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 Appartement du Général Zul'Adhara.

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Gjallahorn
Général/Amiral
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Date d'inscription : 13/06/2007

MessageSujet: Appartement du Général Zul'Adhara.   Lun 11 Juil - 21:24

La Forteresse de l'Empereur, était comme son nom l'indique, une forteresse. Un complexe en pierres, conçu pour résister aux attaques, une structure militaire totalement différente des palais comme ceux d'Asdis ou de Fendassë, qui était pourvus d'ornements. Pourtant, avec le temps, et avec les nombreux empereurs qui avaient vécu entre ses murs, l'intérieur de la forteresse avait bel et bien des allures de palais opulent.
Le Général Zul'Adhara et son compagnon Mio, profitaient d'appartement pourvu d'un petit jardin, qui servait de centre à leur appartement. Rien de très extravagant, un arbre un peu tordu, trônant au centre d'un monticule de pierres, entouré par un bassin d'eau, dans lequel nageaient des carpes. Le bassin était bordé par des pierres, et puis de l'herbe bien verte. Deux chaises et une table en bois étaient d'ailleurs installées sur l'herbe, pour que les occupants profitent de leur jardin. Le soleil arrivait à passer les hautes murailles de pierres, pour venir inonder le jardin de lumière durant l'après-midi, jusqu'à ce qu'Aelius se couche.
Mio avait adoré effrayer les carpes en battant des pieds dans l'eau...

Les pièces tournaient autour de ce jardin, les seules fenêtres donnant sur ce coin de verdure. Composé de quatre pièces, l'appartement était du genre imposant, et semblait avoir été habité par une femme, avant que le général et le fey s'y installent. La pièce commune formaient un L, et servait de salon et de bureau. La pierre des murs étaient cachées par des panneaux en bois sculptés, couleur miel. Des arbres aux fleurs d'un violet sombre étaient peints sur les panneaux, quand ceux-ci n'étaient pas encombrés par des tapisseries. Le seul mur en pierres apparentes, était celui de la baie vitrée. On pouvait jouer avec la lumière venant de l'extérieur grâce à des stores de bois foncé, qu'on pouvait lever ou abaisser. Deux lustres en triangle inversés, en fer sombre, et ornés de perles, pendaient au plafond, dispensant leurs lumières à la nuit tombée.
Une cheminée, dont le conduit redonnait sur le jardin, était la jumelle de la cheminée présente dans une des chambres.
Le mobilier était raffiné, en bois sculpté finement, fleurs et animaux, scènes de sylves, étaient représentées. Du bureau au dos des sofas.
La partie salon s'étendait devant la cheminée, un large tapis de fourrure crème avait été jeté sur le sol de parquet de qualité. Une table au pied en forme de dryade supportait un plateau en verre coloré. Autour de cette table, deux sofas, rouges, et recouvert de plaids et de coussins colorés. Une paire de fauteuils complétaient l'ensemble. Sur le manteau de la cheminée, deux chandeliers.
Sur le mur opposé, Gjallahorn avait fait installer de larges étagères, qui avaient été aussitôt couvertes de livres. Il ne se faisait pas d'illusion, il ne pourrait certainement pas revenir dans sa maison éloignée du centre ville. Pas tant qu'il occupait ses fonctions. Il avait donc fait transférer sa bibliothèque en intégralité. Pour le plus grand plaisir de Mio, à qui il avait appris à lire. Quand le Fey s'ennuyait, il demandait une histoire, ou bien, il se choisissait un livre et essayait de le lire. Mio venait invariablement lui poser des questions, sur tel ou tel mot, qu'il ne comprenait pas. Contrairement à d'autres cobayes, les scientomages de Chyrrlion n'avaient pas jugé utile de lui apprendre à lire et à écrire.
Des jouets finissaient par trainer sur le sol, allant du plateau de Conquérant, aux puzzles, en passant par les cartes, et un jeu de labyrinthe. Les casses têtes étaient restés à leur place, bien sagement sur le haut du meuble ou Mio était sensé ranger des jeux. Sur le haut de ce meuble long, collé derrière un des sofas, de nouveaux livres, des Pictures Books, ces livres qui s'animaient. Mio en raffolait. Une jeune noble le lui avait donné, elle même n'en avait plus besoin maintenant qu'elle était devenue une adulte. Le Fey avait choisi ce jour là pour celui de son anniversaire.
Des feuilles étaient aussi éparpillées, couvertes de dessins. Dans le meuble, Mio rangeait soigneusement -et c'était bien la seule chose- ses affaires de dessins. Cadeau de son prince charmant, le Fey prenait soin des petits pots de peintures, de ses pinceaux de sa boite de pastels, et de fusains. Gjallahorn avait bien entendu opter pour de l'aquarelle, de la peinture à l'eau. Le général ne tenait pas à ce que Mio repeigne le sol et les murs avec de la peinture à l'huile, qui serait dure à enlever, et ne parlons même pas du tissus... Cela n'avait pas eu l'air de déranger Mio, qui aux anges, s'était empressé de tout tester.

