AccueilPortailGalerieFAQS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Piri, une humaine très spéciale.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Piri
Marchand
avatar

Peuple : Humaine Sous Protection Divine.
Second(s) Métier(s) : Sorcière Mineure.
Nombre de messages : 24
Localisation : Au coeur de la Forêt d'Iricht, ou bien à Dangweth.
Date d'inscription : 24/08/2007

MessageSujet: Piri, une humaine très spéciale.   Dim 28 Aoû - 19:44

I - Identité :

Nom, prénom : Piri Branimir.
*Age : Elle a l'air d'avoir entre vingt et trente ans, mais Piri est bien plus vieille.
*Caste (métier) : Boutiquière propriétaire de "Chez Piri" à Dangweth. Associée à Nefbelethiel Ril'Adamanta, le propriétaire de "L'Arbre du Chaman" à Celebalda.
*Peuple : Humaine.
*Sexe : Piri est une femme.


II - Physique :

Ce petit bout de femme, haut d'un mètre soixante huit, a souvent le sourire aux lèvres, et les yeux qui pétillent de joie ou de malice. Sa silhouette se dessine toute en jolies courbes, des hanches marquées, et un postérieur qui ne laisse généralement pas le mâle indifférent, et une poitrine qui bien que humble comparée à d'autres, satisfait amplement le Dieu Cùan, lorsqu'il lui rend visite.
Sa peau de pêche est délicatement moucheté de tâches de rousseurs sur ses joues et son nez. Des yeux de biche, un petit nez, et une bouche rouge, font de Piri un petit bout de femme sacrément agréable à regarder. Sans compter sa longue chevelure brune, qui cascade jusqu'à ses fesses. Pour ne pas être gênée lorsqu'elle travaille, Piri tresse ses cheveux, la tresse, qui n'est pas trop serrée, commence généralement au niveau de ses épaules, laissant des mèches plus petites s'échapper pour encadrer son visage.
Son visage est très expressif, ses sentiments se voient au premier coup d'oeil. En revanche, si ses yeux noisettes sont capables de chaleur, douceur, ils peuvent aussi se faire durs, trahissant sa colère, mais surtout, seuls yeux sont peuvent refléter son âge réel. Son sourire est à tomber par terre, et elle exploite cet atou très souvent, rien ni personne ne peut lui résister -ou presque - lorsqu'elle sourit.

Pour mettre en valeur sa silhouette, Piri porte des robes qui semblent sobres, si l'on excepte la coupe de celles-ci. Le col évasé, en V, permet de mettre en valeur sa gorge, et parfois une épaule qui se retrouve exposée. La taille est ajustée, soulignant ses hanches, ses fesses, jusqu'à ce que la robe s'évase doucement jusqu'à ses pieds. Généralement, le tissus traine au sol, couvrant ses pieds. Le tissus est généralement de bonne facture, de couleur unie. Piri aimait beaucoup les camaïeux de violet, elle diversifie néanmoins les couleurs, en portant du bleu, du vert, parfois du blanc crème. Le col et les poignets sont généralement soulignés par un ruban d'une autre couleur, or, argent, brun, ou bien de la même couleur mais toujours brodés de motifs délicats. A la taille, accentuant la courbe de ses hanches, Piri porte une ceinture. Cette ceinture sert à accrocher ses clefs ou sa bourse.
C'est ainsi que les habitués et les clients de passage la découvre dans sa boutique.
Lorsqu'elle est chez elle, et qu'elle s'occupe de son jardin, elle portera une tenue plus appropriée, une longue chemise sur un pantalon, avec une petite ceinture. Elle releva ses cheveux avec de grosses pinces en os. Lorsque Piri cuisine, elle passe un tablier, et relève aussi ses cheveux, afin d'éviter qu'ils trempent dans ses préparations. Et qu'on les retrouve dedans après surtout.
En hiver Piri porte un manteau coloré, autrement dit, un patchwork de tissus aux couleurs et aux motifs détonnant, sans compter les trois écharpes qui lui servent également de châle. Et oh, les bottes fourrées que son fils Galadan lui a offert, car s'il y a bien une chose que n'aime pas Piri, c'est d'avoir les pieds mouillés par la neige...

