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 Un jour comme les autres ...

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MessageSujet: Un jour comme les autres ...   Ven 26 Aoû - 3:18

Le froid, un ennemi que Beleg craignait encore moins que les autres. Le vent mordant, le givre transperçant les vêtements, la neige lourde qui colle aux paturons, voila des choses qu'il connaissait depuis plusieurs vies d'Homme et qui ne lui ont jamais fait peur. Il se déplaçait, svelte et alerte, sans montrer le moindre signe de fatigue, contrairement à l'escadron de cavalerie qui peinait à le suivre.
Des bleus, des vifiers, des nobliaux de campagne, trois raisons qui avait motivé Beleg à faire cette balade. Trop sûr d'eux, trop orgueilleux de leurs dons, trop aveuglé par les promesses de gloire facile, trop ignorant du véritable visage de la guerre, celui qui tue, celui qui tâche, celui qui ronge aussi bien les chaires que l'âme. De la chair à canon, voila ce qu'ils étaient actuellement. Sa tâche a lui : les transformer en redoutables combattants, organisés, obéissant et sans pitié, digne d'appartenir à la Légion Noire de Cemenwin. Beleg n'était pas dupe, un certain nombre s'en montreraient incapable, préférant abandonner plutôt que de continuer. D'autres mourraient avant la fin. Tel était la vérité immuable de l'intégration dans sa phalange.

Cette escadron d'une cinquantaine de cavalier fraichement sortit de l'académie, un nouvelle arrivage décrit à Beleg par ses supérieurs comme "l'avenir de la Cavalerie en Celenwin", était uniquement composé de jeune noble de bas rang, tous vifiers, et de leurs compagnons de vif, pour la plupart de grand Hongre ou de robuste Merens. Arrivés il y a une semaine, et croyant formés en quelque sorte une "élite", ils avaient vite prit leurs aises, beaucoup trop rapidement, allant jusqu'à discuter les ordres, provoquer des bagarres et s'enivrer du soir au matin. Beleg avait donc décidé d'y mettre bonne ordre.
Ils faisaient tous moins les fières lorsque le centaure les avaient tiré du lit en pleine nuit pour partir en patrouille dans les montagnes. Ceux qui avaient essayé de protester c'étaient retrouvés à terre, en proie à de douloureuses contractions d'estomac provoquées par un poing bien placé. Ils avaient donc vite arrêté et le petit groupe s"était rapidement mit en marche.
Les premières plaintes commencèrent à circuler en silence, les vifiers utilisant leurs montures pour se parler entre eux. Beleg, comprenant le langage des chevaux, mit promptement un terme à ce genre d'agissement, en faisant bien comprendre aux équidés (dans leur langage, naturellement) qu'il "n'aurait aucun remord à castrer ceux qui oserez continuer". Les chevaux, connaissant le caractère brutal et imprévisible des centaures, c'étaient alors tuent pour le plus grand déplaisir de leurs compagnons.

Le soleil se leva et il midi approchait lorsque l'escadron s'arrêta de lui même, au niveau du col de Cemewin. Après une courte discutions à voix basse, l'un des garçons, surement le "chef" désigné du groupe, se dirigea vers Beleg, figé quelques pas plus loin, et s'exprima d'une voix forte et claire :

<< - Monsieur Beleg, j'ai une chose à vous dire aux noms de mes camarades et de moi même.
- Oui,répondit Beleg d'une voix froide comme la neige sous leurs pieds.
- Heu ..., fit le garçon d'une voix beaucoup moins assuré, nous aimerions nous reposer et nous substenter pendant un moment. Nous sommes partit tôt ce matin et nous ...
- Nous ne sommes pas ici pour pique-niquer, coupa le centaure, dure, cassant, nous sommes ici pour patrouiller alors on avance, dit il en se retournant.
- Mais Beleg ... >>

La main sur le manche de sa francisque, à sa ceinture, le centaure fit un vif demi tour, dépliant le bras, et porta un coup de taille au niveau de la pommette de l'impudent. Il n'arrêta sont attaque que lorsque la lame entama la peau, laissant couler une petite larme rubiconde sur le visage de l'homme, blême, qui n'avait rien pu faire.

<< - C'est Capitaine Othar, Soldat, ne l'oublié jamais, dit Beleg en regardant le vifier dans les yeux.>>

Puis son regard se porta vers les autres et il cria :

<< - On avance, faites attention, on a signalé un groupe de mercenaire qui attaque les caravanes dans le coin. Mettez vous en formation comme on vous l'a apprit à l'école militaire et restez sur vos gardes. C'est clair ? >>

Personne n'osa répondre mais le Capitaine voyait bien qu'aucun d'entre eux n'avaient comprit. Il recommença néanmoins à avancer comme si de rien n'était. Quelques uns le suivirent en formant un triangle grossier dont il était le sommet mais la plupart préférèrent rester groupé au centre du chemin pour ce protéger du froid.