La partie bureau comprenait elle aussi son corps de meubles. D'abord le large bureau en bois, et son siège en cuir brun, un peu usé. Ils n'étaient pas là à l'origine, et c'était un cadeau d'Argental, qui avait déniché ça dans d'autres appartements. La femme qui avait vécu avant, n'avait eu qu'un secrétaire, et une petite armoire ou ranger ses papiers. En tant que Général, Gjallahorn avait besoin de plus de place. Et pour ça, il en avait. Une partie du mur était nue, mais des crochets étaient fixés pour y accrocher des cartes au besoin. Cartes roulées et faisant comme un bouquet de tiges de papiers dans un cylindre posé contre l'armoire ferment à clef, où il rangeait sa correspondance, quelques affaires strictement personnelles, et les papiers en rapport aux affaires en cours. Un deuxième fauteuil était repoussé sur le coté, et il était souvent occupé par le Major Béryl Spencer, qui venait l'aider à mettre de l'ordre. Cela va sans dire que Mio est interdit de séjour de coté là de la pièce.
La chambre de Mio se trouvait donc derrière la partie salon, et celle de Gjallahorn derrière la partie bureau. Et entre ses deux chambres, leur salle d'eau. Mio n'occupait presque jamais sa chambre, préférant rester jour et nuit aux cotés de son sauveur, de son prince charmant, une idée qu'il avait pêché dans un de ses livres.
Ces trois pièces étaient pourvues de fenêtres rondes, toutes équipées de voilages, et de volets intérieurs. La salle d'eau était toute en pierre, jusqu'à la baignoire, taillée à même le sol. Un meuble supportait une vasque, pour des ablutions rapides. Un cabine en bois fermée, cachait les latrines, et servait de porte serviette à l'extérieur. Un petit poêle servait pour chauffer la pièce. Et enfin, un dernier meuble en bois, contenait serviettes et savons.

La Chambre de Mio, celle qui donnait derrière le salon, était en L court. Le sol en bois de qualité, avait des motifs typiquement Morniens, était en partie recouvert par le même genre de tapis en fourrure que celui du salon. Un lit de taille plutôt modeste trônait au centre de la pièce, encadré par une armoire, et une petite table de chevet. Les murs, recouvert par des panneaux peints, étaient d'une couleur beige, avec des peintures dorées et brunes, reproduisant cette fois, des paysages de la vallée de Mokosh, avec des animaux traversants les champs et les plaines. Le fleuve était repérable à sa peinture bleue.
Un large coffre à jouet, généralement ouvert, et à moitié vide, occupait un angle. Son contenu était répandu sur le sol, juste devant. Peluches, livres, dès, jeu du renard qu'on doit habiller, un autre jeu de cartes, des billes...
L'armoire était à peu près dans le même état, si bien que les vêtements eux aussi, étaient souvent sur le sol. La cheminée pourvue d'un caisson de sécurité, était là pour chauffer la pièce durant la froide saison. Et bien entendu, un des murs était percé d'une porte pour accéder à la salle d'eau. C'est d'ailleurs par cette salle, que Mio se rendait dans la chambre de Gjallahorn durant la nuit, faisant croire à l'imposant général, qu'il avait plié en faisant mine de dormir dans sa chambre... Mais Mio supportait mal d'être loin de son prince sauveur et charmant, qu'il finissait toujours par venir demander s'il pouvait dormir avec lui. Gjallahorn acceptait alors, n'ayant pas d'autre choix que de dire, sous peine de ne pas pouvoir dormir.
La chambre de Gjallahorn avait des murs en bois naturel clair, décorés par des peintures orangées, dorées, brunes, violettes, et même vertes. Ces peintures ne représentait rien de particulier, juste des motifs Morniens. Le lit était plus grand, muni d'un baldaquin, que l'homme ne fermait jamais. Une table de chevet de chaque coté, pourvues de petites lampes colorées. Une armoire imposante, sombre, occupait une grande partie du mur. Un fauteuil était disposé près de la fenêtre, et il était généralement occupé par une veste ou deux, ou un pantalon. Et parfois des affaires de Mio aussi, le Fey prenait un malin plaisir à s'installer partout. A coté du fauteuil, une large caisse métallique, s'ouvrant en deux, et contenant des pièces de rechanges, et les outils nécessaires à l'entretient du bras mécanique de Gjallahorn. Évidemment, en bon général, Gjallahorn dispose d'armes personnelles, un poignard sous son bureau, un autre sous le sofa. Et reposant contre l'armoire, une large lame, du genre hachoir. Sans compter l'arme à feu dans sa table de chevet. Même si bien souvent ses mains suffisent à maitriser son adversaire, mieux valait être prudent. Dans le bureau, suspendu au mur, son arc, un arme massive, énorme, faisant presque la moitié de sa taille, et impossible à bander pour quelqu'un de plus plus petit, et de moins fort. Les deux fouets fonctionnant avec l'énergie de leur manieur étaient soigneusement rangés dans une boite en métal, et enfermé dans l'armoire, hors de portée de certaines mains.
Encore une fois, il est formellement, strictement, impérativement interdit à Mio d'essayer de se servir de ces armes.