III - Historique, personnalité, armement :

o Histoire :

Piri Branimir est originaire du Nord, de l'Inwerin, plus précisément de la région qui est aujourd'hui les alentours de Dangweth. Le village de son enfance a depuis longtemps disparut, mais qu'à cela ne tienne, Piri a d'autres lieux de mémoires qu'elle chérit qui n'ont pas encore disparu. Humaine du Première Age, Piri doit être une des rares humaines de cet Age à être encore en vie. Et qui surtout possède une mémoire digne d'un Taltos. Depuis la fondation de Dangweth, la modeste boutique "Chez Piri" a toujours fait partie du paysage, fournissant la région en préparations et ingrédients pour la magie, comme pour la cuisine.
Mais si Piri est célèbre, ce n'est pas seulement à cause de ses talents culinaires. Piri est la mère du Seigneur des Andains, Galadan. Et une des rares épouses Divines à être maintenue en vie par le Dieu avec qui elle a eut Galadan, Cùan, le Dieu des Animaux.
L'histoire de sa rencontre avec le Dieu a fait le tour d'Inwilis pendant longtemps, et il lui arrive encore de répondre aux questions qu'on lui pose à propos de son histoire.
Piri Branimir peut être considérée comme l'humaine la plus inconsciente du Premier Age. La jeune humaine avait grandi avec la tête farcie des récits des guerres des Dieux, des grandes batailles, mais aussi de la naissance de demi-dieu, qui accomplir maintes prouesses, d'amours impossibles, d'aventures... Ce qui explique pourquoi elle aime autant lire. Persuadée d'être vouée à un destin bien plus intéressant que de garder les moutons, et d'épouser l'homme que ses parents choisiraient pour elle. Cela n'empêcha nullement ses parents de la marier, et Piri oublia un peu ses histoires qu'elle aimait tant, pour découvrir d'autres plaisirs, et une vie toute aussi intéressante.
Mariée à Helje Baerund, un guerrier des Falaises Blanches, Piri quitta l'ombre rassurante de la Grande du Nord pour aller s'installer dans le village de son mari. Découvrant la mer pour la première fois, elle adora les falaises. L'adaptation fut peut être facile, mais finalement, elle fut renvoyée chez elle. Malgré toutes les tentatives, et tous les moyens employés, Piri ne parvenait jamais à avoir d'enfants. Son ventre restait vide, ou bien expulsait la vie qui grandissait en elle, bien avant le terme. Helje prit donc une autre épouse, laissant Piri avec la douleur. Elle se mit alors à refuser tous les prétendants qui tentaient tant bien que mal de l'amadouer. L'humiliation qu'elle avait déjà subie était suffisante, les femmes de son village se faisaient un malin plaisir de le lui rappeler.
A cette période, la contrée de l'Andanorië fut dévastée, et les Andains, enfants des dieux, décimés. Piri qui n'avait pas abandonné l'idée d'être mère, se dit que si elle ne pouvait concevoir avec un mortel, alors peut être qu'avec un Dieu...
Âgée d'à peine une vingtaine d'années, elle quitta son village pour la seconde fois, prenant la route, résolue à trouver une divinité qui voudrait bien lui donner un enfant. La folie de la Purge s'était quelque peu atténuée, mais il était dangereux d'être Andain, ou d'être lié à un Andain du temps où elle parcourait Inwilis, sa folle idée en tête.

