AccueilPortailGalerieFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Traque et toile d'araignée...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Armand Dagastanovich

avatar

Nombre de messages : 66
Localisation : Derrière toi attention....
Date d'inscription : 07/05/2007

MessageSujet: Traque et toile d'araignée...   Mar 6 Sep - 22:25

Regardant à la fenêtre d’un appartement au dessus d’une boutique, une paire d’yeux rouges compta sa sixième paire de garde patrouillant en bas depuis à peine deux heures. Les légionnaires étaient en ébullition, et tournaient surtout en rond. Ils étaient frustrés. Et leur proie regardait simplement. Il ne sortait pas, ici il avait assez pour survivre.

-Je suis traqué, recherché un peu comme un animal rare et précieux. Il était très bien indiqué sur les affiches à mon nom qu’il fallait que je sois vivant, amoché pourquoi pas, mais vivant. Je me demande si je manque tant à ce met fin et délicat qu’est l’intendant de cette ville. J’ai su qui il était dès le deuxième jour, mais j’étais déjà accro a sa peau blanche et fine, douce, à ses gémissements ou hurlement étouffés de protestation. Enfin, protestation, il réagissait plutôt bien pour quelqu’un ne voulant pas. J’avoue, j’ai été assez méchant avec lui, mais comment ne pas vouloir qu’une chose aussi attachante n’hurle pas, pour mieux être réconforté dans mes bras après ? C’est impossible. Toi tu es, fade, triste, ennuyeux à mourir. Pourtant tu pourrais être un peu intéressant.

L’hérilim se glissa du rebord de la fenêtre, vers un lit où était attaché un homme bâillonné. Orc de bonne taille, de solides cordages lui maintenaient les bras, les jambes, et même l’abdomen contre le lit. Armand n’avait pas eu le temps de repérer s’il avait une famille, un vieillard, un homme ici, en revenant de la boutique, il avait vu les hommes de la légion, et n’avait pas été assez idiot pour réclamer ses affaires, il avait voulu partir directement, mais ils avaient été plus rapide que lui, alors il était entré ici. Et n’en était pas sortit. Apparemment il n’était pas mal tombé, l’orc ne semblait manquer à personne.
Le maintenir en respect n’avait pas été compliqué, il était entré dans son esprit, et l’avait ravagé, purement et simplement. La force physique seule aurait été sûrement en défaveur du hérilim, il savait se défendre sans avoir besoin d’user de force, mais devait avouer qu’il avait un peu laissé le physique pour se concentrer sur le mental, qui lui permit donc d’avoir un orc bien calme lors de son enchainement. Un simple sortilège de silence avait ensuite fait l’affaire.
Armand caressa d’un doigt la mâchoire carrée de l’orc.

-Tu es pourtant si frustré, si humilié dans ton état de mâle. Tu n’es qu’un jouet, je te façonne à ma guise, dit-il en passant son doigt sur les défenses dépassant largement du bâillon. Tu es plus fort que moi physiquement, un seul de tes coups doit valoir quatre des miens. Ta sottise est d’avoir préféré tes muscles à ton esprit, et elle a aboutit ici. Pourquoi n’as-tu pas cette suave et douce saveur de l’homme frustré dans toute sa splendeur, comme cet homme qui me veut vif, qui me fait chercher, sûrement pour m’infliger mille tortures. Et pour me retrouver tout court dans une mesure encore plus certaine.

Le hérilim rit, en souriant à pleine dents pointues. Il tira sur une chainette fine reliée au bas de l’orc, passant au bout de l’intimité de celui-ci par le seul petit accès permettant normalement une simple sortie. A présent il y avait deux accès peu éloignés, l’un d’entre eux saignant un peu, et le sang afflua de nouveau, ainsi qu’un hurlement étouffé, lorsque l’hérilim tira d’un coup sec peu ample.

-Tu te rends compte que j’ai eu l’envie presque de foncer dans les gardes pour voir ce qu’il voulait me faire subir ? Mais je tiens à ma vie, et même si je sais que c’est pour me garder en vie qu’il me cherche, je préfère penser aux quelques petits pourcents de chance restant m’offrant une mort certaine. Ton destin à toi par contre… Il est scellé. Je dois partir à présent, afin d’aller trouver ailleurs un jouet d’albâtre. Mais toi, tu pourrais tout dire, en plus, tu n’as aucun attrait, pourquoi te garder ? Je ne te promets qu’une chose. Ca finira, tôt ou tard.

