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 Ansael, royal jardinier (édition)

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Eshan
Artisan
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Peuple : Métissé Ai-Esu
Nombre de messages : 33
Localisation : Le Jardin
Date d'inscription : 30/11/2008

MessageSujet: Ansael, royal jardinier (édition)   Jeu 15 Mar - 21:58

I – Identité :

Nom, prénom :
Ansael sii’Arkoniel.

* Age : 23 ans.
* Caste (métier) : Jardinier.
* Peuple : Demi Ai-Esu.
* Sexe : Masculin, et féminin.

II - Physique :

D’une taille moyenne, Ansael est souvent prit pour une jeune fille, chose qu’il n’est pas totalement. Du peuple Ai-Esu, il se considère comme un homme, malgré un physique très tourné vers le féminin, et le fait qu’il possède normalement les deux sexes. Il possède un visage aux traits fins pourvu de grands yeux gris foncés bordés de longs cils, le tout entouré par des cheveux noirs, coupés mi longs et lisses naturellement. Pas très musclé, il a des épaules un peu trop carrées pour une fille, mais une taille trop fine et des hanches trop évasées pour un garçon. Il a des mains fines mais assez calleuses et rêches, preuves du travail de la terre qu’il effectue.
Il porte le plus souvent, des vêtements de toile, ou de lin s’il fait beau, des pantalons à la coupe droite et simple, le tout agrémenté de chemises un peu amples presque jamais rentrées dans le pantalon, de gilet assortit à la couleur du pantalon et/ou d’une veste de couleur. Et pourquoi pas, une cravate ou un noeud autour du col de la chemise, pour être un peu cocquet quelques fois. Il ne change que rarement, voir jamais, de style de vêtements. Pour travailler il mettra des pantalons fait avec une toile plus solide de couleur marron ou noir, des chemises blanches toujours, et quelques fois des salopettes. Bien sûr gants de cuir, bottes en cuir imperméables et bandeau pour tenir les cheveux sont de rigueur quand il travaille.


III -Historique, personnalité, armement :

o Histoire :


Tout commença lorsque, Jahelle, une servante, tomba enceinte de l’homme qu’elle servait.
Cette Ai-Esu était dépourvue de poitrine, mais avait des organes génitaux féminins et un physique assez frêle mêlant comme pour tout Ai-Esu, homme et femme. Le bourgeois qui l’employait, usa de son pouvoir sur elle afin de l’obliger à lui rendre de fréquentes visites dans sa chambre, son physique partagé lui plaisant au plus haut point. Sous peine d’être renvoyée, de subir une réputation exécrable lancée par son employeur et expulsée du petit appartement que son maître lui mettait à disposition, la femme n’osa pas refuser, n’ayant plus aucune famille à part un lointain parent qu’elle n’avait vu que deux fois dans sa vie, si elle n'avait plus d'emploi et que personne ne lui en donnait un, Jahelle ne pourrait pas vivre.
Lorsqu’il s’avéra que Jahelle était tombée enceinte malgré toutes les précautions qu’elle avait prises, cette dernière n’informa pas immédiatement son maître. Elle avait fini par développer de l’affection pour lui, et avait peur qu’il ne l’oblige à ne pas garder l’enfant. Ce ne fut que vers le cinquième mois de grossesse qu’elle lui dit. La réaction ne fut pas vraiment celle qu’elle espérait. Il ne s’énerva pas contre elle, ou le fait qu’elle ne lui dise que trop tard, mais n’en fut pas non plus enchanté, au contraire. Il avait déjà une femme -un mariage arrangé-, qui ne lui avait mis au monde que des filles. Si Jahelle mettait au monde un garçon, il le reconnaitrait comme son enfant. Si non, il ne voulait plus les voir.
Jahelle continua son travail deux mois durant, puis elle resta chez elle, en attendant l’accouchement. Elle implora les dieux pour qu’elle ait un garçon. Même si elle se doutait qu’elle ne serait pas autorisé à l’élever seule, qu’elle ne serait pas reconnue comme étant sa mère et qu’elle ne prendrait jamais la place de la femme de son maître, son fils aurait une bien meilleure situation que ce qu’elle pourrait lui donner avec son seul salaire de servante.
Le jour de la naissance, son maître se déplaça après avoir reçu le message qu’elle avait perdu les eaux. Ce qu’on lui annonça ne lui plut absolument pas. Ce n’était pas un petit garçon, mais pas non plus une petite fille. Elle avait mis au monde un demi Ai-Esu, à la fois garçon et fille, sans sexe de dominant. Jahelle fut congédiée sans ménagement, alors qu’elle tentait de le convaincre que l’enfant pouvait être élevé dans la peau d’un garçon, qu’elle ne dirait jamais qui en était le père. Rien n’y fit, elle fut renvoyée, et pour s’assurer de son départ, son employeur lui donna de l’argent.