Il advint que pendant son voyage, elle rencontra un mercenaire, qui se proposa de l'escorter dans ses déplacements. Après tout, une femme seule ne peut pas toujours être de taille face aux ennuis. Faelan ressemblait à un elfe, sauf que ses cheveux blancs contrastaient avec sa peau brune. Sans doute originaire des contrées chaudes, le mercenaire avait des yeux d'un vert or surprenant, et des tatouages sur le coté droit de son corps, de son visage à son genou. Les épaules larges et des muscles noueux, un visage dur, Faelan serait parfait pour dissuader quiconque voudrait s'en prendre à elle. Il fut donc décidé, moyennant salaire, que Faelan l'accompagnerait dans sa quête.
Avec lui, elle traversa des fleuves, gravit les montagnes du Sud, s'enfonça jusque dans les Gorges, avant de voyager à travers forêts, landes, plaines et champs. Au bout d'un an, Piri dut s'avouer vaincue. Aucun dieu n'avait daigné s'intéresser à elle, il était temps pour elle de rentrer. Faelan se proposa de faire le trajet du retour avec elle, sans qu'elle ait à débourser le moindre sous. Après tout, le mercenaire l'aimait bien, et elle devait avouer qu'elle avait trouvé un ami, à défaut de revenir avec un ventre rond. Dans son sac, Piri rapporta diverses plantes, poudres, roches, souvenirs des endroits qu'ils avaient vu, visité, exploré.
Piri revint à son village natal pour y découvrir des ruines, et pas une âme qui vive. Elle découvrit les tombes de ses parents. L'explication était simple, au vu des ruines noircies. Les bases de pierres tenaient encore, mais la plupart des constructions en bois avaient disparu, réduites en cendres.
Piri se retrouva donc totalement démunie, elle n'avait plus rien d'autre que ce qu'elle avait sur elle. Plus d'endroit où retourner. Ses genoux se dérobèrent sous elle, et c'est Faelan qui la releva. Tant pis pour l'argent, il resterait encore un peu avec elle. Piri décida de partir pour Celebalda, la capitale de l'Inwerin, elle trouverait certainement une place pour elle là bas, non ? Elle s'enfonça donc dans la forêt d'Iricht, escortée comme toujours par Faelan.
Comme à leur habitude, ils avaient décidé de camper pour la nuit. Alors que Piri installait leurs couches respectives, et disposait des pierres en cercle pour le foyer, Faelan allait chercher le bois pour le feu. Piri attendit longtemps lui sembla-t-il, assez pour qu'elle ait fini de monter leurs deux tentes, et pour que la nuit tombe. Faelan n'était toujours pas revenu. Prise de peur, pas pour elle, mais pour lui, Piri partit à sa recherche, marquant les arbres, pour avoir un moyen de revenir au camp, comme il le lui avait appris. Elle devait le trouver avant qu'il fasse nuit, parce qu'elle ne verrait plus rien une fois le Soleil couché. Elle l'appela, criant son nom, bien que cela ne soit pas très prudent, si il avait été blessé ou tué par d'autres. Lorsqu'elle trébucha sur une racine, Piri, le coeur lourd, se rendit compte qu'elle ne pourrait plus faire un pas de plus. Elle n'y voyait plus rien. Elle essaya de retourner au campement, tâtonnant, à la recherche des troncs qu'elle avait marqué.
Elle ignorait depuis combien de temps elle cherchait, et parfois, elle continuait d'appeler le mercenaire, sans obtenir d'autres réponses que celles de la forêt. Piri trébucha encore une fois, et s'étala, le nez dans l'herbe.
L'humaine se releva pour découvrir une clairière, où les rayons de Mizuki projetait leurs jeu d'ombres et de lumières. Maintenant qu'elle y voyait, elle ne souvenait pas du tout qu'ils soient passés par là, et il n'y avait pas non plus de trace de Faelan. Piri se mit à pleurer, elle s'était perdue, et elle l'avait perdu lui, et puis de toute façon, elle aurait fini par le perdre lui souffla une petite voix, puisqu'elle ne pouvait avoir d'enfant. Elle n'aurait jamais du quitter le campement, Faelan l'aurait retrouvée si elle était restée. Mais... peut être l'avait-il laissé là, elle qui ne pouvait plus le payer. C'était un mercenaire, et... L'humaine releva la tête en entendant des craquements. Elle se retourna lentement, pour voir qu'un loup d'une taille impressionnante, la fixait. Figée, elle le regarda s'approcher, le loup changeait de forme, une transformation presque monstrueuse, pour devenir cerf, reith, smilodon, héron.. Et de nouveau loup. Et lorsque le loup changea encore une fois, il fut homme. Faelan. Non. Cùan, Dieu des Animaux se tenait devant elle, lui dit-il. Elle n'aurait qu'un seul enfant de lui, un seul et unique. Mais il la protégerait, et selon son bon vouloir, il lui garantissait une longue vie, aussi longtemps qu'elle désirerait vivre, il ferait en sorte qu'elle ne vieillisse pas. A une seule condition, qu'elle n'aime que lui.