L’hérilim tira fort, arrachant une partie trop importante déjà de l’intimité, fais s’écouler le sang et hurler d’une manière bien plus auditive l’orc qui s’agita comme un animal en détresse, faisant bouger le lit. Armand se mit à califourchon sur lui en riant, et lui griffa le torse de ses ongles, rouvrant les plaies fraîches, lui arrachant la peau par lambeaux.
Il y passa un long moment, prenant un malin plaisir à creuser littéralement l’orc, le sang avait tout de même bon goût, et avait fini par s’en aller totalement du corps. Après s’être bien lavé, et même plus de deux fois, afin de masquer l’odeur du sang sous celui du savon. Armand n’avait pas eu à attendre la nuit longtemps, il était sortit aussi furtivement qu’une ombre, évitant les rondes qu’il avait compté et repérées depuis le temps. Le plus dur, serait de passer les portes. D’autant qu’il avait sentit ce qui le suivait depuis une ruelle qu’il avait empreinter.




Like a cold ocean you encase me
Pierce my skin with thousand needles
You are S, I am M
The same pleasure we are sharing
A never ending dream of Pain
You are S, and I am M…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anargul
Assassin
avatar

Peuple : Fae, Nocturne
Nombre de messages : 23
Localisation : Lève les yeux mon ami.
Date d'inscription : 03/06/2008

MessageSujet: Re: Traque et toile d'araignée...   Dim 11 Sep - 16:24

Je me languissais depuis des semaines. La Légion Noire ne m'était guère utile en matière de renseignements, aucune patrouille n'avait vu, ou ne serait-ce qu'aperçu un cheveu du prince Hérilim. Mon seul amusement fut la tête de Someya, lorsque je lui annonçais qu'il me devait dix milles pièces d'or, en plus de mon tarif habituel.
Autrement, je passais mes journées et mes nuits à arpenter la ville, bas fonds et beaux quartiers. Je n'avais pas remis les pieds au Trésor du Dragon, l'Aérial aurait été une distraction bienvenue, mais voila qui n'aurait pas été très professionnel. Mais, voila que mes recherches avaient fini par payer.
Il me suffisait de rester attentif, et surtout de porter en permanence le diadème dont j'avais fait l'acquisition. Évidemment, ce n'était pas très discret, aussi devais-je utiliser un glamour en permanence, afin de le dissimuler aux regards. J'avais prêté l'oreille aux rumeurs, même les plus insignifiantes, que se murmurait la populace. Outre les inquiétantes rumeurs de guerre, j'appris que plusieurs personnes, souvent de sexe masculin, avaient disparus pendant des semaines, avant d'être retrouvées, généralement chez elles, ou dans une ruelle, affreusement mutilées. Quelques femmes se trouvaient également dans le lot de victimes, mais j'en savais suffisamment, vu l'état de Someya, pour deviner aisément que l'auteur des meurtres ne pouvaient être qu'Armand. Le type de blessure était le même, lacérations profondes, morsures, et parties du corps arrachées.
J'avais donc tendu l'oreille, plus que d'ordinaire, pour apprendre qu'un orc aurait disparut. Oh, il ne manquerait à personne, même la Légion Noire n'en avait pas voulu. Et il n'était pas venu chercher sa solde.
Depuis une semaine, j'avais pu le regarder s'amuser avec l'Orc, lorsque la fenêtre me permettait de voir à quel point, il aimait ses petites activités. Je m'étais posté sur le toit d'en face, dissimulé par un glamour, quiconque poserait les yeux sur moi, m'oublierait aussitôt, ou verrait un oiseau noir. Mon esprit était protégé par la couronne que je portais, et le Hérilim ne semblait pas se préoccuper de savoir si quelqu'un pensait à lui, en dehors des patrouilles régulières de Légionnaires. La Légion avait mis les bouchées doubles. Des portraits du Hérilim étaient placardés sur les murs, offrant une récompense à qui le capturerait vivant, et le ramènerait au château. J'avais négocié, et j'étais non seulement payé, comme assassin, mais je toucherai également la récompense. Et maintenant, je pouvais ajouter dix milles pièces d'or. Une affaire juteuse, mais qui n'était pas encore menée à terme. Armand ne semblait pas pressé de partir. Il comptait les patrouilles. Oh, en voila, un homme intelligent. J'avais souri en le voyant faire.

