assimiler. Gendre ? Gendre, comme le gendre qui est donc l'époux de l'un de ses enfants, en l'occurence de sa fille ? Comment ? Pourquoi ? Quand ? Qu'est-ce qu'il lui était passé par la tête. Autant de question qui essayaient de se frayer un chemin jusqu'à sa bouche mais qui ne trouvait pas la sortie.
Elle avait vu qu'il avait hésité à sortir ce mot. Pourquoi ? Il avait honte ? Peur ? Alors que sa voix revenait Nävis se mit à parler à son tour, complètant le discour de l'homme. Son mari. En toute mère qu'elle était Dhiery n'en revenait pas, sa fille serait mariée, elle qui était une fille que de physique, et pas tellement de caractère, était mariée. C'était la première information dure à digérée. Elle fuit suivit aussi de celle qui était qu'elle ne leur avait rien dit, du tout.
D'après Nävis, c'était parce qu'elle avait eu peur de la décevoir car sa mère n'avait pas pu organiser son mariage.

Cette pensée la toucha profondément. Sa petite fille, si récalcitrante à se marier, avait pensé à elle pendant son mariage, en songeant qu'elle aurait voulu que sa mère lui organise. D'un coté c'était adorable, de l'autre coté, elle avait l'impression qu'il y avait ainguille sous roche. Mais ça semblait naturel, Nävis s'excusait même auprès de l'homme, son mari, de ne pas avoir parlé de lui, craignant qu'il ne lui soit arrivé quelque chose. Elle nota le frémissement de nävis.
Elle avait vraiment eu peur.
C'était donc vrai tout ce qu'ils lui servaient ? En même temps, pourquoi est-ce que Nävis lui mentirait ? Qu'est-ce qu'elle aurait à gagner en lui mentant ? Elle était contente d'être rentrée. Et elle était revenue vers sa mère là, alors que si c'était pour l'enlever ou lui faire du mal que l'homme était là, il aurait pu tout simplement l'embarquer.
Puis Nävis demanda à ce que la conversation soit reportée, ce qui était légitime, et pas faux en plus. Les gens n'avaient pas à savoir ce qui se passait.

-Bien sur Nävis, mais oui tu as tout interêt à me dire tout de A à Z sans ien oublier ! Je ne veux pas apprendre que j'ai un petit-fils ou une petite-fille que dans trois ou six jours ! Quand à toi, Myrdanos, appellez moi maman, tu fais partit de la famille, et dans la famille on ne m'appelle pas madame Dhiery, et ne me vouvois pas non plus, ça me rends vieille. On va rentrer pour continuer à parler d'accord ? Hassim, sort de là, et présente toi.

Hassim, qui comme d'habitude avait été très calme, à la limite de l'invisible sortit de derrière sa mère, et regarda un peu Myrdanos, impressionné tant par la taille de l'aérial, que par le fait qu'il ne le connaisse pas. Il lui adressa quand même un petit sourire, et lacha la main de sa mère, pour aller prendre celle de sa soeur à toute vitesse, se collant un peu à elle.
Sa petite voix se fit entendre, tout juste assez pour être entendue par dessus la foule.


-Bonjour Myrdanos. Moi c'est Hassim, le petit frère de Nävis. Tu es le mari de ma grande soeur ? Tu es très grand.



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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Mar 5 Mar - 3:54

Il ne fallu pas longtemps à Nävis pour reprendre le flambeau. Telle une experte, elle débita une histoire somme toute suffisamment crédible pour que sa mère la croit. À ce que Myrdanos observa sur son visage, elle fut d'abord septique, mais c'était oublié la langue bien tournée de sa fille.
Au final de sa première tirade, Myrdanos osait espérer qu'ils en auraient terminé vers la fin de soirée, mais lorsqu'elle mentionna le fait de continuer la conversation plus tard, son enthousiasme pâlit. Dhiery enchaina en ordonnant de tout connaître sur ses années de « captivités ». Elle se tourna ensuite vers lui et exigea quelque chose d'impossible : l'appeler maman… d'un simple coup d'œil il put comprendre qu'il était quasiment aussi vieux qu'elle. La tutoyer il pouvait vivre avec… mais l'appeler maman… ? C’était le comble du ridicule.
Il venait à peine d'assimiler cette information qu'il sentit son enthousiasme pâtir encore : Dhiery annonça qu'ils poursuivraient leur discussion « à la maison », ce qui sous-entendait d'y rester pour la nuit sans aucun doute. Il fit un effort presque colossal pour que son inconfort ne transparaisse pas sur son visage.
Il se surprit même à être capable de rendre son sourire au garçon qui vint timidement se présenter. Comme il semblait qu'on attendait qu'il dise quelque chose, il s'éclaircit à nouveau la voix.