Quelques minutes à peine après cet échauffourée, la compagnie arriva dans un défilé. A peine furent ils tous à l'intérieure qu'une gigantesque boule de feu alla s'écraser au milieu du groupe central de cavalier. En un instant, 20 des leurs disparurent, carbonisés, réduits en poussière. Les survivants s'éloignèrent en vitesse les uns des autres mais dans une telle confusions que deux d'entre eux furent désarçonnés et s'assommèrent en s'étalant au sol. Leurs compagnons de vif respectifs tombèrent dans les pommes eux aussi du faite du contre coup.
Un peu plus loin apparut trois formes encapuchonnés marchant dans le neige.
Beleg donna aussitôt ses ordres d'une voix calme et assuré :

<< - Soldat on sort en bon ordre de ce défilé. Manœuvre de replis et rassemblement à l'entrée.
- Mais Capitaine, on a deux hommes à terre ..., dit alors le jeune à la pommette entaillé.
- On les abandonnes, ils sont surement morts et de toute façons il faut fuir.
- Mais Capitaine, nous devons vengé nos camarades ...
- Je ne veux plus rien entendre. Nous sommes attaqués par des Magiciens, c'est à la Quatrième de gérer sa, pas à nous. Retraite immédiatement.
- Non,je refuse ... Ils ne sont que trois vieillards, je refuse de fuir comme un poltron devant eux, l'individu leva alors son épée, Pour nos camarades, que ceux qui veulent se venger me suivent.
- Stop idiot c'est un piège ! cria l'hybride mais le cavalier ne l'écoutait déjà plus.>>

Il fit tourné sa monture et il galopa droit sur les ennemies, suivit d'une vingtaine de ses compagnons, tous hurlant et invectivant leurs cibles. Un grondement enfla alors dans le défilé et une gigantesque avalanche de neige faucha les malheureux assaillants qui disparurent rapidement sous la neige.

Voyant cela et rendu hystérique par la trop grande nervosité de leurs montures, les quelques soldats restés autour du Capitaine décidèrent de fuir dans le plus grand désordre. Ils ne virent pas les pierres se décrochaient des parois et leur tombaient dessus, les clouant au sol. Le centaure se retrouva donc seul au milieu du défilé.

Voyant que tout était finis il prit son cor et souffla dedans à l'intention des trois mages de l'autre côté de l'avalanche.

Celle ci fondit alors immédiatement, libérant cavaliers et montures, les assommés se réveillèrent, les rochets libérèrent les fuyards et les carbonisés réapparurent comme si rien ne c'était passé. L'escadron se rassembla ensuite autour du Capitaine Othar en quête d'explications. Les mages de la quatrièmes Légions, fières de leur travail et n'ayant rien d'autres à faire, vinrent leur expliquer que c'était un exercice en condition réelle pour tester leurs aptitudes à suivre les ordres. Et qu'ils avaient lamentablement échoué.

Beleg prit la parole à leurs suites:

<< - Je suis votre Capitaine et à ce titre j'entends que l'on m'obéisse, au doigt et à l'œil, humain comme animaux. C'était peu être un exercice mais vous ne vous seriez pas comportés différemment dans une situation de combat et vous seriez tous mort. (montrant du doigt le "chef") Toi, par ta désobéissance, Tu a conduit à la mort un nombre important de tes camarades. J'espère que cette marque sur ton visage t'aidera à t'en souvenir.

N'oubliez jamais que je suis votre Capitaine, votre Dieu, la personne qui décide de ce que vous devez faire, à tout moment et à tout endroit. Vous m'appartenez, vous êtes mes chiens, je suis votre maître, vous êtes mes biens et moi votre propriétaire. Ma parole est sacré et mon verbe est d'or. Je ne serais jamais juste, bon ou impartial avec vous. Vous êtes des soldats et en cela j'attends de vous rigueur, discipline, bravoure, courage et obéissance. Alors peu être que vous survivrez. C'est clair ?
>>

Personne ne répondit mais Beleg vit dans leurs yeux qu'ils avaient tous comprit.

<< - Bien, maintenant nous allons rentrer au campement en formation déployer de surveillance. Et guard à celui qui ne tient pas son poste. Et je veux du OUI CAPITAINE quand je vous parle, c'est comprit ?
- OUI CAPITAINE !!! hurlèrent tout les soldats en se disposant de part et d'autre de la route dans une manœuvre impeccable.>>

Finalement le centaure se laissa à penser qu'il avait peu être une chance de sortir quelque chose de ces gosses là.
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