Trois mois plus tard, Piri passait les mains sur son ventre qui commençait à s'arrondir. Son état se voyait, et les seuls témoins étaient les arbres et les habitants de la forêt d'Iricht. Dans la clairière où elle et le Dieu Cùan s'étaient unis, il lui avait bâti une petite maison, pour qu'elle puisse y vivre. Mais cela ne suffisait pas encore. Piri s'aménagea un petit jardin, mais pour planter ce qu'elle voulait, il lui fallait des graines. Et elle voulait aussi de quoi faire des vêtements au bébé, et beaucoup d'autres choses encore.
Piri dépensa ses dernières pièces en graines. Elle planta, et se souvint des graines ramenées du Sud, qu'elle sema aussi. Le sol de la forêt d'Iricht est fertile, et bien qu'elle dut faire preuve d'ingéniosité en construisant une petite serre pour faire pousser les plantes du Sud. Si les plantes qu'elle avait semé ne germerait que dans quelques semaines, celles qui se trouvaient tout autour d'elle, pouvaient déjà être cueillies.
Piri se lança alors dans la confection de préparations, allant de l'onguent, à la pâte d'épices ou de fruits secs, en passant par les sachets d'herbes. Chaque semaine, l'humaine prenait la route pour aller jusqu'à Dangweth, la ville des montagnes, ou Celebalda, pour vendre ses produits, et avoir de quoi se payer ce qu'elle voulait. Le trajet devint difficile à faire à mesure que son ventre grossissait. Elle demanda de l'aide à Cùan, après tout, c'était lui qui l'avait installée au beau milieu de la forêt.
Elle crut ne jamais obtenir de réponse, jusqu'à ce qu'un Samildanach égaré, trouve sa clairière, et lui demande le gîte et le couvert. Pour la remercier, il lui promis d'installer une Pierre Levée pour faciliter ses déplacements. Il reviendrait quand il aurait ce qu'il fallait pour le faire. Piri ne croyant guère plus au coïncidence depuis sa rencontre avec Faelan le mercenaire, elle remercia donc Cùan d'avoir faire venir chez elle ce Samildanach.
Piri donna naissance à Galadan Lyall Eirian Faelan Branimir au bout de sept mois et demi. Elle accoucha avec l'aide du Samildanach, Ashenga'ar, qui était revenu tenir sa promesse, une véritable aubaine. Elle eut donc un fils, à la peau laiteuse, blafarde, les cheveux blancs. Et des yeux ambrés, presque rouges. Ashenga'ar resta avec elle, le temps que Piri se remette de l'accouchement. Ce fut lui qui la remplaça pour garder en vie son petit commerce. Et puis finalement, Ash resta jusqu'à ce que Galadan fasse ses nuits, et que Piri puisse l'emmener avec elle. Dans sa grande générosité, le Samildanach aida Piri à se payer une petite boutique, avec une petite arrière cour, pour y installer la jumelle de la Pierre Levée qui trônait maintenant dans le jardin de Piri. Ses deux pierres ont un circuit fermé, autrement dit, celui qui s'en sert, peu seulement se rendre à la clairière depuis la boutique de Dangweth, et inversement. Très pratique pour Piri, qui n'avait alors pas de trajet à faire avec un enfant en bas âge.
Piri baptisa sobrement sa boutique, "Chez Piri", et s'employa à garder les étagères pleines, s'assurant un revenu régulier. Pots d'onguents, flacons de potions de toutes les formes et toutes les tailles, sachets d'herbes provenant des quatre coins d'Inwilis, graines. Piri vend autant d'ingrédients pour préparations culinaires que magiques, qu'elle vend de préparation pré-faites, onguent contre les démangeaisons, lotion miracle contre l'acnée, teintures faciles pour cheveux, chocolats revigorants contre la fatigue, beurre corporel au miel, etc...
Mais "Chez Piri", c'est aussi un stock impressionnant de confiseries, chocolats fourrés, bonbons aux fruits, caramels, guimauves, sucettes, sirops, autant dire que Piri fait le bonheur des enfants de Dangweth, et du Nord en général. Elle est d'ailleurs la seule boutiquière de l'Inwerin à avoir un stock, bien que petit, de Bellicornes des Soeurs Fardale.