Jahelle dut tout laisser derrière elle. Une grande partie de ses affaires, son ancienne vie. L’Ai-Esu laissa aussi une grande part d’elle-même, s’étant bêtement imaginé qu’elle pouvait faire confiance à l’homme qu’elle avait fini par aimer comme une jeune et naïve adolescente. Elle regretta rapidement de ne pas avoir gardé de contact avec ses amies lorsqu’elle était partie de sa ville natale pour venir travailler ici, pour venir travailler chez le père de son enfant. Enfant qui était là, et qu’elle ne voulait pas abandonner dans un orphelinat, ou un temple.
Elle voyagea jusqu’à Zeichen, à peine deux mois s’étaient écoulés depuis son accouchement. Grâce à la gentillesse d’une prêtresse se rendant elle aussi là-bas, l’Ai-Esu put se reposer et profiter de quelques nuits complètes quand son enfant ne dormait pas. Elle l’avait mis très rapidement aux biberons. Elle ne voulait pas le garder avec elle, elle ne le pouvait pas, et il lui rappelait trop cet homme qui lui avait gâché la vie. Une fois arrivée, Jahelle se mit à la recherche de celui que tout le monde dans sa famille, appelait grand père. Sa mère et sa grand-mère l’appelaient déjà comme ça quand elle était petite, et quand elle l’avait vu, elle ne l’avait pas trouvé si vieux, et pourtant il était plus vieux que le reste de sa famille. Apparemment, la mère de « grand-père » était quelqu’un d’assez important, une déesse sûrement, pour qu’il puisse rester jeune depuis tant de temps.
Quand elle le trouva, jardinier royal dans le blanc palais d’Asdis, Jahelle le supplia de prendre son enfant avec lui, et de le garder. Elle lui expliqua sa situation, sa peine et l’impossibilité pour elle de l’élever. Grand-père –qui s’appelait en fait Arkoniel-, essaya de la convaincre de rester à Asdis, il y avait toujours besoin de servantes, elle aurait de nouveau un travail, pourrait rester avec son enfant et il l’aiderait.
Elle refusa net, et il accepta de prendre en charge l’enfant, qui était nommé Ansael. Jahelle serra une dernière fois son enfant dans ses bras, et s'en alla. Elle ne revint jamais.

Arkoniel s’occupa donc seul d’Ansael. A la demande de sa mère, il l’éleva comme s’il était un garçon. Il employait le masculin avec lui, l’habillait comme un petit garçon. N’ayant plus l’habitude des enfants depuis quelques temps et ayant un travail qui lui demandait déjà beaucoup d’attention, le jardinier s’entoura de quelques employées du château pour pouvoir s’occuper à la fois de celui qu’il appelait son petit-fils, et des jardins. Ansael fut élevé en même temps que d’autres enfants d’employés du palais.
Bien sûr, il ne passa pas inaperçu qu’Ansael n’était pas plus un garçon qu’il était une fille, mais si les nourrices qui le gardaient furent surprises au début puis ne se posèrent pas plus de questions que ça, les enfants eux n’étaient pas forcément très tendres avec lui. Les garçons le traitaient de fille, et lui ne voulait pas jouer avec les filles, parce qu’il était un garçon et qu’il ne voulait pas perdre son temps avec des trucs de filles.
Quand les nourrices ne le gardaient pas, le jeune Ansael aidait son grand-père qui l’emmenait avec lui dans les différents jardins. Le préféré d’Arkoniel –et bien vite d’Ansael- étant celui qui était secret.
Comme on pouvait s’y attendre, le jeune demi Ai-Esu prit goût au travail de la terre et à l’entretient des plantes. A sept ans à peine, il en savait suffisamment pour exécuter les tâches les plus basiques sur toutes les différentes plantes du jardin, connaissant aussi où elles seraient le mieux, quand les planter et les tailler. Il passait moins de temps avec les autres enfants, insistant tous les matins pour aider son grand-père qui acceptait quand le travail n’était pas trop rude. Arkoniel avait une manière bien à lui de parler aux plantes dont il s’occupait, et quand Ansael lui avait fait remarquer que les plantes ne parlaient pas, le jardinier lui répondit « Peut-être, mais elles ont un cœur et une âme, c’est comme des enfants, si tu ne leur parle pas et si tu ne prends pas en considération le fait qu’elles vivent, et bien elle ne grandiront jamais comme tu le veux et elles mourront de chagrin. D’ailleurs, tu serais surpris de savoir qu’elles répondent à ceux qui savent les écouter ». Ces paroles révélèrent une passion pour le travail de jardinier à Ansael qui passa le plus de temps possible à aider son grand-père.