Oh, voila qu'il sortait. Tiens donc, il s'était vite lassé. Et franchement, comme je le comprenais, Someya était une victime de luxe, et comparé à cet orc, l'Intendant était royal. Ma proie sortit à la faveur de la nuit, mon élément. Je me levais, et dissipai mon Glamour, reprenant une apparence de Dunpeal. Je devais garder quelques éléments de surprise, puisqu'il savait que je le suivais, lui dans la rue, et moi sur le toit. Je ne faisais aucun effort pour me cacher. Jusqu'à ce que je me laisse tomber derrière lui, me débarrassant totalement du Glamour. Mes six bras bien en vue, mes huit yeux grands ouverts, et à la place de quatre de mes mains et de mes avant-bras, de longs dards noirs, de ce noir brillant, et solide comme du diamant. De ma dernière paire, et de mes doigts, des fils de ce même noir brillant, collant, jaillirent, pour venir s'enrouler autour de lui. Je ne m'attendais pas à ce que cela fonctionne du premier coup, mais si Armand tentait de fuir, je le rattraperai, on ne distance pas un Sluagh, et on n'échappe pas à une araignée, lorsqu'elle a patiemment tissé sa toile, des toiles, faisant de ce labyrinthe de rues, un terrain de jeu fermé. Une toile géante, qui finirait par faire son effet : piéger ma pauvre proie. Je dardais mes quatre bras, les vêtements du Hérilim ne lui offriraient qu'une piètre protection, lorsque je les enfoncerai dans sa chair blanche. Someya avait dit vivant, mais il n'avait pas précisé dans quel état il le voulait. Je pouvais donc l'abîmer, suffisamment pour l'amener jusque dans les geôles du Palais de Cemenwin, et offrir le Diadème à mon cher commanditaire.
Je sentis quelque chose heurter mon front, alors qu'il était encore de dos. La protection fonctionnait à merveille, et le Hérilim avait des réflexes. Je devais m'attendre à ce qu'il soit une proie un peu plus vivace que d'autres.
Je pus voir son visage, et je m'en léchai les babines.

-Il n'avait pas menti, en voila un bien joli minois pour un Hérilim.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Armand Dagastanovich

avatar

Nombre de messages : 66
Localisation : Derrière toi attention....
Date d'inscription : 07/05/2007

MessageSujet: Re: Traque et toile d'araignée...   Dim 1 Jan - 22:43

L'hérilim l'avait sentit le suivre, présence au dessus de lui sur ses traces depuis qu'il était sortit de chez l'orc. Bien sur, ce ne pouvait être une coincidence, et Armand savait que c'était lié directement ou non à l'intendant qu'il avait sequestré des jours durant dans cette chambre d'auberge. Un mercenaire directement envoyé par lui, ou un chasseur de prime cherchant à toucher une belle somme ? Peu importait, on voulait le prendre vivant pour le trainer vraissemblablement devant sa victime de luxe.
Il n'oubliait pas que vivant ne précisait pas "pas abimé". Ah, Armand craignait pour son doux visage.
Son traqueur se laissa tomber dans la rue, et rapidement de fils collants et noirs s'enroulèrent autour de lui. Une sorte d'araignée ? Interressant. Son esprit fonça directement à la rencontre de celui de son poursuivant, tel un boulet de canon tiré à bout portant. Il rencontra un mur et resta psychiquement devant. Une protection bien efficace face à lui, l'homme qui se trouvait derrière lui était intelligent et préparé, il ne serait pas simple de se soustraire à sa traque, mais il ne se laisserait pas faire. Même si, comme il l'avait confessé au feu orc avec qui il avait passé le temps, la tentation de foncer voir quelles tortures il allait lui infliger était grande. Mais encore, la vie lui était précieuse, il trouverait peut-être une distraction Le hérilim se tourna, l'anonymat ne servait à rien. Lorsqu'il vit son visage, le chasseur le complimenta, tout en lui confirmant que c'était l'intendant qui l'envoyait. Armand sourit.

