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 Un jour pas vraiment comme les autres ... (Rating R)

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MessageSujet: Un jour pas vraiment comme les autres ... (Rating R)   Lun 5 Sep - 22:23

Beleg en avait assez et il avait bien l'intention de le faire savoir. Que l'un des soit disant "administrateurs" de la septième Légion le reprenne sur ces méthodes d'entrainements passait encore, mais que ce fumier lui donne congé pour la semaine, le temps d'éclaircir l'histoire, le mettait hors de lui.
L'histoire en question s'était passée le soir précédant.
Après quelques semaines de durs labeurs, l'escadron spécial de cavalerie de la première légion, noms ronflant désignant les glandus de vifiers à la charge du centaure, cela donc, étaient enfin prêts. Mais ça n'avait pas était sans mal. Sur la cinquantaine du départ, une dizaine avait abandonné 3 avaient perdu leurs compagnons de vif dans un glissement de terrain, lors d'un exercice en montagne et 3 autres y avaient perdu plus simplement la vie.
Cet escadron donc, bien qu'allégé d'une partie de ses effectifs, était enfin opérationnel. Le capitaine avait alors décidé de ce payer un peu de bon temps avec une des merens de l'escadron, une jolie pouliche de 2 ans avec une croupe magnifique qui, il le sentait, n'était pas indifférente à ses avances. Arrivé à l'écurie où elle séjournait il avait réussi, sans trop de difficulté, à persuader la belle de s'éloigner du camps, histoire d'aller "prendre l'air". C'est ainsi que sous la lune brillante au firmament étincelant d'étoile, le centaure et sa Vénus avaient couru à travers champs et fougères.
L'affaire allait être réglée dans un petit bosquet guère éloigné du camps quand apparut, sortit d'on ne sait où, le vifier de la jument, armé d'une lance et d'une épée. Il avait du les suivre en douce depuis le campement.

<< - Éloignez vous de Diana immédiatement !!, fit il en menaçant Beleg avec sa lance.
- Pose ça tout de suite, lui répondit l'intéressé pas du tout impressionné, c'est un ordre.
- Je m'en fous de vos ordres, toute la journée vous nous en donnez mais maintenant c'est à vous de m'obéir. Éloignez vous d'elle !!
- Je suis ton Capitaine, c'est ton rôle de m'obéir, ta place, et si tu ne la tiens pas, tu auras des soucis à te faire, lui répondit le centaure de plus en plus menaçant.
- Jamais, vous m'entendez, jamais je ne vous laisserez poser vos sales pattes sur ma jument, cria l'homme avec des trémolos dans la voix.
- Quoi, c'est ça qui te dérange, que je copule avec elle. Je pense que tu n'as rien à dire à ce propos, ta compagne est assez grande pour choisir ses amants toute seule. Et en plus je te signale que ça te dérangeait pas que je te laisse forniquer avec ses demoiselles de l'infanterie. Et oui rien de ce qui ce fait dans ce camp ne m"échappe.
- Ce n'est pas pareil, dit le soldat visiblement mal à l'aise et ébranlé, nous étions de la même race ... Ce que vous voulez faire c'est contre nature.
- Parce que tu crois que je t'ai pas vu avec ta pouliche certains soirs, hein, tu crois que j'ai pas vu comment tu la caresses, comment tu la regardes, ça te démange, tu aimerais bien introduire ton instrument dans son ...
- Ça suffit ... Je suis un être humain, moi, vous, vous êtes qu'un putain d'animal, un putain de nuisible qui me crie dessus en permanence parce qu'il est jaloux de ne pas avoir ce que j'ai et qui veux tout me prendre. commença à délirer le cavalier, de plus en plus agité.
- Alors c'est ça qui te défrise, le faite d'être commandé par un non-humain. Si c'est que ça, rentre dans ta tente, et demande une nouvelle affectation demain. Mais maintenant t'arrêtes de me casser les couilles que j'ai encore pleines et laisse moi me les vider tranquille. Allez dégage gamin.
- Vous voulez être comme moi, vous voulez être humain mais vous pouvez pas, vous voulez avoir deux jambes comme moi mais vous pouvez pas alors vous voulez avoir Diana, ma Diana, mon Amour, je vais vous tuer, JE VAIS VOUS TUER !! >>

