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 Poésie sur fond d'action...

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Amthril Filumière
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Peuple : Elfe sylvain
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MessageSujet: Poésie sur fond d'action...   Mar 19 Oct - 22:36

Ils étaient arrivé en milieu de matinée dans un village. Carvahl.
Immédiatement Amthril avait beaucoup aimé cet endroit, et avait pressé le jeune Gaarman qui était arnaché à s roulotte. Il réussit à se mettre au même niveau que la roulotte de Solan et Naya, et pu voir le village bien mieux qu'à l'arrière. Ce n'était pas le coté semi-rural du lieu, les arbres ou même les elfes qui y vivaient qui firent que ses yeux s'illuminèrent, mais plus le fait que ça lui rappelait un peu le village de ses grands parents. Il l'avait vu qu'une seule fois, et il était alors assez petit, mais ça n'avait pas empêché l'image du village de se graver dans sa tête. Il demanda à Solan d'une voix suppliante s'ils pouvaient s'y arrêter, le dryade avait répondu en riant qu'ils avaient décider d'y aller il y a déjà plus d'une heure. L'elfe avait demandé par principe, et avait eu le droit à un petit "Gamin" de la part de Naya qui souriait elle aussi.
Une fois leur roulotte posées à l'extérieur de la ville, en demi cercle pour se protéger du vent et des quelques dangers extérieur, les cinq compagnons avaient commencés à installer leur petit campement. Ils resteraient jusqu'au lendemain, pour donner une représentation aujourd'hui, et repartir après une nuit reposante. Mais tout d'abord, chacun s'affaira et pour le camp et leur spectacle.
Tiémen s'occupa d'apporter des planches sur la place du village. Il monta rapidement une scène solide et facile à assembler, pour être un peu plus en vu des autres. Il y mit deux montant qui se trouvaient à deux mètres du sol, et y fixa une corde un peu molle. Séira et Naya avaient quand à elles, tout préparé au camp. Emplacement pour le feu, montant pour accrocher une marmitte pour le diner, sièges pour s'assoir, et elles étaient aussi allées voir les lavandières du villages pour laver le linge.

Amthril, Ziggy et Solan étaient partis quand à eux faire quelques courses, et un peu de publicité. Ce n'était pas dur, le chamelien sur l'épaule de l'elfe attirait les yeux de tous les enfants qui voulaient le caresser. Amthril les avertissait que son ami avait facilement peur des gens, et essayait de faire en sorte qu'ils puissent le caresser. Puis il expliquait qu'un spectacle allait se dérouler après manger sur la grand place et qu'ils étaient tous invité avec qui ils voulaient. Ils repartaient alors en regardant plusieurs fois derrière eux. Solan lui il était bien plus doué avec les adultes. Un truc d'âge peut-être, mais à force d'être entouré de toute la troupe, il se sentait vraiment l'enfant du groupe.
S'il devait décrire ça en famille, Séira serait sa tante un brin bourrue et vache avec Tiémen, son oncle, qui lui voulait en faire un homme en même temps qu'être une sorte de second père pour lui. Solan était une sorte de père, mais à la limite du grand-père moralisateur. Et Naya, elle s'occupait de lui comme une mère. Quelques fois envahissante, mais il avait assez peur de lui faire du mal s'il lui demandait d'arrêter. Elle avait commencée à être comme ça après la perte de l'enfant, et il avait laissé faire. C'était un peu sa manière pour qu'elle se sente un peu mieux.
Enfin, les courses faites, la scène montée, le déjeuner prit tôt digéré, les cinq s'habillèrent et se hâtèrent vers leur lieu de travail et d'expression. Lui avait décider de se vêtir d'un pantalon avec sur le tissu en imprimé des arabesque dorées, et d'un haut moulant aumême motif, de couleur rose pâle.
Une chanson chanté par Solan s'éleva dans les airs une fois qu'ils furent tous près de la scène, et lui dessus, invitant chacun à se rendre à la grande place.

Oui petits enfants, je vais vous emmener,
Dans un pays d'émerveillement.
Oui petits et grands, allez y venez,
Sur la grand place, de l'enchantement...






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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Dim 7 Nov - 22:44

La journée avait été splendide, de celles que le Dryade aimait bien. Une agréable chaleur, un soleil qui dispensait aux plantes de bienfaisants rayon, quelques nuages poussés par un léger souffle de vent rafraichissant... La vie de cheminant était décidément bien belle, d'autant que le soir venu, comme ils en avaient tous convenus, de s'arrêter pour divertir un village puis se reposer avant leur prochaine étape. Solan, sur le chemin, profita de ce petit temps de répits pour préparer ses vers ; comme il récitait de mémoire, et qu'il modifiait un peu à chaque fois et en fonction de ce qu'ils faisaient comme numéro.
Une fois installé près du village, ils firent comme à leurs habitudes, depuis le temps, la troupe du Val-Dansant n'avait même plus besoin de se répartir les tâches, ils avaient l'habitude. Solan trouvait les villages comme ceux-ci bien plus attrayant que les grandes villes, ou du moins il s'y sentait plus à l'aise, et les gens était beaucoup plus sympathiques et enclins à discuter du spectacle; voir même parfois de laisser la discussion un peu dévier, mais pas longtemps car il fallait faire parler d'eux, que tout le monde sache que la troupe s'était arrêté pour leur plus grand plaisir ! Il était toujours avec Amthril et Ziggilys qui eux captaient plus facilement l'attention des plus jeunes, et évidement le Dryade gardait un œil sur le jeune Elfe ; n'était pas Tiémen, mais il savait jouer les protecteurs quand il le fallait...

Quand ils furent tout trois de retour, il ne leur restait plus qu'à se préparer pour le spectacle. Solan décida de mettre quelques rubans rouges à sa tenue pour aller avec le vert clair et le marron, et un léger voile blanc légèrement rosé sur l'épaule pour couvrir une partie de son torse ; ça lui rappelait en un sens les pétales de fleurs de cerises. Flute en main, il alla avec ses compagnons vers la scène, et comme à l'accoutumé, il y monta le premier. Il regarda le public réunis là, et, portant son instrument aux lèvres, il joua quelques notes pour capter l'attention de son auditoire avant de clamer quelques vers...

Oui petits enfants, je vais vous emmener,
Dans un pays d'émerveillement.
Oui petits et grands, allez y venez,
Sur la grand place, de l'enchantement...


Cela annonçait le début du spectacle pour ceux et celles qui étaient venus pour cela, et capterai l'attention des personnes qui passaient simplement par ici à ce moment-là. Il attendait un petit moment avant de continuer, annonçant dès lors ce qui attendait petits et grands...

-Pour commencer la belle Danseflamme vous montrera qu'elle n'est pas assommante, puis la douce Dansécume se jettera à l'eau en nous montrant ses talents, avant que Millépées ne vous montre d'où lui vient son surnom. S'ensuivra une démonstration de Filumière, dont la réussite ne tient qu'à un fil, et le retour de Dansécume qui vous laissera de glace en dansant sur un air de flûte ; ensuite Danseflamme et Millépées qui pimenteront le spectacle d'un peu d'action, ainsi que Filumière, qui se pliera en quatre pour vous ; et pour finir en beauté les éléments se déchainerons dans une danse enflammé sur un air rafraichissant...

Sur ce, le cheminant salua et laissa place à Séira. Le spectacle pouvait commencer...
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Séira Diermn
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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Dim 21 Nov - 21:05

Oublier les changements d'humeur, les angoisses ou les peines de cœur. Les pied nus de la jeune femme foulait le planché de l'estrade, plus rien d'autre n'avait d'importance.

Elle avait revêtue une tenue blanche brodé d'or, de rouge et d'argent, qu'elle avait dégotté dans une vielle malle chez un ensorceleur. Sa peau sombre était ornée de symbole fait par l'expérimenté Dansécume. Elle avait natté ses cheveux en une longue tresse ornée de perle rouge. Elle était belle, elle le savait car Tiémen avait encore les yeux rond et la bouche grande ouverte alors qu'elle lui prenait les massue des mains.

De sa démarche chaloupé elle s'avança. Ses mains dansait déjà. Séira salua le publique, son publique avec élégance. Le rythme du tambourin de Naya résonna dans l'aire donnant le signale du départ. Le début du spectacle était simple, on commençait avec trois massue simple… Le rythme du tambourins donnait les rythme au massue. Séira les deux pied planter dans le sol avait l'air très concentré, comme si l'exercice accaparait toute sont attention. Tièmen lui lança la quatrième massue. Une fausse maladresse, l'objet faillit tombé a terre. La jeune femme la rattrapa de justesse du bout du pied. Le tambourin se tut. Danceflamme redressa la tête, regarda son publique et un sourire enjôleur naquis sur ses lèvres. La massue traversa l'air et la danseuse se mit en mouvement, dansant en même temps que ses massues les laissant s'envolée puis les rattrapant avec une facilitée déconcertante. Le rythme s'accélérât et le publique commença a battre la mesure. La jeune femme jonglait comme elle dansait, utilisent tout son corps tant tôt amusante tantôt envoûtante. Trois autre massue vinrent se joindre aux autres.

Le son de la flûte de Solan résonna alors. Légère comme le chant du rossignol. C'était le signale, Séira projeta sa volonté contre la massue qu'elle avait a cette instant dans la main, l'objet s'enflammas le publique fut par couru d'un frisson d'excitation. La massue voltigeai parmi ses sœurs les enflamment a leur tour. Le ballet était magique, fascinant comme le feu l'a toujours été.