Il se réfugia dans ce travail de manière presque acharnée à son adolescence.
Avec le temps, son physique était devenu de plus en plus féminin, il eut presque peur qu’un matin il se réveille avec de la poitrine, ou en ayant ses règles. Mais rien de tout ça n’arriva. Ses camarades de jeu avaient aussi grandis. Les garçons le dépassaient, muaient, avait même quelques poils de barbe. Les filles avaient la taille marquée, plus ou moins de poitrine, et des courbes. Lui était entre les deux. Il avait les traits fins d’une fille, il était imberbe, gardait une voix d’adolescent qui pouvait passer pour celle d’une fille, un physique fin, il avait un peu plus de courbes que les garçons, sans non plus que ce soit autant que les filles. Il se sentait mal à l’aise, et ne voulait pas penser un instant au fait qu’il pourrait se réveiller fille, alors qu’il avait été élevé comme un garçon. Pourtant, il sentait qu’il serait plus fait pour vivre une vie de fille, tant physiquement que mentalement. Il n’avait jamais trouvé de fille attirante, belle oui mais pas plus, alors qu’il regardait les garçons sous toutes les coutures quand ils passaient, bavant presque quelques fois.
Mais il ne voulait pas devenir une fille, enfin que son sexe féminin prédomine sur le masculin, même si ça voulait dire aller à l’encontre de la nature. Il alla trouver le professeur Hatori Masahiro, afin de lui demander une chose importante, et surtout qu’il ne pouvait pas demander ou confier à n’importe qui.

« Que je te retire tes organes internes féminins ? Ansael, ce que tu me demande n’est pas envisageable. Tu n’as même pas quinze ans, tu es en pleine adolescence ton corps commence à peine à changer.

-Et il a déjà trop changé, et pas assez. Vous me suivez depuis que je suis un bébé, vous savez que je suis les deux, et qu’un jour je serais plus l’un, que l’autre. Je ne veux pas être une fille, et tout montre que si je laisse faire j’en serais plus une qu’un garçon...

-Tu as conscience que tu ferais quelque chose de contre nature dans ce cas ?

-Je sais, oui je sais ça. Mais je ne veux pas, je ne veux pas je suis un garçon, pas une fille. Le fait d’être à demi fille a fait que ma mère a du m’abandonner, alors je ne veux pas en être une. Je ne veux pas avoir de poitrine, je ne veux pas avoir mes… Mes… C-ce qu’elles ont chaque mois. Je ne veux pas pouvoir avoir des enfants.

-Ansa-

-Je suis venu parce que vous êtes un des plus grands scientomages d’Inwilis, vous avez créé une vie, écris plein de livres, et surtout je vous connais. Et si vous ne voulez pas le faire, j’irais demander à quelqu’un d’autre, jusqu’à ce qu’on me dise oui, même si je ne connais pas les personnes à qui je vais demander.

-Ton grand-père, il est au courant ?

-Oui. Et il a essayé de faire comme vous, de me dissuader, mais après il m’a dit que c’était mon choix, qu’il espérait juste que je le regrette pas plus tard.

-Bien. Je vais aller le voir, s’il me confirme ce que tu m’as dit, je le ferais. »

Arkoniel reçu en effet la visite du professeur, à qui il confirma les dires d’Ansael. Il lui expliqua que son petit-fils voulait faire ça afin d’arrêter le développement de son côté féminin, en coupant la production d’hormones femelles, permettant à celles mâles de se développer à son tour.
Masahiro admit que l’idée était là, mais qu’il y avait aussi des risques pour Ansael de rester figé dans le physique qu’il avait actuellement, avec de gros problèmes d’ordre intime plus tard. Même en le lui expliquant, le professeur ne réussit pas à faire changer le semi Ai-Esu d’avis. Deux mois plus tard, Ansael subissait une ablation de l’utérus et des ovaires, opération qui laissa une fine cicatrice luisante du côté gauche de son bas ventre. Il fut suivit de près par le professeur les trois mois suivant cette opération, afin de s’assurer que tout allait bien.
Pour Ansael s’était un résultat mitigé, mais plus positif qu’autre chose. Il ne devint pas moins féminin physiquement, sa voix resta aussi mixte, mais il n’obtint aucune poitrine, aucune menstrues et –plus important- rien ne fonctionnait mal.

