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 Sur un arbre perché

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Kazuo
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MessageSujet: Sur un arbre perché   Mer 8 Fév - 23:01

L'après-midi était belle, pour ne pas dire radieuse en comparaison de la fraîcheur présente dans les montagnes du nord, c'est sans doute la caractéristique la plus plaisante d'Inwilis que son climat doux, du moment qu'on évite les sommets glacials. La route depuis Dangweth avait été calme, quelques caravanes passaient, tirés par des Earthaës, le long de l'artère que j'empruntais. J'aurai pu emprunter l'un de ces moyens de locomotion, mais j'affectionnais la marche. J'arpentais à nouveau la verdoyante et chaleureuse contrée que j'appréciais tant, sac sur le dos et cheveux au vent, les bottes raclant la terre et les oreilles s'agitant au sons du chant des oiseaux. Reposant, charmant, vivifiant, les voyages par ici étaient agréables, et les adjectifs ne pouvaient que foisonner pour dire avec quel engouement je me lançais en direction du sud, en quête de... euh... j'aviserai une fois sur place !
Mon estomac vint troubler ma petite promenade en m'annonçant l'heure du repas, et je dus me plier à la volonté de mon corps. De plus, une pause s'imposait pour reprendre un peu mon souffle. La route étant bordée d'arbres et de végétation, dénicher un point en hauteur pour piquer du nez fut des plus aisé. Prendre de la distance avec le sol pour dormir était une habitude que j'avais prise pour éviter de me faire voler de la nourriture dans ma besace, du moins était-il plus dur de m'en subtiliser quand j'avais les yeux fermés si le garde-manger était hors de portée ; ceci dit, les rongeurs pouvait y parvenir, quoi que ne mangeant pas de graines je ne craignais pas grand-chose... bien qu'une fois un corbeaux était parvenu à me subtiliser quelques vivre pour mon plus grand déplaisir. Ces saletés pourraient manger n'importe quoi, et aller se percher hors de portée vous narguer la prise au bec.

J'étais rondement bien installé, ayant allègrement escaladé un chêne bien vigoureux pour faire de l'une de ses grosses branches tout de même basse mon repaire, bien calé et adossé à son tronc, le sac accroché à une de ses ramifications supportant le poids de mes affaires. Plongeant ma main sous le rabat pour chercher quelque chose à me mettre sous les crocs, je ressortis finalement un bien maigre repas.
"Peuh, du fromage..."
Dans ma hâte, j'avais emporté ce que j'avais pu, et m'étais ravitaillé comme je le pouvais en chemin alors que je fuyais mon foyer. Résultat, j'avais mangé ce que je trouvais, notamment des denrées que je n'apprécie guère manger, en témoigne ce lait fermenté en un produit que je ne voulais plus tant que ça avaler. Le jeûne jusqu'à la prochaine ville ne me ferait pas vraiment de mal, si ça pouvait m'épargner de manger cette chose... Je m’apprêtais à jeter ce bout de nourriture des plus infect quand un oiseau à la robe noire brillante me toisa depuis le chemin, croassant en reluquant ma pitance.
"Tu en veux ?..."
Il croassa de plus belle, m'indiquant que oui. Comment un piaff pouvait-il vouloir manger ce genre de chose ? Haussant les épaules pour moi-même, je lui jetais, et le regardais s'envoler en souriant, et fermant les yeux.

Le soleil jouait entre les feuilles, me laissant somnoler sans pour autant dormir d'un profond sommeil. État second dont je fus vite tiré, mes oreilles captant des bruits de pas ; je n'en fus pas inquiété, juste du passage sur le sentier, mais j'entrouvris quand même un œil, par curiosité, et un peu par sécurité autant l'avouer. Un jeune adolescent accompagné d'un adulte dans la fleur de l'âge, tout deux juchés sur un même destrier. Ils n'avaient pas l'air bien riches, et me rappelaient quelque part ce rôdeur à la peau d'ébène et aux cheveux blanc, qui errait comme une âme en peine, accompagné d'un gros chat noir. Il avait l'air paumé mais était assez gentil malgré son air de vagabond. Autant tenter ma chance, je me redressai, m'étirai, et lançai à l'encontre des deux âmes qui avaient croisé ma route :
"Bonjour messires, nous ne nous connaissons pas mais entre compagnons d'infortunes traînant sur les routes nous pourrions nous entre-aider ! J'aurai aimé savoir si vous aviez ne serais-ce qu'un bout de pain pour un pauvre voyageur affamé, je saurai vous montrer ma gratitude en échange !"




Dernière édition par Kazuo le Lun 27 Fév - 23:26, édité 1 fois
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Iyac
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MessageSujet: Re: Sur un arbre perché   Lun 27 Fév - 18:59

Le voyage lui semblait long, trop long.
Rien ne lui était familier, les paysages, les villes les gens, tant de choses avaient changées. Le monde avait continué de tourner autour de la sphère passéiste qu'il s'était construite et qu'il avait farouchement gardée. Il avait prit un bateau volant, des pierres de transfert que le père de son corps, prénommé Llyr, avait appelé pierres levées. Les gens se déplaçaient sur d'étranges planches lévitantes, ou écoutait de la musique sortant de serres tête. Il se sentait plus vulnérable qu'il ne l'avait jamais été, perdu dans un monde qu'il avait pourtant habité depuis plus longtemps que presque tous les Inwilisien vivants encore.
Quelle ironie.
Comme le fait qu'il soit affublé d'un corps d'enfant gaté par ses parents.
Ils avaient du acheter un cheval sur le chemin, les jambes d'Iyac n'arrivant pas à suivre la cadence que son esprit, habitué à habiter un corps plus fort et d'une race qui était faite pour la chasse brute, cherchait à lui imposer. Ca frustrait le prophète qui se montrait encore plus désagréable avec son compagnon de route qu'il ne l'était déjà avant de complètement s'appercevoir de ce handicap. Pour y remedier, chaque soir, malgré la fatigue physique qu'il pouvait ressentir, l'ex Quetz s'entrainai, pour retrouver ne serait-ce qu'un dxième de ce qu'il avait avant de tout perdre. Mais il était trop strict envers lui même. Ce matin il n'avait presque pas pu se hisser sur la selle, et avait refusé toute aide. Llyr avait chercher à aborder le sujet sur la route, mais n'avait recontré qu'un mur de silence, puis une réponse cinglante n'invitant à aucune réponse quand il avait insisté.
Ils voyageaient comme ça depuis plus de quatre heures, quand un personnage à oreilles et queue de renard les aborda. Iyac l'ignora superbement, et Llyr arrêta son cheval, et regarda dans son sac répodant en même temps avec un sourire au kitsune qui venait de les aborder.


-Bien sur, entre voyageur on peut s'entr'aider, je dois avoir un peu de pain et de la viande séchée que je peux vous offrir. Siaos, c'est toi qui a le pain je crois ?

-Je ne suis pas Siaos.

Cette simple phrase dite avec une froideur digne de la Reine des Glaces sembla avoir l'effet d'un coup de poignard sur Llyr qui déglutit, figé dans son geste pour se retourner. Blême, l'homme se remit normalement sur la selle, la tête basse et les yeux étrangement brillants, et demanda d'une voix etranglée.

-Iyac, pourriez vous me donner le pain s'il vous plait.

-Non. Pourquoi gacher mes vivres pour la première personne croisée en route. La route n'est pas finie, et votre bourse est presque vide, lorsque j'aurais atteint ma destination vous ne souhaitez pas repartir uniquement à cheval quand même. Bien que ça m'importe peu, tant que vous disparaissez.

-Parce qu'il nous l'a demandé, et qu'on ne refuse pas de l'aide aux autres....

La voix de Llyr n'était en aucun cas assurée et décideuse. Il n'avait aucun contrôle sur la personne maniant le corps de son fils, et ce n'était pas lui qui prenait les décision dans leur duo. Il ne pouvait que se taire et subir la mauvaise humeur et les décisions arbitraires de celui qui était juché derrière lui, sans arriver à le contre dire, ou à lui tenir tête. Iyac ne se serait jamais laissé dicté sa conduite.

-Il vous aurait demandé de vous ouvrir la gorge vous l'auriez fait ? Même si ça l'aidait ? Donnez lui ce que vous voulez venant de votre sac je n'en ai cure, ce qui est dans le mien ne sera pas gaché.