- Bien le bonjour jeune homme. Nävis m’a dit beaucoup de bien de toi. (Satisfait de sa faible répartit, il ramena son attention à Nävis) Avant que nous n’allions chez toi, je dois passez par l'auberge où je séjourne pour y récupérer mes affaires. Viens-tu avec moi ou préfères-tu que je vous rejoignes ?


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Mar 19 Mar - 14:01

Elle avait tout avalé et Nävis se retenait de faire un large, très large sourire. Il faudrait tout raconter, développer, étoffer donc, mais c'était merveilleux, elle gobait tout. Il faudrait aussi faire avaler sa langue à Thahaj qui, à tout les coups, essayera de chercher le tout petit grain de sable pouvant gripper la machine de leur mensonge.
Une petite touche de douceur dans le discour maternel arriva quand son petit frère salua son mari. Myr répondit avce un peu de raideur, mais une raideur qui trahissait juste le fait qu'il ne savait pas trop s'y faire avec les enfants. Il apprendrait non ?

-Je viens avec toi ! Je ne vais pas te lâcher aussi facilement Myr maintenant que je t'ai retrouvé. Maman, on te retrouve à la maison plus tard ?

Vu la tête de sa mère la jeune fille chercha une pirouette pour faire passer ce qu'elle venait de dire, mais Dhiery la surpris en répondant avant elle, et ce sans hurler, prendre un ton exeder, ou autre.



-Bien sur, comme ça je vais préparer ton père et tes frères à la nouvelle. Quand même, nous cacher ton mariage, c'est idiot ma fille, tu le sais bien. Comment vais-je faire moi pour qu'ils me trouvent crédible hein ? Ah lala, à tout à l'heure hein, et ne tardez pas pour dîner. a tout à l'heure, viens Hassim.

-Ah euh... Merci, oui, bien...

Une fois sa mère retournée et surtout entrain de se mettre en route afin de retrouver le garman famillial, Nävis se tourna vers son "cher et tendre" et lui sourit à pleine dent ravie et heureuse, sentant à plein poumon la libération approcher. Adieu famille étouffante, quelques parchemins, une visite ou deux par ans, et ce serait parfait. Bonjour beaux moteurs défoncés rouillés, à rabibocher ou a démonter. Elle sentait le camboui, l'huile, la graisse... C'était si beau.

-Mon chéri, je crois qu'on peut souffler, aller chercher tes sacs, et répeter l'acte II scène 1, l'embobinage famillial dans toute sa splendeur ! Et ne t'en fais pas pour maman, tu peux juste l'appeler Dhiery, c'est plus une genre d'acceptation dans la famille le fait qu'elle te dise de l'appeler maman. T'es son fils par alliance à présent nan ?


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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Lun 25 Mar - 0:55

Aussitôt la réponse de Dhiery fut-elle tombée que Myrdanos la salua d'un mouvement brusque du menton et fit mine de tourner les talons. Il remarqua cependant l'immobilité de Nävis et se retint de grommeler un commentaire. Une fois que la femme eut disparut, Nävis se tourna vers lui, un sourire immense illuminant son visage.
Myrdanos ne répondit à sa tirade que d'un bref grondement de gorge, signifiant clairement son irritation. N’attendant pas qu'elle réplique, il se mit en route vers ladite auberge.
Elle le rattrapa d'un pas rapide, mais si elle parla, il n'entendit rien. Les gens autour d'eux étaient nombreux et jaseurs. S'ils devaient avoir une discussion sur ce qui venait de se passer, ça devrait se faire dans un lieu privé. Il continua donc à marcher, entrainant lentement, mais surement la jeune femme hors du marché bruyant et peuplé.
Il la guida ensuite vers des rues un peu moins passantes tout en se dirigeant vers le port. Lorsqu'il trouva l'endroit où il avait laissé ses effets, il y entra prestement et monta au second étage sans porter un simple regard au tenancier.
Une fois dans la chambre, il s'arrêta et prit un moment pour souffler. Fermant les yeux, il y porta sa main pour faire disparaître la tension qu'il sentait naître dans son crâne.
Lorsqu'il retrouva son calme, il se tourna et regarda Nävis.