Piri éleva donc Galadan entre la clairière et le jardin, et Dangweth. Elle sut très vite que son fils avait hérité de son père, d'abord parce que les animaux avaient tendance àt toujours trainer près de lui, et que dès qu'il fut capable de marcher, Galadan ramena toujours un animal différent tous les jours, sans compter les nombreuses fois où il se transforma en loup pensant éviter le bain.
La maison de Piri faillit devenir une véritable ménagerie, elle finit par dire non le jour où son fils lui rapporta un Smilodon des montagnes où il allait vadrouiller. Piri ne s'en faisait généralement pas, Galadan grandissait vite, et ne faisait pas son âge réel. Un soir Galadan ne revint pas seul, mais accompagné d'une petite fille aux cheveux bleus, Atrazine, fille de la Reine des Glaces. A partir ce moment là, Piri accueillit régulièrement différents enfants andains chez elle, nourrissant tout ce petit monde. Galadan âgé de seize ans, ayant l'air d'en avoir vingt cinq, annonça à sa mère qu'il deviendrait Roi des Andains, et que pour cela, il devait aller faire ses preuves. Inwilis ne se limitait pas à Dangweth et la forêt. Si Piri refusa d'abord de le laisser partir, elle se souvint qu'elle même n'avait pas été raisonnable quand elle s'était mise en quête d'un Dieu pour avoir un enfant. Elle regarda donc son fils partir.

Lorsque son fils revint, il était effectivement devenu le roi des Andains, parvenant à unir son peuple aux membres dispersés partout en Inwilis, et obtenir l'allégeance d'une majorité d'entre eux. Piri avait eu vent des actions de son fils, les Dryades, les arbres se chargeaient de lui rapporter les rumeurs quand elle ne les avait pas déjà entendues dans sa boutique à Dangweth. Elle sut ainsi qu'Atrazine, l'adorable petite fille qui avait tant de fois joué avec son fils et mangé à sa table, s'était fait battre par son fils, lorsqu'elle l'avait défié. Galadan ne resta guère longtemps, mais il revint à chaque début d'année, et pour son anniversaire. Tout comme Cùan, qui venait la voir de temps en temps. Si Piri n'aimait que lui, elle savait elle, que son Dieu des Animaux n'avait pas eu qu'un seul fils, et que d'autres mortelles avaient porté, ou portaient ses enfants. Piri n'en conçut aucune jalousie, elle n'avait eu que Galadan, et elle en était fière, profondément fière. Et puis, cela ne lui déplaisait pas d'accueillir les demi-frères ou soeurs de Galadan qui viendraient jusqu'à elle.
Piri devint aussi connue que les Dieux parmi les Andains, si ceux-ci cherchaient un abris, de la nourriture, de l'aide, ou même une oreille attentive, ils pouvaient venir jusqu'au cottage de la petite clairière, ou bien jusqu'à Dangweth. L'humaine qui ne vieillissait pas les accueillaient tous à bras ouverts.
Les andains ne furent pas les seuls à venir la voir. Un elfe débarqua un soir, lui demandant son aide. Piri rencontra Nefbelethiel Ril'Adamanta, qui avait quelques soucis d'ordre magique. Détenteur d'un pouvoir terrible par accident, il ne parvenait pas se contrôler, et cherchait en vain quelqu'un pour l'aider. Nombreux étaient ceux qui cherchaient de l'aide en ces temps de Guerre. L'Eredmorn qu'elle avait traversé avec le mercenaire Faelan était à feu à sang, et la guerre s'était déplacée jusqu'à Alatairë, et même l'Inwerin envoyait des troupes soutenir l'Esgaleithel face à l'Empire de Morna. L'arrivée de Nef coïncidait avec la fin de la guerre, que l'on appellerait la Grande Guerre. Piri avait eu l'impression de revivre le cauchemar de la Purge. D'autant plus qu'elle était sans nouvelles de son fils, depuis que le Seigneur des Andains s'était rangé au coté de l'Empire de Morna. Galadan ne donnait généralement que peu des nouvelles, mais depuis Jalia, elle entendait seulement parler de lui.
Jalia était une Métisse, semi-humaine, semi-nymphe. Galadan s'était lié d'amitié avec elle. Jalia faisait partie d'un clan de la Jungle Skeljiren, elle avait rencontré son fils alors qu'elle faisait partie du groupe de femmes chargé de la cueillettes. Quand Galadan revenait, il ne manquait jamais d'offrir de nouveaux sacs de graines à sa mère, lui permettant ainsi de renouveler ses plants de plantes du Sud... Leur rencontre fut un heureux hasard. Enfin, Galadan aimait beaucoup Jalia. Et quand il apprit qu'elle avait été enlevée lors d'un raid des hors la loi de Muina, Galadan tomba malade. Ashenga'ar expliqua alors à Piri que son fils fournissait de l'énergie à Jalia pour la maintenir en vie. Les andains délivrèrent la bien aimée de leur roi. Et Jalia ne trouva rien de mieux que de se marier avec un homme de son clan, sans jamais vouloir revoir Galadan.
Piri vit alors le changement qui s'opéra chez son fils, amer et cynique, comme s'il avait déjà trop vécu. Elle ne put ni le retenir, pas plus que de lui dire qu'il était juste en train de se détruire. Le seul à lui donner des nouvelles directement fut Argental, fils de Feardorcha, l'andain était un ami proche de son fils.
L'arrivée de Nefbelethiel lui permit d'avoir des nouvelles du monde. La Guerre s'était soldée par la création d'un désert, après que la magie ait fait exploser la citée d'Alatairë et le champ de bataille sous ses remparts. Le Seigneur des Andains avait battu en retraite avec la Soeur de l'Empereur défunt Forbesii Nil'Dae. C'était tout ce qu'il savait. Piri envoya alors l'elfe voir Makiko Sliabh, la Haute Prêtresse du Sanctuaire d'Or Blanc, pour régler son problème.