Présentement Gjallahorn avait le bras droit posé sur son bureau, et dans la main gauche, un petit tournevis. Il agita ses doigts, et regarda le mécanisme fonctionner. C'était une nouvelle prothèse, il avait bousillée la précédente en ouvrant les cuves en plongeant le bras dedans, et en tirant pour en arracher le couvercle. Ils avaient sortis bien des compagnons de Mio de cette façon. Les soldats et médecins s'empressaient alors de s'occuper des cobayes.
Mio, qui tenait toujours à ce qu'on l'appelle Mimio, avait été le point de repère de ces déboussolés des niveaux souterrains. Le Fey avait été alors suivi par Alyssa, une cyborg, après Lycanthrope Nathaniel, cette joyeuse troupe fut rejointe par Kitto, et par d'autres encore, qui fort heureusement, n'étaient pas toujours là en même temps.
Ils avaient laissés le choix à tout ce petit monde, rester, et servir le nouvel empereur, en tant que soldat, personnel du château, ou bien ils pouvaient partir. Peu nombreux étaient ceux qui avaient décidé de partir. La plupart d'entre eux étaient sans mémoire, souvent nés dans ces sous-sols. Certains avaient voulu s'éloigner au plus vite de leur prison, de peur qu'on ne les force à y retourner. Argental n'avait pourtant que faire des expériences de Chyrrlion, malgré le fait, que le but était clairement avoué, à savoir : une armée qui n'avait nul besoin d'armes, puisque ses membres seraient eux même de véritables armes. Chyrrlion avait mijoté quelque chose. Malheureusement pour lui, ses plans étaient tombés à l'eau le jour où Argental l'avait tranché en deux.
Et ceux qui étaient restés... Ils s'étaient tous placés sous sa protection, son commandement. Après tout, c'était lui qu'ils avaient vu, massacrant les scientomages, ouvrant des cellules et des cuves rien qu'à la force de ses bras. Un Sauveur. Et puis, il y avait eu Mio sur ses talons, tout le temps. Le Général aimait bien le Fey. Il s'y était habitué, à ce petit machin bleu, qui le suivait comme son ombre. Après tout, c'était le premier qu'il avait ramené à la surface. Et le seul qui vivait avec lui. Normalement. Parce que sur un des sofas, l'ainée de ceux qui se nommaient les Enfants d'Eurydice, Sithmaith, lisait un livre à Mio et à Maimu, la dernière des enfants.
Les Enfants d'Eurydice avaient été les premiers à se joindre à l'armée, faisant une petite démonstration de ce qu'il pouvait faire. Gjallahorn avait dû avouer qu'ils étaient terrifiants. Et ces enfants avaient perdus leur mère. Le Général les avaient autorisé à la chercher dans la citée, toujours par petit groupe, jamais seul. Et quand ils étaient dehors, ils n'étaient pas dans ses appartements à se regrouper autour de Mio. Finalement, il semblait qu'ils avaient eu une piste.
Fort heureusement, la forteresse avait été remise en ordre, les trous dans les murs colmatés, et les appartements réassignés, alors que l'armée prenait ses quartiers dans les baraquements à flanc de forteresse. Il avait été décidé que les cobayes pouvaient choisir, aller dans les baraquements, ou bien avoir une chambre dans la forteresse. Là encore, ils avaient été divisés, mais chacun y avait trouvé son compte. Les Enfants d'Eurydice logeait dans la forteresse... D'où leur présence dans ses appartements.
D'ici quelques semaines, peut être un mois ou deux, d'autres alliés extérieurs arriveraient, et devraient être logés, et ils marcheraient sur Freyr. Tel était le plan d'Uranach. Présentement, le Seigneur au manteau d'Orage se trouvait dans la salle du trône avec Argental. La présence de Gjallahorn n'était pas requise. Ni celle de personne d'autre d'ailleurs.
C'était étrangement silencieux. Quand il releva la tête, il constata que les trois s'étaient endormis. Sithmaith avait beau être la plus vieille, si elle avait grandi normalement, elle aurait à peine quatre ans. Il se souvenait qu'on faisait faire la sieste aux petits enfants, alors même si Sithmaith avait le corps d'une adulte... faire la sieste était peut être un passage obligé. La petite Maimu était allongée, la tête sur les cuisses de sa sœur, et Mio était assis sur le sol, sans tête reposant sur le bord du sofa. Gjallahorn leva les yeux au ciel, et reposa les yeux sur son bras, opérant quelques réglages au niveau de son épaule. Après s'être assuré, en faisant quelques mouvements que son bras fonctionnait, sans la sensation de raideur qu'il avait ressenti, il referma les petits trappes de métal qui donnaient accès au mécanisme.
Il rangea soigneusement les outils qu'il avait utilisé, et referma la caisse métallique. Il se leva sans bruit, et la posa dans la chambre derrière lui. Le plus silencieusement possible, Gjallahorn se planta devant la baie vitrée, ouverte pour essayer d'apporter un peu d'air frai. Impossible de mettre un pied dehors sans être trempé, la pluie continuait de tomber. Dur de suivre une piste quand l'eau efface les traces...
Il se retourna, et faillit rire en voyant la position de Mio. La tête reposant encore sur le sofa, mais le reste de son corps était complétement avachi, encore un peu, et il tomberait sur le sol. S'approchant en une enjambée, il s'accroupit, et ...

-Mio, tu baves.


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MessageSujet: Re: Appartement du Général Zul'Adhara.   Dim 7 Aoû - 0:55