Le numéros se stoppa brusquement quand elle eu trois massue dans une main, quatre dans l'autre. Elle salua poliment, toujours ce sourire indescriptible sur les lèvres. Elle jeta un regard a son frère. Puis d'un mouvement sec éteignis les massues. Il y eu de nouveau applaudissement, pas un triomphe évidemment, ce n'était que le premier numéro. Puis elle quitta la scène laissant la place a Dancécume a qui elle adressa un clin d'œil en passant.

Ses massues toujours a la main elle se dirigea vers le tonneau d'eau prévue pour elle et y trempa ses outils. Il était éteint mais le produit dont-ils étaient enduit avait tendance a se ré enflammé facilement il valait mieux évité les accidents.


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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Dim 6 Fév - 23:48

C'était à elle, Séïra avait été comme d'habitude, fantastique donc il sera d'autant plus dur de captiver le public. Mais elle comptait sur la musique de Solan pour se laisser emporter dans la danse. Comme d'habitude le stress et l'envie de bien faire lui enserrait le ventre mais jamais elle ne le montrait. Pour l'événement, elle avait opté pour une robe légère, plutôt transparente et bleuté qui brillait suivant comment les rayons du soleil l'atteignait. De son point de vue, cela rappelait la mer et son éternel mouvement. Afin de ne pas choquer et d'être un minimum décente, elle avait vêtu sous sa robe un corset vert émeraude avec brodé dessus quelques perles noires qui mettait en valeur son teint pâle et ses yeux bleus. Des dentelles bleues enserraient ses poignets et son cou, elle avait fini de se préparer, laissant ses écailles apparaitre légèrement. Maintenant il ne suffisait plus que la musique commence et elle pourrait laisser son corps évoluer au fil des sons.

La jeune femme monta d'un pas léger sur l'estrade, sans faire de bruit. Les gens, silencieux attendant le début de la représentation, la fixaient d'un regard attentif, ce qui ne l'aidait pas à se calmer. Mais lorsqu'elle fit apparaitre la première bulle d'eau elle sentit en elle les bienfait de son élément et se calma. De cette manière, flottant au-dessus d'elle en suspension, se trouvait maintenant une dizaine de bulles d'eau, se balançant doucement au gré du vent. La musique de Solan commença, doucement, presque timidement, laissant le temps à l'esprit de Naya de se libérer des contraintes de sa raison afin de pouvoir guider son corps librement. Elle sentit les sons graves prendre pleinement leur envergure dans son cœur et y mettant toute son ame, elle commença alors à se mouvoir.
Ses pieds, agiles et surs d'eux évoluaient rapidement sur le sol. Son corps, souple et rapide se contorsionnait dans des positions reflétant les sentiments transmis par la musique. Ces mouvements étaient tous accompagnés de l'eau, qui l'entourait comme une sorte de second voile. Plus quelques autres filets d'eau qui contrairement aux autres semblaient avoir une volonté propre et se mouvaient sous la forme d'animaux, allant des dragons miniatures aux poissons. Elle ne pensait plus, elle ne voyait plus que les limites de l'estrade pour ne pas tomber ainsi que l'espace s'ouvrant derrière ses yeux fermés. Elle ne voyait ni ne sentait le silence admiratif qui saluait sa prestation, elle ne voyait pas les regards captivés ni les passants s'arrêtant devant le bâti. Sa prestation quoique surement moins dangereuse et moins difficile que celle de Séïra impressionnait plus au premier abord car l'on ne connaissait personne vivant sur terre capable de créer et manipuler l'eau à sa guise de la sorte. La musique décrut petit à petit et s'arrêta enfin sur une note douce et mélancolique, Naya terminant ainsi sa démonstration accroupie, un arceau de fluide évoluant au dessus de sa tête. Elle repris conscience et fut heureuse de constater que la symbiose avec son mari marchait toujours aussi bien. Elle salua son public, faisant voler au-dessus de lui un rapace aquatique.

Puis elle se tourna vers la sortie, laissant passer Tiémen à qui elle fit un grand sourire et à qui elle chuchota un encouragement. Puis elle alla s'allonger et se reposer avant de devoir de nouveau se préparer pour le second numéro, plus ardu et plus fatiguant car ça sera sa deuxième transe.
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Tiémen Diermn
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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Jeu 3 Mar - 6:03

D'abord il y eut le flûtiste. Il parla et fit son petit spectacle habituel, y allant de quelques mots pour présenter les aspects principaux du spectacle, négligeant ainsi les aspects croquants, piquants et amusants.
Immobile au bord de la scène Tiémen l'écouta faire son discourt puis, Séira s'avança. Comme à toutes les représentations, sa sœur était magnifique. Il en resta bouche bée et incapable de se rendre compte de son air ridicule avant qu'elle ne commence à user de son art pour amuser les galeries. Il n'avait même pas remarqué qu'elle était partit avec les massues qu'il tenait.
Une fois qu'il eut reprit sur lui, il l'aida à débuter son spectacle tel que prévu en lui lançant une massue. Sa fausse manœuvre ratée fit son effet, car la foule réagit rapidement, mais Séira n'y porta pas attention et continua son numéro.
Et sa sœur fut magnifique comme à sa superbe habitude.
Une fois qu'elle eut quitté la scène, Naya prit son tour. Il salua la prestation de sa sœur d'un hochement de tête et reporta son regard sur la femme d'eau. Cependant, il n'y porta pas autant attention qu'à celui de sa sœur.
En effet, il prit le temps qui lui restait pour préparer son équipement. Il nettoya minutieusement ses lames, testa leur tranchant et les fit quelques peu voler, question d'être certain de bien connaître le poids de chacune d'entre elles... ce qui était évidement le cas. Il prit de plus le temps de préparer son habit de scène, ce qui ne fut pas bien compliqué étant donné qu'il n'avait qu'à enlever son pull. Faire tourner des sabres le corps recouvert d'un pull de laine n'était pas recommandé... mais faire tourner des têtes en l'enlevant, oui, bien entendu.
Son tour arriva. Naya le salua gentiment d'un petit mot d'encouragement et d'un sourire qu'il lui rendit bien. Il monta ensuite sur scène, traînant avec lui une petite table ronde, à pied unique et rond également. Il y déposa quatre lames puis salua la foule avec entrain qui lui répondit non pas avec folie ni même indifférence. Juste ce qu'il fallait.
Rapidement il enchaîna, prenant deux sabres identiques et les tendant à bout de bras tout en penchant la tête en avant et fermant les yeux. Il resta immobile un court moment, ajustant sa respiration et ses battements cardiaques puis les lames sifflèrent.
Il les fit tourbillonner de tout côté, lentement au départ pour que les gens puissent les suivre, mais rapidement la cadence augmenta. Il lança l'un des sabres, se saisit de deux machettes et jongla avec les quatre lames, tournant sur lui-même et lançant les armes si haute que la lumière du soleil passait près de l'aveugler à chaque fois.
Mais il ne fit pas une faute, ne rata pas une poignée ni une foulée... enfin presque. Il fit une embardée, roula sur lui-même et se remit sur ses pieds... sans même qu'une lame ne touchent les planches. Cela fut planifié bien évidement... enfin c'est ce dont il tenta de se convaincre.
Après quelques arabesques supplémentaire, il lança les sabres qui allèrent se planter dans une planche prévue à cet effet. Il garda les machettes, jonglant simplement sans jamais changé ses lames de mains. Puis il cessa de jongler, prenant les gardes de ses lames dans ses poings et fit un semblant de salut. Mais il ne laissa pas ainsi les spectateurs sur leur faim. Il s'avança vers la petite table... et sauta dessus. Immédiatement, il se remit à jongler, augmentant doucement leur vitesse. Furtivement, il sortit quatre coutelas de sa ceinture et ils virent se joindre au bal.
Soudainement, un couteau vola trop loin, mais Tiémen fit basculer la table et rattrapa l'arme avant de reprendre son équilibre. Le soupire rassuré des spectateurs fut presque tactile. Cependant, à nouveau une arme alla trop loin pour qu'il puisse l'attraper et, usant de son poids pour soulever la table d'un côté, il fit un transfert de poids qui fit tourner la table, lui permettant ainsi d'attraper la lame à temps. Et tout cela sans même cesser de jongler.
Voilà, à quoi servait de bien connaître le poids des armes... et de soi-même par la même occasion. Les badauds applaudirent l'adresse du jongleur qui continua de faire tourbillonner sa table.
Pour réussir ce tour, Tiémen avait passé des semaines à s'entrainer avec une chaise à quatre pattes, la faisant tenir sur deux puis sur une seule avant de s'essayer à la table au pied rond. La faire tenir en équilibre en un seul point était une chose, mais la faire tourner telle une pièce de monnaie qui tombe au sol en était une autre. C'était la première fois qu'il présentait ce numéro et il en était franchement fier.
Il commença cependant à voir le tournis et décida d'y mettre un terme. À chaque fois qu'il attrapait un couteau de la main droite, il le lançait vers la planque sans même regarder. Une fois sans arme, il salua bien bas, une main sur le torse et l'autre tendue vers la droite.
Les applaudissements, se perdant entre discrets et franchement amusé, lui firent chaud au cœur. Il descendit de sa table, alla chercher ses lames et sortit de scène, laissant rapidement la place à Amthril.
Le souffle court et le front couvert de sueur, il alla vers un tonneau d'eau et s'aspergea le visage. Il alla ensuite s'asseoir à l'ombre, question de raffermir sa prise sur les battements emballés de son cœur et le soufflard qu'étaient miantement devenus ses poumons, tentant ainsi de mettre son corps au repos juste avant la seconde représentation.