-Et en voila un bien beau traqueur. Je présume que vous n'allez pas vous contenter de m'attraper et de me trainer jusqu'à votre commenditaire ? Ce serait bien moins amusant. Tout aussi peu amusant que si je me laissait faire.

Armand se débarassa des fils qui lui collaient aux vêtements en se débarassant de son manteau d'un coup sec. Il envoya son vêtement à la figure de son poursuivant, le déroutant pour gagner quelques précieuses secondes. Il n'avait réellement que peu d'optons. Se rendre, fuir, et se battre. Se rendre était hors de question, il y avait une chance que la mort l'attende entre les bras de son divertissement de luxe. La fuite et le obat étaient les plus envisageable. A ceci près que la fuite serait sans chance de s'en sortir, et plus humiliante, il avait un minimum d'orgueil et de fierté. Arracher le diadème de son traqueur était son but, et sa meilleure chance. Un esprit ravagé ne pouvait plus commander au corps, et ne le gênerait plus.
Rapidement, plié pour se trouver au plus près du sol car un fil le coupant en plein saut était si vite arrivé. Son but était le dos de son traqueur. Pour atteindre au mieux la tête et ce fichu diadème. Mais bien sur, ce ne serait pa simple, six bras à éviter, des fils collant, et sûrement une grande vivacité de la par de son adversaire, mais lui même n'était pas en reste.




Like a cold ocean you encase me
Pierce my skin with thousand needles
You are S, I am M
The same pleasure we are sharing
A never ending dream of Pain
You are S, and I am M…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anargul
Assassin
avatar

Peuple : Fae, Nocturne
Nombre de messages : 23
Localisation : Lève les yeux mon ami.
Date d'inscription : 03/06/2008

MessageSujet: Re: Traque et toile d'araignée...   Lun 6 Fév - 22:59

Un mince sourire étira mes lèvres, quoi s'était tout ce dont il était capable ? Je m'attendais à une plus grand répartie venant de la part de quelqu'un qui s'était quand même envoyé en l'air avec Someya. Bah ! Dois-je vous avouer que j'ai, un instant, retenu mon souffle ? J'avais, certes, cher payé le diadème, mais son efficacité restait encore à prouver. Je pus sentir distinctement l'attaque mentale, et celle-ci fut repoussée, comme on repousse un insecte d'un revers de main. Allons donc, j'admirai l'air de surprise qui passa sur son visage, puis la compréhension. Oh le petit malin !
Je ris quand il me lança son manteau à la figure. Un de mes bras repoussa le manteau, tendant que deux autres lançaient déjà des fils noirs et tranchants, coupant le joli minois dans son élan. Je comprenais, que sa chance, serait de m'arracher le précieux diadème. Oh, allons, un tel plan, venant de quelqu'un de si, machiavélique, diablement machiavélique ? Certes, pas très intelligent, pour s'en être pris à l'Intendant de Cemenwin, et noble, quoi qu'issu de petite noblesse, mais irrésistible dans son genre. La preuve, je me tenais là, à capturer le bougre, pour les beaux yeux sombres de l'Intendant en question. Je ne devrais donc pas être surpris, de voir que le Hérilim choisissait la solution de facilité. Facilité n'étant pas mon second prénom, je revêtais immédiatement un glamour, dissimulant le diadème sa vue, me lançant à l'assaut, terriblement sérieux cette fois.
Ce n'est pas pour vanter, mais je suis un Fey, un Nocturne. Je ne suis né pour tuer, croyez moi. Et je suis aussi rapide, que doté d'une certaine force, qui ne cadre pas avec mon apparence. Mais même une mignonne petite fée est capable de vous encastrer dans un mur, alors que dire de moi, et de mes appendices.

-Allons mon mignon ! Laissez-vous faire ! Il tient absolument à vous revoir, autant dire que vous lui avez une forte impression, sire Hérilim.