Sa nouvelle vie avec Gja-chan était parfaite. D'abord parce qu'il avait eu l'immense joie d'habiter avec son sauveur, et qu'il dormait très souvent avec lui. Toutes les nuits en fait. Il ne disait jamais non. Mio avait apprit à faire un barouf d'enfer si jamais la réponse était non. Gja-chan s'énervait, mais il finissait par dire oui, et au besoin le fey lui sortait la carte du "tu ne m'aimes pas ! C'est pour ça que tu ne veux pas ! ". Même si ça n'était arrivé que deux fois, l'idée de Kitto et Alyssa avait plutôt bien marché. Maintenant, il suffisait juste qu'il le regarde d'une certaine façon, les oreilles baissées, les yeux brillants, et la lèvre tremblotante, et il voyait aussitôt la résolution de Gjallahorn fondre, et il savait alors que c'était gagné.
Il avait sa chambre à lui, mais en général, il n'y dormait pas, trop effrayé de se réveiller, et de voir que tout ceci n'était qu'un rêve. Avoir Gja-chan toujours à portée, était un moyen de lui confirmer que c'était bien réel. Que son calvaire, comme celui des autres était bel et bien terminé. Il avait vu les corps dans les couloirs, les pièces. Et puis alignés dans la cour, avant d'être rendus à leurs familles pour ceux qui en avaient une. Les autres avaient été emmenés à une fosse commune. C'est que Gja-chan avait dit, quand il avait posé la question. Mio avait été alors sûr qu'aucune des blouses blanches ne viendrait le tourmenter. Et à dire vrai, il était parfois si fatigué en fin de journée, à force de suivre son prince charmant, qui était général, et qui devait souvent aller dans différents endroits. Bien sûr, Mio n'avait pas forcément le droit de le suivre, alors dans ces cas là, il restait à jouer avec Alysa, Kitto et Nathaniel, quand ils pouvaient. En ce moment, il était beaucoup avec Maimu, la dernière des enfants d'Eurydice. Tous ceux qui avaient vécu sous la terre connaissaient Eurydice de nom, quand ils ne l'avaient pas déjà vu. Elle était une des plus célèbres... Surtout depuis l'apparition des Jumeaux. Les Jumeaux étaient connus pour avoir tué plus de blouses blanches que tout le monde en bas. Aujourd'hui les seules blouses blanches qu'il voyait, appartenaient à l'armée de leur sauveur, et ils ne cherchaient pas à les enfermer.
Au début, Mio avait dû, comme tout le monde, se faire examiner régulièrement, au cas ou un problème surviendrait. Et puis un beau jour, des caisses de métal étaient sorties des entrailles de la terre, et chacun reçu des papiers dans un papier plié plus dur. Une chemise qu'on appelait ça. Rien à voir avec celle qu'on mettait pour s'habiller. Bref, dedans il y avait toutes les informations sur lui. D'un point de vue strictement scientifique avait dit Gja-chan après l'avoir brièvement lu. Il avait assuré Mio que rien ne clochait avec lui, et qu'il était content de l'avoir. Une des rares fois où Gja-chan le lui disait. Quand il y avait du monde, Gja-chan devenait le Gja-chan que tout le monde voyait, pas celui que Mio connaissait derrière les murs de leurs appartements quand les portes étaient fermées. Il était même heureux qu'il soit le seul à savoir. Kitto disait souvent que c'était une bonne chose...
Oh ! Il avait faillit oublier ! Il avait découvert les biscuits. Ça s'était vraiment une des meilleurs choses qu'il ait jamais mangé. Et pour manger... il goûtait tout. Lui qui n'avait jamais pu choisir ses repas, se retrouvait soudainement à décider de ce qu'il devait manger. Au début, il ne savait pas trop, alors Gja-chan avait dit pour lui, et puis Mio avait fini par décider de temps en temps. Maintenant, il demandait seulement à Gja-chan quand il était en panne d'inspiration.
Il s'était endormi, bercé par la voix de Sithmaith qui racontait une des histoires de ses livres à lui. Maimu s'était endormie la première, Mio en avait même ri, mais maintenant... Il s'était ennuyé durant la matinée, il avait plu, et Gja-chan avait été occupé à son bureau. Mio n'avait pas le droit de s'en approcher. Une véritable injustice selon lui. Mais il n'allait pas défier Gja-chan. Non. Alors il avait gribouillé, avant de voir arriver Maimu accompagnée par Sithmaith. Sithmaith était un peu comme Alyssa, un genre de grande sœur, plutôt sympa, et qui savait lire. Lui, il avait parfois encore du mal, et il y avait des mots qu'il ne comprenait pas. Et il n'écrivait pas très bien non plus. Enfin, comme il pleuvait, il ne pouvait pas inviter Maimu à s'amuser près du bassin. Alors ils avaient joué aux cartes, une simple bataille. Et puis vite lassés, Sithmaith avait alors proposé de leur lire une histoire. Il avait dit oui avec enthousiasme ! Et le voila qui dormait. Il le savait. Il s'était senti partir. Et maintenant il entendait Gja-chan lui dire qu'il bavait.

-C'est pas vrai d'abord, marmonna-t-il, munya.

Mio ouvrit alors un oeil, et constata qu'effectivement Gja-chan était près de lui. Il s'essuya la bouche et le menton d'un revers de main. Et oui, il avait bavé. Encore ensommeillé, il se redressa. Il était un peu engourdi. Il se frotta les yeux du plat des mains, et finit par faire un sourire à son prince charmant. Avant de voir qu'il pleuvait encore. Il soupira. Il leva le nez, et vit que Sithmaith s'était endormie aussi. Hier, elle avait passé son temps à chercher sa mère, Eurydice. Alors elle devait être fatiguée.

-Les autres sont revenus ?