Ce devait seulement être le début de son amitié avec Nefbelethiel, l'elfe lui donna régulièrement des nouvelles, en plus de lui envoyer les derniers romans parus, pour la remercier. Piri n'avait pas fait grand chose, mais lire occupait ses soirées. Pour finir, elle s'associa avec lui, lorsqu'il ouvrit sa boutique "L'Arbre du Chaman" à Celebalda, et qu'il lui proposa de travailler avec elle. Piri appela donc Ashenga'ar pour qu'il installe une troisième Pierre Levée dans la boutique de Nef. Ashenga'ar mit aussi en place un système de sonnerie, une petite mélodie carillonnerait pour annoncer l'arrivée d'un voyageur par les Pierres.
La mélodie retentit pour Galadan, qui revint, comme à sa vieille habitude, le jour de l'anniversaire de sa mère. Piri en fut heureuse, et son fils resta même longtemps avec elle. Ni lui ni elle ne mentionnèrent la Guerre, pas plus que Jalia. Galadan lui annonça finalement qu'il partait voir du pays, et qu'il laissait à Argental le rôle de souverain adjoint en son absence. Piri dit au revoir à son fils dans la Grande du Nord, regardant le loup blanc géant passer le Col.
Elle n'eut guère le temps de se lamenter, Nef l'appelait à l'aide. L'épouse de son frère Finarfin était décédée, et celui-ci était dans un tel état, qu'il était incapable de s'occuper de son auberge. Et Nef... ne savait pas cuisiner. Piri vint à la rescousse, et prit en mains les cuisines du Finarfin's. Piri resta jusqu'à ce que le propriétaire légitime soit remis, en profitant aussi pour explorer Celebalda dans les moindres recoins. C'est en jouant l'aubergiste remplaçante, que Piri utilisa pour la première fois le réseau des Aubergistes, qui lui permirent de communiquer avec les aubergistes d'Inwilis reliés au réseau. Une petite merveille, qui des années plus tard lui permit d'établir le contact avec les Soeurs Fardale. Mogweed Fardale accepta qu'elle vende ses fameuses Bellicornes en plus de ses confiseries. Depuis, Piri et elle sont restées en contact, et s'échange régulièrement des recettes et des potins.