Peu de temps après, son grand-père mourut. Il ne se réveilla pas un matin, n’ayant pas pris une ride, ne semblant pas assez vieux pour mourir. Arkoniel l’avait seulement décidé. Ansael avait seize ans, il le savait entouré, autonome, et capable de s’occuper lui-même du jardin.
Il avait descellé tôt ce don qu’avait le petit avec les plantes, et le soir avant de s’endormir pour toujours, il avait parlé longuement avec Ansael. Il lui avait parlé de sa mère à lui, qui elle était réellement, du fait que le secret de famille –s’il pouvait appeler ça comme ça- était vrai. Sa mère était Primula, déesse de la nature. Ca expliquait sa longévité, son don avec les plantes Il lui expliqua qu’il était l’un des seuls descendants qu’il avait pu avoir qui avait développé un don semblable au sien, et qu’en fait il était son cinq fois arrière-grand-père. Il lui expliqua consciencieusement, tout ce qu’il pourrait faire de ses dons, et lui laissa entre voir qu’il y avait sûrement des choses qu’il ne savait pas.
Il avait terminé la conversation sur le fait qu’il partirait cette nuit en lui confiant son travail. Il avait vu avec le roi en personne, ce dernier laisserait Ansael gérer comme il le voulait les jardins.
Ansael lui demanda de rester encore quelques temps, quelques années. Il l’aimait son grand-père, et ne voulait pas qu’il le laisse comme ça, tout seul parce qu’un jour il en avait décidé. Arkoniel lui expliqua qu’il n’était pas de ceux désirant avoir une vie sans fin, qu’elle avait été bien remplie.
Il avait eu une boutique de potions, rencontré sa femme, qui était une Ai-Esu, ils avaient eu trois enfants qui eux même s’était mariés pour deux d’entre eux, dans le peuple de leur mère. Il était devenu grand-père plus d’une fois et à la mort de son épouse, était partit pour le sud. Là-bas il s’était présenté au roi-dieu, et lui avait demandé de lui confier l’entretien de ses jardins. Il participa à la création du jardin d’Eire tel qu’il était aujourd’hui. Il était déjà beau, mais ne fut réellement ce qu’il était aujourd’hui que lorsque l’enfant de Primula s’y attacha. La légende de ce jardin où poussait toutes les plantes d’Inwilis, et dans lequel vivaient des animaux sauvages dociles avait dès lors doucement fait le tour des contrées.
Arkoniel avait gardé contact avec sa famille, et en avait vu chaque membre au moins deux fois. Il cherchait quelqu’un comme lui, qui lui permettrait de prendre son repos, et de rejoindre son épouse dans le royaume de Dämons. Il avait assisté aux réunions du seigneur des Andains, avait vu plusieurs Eire se succéder et briser le cœur du roi Meadh à leur mort. Sans compter qu’il avait dut élever Ansael, en qui il avait finalement trouvé ce successeur. Il lui offrait le reste de sa vie, n’ayant plus l’envie de voir la sienne se prolonger.

Le semi Ai-Esu comprit, sans pour autant aimer la décision de son grand-père. Il le pleura comme n’importe qui dans le palais, et quand on brula son corps, il récupéra les cendres de son Andain d’aïeul afin de les disperser dans le jardin qu’il aimait tant.
Son deuil fut long, il continua le travail, ayant reçu la charge de son parent, pendant environs deux années il ne donna pas d’autres signes de vie que celle d’aller s’acheter à manger, de fournir les cuisines de certains aromates trouvables uniquement dans d’autres contrée, et les laboratoires des plantes médicinales.
Il se plaisait à rester des heures et des heures, seul dans le jardin, avec pour seule compagnie les animaux ayant élu domicile dans ce jardin, et les plantes, avec lesquelles il parlait, et qui lui répondait, comme lui avait dit son grand-père. Elles l’aidèrent à adoucir sa peine, et à comprendre qu’il y avait déjà très longtemps que son grand-père était là, et qu’il avait beau les aimer, son existence ne s’était que trop longuement étendue pour lui.
Le semi Ai-Esu fit plusieurs expériences, aidé par les indications de son grand-père et les constatations du professeur Hatori sur son sang. Il en ajouta tous les jours u peu dans l’eau des rivières irrigant les parcelles des jardins, et dans l’eau des plantes qu’il arrosait. L’eau prenait à chaque fois une couleur pailletée de vert doré, et les plantes croissaient sans mal hors saison. Il s’essaya aussi aux greffes, ajoutant une petite goutte de sang, sur chaque greffon. La toute première de ces plantes crée de toutes pièces, et aux capacités uniques, fut Œil de Fée, enfin un bout de la plante au final. Il fallut à peu près trois ans pour que la plante grimpante devienne aussi imposante et intelligente qu’elle l’est aujourd’hui. Elles sont assez nombreuses à présent, allant de la plus originale comme Lion d’Epines, à la plus intelligente comme Œil de fée, en passant par Dyomée la plante la plus humaine physiquement parlant et la chantante Pélifleur.

Il rencontra l’intendant de Meadh lorsque ce dernier était entré dans le jardin un jour d’été, et avait utilisé l’un des bancs en pierre afin de lire des documents qui semblaient officiels. Ne recevant jamais de visites, Ansael fut à la fois très surpris et un peu sur la défensive.
Il s’approcha de l’intendant avec méfiance. Après tout, on disait de l’intendant qu’il était de ce genre de personne qui vous glace le sang en deux phrases, tant elles sont cinglantes ; ou qui au contraire vous parlait avec un ton mielleux, pour mieux vous frapper derrière. En fait, ça devait dépendre de l’humeur. A la surprise du jardinier –et à sa joie- ce fut plaisant, l’intendant se montrait froid et distant au début, malgré un sourire affiché en permanence sur son faciès mais petit à petit, la discussion prit une tournure plus amicale. Il reçu la visite de l’intendant plusieurs fois après cela. Ansael en appréciait de plus en plus la compagnie, et même quelques fois, à son plus grand étonnement, ils allèrent ensemble à l’extérieur du château, mais peu souvent, et incognito. Sachant le propriétaire des lieux amical et discret, ils allèrent manger plus d’une fois chez Abel, et jardinier prouva à l’intendant que malgré sa ligne svelte, il pouvait manger autant que deux mercenaire.
Ansael tomba doucement sur le charme de l’individu pourtant mielleux et pleins de secret qu’était l’intendant, et celui-ci l’embrassa un jour sans qu’il ne s’y attende. Complètement en confiance avec l’intendant, le semi Ai-Esu le laissa parcourir son corps, en entier, lui qui détestait ne serait-ce que se mettre torse nu devant quelqu’un.
Du fait de cette relation –secrète, l’intendant lui demanda cette faveur car il ne voulait pas étaler sa vie aux yeux de tous, et surtout il avait une réputation qu’il voulait garder- Ansael devint moins introverti envers les autres. Lui qui n’avait pas vraiment gardé de contact avec les jeunes qui avaient été ses camarades de jeu se remit à parler avec certains d’entre eux resté au palais, en tant que cuisiner, servant, lavandière, etc.

Tout allait bien, et rien n’indiquait qu’à un moment ce serait le contraire. Le jardinier soupe au lait criait, s’énervait certes plus d’une fois sur son intendant d’amant, mais ce dernier s’en sortait toujours grâce à un baiser, des petites attentions, et des grands moments d’attention seul à seul.
E un jour tout changea, sans crier gare. Alors que son amant était venu dans le jardin après près d’une semaine sans pouvoir venir le voir, un homme à l’aspect cadavérique sortit du sol du jardin, et s’adressa à l’intendant en des termes assez étranges. Furieux dans un premier temps qu’on entre dans son jardin sans rien demander, qu’on l’ignore royalement en parlant comme s’il n’était pas là, et qu’en plus son intendant d’amant trouve ça parfaitement normal, Ansael s’emporta. D’abord contre l’intrus, puis contre l’intendant qui lui expliqua que l’intrus à tête d’aspirine était un ami, puis de nouveau contre l’intrus qui lui répondait en plus. Pour finir, l’intendant se retrouva seul à seul avec le jardinier qui voulut le chasser de son jardin et rapporter qu’un intrus s’était présenté dans le Jardin.
Après l’avoir embrassé et fait boire un somnifère, l’intendant enferma le jardinier dans sa propre cabane, et l’y laissa pendant presque une semaine. Le semi Ai-Esu avait passé une semaine d’enfer. Il avait une phobie des endroits clos, et ce depuis une partie de cache-cache du temps où il était enfant, où il s’était retrouvé enfermé dans un placard sans pouvoir en sortir pendant tout l’après-midi et une partie de la soirée. C’était Arkoniel qui avait fini par le trouver. Son grand-père n’en menait pas large, le petit non plus. Il tremblait d’une manière quasi-convulsive et suffoquait presque, mais après une nuit blottit contre Arkoniel, Ansael cessa de trembler, même si à présent, il ne pouvait plus entrer dans une pièce trop petite, ou trop pleine.