Dernière édition par Mio le Dim 8 Avr - 22:12, édité 1 fois
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Gjallahorn
Général/Amiral
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MessageSujet: Re: Appartement du Général Zul'Adhara.   Sam 10 Mar - 23:55

Le visage impassible, le grand général accroupi au milieu de son salon, se demanda si Mio se rendait compte que parfois, ce qu'il disait était simplement pour faire parler son esprit de contradiction. Il regarda le fey s'éveiller, alors que la pluie martelait de plus belle les pavés du petit jardin intérieur. Une légère brise apportait la fraîcheur de l'extérieur, et Gjallahorn pensa qu'il devrait soit couvrir Sithmaith et Maimu qui dormaient paisiblement, soit fermer la fenêtre. Il n'avait aucune idée de ce que seraient les effets d'un simple rhume chez les Enfants d'Eurydice. Mio les avait tous accepté à bras ouvert, lui, Kitto, Nathaniel, et Alyssa, qui semblait aimer se donner le rôle de la chaperonne, ou de la grande soeur qui se doit de faire figure d'autorité maternelle. Un rôle que lui même trouvait déplacé, puisque Alyssa n'avait aucune autorité sur les plus grands des enfants d'Eurydice, et encore moins sur Mio. Le général, en bon tacticien, soupçonnait ce dernier de jouer sur son apparence enfantine pour faire faire à Alyssa tout ce qu'il voulait. Et Gjallahorn était bien placé pour savoir que le numéro de l'enfant gâté, fonctionnait toujours à merveille, quand Mio faisait sa comédie. Présentement occupé à s'essuyer, le fey laissa quand même quelques traces de bave sur son menton, ce qui gâcha un peu l'effet du sourire joyeux qu'il lui fit. Ce sourire, Gjallahorn ne comprenait pas trop pourquoi Mio l'affichait presque en permanence quand il était dans les parages. Sûrement encore cette histoire de Prince Charmant, et de sauveur... Qui faisait que le petit fey aux cheveux bleus ne le lâchait pratiquement jamais. Même lorsqu'il prenait un bain.

-Il t'en reste un peu, sur le menton.

Une lueur moqueuse passa dans l'oeil du militaire, donnant une expression moins sévère à son visage partiellement ravagé, et tatoué. Repoussant ses cheveux bouclés d'une main, il secoua la tête, répondant par la négative à la question de Mio, redevant sérieux.

-Non, pas encore. Et s'ils le sont, ils doivent être avec Argental. Avec cette pluie, les dernières traces d'Eurydice ont dû s'effacer. Mais viens, ne restons pas là. Nous allons finir par les réveiller. Je vais fermer la fenêtre, tu devrais aller leur chercher une couverture. Nous allons les laisser dormir, et faire un tour... Dans le palais. Avec ce temps, mon bras risque de rouiller.

Gjallahorn se redressa, et à pas feutrés, ce qui pouvait sembler improbable au vu de sa carrure et de son poids, referma silencieusement la grande fenêtre, étouffant ainsi le bruit de la pluie. La queue touffue de Mio lui passa devant, alors que le fey revenait avec une couverture, un patchwork coloré. Le patchwork lui rappela son propre corps, et Gjallahorn attendit patiemment que Mio ait bordé les deux hybrides.
Un coup frappé à la porte fit que sa tête se tourna vers celle-ci, alors que les oreilles de Mio pivotait pour entendre, à l'image de celles d'un chat. De sa voix rauque, Gjallahorn répondit un "oui entrez" sonore. Un messager de Leborcham, attaché au service du Palais, se présenta, entra, et délivra son message. Les Enfants d'Eurydice étaient rentrés. Avec leur mère. Gjallahorn regarda aussitôt Mio qui eut un autre sourire, qu'il trouva presque triste.

-Merci.

La porte se referma sur le messager, et il s'approcha du Fey, que la nouvelle semblait avoir bouleversé. Dans un geste affectueux, et parce qu'il était certain que personne ne le verrait, Gjallahorn enlaça le petit fey, se penchant sur lui. Réussissant l'exploit de se courber pour pouvoir poser son menton sur le haut de la tête du fey, il le serra doucement, comme lorsque Mio s'éveillait terrifié d'un cauchemar.

-Ne pleure pas, Mio... Tu devrais être heureux, pour eux. Ils l'ont tellement cherchée. Et elle est là maintenant, mais ça ne veut pas dire qu'ils ne viendront plus ici. Enfin, pas que ça me dérange si c'était le cas... J'aime mieux t'avoir pour moi tout seul.


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MessageSujet: Re: Appartement du Général Zul'Adhara.   Dim 8 Avr - 22:11

Sa lèvre inférieure se mit à trembler, et les larmes à perler. L'émotion le submergeait, un mélange de tristesse, de joie, de soulagement. La confusion était totale, il savait qu'il aurait du sauter de joie, et courir réveiller Sithmaith et Maimu, avant d'aller à la rencontre de leur mère. Mais ce qu'il ressentait le paralysa, le clouant sur place, là, au milieu de la pièce, les bras ballants, le visage décomposé, prêt à pleurer. Ses oreilles étaient baissées, comme tombantes, et sa queue trainée sur le sol, comme morte. Il soupira, et sentit qu'il allait vraiment pleurer.
Les puissants bras de Gjallahorn l'enveloppèrent, apportant une chaleur réconfortante, même le bras de métal. Mio se détendit, et il ne ressentit plus que de la joie pour les Enfants d'Eurydice. Il sentit son menton se poser sur le haut de son crâne, et Mio posa ses mains sur les grandes paluches du général, les serrant de ses petits doigts blancs.

-J-je p-pleure pas. C'pas vrai...