Sur ces mots, le jeune homme ce lança vers le centaure en le visant de sa lance. Sa compagne de vif, affolée par la tournure des événements et effrayée par le faite que le soldat reste sourd à ses appels au calme, décida de s'interposer. Mais dans la précipitation elle dérapa sur l'herbe humide et alla s'empaler sur la lance de son vifier. Celle-ci, entrant par l'œil, arriva directement au cerveau et tua l'animal sur le coup. Elle s'effondra sans un souffle.
Rendu fou furieux par la perte de sa moitié, le cavalier, maintenant seule, bondit, épée au poing, sur le capitaine. Celui-ci évita l'assaut facilement et se mit à réfléchir. Rien ne pourrait plus calmer le vifier, même sa mort, que Beleg voyait briller dans les yeux de l'autre. En un rapide mouvement le centaure chargea, attrapant l'épée au pommeau et l'arrachant des mains de son assaillant. Mais l'enragé sortit alors de sa ceinture une longue dague, la lame apparemment pleine d'une substance noirâtre. Du suc de belladone apprit plus tard le Capitaine. L'individu à moitié aveuglé par les larmes et passé dans le dos de Beleg, se précipita, visant les jarrets. Beleg lui décocha alors une ruade dont il avait le secret, envoyant le type valser à une dizaine de mètres de lui.
Quand il s'approcha du corps inanimé le centaure comprit qu'il n'y avait plus à faire. Ses sabots avait enfoncé le front de l'homme sur environ un pouce, transformant sa tête en une bouillie informe. Le capitaine avait donc récupéré le corps et l'avait ramené à la tente des médecins, abandonnant le cadavre de la merens aux prédateurs. Il avait dû ensuite prévenir la Légion. C'est à partir de là que ses ennuis avaient commencé.
Arrivé très tôt dans la mâtinée, un nouvel instructeur ainsi qu'un "enquêteur" de la septième l'avaient relevé de ses foncions sur l'ordre de leurs supérieurs, lui ordonnant de ce rendre à Celenwin dans l'après midi pour interrogatoire, au quartier de la Légion Noire.
Beleg avait donc pris ses affaires et avait quitté le camps sans attendre. Tout ça pour un petit noble de campagne, les administrateurs de la Légion allaient l'entendre, tout comme le reste de la population de Celenwin.
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Blaithin
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MessageSujet: Re: Un jour pas vraiment comme les autres ... (Rating R)   Dim 18 Mar - 13:06

Humant le beignet chaud qu'elle avait entre les mains, Blaithin eut l'eau à la bouche. Elle avait glissé quelques sous de cuivre dans les mains du marchand ambulant, et s'était retrouvée avec ce gros beignet, à la pâte blanche un peu collante. Mordant à pleine dents, Blaithin se retint de tout recracher tant c'était chaud. A l'intérieur viande hachée, et un truc vert qu'elle identifia comme étant de la salade, ou de la coriandre. Les deux ? Peu importait, s'était bon. Elle mâcha, ses joues pleines, flânant dans les rues qui s'illuminaient progressivement, à mesure que la nuit tombait. L'homoncule de Dunpeal aimait cette période de la journée, le crépuscule, où il ne faisait pas tout à fait nuit, et où Cemenwin se teintait de couleurs vibrantes, allant du rouge orangé au bleu nuit.

Blaithin était seule. Elle avait du ruser pour pouvoir profiter de cette escapade, sans être rattrapée à dix pas des portes du palais. Elle avait revêtu son uniforme de la Légion Noire, et avait prétexté devoir porter un message à Rabastan Hale. Une fois sortie, elle avait trotté jusqu'à être hors de vue des gardes du palais, et s'était arrêtée, avant les portes des baraquements de la légion, et s'était changée derrière les buissons qui bordaient la route. Elle s'était contentée de retirer sa veste de légionnaire et le pantalon qu'elle portait. Blaithin était ressortie du buisson vêtu d'une robe noire bustier, courte, les jambes moulées dans des bas noirs, rayés verticalement de fines bandes de couleurs, et d'une veste courte noire, ornée de clous argentés. Un ras de cou orné du fleur pour décorer sa gorge, un petit sac contenant son argent - pas beaucoup-, et elle était descendu dans la citée.
La faim l'avait prise alors qu'elle regardait les devantures des échoppes, alléchée par l'odeur du petit stand que tenait un vieux bonhomme. Le beignet était bon, et avait l'avantage de ne pas lui empoisser les doigts. Mâchant distraitement, elle continuait de regarder les boutiques, notant mentalement ce qu'elle achèterait lorsqu'elle reviendrait. Pour ses achats, elle devrait être Blaithin de la Légion, ou Princesse de Cemenwin, pour disposer de suffisamment d'argent, et d'une escorte, si elle voulait pouvoir faire ses courses en toute sécurité. Elle était suffisamment intelligente pour savoir qu'une jeune fille toute seule n'était pas en sécurité, si elle avait des pièces d'or sur elle, en plus d'être mignonne. La Troisième Légion faisait respecter l'ordre, mais des incidents arrivaient tous les jours, et les légionnaires ne pouvaient rien y faire, s'ils n'étaient pas sur place au moment où ça se produisait. Elle restait prudente malgré les nombreuses distractions qu'offraient les rues.