Je me repliais sur moi même, rampant au sol, mes bras prenant un angle que des bras de quelqu'un d'un autre peuple ne pourrait avoir naturellement. Avec une fluidité, et une rapidité, digne des araignées, je grimpais sur les murs des bâtisses, terrain, ô combien avantageux pour moi. Je me détendis, sautant littéralement sur ma proie, les fils se déployant autant de mes bras, que sortant de ma bouche, histoire de l'aveugler, comme lui, avait précédemment essayé. Cependant, je n'étais pas assez arrogant pour croire que je viendrai à bout du bougre en quelques minutes, et pour lui laisser ma tête à portée de mains, et m'arracher mon précieux artefact. Si tôt les fils lancés, je me permis de pousser sur mes jambes, et de passer sur le coté, d'un bond magistral, retournant m'agripper au mur le plus proche, avant de passer à nouveau à l'attaque, cette fois dans son dos, sans lui laisser le moindre répit, il serait amusant pour moi, de l'entortiller, de l'emmêler, déposant, que dis-je ! tapissant cette ruelle de mes fils, qu'il s'y colle, qu'il s'y trouve pris, et que j'en fasse un joli cocon. Peut-être finirais-je par le mordre ? Après tout, l'araignée est un animal si proche de moi, avec son venin paralysant... Et parfois, fait pour ramollir littéralement la proie, afin de faciliter la dégustation. Fort heureusement pour moi, ma morsure n'infligeait pas autant de dégâts. Mais si je pouvais l'abîmer, j'imaginais, et cela, aisément, que Someya se délecterait bien plus, en ayant sous sa coupe, un Hérilim en parfait état, que lui, pourrait abîmer à loisir.
Mais un peu de concentration ! Je me devais, d'épaissir mes toiles, au point que je pourrais disparaitre dedans. Une proie confuse, était une proie facile. Et chose aisée, les fils noirs que je produisais, ne pouvaient se tarirent, et bien lui prendrait, d'essayer de les trancher, ou de me trancher. J'eus un nouveau sourire. Je décidais, que je devrais l'abîmer un peu, histoire de lui faire peur. Dans un feulement rauque, je lui lançais ce qu'on pourrait appeler des petits couteaux, faits de la même matière que mes fils, usant pour cela de trois de mes bras, les trois autres, me fournissant toujours plus de matière. Suffisamment, pour obstruer cette ruelle, tissant irrémédiablement une cage pour notre Hérilim.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Armand Dagastanovich

avatar

Nombre de messages : 66
Localisation : Derrière toi attention....
Date d'inscription : 07/05/2007

MessageSujet: Re: Traque et toile d'araignée...   Mer 9 Mai - 8:59

Armand regarda avec un étrange sourire son beau traqueur, ramper puis grimper au mur, tout cela avec beaucoup de grâce. Il arrêta les fils lancés vers son visage en mettant un bras devant lui, fléchissant les jambes ppour éviter d'être atteint pendant qu'il ne voyait pas grand chose face à lui, mais il n'essaya pas de briser les fils, il n'était pas bête. Dans l'histoire il était le papillon de nuit, et le traqueur l'araignée tissant des fils collants dont il ne pourrait s'échapper. Tout le monde sait que le papillon à beau se débattre, il ne fait que s'engluer encore plus.
Il chercha des yeux où était passé l'Araignée qui fit rapidement savoir où elle se trouvait en lançant de nouveau des fils, mais venant de derrière lui cette fois-ci. Armand se tourna pour attraper de l'intérieur de son avant bras les fils collés à son dos, refusant qu'on commence à lui coller de tout n'importe où. Il enroula les fils noirs tout autour de son bras. Durant ce laps de temps, il essayait tout de même de percer de l'esprit les défenses du diadème que portait son traqueur. Il faisait le tour tout en lançant des attaques ou même en cherchant à passer au dessus, acculant les défensespour les faire céder. C'était un artefact puissant, mais il savait d'expérience qu'avec du temps et de l'acharnement, ça pouvait céder. Mais est-ce qu'il avait envie de voir ces défenses se briser en morceau et d'aller mettre une pagaille monstre dans l'esprit de son traqueur ? Le traqueur en lui même ne l'interressait pas, aussi beaux et gracieux soient ses traits, mais plutôt son commenditaire et ses intentions.
Il roula sur le coté, les bras toujours enveloppés d'une couche de fil noir, couche dont il se serva pour parer les projectils que lui envoyait le traqueur. Tirant d'un coup sec de son bras encore relié à l'Araignée par ces cordages noirs qu'ils tissait et il plaça la corde tendu dans le passage des sortes de couteaux envoyés, lui libérant le bras pour quelque temps, sans pour autant l'épargner complètement, car quelques uns avait effleurés sa peau faisait perler son sang. Ne restant pas figé pour autant, ses bras revienrent à la rencontre des fils qui ne cessaient d'être lancés, enroulant autour d'eux des couches de matière noire, sans qu'il ai l'air de se débattre pour rien, faisant ça de manière tout à fait réfléchie. Il ne voulait pas voir ses jambes entravées, ni sont visage constellé de liens gluant. Pour les premières ce serait devenir bien trop impuissant, pour le dernier ce serait peu esthétique.
Et il lui faudrait être présentable, lorsqu'on l'emmenerait -ou le trainerait- à l'intendant.