- Il y a intérêt à ce que ça ne s'éternise pas, dit-il plus durement qu'il ne l'aurait voulu. Je n’ai pas du tout aimé ça et ne tiendrai surement pas plus de quelques jours. Je veux bien aller chez toi, mais trouve le moyen pour qu'ils te laissent partir et vite. Sinon c'est moi qui te laisserai ici.

Si elle était sur le point de parler, il l'interrompit en lui tournant le dos et en s'avançant vers le lit. Il sortit un sac de sous le matelas et l'ouvrit pour en vérifier le contenu. Une fois assuré que tout était à sa place, il le mit à son épaule et consentit à nouveau à regarder la jeune femme.

- Je ne suis pas venu ici pour jouer les acteurs. D'abord parce qu'en suis un très mauvais, mais principalement pour te sortir du foutoir dans lequel t'as mit Dowen et certainement pas pour me faire entrainer dans un autre. Je t'aime bien, mais pas au point de vouloir me rendre ridicule pour te sauver la mise.


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Nävis Al-Husayn
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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Dim 1 Sep - 22:37

La jeune femme allait répliqué à la tirade un brin hargneuse de l'aérial. Mais ce dernier lui tourna purement et simplement le dos regardant si son sac était toujours entier et s'il avait tout Nävis allait gueuler, mais s'auto-obligea à ne pas le faire. Déjà parce qu'elle n'avait pas trop envie de gâcher plus les retrouvailles avec Myr, et aussi parce qu'il était son billet de liberté. Elle serait douceur et patience. Enfin patience surtout, la douceur, sa mère avait beau essayer de la lui inculquer ça ne restait pas, et paraitrait suspect. Elle attendit donc en ruminant et en tressant une mèche de cheveux qu'il se retourne. Sauf qu'il se remit à parler, encore une fois.

-Tu crois qu'j'adore mentir et jouer la comédie moi aussi ? J'm'en sors peut-être pas mal, mais c'est que parce que c'est ma mère et que j'sais lui jouer du pipeau avec brio !

Elle mit ses mains sur ses hanches et le regarda avec un petit air en colère, même si elle comprenait ce qu'il voulait dire. Nävis avait espéré en imaginant son plan tordu qu'il y serait un peu plus réceptif, plus ouvert, qu'il comprendrait qu'elle ne veuille pas non plus faire du mal à sa famille, c'est louable non ?

-J'te demande pas plus d'une semaine ou deux pour qu'on puisse les rouler et leur dire qu'on rentre dans notre nid douillet et qu'on leur écrira pour les solstices et leurs anniversaires ! Mais faudra juste que t'es l'air un chouilla plus convaincu, si tu part perdant on fonce droit dans la dune et le sable c'est pas bon à manger.

Elle lui prit la main dans un geste un peu désespéré.

-J'veux juste que t'imprime ce que j'ai raconté à ma mère, c'que je t'ai dis sur notre rencontre, mariage et compagnie, et laisse moi faire le reste. T'as juste à me témoigner un peu d'affection, à répondre à deux trois questions, et si t'as pas l'air à l'aise j'vois pas comment ils pourraient l'interpréter autrement que par une gêne d'être projeté comme ça en plein milieu de ta belle famille sans que ça ai été prévu d'avance... J'te demande pas d'être le gendre parfait, mais d'avoir juste l'air assez bien pour maman, et pour elle, c'est de l'amour sincère et un sens de l'honneur assez grand qui fait un homme un vrai, rien de compliqué tu vois ?


Comme je suis la seule nana, mes parents voulaient me voir devenir guérisseuse, professeure, ou cuisinière, mais qu’ils continuent à rêver.
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Dosiän Damador
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MessageSujet: Re: Entre deux étals d'épices   Lun 23 Sep - 0:19

Nävis ne tarda pas avant de lui répondre, et ce, sans oublier de le faire avec son animosité habituelle. Puis, comme pour essayer d'appuyer son argument, elle lui jeta un regard mauvais tout en posant ses mains sur ses hanches. La tirade qui suivit se fit avec une pointe de désespoir et Myrdanos ne put que soupirer de colère.
Réduisant la distance qui les séparait, elle se saisit de sa main et poursuivit son argumentation. Elle lui servit aussi un air piteux… qui n'eut, malheureusement pour elle, aucun effet sur lui.