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Amthril Filumière
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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Lun 7 Mar - 20:57

Les trois numéros avant le sien avaient été bien accueillit et applaudit du public. Ce dernier était assez nombreux et certains badauds s'arrêtaient pour les regarder. De sa place, il avait pu regarder du coin de l'oeil les performances de ses amis et collègues, tout en s'échauffant avec minutie.
Il était primordial pour l'elfe de bien préparer son corps à l'effort. Surtout pour celui qu'il ferait tout à l'heure, celui de maintenant ne nécessitait pas vraiment de se mettre en quatre pour quiconque, mais il voulait éviter de se froisser ou de se tordre quelque chose. Ca lui était arrivé plus jeune quand sa mère était encore de ce monde, il n'avait rien fait de spécial pour se préparer et avait décidé de se plier en deux dans le dos, de poser ses fesses sur ses omoplates. Il avait entendu un grand craquement au niveau du bas de son dos, il avait hurlé et s'était même évanouie. Sa mère avait alors utilisé leur peu d'argent pour l'emmener voir un guérisseur qui leur avait dit qu'il avait eu de la chance de na pas s'être cassé quelque chose, et qu'il s'était fait un claquage. La douleur n'était pas partie avant des mois, car il avait continué à se plier quand même pour ne pas retourner dans la rue et la famine. quelques fois il avait l'impression de toujours la sentir comme un coincement, une gêne, quand il dormait.

Ziggylis monta sur scène quand Tiémen s'en alla, et s'assit, fixant le public de ses yeux bleu-vert. Les gens le regardèrent, certains émirent de petits rires, les enfants des murmures envieux. Le chamelien se para alors de couleurs vives, se leva, couru et fit une cabriole qui le fit revenir au milieu de la scène. Des petites mains applaudirent, des enfants dirent "bravo". Filumière siffla de manière fort audible et son ami poilu le rejoignit, attirant tout les yeux vers le cheminant.

Debout sur un toit, Amthril laissa son corps s'illuminer tout doucement. Son costume de scène s'illumina de même que sa peau, tout en faisant un effet moiré, ayant selon l'angle de vue, une couleur allant du rose pâle au violet lila.
Ziggy se posa sur son épaule, ronronnant et frottant sa tête contre la sienne, l'elfe avait une longue perche dans les mains pour le stabiliser. Ayant capté les regards de la foule, l'elfe s'engagea donc sur la corde qui avait été fixée d'un toit à un autre, en légère pente montante. Faisant glisser ses pieds sur la corde, Amthril semblait concentré, regardant l'autre bout de la corde. Le chamelien sur ses épaules bougeait doucement la queue. L'elfe s'arrêta en milieu de corde. Et lança sa perche à Tiémen qui la rattrapa. Le blond leva les bras au ciel, et ferma les yeux. Ziggy sauta sur la corde, et lui sauta en avant et attrapa la corde en dessous de lui avec les mains. En équilibre sur les mains, la corde et le vide au dessus de sa tête, il écarta les jambes une allant devant, l'autre derrière lui. Il s'arrêta lorsqu'elle firent une ligne droite, et descendit plus celle de derrière. Longeant rapidement la jambe tendue Ziggylis se plaça au centre, assit, puis quand Amthril plia le genou de sa jambe de devant il alla se placer sur le pied.
L'elfe était attentif à chacun de ses mouvements. Sous lui, il n'y avait rien pour le rattraper, et rien pour le retenir, ses bras tremblaient légèrement sous l'effort, et il remit ses jambes en position normales, Ziggy sur ses pieds. La marche reprit alors sous les yeux de la foule qui retenait son souffle. Filumière illuminé, finirait de franchir cette corde en marchant sur les mains, un chamelien sur les pieds. Le plus difficile était de ne pas regarder le sol, et aussi de sentir quelques griffes de Ziggylis dans la plante de ses pieds.

Il se doutait qu'en bas les spectateurs étaient à bout de souffle, et surtout, que ses compagnons de voyage devaient être inquiets. Il leur avait vaguement parlé d'un numéro tel que celui-ci, mais sans leur dire qu'il le ferait ce soir. Mais il se sentait près à le faire, il s'était souvent exercé à marcher sur les mains en se tenant à une corde à quelques centimètres du sol, et connaissait les risques du funambulisme en hauteur, le vent surtout.
La traversée fut lente, mais pas lassante, de temps à autre, l'elfe pliait les jambes pour que son compagnon poilu et coloré se mette sur ses cuisses ou ses genoux. Il finit par atteindre l'autre toit. En sueur les bras tremblants de plus belle, il émit une secousse pour expulser Ziggy qui sauta avec plaisir sur le rebord de l'autre toit. Le retour sur la terre, enfin les tuiles, serait un peu délicat. Amthril remit doucement ses jambes devant lui, puis derrière. Il fit comme un balancier avant de brusquement tendre et lâcher. Il se rétablit sur le toit, accroupi, et se releva, les bras en l'air. En bas le silence fut rompu par les applaudissements et les sifflements en bas. Heureusement qu'on ne pouvait pas le voir distinctement, ses jambes tremblaient et il ne devait pas avoir très fière allure.
L'elfe lumineux avait eu un peu peur vers la fin, pour retourner sur le toit. Mais il allait bien, et à part une grosse frayeur, de la sueur froide, et des tremblements, tout allait pour le mieux. Ziggylis lui sauta dans les bras et il le présenta à la foule pour qu'il reçoive sa dose d'applaudissements, puis, après avoir fourré le chamelien sur son épaule, il entreprit la descente du toit, laissant donc la place à Solan et Naya.






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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Dim 13 Mar - 20:29

Ses compagnons défilaient l'un après l'autre sur la scène, attirant tout un panel de regards, allant de l'effrayé à l'émerveillé, tous tournés vers les artistes qui devant eux se donnaient en spectacle ; Solan lui ne captait pas autant d'attention ni ne déchaînait la foule, mais son rôle n'en était pas moins important. Assis sur un tabouret dans un coin de la scène, flûte à la main -et au bec- , quand venait son tour il était discret et l'on ne remarquait pas toujours le flûtiste qui jouait ; les badauds se laissant charmer par les danseuses qu'il accompagnait et par la musique qui apportait une note envoûtante à la magnifique danse qui enchantait la foule... mais l'enchantement était présent grâce au mélange si délicieux de sons et de gestes, et le Dryade n'était pas particulièrement friand des acclamations du public, les notes délicates de sa flûte mêlé à la grâce de Naya ou de Séira -voir les deux- avait un effet qui ne laissait personne de glace, et enflammait le public ; et il en était heureux. Et puis, si l'on délaissait le flûtiste pour la danseuse, il avait tout de même sa part de "gloire" en présentant la troupe, et il n'en demanderait pas plus.
Pas de partition, aucune répétition, il s'asseyait, regardant du coin de l'oeil la scène et ce qui s'y trame, sans perdre pour autant sa concentration, et jouant les notes naturellement, laissant ses doigts s'exprimer et la douce mélodie qui en résultait retranscrivait à merveille ce qu'il pouvait ressentir... c'était un don inné chez le Dryade, celui de la musique, et de cette passion lui venant de la nature ; et Solan était certain qu'avec un autre instrument que sa précieuse flûte, il ne saurait jouer aussi bien...

Après son annonce, et les applaudissements modérés de la foule impatiente de voir les artistes leur montrer tout leur talent, il se rangea donc avec ses compagnons, et les regarda défiler. D'abord Séira, qui enflammait toujours autant le public. D'abord c'était sa belle Naya qui rythmait l'arrivé des massues, et si le fait de jongler était moyennement passionnant, c'est au son de la flûte de Solan, qui attendit un peu avant d'envoyer le signal, une petite note assez basse pour que les spectateurs ne l'entendent pas mais de sorte tout de même que Danseflamme l'entende et fasse jouer le feu sur ses quilles, et impressionner le public...
Naya suivit, impressionnant comme toujours avec sa maîtrise de l'eau. Solan était toujours émerveillé, et rougissait comme toujours en la voyant dans une tenue aussi légère... mais les gens était bien plus impressionné par ce qu'elles faisaient avec l'eau, et le Dryade aussi qui ne se lassait pas de voir avec quel grâce elle façonnait le liquide pour donner de tels formes... Se fut ensuite le tour de Tiémen, et le flûtiste, qui regarda en souriant le guerrier faire son habituel numéro de jonglerie, fut cependant surpris de son tour avec la table, et eut l'espace d'un instant peur qu'il se blesse ; mais Tiémen savait ce qu'il faisait, et il admira le tour, jusqu'à ce que vienne celui de leur petit contorsionniste, qui s'était installé sur les toits avec leur mascotte.