Blaithin s'arrêta devant un spectacle d'acrobates cracheurs de feu, rythmés par de la musique, pour terminer de manger. Une petite foule regardait elle aussi le spectacle, riant, applaudissant, ou retenant son souffle. Les yeux pétillants, la jeune Dunpeal, fascinée, regardait presque autant les cheminants que la foule et ses réactions. Évidemment, terminer son beignet à la viande fut une tâche rapidement exécutée, et elle s'en lécha les doigts. Lassée du spectacle, elle décida de prendre sa flânerie avant de rentrer, elle devrait le faire rapidement, avant que son absence ne soit remarquée. C'est à ce moment là qu'une main vint lui malaxer le postérieur. Blaithin laissa échapper un petit cri et voulut se dégager. Elle ne réussit qu'à se heurter à la personne à coté d'elle.



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MessageSujet: Re: Un jour pas vraiment comme les autres ... (Rating R)   Mar 20 Mar - 18:48

Beleg Othar déambulait dans les rues de la ville, sa mauvaise humeur perceptible aux mouvements saccadés de sa queue. Les poings serrés, le centaure avançait dans les sombres ruelles de Cemewin, ses sabots claquant de façon lugubre sur les pavés tachés d'immondices d'un quartier pourrissant des bas fonds. Ça sentait la mort, le stupre, la luxure et aussi le sang. Un vrai coupe gorge. Mais le capitaine de cavalerie ne s'en souciait guère, étant plus bardé de fer qu'une porte de château fort. La main négligemment posée sur le bois de ses francisques, il avançait, sur le qui vive tout de même.

Ce fut d’abord une sensation puis un ensemble de sons imperceptibles qui le mirent en garde. Le bruissement d'une cape, le chuintement d'une lame dans un fourreau, une quinte de toux mal étouffée, une respiration un peu plus rauque que la moyenne, voilà qui trahissait un homme ou même plusieurs. Mais ce fut seulement lorsqu'il dépassa le coin de l'avenue que Beleg les vit. Une embuscade, tendue dans la ruelle sombre qu'il devait traverser (ben tiens) pour pouvoir se rendre au quartier de la Légion. Ruelle qui, soit dit en passant, était remplie de poubelles, d'ordures diverses (c'est le mot) et de vieux meubles.

Ils étaient une demi-douzaine, piteusement cachés dans les ombres par de pauvres loques à la vague allure de cape. Othar estima à leur allure miteuse que ce devait être des gars du coin, des voleurs de bas étages, dangereux en bande mais ridiculement faible prit un part un. Le capitaine décida d’avancer jusqu'au milieu de la ruelle, dans une zone moins encombrée que les autres.

Arrivé là, et de façon à écourter les mondanités d'usages, le centaure fit voler deux haches vers les ennemies les plus proches. Elles finirent leur course dans le bruit mate de têtes qui se fendaient en deux, « comme des courges » aurait dit Bohwen, un vieux centaure de sa connaissance. Brandissant immédiatement son espadon, il sectionna en deux, au dessus de la ceinture, le premier adversaire venu aussitôt à sa rencontre (prouvant ainsi que réactivité et bon sens ne sont pas toujours compères). Les autres mirent à peine plus de temps à réagir.

L'adversaire suivant, grand moricaud de plus de sept pieds de haut et pesant bien dans les trois cent livres, voulut frapper le centaure avec une sorte de machette mal dégrossit, mais il dérapa sur les tripes de son prédécesseur et finit empalé sur l'arme de l'hybride. Deux autres, arrivant par l'arrière, essayèrent une fumeuse attaque groupée par surprise. Ils ne reçurent en retour qu'une ruade des plus rugueuses. L'un, cueillit au poitrail, n’eut que le temps de sentir son sternum s'enfoncer d'un bon pouce avant de se fracasser dans le mur le plus proche. Il mourut sans toucher le sol. L'autre, esquivant le dangereux sabot avec une agilité des plus incongrus, sauta sur le dos de Beleg, croyant ainsi sûrement se mettre à l'abri des diverses armes du centaure. Celui-ci, vexé d'être prit pour un vulgaire canasson, se laissa tomber sur le dos, les quatre fers en l'air, amortissant sa chute sur l'idiot au choix funeste. La masse d'Othar, combinée à la vitesse de la chute, transforma en purée les organes internes du brigand.