Le fey lâcha Gjallahorn pour se frotter le nez, avant de s'essuyer d'un revers de main, reniflant bruyamment. Ses deux mains se suspendirent dans leur mouvement, et il se sentit rougir jusqu'à la racine de ses cheveux. Gjallahorn avait murmuré, et sa voix grave et basse venait de déclencher des frissons. Frissons qui l'agitèrent de la tête, jusqu'à la pointe de ses pieds. Mio remua des orteils, ce qui ne l'empêcha pas de réaliser ce que venait de dire son prince charmant. ll venait d'avouer qu'il préférait lorsqu'ils étaient seuls tous les deux, et que donc... La joie submergea totalement Mio, dont les oreilles et la queue se redressèrent, frétillantes de plaisir. Se dégageant à demi de l'étreinte de son géant de compagnon, il se retourna pour lui faire face. Il prit son visage ravagé entre ses minuscules mains, en comparaisons de celles qui le tenaient. Il se souvint à cet instant, que jamais il ne pourrait oublier un tel visage, et encore moins après que Gjallahorn l'ait sauvé, prit avec lui, sans jamais le repousser. Ou si peu. Mio avait un air grave à le regarder dans les yeux.

-Moi aussi je préfère.

Se dressant sur la pointe des pieds, le Fey déposa un léger baiser sur les lèvres closes de Gjallahorn. Il sentit la douceur de ses lèvres pleines, et le souffle chaud de son haleine. Ce fut bref, et même si Mio battit des oreilles, il s'échappa des bras de Gjallahorn, avant qu'il puisse réagir. Il tomba nez à nez avec une Sithmaith éveillée. Mio lui fit un large sourire. Et il comprit. Les émotions qu'il avait ressentie. C'était les siennes.

-Ne t'inquiète pas, elle vous aime. Vous l'avez toujours dit. Et elle est là. Alors tu ne peux pas, ne pas aller la voir. Ne ?
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Sithmaith
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Peuple : Expérience scientomagique
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MessageSujet: Re: Appartement du Général Zul'Adhara.   Ven 1 Juin - 23:46

Impossible. Pas après tant de temps. Tant d'échecs, de fausses pistes qui s'arrêtaient brutalement dans des ruelles qui se terminaient en cul de sac. Elle n'y croyait pas. N'osait pas y croire. Elle l'avait tellement attendue, tellement placé d'espoir dans son retour. Non. Dans son arrivée. Car, elle n'avait jamais vraiment été là, en dehors de ses sourires si chaleureux, qui avait aidé Sithmaith à affronter de ce qu'on lui avait fait subir. Elle avait toujours souri, même au plus mal. Elle l'avait toujours vu derrière cette vitre, loin d'elle. Incapable de l'entendre, de lui parler. Et maintenant, si le messager disait vrai, sa mère était là, à portée de main, de voix et d'oreilles. Un évènement qu'elle n'aurait jamais cru possible. La douleur, le soulagement, tant de tristesse, d'incompréhension, ses peurs et ses doutes, Sithmaith ouvrit péniblement les yeux, pour mieux les refermer. Elle pleurait. Elle n'avait jamais pleuré. Pas depuis longtemps en tout cas. Elle expira l'air, comme elle avait souvent vu Béryl, l'officier aux ordres de Gjallahorn, lorsqu'elle voulait se détendre, se calmer. Elle disait que ça aidait. Sithmaith ouvrit les yeux, se redressant, croisant les yeux grands ouverts de Maimu, sa jeune sœur, avant de croiser les incroyables prunelles de Mio.
Mio était vraiment spécial. Il était comme un frère, mais il n'était pas des Enfants d'Eurydice. Il ressemblait à un enfant, et bien souvent, il se comportait comme tel. Mais Sithmaith savait que malgré les apparences, Mio était plus vieux qu'eux, et qu'il comptait parmi les premiers à avoir été capturé, et enfermé en bas, là où aucune lumière naturelle ne pouvait passer. Ils lui faisaient tous confiance. A lui, et à Gjallahorn, parce qu'ils les avaient tous libérer, et qu'ils avaient traité les cadavres des autres avec respect. Un respect qu'aucun d'eux n'avait jamais eu de la part des sciento-mages qui avaient exploités chaque être vivant qu'ils possédaient, comme des objets. Le visage de Mio était un visage de liberté, de joie, et sans doute d'amour. A cet instant, un large sourire illuminait ce visage enfantin que Sithmaith aimait regarder, elle lui répondit par un sourire plus timide, qui découvrit ses dents blanches comme des perles. D'un revers de main, elle essuya ses grands yeux violets, alors qu'il énonçait à voix haute ce qu'elle pensait. Sithmaith avait oublié, un instant, que Mio, était capable de ressentir ce que eux ressentaient. Il en était de même pour les Jumeaux, Mio était capable de les sentir, de les entendre, alors que personne n'était capable de le faire.

-Je... Bien sûr, j'irai la voir. J'ai simplement tellement attendu, que cela semble irréel. Elle a toujours été là, mais...

Sithmaith écarta les bras, dans un signe de dépit. Cela ne gâchait pas pour autant la joie qu'elle ressentait. C'était comme être complet. Réunis. Cela avait été important pour eux, qui n'avaient qu'elle à qui se raccrocher. La seule personne à laquelle ils pouvaient tous se référer, se prouver, qu'ils avaient un lien entre eux. Sithmaith balança sa queue d'un geste souple sur le sol, et s'assit sur le bord, ses ailes translucides battant doucement, pour les défroisser. Elle les déploya, et s'éleva au dessus du sofa. Elle avait bien sûr des jambes, mais elles étaient collées et enveloppées dans une membrane rose pâle, lui faisant comme une sorte de jupe trop serrée. Elle ne pouvait alors pas marcher. La membrane s'en allait lorsqu'elle était prête à être fécondée. Chaque tentative s'était soldée par la mort de sa propre progéniture, ou celles des géniteurs.

-Tu viens Maimu ?