C'était sa première représentation de funambule, et Solan ne pouvait s'empêcher d'avoir peur, même s'il ne doutait pas un seul instant des talents du jeune acrobate. Il resta près de Naya, prenant sa main en se mordant la lèvre, et le regarda faire. Tout se passa cependant sans encombre, et le flûtiste soupira de soulagement, avant d'inspirer et de se concentrer ; c'était son tour, il allait accompagné le belle Mer'ai. Attrapant un tabouret, il alla l'installer dans un coin de la scène, pour laisser place à Dansécume, qui après tout allait charmer le public ; flûte en main, il attendit que sa belle vienne le rejoindre, car sans elle rien n'était possible... elle était la source de son inspiration, tout comme sa musique lui inspirait ses mouvements gracieux.
Elle monta sur scène, c'était son deuxième passage et sembla confiante. Amenant son instrument jusqu'à ses lèvres, il laissa un petit moment avant de commencer, que le public se languisse un peu, avant de commencer quelques notes longues et douces, pour commencer, avant d’enchaîner brusquement sur des notes plus longues, allant brusquement de sonorité grave puis aigu, douce et forte, mais le tout parfaitement harmonieux, et qui était sans rappeler l'océan, le flux et reflux des vagues... il laissa son souffle et ses doigts parler pour lui, laissant la beauté de la mer se déverser dans ses notes, inspiré par la belle Dansécume...
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Tiémen Diermn
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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Lun 26 Sep - 17:13

Solan et Naya eurent un effet apaisant sur les spectateurs. La cadence parfois rapide parfois lente du flûtiste donnait l'impression que nous étions au bord de mer et que nous dansions avec les vagues. Même Séira se laissa emporter par les flots et ferma les yeux en s'imaginant être au bord de l'océan. Elle n'était pas du genre à adorer la mer, elle qui avait vécue toute son enfance dans le désert, mais elle appréciait regarder les flots bouger harmonieusement.

- Ne part pas trop loin, ça va être notre tour.

Séira ouvrit brusquement les yeux pour apercevoir Tiémen qui se tenait près d'elle, les bras croisés sur son torse nu. Il avait son sourire habituelle, doublé d'un amusement que lui seul comprenait.


- T'inquiète. Je suis prête. Toi va donc t'habiller. Tu vas attraper froid.
- Tu me réchaufferas les planches dans ce cas,
dit-il tout sourire.

Il s'éloigna vers sa table ronde et prit son chandail qu'il remit rapidement. Au loin, il entendit la clameur des spectateurs, lui indiquant donc que c'était à leur tour. Il fit signe à sa sœur et tout deux se dirigèrent vers la scène. Ils virent Solan et Naya descendre de scène et, à voir leur tête, ils avaient donné tout un spectacle. Tiémen salua l'habileté du flûtiste à sa manière – une grande claque dans le dos, parfaite pour expulser ses poumons de son corps – et fit un signe de tête admirateur à Naya.
Invitant sa sœur à le suivre, ils montèrent sur scène. Se tenant la main, ils saluèrent la foule bien bas, avant de s'éloigner l'un de l'autre.
La jonglerie étant de famille, ils s'y adonnèrent avec joie, chacun de leur côté d'abord puis Séira lui lança l'une de ses massue qu'il lui retourna accompagné d'un sabre. Ils ne s'échangèrent d'abord qu'une arme, mais plus le spectacle avançait, plus ils s'en lançaient. Ils finirent par se tourner autour, mais le clou du spectacle fut lorsque Séira enflamma ses massues.
Ce fut alors un vrai casse-tête pour les spectateurs que de savoir qui avait les armes enflammées, où étaient celles qui ne l'étaient pas et s'ils étaient assez habiles pour, ni se brûler ni se couper.
La finale fut rapide, mais explosive : à chaque sabre qu'il recevait, Tiémen les enfournait et, à mesure qu'ils échangeaient les massues toujours enflammées, il approchait de sa sœur. Maintenant à seulement une vingtaine de centimètres d'elle, il lança toutes les massues très hauts et, avant qu'elles ne retombent, il saisit Séira par la taille et la propulsa au-dessus de lui. Elle se mise debout sur ses épaules, juste à temps pour rattraper une après l'autre toutes les massues. Elle jongla un court moment, en lançant parfois une ou deux à Tiémen qui les lui renvoyait aussi rapidement.
Elle termina en arrêtant toutes les massues et en se laissant tomber assise sur les épaules de son frère avant qu'une gerbe de feu ne vienne illuminer le ciel. Les acclamations explosèrent et ils saluèrent sobrement avant de se diriger vers la sortie. Une fois au bas de la scène, Tiémen saisit sa sœur par les hanches et l'enleva de sur lui.


- Même pas une égratignures cette fois, sourit-il.

- Arrête, je t'ai dit que j'étais désolé.

Il sourit et entraina Séira vers l'arrière de la scène où les attendaient leurs compagnons.


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Amthril Filumière
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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Mer 9 Nov - 23:02

Amthril n'avait pas assisté au numéro de la soeur et du frère, il n'avait même pas écouté la musique, les sons, les réactions. Il avait mit une veste légère mais chaude sur ses épaules, et s'échauffait de manière concentrée, minutieuse, calculée pour qu'il étende tout son corps pour éviter tout problème, toute erreur lui faisant abandonner son numéro plusieurs mois.
Ziggilys le regardait sur un tonneau, l'air absorbé par les lents mouvements de jambes de celui qu'il avait choisit de suivre. L'elfe finit ses étirements en se pliant en arrière, les bras en l'air légèrement fléchis eux aussi vers l'arrière, comme pour faire un simple pont, il posa ses deux mains à plat sur le sol, le bout des doigts vers lui, puis son ventre continua à avancer, pour se retrouver quasiment perpendiculaire à la terre sous lui. Ses fesses se trouvaient littéralement sur sa nuque, les jambes par-dessus ses épaules, il plia les genoux et posa ses talons doucement sur ses mains. Ziggy sauta du tonneau et vint en ronronnant réclamer une caresse, que l'elfe lui prodigua du bout des orteils en souriant.
Le chamelien acheva son câlin par un coup de tête contre le menton d'Amthril, et repartit la queue en panache se poser sur son perchoir qui lui donnait une vue quasi imprenable alors que le numéro se terminait sous les applaudissements, il allait bientôt entrer en scène.

Ses pieds se décollèrent de ses mains, et après s'être mit en équilibre, Amthril refit un pont, et se releva. Quand il voulu prendre Ziggilys dans ses bras, se dernier gronda, lui indiquant qu'il ne voulait pas venir, pas maintenant. L'elfe se contenta alors de retirer se veste, sachant que le chamelien était encore sauvage en réalité et que quand il ne voulait pas on ne devait pas le toucher. L’elfe disparu quelques secondes plus tard, alors qu’il était partit vers les accessoires.
Sur scène, plus personne, Tiémen et Séira apportèrent alors une table sur laquelle il y avait une sorte de boite enrubannée. Les gens regardèrent le frère et la soeur s'éloigner, puis plus rien. Une petite musique, des sons de clochettes faites par Naya derrière la scène. Solan s'avança sur scène et déclama avec douceur.
-
Voyez cette boite, imaginez un instant
Qu'une infinie liberté tienne là-dedans,
Qu'elle attende d'être dévoilée, patiemment,
Que se passe-t-il si je défais ce ruban ?...


A peine le ruban en question retiré par une main fine, la boite bougea, et les cotés se dérobèrent, tombant.
Plié dans une forme de pyramide, tête entre ses genoux contre le fond de la boite, ventre exposé au ciel, et bras enserrant ses cuisses, l’elfe qui était à l’intérieur de la boite s'illumina doucement. Amthril regarda avec un grand sourire le public, puis Solan qui semblait émerveillé, et impressionné. Le contorsionniste se « déplia », sortant la tête et remontant ses épaules, ses mains appuyées contre le bois, bras tendu. Il eu un bref moment où il était tout simplement à genou, mais se coucha face contre le bois et se furent ses jambes qui se levèrent, jusqu’à ce qu’il soit en équilibre mais avec pour appui non pas ses mains, mais ses épaules, sa tête faisant un angle droit avec son corps. Puis il s’affaissa, comme las, et son derrière se posa sur sa tête alors qu’il prenait un air boudeur. Ses bras étaient tendus en arrière, les mains tenant le bois pour lui assurer une bonne prise, et surtout pas trop de poids sur son larynx. A l’équilibre, les gens avaient émit un « Oooh » impressionné, mais quand son dos donna l’impression d’être cassé en deux par le milieu, quelques sons un peu apeurés s’étaient fait entendre.
L’elfe tint un peu la pose avant serrer les jambes et de le plier comme pour faire de la balançoire. Solan s’avança un peu, et une jambe se détendit, le pied se présentant comme une main que le dryade serra de bon cœur. La jambe se leva, emmenant le Dryade plus près d’Amthril qui d’un coup d’orteil agile prodigué par sa jambe libre, il attrapa une fleur dans les cheveux de Solan qui lâcha la jambe pour que l’elfe puisse sans gène reprendre sa position initiale en se pliant comme une feuille de papier.

Une fois sa tête de nouveau entre ses jambes, il prit la fleur d’une main, et la porta à son nez pour la sentir. Il la mit dans sa bouche, puis se tint à la table alors qu’il sortait sa tête d’entre ses genoux, pour la porter d’un coté de ses jambes, puis de l’autre en riant. Filumière stoppa net, l’air taquin, et leva avec lenteur la jambe la plus proche du public, la fleur de nouveau entre ses orteils, la brandissant comme un scorpion brandit son dard, puis la tendant d’un coup, droite comme un piquet, il la descendit, remontant dans le même temps le haut de son corps, pour finir en parfait grand écart transversal.
Le contorsionniste laissa quelques instants le public profiter de la pose, et se remettre peut-être un peu des autres, puis, il mit un bras, puis l’autre dans la direction opposée à celle qu’il regardait, et fit un trois quart de tour sur lui-même, ses jambes ne bougeant presque pas sous lui. Il ne pouvait par contre pas garder longtemps la pose, la nature voulant tout de même que la jambe qu’il avait en premier tendue tout à l’heure cherche à revenir auprès de l’autre. Il la laissa donc faire, et se remettant sur le ventre, la fit aller en arrière jusqu’à ce qu’il puisse la saisir en la posant sous l’épaule qui était coté public, allant mettre l’autre jambe au dessus de l’épaule. Il se gratta le haut de la tête tout en regardant Solan avec une moue réflective, avant de tourner la tête vers le public, et de lui sourire avec un air enfantin. Il refit un tour sur lui-même, comme celui qu’il avait fait pour arriver à cette pose, sauf que quand il se mit sur le ventre il se plia en deux, son dos contre l’arrière de ses jambes.
Les bras en arrière, comme s’il faisait une pause, Amthril releva lentement le haut de son corps. Il se mit sur les genoux, puis debout, se tournant de manière à être face au public.

Il se pencha alors en arrière, posant ses mains à plat sur la table. Il se mit sur la pointe des pieds, plia les bras lui permettant de passer sa tête entre ses genoux, et continua jusqu’à tenir uniquement sur ses épaules et le haut de son torse, ses fesses sur la nuque et les bras autour des jambes. Ses pieds se rejoignirent autour de son visage tandis qu’il se mettait sur l’abdomen, et il se recoiffa -un peu mal- avec les pieds. Puis Filumière revint à la position à demi debout, plié en deux, mais passa un par un ses deux bras entre ses jambes, mettant sous ses aisselles, ses genoux. Solan replaça à ce moment sous lui le fond de la boite, et Amthril plia les jambes sans sortir de sa position.
Il mit ses jambes en tailleur, et croisa les bras, puis posa sa joue contre son bras droit, et fit semblant de s’endormir, laissant la lumière de son corps s’éteindre doucement alors que le dryade reformait la boite et remit le ruban. Le nœud refait, la table sur laquelle était posée la boite ne s’en alla pas immédiatement.
-
La liberté s'en retourne se reposer,
Pour la prochaine fois mieux vous émerveiller.
Et pour cet agréable divertissement,
Ne mérite-t-elle pas vos applaudissements ?


Solan conclu donc le numéro de Filumière sur une dernière note de poésie, et en souriant malicieusement. Les applaudissements se firent entendre dès la fin de la phrase, réchauffant le cœur de l’elfe plié, transporté en même temps que la table, comme un bagage à main facile à emporter.
Il attendit patiemment que Naya défasse le nœud, pour décroiser les bras, les étendre face à lui, puis doucement décroiser les jambes, le lever au dessus de sa tête et s’étaler sur le ventre de tout son long sur le bois de la table en soufflant un peu. La mer’ai lui mit alors une couverture sur lui, voulant éviter que l’elfe lumineux ai froid trop vite. Amthril remit une jambe, puis l’autre au dessus de ses épaules, attrapant le bout de ses pieds, afin de s’étirer un peu.






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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Dim 13 Nov - 17:05

Le numéro de Millépées et Danseflamme fit son effet comme toujours, leur duo mêlant agréablement grâce, habileté, et un frisson de danger qui captivait le public, et leur compagnon aussi ; ils avaient beau connaitre leur numéro, c'était toujours un peu impressionnant, du moins le flûtiste se mordait la lèvre en espérant qu'aucun d'eux ne soit blessé. Mais tout deux savaient ce qu'ils faisaient, et en ressortaient indemne à chaque fois. Du moins sans être gravement blessé.
Solan dut ensuite faire une apparition sur scène, afin d'y apporter le numéro suivant, une boîte dont il décrivit le contenu avec une note de poésie, et qui une fois ouverte découvrit Filumière, qui comme toujours fascinait la foule par l'incroyable flexibilité de son corps. Le Dryade fut pris dans le numéro, souriant, et se prenant au jeu, jusqu'à ce qu'une fois fini, il referme la boîte, concluant avec quelques mots et un brin de malice. Avec l'aide de Tiémen il ramena la table ainsi que le jeune Elfe jusqu'aux coulisses, ou Naya le libéra, pendant que Siraltier s'installait, en prévision du final.

Il ne fallait pas plus qu'un tabouret au Dryade, ainsi que sa flûte, sur la scène qui était désormais vide il s'installa en retrait, le regard pétillant, car il savait que le public serait ébahi par le dernier numéro de la troupe. Solan laissa le silence s'installer un moment, créant une légère tension, et, portant doucement sa flûte et ses lèvres. Résonna tout d'abord dans le silence qui s'était installé une longue note, douce, et forte, puis le musicien s'amusa, alternant deux notes pour créer une sorte d'ondulation, avant d'imposer à nouveau le silence.
Puis il reprit lentement une mélodie simple, douce, comme une berceuse, tandis que les danseuses montaient sur scène. Une fois qu'elles furent en place, Solan fit progressivement s'effacer la musique. A nouveau le silence résonna, le public retenant son souffle, ne sachant à quoi s'attendre. Et, brusquement, Solan joua une note forte, suivit par une mélodie entraînante, enflammée, brisant le calme et la tension s'étant installé. Les danseuses réagirent, projetant d'un même mouvement gerbes d'eau et de flammes vers le public, les faisant sursauter ; mais les deux femmes savaient ce qu'elles faisaient, les deux éléments ne suivant que les mouvements des danseuses...

Comme toujours Solan jouait à l'instinct, ses doigts se laissant guider par son cœur, ses émotions, et la grâce des danseuses, chacune jouant avec leur élément. La mélodie était fluide, et le rythme enflammé, se mêlant agréablement tout comme les mouvements gracieux de Dansécume, et ceux plus brûlant de Danseflamme. Si au début les deux danseuses s'évitaient, jouant de leur élément en se tournant autour, leurs pas finirent par les réunir, dansant de concert en mêlant feu et eau, deux éléments contraires, dans un tourbillon endiablé, les gerbes de feu et d'eau s'entremêlant, dans ce qui pouvait sembler être autant un combat, qu'une tentative de réunion.
Le Dryade finit par se lever, fermant les yeux par instant pour se laisser imprégner par l'atmosphère à la fois chaude et fraîche, mais évitant de quitter trop longtemps les danseuses des yeux ; c'était elle qui l'inspirait, de la même manière que son air de flûte inspirait leur danse. La musique et leur danse ne faisait qu'un, tout comme les éléments déchaînés qui s'unissaient et répondaient aux mouvements des deux femmes, qui captivaient la foule...
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Tiémen Diermn
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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Mer 14 Déc - 3:22

Depuis les coulisses, Tiémen observait le numéro de ses trois acolytes. La danse des deux femmes était un superbe mélange de deux extrêmes et Solan les réunissait à merveille. Se perdant dans les sauts et les virages de sa sœur, il ne parvenait plus à détacher son regard d’elle. Il fallu qu’Amthril lui donne un coup de coude dans les côtes pour qu'il ne manque pas son entrée.
La fin du spectacle se fit rapide, mais pas sans intérêts. Les deux derniers hommes entrèrent au signal des deux femmes et ils s'intégrèrent à cette folie de groupe. Comme une invitation à danser, les spectateurs leur emboitèrent le pas et rapidement la place fut secouée par un amusement général. Solan, de sa musique entrainante, fit danser autant les artistes que les spectateurs qui s'en donnèrent à cœur joie.
Lorsque la dernière note résonna dans un glapissement d’oiseau, les badauds se lancèrent dans un vrombissement d’applaudissement. Le clapotis des mains résonna lorsque les artistes se penchèrent en avant en tenant les mains de leurs acolytes pour saluer la foule et les piécettes ne tardèrent pas à résonner sur les planches de la scène.

Trois jours durant ils présentèrent leur spectacle dans cette petite ville. Bien vite, même les gens des fermes isolés furent avertis de leur présence et rapidement la foule grandit. Les habitants n'étaient pas habitués à recevoir des cheminants et ils en profitèrent grassement.
Lorsque la décision de quitter la ville tomba, ils plièrent bagages. Les gens les aidèrent à défaire la scène et à remballer tous leurs effets, non pas sans essayer de les retenir. En guise de souvenir, Solan se fit un plaisir de faire à nouveau danser les gens. Ils eurent ensuite du mal à quitter les lieux à cause des enfants qui leur tournèrent autour jusqu’à la sortie de la ville, imitant tant bien que mal leurs numéros.
Une fois que le village ne fut plus qu'un souvenir, ils avancèrent rapidement, bienheureux d’avoir eut un séjour aussi lucratif. Deux jours durant ils avancèrent sans rencontrer âme qui vive, si ce n'est deux roulottes de voyageurs avec qui ils partagèrent une soirée bien arrosée.
Le feu brûlait bien et la nourriture était bonne. Tiémen trouva leurs nouveaux camarades de bonne compagnie et trouva même un homme avec qui vider un surplus de testostérone.
L’empoignant par la taille, il le fit violement basculé vers l'arrière, le projetant ainsi vers le sol, mais il parvint à rester sur ses pieds. Il se défit de sa prise et lui envoya une droite. Tiémen encaissa le coup avec son bras gauche et renvoya un uppercut à son adversaire. L'homme tomba pour de bon, sonner pour la soirée.
Le souffle court et la tête prise de légers vertiges, il avança vers son adversaire vaincu et le saisit par son chandail.


- Allez ! Debout paresseux !

- Laisse-le, Tiémen, bon sang,
râla Séira, sans parvenir à réprimer un sourire. Saleté de gamin.

L'homme ne sembla pas l'entendre et tira l'homme qui fut obligé de rester debout. Bras dessus, bras dessous, ils rejoignirent leurs compagnons. Tiémen poussa alors son comparse qui s'affala sans demander son reste. Tiémen l'imita rapidement et accepta avec joie la bouteille de rhum qu'il avait déjà à moitié vidée avant le combat. Il avait l'arcade sourcilière fendue et une belle lèvre bleue. Il racla alors sa gorge et cracha du sang dans le feu.
Séira soupira, moitié colérique, moitié amusée, et s'avança vers son frère. À l'aide d’une serviette qu'elle trempa d’eau, elle épongea son front.


- Tu avais besoin de faire ça ? (Il acquiesça) Pour prouver quoi ?
- Que je te mérite.


Séira fronça les sourcils et questionna silencieusement son frère, mais c'était trop tard. Celui-ci tourna de l'œil et tomba endormis dans ses bras. Elle termina de nettoyer son visage et rejoignit les autres. Elle leur fit un sourire gêné.

- Il ne boit jamais autant habituellement, dit-elle à l'attention de leurs compagnons d’une soirée. Et espérons que ce sera la dernière, lança-t-elle à l'attention de Solan. Sinon, revenons-en à ce dont on parlait avant que cet énergumène ne nous interrompt : comment va Naya ? Elle ne me semblait pas en superbe forme tout à l'heure.


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Amthril Filumière
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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Dim 15 Avr - 17:01

L'elfe lumineux n'était pas resté longtemps avec les voyageurs et ses amis. Ces derniers l'excusèrent en disant à leur compagnon d'une soirée que l'elfe était jeune et manquait de sommeil, trop d'échauffement, d'entrainement et de course contre Ziggy, même si la pure vérité était qu'il y avait beaucoup trop d'hommes dans cette caravane, et qu'ils buvaient un peu trop pour Amthril qui avait préféré s'eclipser.
Il en avait profité pour passer un long moment à l'entrée de sa roulotte, à faire des carresses et des papouille au chamelien qui lui non plus n'aimait pas vraiment la foule, même si lors des spectacles il se montrait gentil. En fait Ziggylis avait le sens des affaires, sachant se montrer doux et adorable quand ça lui rapportait quelque chose. Un sacré filou. Amthril avait après fait quelque étirements, puis était retourné à l'intérieur.
Dans sa roulotte, à lui seul, et aussi aux istruments pour les spectacles mais rien de bien embêtant vu q'uil n'était pas gros et que le fond n'était pas encombré. Il avait sa couchette, matelassée et moelleuse, une petite table -actuellement c'était une planche retenue par des équerres au mur- et un tabouret en dessous. Des placards au dessus et au dessous de sa couchette pour ses affaires, et des étagères sur le coté avec son Ambianceur, ses Magical Pictures Book, et d'autres babioles. Il se posa sur sa couchette, et regarda sa chambre en soupirant doucement. C'était chez lui, et il y était bien. Il avait une famille en la troupe, etsi elle n'était pas parfaite parce que, Solan était un peu trop rêveur, Tiemen impulsif, Siéra capricieuse, et Naya renfermée quelques fois, et bien, il l'adorait. Après tout une famille se devait de s'aimer telle qu'elle étaita, avec ses qualité et ses défauts.
L'elfe s'allongea, et ferma les yeux après avoir baissé sa lumière.

Il avait du s'endormir un peu, des coups frappés à sa porte le réveillèrent. Il grommela, se sentant fatigué et un peu pateux à cause du fait qu'il avait peu dormit et avait été réveillé abruptement.
Se redressant, Amthril frissonna violement. L'air était glacé et le simple haut qu'il portait ne le tenait pas assez au chaud. Se frottant vigoureusement les bras il se demanda s'il n'avait pas laissé une fenêtre ouverte à l'avant ou quelque chose de ce genre. Il atrappa un gilet qu'il enfila, mais ça ne fit pas trop d'effet. La sensation glacée ne lâcha pas sa chaire. Les coups reprirent. S'illuminant un peu pour voir où il posait les pieds, l'elfe alla doucement vers la porte, méfiant. Et si en l'ouvrant il tombait sur un tueur, ou un type saoul qui le trouverait migon dans son ivresse et qui... Il s'arrêta à mi-chemin, déglutissant. Il n'avait pas très envie de vérifier mais en même temps, si c'était juste quelqu'un qui avait perdu son chemin.


-Voleur....

Une voix aigue et distante s'èleva, alors que les coups continuaient. Amthril sursauta et éclaira toute la roulotte. Il n'y avait personne, rien qui ne puisse parler. Il aurait voulu que Ziggy soit là. Une vague glacée déferla sur lui et il fit bientot de la vapeur à chaque souffle. Il regardait partout autour de lui cherchant la source de la voix.

-Q-qui est là ?

-Tu as volé son amour... Il n'aurait du être que pour moi.

-T-Tiémen, ?! Solan, Séira, Naya !!

Appelant ses amis il se précipita sur la porte de cocher, mais elle ne s'ouvrit pas malgré le verrour retiré et les efforts d'Amthril pour la pousser alors que la voix continuait à le traiter de voleur. Les coups frappés s'arrêtèrent soudainement, de même que la voix, et le froid s'en alla doucement.
Une mauvaise blague, oui sûrement, quelqu'un cherchait à lui faire peur, des gamins de la caravane, ou, un adolescent de ce groupe. Ils voulaient lui fiche la trouille, et avait réussit. Ziggy miaula derrière la porte, demandant à ce que l'acrobate lui ouvre. Amthril ne comprenait pas ce qui venait d'arriver, il hésitait à aller ouvrir après ce qu'il avait entendu mais, ce n'était que son chamelien, qui ne serait pas là sil y avait quelqu'un dehors. Et il avait envie de serrer quelqu'un dans ses bras. L'elfe alla donc vers la porte, quand un craquement se fit entendre. Tout les placards s'ouvrirent au même moment, les accessoires volèrent dans toute la roulotte le frappant au passage.
L'elfe hurla, couvrant sa tête de ses bras.






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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Sam 28 Avr - 14:13

Ce genre de soirée, le Dryade s'en serait bien passé. Il appréciait aussi peu le bruit et l'alcool que les démonstrations de force que pouvaient exécuter Tiémen dès que l'on regardait sa soeur avec trop d'insistance. Mais les voyageurs les avaient accueillis de bon coeur et c'aurait été impoli de décliner l'invitation à dîner et rester un peu autour du feu avec eux. Sa douce Naya avait elle aussi pris par au repas, mangeant à ses côtés et partageant un semblant de tranquillité en ignorant les autres autour d'eux, mais elle ne semblait pas en forme, et s'en alla dormir. Solan songeait à faire de même quand Siéra voulut discuter avec lui, interrompu par son frère qui montra une fois de plus qu'il valait mieux pas ne serais-ce que penser à soeur de travers.

-Elle fait de son mieux pour se remettre de ce qui est arrivé, mais... c'est pas facile, tu t'en doutes. Pour moi non plus, mais heureusement qu'on vous a. On est comme une famille après tout, non ?

Il lui adressa un sourire, même si en son for intérieur le musicien déchantait. Naya essayait tout comme lui de passer le cap, mais comment ignorer ce qui était arriver ? Il fallait laisser faire le temps, mais cela restait pénible par moment. Le Dryade resta encore un peu, ria même des blagues que firent certains voyageurs -même s'il ne les comprit pas toutes- et décida qu'il était temps d'aller dormir à son tour, et retrouver sa compagne.
Poussant la porte de sa roulotte sans un bruit, Solan y entra avec tout autant de précaution afin de ne pas réveiller sa belle endormie. Elle avait l'air si paisible, sous la lumière de Mizuki qui passait à travers la fenêtre... Le Dryade alla vers cette dernière afin de plonger leur chambre dans l'obscurité, quand il entendit des éclats de voix provenir d'une autre roulotte. Mué autant par la curiosité que pour s'assurer que tout allait bien, il ressortit et tendit l'oreille. Seul les rires et les voix fortes venant du feu de camp un peu plus loin était perceptible. Le flûtiste allait renoncer et s'en retourner vers son lit quand avec fracas il entendit venant de la roulotte de l'un des leurs un bruit de tonnerre précédé d'un cri.

-Amthril !! Cria à son tour le Dryade.

Il se précipita voir ce qui était arrivé dans la roulotte de l'Elfe, écarta le chamelien de la porte et l'ouvrit lui-même en s'écartant, et à raison : tout le matériel, pourtant bouclé dans les rangements afin d'éviter ce genre de chose lorsqu'ils traversaient des routes cahoteuses, était bel et bien renversés au sol de la roulotte, comprenant de nombreux accessoires inoffensif, et d'autres plus lourds ou aussi dangereux que l'équipement de Tiémen !
Solan ne réfléchit pas et commença à dégager la roulotte dans l'obscurité. Il s'écorcha les mains sur certains ustensiles mais il s'en fichait, seul importait Amthril et s'assurer qu'il allait bien. Le musicien effleura enfin la peau du jeune garçon, qui gémissait, assommé par ce qui lui était tombé dessus. Rapidement il ôta ce qu'il restait autour de son jeune ami pour finalement le sortir de cet enfer, et aller l'allonger sur l'arbre. Sous le regard de l'astre lunaire, Solan put constater que de nombreux bleus et coupures légères et plus profondes parsemaient la peau de l'Elfe, ainsi qu'une bosse plutôt conséquente au front, et surtout une des épées de Tiémen qui s'était fichée dans sa cuisse, faisant perler le sang d'Amthril sur sa peau blanche.

-Siéra, Tiémen !! Venez vite, Amthril est blessé !! Remuez-vous bon sang !! Hurla-t-il, dans l'espoir que vienne au plus vite ses camarades.
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Tiémen Diermn
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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Dim 14 Oct - 21:32

À mesure que la nuit entamait sa lente route vers le matin, les gens autour du feu se raréfiaient. Beaucoup étaient allé rejoindre leur compagne ou compagnon dans leur roulotte respective… sauf Séira.
Restée là où son frère s'était effondré, elle regardait les autres discuter entre eux et, peu à peu, partir. Portant un regard à son frère – dont la tête reposait sur sa cuisse – elle envisagea de les imiter et de le laisser là, car il était hors de question qu'elle le traine jusqu'à leur roulotte.
Elle passait ses doigts dans les cheveux de son frère cadet lorsqu'elle constata qu'il serrait bientôt temps de refaire sa teinture. Tiémen avait adopté cette étrange couleur longtemps auparavant, lorsqu'ils avaient fuit de chez eux. Elle ignorait ce qui avait motivé son choix, mais elle le trouvait original et puis, elle s'y était habituée depuis le temps.
Elle s'intéressa alors à la véritable couleur de sa courte chevelure et constata avec amusement qu'elle était brune. Pas aussi foncé que la sienne, mais d’un brun tout de même assez sombre.
Un cri retentit soudain dans la nuit. Séira porta son regard sur les roulottes alentours, cherchant la source du cri. D’autres gens s'y intéressèrent, posant des questions à leurs compères pour connaître l'origine du cri. Séira était certaine qu'il venait de leur roulotte à eux.
Un appel au secours se fit soudain entendre et Séira n'attendit pas le second : c'était Solan. Elle planta Tiémen là, laissant sa tête retomber lourdement sur le sol, bondit sur ses pieds et couru vers la roulotte du flûtiste. Elle en bifurqua cependant lorsqu'elle remarqua que l’homme était dehors, près de la roulotte d’Amthril… au chevet de ce dernier.


- Que s'est-il passé ?! S'exclama-t-elle en s'agenouillant près de ses amis.

Solan n'eut pas besoin d’en expliquer beaucoup pour qu'elle comprenne : tout le stock que contenait la roulotte du contorsionniste lui était tombé dessus.
Elle se pencha alors vers la blessure du jeune homme et en constata la gravité. Elle se tourna vers les roulottes de leurs compagnons d’une soirée. Plusieurs en était sortit et cherchaient la raison de ce raffut.


- Est-ce qu'il y a un médecin parmi vous ?! Quelqu'un qui s'y connait en coupure profondes ?

- Moi… mais je ne crois pas… t'être d’une grande utilité en ce moment…


Séira porta son regard à Tiémen. Son frère était debout et venait vers eux, mais son équilibre était précaire et il paraissait dormir sur ses pieds. Il porta sa main à son visage pour tenter d’en effacer les traces de sommeil.

- C'est pas le moment pour les mauvaises blagues, Tié ! Râla-t-elle. De l'aide quelqu'un ?!

Tiémen vint s'asseoir lâchement de l'autre côté du jeune contorsionniste et regarda la blessure de ses yeux rougis. Il en tâta les contours et lâcha un rôt sonore avant de parler.


- Elle n'est pas si grave… La lame a seulement traversé le muscle… Elle n'a pas touché l'artère, on peut donc la retirer sans danger. On aura qu'à recoudre les blessures après… Mais je ne le ferai pas dans mon état…

Il se laissa tomber en arrière pour s'asseoir sur ses fesses et attendre la décision de ses compagnons.



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Amthril Filumière
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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Lun 15 Oct - 10:37

Ziggilys tournait tout autour de l'elfe, feulant et crachant de temps à autre vers la roulotte qu'ils habitaient. Tremblant et nerveux, le chamelien passait sa tête sur le jeune elfe qui gémissait, assomé mais en partie conscient. Amthril n'arrivait pas à rassembler ses pensées, à les mettre l'une avec l'autre pour que tout ce qui s'était passé lui semble cohérent. Il tremblait, de peur, de froid, son corps lui faisait mal, sa tête lui faisait mal, il entendait des rires aigues se moquer de lui, malveillants. Il sentait quelque chose de doux et chaud se frotter à lui, sur son bras, sa jambe, son ventre. Il ouvrit un peu les yeux mais ne distingua qu'une brume épaisse.
Des voix, du bruit, des mouvements, il entendait tout ça, mais impossible de comprendre. Il inspira un peu plus fort, et expira en grommelant. Puis la lumière se fit autant dans son esprit que sur son corps.

C'était comme s'il se réveillait d'un cauchemard encore trop présent, il recula en criant, se cognant dans le même temps à l'arbre derrière lui. De faire ce mouvement lui rappela tout ce qu'il s'était prit dessus, son poignet gauche lui fit très mal, mais la douleur qui lui tira un nouveau cri -de douleur cette fois- ce fut sa jambe et l'épée qui était fichée dedans. Voyant ça Filumière paniqua d'autant plus. Ziggi recula loin de lui, le poil gonflé, appeuré. L'elfe, les mains prises de violents tremblements, fit des mouvements aucunement coordonés qui devaient avoir pour but de toucher l'épée pour voir si elle était réelle, mais c'était comme s'il ne voulait pas le savoir dans le même temps.
Des voix essayérent de le calmer, il en reconnu certaines, et attrapa l'épaule de solan qui était le plus proche de lui. Terrifié, émettant une lumière blanche et faible lui donnant l'aspect d'un cadavre, Amthril regarda le dryade.


-S-Solan, Solan, des, des coups, à la, à la. Placard, d'un coup.... Une voix, une voix Solan, i-il y avait. Du froid, glacé, appelé, vous ai appelé....

Lâchant des yeux le flutiste pendant qu'il parlait, Amthril pu voir que Séira et Tiémen se trouvait là aussi. Séira s'était aussi penchée sur lui, et de son autre main il lui attrapa le bras, le serrant pour s'assurer qu'elle était vraiment là. Et elle était si chaude, comparé à lui qui était glacé. Un hoquet commença à le prendre en même temps que des sanglots. Il avait peur, il était terrifié, il avait mal. Il était transpercé par une épée. Il fit voler son regard de la soeur au frère.

-J'ai voulu.... Partir, la porte, elle, elle, coincée... Plus de verrou mais elle était, était. J'ai pas pu partir, partir... N-Naya. Naya !

La jeune femme arrivait au loin, sûrement réveillée par le raffut alentour. Elle avait sur les épaule un chale qu'elle laissa tomber en voyant l'état de l'elfe, et en comprenant en partie ce qui s'était passé. Amthril en l'appelant avait lâché Solant et Séira et lui tendait les bras instinctivement. Tout aussi instictivement, Naya parcouru à grande enjambée la distance qui les séparait, et prenant soin dene pas toucher à l'épée, elle le laissa la prendre dans ses bras, lui caressant les cheveux en lui murmurant que ça allait, ils étaient là maintenant.






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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Ven 9 Nov - 17:24

Solan se sentit impuissant, soudainement tétanisé comme s'il était en plein cauchemar, tout en ayant conscience de ce qui se passait tout autour de lui... Il était accroupi devant Amthril, n'osant pas le toucher de crainte d'aggraver son état, ne sachant... que faire... Tiémen arriva, et le flûtiste bouleversé tourna la tête, plein d'espoir, vers ses compagnons, mais constata l'état déplorable du guerrier, avant même qu'il n'ouvre la bouche pour confirmer son inaptitude aux soins. Le Dryade serra les dents, pestant contre la malchance, son cœur battant la chamade, incertain quand à la marche à suivre pour espérer se sortir de cette situation...
Il aurait voulu faire quelque chose de plus, mais c'était impossible. Le seul qui s'y connaissait un tant soit peu dans le domaine des blessures venait de s'effondrer, trop imbibé pour être d'une réelle utilité pour l'instant. Le Dryade avait, concernant les bobos que pouvait avoir sa troupe, une fonction qui lui avait été assigné d'office, celui de guérisseur, car son affinité avec la nature lui offrait une certaine connaissance des plantes médicinales. Sans être un professionnel, Solan savait que faire en cas de fièvre, de maux de gorge, d'indigestion, de certains empoisonnement, et pour quelques maux ; et si ce devenant trop grave, ils trouvaient un spécialiste plus à même de résoudre le problème.
Mais là, le souci dépassait, et en taille, tout ce que pouvait bien connaitre le flûtiste, lui qui ne connaissait que la sève se retrouvait un peu malgré lui ce qui se rapprochait le plus d'un guérisseur, en l'absence provisoire de conscience de Tiémen. Et encore, après sa sieste il devrait cuver. Solan maudit en silence la mauvaise habitude qu'avait son compère vis-à-vis de la boisson.

Naya vint en courant, réveillée par les cris, les appels, les cris désespéré du jeune Elfe, encore sous le choc. Tant bien que mal, il se réfugia tout contre sa mère d'adoption, qui commençait à pleurer, sous le coup de l'émotion, mais lui murmurant des paroles de réconfort. Solan sentit le temps s'arrêter, ressentant en son cœur toute la douleur et l'horreur que cela aurait été s'il avait perdu Amthril, surtout après ce qui fut arrivé. Mais il essaya de tenir bon, et de réfléchir posément à la situation.
Il écarta vivement de son esprit ce que pourrait alors ressentir sa tendre moitié à l'idée de le perdre... non, il ne voulait vraiment pas y penser.
Malgré l'ivresse de Tiémen, le Dryade prit à parti de croire en ces paroles, car s'il était assez lucide pour reconnaître son inaptitude temporaire pour prodiguer des soins, son commentaire sur l'épée... Le flûtiste frissonna à l'idée de devoir faire ce qu'il projetait de faire, mais il se dit qu'il n'avait pas tant que ça le choix...

-Amthril, écoute-moi, murmura-t-il à son oreille. Je suis désolé, mais... je dois le faire... ça va te faire mal, mais c'est pour ton bien...

A peine eut-il prononcé ses mots qu'il empoignait la garde de l'épée, et tirait d'un coup sec pour la déloger de la cuisse de Filumière, et Solan serra les dents en entendant le jeune Elfe crier. Il jeta prestement l'arme comme si elle était brûlante, et ôta se chemise pour en faire un bandage provisoire pour la blessure, d'où le sang coulait à présent plus abondamment. Sur son visage livide, on pouvait bien voir que le musicien n'avait pas fait ça sans prendre sur lui de faire du mal à quelqu'un qu'il aimait. Se tournant vers les autres, la voix tremblante il cria, visiblement toujours sous le choc.

-Faites décuver Tiémen ! Tout de suite !!
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Tiémen Diermn
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MessageSujet: Re: Poésie sur fond d'action...   Dim 24 Mar - 21:18

Amthril était en état de choc. C'était là le seul constat que pouvait faire Séira : s'agrippant presque désespérément à Solan, il parlait de façon incohérente et son corps s'illuminait par à-coups, lui donnant ainsi un teint maladif. Séira tendit la main et lui toucha le bras dans un geste compatissant, mais l’Elfe l'agrippa à son tour et lui débita un discourt sans queue ni tête. De son autre main, elle lui caressa le front et remarqua sa température élevée. S’il ne se calmait pas rapidement, il allait leur claquer entre les mains.
Naya arriva sur ces entre-faits et s'agenouilla près de leur jeune compagnon qui s'accrocha à elle comme à une bouée. S'il y avait bien quelqu'un qui pouvait l'aider à reprendre son calme, c'était bien elle. Lui caressant le visage, elle lui murmura des mots doux et l'incita au calme. Cela leur permettrait au moins de procéder à la délicate opération de retirer la lame.
Une fois assurée que le jeune Elfe n'allait pas de nouveau se laisser emporter par la panique, Séira porta un regard plein d'espoir à son frère, mais celui-ci, le menton appuyé sur son torse, semblait se battre pour rester éveillé. Grommelant de colère, elle comprit que ses espoirs reposaient maintenant sur le Dryade… Oui, il était un guérisseur formidable… mais le véritable chirurgien était actuellement dans les vapes.
Lorsqu'elle posa ses yeux sur le Dryade, elle sut qu'il avait lui aussi fait le même constat : il était le seul à pouvoir procéder, étant le plus délicat d'eux deux. Séira fut alors surprise de voir de la détermination dans son regard. Lui qui était habituellement un homme calme et réfléchis allait devoir agir rapidement pour la survie de l'un de leur compagnon.
Posant ses mains sur la jambe à sa portée – et faisant signe à Naya de retenir la tête du garçon – Séira fit comprendre à Solan qu’elle le contiendrait lorsqu'il regimberait. Agrippant la garde de l'épée, le Dryade se pencha à l'oreille de leur compagnon…
Et tira sur la lame d’un coup sec !
Amthril se débattit brusquement, hurlant de douleur et cherchant à frapper le responsable. Sous le choc, Séira n'eut pas la force de contenir la jambe d’Amthril dont le genou vint lui heurter le menton. Elle recula prestement, mais revint rapidement au chevet de son ami pour lui maintenir fermement la jambe cette fois.
Portant un regard ahurit sur Solan, elle chercha son regard pour comprendre ce qu'il lui avait prit de faire une telle chose, mais il s'était détourné pour jeter l'épée. Retirant sa chemise, il chercha ensuite à faire un pansement de fortune à leur compagnon.
Il hurla ensuite qu'on fasse décuver son frère.
Le Dryade n'eut pas le temps de terminer sa tirade qu'il fut brutalement repoussé. Le poing l'avait heurté à l'épaule avec tellement de force, qu'il alla s'étaler dans la poussière deux mètres plus loin.


- Ça va pas la tête ! Hurla Tiémen en avançant sur lui, le surplombant ainsi de toute sa hauteur. Je t’avais dit de la retirer, pas de l’arracher ! On n'enlève pas une lame comme ça ! Tu lui as déchirée l’artère ! (Tiémen observa Solan masser son épaule) Et sois content que j’aie encore les esprits embrumés. J’ai raté mon coup.

Ignorant le Dryade, Tiémen s’avança vers ses trois autres compagnons en retirant sa ceinture. Lorsqu'il se mit à genoux près d’Amthril, il arracha furieusement la chemise de Solan. Le sang avait giclé, rendant poisseux le vêtement que portait l’Elfe. Dégainant un couteau, il s'engagea à couper le pantalon sur la largeur, puis sur la longueur, lui épargnant ainsi d'avoir à glisser le vêtement par son pied. Une fois la peau nue, il observa les dégâts causés par le Dryade.
Les deux déchirures saignaient abondamment maintenant, expulsant le sang au rythme des pulsations cardiaques de l’Elfe. Comme il l'avait craint, la rapidité avec laquelle Solan avait retiré la lame avait empiré les choses : l’artère, qui avait été épargnée au départ, était maintenant déchirée.


- Séira. Soulève-lui la jambe. Naya, couche-le au sol.

Les deux femmes obéirent prestement et Amthril se retrouva rapidement étendu dans l’herbe, une jambe au ciel. Naya continua de lui caresser le visage en lui murmurant des mots doux alors que Séira, venue s’installer près de son frère cadet, observa le visage tendu de celui-ci.


- Ça va ? Tu pourras le faire ?

Tiémen lui lança un regard en coin. Fatigué et encore sous les effets de l'alcool, ce regard lui sembla transpercer le sien comme une lame rougeoyante. Il ne répondit pas et se détourna vers celui qui requérait toute sa concentration. Passant sa ceinture autour de la cuisse d’Amthril, il lui fit un garrot. L’Elfe regimba, agrippant sa main, mais Tiémen l’ignora et serra encore. Pour s'assurer que la pression se maintenait, il dut pratiquer un nouveau trou dans le cuir.


- Il faut que le sang arrête de circuler, Amthril. Calme-toi. Séira (Ouvrant péniblement l’une des poches de son pantalon, Tiémen en sortit une petite trousse qu’il lança à sa sœur), on va échanger de place et tu vas devoir te trouver des qualités de couturière.

Séira parue d’abord ne pas comprendre, mais lorsque Tiémen saisit la jambe d’Amthril et lui fit signe de prendre sa place, elle s’empressa de le contourner. En voyant les plaies, elle cru que son cœur allait la trahir. Non pas qu’elle n'avait jamais vu de sang ou qu’elle en avait peur, mais s'imaginer coudre de la peau, semblait lui causer problème.
Comme elle ne s'exécutait pas assez rapidement, Tiémen la bouscula, l'obligeant brusquement à mettre de côté ses états d’âmes et d'agir.
La première plaie fut compliquée à colmater étant donné le peu de maitrise qu’elle pouvait exercer sur la chair – et surtout à cause du sang – mais la seconde lui sembla plus facile. Amthril avait regimbé à plusieurs reprises, mais Naya n’avait pas cessé de lui parler et Tiémen lui avait immobilisé la jambe d'une poigne de fer.
Une fois assuré que les plaies ne saignaient plus et que les coutures allaient tenir, Tiémen retira son garrot. Du sang perla entre les fils, mais ils tinrent bons. Séira eut alors l’autorisation de bander la cuisse de leur compagnon.


- Ça devrait le faire, annonça alors le Thuatann en se levant péniblement. Ça aurait sans doute été moins pire si j’avais été en état…

Jetant un regard à Solan, il hésita un instant avant de s’avancer vers lui. Ils se jaugèrent un court instant, puis Tiémen soupira.

- Excuse-moi. Je comprends que ça été difficile pour toi et que tu avais peu de temps pour réfléchir. Mais sache qu'une lame qui est si près d’une artère doit être retirée avec délicatesse. Je ne croyais pas avoir à te le dire.


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