Car non il ne comptait plus s'enfuir.
L'Araignée ne serait pas facile à distancer, surtout qu'une grande partie de lui ne voulait pas partir de cette citée où il avait trouvé une victime précieuse, et fortement amusante, et il lui tardait de voir cette victime se rebeller, lui faire comprendre quelle erreur il avait faite de s'en prendre à lui, comment elle comptait le punir. Il en eu un frisson d'impatience, lui qui aimait tout autant faire subir que subir souhaitait à présent savoir comment quelqu'un qu'il avait humilié tant de temps allait lui faire payer.
Des images passèrent dans son esprit, moments de jouissance, et d'amour d'une certaine manière. Ils venaient d'arriver dans sa chambre, et il avait fauché l'intendant qui ne s'y était pas attendu et qui s'était rebellé, avant de céder à ses propres envies. Ces nuits et ce s jours où il lui avait fait miroiter les plus vils aspect de ses désirs, le faisant venir et prendre du plaisir alors qu'il chercher à fuir et à hurler pour qu'on vienne l'aider. Il ne l'avait pas beaucoup épargné, même quand il le lavait il n'avait pas arrêté. L'expression d'extase qu'il avait eu à chaque fois avant que son esprit s'éteigne, relachant toute dignité. Il l'avait vu dans son état le plus humilié, dans ses retranchements les moins dignes, et ne l'avait trouvé que plus beau. Un être presque primitif qu'il avait entre ses doigts, dont la vie se tenaitdans ses mains, à qui il avait dévoilé tant de choses lorsqu'il le tenait simplement contre lui, pansant quelques plaies, caressant les cheveux soyeux, soulignant sans s'en lasser une courbe de son corps. Corps qu'il connaissait dans les moindres détails à présent.
Someya avait été le plus soigné de ses jouets, celui qu'il avait le plus soigné et dorloté. Il savait que peu de gens pouvaient considérer ce qu'il avait fait comme de la tendresse, mais ce n'était pas toujours doux et tendre l'amour, il y avait une grande part d'émotion brutes et d'envies primitives.




Like a cold ocean you encase me
Pierce my skin with thousand needles
You are S, I am M
The same pleasure we are sharing
A never ending dream of Pain
You are S, and I am M…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anargul
Assassin
avatar

Peuple : Fae, Nocturne
Nombre de messages : 23
Localisation : Lève les yeux mon ami.
Date d'inscription : 03/06/2008

MessageSujet: Re: Traque et toile d'araignée...   Sam 8 Déc - 23:55

-La belle esquive ! m'exclamais-je souriant d'un air narquois.