L'homme déglutit de nouveau et termina de regarder dans son sac, les mains un peu tremblantes. Il en sortit trois batonnets de viande sechée et une poire et les tendit à l'homme.

-Tenez, excusez nous pour... Pour ça.


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Kazuo
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MessageSujet: Re: Sur un arbre perché   Mer 29 Fév - 15:44

Descendant d'un bond de mon perchoir, et m'avançant vers les deux voyageurs, j'observai en silence l'échange qui eut lieu entre l'adulte et le jeune. Je ne compris pas tout, et puis ce n'était pas mes affaires, mais le comportement de l'adolescent me fit frémit les oreilles de mécontentement. Enfant je n'aurai jamais osé lever la voix et contester un adulte, sinon mon père... aurait laissé ma mère me gifler... mauvais exemple. Cependant, cela ne me regardait pas, et je retins mon soupçon d'agacement devant cette scène qui me choqua un peu. Les mœurs des gens d'ici n'étaient pas les miens, alors autant laissé faire.
L'homme prit de ses provisions pour répondre à ma demande, et je fus enchanté de sentir avant même de la voir un peu de viande séchée. N'ayant pas consommé de chair animal depuis un bon de temps à cause de son prix parfois supérieur à d'autres denrées, j'eus du mal à cacher une certaine joie se traduisant par un élégant frémissement de droite à gauche de ma longue queue au pelage d'un roux éclatant. M'inclinant respectueusement comme l'on m'avait appris je remerciai le voyageur, et pris avec envie le fruit et la viande, commençant par mordre avidement la poire, me gardant le meilleur pour la fin.

"Je ne saurai comment vous remerciez." Je croquai à nouveau dans la poire "Laissez-moi vous accompagner, je saurai vous montrer ma gratitude. Mon nom est Kazuo, et c'est un plaisir de croiser la route de gens enclins à aider leur prochain ; c'est pas toujours le cas, à mon grand regret..."
Je disais cela au pluriel, mais il n'y en avait qu'un seul sur les deux qui avait fait preuve d'un certain savoir vivre, ou plutôt voyager. Il y avait de nombreuses sortes de voyageur, allant du vagabond solitaire au groupe très ouvert de cheminants, avec de nombreuses variantes allant du marchand acariâtre au vieil homme censé parlant en énigmes. Le monde n'est jamais terne pour ceux qui voyagent. Un voyageur sympathique sur les deux, c'était déjà une aubaine, et sûrement l'occasion de discuter un brin ; non pas que parler aux animaux étaient gênant ou particulièrement mauvais pour ma santé mentale, mais ils manquent malheureusement de répondant.

Dévorant jusqu'au trognon la poire en ne me laissant à peine le temps d'avaler, je jetai mon dévolu sur un premier bâtonnet, mais prenant soin de le savourer, que le goût reste en bouche jusqu'au prochain repas, que j'espérais un peu moins composé de produit laitier... Mâchouillant mon bout de viande d'une main et réglant la lanière de mon sac passé en bandoulière, prêt à repartir et accompagner les deux voyageurs afin de rembourser la dette que je venais de contracter... elle ne s'élevait certes qu'à trois bout de viande et une poire, mais je comptais bien m'en acquitter !


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Iyac
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MessageSujet: Re: Sur un arbre perché   Jeu 13 Sep - 10:03

Le père de son corps avait donc décidé de donner quelque chose au voyageur affublé d'une queue, et de plus ce dernier frémis d'impatience lorsque la nourriture lui fut donné. Pitoyable. Iyac renifla un peu dédaigneusement, et se raidit sur la selle. Que n'aurait-il pas donné pour pouvoir sauter de cet animal, se transformer comme avant et courir dans ces bois afin de retrouver cette parcelle d'ancien temps qu'il y avait dans ce monde moderne, ce lieu qui avait su évoluer sans perdre de son esprit originel.
Ils tardaient à repartir, surtout que le pique assiette semblait vouloir les accompagner. Les mots vrillèrent ses tympans plu ssûrement que le crissement d'une griffe sur de la pierre lisse. Les accompagner...