Piri a donc une vie bien remplie, qui ne lui laisse guère le temps de s'ennuyer. Elle ne comprend pas son fils lorsqu'il dit s'ennuyer, comme s'il n'attendait plus rien de la vie. Piri, elle, la croque à pleine dents, et malgré son âge, les années qui passent, la vieillesse de l'atteint pas, et sa mémoire reste intacte. Elle ne s'est jamais remariée, et n'a jamais eu d'autre amour que le Dieu Cùan, respectant sa promesse de n'aimer que lui. C'est cette promesse qui a fait que le Dieu ait décidé de la maintenir en vie, ce même Dieu qui descend parfois la voir, ne passant guère plus qu'une ou deux journées avec elle, mais elle sait qu'il n'est jamais bien loin. Il n'est d'ailleurs pas rare de l'entendre parler toute seule lorsqu'elle s'adresse à lui. La Reine des Glaces fait partie des visiteurs divins de Piri, leur lien étant la fille de Fordaëtha, Atrazine. Atrazine donne aussi de ses nouvelles à Piri, comme bien des Andains qui sont venus chez elle. Piri a vite compris que lorsqu'on est quasiment immortel, on a tendance à ne jamais donner de nouvelles régulièrement, mais plutôt une fois par an, voir tous les dix ans, comme c'est le cas avec Ashenga'ar.
En parlant d'Ashenga'ar, voila qu'elle l'a vu, convoqué par son fils. Galadan est alité et malade, comme lorsqu'il prêtait sa force à Jalia. Sauf que cette fois, le Seigneur des Andains prête sa force à Thallys. Piri a donc aussi ouvert sa porte à Atrazine, l'éternelle rivale de son fils. Ash et Atrazine se sont mis en route pour aller chercher Thallys et le ramener ici. Piri n'étant pas née de la dernière pluie, comprit que bien évidemment la situation était urgente, et que Thallys risquait de pas tenir encore très longtemps, pas plus que son fils.
C'est l'esprit agité qu'elle trouva devant sa porte, déposé là par une ourse, un jeune garçon. Lui aussi dans sale état, et visiblement attardé mentalement. Elle lava, soigna et donna à manger à Wondy, s'occupant de lui et de son fils malade, après avoir demandé à Nefbelethiel de partager son temps entre l'Arbre du Chaman et Chez Piri.


o Caractère :

Piri n'a guère changé malgré les années, elle reste la jeune femme têtue, déterminée, battante qui s'est lancée à la poursuite de son rêve. C'est une vraie tête de mule, à tel point que même son fils ou son divin amour ne la contredisent jamais. Spontanée, Piri fait dans la franchise brutale, et dit souvent ce qu'elle pense. Passionnée, elle s'emballe sur bien des sujets, pour bien des projets. C'est aussi cette spontanéité qui lui permet de tendre la main et d'apporter de l'aide à ceux qui lui demande. Piri est aussi du genre à ne pas pouvoir s'empêcher de ramasser le petit chaton qui abandonné, miaule après les passants qui l'ignorent.
Tendre et aimante, Piri accepte la différence des autres. Son âge lui permet d'avoir l'esprit large, d'être magnanime, faisant sans doute preuve d'une certaine sagesse. En revanche, elle s'inquiète toujours pour ceux qu'elle aime.
Piri excelle dans le rôle de celle qui ne voit rien, une technique qu'elle a développée quand un homme ou une femme lui fait du rentre dedans. Une naïveté qui finit par décourager ses prétendants, quand ce n'est pas un sarcasme ou une franche réponse qui les font partir.
Sa détermination fait aussi qu'elle respecte ses promesses, alliée à sa passion, Piri n'a jamais pu aimer qu'une seule personne, même s'il s'agit d'un Dieu, Cùan est aussi pour elle Faelan le Mercenaire.
Elle sait aussi faire preuve de tact, et use parfois de son joli minois pour obtenir ce qu'elle veut - elle a pu s'entrainer sur le clientèle du Finarfin's. Piri sait ce qu'elle veut, et est avide de rencontres, d'histoires, de découvertes. Patiente, elle aime les longues histoires, les heures passées à jardiner, ou à confectionner des potions qui prennent au moins deux jours de cuisson, ou une nuit pour refroidir.
Piri laisse rarement l'anxiété ou la morosité empiéter sur sa vie, c'est une battante qui se laisse rarement décourager, et qui croit toujours que demain sera meilleur. Sa bonne humeur est généralement communicative, tout comme son rire. Piri se met parfois en colère, parfois à force d'exaspération, ou parce qu'elle entend des âneries, ou qu'une chose lui déplait fortement.