- Je n'ai pas dit que je ne le ferai pas, relança-t-il en retirant sa main de sa prise. Je t'ai simplement dit de t'arranger pour que ça ne s'éternise pas. Je n'aime pas les gens et tu le sais très bien, alors me forcer à en fréquenter pour te sauver la mise est un effort que je suis bien prêt à faire. Mais ne me demande pas d'aimer ta famille du jour au lendemain ou de prétendre que je suis meilleur que je ne le suis. J’ai très bien comprit le plan et je vais m'y plier, mais ne t'attend pas à ce que j'en dépasse les limites.

Lui jetant un regard hargneux, il la contourna et alla vers la table de chevet sur laquelle trônait un flacon d’alcool. Il en prit rapidement trois gorgées et, alors qu'il en refermait le bouchon, ferma les yeux pour savourer le soulagement que le liquide occasionna dans son crâne. La douleur s'amenuisa et la tension se fit moins insistante. Portant sa main à son front, il massa ses tempes avant de passer ses doigts dans ses cheveux.
Il resta immobile un court instant, comme tentant de se convaincre que les migraines avaient disparues, puis se tourna vers Nävis. D'un signe de tête, il l'invita à le suivre et s'avança vers la porte non sans oublier de dissimuler son flacon dans son sac.
En silence, ils traversèrent une partie de la ville jusqu'au port où Nävis lui avait dit que l’aéronef serait. Là, ils retrouvèrent Dhiery et le petit frère, Hassim, mais aussi deux autres de ses frères qui les avaient rejoints : Tahaj et Isham portaient tout deux des sacs pleins à craquer, preuves que Dhiery avait profité au maximum de leur séjour. Les présentations se firent rapidement, car l’aéronef était sur son départ.
Grâce à lui, Nävis était parvenue à se négocier une cabine, argumentant sur le fait qu'elle n'avait pas envie que sa mère interfère dans « sa vie de couple ». Ce n'est cependant que lorsqu’il entendit fuser le mot « couchette » que Dhiery céda. Et heureusement pour elle, car Myrdanos n’aurait très certainement pas supporté de se retrouver enfermé dans une cabine avec cinq autre personne.
Rien que d’y penser, il avait envie de frapper quelqu'un.
Durant une bonne partie du voyage, Myrdanos tenta de réduire au maximum les contacts avec ses « beau-frères », mais il savait que se montrer poli faisait partie du « plan de séduction ». Jamais depuis l’Éveil, il n'avait été aussi poli et patient – dans le sens où il se retenait de dire ce qu'il pensait et de physiquement ou verbalement agresser les autres. Tahaj lui demanda même une fois si sourire ne ferait pas craquer son visage. Nävis avait du intervenir lorsqu’elle avait entendu geindre l'accoudoir sur lequel le bras de Myrdanos reposait. Rien d'autre n’avait transparu sur son corps ou son visage, mais Nävis avait fini par capter les signaux d'alarmes.
Observateur, peu jaseur et pourtant intimidant, il répondait aux questions en tentant d'élaborer le moins possible. Il ne semblait pas bête ou arrogant, même si finir une conversation le plus rapidement possible était une discipline à laquelle il excellait.
Nävis, cependant, encaissait les contrecoups lorsqu'ils se retrouvaient seuls. Elle ne méritait pas cela, il le savait, mais ces rares moments avec elle étaient les seuls où il pouvait être lui-même et il paraissait en profiter pour se montrer aussi hargneux que faire se peut. Et il ne se gêna pas pour débattre lorsque vint le moment de dormir.
Étant un couple, ils auraient normalement dû dormir dans le même lit et ainsi avoir l'air un chouilla plus convainquant, mais c'était étonnement une étape que Myrdanos se refusait à franchir. Oui, ils l'avaient déjà fait, mais ils étaient alors saouls et tous deux savaient comment ça s'était terminé. Il refusa purement et simplement de la rejoindre, préférant de loin s'étendre sur le sol.
Ils arrivèrent en vue d’Iskandar deux jours après leur départ. Deux jours qui avaient mis sa misanthropie à rude épreuve. Étonnement, il se sentait aussi vidé que s'il n'avait pas dormi durant son séjour. Et il ne devait pas penser à la longueur de celui qu'il passerait chez Nävis.
Après s'être assuré d'avoir tous les bagages en main, ils se mirent en route vers la demeure des Al-Husayn.


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Entre deux étals d'épices

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