-Et bah je ne suis pas contre cette idée, ça peut toujours nous faire un peu de compagnie et trois personnes sont plus impressionnantes que deux pour d'éventuels détrousseurs. Je-

-C'est non.

Llyr se tut de nouveau, encore une fois figé dans ses mouvements et dans le sourire qu'il adressait au kitsune, comme si un courant electrique glacé l'avait frappé d'un coup. Le ton avait été froid et cassant, et avait sur lui l'effet qu'avait la sentence d'un juge annonçant une peine de mort irréversible alors qu'on ne s'y attendait pas.
Les yeux d'Iyac le fixèrent et quand les regards se croisèrent, Llyr détourna le sien sans attendre, décidément top faible par rapport à la volonté de celui qui habitait le corps de son enfant. Déglutissant, et essuyant d'un revers de main ses yeux, il agrippa les rennes et les serra de ses mains tremblantes.


-Je pense qu'en fait, ça ne va pas être possible. On est assez pressé, et, si Iyac ne donne pas son accord je ne vais pas le lui imposer. Ne vous sentez pas redevable, je ne vous ai donné qu'un peu de nourriture, et si on se recroise un jour vous me rendrez la pareille j'en suis sur...

Iyac n'attendit pas plus longtemps pour se pencher sur le coté, et atrapper l'es rennes d'une main. Une fois qu'il eu la lanière de cuir, Llyr, surprit, lâcha cette lanière, et Iyac fit tourner la monture vers la bonne direction, avant de remettre les rennes entre les mains de celui qui avait un corps adulte et qui était sensé conduire. Llyr les reprit, l'air peiné. Iyac se tourna alors vers le kitsune, l'air froid, mais indifférent, et s'adressa à lui avant de talonner la monture pour lui ordonner d'avancer.

-Nous nous passerons de vous dans nos jambes sans éprouver la moindre peine. Partez.


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Kazuo
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MessageSujet: Re: Sur un arbre perché   Mer 19 Sep - 16:35

Le jeune homme ne semblait pas m'apprécier, ce qui était étonnant vu que j'avais toujours eu un bon contact avec les gens. Sauf à la rigueur avec ceux qui en voulait à mes fesses ou à ma fourrure, et les excentriques qui me donnaient envie de partir plutôt que les subir. Mais l'autre homme avait l'air sympathique et avait l'air enclin à me laisser faire un bout de route avec eux, mais l'adolescent dit non, et la réponse fut rectifiée avec diligence. Cela me surprenait, mais comme mon grand oncle me l'avait appris de par son apparence puis ses leçons, on ne doit pas se fier uniquement à ses yeux. Et la chance eut voulu que je naisse Fey, avec la faculté inné de percevoir la magie, et que l'enseignement d'un maitre me permettre d'affiner ce don.
Avec politesse je fis une révérence, posant genoux à terre dans un mouvement élégant et travaillé que l'on m'avait enseigné, afin de remercier convenablement à la façon des Hikari l'homme qui m'avait offert à moi, simple voyageur, un peu de pitance alors qu'il ne me connaissait nullement.
"J'honorerais cette dette messire, dans cette vie ou dans l'autre, bien que je parierais plus sur la deuxième option, car mes pas me mènent bien souvent vers des contrées que peu connaissent en Inwilis. Mais je prierais vos Dieux pour que je n'ai pas à attendre que la mort arrive pour vous revoir."

Pendant que je prononçais non sans une certaine malice ces mots, je fermai les yeux et usai de ma perception de la magie. Quelque chose lochait, je le sentais bien, quelque chose d'étrange titillait légèrement mes sens, mais j'avais besoin de mettre un doigt dessus, autant par curiosité que par souci de ne pas laisser ces voyageurs dans les Dieux savent quels ennuis. Un instant passa durant lequel mes perceptions s'élargirent, mon esprit effleurant tout ce qui m'entourait, et je sentais quelque chose chercher à échapper à mon contact, chez le jeune homme. Je rouvris dès lors les yeux, après l'achèvement de ma tirade, mais mon sourire jovial était un peu crispé, et je doute avoir pu garder toute ma contenance. Quelque chose clochait, et cela commençait à me hérisser un peu le poil.
"Attendez un instants messires..." Glissais-je, avant de plonger ma main dans ma besace.
Entre mes mains apparut une paire de goggles, deux lentilles en verre cerclées de métal enchâssé sur un morceau de cuir durci, et s'ajustant autour de la tête grâce à une sangle de cuir souple. Cinq paires de plus petites lentilles étaient aussi prisonnières d'un cercle de métal, reliées aux deux verres principaux par une petite pièce de métal pouvant d'une simple pression se plier et placer la ou les lentilles de son choix par-dessus les autres afin d'ajuster sa vision.
J'avais plusieurs jeux de lentilles, une violette permettait de détecter les sources de chaleur, une qui semblait floue percevait les êtres et objets extraplanaires... et des cinq paires je fis glisser devant mes yeux celles qui me permettait de voir avec précision les flux de magie. L'homme était normal, je percevais en lui l'éclat qu'avait une vie lambda, dépourvue de ce que mon oncle appelait le "potentiel pour devenir une légende".
En revanche, l'adolescent...