Sa jeune soeur hocha la tête, ses yeux mordorés pétillants, sa petite bouche souriant de toutes ses dents pointues. Un petit lézard apparut entre les deux épaisses cornes, sur le haut de sa tête. Blanc, possédant le même regard qu'elle. Le reptile couina et fila jusqu'à la porte, partie de Maimu qui leur montrerait le chemin.

-Tu veux venir ? Ou tu préfères rester et avoir Gjallahorn pour toi tout seul ?

Sithmaith sourit en voyant Mio rougir. Elle était dotée d'une excellent ouïe, et avait entendu ce qu'avait dit le géant au bras de métal. Elle était heureuse pour Mio, qui doutait parfois, des sentiments de Gjallahorn. Elle, elle savait. Quand Gjallahorn parlait ou regardait Mio, il avait le même regard qu'Erebus, lorsqu'il parlait de leur mère.


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MessageSujet: Re: Appartement du Général Zul'Adhara.   Ven 8 Juin - 21:36

Un large sourire illumina tout le visage de Mio, ses oreilles bougeant doucement, sa queue s'agitant, marquant sa joie. Ses yeux se mirent à luire légèrement, alors qu'il sentait la joie profonde des deux soeurs. C'était une bonne chose que Sithmaith soit maintenant sûre de ce qu'elle allait faire. Eurydice était revenue à la Forteresse de l'Empereur, et le fey était curieux de la rencontrer. L'invitation de Sithmaith était tentante. Il n'avait jamais vu Eurydice, mais il savait qui il était avant d'être libéré, sauvé par Gjallahorn. En bas, tout le monde savait qui il était, depuis la naissance de Sithmaith, et ceux qui alors n'avaient pas su, avaient entendu parler d'elle à la naissance des incontrôlables jumeaux, qui avaient mis les blouses blanches dans un état proche de la peur panique. Ils savaient tous qui était Eurydice. Maintenant, il savait aussi qui il était. Mio était vu comme celui qui avait guidé les troupes de nouvel Empereur dans les sous-sols de la forteresse, faisant ouvrir les cages, les cellules, les cuves. En réalité, c'était Nathaniel qui avait couru sortir Kitto, Mio n'avait que suivre, porté par Gjallahorn. Mais après, quand le choix avait été donné aux prisonniers des sous-sols, certains avaient choisi de rester, de se placer sous la protection et le commandement de Gjallahorn, parce que Mio l'avait choisi. Une bouffée de fierté envahissant toujours le fey lorsqu'il entendait quelqu'un parler de Gjallahorn comme celui qui les avait tous sortis de là. Argental ne déméritait pas non plus, mais Mio n'appréciait que moyennement le souverain, tout ami de Gja-chan qu'il soit.
Rougissant doucement, Mio jeta un coup d'oeil derrière lui, sentant son géant de prince charmant se déplacer. Les doigts mécaniques du général l'effleurèrent, et rien que ce petit contact lui fit plaisir. Il le regarda s'étendre sans la moindre délicatesse dans un siège long et moelleux, qui s'appelait sofa, que Mio n'avait jamais connu jusque là, et admira les muscles puissants de Gjallahorn. Il aimait être dans les bras de son géant, sentir cette masse de muscle bouger, entendre le mécanisme de son bras. Il mit un peu de temps à répondre. Le petit fey bleu cligna des yeux, et sourit doucement à l'ainée des enfants d'Eurydice :

-Je vais rester avec Gja-chan. Et puis pour une première fois, c'est mieux qu'il n'y ait que vous avec elle. On verra en suite pour quand elle voudra bien voir d'autre gens, munya.

Il regarda le petit lézard blanc émerger des cheveux blonds de Maimu, qui glissa d'entre les cornes épaisses qui poussaient sur le haut du crâne de la dernière des enfants d'Eurydice, avant de filer jusqu'à la porte. Sithmaith s'était levée, et ses ailes battaient gracieusement l'air. Mio lui fit un autre sourire d'encouragement, avant d'aller lui même lui ouvrir la porte. A peine eut-il entrebâiller la porte, que le lézard blanc se faufila par l'ouverture, filant dans le couloir. Il laissa passer les deux sœurs, et referma soigneusement, sans bruit, la porte derrière elle. Mio regarda la porte fermée, poussant un long soupir. Il se retourna, pour croiser les yeux de Gjallahorn. Ces yeux là lui feraient toujours autant d'effets. Il se mordilla les lèvres, comme indécis. Poussant un petit gémissement, Mio fit un pas en avant, avant de courir pour combler la distance qui le séparait du général. Sautant à coté de lui, Mio s'empressa de se glisser contre Gja-chan, prenant même son bras, pour s'enrouler lui même dedans. Passant une jambe en travers d'une de celles du militaire, il se retrouva à moitié à califourchon, il se redressa un peu, pour venir poser sa tête là où il pouvait entendre le battement de cœur de Gja-chan.

-Enfin seuls, glissa-t-il dans un soupir de contentement.

Bougeant un peu pour rendre sa position plus confortable, Mio fit un effort titanesque pour se calmer, ne pas se mettre à se frotter partout contre Gjallahorn, comme l'aurait fait un chat. Il resta là immobile en suite, sa queue ondulant doucement. Gardant le menton posé contre la poitrine de Gjallahorn, Mio leva un visage radieux vers lui. C'était peut être la première fois depuis des semaines, en dehors des nuits, où ils se retrouvaient seuls, comme au début, avant que les Enfants d'Eurydice soient autorisés à circuler dans la forteresse.