o Passions, phobies :
La cuisine, Piri adore ça, et cela va du plaisir à faire son propre jardin, en récolter les fruits, et s'en servir pour faire aussi bien des plats que des philtres ou des onguents. Les livres, Piri aime les histoires, surtout les aventures, et les romans d'amour, et les livres de recettes. Sa maison est remplie d'étagères pleines à craquer sous le poids des livres. Les animaux, même si elle grondait généralement Galadan parce qu'il ramenait toujours différents animaux, Piri les a quand même gardé.
Ce que Piri ne dit jamais, et ce à quoi elle évite de penser, est la peur que son unique fils meurt. Elle n'est d'ailleurs pas certaine de pouvoir continuer à vivre si cela arrivait. Oh et détail important, Piri n'aime guère le froid, ou avoir faim.

o Armes :
Une batterie d'ustensiles de cuisine, ou d'outils de jardinage. Et quelques potions à lancer qui auront des effets néfastes sur un éventuel assaillant, comme faire de jolis trous dedans, ou le figer.

o Pouvoirs :
Aucun.
Elle doit sa longévité au Dieu Cùan qui la maintient en vie, et l'empêche de vieillir.

*Choses particulières à votre personnage : Elle est peut être l'une des seules humaines du Premier Age à être encore vie. Et elle est la seule et unique humaine à avoir pour fils le Seigneur des Andains.

Une grosse édition, parce que le personnage en avait bien besoin. Si un Admin pouvait verrouiller l'ancienne présentation, ça serait gentil, merci. Nef doit aussi poster la sienne dans peu de temps. Et mon fils va devoir faire de même.



Dance of Love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Isil
Guérisseur
avatar

Peuple : Humaine. Myope.
Second(s) Métier(s) : Samildanach
Nombre de messages : 597
Localisation : Dans le Sud, avec les psychopathes de l'Arène.
Date d'inscription : 01/10/2006

MessageSujet: Re: Piri, une humaine très spéciale.   Dim 28 Aoû - 21:45

Re Bienvenue Piri !

Et une nouvelle Palme, celle de l'histoire la Plus Longue pour Un seul personnage. J'ai tout dévoré.
Je verrouillerai l'ancienne présentation quand Nefbelethiel aura posté la sienne. Et j'ai effectué les changements de noms pour les boutiques.

Bon Jeu !



Skalds and Shadows
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://inwilis.heavenforum.com
Rhys
Artisan
avatar

Peuple : Fils de Dämons
Second(s) Métier(s) : Père Indigne
Grade : Forgeron
Nombre de messages : 252
Date d'inscription : 21/06/2007

MessageSujet: Re: Piri, une humaine très spéciale.   Lun 29 Aoû - 1:03

Je suis estomaqué, bonne continuation à toi Piri. Et Ash, je savais que tu cachais ton jeu, sacré baroudeur !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Galadan
Seigneur des Andains
avatar

Nombre de messages : 72
Localisation : Enflamme toi, un incendie du coeur...
Date d'inscription : 02/10/2006

MessageSujet: Re: Piri, une humaine très spéciale.   Lun 29 Aoû - 15:14

Eh bien ma chère mère, me voila très impressionné.
Je crains de ne pouvoir faire mieux avec ma propre édition. Et en plus, j'apprends que je dois être doublement redevable à ce vieux dérangé d'Ashenga'ar.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ashenga'ar
Samildanach
avatar

Second(s) Métier(s) : Professeur
Nombre de messages : 11
Date d'inscription : 18/02/2008

MessageSujet: Re: Piri, une humaine très spéciale.   Ven 2 Sep - 14:08

Dérangé, moi ? Peuh ! Bon, d'accord, un peu. Bref, encore un chaleureux bienvenue à toi ma p'tite Piri. Ne t'inquiète pas, on rentre bientôt.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Piri, une humaine très spéciale.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Piri, une humaine très spéciale.
» Une recette très spéciale [PV 1ère personne]
» Pour une occasion très spéciale !
» Demande très spéciale. S'il vous plait venez tous jeter un oeil.
» Gueule de bois & enquête très spéciale.
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Inwilis :: Hors Jeu :: Le Hall de Présentation :: Inwilissiens Initiés-
Sauter vers: