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 Anecdotes et interrogations

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Nueonia
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Peuple : Dryade
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MessageSujet: Anecdotes et interrogations   Jeu 23 Juin - 22:40

-Ils étaient aussi nombreux ? Comment a fait le roi pour les repousser et tenir derrière ces murs ? Y a-t’il eu beaucoup de morts ? J’espère que les traitres se sont fait punir sévèrement pour avoir osés se soulever contre leur souverain. Mais quel courage de leur tenir tête sans y être réellement préparé et sans avoir beaucoup d'homme sous la main…

Nueonia ne tenait pas vraiment sa promesse de ne pas trop parler. Après le déjeuner, le roi l’avait comme promit emmenée afin de lui faire faire le tour du château. Elle en avait été toute joyeuse.
De plus, il y avait une anecdote pour à peu près chaque pièce. Celle de la cuisine tenait à une jeune princesse qui encore enfant venait chiper chaque nuit de la nourriture et qui découvrit un passage derrière un vaisselier, celle du hall fut un discours des plus mémorable d’un chef de clan à un roi qui avait commencé à plus penser à lui qu’au peuple. Là ils étaient dans le couloir de l’aile principal, et le roi lui contait une bataille qui s’était déroulée il y avait de cela longtemps. Une bataille contre des traitres qui avaient essayé de renverser le roi juste pour pouvoir utiliser les pouvoirs de la couronne pour leurs propres intérêts. A l’intérieur il n’y avait que le roi, quelques guerriers de confiance, et des servants.
Le récit de Parthalan ne pouvait jamais aboutir, enfin dès qu’il y avait un creux, la reine, aussi curieuse et pressée qu’une enfant, lui posait des questions sur la suite qui pourtant, allait venir tôt ou tard.
Elle restait à distance raisonnable de son époux, sans non plus en être trop loin. Si il ne lui faisait plus si peur, il l'impressionnait quand même et elle avait l'impression que si sans le faire exprès elle l'énervait il la terroriserait.
Chose exeptionnelle, Nueonia avait su tenir sa langue lors de la première histoire et l’écouter jusqu’au bout sans interruption. Puis la seconde avait eu quelques questions. Et là, elle n’arrivait plus vraiment à se taire.

-Et… Oh, pardon. Je devrais, peut-être, vous laisser finir. Excusez moi.




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Parthalan
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Dim 7 Aoû - 22:03

Parthalan avait salué la Cour et pris la main de sa jeune épouse pour faire ce qu'il avait promis. En partant, il ne put s'empêcher de voir que Norah lui souriait. Sa belle-sœur et sa sœur avaient insisté bien souvent pour qu'il la courtise un peu, ne serait-ce que pour apprendre à la connaitre un peu. Il avait toujours refusé. Il aurait peut être dû, il aurait ainsi eu le temps de lui paraitre moins impressionnant, moins effrayant. Mais il n'avait pas voulu lui imposer sa présence. Et s'il était allée la voir, il aurait fallu qu'il se paye le chef des Fingal, et qui aurait alors tenu à lui assurer le meilleur confort, le meilleur repas. Les Fingal était un petit clan à l'inverse des Fearghas, aussi les Fingal déployaient-ils tous leurs moyens quand il venait. Parthalan ne s'y sentait pas à l'aise, d'autant qu'à l'époque, il avait eu l'impression que les Fingal avaient peur qu'il change d'avis.
Si Parthalan avait suivi le conseil de Norah et Eileen en faisant le choix de son épouse, il avait surtout choisi une femme du clan Fingal, parce que justement s'était un petit clan. S'il avait épousé Iseabel des Beathan, d'autres clans de la même importance se seraient offusqués de son choix. En revanche, ils n'avaient aucune rivalité avec les Fingal. Et cela avait calmé les clans les plus important politiquement ou numériquement. Et il n'était pas mal tombé sur Nueonia. C'était plutôt elle, qui n'avait guère eu de chance.

Elle se tenait près de lui, mais elle gardait suffisamment de distance pour ne pas le toucher, ou peut être pour pouvoir s'enfuir plus rapidement. Il ne s'en formalisa pas, les enfants faisaient pareil. Il avait appris à vivre avec ça. Et encore, il pouvait maitriser le don que lui avaient fait les Dieux, fut un temps où il ne pouvait pas retourner à son apparence initiale. Et ce temps là, l'avait physiquement affecté, puisque Parthalan n'avait jamais vraiment retrouvé son apparence physique. Il lui avait alors raconté comment la Reine Mell avait tenu nombre d'audience, mais toujours refusé les prétendants, et ce jusqu'à sa mort. Il lui parla en suite de Lugaid le Barde, qui participa au tournois, personne ne le pensait vainqueur, et pourtant, ce fut lui qui fut couronné à la fin de la journée. Ce fut un des premiers rois à faire faire des aménagements à Helmet Hall, sans lui faire perdre sa qualité de forteresse imprenable. Les passages secrets, Parthalan lui avait montré les endroits où les murs avaient été refaits pour boucher les trous.
Alors qu'ils étaient dans le couloir de l'aile principale, Parthalan regardait son épouse, qui posait des questions à la suite. Un léger sourire flotta sur ses lèvres. Elle était encore plus curieuse que les enfants, une fois qu'ils avaient compris qu'il ne leur ferait pas de mal. Il a commencé à lui parler de la célèbre bataille qui avaient eu lieu dans se couloir. Un laird du Clan Kincaid avait voulu s'emparer du pouvoir, sans passer par le Tournois du Roi. Le Roi du Maëldan de l'époque s'appelait Connall, et avec la poignée d'hommes qui lui étaient restés fidèles, ils s'étaient battus dans ce couloir, pour empêcher le traitre et ses complices de pénétrer dans la salle du trône. Seulement Nueonia était pressée, curieuse, enthousiaste et elle se rendit compte de ce qu'elle faisait. Parthalan éclata de rires.

-Ce n'est rien. Je n'ai pas eu de publique enthousiaste depuis longtemps. J'ai peut être du talent pour les histoires, mais mon cousin me répète sans cesse que la lecture des rapports divers et variés arrivant des quatre coins du Maëldan, est d'un ennuis mortel. Et que quelque soit le ton que j'y mettrais, ça resterait quand même des amas de chiffres et des notes assommantes.

Parthalan se contenta d'avancer un peu plus loin dans le couloir. Il attendit un moment, pour être certain qu'elle avait fini, avant de reprendre.

-Les hommes de Connall les ont arrêtés juste ici, et le laird des Kincaid n'a jamais pu mettre un pied dans la salle du trône. Les complices qui n'étaient pas tous des Kincaid furent emprisonnés, et leurs clans démantelés. Il n'y a rien de pire que d'être un errant quand on a connut la sécurité du clan. Bien entendu, on peut toujours se faire accepter dans un autre clan, selon le bon vouloir du chef de celui-ci.

Le roi s'arrêta et releva la tête, qu'il avait légèrement penchée, pour pouvoir regarder Nueonia. Il avait entendu les bruits de pas pressés du serviteur qui déboula depuis la partie du couloir qui s'élargissait pour s'ouvrir sur la Cour. Essoufflé, il avait du courir pour précéder la personne qui venait d'arriver. Parthalan était curieux de connaitre son identité.

-Votre Majesté ! Le chef des Alaric vient d'arriver, il demande à être reçu. Il est là pour présenter ses voeux.

-Faites le entrer, laissez nous juste le temps de nous rendre dans la salle du trône.

-Bien votre Majesté !

Le serviteur repartit en trombes, alors que Parthalan se tournait vers son épouse. Il lui fit signe de se diriger vers la grande salle, qui servait de salle du trône, ainsi que de salle de réception lors de visites officielles des chefs de clans, alors trop nombreux pour tenir dans la petite salle. Et pour les grands évènements, comme un mariage.

-Laissez moi vous parler des Alaric pendant nous marchons. Les Alaric sont un clan un peu particulier, d'abord parce que qu'ils sont la tête de la citée la plus grande du Maëldan derrière Armenelos, qui porte le nom de Miervaldis et parce que se sont des Thuatanns. Leur chef est du genre à ne pas passer les embrasures de portes, sans devoir se baisser, ou faire attention à son front. Je crois bien qu'il est plus grand moi. La moitié de leur clan est sédentaire et reste à Miervaldis, et l'autre est nomade. Les nomades sont généralement des guerriers, hommes ou femmes, ils ont tous un prénom commençant par la lettre M, et oh, ce sont des mercenaires. Je suppose qu'il est venu seul. Mavrag des Alaric n'aime pas beaucoup la compagnie en dehors de son clan, qui doit déjà festoyer en ville. Enfin, vous en avez peut être entendu parler.



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Nueonia
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Sam 3 Sep - 11:36

La jeune dryade sourit et rit un peu quand son royal époux lui fit par des remarques de son cousin, au sujet des rapports qui même lus avec un ton enjoué ne seraient jamais autre choses que des choses ennuyeuses et soporifiques. Après avoir donc arrêté de poser des tonnes de questions qui auraient sûrement leur réponse à la fin de l'histoire, Nueonia avait écoutée avec une attention immense la suite de l'histoire, avide d'en connaître le dénoement.
Les hommes, les traitres, avaient été arrêtés avant même la salle du trône, et ils avaient eu ce qu'ils méitaient. Comment avaient-ils pu croire que s'en prendre à leur roi serait simple, et acquis, il fallait être fou pour le penser. Ca ne s'était pas beaucoup vu, car les exemples avaient du être assez clairs pour montrer ce qui arrivait lorsqu'on trahissait le roi, et qu'on tentait de les renverser. Mais quel courage le roi Connall avait eu pour réussir à tenir contre des hommes plus nombreux que les siens, mais moins loyal à sa cause. Son épouse avait du être la plus fière des femmes.
Elle allait justement lui poser la question quand elle vit la tête du roi se relever, et regarder quelqu'un arrivant en courant, essouflé, visiblement porteur de nouvelles importantes.

Un chef de clan venait pour présenter ses hommages et ses voeux au jeune couple. Parthalan lui fit signe d'aller en salle du trône, et elle le suivit. Elle avait entendu un peu parler des Alarics, mais pas beaucoup, elle avait été il faut l'avouer, assez isolée dans son verger, mais les informations données par son époux furent assimiler, et resteraient pour l'avenir. Les Alaric étaient un clan puissant, ayant même leur propre citée, et leur membres étaient assez grands. La reine se demanda comment on pouvait être plus grand que Parthalan, qui la surplombait déjà de beaucoup ? Elle se sentirait sûrement minuscule entre les deux hommes. Elle nota la particularité des prénoms en M, et le fait qu'ils sont mercenaires.

-Oui, mais pas beaucoup, je savais juste qu'ils sont des hommes et des femmes à ne pas bousculer, et qu'ils sont très impressionnant. J'espère qu'il ne sera pas beaucoup plus grand que vous, sinon je vais me sentir assez petite...

Les explications de son époux avait duré un moment du chemin, et ses reflexions à elle se dinirent juste quand ils se trouvèrent devant la porte. Une fois entrés dans la salle du trône, Nueonia prit place, aux cotés de son époux, sur un trône un peu plus petit que celui de ce dernier. Un peu, tendue, car n'ayant jamais eu à recevoir de voeux, de félicitation, ou autre, de manière si officielle, elle espéra que malgré une carrure impressionnante, le chef des Alarics s'averrerait être gentil, et assez doux. Comme Parthalan.




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Mavrag
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Lun 3 Oct - 22:16

L'imposante silhouette de Helmet Hall surplombait le port et la ville d'Armenelos, sentinelle immuable. La vision de Miervaldis se superposa à celle qu'il avait sous les yeux. Le fief de son clan lui manquait parfois. Autant de fois qu'il jugeait que les Alaric avaient besoin d'un repos bien mérité. La nouvelle du mariage de Parthalan l'avait d'abord inquiété. Mavrag savait que la fille Beathan lui tournait autour, et une Beathan comme épouse était une catastrophe, un des chefs de clans Alaric auraient pu en témoigner, si elle n'avait pas tranché sa gorge pour venger les siens. Oui, les Alaric et les Beathan se détestaient, et cette histoire était une bataille parmi tant d'autres.
Seulement, son roi, Parthalan, avait su être digne de la confiance des clans, et avait choisi d'épouser une Fingal, qui n'avait pas de famille. La lignée, la noblesse, ne comptaient pas pour le Maëldan, puisque le Roi était choisi à l'issue d'un tournoi, le bien nommé Tournoi du Roi. La victoire d'un seul homme ou d'une seule femme, sur tous les autres prétendants au titre, et ce, jusqu'à sa mort. Le vainqueur était couronné des mains de plusieurs haut-prêtres, recevant la bénédiction des Dieux, et un cadeau de ces derniers. Pour le cas de Parthalan, le cadeau s'était révélé être empoisonné. Mavrag avait du respect pour Parthalan, et une amitié profonde, qu'ils avaient scellé en buvant dans le même verre. Le chef des Alaric savait reconnaitre la valeur d'un homme, et Parthalan était un homme de valeur.
Cela n'empêchait pas Mavrag de détester cordialement les cérémonies, quelles qu'elles soient, mariage, conseil des clans, rencontres officielles, pour lui, c'était une vraie plaie. Et en dehors des quelques banquets donnés par les Alaric, Mavrag évitait tout le reste. D'abord parce qu'il devait supporter des heures interminables à être aimable avec des gens qu'il considérait comme de grands hypocrites. Les Alaric n'avaient jamais gagné une bataille en usant de fourberie. Bref, même pour le mariage de Parthalan, il était hors de question qu'il supporte une journée entière, à être aimable, à défaut d'avoir le sourire. Alors lorsqu'il avait reçu l'invitation, il avait fait en sorte de rester dans le Sud plus longteps, ce qui n'était pas pour déplaire aux Alaric. Ils gagnaient ainsi plus d'argent que prévu, et profitaient du Sud, avant la traversée de la Mer du Milieu qui les ramèneraient dans le Nord.

Ils avaient débarqué en fin de matinée, à l'heure où les quais regorgaient de chariots vendant de la nourriture aux marins et aux dockers qui n'auraient pas leurs gamelles avec eux. L'air du Nord les accueillit, un vent frai, chargé des effluves de la citée et de la mer. Rien de très fin, mais c'était authentique, et c'était presque chez eux. A Miervaldis, l'odeur était différente, et le paysage aussi. Mais parmi les ancêtres des Alaric, certains étaient montés sur le trône, alors Armenelos était presque comme une deuxième maison.
Mavrag dispersa le clan. Ses ordres étaient très simples, ils devaient tous être aux Portes de la ville, à l'aube, le lendemain. Ils partiraient pour Miervaldis.
En attendant, les Alaric allaient fêter leur retour dans le nord, après presque une année passée dans le Sud, au service d'un noble d'Akaash l'Ancienne, dans l'Empire de Morna. Mahadev qui au départ, devait l'accompagner à Helmet Hall, se désista, pour aller faire un tour à la bibliothèque de l'Université, où il resterait certainement jusqu'à la fermeture. Son frère était intrigué par l'histoire de Freyr, et n'avait pas cessé de poser des questions dessus. Les Morniens qu'ils avaient côtoyés, avaient répondu en racontant la légende de Meadh et Eire. Mahadev entendait découvrir si celle-c était vraie.
Mavrag ne préférait pas savoir. On ne mettait pas le nez dans les affaires d'un ancien dieu, pas plus qu'on ne s'occupait de celles des autres dieux. C'était dangereux. Nombres de mortels étaient morts pour avoir attirer l'attention des divins. Et les affaires des Alaric l'occupaient déjà bien assez.
Le Alaric passa la herse, et salua les gardes en faction, des Fearghas à l'emblème du Loup bondissant. Mavrag s'arrêta dans la cour, laissant sa monture, une bête suffisamment grande pour pouvoir le porter, un genre de croisement avec une Laurëcaras, mais noir de robe. Un mastodonte, comme la plupart des chevaux des Alaric.
Un serviteur arriva presque en courant, descendant quatre à quatre les marches, alors qu'un page accourait depuis les écuries pour s'occuper de son cheval.
Il se présenta, et le serviteur lui demanda d'attendre, et repartit en courant. Mavrag ne put s'empêcher de laisser flotter un sourire en coin sur son visage. Son regard vagabonda sur la cour, et sur les remparts de la forteresse. A première vue, tout semblait calme, mais le personnel était toujours en activité. Sur les remparts les rondes étaient toujours aussi régulière, des lavandières transportaient des paniers de linges, et aux écuries, le page se faisait aider pour sa monture.
Le serviteur réapparut, soufflant comme un boeuf, et l'invita à le suivre jusque dans la salle du Trône. Mavrag se contenta de hocher la tête, et de lui emboiter le pas. Il monta les marches et passa la grande porte, traversa un premier hall, ancienne salle du trône, désormais trop étroite pour contenir tous les chefs de clans et leurs conjoints, les officiers de l'armée, les demoiselles à la recherche d'un mari, cheminants, ambassadeurs, un joli monde qui avait nécessité la construction d'une autre salle du Trône, juste derrière. En vérité, le premier hall ne devait pas avoir servi depuis la fin du premier âge, mais il était conservé, parce que les colonnes conservaient l'histoire du Maëldan, qui était sculptée sur chacun d'elle, sans compter la richesse des plafonds.

La seconde salle était immense, et Mavrag dut la traverser elle aussi. Les guirlandes du mariage étaient encore accrochées. Le Alaric avait fait en sorte d'arriver le lendemain de la cérémonie. Il trouva debout, sur l'estrade, devant son trône, Parthalan des Fearghas, roi du Maëldan, et à ses côtés se trouvait une frêle et délicate créature, qui devait être Nueonia des Fingal. Parthalan la dépassait d'une tête et demie, elle n'en paraissait que plus fragile. Mavrag arriva devant l'estrade, un Alaric ne pliait jamais le genou, même face à un roi, pas même celui du Maëldan, surtout quand celui-ci était un ami. Ils se saluèrent donc comme des amis, chacun empoignant l'avant-bras droit de l'autre, un genre de poignée de mains. Avant de se prendre dans les bras, de se donner l'accolade, et de s'écarter.
Sauf que pour l'instant, la main de Mavrag serrait l'avant bras droit de son suzerain, auquel il renouvelait son allégeance, répétant le serment qu'il avait fait des années auparavant, lorsqu'il avait été couronné. Quand se fut fait, ils se donnèrent l'accolade, et le Alaric put présenter ses respects à la jeune reine. Il se contenta d'incliner profondément la tête, penchant même un peu le buste.


-Mes vœux et ceux des Alaric vous accompagnent. Nous, Alaric, seront toujours à vos cotés.



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Parthalan
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Dim 9 Oct - 17:59

La réponse de Nueonia ne le surprenait pas. Elle avait grandi parmi les Fingal, sans avoir une grande influence au sein du clan. Il n'était pas étonnant qu'elle en sache peu sur les Alaric, et ce devait être pareil pour les autres clans. Elle devrait apprendre, maintenant qu'elle était reine, elle devait connaître tous les clans, du plus grand au plus petit. Parthalan entra dans la grande salle par la porte de côté. Il avait pressé le pas, le chef des Alaric était plus grand que lui, et ses enjambées étaient proportionnelles. Autrement dit, il lui faudrait à peine quelques minutes pour se rendre à la Salle du Trône.

-J'imagine que vous n'en savez pas plus sur les Beathan, ou même les Erskine, fit-il en tenant la porte dérobée à son épouse, je demanderai à Norah de vous apporter les registres de clans du Maëldan, une reine doit connaître ses sujets. Et Mavrag fait presque une tête de plus que moi.

Il eut un sourire. Il était passé par là. Enfant, son père avait pris soin de lui faire apprendre les noms des clans, leurs chefs, leurs emblèmes, poussant le vice jusqu'au différent type de tartan. Des heures et des heures à dessiner des emblèmes, réciter des noms. Parthalan s'en souvenait encore parfaitement, ce qui était fort utile. Il avait reconnu les clans des concurrents lors du Tournoi du Roi, ce même tournoi qui avait vu sa victoire, et son sacrement. Il referma doucement la porte. La salle du trône était encore décorée pour le banquet qui avait suivi son mariage. Les guirlandes de fleurs étaient encore accrochées, les marches de l'estrade étaient encore drapées gris, entre les colonnes pendaient les immenses tentures aux couleurs de Fearghas, grise et noire, et celles des Fingal. La salle paraissait presque vide sans les tables surchargées, et la foule qui était venue pour profiter de la fête, invités aux noces royales.
Il aida Nueonia à monter les marches, bien qu'elle n'ai nullement besoin de son aide. Mais autant éviter qu'elle trébuche sur sa robe, qu'elle avait remonté en la tenant d'une main. Une fois devant le trône, il lâcha sa main, et se tint droit, face aux grandes portes. Celles-ci s'ouvrirent sur l'imposant chef des Alaric. Il lui suffit de quelques enjambées pour arriver au pied des marches. Parthalan vint à la rencontre de Mavrag, échangeant le un salut typiquement Maëldanais. Après un serment d'allégeance renouvelée, un échange de formalité plus que laconique, et une accolade, Parthalan eut un large sourire.

-Toujours aussi peu expansif, tu ne changes pas mon ami. Content de voir que cette fois, tu n'arrives pas un mois après comme pour le mariage de ma sœur. Eileen sera contente de te voir. Si tu n'as pas repartir dans l'immédiat.

Connaissant la sainte horreur qu'inspiraient les cérémonies impliquant plus de trois clans, à Mavrag, il était quasi-exceptionnel qu'il arrive aussitôt. Et il n'était pas rare qu'il file jusqu'à Miervaldis immédiatement après avoir présenter ses vœux. Il était seul, ce qui voulait dire que les Alaric célébraient déjà leur retour au pays quelque part en ville. Ainsi fonctionnait les Alaric.
Il se retourna alors vers Nueonia, et lui tendit la main. Il la savait assez grande pour se présenter seule, et sa main tendue n'était qu'un petit encouragement. Parthalan pouvait la sentir mal à l'aise en présence du Thuatann, un peu comme lord de leurs premières entrevues. La peur et le malaise avaient empli la pièce, titillant ses sens de loup. Il en avait été peiné, mais il n'avait pas pu la blâmer. Elle semblait si fragile, jolie poupée, aux grands yeux et à la chevelure soyeuse. Il l'avait vu rire et sourire ce matin, et cette après-midi aussi, lorsqu'il s'était fait guide et conteur. Parthalan avait pu rire de la curiosité empressée de Nueonia, et profiter de réactions spontanées. Elle avait été beaucoup plus à l'aise avec lui. Finalement, l'idée d'Eileen s'était révélée être une bonne idée.
Elle devait vraiment se sentir petite à coté d'eux, mais Parthalan était sage, la taille ne comptait guère pour bien des choses.



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Nueonia
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Sam 17 Déc - 22:23

Nueonia avait juste eu le temps de lacher la jupe de sa robe qu'elle avait relevée pour éviter de se prendre les pieds dedans, et de se tourner face aux portes, quand le chef des Alarics fit son entrée.
Elle pu constater sans trop d'effort qu'il était en effet très grand, même plus que Parthalan. Une petite pensée la fit sourire, celle qu'au moins si Kalani était ici, il se sentirait aussi petit qu'elle. Kalani était celui qu'elle considérait comme son frère, et qui la considérait aussi comme sa soeur, même s'il y avait une assez grande différence d'âge entre eux. Après tout, c'était ses parents biologique qui l'avaient reccueillit, puis élevée au verger comme leur propre fille. Elle faisait partit de leur famille, et était un peu comme la petite dernière. Moana, feu sa mère adoptive, avait toujours dis qu'elle aurait voulu une petite fille, et ils l'avaient trouvé.


Elle assista à l'échange bref des deux hommes, pendant lequel son mari prononça plus de mot que leur visiteur.
D'après ce qu'elle pouvait comprendre et ce qu'elle entendait, Mavrag, le chef Alaric n'était pas très loquace, et c'était une chose exeptionnelle qu'il soit ici aussi tôt. Un mois ? Et bien, ils auraient pu attendre longtemps avant de recevoir ses voeux. Ca ne l'aurait pas plus dérangée que cela, vu qu'elle venait juste de connaître son existence. Nueonia prit la main tendue de Parthalan et avança un peu.
Elle fit une légère révérence devant Mavrag qui venait de lui présenter d'une manière assez solennelle ses voeux. Et lui parla sans se sentir trop impressionnée, après tout, elle avait trouvé Parthalan très impressionnant au début, et il s'était avéré moins terrifiant qu'il en avait l'air.
-Je vous remercie Mavrag, et je suis honorée de savoir les Alarics à nos cotés. Et je suis tout aussi honorée de vous voir si tôt devant nous.




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Mavrag
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Ven 30 Déc - 22:04

Un bref sourire passa sur le visage du Alaric, Parthalan connaissait son dégout profond pour les cérémonies officielles, fut-ce le mariage d'un ami. Il était vrai que les Alaric ne s'étaient présenté qu'un mois après le mariage de la soeur du roi. Eileen était une guerrière, une forte tête, que Mahadev se plaisait à asticoter lorsqu'il en avait l'occasion. Elle s'était mariée à une femme, Norah, une ancienne esclave, plus vieille qu'Eileen, et suffisamment intelligente pour avoir réussi à dompter la louve de feu. Mahadev se plaisait à lui dire qu'Eileen avait la chevelure de feu qu'il n'aurait jamais, lui l'Andain aux flammes éthérées. Pour sa part, Mavrag appréciait les deux femmes à leur juste valeur, bien qu'il ne soit guère présent à Helmet Hall, les Alaric avaient souvent pu compter sur les Fearghas, alors même qu'il n'était encore qu'un enfant. Parthalan n'avait pas connu cette époque, puisque Mavrag se savait plus vieux d'un siècle et quelques années. Le roi du Maëldan n'ayant pas connu la Grande Guerre, mais les guerres internes des Clans qui étaient l'éternel fléau du royaume.

Le Alaric s'était contenté de hocher la tête en guise de salutation à la nouvelle reine du Maëldan. Frêle jeune femme, à la toison brune et bouclée, une délicatesse dans l'ossature qui lui laissa penser qu'elle devait être Fey, ou bien avoir du sang de Fey dans ses veines. Créature gracile, elle dénotait avec la carrure et les muscles de son époux. Sans doute un jour prendrait-il femme lui aussi, un jour, peut être serait-elle une guerrière, mais il savait généralement les femmes plus petites que lui. Bien qu'il ait combattu des hommes plus grands que lui. Mais Mavrag n'avait pas d'autre attache que les Alaric.

-Et les Fearghas sont avisés d'avoir choisi les Fingal. Et les Fingal bien heureux d'avoir choisi les Fearghas, il n'y a pas meilleur clan dans le Maëldan, à part peut être le mien. Et vous êtes sage reine, puisque vous êtes honorés de nous avoir à vos cotés. Nous, Alaric, avons jugé allégeance au roi Parthalan, et nous étendons ce serment à la personne de son épouse.

C'était formel, presque impersonnel, mais c'était le baratin officiel. Helmet Hall avait des yeux et des oreilles, et inutile de donner de quoi aux Beathan, qui s'empresseraient sûrement de les traiter de sauvages s'ils apprenaient qu'il n'avait pas respecter les formules officielle. Changeant de ton, et d'attitude en un clin d'oeil, Mavrag qui jusque là devait avoir eu l'air martial, se détendit, bien qu'un Alaric soit toujours vigilant.

-Je reste jusqu'à demain, les Alaric partent l'aube, fit-il s'adressant à Parthalan. Nous retournons dans notre fief. Voila près d'un an que nous n'étions pas revenu. Ceux qui ont des familles qui ne sont pas avec nous sont déjà partis devant. Mahadev est là, mais tu le connais, lui et cette fichue bibliothèque... Comme s'il n'avait pas vu assez de livres à Akaash.

Passant une main dans sa crinière, Mavrag jeta un oeil à la ronde.

-J'aurai cru que les têtes blondes seraient là. Le Beathan a du voir rouge lorsque tu as choisi une Fingal. Et tu as bien fait, les Beathan ne sont que des emmerdes.



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Parthalan
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Dim 5 Fév - 19:39

-Demain ? J'imagine qu'après un an d'absence, vous devez tous être impatient de rentrer à Miervaldis. Tu salueras l'intendante de ma part. Et pour ce qui est des livres, laisse moi te dire que ce ne sont pas tous les même, ici, qu'à Akaash.

Parthalan eut un sourire plein de dents, avant d'éclater de rire en entendant la réflexion de Mavrag sur les Beathan, et le choix de son épouse. Un choix dicté par la politique, et pour éviter une guerre intestine. Le Maëldan souffrait déjà trop des vieilles querelles entre clans, pour que lui, le Roi, en déclenche une supplémentaire. S'adressant à Nueonia, Parthalan s'empressa de lui préciser les raisons, qui faisaient que n'importe quel Alaric vous dira que les Beathan ne sont que des emmerdeurs, et qu'un Beathan vous dira que les Alaric sont justes des brutes sans cervelles.

-Ai-je oublié de mentionner, mon épouse, que les Alaric et les Beathan n'ont jamais enterré la hache de guerre depuis leur première querelle, qui doit remonter au Premier Âge ? Ne te vexe pas Mavrag, mais c'est vrai. Mais je ne peux pas dire que tu as tort. Le Beathan comme tu l'appelles, m'avait offert la main de sa fille. Iseabel, l'ainée. Disons que j'ai du faire preuve d'une plus grande diplomatie qu'à l'accoutumée pour expliquer mon choix. Et les Fingal sont un bon choix.

Son regard glissa sur Nueonia, qui semblait si fragile entre eux, deux guerriers mal dégrossis, ou peu s'en fallait. Elle n'avait pas montré sa nervosité, et lui s'était amusé de voir l'expression de son visage, lorsque le chef des Alaric était entré dans la salle du trône. Parthalan ne pouvait que se satisfaire de l'avoir épouser elle, plutôt qu'une autre. Certes, Nueonia ne connaissait rien aux clans, rien de trop approfondit, mais il la savait suffisamment intelligente pour aller se renseigner elle même. Helmet Hall possédait une bibliothèque, de même que l'université était ouverte à tous. Pour les jeux de la politique, elle apprendrait aussi.

-Je sais bien, que ce se sont pas des guerriers, mais les Alaric savent que si les guerriers ne sont pas soutenus, ils tombent. Les Fingal ont toujours soutenu le pouvoir en place, quelque soit le roi à la tête du Clan. Avec plus ou moins de conviction, certes, mais jusque là, on ne peut pas leur reprocher grand chose, sur le plan politique.

Parthalan se fit à l'instant même la réflexion que Nueonia pourrait penser que le royaume était tout ce qui lui importait. Et c'était vrai, pour une grande part, ses pensées étaient accaparées par les clans, et autres affaires qui requerraient son attention de souverain. Mais Parthalan devrait sans doute lui dire, que... Que quoi ? La pure vérité était qu'il s'était marié pour faire taire les propositions incessantes, et éviter toute tension. Elle ne l'avait pas choisi, et n'avait même pas eu son mot à dire. Il avait ordonné, et négocié, et il l'avait épousée. Au moins s'entendaient-ils bien pour l'instant. Et Parthalan espérait que cette bonne entente continue.



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Nueonia
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Ven 4 Mai - 0:01

Nueonia se sentait un peu déplacée ici, petite, semblant sûrement sans défense entourée par son guerrier d'époux et le chef des Alarics qui n'avait rien d'un agriculteur, et n'ayant pas trop de connaissances sur les différents clans, à part leur noms ce qui était le minimum. Mais d'un autre coté, elle devrait se faire cette place entre eux, ça ne lui arriverait pas qu'une fois de se sentir déplacée par rapport au lieu, aux personnes, mais c'était sa place. Déjà se dire que même si elle ne savait pas grand chose, elle avait encore le bénéfice de la nouveauté, la calmait et faisait que même si elle était un peu tendue, il valait mieux qu'elle fasse ses erreurs maintenant que bien plus tard.
La dryade enregistra les informations données par son époux au sujet des Beathan et des Alaric. Ainsi, ces deux clans ne s'aimaient pas, il faudrait qu'elle trouve pourquoi, et qu'elle fasse attention à l'avenir à ne jamais avoir l'air de favoriser un clan plus que l'autre, même si des représentants des deux clans qu'elle avait put voir, Mavrag lui semblait autrement plus vrai et moins inamical envers elle qu'Iseabel. En même temps, elle avait été proposée contre elle pour le mariage, cette jalousie pouvait se comprendre.
Elle eu un petit rire amusé

-Ah, c'est pour ça, les emmerdes.

Sa poitrine se gonfla de fierté, et ses joues se colorèrent un peu quand Parthalan expliqua que les Fingal étaient un choix judicieux et bon. Elle ne pu qu'être fière de ça, son clan n'avait jamais voulu se mêmer de politique, voir de combat sauf quelques rares membres comme Gwildor, et pour ça ils n'avaient jamais été vraiment eu de poids auprès des autres clans, même si une grande partie des approvisionnements en nourriture du royaume du Maëldan provenaient de leur fermes et leur vergers.
Bien sur un petit coté la chagrinait, le coté choix politique uniquement, mais elle ne pouvait pas être choquée, elle le savait bien que c'était un choix politique, et non parce qu'un jour ils s'étaient vus et plus. Même si à présent, après quelques temps passés auprès de Parthalan et de sa belle famille, ça lui causait une petit pointe au coeur d'entendre ça. Mais elle n'en laissa rien paraitre, du moins son bref changement s'était laissé dominé par la fierté d'être une Fingal.

-Même si notre entrevue fut brève, je suis heureuse d'avoir pu vous rencontrer Mavrag des Alarics. Vous serez toujours le bienvenue à Helmet Hall si le coeur vous dis de venir nous voir un jour.

La jeune reine adressa un sourire sincère au chef des Alarics, sachant qu'il ne fallait pas se fier à la première impression quelques fois, car le physique n'était pas tout.




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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Mer 9 Mai - 1:06

Les yeux gris orage de Mavrag se posèrent sur Nueonia, alors que le mot emmerdes venait de franchir ses lèvres. Son regard dur fut illuminé un instant, par de l'amusement, qui se traduisit sur son visage par un sourire en coin fugace. Il s'amusa de cette jeune reine, qui parlait encore comme une paysanne. Après tout, elle venait d'un clan de paysans, les Fingal n'étaient pas connus pour leurs faits d'armes, mais plutôt pour leur pacifisme, et leurs abondantes récoltes. Miervaldis était loin des terres du clan Fingal, qui se trouvaient plus au Sud, vers l'Ouest, près des terres des Beathan. Si bien que les Alaric, de nature indépendante, et comptant sur des alliances avec des clans plus proches, n'avaient pour ainsi aucune interaction avec les Fingal. Les Alaric se suffisaient en matière de production agricole, et leurs moulins produisaient les meilleures farines du Maëldan, pour ne pas dire du Nord. En dehors du fait que les Alaric étaient craints comme la peste par les autres clans, qui ne risquaient plus à les attaquer depuis longtemps. C'était une des raisons pour lesquelles les Alaric voyageaient et louaient leurs bras. Quand aux Fingal, Parthalan avait raison de souligner qu'ils avaient toujours soutenu le pouvoir en place, une des raisons pour lesquelles les clans se bornaient à les asticoter, plutôt que de faire une guerre une ouverte, comme ce fut le cas entre les Eanraig et les Huntingtons. Et les surnoms donné au clan Fingal s'étendaient du simple sobriquet de paysans, jusqu'aux insultes, bouseux et cul-terreux.

-Les Fingal sont un bon choix, oui.

Mavrag n'ajouta pas qu'Iseabel des Beathan avait des vipères qui sortaient de sa bouche dès qu'elle parlait. La garce était connue pour ses paroles peu amènes, frôlant souvent l'injure. Lui même avait subi sans broncher, les paroles vicieuses de la Beathan. Il n'avait rien rétorqué, jugeant que la petite fille n'en valait pas la peine. Le seul Beathan qu'il pouvait à la rigueur respecter, était le frère d'Iseabel, Valerius, qui prisait plus sa place au sein d'Aeguishor, que celle de futur chef de clan. Il devait également admettre la sagacité et la ruse de Belisarius l'actuel chef des Beathan, qui maintenait son clan dans la prospérité. En revanche, il n'avait rien contre Isaura, la dernière femme de Belisarius, originaire d'une famille de l'Esgaleithel, elle n'était pas tout à fait Beathan aux yeux du Alaric.

-Les Fearghas ont été, et seront toujours les bienvenus à Miervaldis. Vous le serez aussi, puisque vous m'offrez votre hospitalité. Et les Fearghas ont toujours bien accueilli mon clan, bien que ce ne soit pas toujours le cas de ceux qui ont habité Helmet Hall.

Par ces simples mots, le chef des Alaric émettait une simple observation, sans pour autant être désagréable. Nueonia était une reine novice, et il avait bien compris, qu'elle n'avait pas encore tout saisit des subtilités de son rang. Elle venait de lui offrir l'hospitalité d'Helmet Hall, et non pas de son clan, des Fearghas. Elle n'avait pas saisi que si Parthalan mourait, elle serait obligée de quitter Helmet Hall, pour laisser sa place au futur roi. Conscient que ses paroles pourraient être mal interprétées, Mavrag enchaina, souriant.

-L'entrevue fut brève en effet, puisque vous semblez pressée de me voir partir. J'imagine que des jeunes mariés ont mieux à faire que de déblatérer des politesses. Mais j'aurai pensé que les Fearghas ne failliraient pas à leur hospitalité légendaire, et qu'une Fingal se serait empressée de jouer son rôle de nourricier du royaume, en me proposant à boire et à manger.

Le Alaric eut un sourire plus large en voyant l'expression de la jeune reine changer. Il plaisantait, même s'il ne devait pas en avoir l'air. Lorsqu'il souriait, Mahadev disait toujours que l'orage dans ses yeux se dissipait. Et qu'avec un sourire pareil, Mavrag aurait pu charmer qui il voulait. Mais Mavrag n'avait pas grand chose à faire du charme, et encore moins d'intérêt pour les jeux de séduction que prisaient Mahadev. S'adressant à nouveau à Parthalan, le Alaric poursuivit :

-J'imagine que mon intendante a fait envoyé un cadeau, pour vos noces. Elle ne pouvait y être présente, j'imagine que ça fait partie de notre charme à nous les Alaric, de ne pas être là lors des cérémonies officielles...



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Parthalan
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Dim 13 Mai - 23:09

Nueonia venait de tenter et de rater. Parthalan réprima son envie de rire, alors que Mavrag avait laissé tomber le masque des formalités, et se comportait maintenant comme le glacial chef des Alaric, si tant est qu'un Alaric puisse être glacial, puisque cela semblait être en totale contradiction avec le tempérament volcanique des Alaric. Sa jeune épouse et novice de reine, ne semblait pas avoir déceler le changement, même après l'emploi peut protocolaire du mot emmerdes, qu'elle répéta en riant. Il devrait lui dire deux mots sur la prise de parti. Un souverain du Maëldan, même consort, ne devait jamais montrer le moindre signe de favoritisme envers un des clans, même de la façon la plus infime. Par le passé, les clans s'étaient déchirés pour moins que ça. Et s'il y avait un clan qu'il ne fallait pas contrarier, c'était bien les Beathan. Parthalan eut à l'instant une étrange intuition, qu'il chassa bien rapidement. Ce n'était pas le moment. Parfois l'animal, pas le loup, mais l'autre chose qui vivait en lui, sentait des choses que Parthalan devinait parfois à peine, mais ses impressions étaient toujours les bonnes depuis son couronnement. Il regarda Nueonia avec étonnement, ce qu'elle venait de dire sonnait comme un renvoi, comme si elle congédiait le Alaric. Parthalan eut un nouveau sourire plein de dents, avant de se mettre à rire en entendant la réponse de Mavrag.

-Pardonne là, elle est encore novice en ce qui concerne les formulations... Mais elle apprendra...

Les yeux de braises de Parthalan brillèrent un instant, alors qui se joignait à Mavrag pour déstabiliser un peu plus la sa dryade d'épouse, qu'à l'instant, le loup en lui trouva adorable, à être ainsi vulnérable.

-... A ne pas congédier ceux qui viennent présenter leur voeux, au bout de quelques minutes. Viens, Noorah et Eileen sont sorties, mais elles devraient bientôt revenir, si tu as la patience d'attendre jusque là. Je crois que tu pourras trouver de quoi te restaurer et te rincer le gosier dans la Petite Salle. Nous avons bien reçu le cadeau des Alaric, une magnifique pièce de fer forgé, qui attend d'être accrochée. Et pour la partie comestible, Noorah l'a fait servir hier. Et je tiens à te rassurer, ne pas vous avoir à chaque banquet officiel est une bénédiction, vous pillez les garde-manger quand vous, les Alaric, vous êtes à Helmet Hall.

Quittant la salle du trône qui avait été pleine à craquer quelques jours auparavant, Parthalan laissa passer les souvenirs, car même si ce mariage n'était pas fait par amour, la soirée de ses noces avait tout de même été mémorable. Cela l'empêcha de se rembrunir à la mention d'activités que devraient pratiquer assidument un couple de jeunes mariés. Mais Parthalan se refusait à forcer Nueonia, qui n'avait eu d'autre choix que de lui dire oui devant le Haut-Prêtre. Ils passèrent les portes, et se retrouvèrent dans l'ancienne grande salle du château, qui conservait son architecture d'origine, rappelant la gloire et l'histoire du Maëldan, une pièce de Helmet Hall que Parthalan aimait particulièrement.

-Mis à part le fait que Mahadev ait massacré des étagères de livre à Akaash, quelles nouvelles du Sud ?



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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Jeu 9 Aoû - 19:12

Nueonia avait eu l'impression qu'une cascade d'eau glacial s'était écoulée du sommet de son crâne au bout de ses orteils. Elle ne savait pas si elle avait blanchi ou rougit, mais quand le chef des Alarics lui fit remarquer qu'on avait l'impression qu'elle le jettait dehors, la dryade s'était rendue compte de ce qu'elle venait de dire. Et en était mortifiée.
Intérieurement elle se culpabilisa, elle avait prit trop vite confiance en elle et se permettait des phrases se voulant officielles innapropriées et surtout ne reflettant pas ce qu'elle voulait dire. Mais elle avait eu peur d'être trop familière en parlant comme au verger, comme elle avait toujours entendu parler et dire, de cette manière que beaucoup de gens hors des clans paysans qualifie de manière de cul-terreux. Elle aurait mieux fait de ne rien dire, sa mère lui avait toujours dit que lorsqu'on ne sait pas si c'est vraiment bien, on s'abstient.

Se sentant en faute, et assez vulnérable pour le coup, elle manqua de laisser sa nature dryade prendre le dessus en la recouvrant d'écorce lorsque son époux se joignit à Mavrag pour la déstabiliser. Enfin, Nueonia espérait que ce soit simplement pour la déstabiliser, elle avait peur d'un reproche bien réel et sans note d'humour, et comme elle ne connaissait pas réellement son époux, elle pouvait se méprendre d'autant plus facilement même s'il avait rit. Ils semblaient tous deux en rire, pour etre franche elle en serait plus à s'excuser platement, longuement, et à se cacher derrière une tapisserie ou une plante verte.
Elle suivit avec hésitation et sans faire de bruit, les deux hommes.
Elle ne devait pas pouvoir partir en les laissant comme ça, c'était pour lui présenter ses voeux que le chef Alaric était ici, et s'en aller serit le comble de l'impolitesse. Déjà qu'elle l'avait "congédié" sans ménagement, les laisser là... Nueonia se promit néanmoins de fermer sa bouche, et si elle devait répondre de grandes phrases car on lui posait une question, elle parlerait sans tenter de parler d'une autre manière que celle qu'elle connaissait.




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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Ven 5 Oct - 23:14

L'embarras de la jeune reine était plus que visible. Son visage passa par toutes les couleurs, d'abord il pâlit, puis se colora de rose, jusqu'à devenir rouge. Nueonia ne se sentait pas à l'aise depuis que Mavrag des Alaric était entré dans la pièce. Le grand Maëldanais savait qu'il produisait généralement cet effet sur les gens qu'il rencontrait, mais cela était d'autant plus surprenant ici, que les Fearghas n'étaient généralement pas des petits gabarits - même les femmes étaient grandes et capables de vous arracher la tête à deux mains, la lycanthropie expliquant bien des choses - Nueonia devait être habituée à être en présence de loups, qui soit dit en passant, pouvaient être plus dangereux qu'une horde de Garmans lancée à pleine vitesse. Mavrag suivit Parthalan sur son invitation, sortant de la salle du trône, retournant le Hall ancienne, aux colonnes de bois sculptées, et passant une seconde, haute et épaisse porte de bois, s'ouvrant sur un large couloir.

-Le Sud s'agite. Mais le Sud s'agite toujours. Lorsque nous sommes passé, nous n'avons rien vu d'alarmant. Ce n'est qu'en gagnant Emaine Macha que nous avons su que l'Empereur, le nouveau, Tar Sùrion, avait appelé au rassemblement des légions. Personne ne peut prévoir où l'Empire frappera. On parle de Freyr, Cemenwin, ou encore Emaine Macha.

L'imposant Alaric haussa des épaules, continuant de marcher. Ses yeux gris tempête errant sur les tapisseries suspendues aux murs. Certaines étaient tellement vieilles qu'elles commençaient à pâtir des effets du temps. Elles racontaient l'histoire du Maëldan. La plus brillante et colorée étant celle qui compta l'unification des clans par Aeguishor le prêtre de Ceallach et de Siothrun des Dairines, roi du Maëldan de l'époque. Avant eux, le Maëldan n'avait de nom que l'étendue de terre, pas d'identité propre, les clans se faisant la guerre pour tout et rien. Ce serait aussi le cas maintenant, si Aeguishor n'avait pas mis en place le système d'apprentissage. Les Alaric accueillaient nombres de jeunes hommes et jeunes filles venus chercher les enseignements de leur clan, en retour, ils envoyaient leurs propres enfants, ceux qui n'étaient pas destinés à devenir des guerriers, apprendre les techniques et métiers qui serviraient au bon fonctionnement de Miervaldis. Quelques uns choisissaient d'essayer de se faire un nom à Aeguishor justement.

-Mais Emaine Macha garde les yeux et les oreilles ouvertes, si la guerre éclate, nous le saurons bien assez tôt. Je doute que cette fois le Nord ait à s'impliquer. L'Empire a failli être détruit de l'intérieur par Tar Sùrion et ses troupes, que feu Kaal'Athmn n'a pas été capable de voir arriver.

Pour être honnête avec lui même, Mavrag pensait que lorsqu'un conflit éclatait, cela ne pourrait qu'ajouter à la gloire des Alaric qui s'y rendraient, proposant leurs services. Mais revivre une seconde Grande Guerre, comme lorsqu'il était encore imberbe, ne lui plaisait qu'à moitié. Mais il pensait viser juste en disant que le Nord n'aurait pas à intervenir dans le conflit. Ce qui ne l'empêcherait pas d'y mener son Clan, et d'y croiser ces fouineurs d'Aériaplume. Le Sud semblait tourner sur lui même, depuis cet incident sur le Pic d'Eithel, ou les mages de Mindolluin avaient été voir ce qui avaient provoqués une secousse dans les flux d'énergies parcourant Inwilis. A Nargothrond, à Mindolluin, on ne parlait que de ça, de cette secousse ressentie il y avait presque un an déjà. Ces magiciens disaient à qui voulaient l'entendre que ça avait un rapport avec les rumeurs courant sur le retour des Amants Maudits de la Légende, et de cet Orage qui n'obéissait pas à Tuuli. Les Alaric ne s'occupaient de la magie que si elle leur posait un problème. Les utilisateurs de magie étaient eux aussi, mortels, comme ceux qui portaient des armes, les Alaric se chargeaient bien souvent de le leur rappeler.

-Étrangement, le changement de couronne n'a pas plus perturbé l'Empire que ça. Tar Sùrion avait Akaash derrière lui, et la plupart des grandes maisons quand il a posé son impérial fessier sur le trône. Je ne les comprendrais jamais ces Morniens, toujours à changer d'Empereur, à comploter... Ici les comploteurs sont toujours rattrapés par la colère des Dieux. Ou des Maëldanais. Mis à part ça, Nargothrond se porte comme toujours bien, Emaine Macha est fleurie, Aelius fait toujours cuire ceux qui traversent le désert, et les pirates harcèlent toujours l'Andanorië. Voila pour le Sud. Et la bibliothèque d'Akaash n'a pas trop souffert. Comparée à celle de Freyr.

Le Alaric termina par cette boutade, souriant doucement. Son frère éthérée était un dévoreur de livre, comme les flammes dévorent des forêts en quelques minutes. La première chose qu'il avait faite en mettant pied à terre, avait été de prendre la direction de la Bibliothèque universitaire. Les Alaric s'étaient alors dispersés, laissant leur chef accomplir l'ennuyeuse tradition, voulant qu'il présente ses voeux aux mariés. Même si c'était un mariage avec un Fearghas, Mavrag détestait les cérémonies et platitudes officielles, une perte de temps jugeait-il, et à raison. Trop de protocole, et le Maëldan finirait comme ses intriguants du Sud.



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Parthalan
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Ven 12 Oct - 16:04

-Si la guerre éclate nous en serons averti par le Duc de Falathrim qui a des espions partout. Même ici. J'ai pu le confirmer lorsque j'ai trouvé un cadeau pour mon mariage sur mon lit, avec une de ses notes qu'il adore laisser.

Parthalan secoua la tête, faisant onduler sa crinière noire et grise. Il eut un mince sourire, bien que la gravité de la situation commence à le préoccuper. La guerre n'aurait peut être pas lieu, ce qui était peu probable vu la situation. Il songea que si cette guerre risquait d'avoir des répercussions sur le Nord, l'Alliance devrait se montrer forte, et cette fois, elle ne devrait pas céder à la tentation d'intervenir. Il ne devait pas y avoir de seconde Grande Guerre. Le Régent, Densham Menel'Willeen, occupait tout juste le poste, reprenant le titre et la charge, qu'avait délaissé Al'Damaan, au point que les relations entre les pays de l'Alliance s'étaient détériorées. L'accession du Sidhe, appuyée par des grands noms d'Inwilis, avait permis à l'Alliance se retrouver sa solidité politique. Le Conseil Annuel achèverait de resserrer les liens. Mais si une guerre éclatait, le Régent devrait se montrer ferme. Parthalan songea un instant, qu'il devait bien rester quelque part un ou une descendante des rois et reines du Falassost, que les lignées de ces souverains ne s'étaient pas toutes éteintes avec la Grande Guerre. Il haussa finalement les épaules, répondant à l'analyse ô combien concises des mœurs Morniennes par Mavrag.

-C'est comme ça depuis la fondation de l'Empire, l'Empire reste, les Empereurs passent. Même si Tar Sùrion risque de rester sur le trône pendant un long moment. Comme tu l'as dit, son intronisation a à peine fait flancher l'Empire, il n'y a pratiquement eu aucun trouble. Cela en dit long sur le tacticien, et sur la patience de l'homme.

Le roi jeta un coup d'oeil à sa jeune épouse, qui les suivait en silence depuis qu'elle avait commis une erreur diplomatique. Il songea qu'elle aurait à subir des conversations et des personnages plus pénibles que Mavrag. Elle manquait encore d'assurance, mais cela viendrait avec le temps. Les Maëldanais l'aimaient bien, parce qu'elle était simple, proche d'eux, issue du peuple. Eileen le lui avait dit, après avoir fait un tour dans Armenelos, la partie des Fearghas restées sur leurs terres s'était réjouie d'un tel mariage. Mais lui, il s'en voulait de l'avoir arrachée à sa vie sereine et paisible sur les terres des Fingal. Nueonia n'avait jamais connu de ville plus grande que la petite citée des Fingal, ou le village dans lequel elle avait vécu. Les intrigues de la Cour, la politique, les affaires des Clans, être une hôtesse... Elle ne savait rien, ou peu, de tout ça. La culpabilité qui pointait depuis l'annonce de son mariage, refit brièvement surface. Pourtant, elle affichait un air concentré, écoutant attentivement, comme elle avait bu ses paroles quand il lui avait raconté l'histoire d'Helmet Hall. Il lui dédia un sourire chaleureux, qui alla plisser les rides au coin de ses yeux. D'un geste très doux, à peine un effleurement, il appuya sa main gauche dans le bas de son dos, la forçant à se maintenir à sa hauteur, alors qu'elle semblait les suivre. Ce petit signe d'encouragement fut un accompagné d'un second sourire, avant que Parthalan ne marque un temps d'hésitation.
Aller de la salle du trône à l'aile de la Forteresse réservée aux personnel, par les voies officielles prenait plus de temps, qu'en passant par les couloirs de service. L'avantage des couloirs officiels, étaient leur largeur, ils pouvaient tenir à trois, sur le même plan. En approchant des cuisines, de la salle des gardes, Helmet Hall prenait vie. Une vie bourdonnante, qui ne cessait pratiquement jamais, même au cœur de la nuit. Pourtant, ce que Parthalan sentit n'était pas l'ambiance habituelle qui en émanait. Noorah lui fournit l'explication, elle lui présenta la situation. Et le chef de Meute en lui soupira. Les loups instables ne vivaient jamais très longtemps. Son contact avec Noorah fut continuel alors qu'il pressait le pas.

-Navré de couper court à cette discussion, mais la meute me réclame.

La magie naturelle, propre aux lycanthropes, étaient toujours plus forte chez les dominants, qui pouvaient en user pour entrer en contact avec les membres de la meute, mais aussi de sentir leurs émotions, et de pouvoir se faire craindre, respecter, ou bien d'apaiser, d'aider à soigner. La magie de la Meute était complexe, mais lorsqu'on est un Lycan, un Fearghas, ce lien n'avait pas de secret. Parthalan songea qu'il devrait terminer d'y intégrer Nueonia. Elle était sa compagne, devait être marquée comme telle, et elle bénéficierait des effets de cette magie, dans une moindre mesure. La magie dominante se déversa hors de Parthalan, alors qu'il traversait la distance. Il sentait la peur, l'hostilité, le calme olympien de Noorah, pourtant teinté d'inquiétude.

-Reste avec elle.

Sa voix fut un grondement sourd, les mots à peine articulés ne souffraient pourtant aucun refus. C'était un ordre, et Parthalan s'engagea dans toute sa puissance de mâle dominant dans les cuisines ou sa présence calma les loups nerveux et inquiets, les plus jeunes poussèrent des gémissements de soulagement, sonnant inhumains dans leurs gorges. Dans la cour, Parthalan trouva Noorah, et un petit groupe de personnes, qui faisait face à une fille-louve. Elle était inquiète, paniquée, terrorisée serait le mot juste. Incapable de se contrôler, de comprendre, elle utilisait ses seuls moyens de défenses, de protection. Le regard mordoré et éclatant de Parthalan se posa sur elle. Il sentit la panique monter, et elle disparut brutalement. Il donna des ordres, après que Noorah eut expliqué qu'elle s'était téléportée, mais qu'elle la sentait encore dans Helmet Hall. Parthalan aboya d'une voix tonitruante, et serviteurs et soldats loups se mirent en chasse. Aucun mal ne devait être fait à la jeune louve, mais elle devait être maîtrisée, avant de se faire mal, ou de faire mal à quelqu'un. Sa belle-sœur lui expliqua la raison de la présence de Luvia à Helmet Hall, tandis que les chiens se jetaient sur le morceau de viande à moitié dévoré qui gisait dans la cour. Réprimander Noorah n'aurait servi à rien, le mal était fait, mais personne n'avait été blessé ici. La magicienne avait l'air contrit, mais aussi las, et Parthalan songea qu'elle pouvait entendre la pensée de la meute. Les loups instables ne devaient pas rester. Ils finissaient souvent par être exécuté. Armenelos n'avait pas besoin d'une louve complètement folle et paniquée, dotée de pouvoirs magiques, pouvant faire n'importe quoi.
Plus tard, alors que Parthalan avait rejoint Mavrag et sa jeune épouse, et que le Alaric dégustait plats et se mouillait le gosier avec de la bière brune, Noorah l'informa que la jeune louve avait été retrouvée, pleurant dans une chambre. La magicienne avait du la maitriser à l'aide d'un sortilège de sommeil. Le souverain du Maëldan ordonna à la magicienne de ne pas la laisser sans surveillance, et qu'il irait lui rendre une petite viste, une fois le chef des Alaric repartit pour festoyer dans une auberge en ville avec les siens. Comme Mavrag mangeait, Parthalan avait demandé un thé de Morna pour Nueonia, l'alcool ne semblant pas être la boisson préférée de la dryade. Lui même était à la bière brune, alors que Mavrag racontait la dernière mission des Alaric dans le Sud. Il avait quelques spectateurs en la personne des quelques Fearghas et membres du personnel, qui écoutaient, tout en vaquant à leurs tâches. Le Alaric prit finalement congé. Les deux chefs de clan se saluèrent chaleureusement, et Nueonia fut prise dans l'étreinte du colosse en guise d'au revoir. Le Alaric enfourcha sa puissante monture, et sortit de Helmet Hall.

-Vous vous en êtes bien sortie, fit doucement Parthalan alors qu'il faisait demi-tour, il vous aime bien. Tous les Alaric vous aimerons bien. Vous pouvez maintenant compter sur eux, et sur leur soutient. Je me dois de prendre congé, je dois avoir une petite explication avec cette Luvia qui a semé la pagaille.



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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Dim 14 Oct - 22:56

Même si elle restait mortifiée de son faux pas, la jeune nouvelle reine écoutait avec attention les nouvelles apportées par le chef des Alarics sur le sud. Les noms cités lui disaient quelque chose bien qu'elle n'aurait su les situer proprement sur une carte, et elle garda bien toutes les informations qui avaient été dites.
Ca lui serait sûrement utile dans l'avenir, une reine se devait d'être tout autant informée sur la situation en Inwilis que son époux. Et il fallait qu'elle devienne digne de son époux, et de son nouveau rang. Nueonia pu voir son époux la regarder puis lui sourire. Ce sourire lui rendit des couleurs, elle rosit, mais aussi sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine. Elle eu aussi un sourire, mais plus petit, légèrement retenu et timide, ses yeux déviants légèrement avant de retourner regarder ceux de Parthalan qui d'un geste doux enjoignit la dryade à se mettre à sa hauteur, et non pas à simplement les suivre. Un second sourire lui tira un rire silencieux et une expression plus rayonnante que tout à l'heure, sans qu'elle sache pouquoi. Elle était rassurée aussi, il ne lui en voulait pas, et elle pouvait librement supposer que leur invité non plus, elle avait fait une erreur mais ils avaient comprit qu'elle ne voulait pas congédier Mavrag, loin de là.
Le roi hésita une demi seconde, puis s'excusa mais apparament sa meute avait besoin de lui, il commença à partir puis d'une voix qui était autre que celle qu'elle entendai habituellement, Nueonia entendit Parthalant ordonner à quelqu'un, vraissemblablement Mavrag, de rester avec elle. Il devait se passer quelque chose de grave. Elle resta quelques seconde à regarder l'angle où avait disparu son époux avant de secouer un peu la tête et de se tourner vers le chef Alaric.

-Venez, nous n'allons pas rester en plein milieu du couloir, allons nous installer dans la petite salle.

Par chance la salle en question n'était pas très loin, et une fois entrés et installés à l'intérieur, Nueonia présenta quelques excuses pour ses mots de tout à l'heure, expliquant que son attention n'était nullement de faire partir le chef des Alarics. Ses excuses furent acceptées d'autant plus que Mavrag l'avait bien comprit avant qu'elle ne s'explique. Plus légère, la dryade demanda à une servante se trouvant dans la salle d'apporter de quoi manger et boire pour le Alaric qui completta la demande de la souveraine en précisant qu'il voulait de la biere brune. La jeune reine commença alors à faire ce qu'elle savait le mieux. Parler pour savoir.
Alors le Alaric lui raconta les derniers exploits de son clan et de lui même. Parthalan arriva quelques minutes après le commencement du récit, et quelques minutes avant la nourriture et la boisson. Il demanda un thé pour la dryade qui n'avait pas penser à elle lorsqu'elle avait demander à boire et à manger. Elle fut un public attentif, écoutant tout en buvant distraitement son thé et en regardant à la dérobée son mari ce qui lui tirait un petit sourire lorsqu'elle se rappela les sourires qu'il lui avait adressé aujourd'hui. Lorsque le Alaric eu terminer de se restaurer et de boire, il était temps pour lui de partir, réellement cette fois.
Le couple royal le raccompagna jusque dans la cour, et si Nueonia s'était attendu a des aurevois chaleureux entre son époux et le chef Alarics, elle ne s'était pas attendue à être étreinte et même soulevée de sol par Mavrag. Surprise, mais dans le bon sens, elle rendit l'étreinte au géant et lui dit qu'elle serait heureuse de le revoir bientot. La journée s'achevait plutôt bien, surtout que Parthalan la félicita.

-Merci, c'est grâce à vous que j'ai pu m'en sortir, après mes mots de tout à l'heure... Mais allez y, on se reverra au diner tout à l'heure.

La reine repartie seul vers ses appartements. Elle en retrouva le chemin sans se perdre et se posa sur son lit avant de soupirer longuemet, pis de s'allonger quelques minutes, les yeux fernés et le sourire aux lèvres. Elle s'en était bien sortie. Elle auait besoin d'apprendre, et de réflechir plus longuement aux sens de ses mots, mais elle s'était fait un allié et ami. et le roi lui même lui avait dit qu'elle avait réussit à s'en sortir. Et ses sourires lui avaient fait bien plus plaisir qu'elle ne l'aurait cru. Elle se leva, pleine d'une énergie nouvelle, et remit de l'ordre dans sa tenue. Rien d'extravagant, elle se brossa simplement les cheveux et mit une barette d'os ornée de perles de verre déclinant plusieurs teintes de bleu et de violet assortis à sa tenue. Elle réajusta le corset décoratif qu'elle portait, et se regarda quelques secondes avant de sortir.
Elle rechercha Nimue dans la forteresse. Elle avait envie de passer du temps avec la jeune femme, sa suivante officiellement, mais Nueonia songeait qu'elle pourrait être ben plus qu'une suivante, une amie qu'elle pourrait avoir dans le chateau. Après tout, Nimue était venue d'elle même lui dmander de faire d'elle sa suivante, et elle était gentille. La reine la retrouva dans la cour.

-Ah, Nimue ! Lorsqu'elle fut à la hauteur de la jeune femme, Nueonia lui offrit un sourire sincère. Je vous ai cherchée partout. Est-ce que vous seriez libre pour m'aider un peu ? Je vais avoir besoin de bras, et d'yeux pour m'aider à trouver des livres.




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Nimue
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Sam 20 Oct - 22:36

D'ordinaire enjouée, Nimue avait le sourire aux lèvres, et apportait sa bonne humeur avec elle. D'ordinaire, elle évoluait loin des préoccupations de son père, loin de son petit clan, qui peinait à restaurer sa puissance d’antan. Aldarban des Huntingtons était souvent préoccupé, sa mine sévère ne rendait personne enclin à vouloir lui parler, alors que sa soeur Morag, était plus ouverte aux autres, plus accessible. Le père du Nimue ne se défaisait jamais de son air sévère, même quand elle lui avait fièrement annoncé qu'elle était officiellement prêtresse de Cùan, une des plus jeunes, mais une prêtresse accomplie. Il n'avait eu qu'un petit sourire, et à peine un petit mot gentil, alors que sa tante l'avait serrée dans ses bras, et lui avait collé deux baisers sonores sur les joues. Son grand-père qui avait le même air grave que son père, avait eu un large sourire, comme il en avait quand sa petite fille accomplissait des exploits. Mais ce qui les préoccupait, était l'avenir des Huntingtons, qui avaient été massacrés, et qui ne s'en étaient jamais remis. A l'époque, son grand-père était encore chef de clan. Les Huntingtons se reconstruisaient patiemment, mais ce qui avait été un fier village fortifié, autrefois, était encore à peine plus qu'un hameau encore aujourd'hui. Son père portait aussi avec lui, le chagrin, le deuil de sa mère, qui était morte, dont Nimue, se souvenait à peine. Elle était très jeune, à peine seize ans, et elle venait de recevoir une missive de son père, repartit dans le clan, laissant sa fille aux bons soins d'Helmet Hall et des Fearghas. La jeune fille se tenait dans la cour, la lettre froissée entre ses mains. Son père lui confirmait qu'elle devrait se marier, son clan avait besoin d'une alliance avec un clan plus puissant. Elle recevrait d'ici peu, les demandes de ses prétendants. Le cœur léger de Nimue se retrouva soudain emprunt de la gravité coutumière des Huntingtons, devenant lourd. Elle avait froissée la lettre, mais la regardait comme si elle contenait, et elle contenait, la pire nouvelle qu'elle ait pu recevoir. Elle sursauta presque en entendant son nom. Et la lettre froissée fut rapidement dissimulée dans les plis de ses jupes. Elle se retourna, se rendant compte que s'était la reine, elle chassa ses sombres pensées, et afficha un air de curiosité, qui n'eut pas besoin d'être franc.
Avec son petit visage, et ses grands yeux bruns, elle eut soudain l'air d'une chouette, comme si ça tête allait se pencher sur le coté, tournant selon un angle qu'un cou humain ne supporterait pas. Elle accueillit la proposition de Nueonia avec un sourire franc et sincère, en se disant qu'elle n'aurait pas à penser si elle avait quelque chose à faire.

-Des livres ? Il y a au moins trois bibliothèques ici, répondit la jeune prêtresse, pour des raisons de chauffage, les pièces plus petites sont chauffées plus facilement. L'humidité est un des ennemis des livres.

Nimue avait commencé à avancer vers Helmet Hall, d'où était sortie Nueonia. La jeune fille soupçonnait la reine de chercher quelque renseignement sur un sujet ou plusieurs. Et les livres étaient le meilleur moyen de trouver des réponses. A moins que ce ne fut pour se distraire, les soirées pouvaient être longue à Helmet Hall, surtout lorsque la neige paralysait, le soir venu, Armenelos. Nimue y avait séjourné une année entière, sur l'invitation de Noorah, pendant sa dernière année d'apprentissage de la prêtrise de Cùan. Elles retraversèrent la cour, montant les larges marches menant à la grande porte, donnant sur l'ancien Hall.

-On pourrait commencer par la plus éloignée de vos appartements, ça nous évitera de faire trop de chemin, quand on en aura assez de transporter des livres. Mais, qu'est ce que vous cherchez comme livre ?
Les grands yeux curieux, de Nimue, furent de retour, lui donnant cet air de chouette, alors qu'elle regardait à peine où elle mettait les pieds. La suivante, et pour l'instant unique, de la jeune souveraine du Maëldan, fit un sourire à celle qui l'avait pris à son service, alors qu'elles traversaient le vieux Hall aux colonnes de bois sculpté.




Dernière édition par Nimue le Mar 23 Avr - 23:31, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Lun 19 Nov - 13:22


La jeune reine rendit son sourire à Nimue quand elle accepta. Elle était soulagée, elle n'aurait pas à se débrouiller seule. Et heureusement. Trois bibliothèques, rien que ça songea Nueonia.
Elle ne s'imaginait pas la quantité de livre que cela impliquait, et qui ne correspondraient pas à ses recherches surtout, mais elle ne baisserait pas les bras pour autant. Si il y avait bien quelque chose qui la motivait en plus de simplement apprendre, s'était de se montrer digne. Digne de son clan, de son nouveau statut, et surtout digne de son mari qui avait autre chose à faire que de ratrapper ses bourdes. La dryade était bien décidé à épater la cour, et à faire plaisir à son mari et sa belle famille.

-Soit, commençons par la plus éloignée pour se raprocher de ma chambre. C'est un excellent plan, merci !

Elles marchaient cote à cote, la reine mesurant son pas le plus possible pour ne pas laisser l'exitation la gagner complètement. Déjà qu'elle se retenait de fleurir de plaisir géné depuis que son mari lui avait sourit, il ne fallait pas qu'elle se mette à courir pour aller plus vite chercher ce qu'elle convoitait.

-Et bien, des livres sur un peu tout. Sur l'histoire du Maëldan, les différents clans, sur les manières, les tartans, la façon de s'exprimer, l'histoire des autres villes, les relations qu'on entretien avec...

Nueonia comptait sur ses doigts tout en énumérant les sujets qu'elle souhaitait connaître. Elle se doutait que tout ça ne serait pas dans sept livres, surtout pour l'histoire du Maëldan et les clans, aussi que ça allait être bien lourd à porter et surtout à lire, mais quand la dryade qu'elle était avait une idée en tête, c'était ancré jusqu'à ce qu'elle soit complètement satisfaite. Au moins elle ne serait pas seule, même si elle n'allait pas obliger Nimue à porter plus de livre que de raison.

-Peut-être sur plus de choses que nos bras pourraient en porter je crains, mais ça ne doit pas être plus lourd que de pousser une brouette pleine de roche, ou que de déraciner une souche. Surtout quand on est deux.

Elle eu un sourire nostalgique, repensant à Kalani qui était repassé souvent au verger aider pour les gros travaux, et qui avait finit par y revenir totalement lorsque son père s'était fait trop vieux et que sa mère était morte.
Elle devrait même dire leur père et leur mère, car même si aucun lien de sang n'éxistait entre eux, Kalani serait toujours pour elle son grand frère et il l'appelait toujours soeurette. Tout comme Sarah, l'épouse de Kalani, serait toujours sa soeur, et Urien, leur fils, son neveu préféré. Ils lui manquaient, et elle ne savait pas s'ils pourraient passer un jour la voir, Sarah avait des soucis de santé et Kalani n'aimait pas aller en ville où son accent de travailleur de la terre était souvent source de moquerie. Il n'oserait sûrement pas, il n'avait pas osé venir au mariage de peur de lui faire honte.
Elle comprenait dans le fond, mais ça l'avait un peu peiné quand même.




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MessageSujet: Re: Anecdotes et interrogations   Sam 24 Nov - 23:51

L'enthousiasme de sa souveraine était contagieux, si bien que sa morosité et son angoisse finirent par s'estomper. La jeune Huntingtons se prit à sourire, ses grands yeux brillants de malice, tandis qu'elles gravissaient les marches d'un des grands escaliers en pierre de Helmet Hall. Nimue appréciait la forteresse, dont les différentes ailes et bâtiments, recelaient autant d'histoires que les livres des trois bibliothèques dont elle avait parlé. Les bibliothèques étaient des pièces relativement petites, à part une d'entre elle, servant également de salle de copie. Aucune pièce n'avait été conçue pour accueillir des livres, la fonction de Helmet Hall s'était longtemps bornée à celle d'une forteresse militaire et défensive, si bien que les livres n'avaient pas tout de suite eu leur place. Il y avait aussi, les bibliothèques personnelles des occupants, et au besoin, la jeune prêtresse pourrait toujours solliciter l'aide de la bibliothécaire de l'université, qui se ferait un plaisir de prêter des ouvrages à la souveraine. On ne pouvait rien refuser à une reine, si ?

-Je n'ai jamais déraciné de souche votre majesté, mais pousser une brouette si. Même si, cela fait longtemps. Au temple, ce sont les serviteurs de Primula et Eartha qui s'occupent de ça. Et dans mon clan et bien, nous n'avons pas beaucoup de champs, notre territoire est petit, comparé aux grandes fermes et champs des Fingal. Nous sommes plutôt des chasseurs...

Nimue en était une aussi, son allégeance à Cùan ne se limitait pas à savoir survivre en forêt, ou à parler aux animaux, mais aussi à chasser. Sa forme de chouette, héritage héréditaire de part sa mère, faisait de Nimue un prédateur naturel, bien que chassant surtout du petit gibier, comme les lapins, ou autres rongeurs. Leur ascension fut légère, et elles se retrouvèrent dans une partie des plus anciennes de la forteresse, où l'on pouvait voir certaines réparations, où les murs de granit côtoyaient de lourdes portes en bois massif.

-Pour l'histoire du Maëldan, il y a le livre d'Aeguishor, le prêtre de Ceallach qui a réussi à unifier les différents clans, en créant la Guilde de son nom, sous Siothrun des Dairines. Tout bon Maëldanais querelleur a lu ce livre. On y trouve beaucoup de renseignements. Après, il y a aussi les Chroniques du Maëldan, en plusieurs tomes, par différents érudits, de la famille des Seanachan, qui ont avoir avec la fondation de Seananan, l'université. Il y a cinq tomes, cela devrait déjà vous occuper.

La jeune fille s'arrêta devant une double porte, de chêne massif, bardée de fer. Se saisissant de l'anneau métallique faisant office de poignée, elle tira dessus, faisant grincer les gonds, et racler le bas de la porte sur les dalles. Elle l'ouvrit suffisamment pour qu'elles puissent entrer.

-C'est la bibliothèque que je préfère. La plus ancienne. C'est toujours calme ici, et les fauteuils sont confortables. Et surtout, le personnel s'occupe de garder la pièce au sec. Il y fait toujours bon. Les fenêtres sont petites, alors, il n'y a pas beaucoup de lumière naturelle, ça protège aussi les parchemins et les vieux livres.

Une lumière tamisée régnait dans la pièce. Celle-ci paraissait en effet petite, et cette impression était renforcée par les rayonnages imposants, tous de bois, certaines étagères croulant sous le poids des lèvres. Une cheminée étroite, à l'insère grillagée de croisillons, apportait la chaleur d'un feu ronflant. Les fenêtres étaient à peine plus grandes que des meurtrières. Nimue passa sa main sur une glyphe sculptée dans le bois, et des pierres incrustées dans le plafond augmentèrent la lumière. Au centre de la pièce, deux vieux fauteuils en cuir usé, moelleux, une table en bois verni. Les livres aux couvertures de cuire de couleurs étaient les voisins de parchemins de papier ou de vélin, protégés de la dégradation du temps dans des cases individuelles dotées de sortilèges de conservations. Nimue les montra du doigt :

-Ceux-ci sont très vieux, et la plupart ont des copies dans les livres autour de nous. Certains datent même de la fondation de Helmet Hall, parait-il. Les livres ne sont pas vraiment rangés, mais parfois, ils sont regroupés par auteur, ou par thème. Même Noorah n'ose pas venir y mettre bon ordre. Mais au final, on s'y retrouve.


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