Le jardinier fut retrouvé par la reine Eire, et sortit de son enfer par le roi qui brisa le bouclier qu'avait installé l'intendant. Ce dernier n'était jamais revenu, ni pour nourrir Ansael -quelqu'un d'autre, il ne savait qui, lui avait apporté à manger-, ou même pour s'assurer qu'il allait bien. Le jardinier avait des images de mort et de torture dans la tête, haissant l'être qu'il avait pourtant tant aimé il y a une semaine et demi plus tôt.
L'intendant fut publiquement déchu, sa trahison révélée, et Ansael encensé par le roi. Après avoir été interrogé par l'officier commandant du Quillaq, le semi Ai-Esu pu retourner dans son jardin, où il espérait enfin être tranquille.
Mais un invité qui n'était pas partit, l'accueilli chez lui, avec de la soupe.


o Caractère :
Ansael est quelqu’un pouvant passer du tout au tout assez rapidement, il a ce qu’on appelle le sang chaud. Doux et assez timide au premier abord, ça peut changer du tout au tout d’un seul coup si quelqu’un l’énerve. Se mettant en colère très vite, il est du genre à foncer avant de réfléchir à s’il y a un mur devant lui. Par ailleurs, il a un côté très égoïste faisant qu’il fait passer ses intérêts et celui de ses plantes avant tout, même avant celui qu’il aime –il essayait pourtant de s’améliorer sur ce point-. Il est aussi rêveur, et complètement amoureux du Jardin, et des plantes dont il s’occupe, surtout celles qu’il a créées et qu’il nomme ses enfants.

o Passions, phobies :
Ce qui le passionne ? La nature, les plantes, le jardinage, en gros tout ce qui a rapport à sa –lointaine- parente, Primula. Il ne voit jamais le temps passer lorsqu’il jardine et ne trouvera jamais ça long ou fastidieux. Il aime aussi les pâtisseries, et les sandwichs chauds au fromage et à la viande hachée que proposent certaines échoppent sur le marché. Sinon il est hautement claustrophobe et n’est pas forcément à l’aise en hauteur. Il voue une haine sans bornes envers l’ex intendant, et de manière général déteste par principe toutes personnes entrant dans son jardin et qu’il juge comme des personnes intruses.

o Armes :
Râteau, bèche, sécateur et autre pelle sont ses outils de travail et peuvent faire d’excellentes armes au besoin, même s’il n’en a pas encore eu une utilité autre que celle de base –et qu’il n’est pas sûr de savoir s’en servir même en cas de besoin-. Ses plantes lui sont très fidèles, et elles sont prêtent à attaquer tout ceux qui l’approchent de trop près, donc elles sont aussi des armes si on peut dire ça comme ça.

o Pouvoirs :
Il en a plusieurs, pas forcément extraordinaires, sauf pour un. Il peut comprendre et ressentir les émotions des plantes et de la nature. Il peut aussi changer sa propre peau en une sorte d’écorce, ayant l’aspect blanc de celle du boulot, elle devient donc plus résistante au choc, et surtout il est bien moins sensible au froid avec. Ansael à aussi le pouvoir de guérir certains maux, et d’accélérer la cicatrisation, sans pour autant avoir un réel pouvoir comme peuvent l’avoir les guérisseurs. Et surtout c’est son sang le plus extraordinaire de tous.

*Choses particulières à votre personnage: Il n’aime pas quand on le prend au premier abord pour une jeune-fille, ou qu’on lui dise mademoiselle.


Une petite-grosse- édition qui s'imposait, avec une nouvelle tête. Voila voila.


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Isil
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MessageSujet: Re: Ansael, royal jardinier (édition)   Jeu 15 Mar - 23:01

Ah ben là, c'est le ballet des ré-éditions, les anciens sont font tous beaux on dirait !

Bonne continuation Ansael !



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Skavlaten
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MessageSujet: Re: Ansael, royal jardinier (édition)   Dim 25 Mar - 22:52

Tiens donc ! Te revoilà Joli Coeur !

Bienvenue à nouveau parmi nous.


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Ansael, royal jardinier (édition)

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