Je manquai de tomber en reculant, saisi d'une sensation effrayante qui me prit au tripes. Un faible éclat semblable à celui de l'homme brillait en lui, mais il était étouffé par un nuage, une concentration d'une magie telle que je n'en avais jamais vu, puissante et oppressante, et obscurcissant l'autre présence présente en lui. Je retirai mes goggles, mon regard passant du jeune adolescent à l'autre homme, en reculant de quelques pas.
"Par les Dieux... j'ai parcouru le monde et vu nombres de choses mais ça... qu'est-ce que vous êtes ?..." Dis-je à l'intention du jeune homme.


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MessageSujet: Re: Sur un arbre perché   Sam 29 Sep - 14:33

Alors qu'il était clair que les deux hommes allaient repartir immédiatement, le kitsune s'inclina et fit de grands mouvements, gracieux et élégants aux yeux de l'adulte, inutiles et brassant seulement le vent aux yeux d'Iyac qui soupira devant tant d'étalage. Il eu un sourire rapide, mais tout aussi perturbant que son regard, en songeant au fait que l'autre vie, il la lui aurait bien fait découvrir, s'il n'était pas un enfant si faible. Et pour une fois il s'y serait prit rapidement, pour ne pas entendre plus de parole enrobées et surtout pour en finir très rapidement.
Iyac talonna le cheval qui reprit sa route, mais Llyr l'arrêta rapidement lorsque le renard élégant leur demanda d'attendre. Une sourde fureur s'alluma en Iyac qui ne souffrait pas qu'on le contredise par les gestes ou les mots, et arrêter le cheval alors qu'il avait ordonné leur départ, c'était le défier et aller à son encontre. Llyr continua de le défier, sans le vouloir naif paysan qu'il était, en tournant la monture vers Kazuo. Alors qu'il levait la main afin d'assener un coup à l'arrière du crâne de l'homme, Iyac pu voir du coin de l'oeil le voyageur affublé d'étranges lunettes. Ca le figea dans son mouvement, son échine parcourue d'un frisson mauvais. Il n'aimait pas qu'on l'observe ainsi avec quelque chose qu'il ne connaissait pas, ça le faisait se sentir acculé comme une proie, alors qu'il était le chasseur et pas l'inverse. Le Quetz en lui n'avait qu'un envie, sortir, arracher la peau fragile de cet enfant afin de revetir son armure d'écailles et se jeter sur l'homme pour lui crever les yeux.

Mais il n'avait de Quetz que l'âme à présent, et ce qui se produisit sur le jeune homme qu'il habitait fut une ondulation de lumière reflettant une mer en pleine tempête sur sa peau. Démonstratif mais aucunement dangereux comme il le voulait.
Cette sensation d'être la proie s'effaça quand le renard eu une réaction normale. Reculant, le coeur battant la chamade, impressionné, appeuré. Iyac pass de la colère, à la délectation en quelques instant, retrouvant sa superbe qu'il avait perdu le jour où il avait été sacrifié dans son propre temple, où il faisait régner la terreur. Sa voix froide, dure, et incroyablement grave pour un jeune homme de cet âge, résonna comme s'il énonçait la fin du monde.

-Je suis ton père.
-Je suis trop de choses pour que tu puisse comprendre.