Se relevant négligemment, le centaure vit le dernier attaquant encore vivant s'enfuir sans demander son reste. Mais le capitaine, légionnaire dans l'âme, n'en avait pas fini avec lui. Il lança une de ses francisques, dans un mouvement presque artistique et entailla le jarret du bougre. Celui ci s’effondra en hurlant et commença à pleurer comme un enfant. Plus pour le faire taire que par bonté d'âme Beleg attrapa la tête du malheureux, la porta au niveau de ses yeux et, calant fermement son autre main au niveau de l'épaule du type, tira d'un coût sec. Avec un bruit sonore, comme le craquement d'un arbre qui se fend en deux, la nuque se désolidarisa du reste de la colonne vertébrale, faisant taire à jamais le bougre. Le soldat poussa un soupir de dédain. Un membre d'une ancienne tribut centaurienne lui avait un jour expliqué que selon un vieux conte (c'est vous dire si sa remonte à loin) si l'on tiré correctement sur la tête, suivant un angle précis, la colonne suivait et que l'ensemble faisait un magnifique trophée.
Apparemment ce ne sera pas pour cette fois, se dit il en abandonnant le corps taché d'excrément au sol qu'il n'aurait jamais dû quitté.

Les corps gisants autour de lui arrachèrent à ses lèvres un sourire fugace. Recroquevillé dans un coin, un survivant que Beleg n'avait pas vu se pelotait, essayant de se cacher du centaure. Othar s'approcha et comprit, en entendant un glapissement aiguë, que c'était une femme. L'attrapant par le bras, l'hybride la souleva au niveau de son visage pour mieux la regarder. Elle se débattit et essaya de le frapper. Le centaure sentit une poussé d'excitation monter en lui, surtout qu'elle était, bien que très sale, pas mal roulé. Jeune, de l'âge à être encore pucelle dans la haute société, elle était de constitution moyenne, les cheveux couleur noisette avec de grands yeux marrons. Elle portait la même cape informe que les autres ainsi qu'une paire de dague à la ceinture. Voyant que Beleg la détaillait avec envie, elle lui cracha au visage, chose qui lui valu une claque sonore. À moitié sonné pas la force du coup, elle poussa un petit cri apeuré, rendant ainsi fou de désire Othar. Déchirant ces guêtres, il la retourna et la balança sur une vieille commode trempé de sang. Bloquant ses épaules avec ses pattes avant, il se mit en position malgré les plaintes de sa victime. D'habitude il y allait calmement avec les humaines, les sachant plus fragiles et moins larges que ses amantes chevalines, mais cette fois ci il décida de ne pas se retenir. La truande serait de toute façon livré à la Légion et immédiatement condamné par la justice de la reine. Celle ci n'était pas des plus tendres avec les malandrins qui osaient déranger la tranquillité de ses rues. Tant qu'à l'empalé, se dit le centaure, autant que je me fasse plaisir.

Ne laissant que des cadavres derrière lui, le capitaine repartit tel qu'il était venu, tranquillement, les mains effleurant doucement le manche de ses armes, l'air de rien et essayant de se fondre dans la pénombre. Mais quelques rues plus loin, voulant rentrer dans une grande rue passante, le centaure fut bousculé par une jeune fille.
Bousculé, le mot est un peu fort au vu que la donzelle était haute comme trois pomme et lui arrivait à peine au flanc. Le soucis est qu'en butant contre lui, la maladroite se frotta au pelage du centaure, se badigeonnant ainsi de sangs, d’entrailles, ainsi que certaines choses qu'il ne valait mieux pas identifier. De plus l'hybride, encore sur les nerfs à cause de son récent combat, eu le malencontreux réflexe de sortir ses haches, ce qui projeta la gamine au sol. Dur d'être discret lorsque la première passante que vous croisez se retrouve à vos pied, taché de sang, menacée par des armes couvertes d'une substance qui pourrait lui appartenir.
Il n'aurait manqué qu'un cris pour que le tableau de la belle et la brute soit complet.
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Blaithin
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MessageSujet: Re: Un jour pas vraiment comme les autres ... (Rating R)   Mer 21 Mar - 22:37