-Mio est content, myuna.
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Gjallahorn
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MessageSujet: Re: Appartement du Général Zul'Adhara.   Sam 9 Juin - 21:46

S'ils avaient été seuls, Gjallahorn savait qu'il aurait cédé à Mio, là maintenant. Avouer qu'il préférait être seul avec lui, était déjà plus qu'il n'en avait dit depuis des mois. Il n'avait jamais été autant attaché à quelqu'un. Argental était un ami, mais depuis sa prise de pouvoir, leur relation n'était plus tout à fait la même, et ils étaient tous deux trop occupés pour pouvoir se retrouver comme lorsque Gjallahorn lui avait ouvert sa porte à Akaash. Sa vieille maison lui manquait. Elle était certes petite, mais c'était devenu chez lui, dès l'instant où il s'était réfugié à l'intérieur de la masure en ruine, près de des ruines de l'ancien palais. Lieu où il avait pu rester éloigné du reste du monde pendant des années, jusqu'à sa rencontre avec Argental. Il n'aurait jamais cru être bombardé général, et encore moins être en charge d'une partie de l'armée, entièrement constituée d'anciens cobayes, mais ceux-là n'avaient voulu personne d'autre lui, le sauveur de Mio, pour commandant. En dehors du fait, qu'ils avaient tous décidé de s'appeler les Enfants d'Eurydice. Et il avait cru ne jamais pouvoir ressentir cette paix, que lui apportait sa maison isolée des quartiers d'habitations, mais être seul avec Mio, l'apaisait. Gjallahorn faisait tout pour se donner l'apparence de quelqu'un de calme, mais à l'intérieur, il bouillonnait souvent, la rage et la colère ne le quittant presque jamais. La présence de Mio, qui l'avait d'abord agacé, avait fini par être comme un baume sur des plaies qui ne s'étaient jamais vraiment refermées. Mio était devenu un pilier essentiel à son monde, et l'intrusion d'autres personnes dans ce monde, avait contribué à énerver Gjallahorn, qui s'était péniblement éloigné de lui. Jusqu'à ce que Mio lui hurle dessus un soir, chose qui n'était jamais arrivée. Ce coup d'éclat s'était soldé par un Mio plus collant que jamais, pour s'assurer que son prince ne l'abandonnerait pas.

Le nez dans les cheveux bleus de Mio, Gjallahorn respira leur odeur à plein poumons, le fey sentait le sable chaud, sur les berges d'un fleuve, par un jour de soleil. Il ne comprenait pas pourquoi il s'était soudain mis à trembler, commençant à pleurer, mais dans ce cas là, il ne résistait jamais à l'impulsion de prendre le fey entre ses grands bras. Il savait que les feys, appréciaient le contact physiquement, c'était un moyen de se rassurer, sans que ça ait la moindre connotation sexuelle. Mio était pareil. Les mains blanches de Mio étaient trois fois plus petites que les siennes. Gjallahorn était un géant à coté du petit Fey. Ce qui n'empêcha pas le petit fey, de se dresser sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Un baiser chaste, mais eut son effet de surprise. Laissant un Mio aux joues rouges s'échapper de son étreinte, il se redressa. Les deux enfants d'Eurydice, Sithmaith et Maimu étaient réveillées, et l'échange entre l'ainée et Mio agaça Gjallahorn, qui se contenta de croiser les bras, de grogner, sans pour autant répondre à la provocation de l'hybride. Les Enfants d'Eurydice, tous autant qu'ils étaient, avaient toujours une réponse, bien que Lycurgus détienne la palme de la répartie. Le général se sentait plus proche d'Erebus, le Marcheur, ou bien de Chrysaor, le semi-géant, qui était doté d'un caractère semblable au sien. Sithmaith était aimable, souriante, souvent de bonne humeur, emprunte d'une noblesse qui rendrait jalouse n'importe quelle noble dame d'Hitokage. Pour convaincre Mio, Gjallahorn n'eut qu'à tendre le bras, et effleurer une des mèches bleues du feu, lui effleurant également la joue au passage, lorsqu'il alla s'affaler dans un des sofas, étendant ses jambes devant lui.
Il attendit, ses yeux allant doucement du Fey à l'hybride, restant de marbre jusqu'à ce que la porte soit refermée. Fixant alors intensément le dos de Mio, il le regarda, comme s'il allait le manger, alors qu'il fonçait sur lui. L'attaque fut brutale, mais Gjallahorn y répondit, serrant le petit fey contre lui, enfouissant à nouveau son nez dans ses cheveux, il le laissa s'installer.
Un rire profond secoua le général qui rendit son sourire au fey.

-Profite, d'ici quelques semaines, on n'aura peut être plus le temps pour ça.

S'assombrissant un instant, repensant aux plans d'Argental et d'Uranach, Gjallahorn soupira, déposa un baiser sur le haut du crâne de Mio. Maintenant qu'Eurydice était revenue, rien n'empêcherait plus les Enfants d'être disponibles pour la première phase. L'orage gronda dans la tête de Gjallahorn. Il croisa à nouveau les yeux verts de Mio, et poussa un soupir de résignation.

-D'ici une heure, je parie que tu ne tiendras plus, et que tu voudras aller la voir.

Envoyant l'air de reproche passer sur le visage de son compagnon, Gjallahorn éclata de rire, avant de soulever Mio, pour lui mettre les deux jambes en travers de la sienne. Entre ses mains, il paraissait fragile, menu, petit. Presque frêle, comme la première fois qu'il s'était rencontré, alors qu'il venait de massacrer un groupe de Scientomages. Heureuse rencontre.


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Appartement du Général Zul'Adhara.

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