Il soupira un peu, las par certains aspect, mais heureux de se sentir de nouveau lui. S'il pouvait descendre de cet animal et le dominer de sa hauteur tout en lui parlant. Mais rien que parler réveillait celui qu'il était en son âme, il sentait son sang couler en lui, rouge comme l'aube, et aussi puissant que son âme était âgée.

-Je suis celui qui est né plus de dix fois, celui qui voit le temps couler sous ses yeux et qui Sait. J'ai vu la mort, la vie, les guerres et les alliances avant que les gens qui les produiraient ne soient. Et je verrais la mort des Mondes des siècles avant qu'elle ne se produise. Mon vrai nom fait trembler chaque âme car en Inwilis chacun me connais pour mes actes et mes paroles, mais nul ne sait qui je suis en réalité.


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Kazuo
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MessageSujet: Re: Sur un arbre perché   Dim 14 Oct - 14:21

Je le voyais sous son vrai jour karmique, cette chose qui semblait être un parasite, un esprit hantant un corps, pour survivre. J'avais eu vents de tels phénomènes, mais jamais constaté de visu, et c'était désormais chose faite. L'être fit plus ample acte de sa présence, faisant montre de toute sa puissance contenu dans ce si petit, si frêle corps, qui d'une voix sombre et semblant venir du fond des âges... mis en doute mes facultés de résonance. Ce qui était vexant. Que savait-il de moi, ce truc qui prenait pied en ce monde dans le corps d'un avorton ? Même les réincarnations parasitaires devraient avoir un minimum de respect pour les autres. Non mais !
J'eu droit aussi à tout le pedigree de la créature, et c'est à ce moment-là je crois que je dus afficher un air blasé. Tellement pompeux et ennuyeux... J'avais l'impression d'avoir en face de moi l'un de ces seigneurs imbu d'eux-mêmes, pouvant parler de leurs faits d'armes pendant des heures. Je roulais des yeux et me relevais, quand il eut fini, et lâchais un petit rire amusé en rangeant mes goggles. Moi je savais, en tout cas, qu'il était à présent un avorton qui ne faisait guère peur. Pas à moi en tout cas.

Mon hilarité dissipé, je le regardais en souriant, plus vraiment effrayé. Au contraire, je trouvais la situation délicieusement comique. Surtout la frustration que devait être pour un être apparemment si... fantasque, d'être coincé dans un corps tel que celui-là. Son ego devait en avoir prit un coup, et bien que ce fut méchant, je ne pus m'empêcher de me dire que c'était bien fait pour lui, et que ça expliquait son mauvais caractère. Avec un sourire radieux, amusé, et des plus sincère, je répliquais simplement :
"Oh, ce n'est que ça. Bien, puisque tel est votre souhait, je vous salue messires, et vous laisse à votre périple." Je m'adressais ensuite au vieil homme, avec un air désolé. "Soyez courageux, je ne peux que vous plaindre hélas. Que vos ancêtres vous accompagnent et vous protègent."
Je m'inclinais à nouveau avec un grand respect, avant de tourner le dos aux deux hommes et repartir vers mon arbre à quelques pas de là, afin de reprendre sans perdre de temps ma sieste, qui maintenant pouvait se vanter d'être digestive.

Arrivé au pied de l'arbre, sous la branche ayant reçu mon postérieur ainsi que ma somnolence, d'une simple pensée, je levais le bras vers la branche, et de ma paume jaillit une fine langue de feu, qui vint s'enrouler autour de la branche, tel un fouet ; dans une histoire que j'avais entendu, dans une contrée lointaine, un grand monstre de feu avait ainsi emporté dans les abysses le mage qui l'avait terrassé. Mais présentement, j'usais de flammes éthérés pour agripper la branche, et d'un geste fluide en bondissant me projetais dans les airs. Une petite cabriole me permit d'atterrir sur le postérieur, directement en position assise, mais malheureusement pour moi cette démonstration de style fit que mon sac termina sur la tête, me faisant lâcher un "aïe" de circonstance.
Et ensuite j'éclatais de rire, amusé par mes fantasques cabrioles, ces petites choses inutilement théâtrale qui pimentent un peu les choses. Après tout j'étais un voyageur guilleret, pourquoi ne pas faire montre d'un peu d'originalité ?


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