Tout un tas de pensées traversèrent l'esprit de Blaithin, en l'espace de seulement quelques secondes. Elle s'était d'abord demandé ce qui s'était passé, elle s'était dégagée, sortant de la petite foule devant le spectacle des cheminants, et elle s'était cogné à quelqu'un, de visqueux. Et puis après, elle avait pris un coup, qui l'avait envoyé sur les fesses, sur les pavés de la rue, ses mains amortirent sa chute.
Au premier coup d'oeil, elle constata qu'elle avait sali ses vêtements. Elle compris à l'odeur que la saleté en question était le truc visqueux avec lequel elle était entrée en contact. A la chiche lumière du soir, elle put voir que s'était sombre, qu'il y avait des morceaux, et... La première pensée de Blaithin fut qu'elle ne pourrait pas planquer ses vêtements-ci éternellement dans un sac, et qu'elle ne pouvait pas les bruler dans la cheminée de sa chambre au palais, parce que l'odeur serait terrible. Et pire encore, elle adorait cette veste. Le cuir serait sans doute nettoyable. Mais sa tante apprendrait fatalement qu'elle était sortie sans escorte, sans permission. Sa tante allait la massacrer. Verbalement. Mais ça suffisait pour qu'elle ait les oreilles qui chauffent. Et puis, la seule chose qui passa ses lèvres fut :

-Beurk.

Une grimace de dégoût passa sur son visage, qui se figea lorsqu'elle vit l'éclat des lames, malgré le fait qu'elles soient souillées. Blaithin avait levé la tête pour voir que le type dans lequel elle était rentrée, était un centaure, à l'air absolument pas commode, et même prêt à l'écorcher vive. Enfin, pour une Homoncule, elle se demanda si vive était vraiment le bon terme ? Après tout, elle était un genre de... de quoi au juste ? Un corps recomposé à partir de morceaux liés par la magie. Pour l'instant, elle s'était figée, son souffle restant coincé dans sa gorge. Elle se demanda si quelqu'un n'allait pas hurler. Ses yeux glissèrent jusqu'à la foule, et effectivement, quelqu'un les regardait. Probablement le type qui avait testé le moelleux de ses fesses. Fesses également maltraitées. Le type avait la bouche ouverte, les yeux écarquillés, le teint pâle, comme s'il avait vu un fantôme. Son index tremblant pointé sur eux. Ce fut lui qui cria.
Son regard passa du hurleur jusqu'à centaure, elle se demanda ce qu'il foutait là, d'abord parce que les centaures, y'en avaient pas des masses en ville, et qu'il ressemblait pas à un de ceux venus de l'Empire. Ceux de l'Empire de Morna étaient différents de celui-là. Le Centaure devait venir du nord, vu son physique. Enfin la partie homme. Et évidemment, le mouvement de foule fut imminent, le spectacle des cheminants fut vite relégué au second plan, pendant que quelqu'un brailla d'appeler la Légion. La Légion... Si la Légion arrivait... Là, Blaithin était certaine d'être morte avant même que Mizuki ne soit haute dans le ciel. D'autres cris suivirent celui-ci, mais pour l'essentiel, la foule partit en hurlant, se dispersant à travers les nombreuses ruelles qui bordaient la rue. Enfin sauf par celle d'où sortait le centaure maculé de sang. Blaithin ne voulait pas regarder dans la direction de la ruelle, sachant pertinemment ce qu'elle y verrait. Parce que elle, même dans une nuit d'encre, elle parvenait à voir. Un don vampirique, qu'elle avait pu avoir, même en étant une Dunpeal, et reconstituée de surcroit. Mais le problème venait de ce mouvement de panique. Et elle en aurait de très gros si la Légion lui tombait dessus. Enfin, oui et non. Mais sa tante saurait.

-Ma tante va me tuer... marmonna-t-elle entre ses dents.

Oh bordel, faillit-elle jurer, mais Blaithin se secoua au milieu de cette panique générale, elle se redressa d'un mouvement souple, comme lui avait appris Rabastan, jusqu'à ce que ses jambes ne puissent même plus la porter, et que ses paumes soient irritées. Elle empestait, mais bon, quitte à empester, autant empester vivante. Et filer avant que quelqu'un puisse la reconnaitre, et surtout avant de finir sur une des lames brandies. Et donc avant qu'il ne soit trop tard, Blaithin balança une poignée de gravier, détrituts, enfin ce qu'elle avait dans la main, à défaut de pouvoir déchausser un pavé, et le balança le tout, dans la gueule du centaure, espérant l'aveugler. Elle détala, comme elle avait le secrétaire général de la légion aux fesses. Elle aurait d'ailleurs préféré que ça soit le cas.



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