Je venais de lancer une dizaine de couteaux, et si certains avaient fait mouche, les autres avaient été paré. Ma proie avait fait preuve d'ingéniosité, usant du bras que je lui avais allégrement englué, les couteaux s'étaient fichés dans le bouclier fait de mes propres fils, retournant mes propres armes contre moi. Moi qui croyait l'avoir acculé, peut être me trompais-je. Il s'était débattu, cassant les fils, et par la même occasion, la toile que j'avais commencé à tisser. Bien sûr, je ne laisserais le mignon s'échapper sans rien faire, et si facilement. Il finirait par s'engluer, inexorablement. Fatalement, il serait pris dans mes filets, et je pourrais l'emmener se faire croquer par Someya. Ah, comme celui là avait du l'humilier, pour qu'il ressente ainsi de la haine, et qu'il veuille se venger. En matière de jeux d'Amour, quels qu'ils soient, l'Intendant était pourtant très ouverts, si bien, que je me demandais, ce qu'il avait pu lui faire. A n'en pas douter, des choses du même acabits que celles qu'il avait subir à l'Orc. Bien que celui-ci ait fini en marmelade pour suceurs de sang, si je puis m'exprimer ainsi. Et pourtant, alors que je laissais de nouveaux fils, la substance sortant de mes doigts, depuis les ongles, luisantes, collantes, et parfois tranchantes, je le sentis arrêter d'essayer de me défoncer l'esprit à coup d'attaques mentales, et sentit sa résistance s'effondrer. Je ralentissais le rythme. Sur mon perchoir, dans positionné presque perpendiculairement au mur sur lequel je me tenais, mes membres parfois pliés dans des angles impossibles pour qui n'était pas Fey, je lui tournais lentement autour, n'avançant pourtant pas vers lui. La distance devait aider le diadème à résister aux attaques, j'avais remarqué que lorsque j'étais près de lui, je ressentais plus fortement ses assauts, bien que protégé par le bouclier du diadième. Oh que cette scène devait semblé étrange... Le Hérilim à la beauté digne des éphèbes de Nevaeh, prince charmant, s'il en était, se battait contre princesse devenue monstre et distordue. Un tableau des plus dérangeant, tordant le cou aux contes, dit, de fées.
J'affichais un air déçu, tandis que le piège de ma toile se refermait autour du Hérilim, bloquant peu à peu d'éventuelles échappatoires, n'offrant plus beaucoup de possibilités. Mais ce n'était pas cela qui fit, que je sentis sa résistance s'affaiblir, comme s'il ne se battait que pour la forme.

-Eh bien, eh bien... Que vous arrive-t-il ? Vous me semblez peu inspiré. Quel dommage, je ne goûterai donc pas mon plaisir aujourd'hui, pour cela, il aurait fallu que vous continuiez à résister.

J'eus un air navré, presque dégouté, et pourtant. Préparait-il quelque chose ? N'était-ce qu'une feinte, pour mieux riposter ? Avait-il une autre carte dans sa manche ? Il avait même semblé perdu dans ses pensées. Un sourire effleura mes lèvres.

-Oh. Ou bien peut-être pensez-vous à une beau d'albâtre, si douce... A des cheveux plus noirs que la nuit. A la volupté du corps de notre ami commun ? Quel dommage. J'aurai vraiment aimé, que vous me résistiez plus longtemps ? A moins que ce ne soit parce que je vous filoute, que vous vous découragez ? Ne m'en tenez pas rancune, si j'use de l'artifice pour me protéger.

Une de mes mains désigna le diadème, tandis que les autres s'agitaient, tissant toujours plus, et encore. Je n'étais bien sûr, pas inépuisable, et si Armand ne prévoyait pas de résister, et bien... Je bondis, usant autant de mes bras que mes jambes, m'élançant pour le faucher. Je ne sautais pas sur lui, mais sur le coté, fils tendus, plantés depuis mon point de départ, visant à le heurter de plein fouet, et par la même occasion, de commencer à l'immobiliser complètement. Je gagnais rapidement l'abri d'un autre mur. Comportement pouvant sembler lâche, mais les Hérilims étaient souvent les pires tortionnaires. Et les assassins ne survivaient pas, et ne gagnaient pas leur vie en combattant à la loyale.
Par définition, un assassinat est un couteau planté dans le dos.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Traque et toile d'araignée...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Toile d'Araignée : Te prendras-tu dans ma toile ?
» Traque et toile d'araignée...
» La toile de l'araignée [Feat Akina Hideaki ]
» ? Toiles d'araignées et fumée...
» Mon monde enfermée dans une toile d'araignée
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Inwilis :: Les Royaumes du Sud-Est :: Royaume de Cemenwin :: Cemenwin la Citadelle de la Reine :: Rues & Habitations-
Sauter vers: